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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
30 avril 2023

Sécheresse en Chine

La baisse du niveau du Yangtsé révèle d’anciennes statues bouddhistes.

yangtse4La vague de chaleur et la sécheresse en Chine confirment les inquiétudes concernant le dérèglement climatique. En raison de la baisse du niveau de l’eau du Yangtsé ces derniers jours dans le sud du pays, trois statues bouddhistes vieilles de 600 ans ont sorti la tête du plus important fleuve chinois et troisième du monde, allant du plateau tibétain à Shanghai.

C’est un petit dôme de pierre au sommet d’un récif qui a d’abord émergé du cours du Yangtsé. la découverte a été filmée sous toutes les coutures par la télévision de Chongqing : dans des cavités creusées à même le rocher, un trio de petites statues figurait, dont celle d’un bonze assis sur une fleur de lotus.

Selon l’agence Chine Nouvelle, l’ouvrage pourrait avoir 600 ans et remonter aux dynasties Ming et Qing.

Bouddha sauvé des eaux 

À Chongqing, certains habitants ont supplié la pluie de revenir suite aux feux de forêts qui ont embrasé les montagnes ces dernières heures. Des images de nuit impressionnantes diffusées sur le réseau weibo, montrent un ciel rouge semblant chapeauter les grattes ciels.

La Chine n’a jamais eu aussi chaud et le thermomètre s’affole : le seuil des 40 degrés a été dépassé dans de nombreuses régions cet été.

Prière des bouddhistes également, même si ce n’est pas la première fois que des œuvres d’art religieuses réapparaissent à la surface. En 2017, une tête d’un bouddha assis contre une falaise a été découverte par un villageois de la province du Jiangxi, dans l’est du pays. Une révélation là aussi qui a suivi la chute brutale du niveau de l’eau, mais cette fois liée à la réparation d’une porte d’un barrage. (selon "RFI")

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29 avril 2023

Où vivaient les différents souverains de France ?

Jusqu'à l'installation définitive de la cour à Versailles par Louis XIV en 1682, les rois de France sont plutôt nomades. Avec leur cour dite "itinérante", ils sillonnent le royaume et s'installent provisoirement dans les différents châteaux construits pour les accueillir, transportant avec eux toutes leurs affaires, réinstallées à chaque étape.

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Les rois de France n'ont pas toujours résidé dans la prestigieuse Versailles. Leur cour a très longtemps été dite "itinérante", une habitude instaurée par Charlemagne (années 740-814), qui a parcouru en son temps de nombreux kilomètres à travers le vaste empire carolingien. Il est vrai qu'auparavant, dans l'Antiquité, les souverains se fixent plutôt sur un lieu central, entouré de leurs structures administratives. Les Mérovingiens, quant à eux, résident fréquemment en villes, à Paris ou Soissons notamment, ce qui sera aussi le cas des couronnes de France au Moyen Âge.

Durant cette dernière période en revanche, le roi doit se rendre en province pour collecter les redevances, alors souvent sous la forme de produits à consommer sur place. Il traverse ainsi le royaume accompagné de sa cour, de village en village et de château en château, dont nombreux sont finalement construits en dehors de Paris. Loin d'être uniquement pour le plaisir, ces déplacements obéissent au contexte, aux faits politiques, aux campagnes militaires — bien qu'aussi aux saisons, comme celle de la chasse, loisir royal par excellence. Depuis ses différentes demeures, construites selon ses envies et besoins, le despote "bâtisseur" ne cesse jamais de gouverner.

De "grands tours pour être vus des sujets

Dès les XII et XIIIe siècles, les administrations royales et judiciaires sont confiées à des intendants, si bien qu'il n'est plus nécessaire de se déplacer tout autant. Cela ne sonne pas pour autant la fin de l'itinérance : le souverain doit être vu et se faire connaître de son peuple. De "grands tours" sont ainsi organisés, à l'image de celui organisé par Catherine de Médicis (1519-1589) pour son fils Charles IX (1550-1574), accompagné pendant vingt-sept mois d'un immense cortège. Celui-ci pouvait atteindre les 14.000 personnes, des courtisans aux conseillers en passant par les serviteurs, transportant mobiliers, tapisseries, linges et vaisselles de demeure en demeure.

