vendredi 13 avril 2018

Les zoos humains

Une histoire stupéfiante et peu connue

zoos

L'histoire stupéfiante et peu connue d'hommes, de femmes et d'enfants qui furent exposés, exhibés, au même titre que des animaux exotiques en Europe, en Amérique et au Japon. Depuis la seconde moitié du XIXème siècle jusqu'au début de la première guerre mondiale, cette pratique s'était développée. Elle concerne les populations les plus diverses de chaque continent.

Pendant plus d’un siècle, aussi bien en Europe, qu’aux Etats-Unis et au Japon, des êtres humains à part entière ont été considérés comme des attractions. L’Homme est alors exhibé à l’Homme dans le cadre d’expositions universelles ou coloniales, dans des zoos, des cirques ou des villages indigènes reconstitués. On compte entre trente et trente-cinq mille figurants, exhibés devant plus d’un milliard deux cent millions de visiteurs.

Pour la première fois, un documentaire fait ressurgir ce pan oublié de l’histoire de l’humanité en s’appuyant sur les témoignages de six parcours singuliers à découvrir, six histoires emblématiques, six destins incroyables ! Ce film est une occasion unique pour comprendre, grâce à des récits personnels et des images inédites, ce pan de notre Histoire.

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jeudi 12 avril 2018

Parti socialiste : quel gâchis dans la ruralité

Les nombreuses erreurs se paient maintenant !

PS_Vill__2Il y a longtemps que le feu couve dans les sections rurales du PS du Bas-Rhin. Et cela ne date pas d'hier. L'exemple de la section du PS du Val de Villé n'en est qu'un parmi d'autres du nord au sud et de l'est à l'ouest du département. Le problème est en fait vieux de 10 ans, voire de 15 ans, dans certains secteurs. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est peut-être les élections de responsables socialistes dans la communauté urbaine de Strasbourg qui en sont à l'origine. Les sections rurales sont restées les parents pauvres sans élus, et lors des négociations de désistement ou de soutien à d'autres partis de gauche elles servaient d'office de monnaie d'échange, car il fallait évidemment assurer la réélection des élus de la métropole strasbourgeoise. 

Tel a été le cas pour la section de Villé : les candidats PS locaux, magré de bons scores lorsqu'ils se présentaient, ont dû d'une façon ou d'une autre laisser place à des candidats parachutés de partis dits "frères" (PC en 1998, EELV en 2011), parfois même pour un candidat qui à d'autres élections avait soutenu la droite (voir communiqué du PS ci-dessus, datant de 2011).

Pire, pour des élections primaires aux présidentielles, le bureau de vote de Villé fut abandonné au PRG, à qui la fédération du Bas-Rhin a payé le taxi de Strasbourg à Villé, car il n'y avait bien sûr pas de militant PRG dans la vallée.

Puis les affaires allèrent en se dégradant : à des élections internes suivantes, les militants du Val de Villé furent invités à voter à Ranrupt, et comble, pour le dernier congrès à Dorlisheim.

Tout cela parce-qu'à Strasbourg, il semble que les deux derniers secrétaires fédéraux successifs, malgré les appels des sections rurales - et notamment celle de Villé - n'ont jamais voulu se rendre dans les campagnes.

Comme Jeanne d'Arc, elle veut venir avec son armure !

pernelle

Et voici qu'on apprend par la presse, que la nouvelle première secrétaire fédérale, pas différente de l'ancienne co-responsable du gâchis, veut au bout de 7 ou 8 ans faire une incursion dans la vallée, non pas pour relancer la section, mais pour laisser choisir ses éventuels adhérents, entre un rattachement à une grande (géographiquement) section Saâles - Schirmeck - Molsheim - Mutzig - Rosheim - Obernai - Wasselonne - Mossig, ou à une grande section Sélestat - Marckolsheim - Benfeld - Erstein, ce qui permettrait aux militants du Val de Villé de découvrir Rhinau lors d'un prochain vote interne...

« Je prendrai mon armure, sourit Pernelle Richardot, et j’irai à leur rencontre pour savoir s’ils préfèrent être rattachés à la section de Molsheim/Vallée de la Bruche ou à celle du Centre-Alsace. C’est d’ailleurs la première section que je vais rencontrer. » peut-on lire dans les DNA et L'Alsace qui à cette occasion deviennent ces jours-ci l'organe de communication interne de la Fédération 67 du PS.

