mardi 24 novembre 2009
Quand Chaton danse avec les loups
Christian Chaton est certes un conseiller général d'extrême-droite, mais comme les élus de tous bords il doit penser à sa réélection et pas seulement le matin en se rasant. Or, l'extrême-droite est en chute libre, alors il chercherait un autre créneau. D'aucuns le voient déjà rejoindre l'UMP. D'ailleurs, le député UMP Christ a même accepté de poser en photo avec lui devant l'Assemblée Nationale, photo largement diffusée par Chaton sur son blog ! De la part du député, ou c'est de la naïveté, ou vraiment une ouverture de l'UMP sarkozyenne vers l'extrême-droite !
On peut aussi se demander si la distance est énorme entre l'idéologie de notre président et celle de cette extrême, lorsque ce dernier parle de "karchériser la banlieue" et de la débarrasser de "la racaille". Par ailleurs, au mois de septembre, Chaton termine une interview en concluant : "Localisme, Identité, Régionalisme, Europe… Le temps de faire de la politique est enfin venu !" Alors, qu'a-t-il fait jusqu'à maintenant ? Notamment, en cette fin du mois d'août, où il a organisé la journée d'été d' "Alsace-D'Abord" à l'étang de pêche de Rombach-le-Franc en y invitant l'ancien responsable des Loups Noirs, terroristes alsaciens nostalgiques du nazisme dans les années 70/80 ! Lire leurs "exploits" sur Wikipedia : Loups_Noirs et la très intéressante video concernant l'incendie du musée du Struthof en 1976 :
Incendie du musée du Struthof en 1976, revendiqué par les "Loups Noirs"
Croix de Lorraine du Stauffen à Thann, dynamitée à deux reprises par les Loups Noirs en 1981.
La section des anciens combattants que préside Chaton va apprécier ! Quant à une adhésion éventuelle à l'UMP, elle ne fera que discréditer le parti du président de la République et rire toute l'Alsace.
A lire aussi : http://fr.metapedia.org/wiki/Christian_Chaton
et
http://www.jeune-alsace.com/?tag=autonomisme
NB : Et sur ce dernier blog en lien, n'oubliez pas de consulter la galerie de photos de la journée à Rombach-le-Franc !
lundi 23 novembre 2009
Bouteflika se fâche avec Sarkozy
L'une des promesses électorales de Sarkozy était de réaliser une union de tous les pays méditerranéens. Cela n'en prend visiblement pas le chemin, si l'on en croit le quotidien algérien "Tout sur l'Algérie" :
"Depuis quelques jours, l’ambassadeur de France à Alger affiche un optimisme démesuré concernant l’état des relations algéro-françaises. Pour ce diplomate gaulliste – il est proche de la famille Debré-, fervent partisan d’une relation privilégiée entre Alger et Paris, la moindre initiative, comme la visite qu’effectue aujourd’hui une délégation du Medef à Alger, est une occasion pour se réjouir de « l'excellence » des relations entre les deux pays. Dans les faits, la situation est loin d’être aussi bonne que le laisse entendre l’ambassadeur de France. Depuis quelques semaines, Alger refuse systématiquement les demandes de visites émanant de hauts responsables français. Claude Guéant, Secrétaire général de l’Elysée et bras de droit de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur et Eric Besson, ministre de l’Immigration, ont été priés de patienter. Certes, Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée des aînés, a effectué dimanche dernier une visite à Alger. Mais Alger pouvait difficilement refuser ce déplacement. Non seulement cette visite n’était pas politique, mais en Algérie, Mme Berra était venue parler d’un sujet sérieux et grave : la situation dramatique des retraités algériens vivant dans les foyers de la Sonacotra en France. Alger et Paris se concertent depuis quelques mois pour trouver une solution à ce drame. A Alger, les consignes sont claires : aucune visite politique avant le règlement définitif de l’affaire du diplomate Hasseni. Les Algériens estiment en effet que la relance des affaires des moines et les poursuites à l’encontre du diplomate algérien dans l’affaire Mecili sont destinées à faire pression sur Alger. Ce dernier veut en finir une fois pour toutes avec ces « provocations ». Les Français ont tenté d’expliquer que la justice de leur pays est indépendante. En vain. « Nous acceptons le fait que la justice française soit indépendante. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s’est-il mêlé de l’affaire des moines en faisant une déclaration dès le lendemain de son éclatement ? », s’interroge un responsable algérien. « Nous n’avons presque plus d’interlocuteurs à Alger. Il devient difficile même de faire passer des messages », reconnaît une source diplomatique française. Lors de sa visite de quelques heures à Alger, le 18 octobre, l’émir du Qatar, qui entretient de très bonnes relations à la fois avec Abdelaziz Bouteflika et Nicolas Sarkozy, a tenté une médiation. Mais ses chances de succès semblent minces : le différend entre Alger et Paris semble avoir atteint un niveau proche de la crise."