C'est également celle qui sera surnommée la "veuve noire" qui change les habitudes royales en choisissant (en sa qualité de régente) Paris, délaissée pour les châteaux proches de Paris ou de la Loire — les préférés du très migrateur François 1er durant la Renaissance — comme résidence principale. Louis XIII (1601-1643) vit ainsi principalement au Louvre, bien qu'il se rende régulièrement à Saint Germain en Laye, Fontainebleau ou Versailles. Louis XIV (1638-1715) fait le même choix au début de son règne. Mais le traumatisme de la Fronde le pousse à s'écarter de la foule parisienne.

Fin de l'itinérance avec l'installation à Versailles

Après un "grand tour" de presqu'un an à travers quinze provinces, qui se solde par son mariage à Saint-Jean-de-Luz avec l'infante d'Espagne Marie-Thérèse d'Autriche, le Roi Soleil préfère ses résidences secondaires qu'il agrandit, jusqu'à faire de Versailles un "château d'État". Tout y est organisé pour que la cour y soit définitivement installée en 1682. Les voyages ne cessent pas pour autant, et pour cause : durant ses cinquante-quatre ans de règne, le pays est en guerre durant trente-trois ans.

Louis XV (1710-1774) voyage quant à lui beaucoup entre les différentes résidences royales. Mais la capitale redevient dans le même temps (et à nouveau, puisqu'elle est désignée "le chef et la source" du pays depuis le milieu du XIVe siècle) un lieu d'intérêt, si bien que la mode n'est plus au déplacement pour les Valois suivants. La cour versaillaise perd son rôle de modèle à travers l'Europe, tout comme la monarchie française qui touche à sa fin, laissant derrière elle de sublimes châteaux. (selon "GEO")

28 avril 2023

Pour le développement du commerce local ?

On croyait nos élus locaux très attachés au développement du commerce local et du centre-ville de Villé ! Hélas, les faits semblent prouver le contraire !

parkingRappelons l'histoire du seul grand parking du bourg-centre qui se situe rue Louis-Pasteur ! Ce parking existait déjà du temps de l'ancien Super-U, avant que celui ne déménage du côté du périphérique. Les anciens propriétaires avaient même proposé de céder leurs anciennes installations  à l'euro symbolique, ce qui fut refusé par les anciens élus municipaux pour des raisons pas très claires ! Une proposition que la comcom ne manquera pas !

Et c'est ainsi qu'on se retrouva dans une situation du moins ambiguë : la comcom accepta de laisser public le parking (de près de 100 places), alors que la compétence "parking" et "circulation" relevait de la commune !

Et voilà que la comcom actuelle décide brutalement de transformer ce parking en terrain de jeux pour les jeunes (alors même que l'aire de jeux existant près du collège et de la salle de sports est à l'abandon depuis de nombreuses années, sans parler du parcours de santé du Klosterwald) ! Chose très curieuse : le maire et ses collègues villois ont accepté "sans mouffeter" cette décision qui va à l'encontre des intérêts économiques de leur commune ! Mais peut-être vont-ils obliger les automobilistes et les transporteurs à stationner sur les côtés de la rue de la libération et de la rue Louis-Pasteur ! Bonjour les embouteillages, accrochages et autres accidents !

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27 avril 2023

La première pharaonne d'Égypte

Néférousobek n’a pas la même notoriété que Cléopâtre et Hatchepsout, mais elle est peut-être la toute première femme à avoir régné sur l’ancien royaume d’Égypte.

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L’Égypte ancienne était essentiellement un monde d’hommes dirigé par un pharaon. Mais à certains moments de son histoire, qui s’étend sur 3 000 ans, des femmes ont régné, et six d’entre elles (Merneith, Néférousobek, Hatchepsout, Néfertiti, Taousert et Cléopâtre) atteignirent les plus hauts sommets du pouvoir et exercèrent une influence importante en Égypte ancienne, non en tant que manipulatrices d’hommes mais en tant que cheffes d’État. Parmi ces puissantes reines, Néférousobek fut la première femme à prendre le titre officiel de roi d’Égypte dans une démonstration sans précédent de pouvoir féminin. Comment réussit-elle à atteindre le sommet de cette société dominée par les hommes ?

 RICHESSE ET ABONDANCE

Néférousobek fut issue du harem et de la pouponnière royaux de la 12e dynastie (1939-1760 avant notre ère). On ne sait pas exactement qui elle était, mais sa mère était l’une des centaines de femmes qui servaient sexuellement le roi Amenemhat III. La princesse comprit qu’afin de pérenniser sa lignée elle devrait un jour épouser son père ou, lorsque ce dernier mourrait, devrait se lier à son frère, le nouveau roi, et devenir la grande épouse royale de la plus importante lignée. D’ailleurs, la mère de Néférousobek était peut-être elle aussi la fille du roi, bien qu’aucune trace ne subsiste à ce sujet. Mais même si la vie l’avait placée sur cette trajectoire, ce ne devait pas être son destin.