Eh bien, Pernelle ! toi qui es élue conseillère régionale "à l'insu de ton plein gré", voilà une conception qui marque un peu plus ton mépris pour les campagnes, car ce n'est pas comme ça que tu implanteras un peu plus les sections et le parti dans le monde rural. Et d'ailleurs, la question reste posée : les militants de la plaine et des vallées, ont-ils encore envie de te revoir ?

Et à continuer sur la voie que tu as prise, tu pourras bientôt ne comptabiliser que 3 "grandes sections" : Bas-Rhin nord, Bas-Rhin sud et C.U.S.

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mercredi 11 avril 2018

Grèves à Fribourg-en-Brisgau et dans le Pays de Bade

Les chemins de fer, les bus, les poubelles, les crèches : autant de secteurs touchés par l'appel à la grève du syndicat Verdi.

badeAlors que certaines grèves sont habituelles, c'est par contre la première fois depuis 2009 qu'un débrayage d'importance touche les transports en Allemagne. Mais nos voisins germaniques, plus solidaires que certains Français avec les grévistes, acceptent volontiers sans ronchonner de se rabattre sur les navettes, les taxis ou le covoiturage. Certes, les embouteillages routiers sont une gêne, mais c'est bien un moindre mal auquel s'adaptent autant les personnes âgées qui se rendent chez leur médecin ou qui vont tout simplement faire du shopping, que les salariés qui se rendent à leur travail. Pour les bus, seules trois lignes de Fribourg restent opérationnelles, et les bus scolaires sont tous à l'arrêt.

Mais la grève d'avertissement du 10 avril a vu la plupart des 21 garderies urbaines de Fribourg fermées (seules 2 sont restées ouvertes). Mais en ville, ce sont bien d'autres secteurs qui ont été touchés : les administrations de la municipalité, les centres de soins de jour, les sociétés de jardinage, de génie civil et du bâtiment. Verdi a d'ailleurs annoncé trois jours de grève supplémentaires avant les négociations prévues pour la semaine prochaine.

Les syndicats réclament 6 % de plus de salaire, avec une augmentation minimale de 200 €/mois. Et d'autres villes du Bade-Würtemberg seront touchées à partir du jeudi, 12 avril : Stuttgart, Reutlingen, Tübingen, Heilbronn, Ludwigsburg, Böblingen et Ulm. Et ce jour, toute la fonction publique sera touchée. Pas de transports en commun, pas de jardins d'enfants, pas d'administrations, accueils réduits à l'indispensable dans les hôpitaux, pas d'élimination des déchets, chantiers de construction à l'arrêt.

Et une grande manifestation de protestation contre le "social-libéralisme" de la grande nouvelle coalition gouvernementale CDU/SPD aura lieu à Stuttgart à 11h, à laquelle appellent tous les syndicats. La grève s'étend peu à peu à toute l'Allemagne, déjà les aéroports de Stuttgart, mais aussi Francfort, Münich, Cologne et Brême voient peu d'avions s'envoler, du fait de la grève du personnel de la Lufthansa.

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mardi 10 avril 2018

La Poste : panne nationale

Les guichets bloqués dans toute la France 

poste

Le serveur général de La Poste a été touché ce lundi par un bug informatique, paralysant les 8 500 guichets de France. Ils ont été paralysés tout ce lundi.

Finalement, en milieu d'après-midi, le bug a été identifié et la totalité des bureaux ont rouvert. « Il s'agissait d'un problème technique et non d'une cyberattaque, rien d'inquiétant », a précisé La Poste.

Étaient concernés aussi bien les opérations financières que les commandes de timbres, les envois ou réceptions de courriers qui nécessitent de se rendre au guichet.

Les distributeurs de billets n'avaient, eux, pas été impactés et ont fonctionné du moins en matinée. Tout comme le site internet de La Poste ou encore l'application mobile de l'entreprise. 

Voilà de nouveaux retards de courrier prévisibles ! Mais "rien d'inquiétant", selon la direction de La Poste.

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lundi 9 avril 2018

Un "faux ami" tente de vous arnaquer

Attention : pas de véritable recours !

arnaque

L'arnaque par des "amis" qui ont piraté une boîte e-mail d'un de vos corespondants, est de plus en plus fréquente. Souvent on est démuni devant une tentative qui touche toutes vos connaissances.

