mardi 16 mai 2017

Fourniture d'armes : ça suffit !

Les relations entre les copains et coquins français et ivoiriens sont au beau fixe

ci

L’Armée française a offert du matériel militaire aux Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), d’une valeur de 40 millions de FCFA. Ce don a pour objectif d’accompagner la grande muette dans son processus de modernisation. Et bientôt, arriveront des hélicoptères.

De nombreuses questions se posent de part et d'autre. Qui était à la manoeuvre ? Côté ivoirien : le président Ouattara, plus souvent à Paris qu'à Abidjan ? ou Guillaume Soro, le président de l'assemblée nationale, propriétaire depuis la rébellion des 2/3 du matériel de l'armée ? Côté français : Le gouvernement Cazeneuve et son ministre des armées Le Drian, qui a rejoint Macron ? Ou Macron dès son élection ? Et cela augure-t-il de la prochaine Françafrique généreuse qui remplacerait la Françafrique affairiste ? En tous cas, voilà une générosité mal placée, surtout si l'on apprend que dans le matériel à arriver figurent des hélicoptères de combat.

Je  suis persuadé que le nouveau gouvernement se positionnera sur ces fournitures, à moins qu'on continue à nous cacher que d'importantes mutineries ont lieu dans les grandes villes de Côte d'Ivoire, qu'il y a eu des morts, et que la population, bloquée chez elle, meurt de faim.

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 15 mai 2017

En Côte d'Ivoire, la mutinerie continue : toujours rien dans la presse européenne

Une vingtaine de personnes ont été blessées, dont six par balle, dimanche à Bouaké et des habitants frappés à Korhogo (nord), deux grandes villes ivoiriennes toujours contrôlées par des soldats mutins qui ont lancé depuis vendredi un nouveau mouvement de grogne.

bouak_

Les mutins, qui réclament le versement de reliquats de primes, tiraient dimanche en l'air à Bouaké (centre), deuxième ville du pays, pour empêcher la population de sortir de chez elle. Ils patrouillaient dans les quartiers, passant parfois à tabac des habitants, selon des témoins.

Une femme et cinq hommes ont été atteints par des tirs dimanche et étaient soignés au CHU de Bouaké, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une quinzaine d'autres personnes, molestées, ont été légèrement blessées et admises à l'hôpital.

Samedi, des mutins impliqués dans ce mouvement avaient tiré sur deux personnes, à Bouaké et à Korhogo, les blessant gravement.

Dimanche, les mutins ont notamment pris position autour du rond-point de la préfecture de police dans le centre-ville de Bouaké, et ont tiré en l'air pour empêcher la tenue d'un rassemblement de protestation contre leurs actions, a constaté l'AFP.

"Les tirs continuent. Les mutins empêchent les gens de sortir", a confié un habitant sous couvert d'anonymat.

Les mutins ont en outre attaqué le siège du Rassemblement des Républicains (RDR, parti du président ivoirien Alassane Ouattara).

"Tous ceux qui étaient présents ont été copieusement tabassés. Il y a eu de nombreux blessés", a déclaré à l'AFP un responsable du parti, Moriba Touré.

"Ils (les mutins) s'attaquent désormais à tout ce qui ressemble de près ou de loin au parti. Nous évitons même de porter des habits à l'effigie du président", a confié Salif Koné, un militant du parti.

A Korhogo (nord), quatrième ville du pays, une situation similaire prévalait. Des habitants ont tenté de manifester mais ont été dispersés par les mutins qui ont tiré en l'air et frappé plusieurs personnes blessant au moins l'une d'entre elles, a constaté un journaliste de l'AFP.

- Habitants frappés, rançonnés -

Dimanche à Bouaké, les mutins contrôlaient toujours les corridors Nord et Sud situés sur le principal axe routier du pays qui relie la capitale économique Abidjan au nord du pays.

La circulation sur cet axe routier stratégique restait difficile: après avoir bloqué la circulation samedi, les mutins rançonnaient dimanche tous les véhicules.

