lundi 8 octobre 2018

Côte d'Ivoire : Des planteurs d'hévéas bloquent la route à Dabou

Ils réclament leur argent à un soi-disant «ami» du chef de l'État

ci1De plus en plus souvent, les routes africaines sont bloquées, même en Côte d'Ivoire, l'un des pays soi-disant les plus développés du continent. Cette fois, ce sont les planteurs d'hévéas qui réclament leur argent à Lohouess Vincent Essoh, patron de l'entreprise de transformation de caoutchouc ITCA située dans le village de Boubouri. La route a été bloquée pendant plusieurs heures par ces planteurs qui se définissent comme des apporteurs d'affaire à l'entreprise ITCA.

800 millions de francs CFA (environ 1.219.512 euros), c'est la somme que réclament les grévistes.Selon nos informations, depuis 4 mois, le patron de l'usine devait verser cette somme aux différents apporteurs d'affaire et planteurs d'hévéas. Ces manifestants disent être prêt à aller jusqu'au bout pour que leur argent soit donné par Vincent Essoh Louess par ailleurs responsable du parti politique RHDP unifié à Dabou.

"On a livré du caoutchouc à l'usine. Depuis 4 mois, les gens ne veulent pas nous donner notre argent. On a même saisi le préfet. Jusqu'à aujourd'hui, monsieur Vincent Essoh Louess ne veut pas nous payer notre argent. Il refuse de nous payer. Nous avons des informations de source sûre que notre argent a été remis à ce monsieur. Ce monsieur nous prend pour des animaux. Nous réclamons notre argent à ce monsieur", explique le porte-parole des grévistes, planteur et apporteur d'affaires.

La tentative de négociation entamée par les agents de la police s'est soldée par un échec. Les grévistes ne comptent pas quitter la rue tant que Vincent Essoh Louess ne vient pas donner leur argent. Ils entendent aller faire un sit-in au Plateau (centre administratif d'Abidjan) pour protester vigoureusement afin que leur argent soit payé.

"Ce monsieur nous tue à petit feu. Il se dit être l'ami personnel du président de la République. Et il se base sur ses relations avec Alassane Ouattara pour ne pas payer notre argent. Je ne peux pas comprendre qu'un ancien ministre peut être mauvais à ce point. On ne peut pas scolariser nos enfants parce que ce monsieur a bloqué notre argent", déclare une manifestante 

L'ancien ministre Vincent Essoh Louess, patron de l'entreprise ITCA, affirme qu'il n'a rien à se reprocher, il accuse son partenaire majoritaire. L'ancien ministre voit en cette manifestation des mains obscures de ses adversaires politiques. Et que les salariés soient pris en otages, voilà qui ne le chagrine guère.

- selon Jean Chrésus, journaliste ivoirien

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dimanche 7 octobre 2018

Maroc : le port du voile toujours à l'ordre du jour

Polémique après l’escapade amoureuse d’un ministre de Mohammed VI en France

Maroc_escapade_ministre

Au Maroc, la polémique a pris une autre tournure après l’escapade amoureuse d’un ministre du gouvernement, filmé, main dans la main, avec une fille, en France.

Les images ont fait le tour de la toile dans le royaume, au point de soulever une polémique sans précédent. Notamment sur la différence d’âge et surtout sur le fait que la femme « n’était pas voilée ». Poussé jusqu’à ses derniers retranchements, le ministre en question a été contraint de s’expliquer. Selon le site Bladi.net, dans une interview accordée au site arabophone Al3omk, le ministre issu du Parti Justice et Développement n’a pas cherché à démentir cette relation. Il a confirmé sa liaison avec cette jeune femme qui est sa « fiancée ».

Le ministre, regrettant que l’on s’attaque à sa vie privée, précise que cette vidéo date de juillet dernier, un mois après leur fiançailles. Ajoutant rendre toujours visite à sa famille lors d’évènements, notamment religieux, le ministre lance : « Nous sommes fiancés, avec tout ce que cela implique au niveau légal, social et religieux ». Et d’ajouter : « Ce n’est un secret pour personne et les membres de ma famille sont au courant ».