Voici comment ces pirates du net procèdent :

Première étape : vous recevez un message succinct par internet : "Puis-je te parler d’une situation, si possible par mail ?"
Dans l’hypothèse d’une réponse favorable de votre part, l’escroc passe à la deuxième étape : "Je vais très mal en ce moment après ce qui vient de m’arriver. Par inattention, j’ai oublié mes affaires (téléphone, carte de crédit, argent) dans un taxi. Garde cela confidentiel pour ne pas inquiéter mon entourage. Dis-moi, y-at-il un buraliste non loin de toi ?"
Troisième étape : votre interlocuteur explicite sa demande : "Je voudrais recharger ma carte afin de pouvoir régler mes frais de déplacement et assurer mon retour. J’aimerais, s’il te plait, que tu me viennes en aide en m’achetant chez le buraliste juste 4 coupons de rechargement PCS MASTER CARD de 250 € (soit un total de 1 000 €). Après l’achat, transmets-moi les codes RECH de chaque coupon de rechargement. Je te rembourserai dès mon retour."
Le résultat est immédiat : vous avez perdu 1 000 € sans véritable recours.
Toute sollicitation de paiement par mandat Western Union ou par coupons de rechargement PCS doit constituer un signal d’alerte à l’arnaque. (réseau "anti-arnaque")
Que pouvez-vous faire ? Commencez par changer votre code secret. Cela suffira pour tarir la source de l'arnaqueur. Puis, si possible, prévenez vos contacts. Inutile de porter plainte, elle n'irait pas bien loin.

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dimanche 8 avril 2018

A propos du génocide des Tutsi au Rwanda

"Survie" ramène au ministère des Armées une caisse d’armes pour interpeller Emmanuel Macron

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Alors que les rescapés du génocide des Tutsi du Rwanda s’apprêtent à commémorer ce samedi le 24ème anniversaire du début des massacres, des militants de Survie ont interpellé ce jeudi 5 avril le président et le gouvernement français en mettant en scène le retour d’une fausse caisse d’armes et de munitions expédiées par Paris pendant le génocide. L’association demande au président que ses premières annonces à ce sujet soient à la hauteur des enjeux : il faut désormais une reconnaissance officielle du soutien que les autorités françaises ont apporté à un régime génocidaire.

48 heures avant les 24èmes commémorations du début du génocide des Tutsi du Rwanda, l’association Survie, mobilisée contre la Françafrique, a organisé la remise symbolique au ministère de la Défense de l’époque d’une caisse factice d’armes et de munitions françaises. Les gendarmes présents au 14 rue Saint-Dominique ont donc été pris à témoins d’une forme de retour par la Poste (pour motif de « non distribution ») d’une des caisses d’armements que la France a acheminées en 1994 à destination d’un régime allié, alors même qu’il commettait un génocide. Comme les gendarmes sur place ont refusé de réceptionner ce colis, les militants de l’association l’ont ensuite apportée au siège du Parti Socialiste rue de Solférino, pour suggérer de profiter du déménagement pour faire l’inventaire de la politique de François Mitterrand au Rwanda. Il s’agissait pour l’association d’illustrer concrètement le soutien politique, économique et militaire que notre pays a apporté, et que l’État français devrait désormais reconnaître.

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Pour Fabrice Tarrit, co-président de Survie : « C’est le président Emmanuel Macron qui a désormais la responsabilité de reconnaître officiellement, au nom de la France, que les autorités de notre pays ont soutenu et armé un régime "ami" quelles qu’en soient les conséquences. Ce soutien, déjà incompréhensible avant le génocide, ne s’est pas démenti pendant les massacres, ni même après ». Il ajoute « L’État devra bien le reconnaître : on ne peut pas attendre plus de 50 ans, comme pour la participation active des autorités françaises dans la déportation de Juifs pendant la Seconde guerre mondiale ! ».

Ce soutien à ceux qui commettaient le génocide des Tutsi a pris différentes formes : politique, diplomatique, militaire (livraisons d’armes et de munitions, recours à des mercenaires)... Il a été apporté en connaissance de cause, de manière active, et a eu un effet sur les crimes commis : cette politique constitue juridiquement une complicité de génocide, l’intention génocidaire n’étant pas nécessaire à cette qualification. Une reconnaissance officielle de ce soutien aux auteurs d’un génocide amènera, logiquement, à demander des comptes aux décideurs civils et militaires qui ont mené cette politique.