La veille, des négociations avec le commandement militaire de Bouaké ont échoué. Samedi, l'un des mutins avait lancé à l'AFP qu'ils étaient "prêts à en découdre" avec l'armée loyaliste si elle intervenait.

Vendredi, un important dispositif loyaliste avait été déployé à Abidjan, obligeant les mutins d’Abidjan à se retrancher. Mais aucun mouvement d'ampleur de militaires loyalistes n'a été détecté aux abords de Bouaké dimanche.

Une large partie de ces rebelles - qui ont soutenu le président Alassane Ouattara lors de la crise de 2010-2011 contre l'ex-président Laurent Gbagbo qui refusait de reconnaître sa défaite électorale -, a ensuite été intégrée à l'armée. C'est ce contingent de 8.400 hommes qui a lancé la mutinerie de janvier.

Ancienne "capitale" de la rébellion ivoirienne, qui contrôla la moitié nord du pays entre 2002 et 2011, Bouaké a été l'épicentre du mouvement des mutineries en janvier.

Les mutins qui ont lancé ce nouveau mouvement de grogne réclament les reliquats des primes promises par le gouvernement après ces mutineries de janvier qui ont ébranlé le pays.

A l'époque, ils avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18.000 euros) pour chacun d'eux (des sommes importantes pour le pays), et obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros). On leur avait promis les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai.

Jeudi, un représentant de soldats avait annoncé renoncer aux revendications financières, lors d'une cérémonie en présence du président Ouattara et d'autres soldats, qui se voulait visiblement un point final à la protestation des forces de sécurité.

Mais cette cérémonie a finalement déclenché un nouveau mouvement d'humeur, alors que ce pays d'Afrique de l'Ouest est durement touché par l'effondrement des cours du cacao, vital pour son économie et dont il est le premier producteur mondial.

- Selon "Oeil d'Afrique" AFP

Posté par jl boehler à 00:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 14 mai 2017

Précisions !

Caroline s'embourbe dans les explications

caroline

Un certain nombre d'internautes, visitant très régulièrement mon blog, n'y comprennent plus rien. Caroline Reys a-t-elle le soutien du PS ? A l'heure actuelle, c'est non. Cela ressort clairement de l'article de la rubrique "Esch's wohr" des DNA de ce jour. Il n'y a d'ailleurs que Caroline qui croit encore le contraire. Ses affirmations à la presse d'une hypothétique demande du 24 avril à un marcheur nommé Delevoye est contredit par l'accusé de réception qu'elle a obtenu le 10 mai (voir ci-dessous). Et le 5 mai, elle souhaitait déjà me rencontrer au titre du PS. Comprenne qui pourra ! Elle m'a demandé de l'aider à faire connaissance des dossiers de la vallée. Je lui ai donné celui des bus Macron dans le Centre-Alsace, qui vont mener à une moindre qualité du transport collectif, à moins de sécurité sur la D424 et le RN59, à la privatisation de la ligne TER Sélestat - Saint-Dié et à la remise en cause de son cadencement horaire, à une moindre qualité des transports scolaires, et à terme, à une plus grande désertification de nos vallées. Comment peut-on dans ces conditions, mettre dans le même panier, le PS, les écologistes et En Marche ?

preuve1

Posté par jl boehler à 09:44 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 13 mai 2017

Mutineries en Côte d'Ivoire

Alors que la France marche à coups de petites cuisines électorales, un pays africain est menacé de mutinerie et sombre une fois de plus dans la guerre civile.

bouake_mutins

Voici tout ce qui s'est passé la journée de vendredi. La situation militaire est préoccupante. Abidjan, Bouaké, et plusieurs villes sont sous contrôle des mutins. Le point minute par minute. Les soldats mutins se sont rendus maitres ce vendredi de plusieurs casernes du pays et centres du pouvoir.

- Situation militaire très tendue dans le district d'Abidjan où des tirs nourris sont entendus au camp Gallieni près du Plateau. Le camp aux mains des mutins.