LIGNE DE SUCCESSION

À la mort du pharaon Amenemhat III, son fils, Amenemhat IV, monta sur le trône et, comme cela était prévu, Néférousobek devint sa femme. La noblesse égyptienne accueillit cette nouvelle avec un grand soupir de soulagement, sachant que le statu quo serait maintenu pendant quelques décennies encore et que de nouveaux héritiers n’allaient pas tarder à entrer dans la lignée royale. Néférousobek était désormais reine, et fille du roi en prime. Cependant, après neuf ans de règne seulement, Amenemhat IV mourut sans avoir d’héritiers viables.

Tous les courtisans se tournèrent alors vers la famille royale pour résoudre la situation : maintenir l’équilibre de pouvoir entre les membres de l’élite afin que les richesses continuent de pleuvoir. La 12e dynastie se trouvait dans une crise de succession d’ampleur inédite. Suivante sur la liste faute de mieux, Néférousobek ne devint rien de moins que « roi » grâce à sa filiation avec le grand Amenemhat III, dont elle se servit pour légitimer son accession au pouvoir. Pour la première fois dans l’histoire humaine, une femme de la famille royale égyptienne revendiquait la plus haute fonction du pays (le poste de roi), et ce pour la simple raison qu’il n’y avait aucun homme dans la famille royale pour y prétendre.

UNE DÉMONSTRATION DE FÉMINITÉ

Quand Néférousobek monta sur le trône, elle passa plusieurs semaines au temple pour différentes activités, initiations, méditations et cérémonies qui l’investirent du pouvoir divin de la souveraineté (les Égyptiens s’accordaient à dire qu’elle le possédait depuis la naissance). On décréta également que « reine » n’était pas un titre convenable pour elle ; les reines étaient soumises à leur souverain. En cette qualité, elle reçut cinq noms de règne tels que « Celle qui appartient au jonc et à l’abeille, Maîtresse des Deux Terres, et Fille de Rê », une titulature royale féminisée spécialement pour elle. Elle était roi, un point c’est tout.

Devenue roi, Néférousobek s’attela aussitôt à protéger la dynastie familiale. Elle fit placer des effigies d’elle dans les temples de toute l’Égypte ; trois statues furent découvertes sur le site de Tell el-Dab’a, dans l’est du delta du Nil, parmi des vestiges de temples de la 12e dynastie. Chose frustrante, aucune des statues portant son nom n’avait conservé son visage.

L’une d’entre elles se trouve aujourd’hui au Louvre. Bien que dépourvue de tête, on aperçoit tout de même le Némès, ce couvre-chef strié que Toûtankhamon porterait bien plus tard avec son masque funéraire doré, tomber sur ses épaules. Elle est vêtue d’une robe de reine, mais elle a noué le pagne des rois par-dessus sa tenue féminine, et bien plus haut qu’un homme ne l’aurait fait : au-dessus du nombril et juste en dessous de la poitrine. Autour du cou, elle porte la même amulette percée en forme de cœur que son grand-père et que son père, un symbole de la force de la 12e dynastie et de sa filiation directe avec ces grands rois. Elle ne mentait pas à son peuple ou à ses dieux quant à son genre ; elle exposait sa féminité au vu et au su de tous. Cela ne l’empêcha pas de superposer la masculinité de ses nouvelles fonctions à sa féminité.

LA FIN D’UNE ÉPOQUE

Lors de sa troisième année de règne, le Nil connut une sécheresse qui mena l’Égypte au bord du désastre alors que les récoltes déclinaient et que la famine frappait. Néférousobek dut certainement puiser dans les importants bacs à céréales contrôlés par l’État et mobiliser la pléthore de richesses accumulées lors des années d’abondance pour nourrir les Égyptiens affamés.

Pendant ce temps, le fait que Néférousobek était la dernière de sa famille était sur toutes les lèvres, et on commençait à penser à la suite ; un changement de dynastie était proche. Celui-ci finit par se produire bien plus tôt que prévu. Après seulement trois années, dix mois et vingt-quatre jours, selon le Canon royal de Turin, le règne de Néférousobek connut une conclusion abrupte. Sa mort précipita la fin de l’une des plus grandes familles régnantes d’Égypte.