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« Comment comprendre que des responsables politiques de l’époque comme les ministres Alain Juppé et François Léotard ou encore le secrétaire général de l’Elysée Hubert Védrine, n’aient jamais été inquiétés ? Et surtout que l’Amiral Lanxade, le Général Quesnot et le Général Huchon sont partis à la retraite avec tous les honneurs, sans jamais rendre des des comptes à la justice ? », s’étonne Fabrice Tarrit. « Ces trois responsables militaires étaient respectivement chef d’état-major des armées, chef d’état-major particulier du président et chef de la mission militaire de coopération : ils ont eu, avec le président François Mitterrand, toutes les cartes en main pour continuer ou arrêter de soutenir un régime "ami" qui commettait le crime des crimes. Des responsables français ont opté pour un soutien direct, avec l’opération Turquoise qui a gelé la ligne de front, et un soutien indirect, avec des mercenaires corsaires de la République comme Bob Denard ou Paul Barril ».

Emmanuel Macron a l’opportunité historique de reconnaître officiellement, sans faux-fuyants, qu’un tel appui a été décidé et exécuté en toute connaissance de cause – d’autant que pour la première fois depuis 1994, aucun des partis de gauche et droite qui gouvernaient ensemble à cette période de cohabitation n’est actuellement au pouvoir. Le président le doit d’abord aux victimes et aux rescapés du génocide, mais aussi aux citoyens français, afin d’ouvrir le nécessaire débat sur le fonctionnement des institutions de la Vème République. Et si Macron oubliait le Rwanda, le Rwanda et l'Afrique ne l'oublient pas. (communiqué de "Survie")

Génocide au Rwanda : Guillaume Ancel brise l'omerta

Rwanda Genocide

Rwanda L'histoire qui mène au génocide part 1

Rwanda L'histoire qui mène au génocide part 2

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samedi 7 avril 2018

Brésil : Lula bientôt en prison ?

L'ex-président reste favori pour la nouvelle élection

lula

Après 11 heures de débats et à six mois d’une élection présidentielle pour laquelle il était donné favori, Luiz Inacio Lula da Silva devrait commencer à purger sa peine de 12 ans de prison dans les prochains jours.

Si le feu vert a été donné, les avocats de Lula peuvent encore présenter des recours, mais seulement sur des aspects techniques, et non pas sur le fond. Cela signifie que Lula devra bien purger sa peine peut-être dans quelques jours, une fois que toute la procédure judiciaire aura été conclue, rapporte notre correspondant Martin Bernard

L'ancien président a été condamné pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'une entreprise de bâtiment en échange de faveurs dans l’obtention de marchés publics.

Décision loin d'être unanime

La décision de la Cour suprême est pourtant loin d’être unanime : six de ses membres ont voté contre l’habeas corpus, cinq autres pour sa concession. Elle représente un coup dur pour l'ancien président de gauche, mais une victoire pour les procureurs de l’opération « Lavage-Express », l’enquête qui a mis au jour un gigantesque scandale de corruption impliquant des hommes politiques de tous bords et qui secoue toute l'Amérique Latine.

Elle confirme aussi la jurisprudence datant de 2016 stipulant que toute peine de prison peut commencer à être purgée dès la condamnation en seconde instance. Une décision favorable à l’habeas corpus aurait en revanche pu permettre à tous les condamnés de rester en liberté jusqu’à l’épuisement de tous les recours.

À Brasilia, les manifestants avaient été séparés en deux groupes, comme lors du procès de Dilma Rousseff en 2016. Dès que la tendance contre Lula s’est dessinée, ses adversaires ont commencé à chanter l’hymne national et à fêter leur victoire. Et de l’autre côté de la barrière, c’était la désolation, car Lula reste l’un des hommes politiques les plus populaires au Brésil, même s’il a aussi beaucoup de détracteurs… et surtout la gauche devra trouver un nouveau candidat pour la présidentielle d’octobre prochain.

Lula dénonce un complot

À la tête de son pays de 2003 à 2010, Lula nie farouchement les faits qui lui sont reprochés, invoquant l’absence de preuves et dénonçant un complot pour l’empêcher de briguer un troisième mandat. Cela huit ans après avoir quitté le pouvoir.

L’ancien ouvrier de 72 ans est l’une des personnalités politiques les plus charismatiques de l’Amérique latine et a quitté les reines du pays avec un taux de popularité record. Dans la course pour un retour lors des élections d’octobre, cette décision pourrait arrêter son ambition de pouvoir, alors qu’il était donné favori.