- Le camp d’Akouedo-Abidjan, le plus grand camp militaire du pays sous le contrôle des mutins. Des tirs nourris entendus au nouveau Camp militaire d'Akouedo.

- Bouaké toujours sous contrôle des mutins. Les écoles et les commerces ont fermés. Les élèves et les lycéens priés de rentrer chez eux.
Toujours a Bouaké, des mutins circulaient vendredi à bord de camions dans les rues où la plupart des commerces avaient fermé et les différents corridors bloqués.

Le campus universitaire de Bouaké fermé et les étudiants ont déserté les lieux. L'université de Bouaké fermée et le commissariat de police d’Ahougnansousous contrôle des mutins.
- Odiénné, Man, Bondoukou dans la danse où les corridors Nord et Sud sont bloqués par les mutins.
- Tous les corridors de Bondoukou actuellement fermés par les soldats mutins du BSE (Bataillon de Sécurisation de l'Est).

- Rumeur de riposte de la Garde républicaine à Abidjan.

- Tirs nourris à Korhogo au Nord de la Côte d'Ivoire par des soldats mutins depuis la nuit dernière jusqu'au moment où nous mettons sous presse. La frayeur s'est emparée de toute la ville d'Abidjan. Les populations désertent les rues. Le Ministère de la Défense à Abidjan dans le quartier d'affaires du Plateau, centre du pouvoir et des institutions du pays, sous occupation des mutins. Les voies d'accès bouclées avec des barrages érigés à tous les niveaux.

- Le Plateau, cœur du pouvoir ivoirien et siège de la présidence, des ministères, et de l'Etat-major des armées, sous contrôle des mutins. L'Etat-major des armées et le camp militaire Gallieni, sous contrôle des mutins.

- Le drapeau national piétiné par les soldats mutins du Bataillon de Commandement et de Soutien directement relié au Chef d'Etat Major des Armées et situé derrière le Camp Gallieni, en plein coeur de la cité administrative du Plateau (Abidjan), qui ont pris des familles d'anciens militaires en otage.

- Les mutins exigent le reste de leurs 12 millions de Fcfa promis par le Président Alassane Ouattara. Ils menacent de prendre d'assaut le palais présidentiel s'ils n'obtiennent pas gain de cause.

- Le boulevard Nanguy Abrogoua à Abidjan Adjamé bloqué à la circulation par les mutins. La route Adjamé-Plateau fermée à la circulation. Les magasins et commerces ferment. 

Si ce n'est pas la guerre, ça y ressemble.

Posté par jl boehler à 00:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 12 mai 2017

Billet d'humour

Histoire d'investitures

invest

Décidément, les nouvelles têtes ont le vent en poupe au nouveau parti "En marche" qui, semble-t-il possède déjà une section dans le Val de Villé. En effet, notre vallée va être bien représentée avec la nouvelle candidate Eliane Tomaszewski, conseillère municipale et présidente du dernier Noël à Fouchy. 

eliane_tomaszewski_presidente_du_comite_des_fetes_1430583290

D'ailleurs, cette candidate surprise a déjà rencontré un éminent personnage, à savoir Jean-Marc Riebel, ancien conseiller régional d'Alsace sur la liste PS-Verts, président de la comcom du Val de Villé, maire de Saint-Maurice, vice-président du SDEA. Sera-t-il son suppléant ? Peut-être. Dans ce cas, on peut se demander si le val de Villé, qui a perdu son titre de canton, ne deviendra pas une circonscription législative, ce qui ne pourrait avoir que des avantages pour les dossiers locaux.

 

caroline

Quant à la très socialiste Caroline Reys, candidate autoproclamée du PS et de EELV, qui avait déjà affiché le soutien de Pernelle Richardot et de Christelle Hamm, membres éminents de la fédération PS 67, sans passer par la case "assemblée générale de circonscription", on peut se demander si, à force de vouloir être plus rapide que l'éclair, elle n'a pas contribué à sa perte, n'ayant pas  été investie par "En Marche", ce jeudi matin, après avoir adhéré mercredi matin et ayant demandé l'investiture mercredi soir. La voilà, sans aucune investiture, nue comme un ver.

