lundi 13 novembre 2017

Des détenues torturées suite à une évasion de canards

C’est une histoire qui pourrait porter à sourire si elle n’avait pas eu de fâcheuses conséquences. Le jeudi 20 octobre 2017, des canards se sont « échappés » de la Prison « 1930 » de Kigali au Rwanda. S’en est suivi un lynchage public de dames d’un certain âge de la part des gardiens de la prison. 

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Ce vendredi 21 octobre, le Rwanda faisait les titres des journaux internationaux en raison de l’annonce du comité de l’ONU pour la prévention de la torture qui a indiqué avoir suspendu sa visite au Rwanda en raison « du manque de coopération du Gouvernement et d’une série d’obstacles imposés par les autorités ». Un jour plus tôt, c’est une histoire qui aurait eu tout pour paraitre cocasse mais qui a très mal finie pour des mères de famille incarcérées dans la Prison 1930 de Kigali.

Dans les prisons rwandaises, les détenus ont la charge de se débrouiller pour organiser le peu qu’ils ont à disposition pour se nourrir. C’est également eux qui ont la charge de préparer les mets des surveillant de prison. C’est ainsi que des dames s’occupent d’élevage de canards destinés au repas des gardes pénitenciers. Mais au milieu des multiples tâches et des conditions de vies exécrables qui règnent dans le vétuste centre de détention de Kigali, la tâche est parfois ardue. Ainsi, des canards ont réussi à faire faux bond et à s’exfiltrer de la prison. Les gardiens, prenant connaissance des faits, seraient rentrés dans une colère noire. Ils s’en sont alors pris à ces dames, d’un certain âge, pour avoir laissé échapper les canards de la prison. Jambonews a réussi à recueillir le témoignage d’un membre de la famille d’une détenue qui a assisté aux exactions. « Ils ont tabassé ces mamans avec tout ce qui leur passait par la main. Ils les ont torturées durant un très long moment. Au départ, ils étaient en colère mais à la fin, ils semblaient prendre plaisir. Pour l’une des mamans, ils ont pris un marteau et ils ont tapé de toutes leurs forces sur chacun de ses orteils ». L’auteur de ces tortures serait le Sergent Ryamukama Vertu. Une dame surveillante aurait également participé à ces agressions de manière très active. Ce genre d’exactions ne serait pas rare au sein de la prison. « Tous les jours, des détenus sont torturés et tabassés, parfois pour des consignes non respectées mais très souvent sans raison apparente » a expliqué notre contact au sein de la Prison « 1930 » qui a requis l’anonymat.

Ces faits s’ajoutent à ceux relatés par Human Right Watch dans son rapport " Nous t'obligerons à avouer" d’octobre 2017. Ce rapport documente 104 cas de personnes détenues illégalement, dont une majorité auraient été victimes de tortures – bastonnades, décharges électriques, simulacres d’exécution – par les services de sécurité dans des prisons, camps militaires et autres centres de détention entre 2010 et 2016 au Rwanda.

Pour sa part, Arman Danielyan, le chef de la délégation du sous-comité de l’ONU en charge de la prévention contre la torture a indiqué dans un communiqué daté de vendredi 20 octobre que les autorités rwandaises les ont « empêché d’avoir des entretiens privés et confidentiels avec certaines personnes privées de liberté. De plus, beaucoup de ceux que nous avons réussi à interviewer ont exprimé des craintes de représailles ». Il en appelle au gouvernement rwandais afin de poursuivre sa coopération avec l’organe onusien et parvenir à « la création d’un mécanisme national de prévention contre les torture indépendant et efficace dans le pays ».La Prison Centrale de Nyarugenge (Kigali) ou autrement dit Prison « 1930 » est tristement célèbre pour avoir été le théâtre de tortures et maltraitances à l’égard des prisonniers, principalement ceux accusés de génocide, depuis 1994 et l’arrivée du FPR au pouvoir. Cette prison a été de nombreuses fois critiquée par les organes internationaux car, initialement construite pour 480 détenus (au début des années 1910), elle a compté jusqu’à 50000 détenus au milieu des années 1990. Au début de l’année 2017, elle comptait encore plus 5000 détenus avant qu’une partie des détenus masculins ne soit déplacée vers une autre prison. La Prison « 1930 » est également connue pour abriter Victoire Ingabire, opposante politique condamnée à 15 ans de prison en 2014. Cette prison est au centre des récits de celle qui est d’ores et déjà comparé à Mandela dans son livre témoignage : « Entre les 4 murs de 1930 ». (Norman Ishimwe, journaliste rwandais)