« Je veux juste que la Cour suprême rende justice. Je ne veux aucun bénéfice personnel et qu'elle indique quel crime j'ai commis », avait déclaré Lula à Rio de Janeiro, deux jours avant la séance de la Cour suprême.

Le Brésil reste profondément divisé

Le climat, très tendu partout dans ce pays qui reste profondément divisé depuis les élections de 2014, ne s’est pas amélioré après un message du chef de l’armée brésilienne. Le général Eduardo Villas-Boas a indiqué mardi 3 avril sur Twitter que l’armée « partage le sentiment de tous les bons citoyens qui répudient l’impunité ».

Cette publication laisse entendre une rare prise de position de l’armée, qui prend désormais une place inédite dans la vie du Brésil depuis la fin de la dictature militaire (1964-1985). Un déclaration qui est un « grave affront à l’indépendant des pouvoirs et une menace envers l’État démocratique », selon Amnesty International.

- selon RFI.

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vendredi 6 avril 2018

Macron "bien accueilli"

Une majorité de français approuve les actions des cheminots

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Emmanuel Macron a été accueilli par une centaine de manifestants, dont des cheminots, des étudiants et des personnels soignants, lors de son arrivée à Rouen ce jeudi. En déplacement sur le thème de l'autisme au CHU, le chef de l'Etat a été hué par des manifestants qui entendent défendre le service public.

"Macron, on t'attend", lance le groupe rassemblé devant le pavillon de pédiatrie sans avoir la certitude que le président de la République vienne à leur rencontre.

Emmanuel Macron a été interpellé par une aide-soignante mécontente des nouvelles coupes dans le budget de l'hôpital. En ce printemps de contestations sociales, des comités d'accueil remontés attendent le président de la République à chacun de ses déplacements : c'était le cas ce jeudi au CHU de Rouen, où Emmanuel Macron, arrivé sous les hués d'une foule hétéroclite, a été pris à partie par une aide-soignante.


"On a besoin de moyens"

"Vous avez vu ? On travaille bien, on fait de belles choses, et on a besoin d'argent. Il y a encore moins 2% cette année (dans le budget) alors qu'on augmente le taux d'activité de 4%. Au quotidien, il y a des fermetures de lits dans les services, des fermetures de service faute de personnel. On a besoin de moyens, on a besoin de personnel. (...) Il y a des gens formidables qui se donnent un mal de chien pour bien travailler.", a-t-elle expliqué au chef de l'Etat.


"De l'argent, il y en a dans le pays ! Les déficits publics, c'est beaucoup les banques. C'est pas tellement les cheminots ou les hôpitaux", a-t-elle continué, tandis qu'Emmanuel Macron invoquait la baisse des déficits publics pour justifier la "réorganisation" des budgets hospitaliers. "Il y a des coupes budgétaires dans tous les services publics", a constaté cette membre du personnel médical du CHU, alors que cheminots, employés municipaux, retraités et étudiants accompagnaient la grogne de ses collègues devant l'hôpital.

Face à cette colère, Emmanuel Macron s'est voulu rassurant, sans pour autant reculer sur le fond : "Il y a toujours des inquiétudes, parfois légitimes. Il y a des annonces qui suscitent aujourd'hui des protestations, qui sont totalement légitimes, qui supposent un travail, des explications quant au changement et à son sens", a déclaré le locataire de l'Elysée. "Ça ne doit pas empêcher le gouvernement de gouverner et de faire des choses importantes pour des millions de Français." Emmanuel Macron reste donc, pour l'heure, "droit dans ses bottes". Pour combien de temps ?


Selon un sondage pour BFMTV, 44% des Français approuvent la mobilisation des cheminots, et 41% y sont opposés. La tendance s'est inversée en deux semaines.