Posté par jl boehler à 10:27 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 11 mai 2017

Pernelle Richardot lance les hostilités avec sa proposition de "majorité plurielle"

Une fois de plus, le PS 67 étale ses divisions internes sur la place publique

pernelleLes DNA font paraître un article sur les débats du PS 67, qui, depuis plus de 40 ans, est toujours à l'avant-garde des zizanies internes, c'est connu. Une fois de plus, dans cette fédération ingouvernable, la première secrétaire fédérale marche à contretemps, oubliant sur une question aussi importante que la ligne du parti de consulter les militants, opposant les élus à la base militante, ou les sections  rurales aux sections dites strasbourgeoises, oubliant de dire au passage combien de sections sont ou mortes, ou à l'agonie. Rien que dans la circonscription Sélestat-Erstein, que sont devenues les sections de Benfeld, Barr, Marckolsheim ou Villé ? La première secrétaire donnant le bon exemple, pourquoi me gênerai-je encore de publier ? Voici donc l'article paru ce mardi dans le site des DNA :

Les représentants de la Motion B au bureau fédéral du PS 67 Thomas Risser, Christelle Hamm, Liliane Tetsi, Jean Berton, ainsi que que la coordinatrice de la campagne de Benoît Hamon pour les quartiers Bourse-Esplanade- Krutenau, Alice Renault, de la motion B (A gauche pour gagner), ont réagi à la position de la première secrétaire du PS 67, dans la foulée de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle.

" Insultes aux militants "

Membres de l’aile gauche du PS, pro-Hamon, ils ont peu goûté la phrase de Pernelle Richardot disant que « les socialistes sont prêts à s’inscrire dans une majorité présidentielle. Il appartient au Président de la République de dire comment il gouvernera et constituera cette nouvelle majorité qui devra être plurielle. » Et assimilent ces propos à « une insulte aux militant-e-s qui, pendant des mois, ont mené la campagne de Benoît Hamon sur le terrain sans relâche, alors même que de nombreux-ses élu-e-s et responsables socialistes abandonnaient le candidat en rase campagne. »

Vote barrage et non d'adhésion

Et de prévenir : « Si nous voulons participer à une majorité gouvernementale, elle ne peut être que celle d’une alliance de la gauche, et en aucun cas, celle d’Emmanuel Macron. » Ils rappellent que « le vote Macron n’a pas été un vote d’adhésion pour la plupart des électeurs et électrices du second tour, mais bien un vote pour faire barrage au Front National qui représente un danger pour notre République. » Car, estiment-ils, « le programme de M. Macron, n’est pas celui que nous avons défendu. Il est celui que nous avons combattu durant des mois pendant cette campagne électorale, et pour nombre d’entre nous dès avant, notamment lors du combat contre la loi travail. »

Déclin du socialisme

Avant de conclure : « Que ce soit en Allemagne sous Schröder ou en Angleterre sous Blair, à chaque fois que les socialistes ont voulu s’inscrire dans une prétendue « troisième voie» et faire des concessions sur nos valeurs, cela a entraîné le déclin du socialisme, de la gauche, et de profonds reculs sociaux. Face à cette situation politique inédite sous la Vème République, le Parti Socialiste doit prendre ses responsabilités en continuant le combat pour obtenir une majorité de gauche aux législatives de juin et non vendre son âme pour obtenir quelques postes. »

 Fissuré de toutes parts, le PS, au local comme au national, ne fera pas l'économie d'un débat, dans les heures et les jours à venir, pour s'interroger sur la ligne à suivre pour les législatives de juin: dans une majorité avec En Marche ou dans l'opposition au mouvement d'Emmanuel Macron. Et à terme pour sa survie, sous une forme ou une autre.