La mort de Néférousobek demeure une question ouverte. Selon certains égyptologues, elle aurait connu une fin précoce et aurait été assassinée pour avoir accédé à une fonction qui ne revenait pas légitimement à une femme. Mais le fait qu’elle se soit emparée de la souveraineté et qu’elle ait régné sans opposition pendant des années suggère le contraire. Et les Égyptiens, à leur manière, remercièrent Néférousobek pour ce qu’elle avait fait pour eux : on conserva son nom dans la plupart des canons royaux. On ne la considéra pas hérétique ou indigne à cause de son sexe. Elle protégea son pays en période trouble et, pour cela, elle fut honorée. (selon "National Geographic")

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25 avril 2023

Inflation en Argentine : les prix fous de l’habillement

Le prix des vêtements et des chaussures a augmenté de 119 % sur un an, au mois de mars. La population développe un arsenal de stratégies pour s’habiller.

argentineSi ce n’était la musique pop et les chuchotis de la fontaine, le centre commercialdes Galerias Pacifico de Buenos Aires, sublime construction néorenaissance de la fin du XIXe siècle, aurait tout l’air d’un musée. Ce jour-là, des visiteurs, mains dans le dos et nuques contorsionnées, scrutent les vitrines, se rendent d’une boutique à l’autre et ne touchent à rien.

Parmi ces timides silhouettes, Edgardo (les personnes dont le nom n’apparaît pas ont souhaité garder l’anonymat), 73 ans, venu examiner pour la deuxième fois, en quelques jours, une doudoune orange. Le chef d’entreprise fait partie de la cible de l’élégant centre commercial, revendiquant sur son site une clientèle « au haut niveau socio-économique et culturel ». Mais une simple veste matelassée à 85 700 pesos (372 euros au taux officiel, début avril, près de la moitié sur le marché parallèle), ça fait réfléchir. « C’est très cher ! Cette inflation, c’est un cancer. Je n’en verrai jamais la fin de mon vivant », s’emporte le septuagénaire.

L’inflation, maladie chronique argentine, marque un record depuis 1991, avec 104,3 % sur un an, en mars. Le secteur de l’habillement et de la chaussure fait encore pire : 119 % d’augmentation sur un an. (selon "Le Monde")

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24 avril 2023

Les pays de l’ex-URSS outrés par les propos de l’ambassadeur de Chine en France

Sur LCI, Lu Shaye a remis en cause la souveraineté des anciens pays membres de l’URSS et l’appartenance de la Crimée à l’Ukraine.

chine« Perroquet » de la « propagande russe ». Les propos controversés de l’ambassadeur chinois en France qui, questionné sur la province ukrainienne de Crimée, annexée depuis 2014 par Moscou, a nié la souveraineté des ex-républiques soviétiques, ont provoqué une levée de bouclier parmi les États concernés.

« Il est étrange d’entendre une version absurde sur “l’histoire de la Crimée” de la part d’un représentant d’un pays scrupuleux au sujet de son histoire millénaire », a lâché sur Twitter Mykhaïlo Podoliak, conseiller à la présidence ukrainienne, ce dimanche 23 avril.

« Tous les pays de l’ex-URSS ont un statut souverain clair inscrit dans le droit international », a-t-il poursuivi, avant d’ironiser : « Si vous voulez être un acteur politique majeur, ne répétez pas comme un perroquet la propagande des Russes. »

Interrogé vendredi 21 avril soir sur la chaîne française LCI, Lu Shaye avait indiqué au sujet de la Crimée, occupée par Moscou depuis 2014 : « Ça dépend de comment on perçoit ce problème. Il y a l’Histoire. La Crimée était tout au début à la Russie. C’est Khrouchtchev qui a offert la Crimée à l’Ukraine dans l’époque de l’Union soviétique. »

Lu Shaye, un « loup combattant »

Il avait poursuivi son argumentaire, estimant que les pays de l’ex-URSS « n’ont pas le statut effectif dans le droit international parce qu’il n’y a pas d’accord international pour concrétiser leur statut de pays souverain ».

Lu Shaye, qui fait partie des « loups combattants », ce nouveau clan de diplomates chinois ne mâchant pas leurs mots face à un Occident perçu comme systématiquement hostile à Pékin, avait également appelé à arrêter de « chicaner » sur la question des frontières post-soviétiques. « Maintenant, le plus urgent est d’arrêter, de réaliser le cessez-le-feu » entre Russie et Ukraine, avait-il estimé.