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dimanche 12 novembre 2017

L'armée philippine tue 600 islamistes

Selon un conseiller du gouvernement, les forces de sécurité philippines ont tué quelque 600 islamistes dans les combats pour libérer la ville de Marawi. Certains venaient du Moyen-Orient, d'Indonésie et de Malaisie.

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Les forces gouvernementales avaient battu les rebelles alliés à l'état islamique des milices terroristes en octobre après cinq mois de combats. Peu à peu, les terroristes s'étaient comportés comme s'ils étaient à la tête d'un califat.

"Nous éliminons délibérément les dirigeants de l'EI"

Le gouvernement a averti les partisans de l'EI de ne pas considérer les Philippines comme un refuge après les défaites militaires au Moyen-Orient. "Nous éliminons délibérément les dirigeants de l'EI", a-t-il déclaré. Dans le même temps, il a annoncé des efforts accrus pour créer plus de droits pour les musulmans dans le sud du pays afin d '«éliminer l'injustice historique, parce que c'est là que réside la racine de la terreur».

Marawi - située à environ 800 kilomètres au sud de Manille sur l'île de Mindanao - est une ville à prédominance musulmane. Les Philippins sont principalement catholiques. Les islamistes ont attaqué la ville le 23 mai. Plus de 1 000 personnes sont mortes dans le conflit et environ un demi-million de personnes ont dû quitter leur foyer. Une grande partie de Marawi est en ruines.

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samedi 11 novembre 2017

C'était il y a 100 ans

La chanson de Craonne-1917

En mémoire de tout les morts de la 1ére guerre mondiale et des révoltés de 1917... Cette chanson a été écrite par un inconnu, mais elle a vite fait le tour de toutes les tranchées... La Chanson de Craonne (du nom du village de Craonne) est une chanson contestataire, chantée par des soldats français durant la Première Guerre mondiale, entre 1915 et 1917. Elle est interdite par le commandement militaire qui la censure en raison de ses paroles antimilitaristes (« on s'en va là-bas en baissant la tête », « nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes »), défaitistes (« c'est bien fini, on en a assez, personne ne veut plus marcher ») et subversives incitant à la mutinerie (« c'est fini, nous, les troufions, on va se mettre en grève ») alors qu'une guerre est en train de se livrer sur le territoire national.

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vendredi 10 novembre 2017

A Elzach : "Prosit" au vin du val de Villé

Un viticulteur d'Albé exporte son vin dans l'Elztal

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Dégustation de vins d'Alsace et chansons, c'était le thème d'une soirée chez nos jumeaux d'Elzach, dans la belle salle des fêtes du Ladhof, un local comme Villé n'en possède pas ! C'est la chorale intercommunale de 40 membres de "Battements de choeur" qui s'est mêlée aux invités badois et qui a créé l'ambiance. Le voyage de cette sympathique chorale, dirigée par son chef Marc Lazarus, a pu se réaliser grâce à la générosité de la commune de Villé (décision prise le 6/11 pour un voyage du 4/11) et de l'intercommunalité de la vallée. Et ceci, malgré l'affirmation du journaliste allemand qui a bien noté que c'est le viticulteur Barthel qui a fait venir cette belle chorale chargée d'agrémenter la soirée. Une soirée qui est revenue chère aux participants d'Elzach qui ont dû mettre eux aussi la main au porte-monnaie pour un montant très oenologique de 20€.

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Bürgerzentrum Ladhof/Krone
Ladhof 
79215 Elzach

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 Eintritt

 

Kosten 20,00 EURO - Vorauskasse bei Frau Heidi Sonntag, Stadtverwaltung Elzach, Zimmer 8

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C'est la sixième fois que le sympathique viticulteur d'Albé se déplace à Elzach, quelques semaines avant les fêtes de Noël, y faire déguster et vendre son bon vin de montagne. Evidemment, il a expliqué les caractéristiques et l'originalité de son produit : un vin d'altitude très agréable (surtout le pinot noir) poussant sur des terres composées de schistes. Unique en Alsace ! Tout comme il a très bien expliqué les problèmes rencontrés : gel important du dernier printemps, stockage, enlèvement, difficultés de la culture en pente forte. Les Elzachois n'avaient, en fin de soirée, qu'à se ruer vers le stock, soit pour un petit achat, soit pour une commande importante.