Et voilà, dorénavant ce sont les quotidiens locaux qui font la ligne politique du PS 67, qui vont sauver ou condamner le parti. Devant cette situation, il me semble qu'il ne faut souhaiter qu'une chose dans l'immédiat, la démission de la secrétaire fédérale. Car pendant ce temps, le PS national prend une position différente selon Le Monde :

"Abandonnant nombre des propositions du candidat socialiste, Benoît Hamon, pendant la présidentielle (sortie du diesel, sortie du nucléaire…), il fixe aussi un certain nombre de lignes rouges par rapport au programme du président élu, Emmanuel Macron (refus de la réforme du code du travail par ordonnances, refus de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune hors patrimoine immobilier…).

Le premier secrétaire du PS doit présenter le texte cet après-midi aux candidats aux législatives réunis à La Mutualité, puis à la presse.

L'accent mis sur le droit des salariés

Selon plusieurs participants au bureau national, le texte initial a été amendé : il n’est plus question dans la version finale de la réforme de la taxe d’habitation, promise par M. Macron. L’accent a été plus clairement mis sur la défense des droits des salariés."

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 10 mai 2017

A la soupe !

Valls annonce qu'il sera "candidat de la majorité présidentielle" pour les législatives.

valls

L'ancien Premier ministre PS Manuel Valls a annoncé hier qu'il serait "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives de juin, souhaitant "s'inscrire" dans le mouvement du président élu Emmanuel Macron.

"Comme j'invite d'ailleurs tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire, moi je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m'inscrire dans ce mouvement qui est le sien, la République en marche", a-t-il déclaré sur RTL.

"Parce que je suis un républicain, parce que je suis un homme de gauche, parce que je reste un socialiste, je ne vais pas renier 30 ans de ma vie politique, parce que j'ai exercé les responsabilités, parce que je sais que gouverner la France c'est difficile, je ne suis pas en embuscade. Je veux la réussite d'Emmanuel Macron", a ajouté celui qui est redevenu député à Evry après sa démission du gouvernement en décembre.

"Parlons franchement : nous nous retrouvons dans la plupart des propositions du projet qu'Emmanuel Macron porte, oui ou non? Oui", a-t-il dit.

De son côté, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche!, a précisé sur Europe 1 que l'ancien Premier ministre n'avait pas été investi par la commission nationale d'investiture, "ou alors sa candidature m'a échappée".

"La bannière sur laquelle les candidats aux législatives iront s'appelle la République en marche (...) la procédure est la même pour tout le monde, il lui reste 24 heures", a-t-il ajouté.

Les candidats de "La République en marche" doivent être investis pour les législatives avant jeudi midi dans chacune des 577 circonscriptions. 

"A ce stade on a 500" candidats, a précisé  le responsable de la commission d'investitures, Jean-Paul Delevoye, sur France 2. "Donc nous sommes en train de travailler, la commission se réunira une dernière fois pour terminer cette liste et jeudi midi nous serons prêts", a-t-il dit.

Oui, mais voilà ! Dans sa circonscription  d'Evry, une candidate d' "En marche" a déjà été investie. Alors fera-t-on une place au "baron de toutes les trahisons" ? au risque de ne pas respecter les règles édictées par Macron ?

Posté par jl boehler à 00:59 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

mardi 9 mai 2017

Les rois mages africains font allégeance à Macron

La Françafrique va-t-elle continuer ?

rois_mages

Le plus jeune de tous les chefs d'état, à la tête de la cinquième puissance mondiale, avait annoncé que la Françafrique serait changée, ce qui est loin en retrait des propos du ministre sarkozyste Jean-Marie Bockel qui avait annoncé la fin de la Françafrique et obtenu ainsi son limogeage.

Dans l'ordre pour adresser les plus sincères félicitations au nouveau président français :

1) Macky Sall (Sénégal)

2) Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire)

3) Roch M.C. Caboré (Burkina-Faso)

4) Faure E. Gnassinbé (Togo)

6) Pierre Nkuruzinza (Burundi)

7) Moïse Katumbi (RDC)

Et chez les personnages marquants sans être chefs de l'Etat : Jean Ping (Gabon). Ces félicitations sont-elles honnêtes, ou attend-on des dividendes du président français ? Ce point reste à éclaircir.