L'affaire des moines de Tibehirine selon Wikipedia :
En 2009, selon un général à la retraite, ancien attaché militaire à l'ambassade d'Alger, qui aurait recu les confidences d'un officier algérien dès 1996, les moines auraient été tués par erreur lors d'une opération menée par l'armée algérienne. Celle-ci a mitraillé un camp d'un hélicoptère, pensant qu'il abritait des membres du GIA. En effectuant une patrouille au sol, elle aurait découvert les corps sans vie des moines. Pour faire croire à un assassinat commis par les terroristes, elle aurait décapité les cadavres des moines. Le gouvernement francais de Alain Juppé aurait été au courant de cette affaire dès 1996 et aurait masqué la vérité à l'opinion publique. Le président Sarkozy a levé le secret défense sur cette affaire.
dimanche 22 novembre 2009
Algérie : le football occulte les conflits sociaux
L'Algérie a la fièvre : sa qualification pour le Mondial 2010 en Afrique du Sud a enflammé tout un peuple bien plus que celle, tirée par les cheveux, de la France. On en est même arrivé à des incidents diplomatiques avec l'Egypte (Encore heureux qu'aucun but n'ait été marqué de la main)! Les quotidiens algériens ne parlent encore que de cela aujourd'hui ! Un seul journal "El Watan" s'est permis de "placer" un article sur un autre sujet : la grève des enseignants qui dure depuis trois semaines et que les cinq syndicats enseignants les plus importants ont décidé de reconduire. Les raisons de la grève : l'augmentation significative des salaires de misère (rien à voir avec ceux des joueurs de football !) avec une multiplication par 4 de l'indice de base, des retraites convenables, mais aussi la prise en compte des décisions des commissions paritaires (elles existent, mais n'ont qu'un avis consultatif à donner, dont l'Etat ne tient pas compte, la révision de la gestion des oeuvres sociales, l'application des lois sur la médecine du travail. Le bras de fer est engagé entre le ministre de l'Education, Mr. Benbouzid, et les enseignants. Peut-être sera-t-il règlé après la Coupe du Monde ?
A lire : ElWatan2211education
samedi 21 novembre 2009
Main généreuse
La main de Thierry Henry rapporte cher à l'équipe de France et son entraîneur. Dans son édition d'aujourd'hui, le quotidien Le Parisien rend publiques les primes de match que les bleus et Raymond Domenech toucheront pour leur sélection pour le Mondial d’Afrique du Sud en 2010. Les joueurs de l’équipe de France ont négocié une prime de match plutôt intéressante en cas de victoire et de qualification pour le Mondial de 2010, chaque joueur ayant participé à au moins un match éliminatoire se verra verser la somme de 140.000 euros. Il faut ensuite ajouter 10.000 € en plus par joueur par match victorieux. Pour le sélectionneur Raymond Domenech, la prime est doublée. Il gagne donc 280.000 € pour la qualification, et 20.000 € par match gagné. L'équipe nationale ne fait pas rêver dans son jeu, mais dans ses gains !
NB : ces chiffres ne tiennent évidemment pas compte des primes supplémentaires offertes par les sponsors.