Sûr qu'une telle soirée sera reconduite, car il y a plusieurs viticulteurs dans notre chère vallée qui aimeraient peut-être aussi profiter de ce genre de publicité. Il y aurait même quelques distillateurs de kirsch très intéressés.

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Voir la page : Bulletin municipal d'Elzach

- et aussi :

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jeudi 9 novembre 2017

Paludisme : une nouvelle technique de dépistage mise au point

Un simple alcootest ! 

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C’est une découverte qui pourrait révolutionner les politiques de lutte contre le paludisme. Des scientifiques américains ont mis au point une technique de dépistage hors du commun.

La découverte est bien surprenante puisqu’elle diffère de la méthode classique de dépistage du paludisme qui est en rapport avec les tests sanguins. Désormais, il vous sera possible d’ouvrir juste la bouche pour qu’on se rende compte que vous souffrez de la maladie ou non. Des chercheurs américains seraient sur le point de réaliser une nouvelle méthode de dépistage du paludisme.

L’utilisation d’un prototype d’alcootest serait à mesure, à partir de l’haleine, de donner notre état de santé. Selon les études de ces chercheurs, des examens faits sur des échantillons d’haleine de personnes atteintes de paludisme ont permis de démontrer que leurs bouches dégageaient une odeur particulière qui permettait de détecter la maladie.

Le prototype de l’alcootest a été testé sur des enfants au Malawi. Des études supplémentaires sont en train d’être effectuées pour finaliser cette nouvelle technique de dépistage. Alors que la maladie continue de faire de nombreuses victimes dans le monde, surtout en Afrique, l'alcootest pourrait devenir un moyen fiable de diagnostic précoce du mal, ce qui pourrait aider à prévenir ou diminuer les décès.

Rappelons que le paludisme est une maladie mortelle qui sévit dans 91 pays, notamment en Afrique et en Asie. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette maladie a été responsable de 429 000 décès dans le monde et a infecté 212 millions de personnes, en 2015.

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mercredi 8 novembre 2017

Conseil municipal de Villé

17 minutes de réunion ! Pas une de plus !

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Décidément, à la tête de la municipalité de Villé, on a une conception très spéciale des délibérations et du débat démocratique. Il est vrai que le maire, qui est à sa seizième année de mandat, commence à se fatiguer de ces longs débats comme ceux imposés autrefois par certains conseillers, débats qu'il jugeait déjà inutiles et au cours desquels il avait tendance à s'assoupir. 

Aujourd'hui, les réunions sont très rares et très courtes. Les points à l'ordre du jour sont limités (4 en ce soir brumeux de novembre), les interventions des conseillers très limitées aussi. Et chacun semble pressé de retourner vaquer à ses occupations favorites.

Avec un peu de chance, certains élus ont pu rentrer chez eux pour le début de leur feuilleton préféré : "Plus belle la vie" (France 3) ! Car ce n'est pas la vie des citoyens de Villé qui semble préoccuper beaucoup une grande partie d'entre eux.

Chronophagie ?

La première adjointe, conseillère départementale par ailleurs, parle de "chronophagie du site internet" pour expliquer sa mise en sommeil depuis 3 ou 4 mois (et non pas semaines !!!). Mais la vraie réponse est venue du maire qui "a lancé un appel aux conseillers qui auraient une fibre informatique". On a compris : à la mairie, personne ne se préoccupe de ce site ! Certains souhaiteraient évidemment que je fasse de même avec ce blog ?

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mardi 7 novembre 2017

Wallis et Futuna : le cri d'alarme de la population

"Dans cinq ans, notre archipel sera mort"

Wallis__1_Dans le Pacifique sud, l'archipel français de Wallis et Futuna se meurt peu à peu selon ses habitants. Ils aiment profondément leur terre mais voient leurs jeunes générations s'exiler de plus en plus hors du territoire.