Posté par jl boehler à 00:07 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

lundi 8 mai 2017

Et maintenant, qu'allons-nous faire ?

Ce matin, rien n'a changé !

macron1

Macron, le "ni gauche ni droite" a gagné, certes. Mais toutes les questions que les français se posent, restent en suspens.

- Les promesses de campagne seront-elles tenues ? Il n'y en a pas eu, du moins elles ont été occultées par les affaires au 1er tour, par les insultes au 2ème tour. Au moins, Macron n'aura pas à nous mentir.

- Qu'en est-il des acquis sociaux ? Aucune garantie sur les 35 h, sur l'âge de la retraite, sur la retraite.

- Qu'en est-il du fonctionnement démocratique ? L'extrême-droite, voie ouverte vers le fascisme, a été écartée... peut-être. Mais le fonctionnement démocratique de nos institutions, avec une majorité et une opposition, n'est en rien garanti. Il faudra ... peut-être, attendre les législatives, mais rien n'est moins sûr. Quant à la 6ème république, elle semble avoir vécu.

 

fp

- Comment continuer le combat pour des progrès sociaux ? Depuis toujours, la donne n'a pas changé. Même en 1936, lors de la victoire de la gauche unie avec le Front Populaire, les élections n'ont pas suffi. Même, "la volonté d'écraser les résidus du fascisme" n'a pas eu d'effet, puisque 3 ans plus tard la France a dû faire la guerre contre le fascisme, puis a eu un gouvernement soumis aux nazis. Et nous sommes dans la même situation : la victoire de Macron et des "ni-gauche ni-droite" friables à souhait, ne rassure en rien sur l'élimination politique du FN. En 1936, la victoire électorale seule n'a rien engendré. Il a fallu dans la fallu les mouvements sociaux, les manifestations, les occupations d'usines pour obtenir des  avancées : les congés payés, les 40 heures ! Et après la parenthèse de la guerre de 39/45, il a fallu reprendre ces mouvements à travers les grandes grèves des années 45/55. Il y a de fortes chances qu'il faille pour les mouvements ouvriers et paysans à la mobilisation de la rue pour progresser. Changer de président, fût-il jeune et new-look, ne suffira pas en soi.

fp1

conges_payes_1_1400x660

fp2

Posté par jl boehler à 10:03 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 7 mai 2017

Après l'OAS, voilà le retour des barbouzes !

Après Dupont-Aignan, Nicolas Miguet rejoint le F-Haine ! 

DSCF0474Expédition nocturne dans le Val de Villé de quelques barbouzes vétérans rêvant de coups d'éclats électoraux ? Toujours est-il que les panneaux d'affichage (officiels et sauvages) ont été recouverts de ce chiffon illégal, qui se revendique d'un rassemblement des contribuables français, groupuscule dirigé par un certain Nicolas Miguet qui tente depuis 1981 à chaque élection présidentielle de réunir désespérément les 500 signatures nécessaires à sa candidature ! Il en a obtenu 15 cette année. 

Il vient en réalité, comme Jean-Marie Le Pen, des milieux poujadistes. Mais ce sinistre personnage, apparaissant souvent comme un gourou, s'est surtout illustré par son palmarès judiciaire :

En 1997, il est interdit de gérer une entreprise pour cinq ans pour fraude fiscale et faillite douteuse.

En 1999, il est condamné en appel à huit mois de prison avec sursis pour « banqueroute, escroquerie et faux en écriture ».

Le 29 avril 2003, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à 7 500 euros de dommages-intérêts, pour avoir diffamé Jacques Cheminade, candidat concurrent aux présidentielles de 2002. Le tribunal relève la « mauvaise foi caractérisée » de Nicolas Miguet affirmant sans preuve dans son journal que M. Cheminade « anime un mouvement classé comme secte […] et plusieurs fois mis en cause par la justice », qu'il a « un très lourd casier judiciaire comme profession de foi ». Ce casier a été présenté vierge au tribunal par Jacques Cheminade.