À la question de savoir comment se fait-il que lui, ministre, issu d’une formation islamiste, se promène avec sa fiancée qui ne porte pas le voile, la réponse du dignitaire est sans appel. Le ministre qui affirme vivre depuis quelques années une relation conflictuelle avec son épouse, et dont le divorce n’est pas encore définitivement prononcé, a en effet rétorqué que le voile n’est pas un critère de religiosité ou une preuve de bonne conduite.

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samedi 6 octobre 2018

Disparition franco-chinoise

Le président chinois d'Interpol porté disparu, enquête ouverte en France

chineCe vendredi 05/10/2018 - Une enquête pour disparition a été ouverte en France, à Lyon, concernant Meng Hongwei, le président chinois de l'organisation internationale de coopération policière Interpol, dont la famille n'a plus de nouvelles depuis son départ pour la Chine fin septembre. 

C'est son épouse qui a signalé sa disparition aux autorités françaises en faisant part de son inquiétude, selon une source proche du dossier, confirmant une information de la radio Europe 1. 
"Il n'a pas disparu en France", a précisé cette source.  
Selon le quotidien de Hong Kong en langue anglaise South China Morning Post, qui cite une source anonyme, cet homme de 64 ans fait l'objet d'une enquête dans son pays. Il a été "emmené" par les autorités "dès son atterrissage" la semaine dernière, pour des motifs encore flous, affirme le journal. 
L'enquête a été ouverte à Lyon, siège mondial de l'organisation rassemblant 192 pays et lieu de résidence de Meng Hongwei et sa famille. Elle a été confiée à la police judiciaire. 
"Cette affaire concerne les autorités compétentes en France et en Chine", s'est borné à commenter Interpol dans un communiqué, en soulignant que c'est l'Allemand Jürgen Stock, son secrétaire général, et non Meng Hongwei, qui est chargé de la conduite de l'organisation au quotidien. 
Meng Hongwei, 64 ans, avait été élu le 10 novembre 2016 à la tête d'Interpol lors de sa 85e assemblée générale annuelle à Bali, en remplacement de la Française Mireille Ballestrazzi, devançant largement un unique concurrent namibien. Son mandat court jusqu'en 2020. 
Avant sa nomination, il exerçait en Chine comme vice-ministre de la Sécurité publique et y dirigeait le bureau national d'Interpol. Il était également un poids lourd du Parti communiste chinois. Durant sa carrière de policier, il a travaillé dans des unités de lutte contre le trafic de drogue, l'anti-terrorisme et a dirigé les gardes-côtes chinois, selon sa biographie sur le site d'Interpol. 

Nomination critiquée par Amnesty International

Cette première nomination d'un Chinois à ce poste avait été critiquée par des organisations de défense des droits de l'Homme. La Chine a longtemps utilisé Interpol "pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger", s'était inquiété notamment Amnesty International. 

L'organisation policière s'en était défendue en rappelant que le président d'Interpol n'intervient pas dans son quotidien opérationnel et en soulignant que l'article 3 de ses statuts lui interdit toute ingérence en matière politique. 
Reste que la disparition soudaine de hauts dignitaires chinois est devenue chose courante sous la présidence de Xi Jinping, qui mène depuis plusieurs années une campagne anti-corruption soupçonnée de servir de purge politique, en Chine comme à l'étranger. 
Basée à Lyon, Interpol permet de favoriser les échanges entre les polices de ses 192 pays membres, grâce à des bases de données répertoriant par exemple les passeports déclarés volés. 
L'organisation est connue pour sa diffusion des "notices rouges", présentées souvent - à tort - comme des mandats d'arrêt internationaux : elles informent en réalité les pays membres d'Interpol de la délivrance d'un mandat d'arrêt par l'autorité judiciaire de l'un d'eux, sans obligation d'arrestation ni d'extradition.

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vendredi 5 octobre 2018

Six extrémistes de droite arrêtés à Chemnitz pour soupçons de terrorisme

Ils auraient planifié des attaques armées contre des étrangers et des dissidents, après avoir déjà frappé à Chemnitz.

chemnitz

Le parquet fédéral a arrêté lundi six hommes en Saxe et en Bavière, soupçonnés de former une organisation terroriste d'extrême- droite. Comme l'a annoncé l'autorité de Karlsruhe, plusieurs appartements ainsi que d'autres locaux en Saxe ont été perquisitionnés, d'autres sont encore recherchés. Plus de 100 fonctionnaires de la police saxonne sont impliqués dans l'opération.