"Chaque année, on ferme des classes"

"Les jeunes sont obligés de s'expatrier parce qu'il n'y a pas beaucoup d'avenir ici", constate Nadia Kavakava, institutrice à Wallis et Futuna, un archipel qui se vide inexorablement de sa population. "Les maisons abandonnées se multiplient. Des jeunes reviennent parfois après leurs études en métropole ou à Nouméa mais c'est au compte-goutte", explique cette trentenaire enjouée, qui a étudié quatre ans à Strasbourg.

Des îles perdues au milieu du Pacifique

wallisPerdu au beau milieu du Pacifique, à 2.100 km à l'est de la Nouvelle-Calédonie, les îles de Wallis et Futuna forment le territoire français le plus éloigné de la métropole (22.000 km) et l'un des plus atypiques. Trois pouvoirs y cohabitent: l'Etat, les monarchies coutumières, et l'église catholique, toute puissante. L'archipel est découpé en trois royaumes - un à Wallis et deux à Futuna -, doté chacun d'un roi et de "ministres". Rétribués par l'Etat, ils perpétuent les us et coutumes polynésiens, qui ont fusionné, depuis l'évangélisation en 1837, avec les croyances religieuses. Représentant l'autorité de la France, l'administrateur supérieur (préfet) gère l'archipel, en étroite collaboration avec le Conseil du territoire, où les rois siègent de droit. L'Assemblée territoriale compte 20 élus, mais la réalité du pouvoir est entre les mains des familles royales et des prêtres.

Isolées et dépourvues de ressources, ces îles se dépeuplent

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En dix ans, la population s'est érodée de 20% et ne s'élève plus aujourd'hui qu'à 12.197 habitants. Parallèlement, le taux de fécondité est passé de 4,5 enfants par femme en 1983 à 2,1, en 2013. "Dans cinq ans, cet archipel est mort, des familles entières partent chaque mois. On crée 15 emplois par an à Wallis, les jeunes sont condamnés à l'exil", confie un commerçant d'origine métropolitaine. Sur les 2.155 salariés, 60% travaillent dans la fonction publique et semi-publique, où les salaires indexés sont confortables, tandis que le secteur privé, dominé par quelques commerces en situation de monopole, est sclérosé. La majorité de la population vit d'agriculture, de pêche et d'artisanat, créant une société fortement inégalitaire, aggravée par une fiscalité reposant uniquement sur les taxes à l'importation et aucun impôt direct.

"On est tous sur Facebook"

Fenêtres sur le monde, internet et la TNT incitent en outre les jeunes, souvent lassés des impératifs de la coutume et de l'église, à plier bagages. "On est tous sur Facebook, on y passe des heures pour faire des connaissance et parler avec la famille en France ou en Australie. C'est triste Wallis pour les jeunes et il n'y a pas de débouchés", lâche Lovaïna, en terminale dans l'unique lycée.

Une économie "peu propice au développement

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Chaque année, la France injecte dans ces terres lointaines 120 millions d'euros, dont une grande partie est consacrée au traitement des fonctionnaires d'Etat détachés. Le Fonds Européen de développement (FED) octroie tous les cinq ans entre 10 et 15 millions d'euros mais l'économie ne décolle pas. "L'organisation en place ne permet pas d'attirer les investisseurs car on ne peut pas acquérir de foncier. Il faudrait libérer du foncier", a expliqué Michel Auboin, préfet dans l'archipel. Toutes les terres sont coutumières et, en l'absence de cadastre, elles sont souvent sujettes à des revendications contradictoires, qui paralysent les projets. En janvier, la Cour des Comptes avait préconisé une modernisation de l'organisation juridique et institutionnelle de Wallis et Futuna, jugeant le statut de 1961 "peu propice au développement".