vendredi 20 novembre 2009
RPI Lalaye-Bassemberg : suppression de poste
Une fois de plus, les petits villages ruraux, dont les écoles sont regroupées en RPI, font les frais de la politique de démantèlement du service public engagée par nos gouvernants. Et on n'oublie rien : pas même ces postes précaires d' "Employé à la Vie Scolaire", grâce auxquels pouvaient se résoudre de nombreuses difficultés à l'école : la lourdeur du travail administratif du directeur, l'aide au travail en groupes, l'accompagnement des élèves lors de sorties et la sécurité des enfants ... Et voici que l'Etat annonce la fin de ces postes pour la rentrée scolaire 2010 ! Le conseil d'école du RPI de Lalaye-Bassemberg s'était déjà saisi de ce problème lors de sa réunion du 20 octobre. Compte-rendu : "Messieurs Bass et Barthelmé (maires de Lalaye et Bassemberg, NDLR) ne connaissent pas d'issue favorable à donner à la reconduction de cet emploi. Le sous-préfet leur a confirmé que ces postes (CAV) n'ont pas vocation à être pérennisé, et qu'en fin de droit l'employée doit céder sa place à un(e) autre EVS (jusqu'en juin 2010 à la suite de quoi le poste n'existera plus). Les communes ne sont pas assez riches pour supporter le coût d'un salaire. Les personnes présentes déplorent la situation. Mme Schmitz Kaminsky (parent d'élève, NDLR) souhaite que le sujet soit évoqué au conseil municipal. Les maires acquiescent. Mesdames Stauffer et Fourneret (parents d'élèves, NDLR) veulent que la presse relaye l'information concernant la situation. Madame Flajolet (parent d'élève, NDLR) rappelle que la situation des enseignants, seuls, avec leur classe pose un problème de sécurité et que, Myriam (EVS, NDLR) partie, Le problème se posera à nouveau, de la même façon."
NB : Lalaye = 450 habitants, Bassemberg = 250 habitants.
A lire : DNA1911bassemberg
jeudi 19 novembre 2009
Nouvelles occupations d'universités et manifestations en Allemagne
Dès lundi soir, de nombreux étudiants ont occupé les amphithéâtres pour préparer les manifestations de mardi. Un mouvement qui risque d'embraser l'Europe entière. Si Fribourg-en-Brisgau (900 occupants, 5000 manifestants mardi), Berlin, Potsdam, Cologne, Tübingen et Stuttgart sont particulièrement touchés, plus de 50 villes allemandes auront vu les étudiants battre le pavé. Sans compter les universités occupées dans les pays voisins, comme Bâle, Zürich et Berne (Suisse) ou Vienne (Autriche). Des mouvements sont d'ailleurs aussi en train de s'organiser en France et le mécontentement risque encore de s'étendre à toute l'Europe. Leurs revendications, qui n'ont pas bougé depuis juin 2009 où d'importantes manifestations avaient déjà eu lieu :
- De meilleures conditions pour leurs études.
- La démocratisation des universités.
- La disparition du "numerus clausus".
- La suppression des frais d'inscription.
- La revalorisation des bourses.
A noter que les parents et les enseignants se sont à nouveau joints aux manifestations.
mercredi 18 novembre 2009
L'ONF va-t-elle concurrencer le SMICTOM ?
En matière d'ordures ménagères, toutes les "bonnes nouvelles" arrivent en même temps ! Le jour même où les contribuables du Centre-Alsace reçoivent par courrier le montant à payer de leur "redevance" (avant le 14 décembre ! et tant pis pour les achats de Noël !), ils apprennent par la presse que les déchetteries ne les accueilleront plus aussi librement que par le passé ! Il est envisagé pour les usagers de "contrôler" par des badges leurs passages aux déchetteries ! et même de limiter le nombre de passages gratuits ! Payant, tout sera payant ! Décidément, nos responsables sont des libéraux ! Et puisque certains usagers-payeurs envisageraient déjà de déverser gratuitement dans la nature (et surtout la forêt), pourquoi ne pas amener les services de l'ONF à règlementer l'entrée des forêts avec ses propres bennes et des services payants, moins chers que le SMICTOM ? Après tout, le système libéral est basé sur la concurrence ...
mardi 17 novembre 2009
Voyages d'études ?
Pendant que notre maire est à Paris pour siffler Fifi qui lui coupe les vivres en le privant de la taxe professionnelle, les adjoints et quelques conseillers se seraient rendus en Amérique y chercher des idées pour rénover la mairie.