Une association terroriste appelée "Révolution Chemnitz"

Entre autres, les six Allemands arrêtés sont fortement suspectés d’avoir fondé, avec Christian K., 31 ans, une organisation terroriste d'extrême-droite appelée "Revolution Chemnitz". Christian K., considéré comme un dirigeant central, avait déjà été arrêté le 14 septembre par le parquet de Chemnitz en raison de violations particulièrement graves de la paix. Il est en détention depuis cette date.

L'accusé a essayé d'obtenir des armes semi-automatiques

Les informations recueillies indiquent que ces personnes sont déjà connues dans les milieux des hooligans, des skinheads et des néo-nazis. Le 11 septembre 2018 les accusés ont rejoint le groupement "Revolution Chemnitz". Ils auraient prévu des attaques et des attaques armées contre des étrangers et des dissidents politiques, selon le procureur fédéral.

Les accusés auraient déjà tenté d’obtenir des armes à feu semi-automatiques. Le 14 septembre, cinq d’entre eux auraient attaqué et blessé plusieurs étrangers armés de bouteilles de verre, de gants de quartz et d’un dispositif d’impulsion électrique avec d’autres extrémistes de droite violents sur l’étang du château de Chemnitz. Une victime a été blessée par le jet d'une bouteille de verre à l'arrière de sa tête. Selon l'enquête, l'attaque était censée être un "test" pour un événement prévu par les accusés pour le 3 octobre 2018, mais pas encore complètement compris.

Déjà des attaques de plusieurs étrangers

Le 14 septembre, cinq d’entre eux auraient attaqué et blessé plusieurs étrangers, armés de bouteilles de verre, de gants de quartz et d’un dispositif d’impulsion électrique près de l’étang du château de Chemnitz. Une victime a été blessée par le jet d'une bouteille de verre à l'arrière de sa tête. Selon l'enquête, l'attaque était censée être un "test" pour une attaque plus importante prévue par les accusés pour le 3 octobre 2018.

Les six personnes actuellement arrêtées ainsi que Christian K. ont été présentées lundi et mardi au juge d'instruction du Tribunal fédéral, qui a décidé de les placer en détention provisoire. 

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jeudi 4 octobre 2018

Une affaire Naomi à Paris ?

Décès d'une nonagénaire :

le Samu n'est pas intervenu, une enquête est ouverte.

SAMU

Elle avait 96 ans. Le Parisien révèle mercredi 3 octobre qu'une enquête a été ouverte pour éclaircir la cause du décès d'une nonagénaire mardi à Paris.

Selon le quotidien local, la vieille dame, victime d'un malaise vers 12h45, est parvenue à alerter sa gardienne d'immeuble avec son téléphone portable. Celle-ci a contacté le Samu qui n'a envoyé personne sur place, selon les informations du ParisienLa police est arrivée au domicile de la nonagénaire et a constaté son décès. Les agents ont dit au Samu "leur étonnement de leur non intervention". Ils en ont ensuite informé le parquet qui a ouvert une enquête. 

Que s'est-il vraiment passé dans l'appartement ?

Selon Le Parisien, l'opératrice du Samu aurait indiqué qu'une ambulance arrivait avant que le médecin régulateur ne reprenne la communication. Il aurait demandé à la gardienne de prendre le pouls de la victime. Celle-ci, sans formation de secouriste et en situation de stress, n'aurait pas réussi. Le médecin aurait conclu à la mort de la vieille dame, affirme Le Parisien.

L'AP-HP a expliqué sa décision sur Twitter. "Devant les signes cliniques présentés", le médecin régulateur a diagnostiqué "un arrêt cardio-respiratoire" et a pris la décision "de ne pas engager de manœuvre de réanimation sur la patiente de 96 ans". L'assistance publique s'est aussi défendue auprès du Parisien : "Le médecin régulateur prend l'appel de quelqu'un qui n'est pas secouriste. Et cherche la stratégie la plus adaptée ".