En novembre 2003, une information judiciaire à son encontre fait suite à une plainte contre X avec constitution de partie civile de l’ancienne direction d'Eurotunnel. Elle porte sur les délits présumés de « diffusion de fausses nouvelles » et de « manipulation de cours » à but spéculatif. Ceci fait suite aux conseils d'achats donnés à ses clients alors qu'il revendait ses titres au même moment.

En février 2004, il est condamné par le tribunal de grande instance de Paris, à 10 000 euros de dommages-intérêts pour des propos diffamatoires et injurieux tenus entre août et octobre 2003 à l'égard du directeur général d'Eurotunnel, Richard Shirrefs.

Le 6 juillet 2005, le tribunal de grande instance de Paris le condamne à verser 6 000 euros de dommages-intérêts au PDG du groupe de luxe LVMH Bernard Arnault pour diffamation et insultes sur son service de conseils boursiers par téléphone.

Le 18 janvier 2007, la cour d'appel de Rouen le condamne comme dirigeant de la société anonyme « Nicolas Miguet », à six mois de prison avec sursis, trois ans de mise à l'épreuve et 15 000 euros d'amende pour fraude à la TVA. En 1999, il avait soustrait 151.165 € à l'État par application illégale de taux de TVA réduit (5,5 % et 2,1 %) au lieu du taux normal (20,6 %).

Le 26 février 2007, le Conseil constitutionnel met en garde les élus contre de « faux documents officiels » envoyés par Nicolas Miguet dans plusieurs départements préconisant notamment d'envoyer les parrainages à une adresse du VIIIe arrondissement de Paris « RF République Française - Opération parrainage 63 bd de Courcelles 75008 Paris » qui est l'adresse du RCF dirigé par N. Miguet. Un candidat à l'élection présidentielle, Gérard Schivardi, annonce des poursuites pour diffamation, ce « guide officiel » contenant de fausses informations sur sa carrière politique.

Le 6 mars 2007, la brigade de répression de la délinquance aux personnes, sur instruction du parquet, place M. Miguet en garde à vue. Il est mis en examen pour « tentative de détournement d'acte ou de titre remis à une personne dépositaire de l'autorité publique » et « fabrication, vente, distribution d'imprimés officiels de nature à causer une méprise dans l'esprit du public ».

Le 13 janvier 2011, Nicolas Miguet est condamné à 500 000 euros d'amende par l'Autorité des marchés financiers. Ceci fait suite à une plus-value de 133 338 €, réalisée sur les titres de la société Le Bélier. L'AMF lui reproche d'avoir acheté en mars 2009 environ 60 000 actions au prix de 1 euro environ, d'avoir ensuite conseillé à l'achat ce titre dans sa publication La Bourse, et d'avoir revendu ces actions 5 euros environ en avril. Le principal grief fait par l'AMF est le manque de loyauté vis-à-vis de ses clients : « Considérant qu’en diffusant, sans faire état du conflit  d'intérêts dans lequel il s’était placé, des appréciations dont il ne pouvait ignorer qu’elles étaient de nature à induire en erreur ses lecteurs et auditeurs et les exposer à des pertes s’ils venaient à suivre ces recommandations, M. Nicolas Miguet, qui a tiré profit de cette situation, a manqué à la loyauté qu’il devait à ses lecteurs et gravement méconnu des principes essentiels de l’information financière ».

Nicolas Miguet a fait appel mais, par un arrêt du 15 mars 2012, la cour d'appel de Paris l'a débouté de l'ensemble de ses demandes. En janvier 2014, il appelle à la manifestation Jour de colère. Sa participation à cette journée a été rappelée tout au long des municipales parisiennes, Miguet apportant son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet. Patrick Klugman, avocat de SOS racisme et conseiller de Paris PS, dénonce ainsi les « fiançailles » de la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, avec l'homme d'affaires Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français (RCF) qu'il qualifie d'« affairiste en affaires et poujadiste en politique ». Miguet dément un accord avec NKM comme son appartenance au mouvement du Jour de colère.

miguet

Posté par jl boehler à 00:06 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,