Massif du Donon : la guerre de 1870/71 n'est pas finie
138 ans qu’ils ne désarment pas. 138 ans qu’ils réclament justice. Depuis plus d’un siècle, les maires successifs de Raon-lès-Leau (54) et Raon-sur-Plaine (88), deux minuscules communes lorraines à la frontière avec l’Alsace, se battent pour recouvrer leurs droits sur 2 000 hectares de forêts. Dans la région où le textile a fait naufrage, et les industries se font rares, le bois vaut de l’or. Après la guerre de 1870, la Prusse victorieuse a redécoupé la carte de l’Alsace et de la Lorraine et ces deux communes se sont vues annexées sous l’effet du Traité de Francfort. «Nos aïeux étaient des durs à cuire. C’était un pays de bûcherons. Pas question pour eux de devenir prussiens ! Les Allemands avaient pris nos forêts, nos scieries. Et la nuit, les gens d’ici creusaient des tranchées au milieu de la seule route qui permettait le transport du bois », raconte Etienne Meire, maire de Raon-lès-Leau. Après sept mois de cette guerre d’usure avec les Prussiens, les deux villages ont obtenu de rester français. Le 2 juin 1871, le général Von Moltke lâche du lest sur un point, mais conserve l’essentiel sur instruction d’un Bismarck intraitable : il garde les forêts plantées de sapins noirs. Un état de fait qui, quelques années plus tard, après une autre guerre, celle de 14-18 ne sera jamais corrigé. Le Traité de Versailles les néglige. Les 2 000 hectares de forêts giboyeuses dont ils ont été amputés restent dans le giron de la commune de Grandfontaine (Bas-Rhin). Ainsi, après avoir disposé d’eux, on les a oubliés… Au sentiment d’injustice né de la spoliation, s’ajoute celui de ne pas être entendus. Mais cette fois, Etienne Meire, maire de Raon-lès-Leau, 45 habitants, et Antoine Quirin, maire de Raon-sur-Plaine, 157 âmes, reprennent du poil de la bête. Un avocat a accepté de prendre en charge leur cause, «au nom de l’éthique et de la morale» sans demander le moindre sou aux deux communes désargentées. Me Behr va attaquer, devant le tribunal administratif, l’Etat français. Les communes réclament la restitution des terrains qu’on leur a confisqué, ou à défaut, une indemnité compensatoire.
«Charité publique»
Dans la mairie de Raon-lès-L’eau, petit PC de bataille avec vue sur la montagne, les dossiers sur l’affaire s’empilent. Sans désemparer depuis toutes ces années, les conseils municipaux ont voté des délibérations restées lettre morte. «Nous n’avons eu que des réponses polies dans le meilleur des cas. Ils bottent en touche, nous disent que ce serait trop compliqué de redécouper les frontières de trois départements et deux régions. Vous pensez bien que de l’autre coté, ils ne veulent pas entendre parler de restitution », note Antoine Quirin. Dans ces villages de la vallée de la Plaine, exsangues, les habitants se sentent concernés et sont solidaires dans la lutte. «La perte de nos forêts a marqué le début du déclin car tout le monde vivait du bois. Ça a été l’exode rural. Raon-sur-Plaine a perdu 1 200 ha, les deux tiers de son territoire et Raon-lès-Leau a été amputée des neuf-dixièmes. On n’a plus de ressources, on vit de la charité publique », soupire Etienne Meire. Autant dire que les revenus fonciers estimés d’une forêt communale retrouvée, 70.000 €, seraient une sacrée bouffée d’oxygène pour les deux communes sacrifiées.
(extrait du "Républicain Lorrain")
lundi 16 novembre 2009
La Forêt Noire a aussi son "mur païen"
Tout le monde connaît le "mur païen" du Mont-Sainte-Odile, ou même celui plus proche de nous qui entoure le Frankenbourg, ces roches mégalithiques dont il est difficile de reconstituer une histoire précise, ou même de les dater avec précision. Toujours est-il qu'en Forêt Noire, on retrouve un mur identique à propos duquel on trouve sur internet plus de 400 mentions sous le nom "Steinkreise am Schluchsee" (Schluchsee = lac situé à quelques kilomètres du très connu Titisee, près de la bourgade de Sankt-Blasien). La partie la plus visible sur une soixantaine de mètres est composée de gros blocs de pierre posés à distance régulière les uns des autres, les intervalles étant bouchés par des roches plus petites. La hauteur du mur est de 1,20 m environ. Comme pour le "mur païen" alsacien, bien des questions se posent : les uns lui donnent 7000 ans, le faisant remonter au néolithique, âge où l'homme se sédentarisent, construisent sur les lacs proches des habitations sur pilotis. Il serait alors contemporain de "Ötzi" ce squelette retrouvé dans un glacier des Alpes. D'autres l'attribuent aux Celtes qui vivaient là il y a 2500 ans, et d'autres l'attribuent même aux bûcherons de Sankt-Blasien du Moyen-Age, et il n'aurait alors que 600 ans. Toujours est-il que chacun peut se faire sa propre idée après une ballade piétonne dans la magnifique forêt du Schluchsee.
Le Schluchsee
Ötzi, momie de l'homme des glaces (il y a 7000 ans), découvert en 1991.



