Si une personne n'arrive pas à mesurer votre pouls par ignorance, c'est que vous êtes mort. Incroyable mais vrai !

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mercredi 3 octobre 2018

Frais bancaires : "60 millions de consommateurs" révèle !

Des pratiques illégales !

frais

Les frais bancaires génèrent, selon 60 millions de consommateurs, 6,5 milliards d'euros chaque année. D'après l'association, certaines banques profitent largement de leurs clients en les surfacturant discrètement...

Dans une enquête réalisée avec l'Union nationale des associations familiales (Unaf), 60 millions de consommateurs révèle la pratique adoptée par certaines banques. "Elle consiste à prendre en référence le solde de fin de journée du compte bancaire pour traiter les opérations débitrices des dernières vingt-quatre heures".

Autrement dit, si le compte termine la journée dans le rouge, ce ne sont pas que les opérations effectuées à partir du moment où le compte est en négatif qui seront facturées, mais toutes celles de la journée !...

"Simple et... très rémunérateur", d'après l'association, les Caisses d'épargne ont notamment mis en place cette procédure en 2017... Des pratiques similaires ont également été constatées au Crédit mutuel.

"Prélever des frais d'incident sur une opération qui ne provoque pas d'incident, cela s'appelle une facturation sans objet. C'est donc une pratique illégitime et, selon notre interprétation, illégale", insiste 60 millions de consommateurs. L'association a lancé un appel à l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution afin qu'elle se penche sur ce cas...

Les frais bancaires bientôt limités ?

Au début du mois de septembre, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire était intervenu sur BFM TV à propos des frais bancaires... Il souhaite notamment que les frais d'incidents bancaires soient moins impactants, notamment vis-à-vis des plus pauvres : "Certains qui ont peu de revenus, pas de salaire, peuvent payer jusqu'à 400, 500, 600 euros de frais bancaires. C'est inacceptable". Il souhaite donc plafonner à 200 euros par an les frais des plus fragiles...

Selon une étude Panorabanques.com parue mi-juillet, six Français sur dix se retrouvent dans le rouge au moins une fois par an. Dans le détail, 24% sont à découvert une fois par mois, 20% une fois par trimestre et 16% une fois par an... (selon Actu-Orange)

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mardi 2 octobre 2018

Des militaires qui se croient en pays conquis

Sénégal : Un militaire français arrêté à Dakar

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Un militaire français en service à Dakar a été arrêté par des gendarmes sénégalais accompagnés de leurs collègues français. Il est accusé d’avoir agressé un jeune sénégalais dans la nuit du 16 septembre dans une boite de nuit dakaroise. Sa victime, le jeune Sénégalais, est toujours dans le coma. 

Dans la nuit du 16 Septembre 2018, cinq militaires français en civil ont eu une empoignade avec des jeunes sénégalais dans un restaurant au quartier les Almadies de Dakar. L’un de ces derniers prit plusieurs coups sur la tête avec une arme qui a été décrite comme un « poing américain ». Oumar Watt , le jeune homme en question, âgé de 31 ans est actuellement dans le coma . Il est atteint « de multiples contusions cérébrales, bi-frontales, temporales gauches et diencéphaliques », selon ses proches. 

Oumar et quatre de ses amis dont deux jeunes filles profitaient tranquillement de leur fin de soirée dans le Club restaurant. C’est dans ces conditions qu’ils ont ont été interrompus par un groupe de cinq militaires français en civil, qui ont commencé à taquiner les jeunes filles. L’un des sénégalais protesta alors en leur demandant d’arrêter de tourmenter sa « sœur ».

Les militaires étant en état d’ébriété, une bagarre éclate rapidement entre les deux groupes. Oumar se met entre les principaux concernés afin de les séparer, mais il reçut un coup sur la nuque de la part d’un des militaires. Les cinq français avaient été placés en garde-à-vue mais ils seront libérés dans la journée.