 Une migration vers la Nouvelle-Calédonie et la métropole

Faute d'avenir chez eux, Wallisiens et Futuniens migrent donc en masse en Nouvelle-Calédonie où la communauté est estimée à plus de 25.000 personnes. Amorcé dans les années 1970 par la construction d'un barrage et le "boom" du nickel, leur flux ne s'est depuis jamais tari. Plusieurs milliers de Wallisiens et Futuniens sont également installés en Métropole. (selon Mata Utu)

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lundi 6 novembre 2017

Glyphosate : interdit en Bavière, autorisé en Forêt Noire

L'interdiction bavaroise vient des laiteries

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En Bavière, les laiteries du "Berchtesgadener Land" viennent d'interdire à leurs agriculteurs d'utiliser le glyphosate. Ce groupement, qui rassemble des exploitations de taille moyenne, prend ces mesures au moment même où le comité de l'Union Européenne reporte toute décision à ce sujet. Et en même temps, le groupement laitier de Forêt Noire, basé à Fribourg-en-Brisgau, critique la décision bavaroise, disproportionnée semble-t-il, tout en recommandant d'éviter autant que possible les herbicides. Quelle cacophonie !

Indépendamment de cela, les structures pastorales de Forêt Noire sont différentes de celles du Berchtesgaden Land. N'étant composées que de prairies, la lutte contre les mauvaises herbes est moindre.

Différents moyens de réduction des mauvaises herbes

Caroline von Ehrenstein, responsable du département marketing de "Schwarzwaldmilch", a évoqué le mélange des terres vertes et de terres arables comme un argument contre l'interdiction du glyphosate. Elle préconise l'utilisation d'herbicides uniquement dans les cas de nécessité absolue. En Bavière, l'interdiction d'utiliser le glyphosate depuis le mois d'octobre a été bien ressentie car le produit était de toutes façons peu utilisé. Le BLDC (Bechtesgadener Land Dairy Cooperative) souhaite malgré la généralisation de l'interdiction du glyphosate.

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dimanche 5 novembre 2017

Kenya : un village composé uniquement de femmes !

Umoja, interdit aux hommes !

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La femme n’a pas forcément un statut enviable en Afrique. Au Kenya comme ailleurs, elles ne sont pas épargnées. En réponse des Kenyanes ont créé, il y a plus de 30 ans, leur village et elles vivent heureuses ! Dans son article, Rahimat Emozozo, explique l’étonnante histoire de ces femmes indépendantes, vivant dans un village interdit aux hommes et qui, grâce à leur esprit d’entreprise, vivent loin de la pauvreté dans leur village de femmes !!

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En Afrique, les femmes ont longtemps été handicapées par un manque d’indépendance sociale et financière, en particulier dans les régions les plus pauvres. Les cultures locales ont imposé la dépendance à l’égard des hommes, forçant souvent les familles pauvres à vivre d’un seul revenu. Les perspectives financières et professionnelles des femmes sont donc souvent sombres.

Le système patriarcal qui existe dans la plupart des régions du continent africain expose les femmes aux abus conjugaux et aux mauvais traitements. Par ailleurs, de nombreuses coutumes et traditions, perpétuées par les cultures locales, sont hostiles aux libertés des femmes, qu’elles soient sociales ou même physiques : des mariage précoces, aux mutilations génitales, jusqu’aux crimes d’homicide.

Umoja, un village rien que pour les femmes

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Dans certaines cultures, en particulier en Afrique du Nord, les cas d’agressions sexuelles contre les femmes sont encore réglés en exigeant que l’agresseur épouse la victime. Autrefois, les femmes étaient expulsées de leurs maisons pour vivre séparées de leurs familles et de leurs communautés. Les lois en vigueur dans ces lieux ne garantissent pas que les maris violents, commettant des abus, soient traduits en justice. Les lois dans ces pays continuent de considérer les femmes comme les coupables, en omettant de les protéger contre les abus des hommes, au sein et en dehors du ménage. Ce raisonnement se résume finalement à faire des femmes, une fois mariées, une propriété des hommes.

Cependant, un petit village kenyan a remis en cause cette mentalité depuis près de trois décennies. Après avoir subi des abus continus de la part de son mari, Rebeca Lolosoli a formé un village « féminin », interdit aux hommes, appelé Umoja en 1990 dans la région de Samburu au Kenya (à 300 km de Nairobi). Elle voulait créer un refuge pour les femmes maltraitées cherchant à se libérer de la société toxique et injuste dont elles provenaient toutes. À Umoja, toutes les maisons et tous les bâtiments, même une école, ont été construits à partir des ressources naturelles par les habitants locaux, c’est-à-dire par toutes les femmes du village. Les hommes sont interdits de vivre là-bas pour protéger les femmes.