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jeudi 5 avril 2018

Ghana : le PCF communique

Non à l'impérialisme américain en Afrique

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La ratification de l'accord militaire entre le gouvernement du Ghana et les Etats-Unis d'Amérique est intervenue vendredi 23 mars dernier. Les Etats-Unis auront le droit de déployer des soldats et du matériel militaire à leur guise. En contrepartie, les forces armées du Ghana devraient toucher un plat de lentilles. En effet il s’agit de vingt millions de dollars, notamment pour la formation et l’équipement de l’armée ghanéenne. Le parti d’opposition, National Democratic Congress (NDC), a boycotté le vote à l’Assemblée nationale, considérant que cet accord porte atteinte à la souveraineté du pays. L’immense majorité du peuple ghanéen, selon les premières enquêtes d’opinion, rejette cette ratification qui renforce considérablement l’emprise de l’impérialisme américain. Cette ratification intervient également malgré les avertissements sévères de nombreux analystes de sécurité selon lesquels l'accord exposera le Ghana, pays aujourd’hui stable, à des attaques terroristes. L’opposition de gauche annonce également qu'une série d'activités planifiées doivent démarrer avec, comme point d’orgue, une manifestation nationale contre cet accord. Dans ce contexte, Koku Anyidoho, le Secrétaire général adjoint du NDC a été arrêté et emmené du siège de la police à Accra vers une destination inconnue. Le Parti communiste français appelle au respect des libertés de l’opposition et est solidaire des progressistes ghanéens. Il marque sa préoccupation face à l’évolution de la situation. Le Ghana, terre de Kwame N’Krumah et de Jerry Rawlings, mérite mieux que de se faire vassaliser comme nombre de ses voisins francophones notamment. Les peuples africains ne doivent pas être les pions de politiques de puissances militaires quelle qu’elles soient.

Parti communiste français
28 mars 2018

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mercredi 4 avril 2018

Un conseil municipal abracadabrantesque à Villé

Démission, or not ?

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Selon la première adjointe, sa démission serait une "rumeur", c'est bien le seul point d'accord avec elle. Alors où est le problème ? C'est tout simple : selon toutes les sources contactées, c'est elle-même qui a lancé la "rumeur", ajoutant régulièrement un mot de mauvaise "humeur" envers le premier magistrat. La rumeur semble d'ailleurs confortée par le fait que le maire l'a déjà remplacée dans certaines de ses responsabilités, telle les marchés et plus particulièrement le marché du terroir. Alors même si le courage politique n'a pas autorisé l'annonce de la démission en réunion publique devant les auditeurs venus pour défendre l'école primaire, attendons !

Whait and see !

 3 % d'augmentation des impôts ?

Erreur, monsieur le maire ! avec l'augmentation de 1 % que vous avez votée à la comcom, ce dont vous n'avez pas parlé à vos conseillers (comme d'habitude ?), l'augmentation est de 4 % !

Un site internet à 10000 € !

Qui peut croire ça ? A ce tarif, aucune municipalité de la vallée et ailleurs n'aurait de site internet. Et à ce prix, je n'aurais pas de blog ! Les sites sont souvent gratuits ! Et une formation des personnes à l'utilisation et au référencement, se fait en général par skype (donc sans déplacement) et dure en moyenne 10 heures ! Alors 10000 €, cela ferait 1000 € de l'heure, même les ministres et les parlementaires n'ont autant de revenus. Et comme aucun élu n'a relevé l'incongruité de cette somme, la somme réservée au site internet a passé ... comme une lettre à la poste. A des tarifs pareils, quel sera le pourcentage de l'augmentation des impôts locaux en 2019 ? Et, d'ailleurs, ce tarif, s'il peut convenir à une grande entreprise, n'a rien à voir avec une petite mairie.

Augmentation des frais de justice, menteur !

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Selon certaines sources convergentes, monsieur le maire de Villé a augmenté le montant prévisionnel au budget des frais de justice. Interrogé, et poussé dans ses derniers retranchements par les membres de sa propre majorité, il a affirmé qu'il s'agissait de régler "l'affaire Boehler".

Rappelons les faits : en 2015, monsieur le maire a déposé plainte en diffamation (à propos d'un article sur ce blog concernant les baux de chasse non reversés aux propriétaires fonciers) avec constitution de partie civile auprès d'un juge d'instruction. Après le dépôt d'une caution de 2500 €, le maire m'a "traîné" devant le tribunal correctionnel de Colmar ainsi que trois conseillers municipaux. Mais, malgré tous ses efforts et ceux de son avocat, il n'a pas fallu plus de 5 minutes au tribunal pour annuler la plainte de monsieur le maire et le renvoyer dans les cordes. C'est ce qu'on appelle un "ko au premier round".

Lors d'un conseil municipal, le premier magistrat avait affirmé prendre tous les frais à sa charge. Vu l'importance de la facture, aurait-il changé d'avis ? Autre question : "l'affaire Boehler" étant terminée depuis le 23 juin 2016, il n'aurait pas encore soldé son débit auprès du tribunal et des avocats ? Monsieur le maire, un bon conseil ! Fermez votre porte,  messieurs les huissiers ne vont pas tarder à sonner ... 

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