Des commentaires qui ne concernent pas que ces deux pays, mais toutes les républiques nées de la dislocation de l’URSS en 1991, soit 14 « États-membres des Nations unies, que cet officiel chinois a littéralement rayé de la carte en une seule affirmation ahurissante », souligne Thomas Friang, le fondateur de l’Institut open diplomacy, un think-tank français, pour le Journal du dimanche.

La France a exprimé sa « consternation »

Après ces propos des élus, européens et français, ont demandé à la France d’agir dans une tribune parue dans Le Monde. « Dans un passé récent, le gouvernement français a su agir rapidement pour expulser des diplomates qui s’étaient exprimés de manière inappropriée. C’est en gardant à l’esprit ces précédents que nous vous demandons donc de déclarer l’ambassadeur Lu Shaye persona non grata, en réponse à son comportement totalement inacceptable », écrivent-ils.

Les États baltes, désormais membres de l’Union européenne et de l’Otan, ne masquent pas non plus leur courroux. Le ministre des Affaires étrangères letton, Edgars Rinkevics, a dénoncé des remarques « complètement inacceptables ».

Son homologue estonien Margus Tsahkna les a qualifiées de « fausses », relevant d’une « interprétation erronée de l’Histoire ». « Selon le droit international, les États baltes sont souverains depuis 1918, mais ils ont été occupés pendant 50 ans » par l’URSS, a-t-il poursuivi.

« L’UE ne peut que supposer que ces déclarations ne représentent pas la position officielle de la Chine », a fustigé le chef de sa diplomatie Josep Borrell, critiquant lui aussi des propos « inacceptables » La France a, elle, déclaré en avoir « pris connaissance avec consternation ».

L’Ukraine a été reconnue internationalement « dans des frontières incluant la Crimée en 1991 par la totalité de la communauté internationale, Chine comprise », a insisté Paris, rappelant que l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 est « illégale au regard du droit international ».

La diplomatie chinoise dans l’embarras

Les déclarations du « loup » Shaye mettent dans l’embarras la diplomatie française, deux semaines à peine après qu’Emmanuel Macron a rendu visite à son homologue chinois Xi Jinping pour l’inciter à « ramener la Russie à la raison » vis-à-vis de l’Ukraine et le presser de ne pas livrer d’armes à Moscou.

Si Pékin se dit officiellement neutre, Xi Jinping n’a jamais condamné l’invasion russe ni même parlé au téléphone, jusqu’ici, avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. À l’inverse, il s’est rendu il y a peu à Moscou pour y réaffirmer son partenariat avec le président russe Vladimir Poutine, aux allures de front anti-occidental.

Emmanuel Macron et Xi Jinping avaient ensuite publié une déclaration commune dans laquelle ils s’engageaient à « soutenir tout effort en faveur du retour de la paix en Ukraine ».

Le président français avait surtout suscité une vague d'incompréhension en déclarant que l’Europe ne devrait pas automatiquement s’aligner sur les États-Unis ou sur Pékin en cas de conflit à propos de Taïwan, quand Washington est le principal soutien militaire de Kiev, loin devant l’UE.

Parmi les détracteurs alors d’Emmanuel Macron, le ministre des Affaires étrangères lituanien Gabrielius Landsbergis s’est fendu d’un nouveau tweet perplexe. « Si quelqu’un se demande encore pourquoi les États baltes ne font pas confiance à la Chine pour “négocier la paix en Ukraine”, a-t-il observé, voici un ambassadeur chinois qui affirme que la Crimée est russe et que les frontières de nos pays n’ont pas de base juridique. » (selon "Huffpost")

23 avril 2023

Le printemps est arrivé, les "voyageurs" aussi

A l'automne dernier, étaient apparus dans certains quartiers et villages des inconnus se proposant de réaliser certains travaux (couverture, paysage, nettoyage, etc...). Ils avaient disparu comme ils étaient venus, réalisant quelques travaux (ou ne les réalisant pas), mais tentant toujours d'encaisser des factures comlètement "bidon". Après renseignements pris, ils semblaient inconnus aux adresses qu'ils indiquaient (souvent Sélestat). Oui mais voilà, ils restent d'illustres inconnus dans les services de mairie de la commune.