Le changement par l’entrepreneuriat

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Si Umoja a survécu c’est grâce à l’esprit d’entreprise. En tant que village habité seulement par des femmes, l’un de leurs plus grands défis était de générer des revenus dans une culture qui les décourageait de travailler. Lorsque le village a commencé, les femmes gagnaient de l’argent en vendant des bijoux faits à la main sur la route principale près d’Umoja. Finalement, elles ont été forcées de s’éloigner des routes par des hommes mécontents de la région environnante qui agressaient fréquemment et volaient celles qui vendaient des objets.

Le village a attiré de plus en plus d’attention grâce à l’originalité de sa mini-société. Suite à un tournant très favorable des événements, les femmes habitantes ont utilisé cette attention pour réorienter le commerce de l’artisanat de la route principale pour qu’il passe par leur village où elles font maintenant toutes leurs affaires. Les rondes régulières des touristes qui visitent Umoja ont créé un flux de revenus fiables pour l’ensemble des habitantes du village. Grâce au tourisme et à leur existence en tant que société autonome et féminine, les villageoises d’Umoja ont acquis une stabilité financière, la liberté et l’affranchissement du patriarcat culturel et une véritable indépendance.

Quid de l’avenir ?

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En ce qui concerne la sécurité des fonds, des services comme l’argent mobile au Kenya, M-PESA, contribuent à réduire le coût de protection de son argent des braqueurs et des voleurs. M-PESA a facilité les échanges pour les femmes d’Umoja tout en offrant une sécurité supplémentaire en matière d’argent. Avec la disponibilité de l’argent mobile, même dans les villages éloignés tels que Umoja, les transactions avec des clients nécessitent rarement un échange de la main à la main. Les touristes peuvent effectuer des paiements pour des bijoux et des objets-souvenirs directement à partir de leurs téléphones mobiles. Toutes les recettes restent stockées de manière sécurisée à distance dans un compte virtuel pour l’utilisation des vendeuses.

En plus d’être entièrement capables de construire leurs propres infrastructures, de gérer leurs propres écoles, d’assurer un approvisionnement régulier en eau et de cultiver leurs propres aliments, ces femmes ont pris en main les questions de sécurité et d’application des lois. En règle générale, l’application de la loi est considérée comme un bien public dans la société moderne. Cependant, il existe des exemples comme celui-ci où la sphère publique ne fournit pas suffisamment ces biens. Dans ce cas, l’application de la loi dans des communautés comme l’Umoja et les villages environnants, perpétue un biais contre le bien-être des femmes. Pour cette raison, les femmes ne peuvent pas compter sur les agents de l’État pour garantir la justice et la sécurité. Les résidentes du village d’Umoja ont, pour cette raison, pensé à recourir à leur propre agence de protection : elles-mêmes. Elles ont mis en place un système de rotation pour assurer la sécurité ainsi que la loi et l’ordre.

Pendant près de 30 ans, ces femmes ont réussi à se prendre en charge et à vivre de manière autonome dans leur petit village. Je suis certaine qu’elles continueront à le faire grâce à leur sens de coopération et leur esprit d’entreprise.

Rahimat Emozozo, étudiante diplômée en économie au Johnson Center for Political Economy de l’Université de Troy (Article publié en collaboration avec Libre Afrique)

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vendredi 3 novembre 2017

Grand conseil municipal à Villé

Sensationnel : record de points à l'ordre du jour battu !

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Monsieur le maire vient de convoquer à un grand conseil  municipal en date du lundi, 6 novembre à 20h00 à la mairie de Villé. Les "couche-tôt" peuvent se réjouir, une fois de plus l'ordre du jour n'est guère fourni. Inutile donc d'appeler la maréchaussée pour faire sortir les représentants du peuple à "la force des baïonnettes". Le temps de Beaumarchais est révolu, et tout laisse à penser que nos élus quitteront "la salle du jeu de paume villoise" faute de sujets sérieux à se mettre sous la dent. 

1) Finances : attribution d'une subvention.

2) Attribution des marchés publics de rénovation de l'atelier municipal.

3) Création d'un accueil périscolaire : maîtrise d'oeuvre.

4) Urbanisme : mainlevée de droit à résolution.

5) Divers et communications du maire.

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