Cependant, pas de quoi rehausser l'estime des troupes françaises et de la France auprès de la population locale, tout comme pas de quoi intéresser la presse française, alors que l'affaire a fait la "une" de la presse francophone de l'Afrique de l'Ouest.

senegal

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lundi 1 octobre 2018

Boulette de vacances dans une banque du Centre-Alsace

Chèque rejeté malgré un compte approvisionné !

ch_que1Eh oui ! cela arrive aussi chez nous ! En date du 14 août, un quidam envoie à une société un chèque de 28,35 €. Le lundi, 27 août, il reçoit par la poste un avis de sa banque lui demandant d'approvisionner son compte débiteur de 15,71 € dans les 48 h ! Furieux, le client de 30 ans de fidélité, qui n'a jamais eu d'histoire, téléphone au banquier qui lui répond : "Le nécessaire sera fait. Ne vous inquiétez pas." Le 29, son  salaire devait rentrer, donc il n'y avait effectivement pas lieu de s'inquiéter. Et voilà qu'en date du 30 août, notre fidèle client reçoit une missive par LR avec AR datée du 29 août : il est interdit bancaire pour 5 ans, et il faut qu'il règle la somme de 28,35 € au plus vite ! Le tout assorti de 15 € de frais bancaires ! Notre fidèle client, très énervé, se rend à sa banque. Il demande à être reçu par le directeur. Peine perdue, celui-ci est en congé jusqu'au 3 septembre ! Finalement, après avoir vu plusieurs employés de l'agence et qu'aucun n'a pu lui dire qui avait pris l'initiative du rejet intempestif de ce chèque, il rentre chez lui, non sans qu'un caissier ne lui ait confidentiellement chuchoté que "c'est une erreur d'un stagiaire de vacances". On se justifie comme on peut... Il reçoit quand même un coup de téléphone du directeur à son retour, qui s'excuse, lui promet que si le chèque est représenté il sera payé, que les frais de rejet lui seront ristournés et qu'il pourra à nouveau émettre des chèques. Trop tard, monsieur le directeur, le client fidèle est déjà parti ouvrir des comptes ailleurs pour y transférer son argent.

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dimanche 30 septembre 2018

Mayotte, c'est aussi la France

La police aux frontières interpelle une trentaine de clandestins chaque jour

mayotteIls ont déserté les lieux avant même l'arrivée des forces de l'ordre. Dans un bidonville d'un quartier de Petite-Terre, à Mayotte, une opération de contrôle de la police aux frontières (PAF) a provoqué mardi la fuite des étrangers en situation irrégulière.

Dans les ruelles en terre battue ravinées par les pluies et jonchées de déchets, une dizaine d'agents de la PAF progressent en courant sur des chemins escarpés, suivis par une journaliste de l'AFP. Une délégation de la commission des lois de l'Assemblée nationale, en déplacement sur le 101ème département français durant une semaine, assiste exceptionnellement à cette opération. 

La population étrangère représente près de 42% de la population totale.

D'habitude, la PAF interpelle entre 20 et 35 clandestins par jour, essentiellement comoriens. Mais mardi, alertés par le cortège peu discret de la délégation, les étrangers en situation irrégulière dans ce quartier de 9.000 âmes ont déjà déserté leurs habitations de tôle, laissant femmes et enfants derrière eux. Mayotte est confrontée à une forte immigration venue des Comores voisines. Un mouvement de protestation populaire contre l'insécurité et l'immigration avait paralysé l'île pendant presque six semaines au printemps.

Selon le préfet, la population étrangère représente près de 42% de la population totale et plus de la moitié de cette population étrangère est en situation irrégulière. Alors que les policiers ouvrent des portes de ferraille et se glissent au sein de parcelles occupées par des familles en grande précarité, une habitante les oriente vers une habitation, où se réfugient des clandestins, pense-t-elle.

"Moro, Moro"  

"On a beaucoup de dénonciations", souffle un membre du groupe d'appui opérationnel (GAO) de la police aux frontières. "Parfois, dès qu'on arrive en voiture, les gens viennent vers nous." Mais d'autres aident au contraire les clandestins à fuir, comme ces enfants, des "guetteurs naturels", qui crient "Moro, Moro" ("Au feu" en langue locale, ndlr) pour prévenir de l'arrivée des forces de l'ordre, ajoute un autre policier.