Et voilà qu'ils reviennent dans nos quartiers pour distribuer des tracts de leurs entreprises (souvent les mêmes, ou presque : mêmes textes, mêmes images, bref, du travail d'équipe. Seuls les numéros du téléphone et le prénom varient... mais les porteurs de tracts sont les mêmes qu'à l'automne dernier où certains avaient garé leur caravane dans le chemin du Neubruch à Sélestat. Devinez ce que l'on peut découvrir à ce semblant d'adresse.

Tract distribué à Villé le 5 avril :

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Tract distribué à Villé le 21 avril

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A4

 

21 avril 2023

L’ambassadeur de l’UE au Soudan agressé

L’ambassadeur de l’UE au Soudan a été « agressé » chez lui, a annoncé lundi soir le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell alors que Khartoum est en proie à de violents combats sur fond de lutte pour le pouvoir des deux généraux.

soudan« Il y a quelques heures, l’ambassadeur de l’UE au Soudan a été agressé dans sa résidence », a tweeté M. Borrell.

Dénonçant « une violation flagrante » de la Convention de Vienne, il a rappelé que les autorités soudanaises avaient la responsabilité d’assurer la sécurité des installations diplomatiques et des diplomates présents dans leur pays.

L’ambassadeur de l’UE, l’Irlandais Aidan O’Hara, est « OK », a indiqué à l’AFP Nabila Massrali, porte-parole du service diplomatique de l’UE, précisant que la délégation de l’UE n’avait pas été évacuée. « La sécurité de notre personnel est notre priorité », a-t-elle souligné.

Selon l’ONU, plus de 185 personnes ont été tuées et 1 800 blessées ces trois derniers jours lors des combats.

« La situation est très changeante. Il est difficile d’évaluer dans quel sens l’équilibre évolue », a déclaré depuis Khartoum le chef de la mission de l’ONU au Soudan, Volker Perthes.

Le conflit était latent depuis des semaines entre le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays, et son numéro deux, le général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemedti », à la tête des Forces de soutien rapide (FSR), qui avaient évincé ensemble les civils du pouvoir lors du putsch d’octobre 2021. (selon "L'Union")

20 avril 2023

L’Inde remplace la Chine dans le plus grand port d’Israël

C’est un milliardaire indien qui contrôle désormais 70 % du port israélien de Haïfa, où la Chine avait pourtant implanté récemment un terminal de containers.

indeEn septembre 2021, la branche internationale du port de Shanghaï ouvre à Haïfa, le principal port d’Israël, un terminal automatisé de containers d’une capacité annuelle de traitement d’un million de navires. Cet investissement de l’ordre d’un milliard d’euros garantit à la Chine l’exploitation de ce terminal durant vingt-cinq ans. Les deux dynamiques des accords d’Abraham et des « routes de la soie » semblent alors converger.

La normalisation israélo-arabe, lancée en septembre 2020 par les Emirats arabes unis et Bahreïn, paraît en effet vouée à s’étendre à l’Arabie saoudite, qui trouverait à Haïfa le débouché naturel de ses échanges avec la Méditerranée.

Quant à « l’initiative de ceinture et de route » (de la soie), impulsée par Pékin dès 2013, elle s’appuie au Moyen-Orient sur des investissements massifs dans des ports situés en Arabie saoudite, à Oman et en Egypte, un dispositif dont l’implantation en Israël assure le volet occidental. C’est pourtant l’Inde qui vient de supplanter la Chine dans ce bras de fer stratégique pour le plus grand port d’Israël.

Les Etats-Unis, qui attribuent environ quatre milliards de dollars d’aide militaire à Israël chaque année, ont très mal réagi à cette surprenante transaction. (selon "Le Monde")

19 avril 2023

Comment un parc éolien sème la discorde à Saâles

Un maire et l’association Agir contre la corruption ont porté plainte contre un parc éolien inauguré en 2018 aux confins de l’Alsace et des Vosges.

sa_les1Ce sont les éoliennes de la discorde. Aux confins de l’Alsace et des Vosges, le parc de Belfays abrite depuis 2018 dix exemplaires d’une puissance de 20 mégawatts de ces prototypes de l’énergie renouvelable. Ils sont aujourd’hui au cœur d’une bataille opposant des élus locaux de six communes parties prenantes de la gestion du lieu.

Deux plaintes ont été déposées au parquet de Saverne (Bas-Rhin) pour « prise illégale d’intérêt » d’une part, « escroquerie » et « majoration frauduleuse d’apport en nature » d’autre part. Une enquête a été ouverte et confiée à deux services de gendarmerie, une perquisition conduite à la mairie de Saâles (Bas-Rhin). ("Journal du Dimanche")

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