"Les endroits sont difficiles d'accès (...), c'est assez dangereux" pour les 44 policiers du GAO, reconnaît Julien Kerdoncuf, le sous-préfet en charge de l'immigration clandestine. "Les gens résistent souvent" lors de l'interpellation, "un de nos collègues a été blessé hier encore", renchérit un policier.

Trois types de kwassas

En comptant aussi la police et la gendarmerie, au total entre 50 et 60 clandestins sont interpellés chaque jour sur ce territoire français de l'océan Indien qui totalise la moitié des reconduites à la frontière de France. Si deux tiers des étrangers en situation irrégulière sont interpellés à terre, la PAF oeuvre également en mer. "Il y a trois types de kwassas (embarcations clandestines de fortune, ndlr)", explique le sous-préfet : les "kwassas VIP", avec deux ou trois passagers, "plus chers et rapides", les "kwassas low cost" avec 30 à 40 personnes à bord et les "kwassas médicaux" empruntés par des Comoriens malades, souhaitant se faire soigner à Mayotte.

Pour lutter contre l'immigration clandestine en mer, le territoire dispose de deux vedettes et de quatre bateaux intercepteurs. Deux nouveaux intercepteurs devraient compléter la flotte en novembre.

Depuis mi-mars, les pouvoirs publics ont intensifié les contrôles et plus de 13.000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont été délivrées, selon le sous-préfet. Si lundi, le ministre des Affaires étrangères français a une nouvelle fois rencontré son homologue comorien, selon Julien Kerdoncuf, la France demeure en crise diplomatique avec les Comores, qui refusent depuis le 21 mars de réadmettre leurs ressortissants expulsés de Mayotte. L'Union des Comores considère en effet que Mayotte est une île comorienne. 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a indiqué début septembre que les autorités comoriennes avaient commencé à accepter les reconduites, mais "à doses relativement réduites". (selon "Mayotte première")

Mayotte, le bidonville de Kaweni, c'est aussi la France !

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samedi 29 septembre 2018

La Cour Pénale Internationale

Donald Trump prononce le requiem de la CPI

Trump

Les Etats-Unis continuent d'afficher leur répugnance vis-à-vis de la CPI. A la tribune de l'ONU, Donald Trump a estimé que cette Cour est dépourvue de toute légitimité et de toute compétence.

Alors que les critiques contre la Cour pénale internationale se font de plus en plus grandissantes, Donald Trump est venu jeter un gros pavé dans la mare, éclaboussant ainsi cette justice internationale qui s'active pourtant pour avoir une reconnaissance universelle. Aussi, lors de son discours à la 73e Assemblée générale des Nations unies, le Président des Etats-Unis s'est voulu on ne peut plus très amer à l'encontre de la Cour de La Haye.

A en croire le locataire de la Maison Blanche : « La CPI prétend à une compétence quasi universelle pour les citoyens de tous les pays, violant ainsi tous les principes d’équité en terme de justice et de procédure régulière. » Voilà pourquoi il se veut intransigeant : « Nous ne tronquerons jamais la souveraineté américaine pour une bureaucratie mondiale non élue. »

Poursuivant, le successeur de Barack Obama indique que « le Conseil des droits de l’Homme était devenu une source de honte pour cette institution (ONU, Ndlr), protégeant les acteurs qui violent les droits de l’Homme. Par conséquent les États-Unis ont choisi la seule issue responsable. Nous nous sommes retirés du conseil des droits de l’Homme et nous ne retournerons pas, à moins qu’il y ait de vraies réformes. Pour les mêmes raisons, les États-Unis n’apporteront aucun soutien pour reconnaître la cour pénale internationale. »

Par conséquent, il déclare que la CPI n’a pas de compétence, de légitimité et d’autorité. En ce qui concerne les États-Unis, « la CPI n’a pas de compétence, de légitimité et d’autorité ».

Notons que le 11 septembre dernier, John Bolton, Conseiller à la sécurité nationale du Président américain avait affirmé que « la CPI est déjà morte », menaçant au passage de poursuivre les juges et procureurs de la Cour si elle s'en prend à des ressortissants américains.

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