Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

lundi 18 novembre 2019

Les ex-mineurs réunionnais victimes de migration forcée réclament des comptes à l'Etat

Les ex-mineurs réunionnais victimes d'une migration forcée vers l'Hexagone orchestrée par l’État entre 1962 et 1984 ont réclamé jeudi que le gouvernement mette enfin en place les mesures préconisées il y a plus d'un an et demi par un rapport d'experts. 

r_unionAu total, 2.015 jeunes Réunionnais ont été déplacés dans l'Hexagone entre 1962 et 1984, pour résoudre les problèmes de démographie galopante et de grande pauvreté que connaissait alors La Réunion. Certains n'ont jamais remis les pieds dans leur île, ni revu leur famille. On les a appelés les "Enfants de la Creuse", parce qu'ils ont notamment été accueillis dans ce département rural, mais au total ils ont été envoyés dans 83 départements.
En avril 2018, une commission d'experts, présidée par le sociologue Philippe Vitale avait rendu un rapport sur cet événement méconnu de l'histoire de France, préconisant notamment la mise en place de cellules psychologiques, des aides pour leur permettre de retrouver leur racines et leur familles, mais aussi l'instauration de lieux mémoriels à La Réunion et en métropole, la création d'une date de commémoration ou encore l'intégration de cet épisode dans les manuels scolaires et les travaux de recherche.
"Depuis la remise du rapport en avril 2018 et ses préconisations, très peu de choses ont été faites, ou seulement des mesurettes, comme les billets d'avions" pour se rendre à La Réunion, a dénoncé lors d'une conférence de presse Me Elisabeth Rabesandratana, l'avocate de la Fédération des enfants déracinées d'Outre-mer (FEDD), qui regroupe plusieurs associations d'ex-mineurs réunionnais.    
Aujourd'hui, "ils veulent que les préconisations soient mises en oeuvre", a-t-elle insisté, et notamment que leurs recherches pour retrouver leurs familles et comprendre comment l'Etat a pu organiser ces "transplantations" puissent "aller jusqu'au bout". Mais "aujourd'hui, la lourdeur administrative fait qu'on n'avance pas", a déploré l'avocate.
"Il faut des moyens", a expliqué Me Rabesandratana, réclamant la mise en place d'un "centre de ressources" pour "l'assistance et l'accompagnement juridique, administratif et psychologique des victimes et de leurs familles".
Insistant sur l'idée d'une "réparation", elle a expliqué qu'elle devrait passer "à un moment donné" par "des excuses" de l'Etat.     
S'il n'est pas prévu de plainte collective contre l'Etat -plusieurs actions en justice ont déjà été menées par d'ex-mineurs, déboutés à cause des délais de prescriptions-, elle a expliqué qu'il pourrait y avoir des plaintes individuelles contre l'aide sociale à l'enfance ou des départements, notamment pour des "faux et usages de faux", car certaines victimes se sont vu créer de nouveaux états-civils pour effacer leur précédente identité.(selon AFP)

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dimanche 17 novembre 2019

La police de l'environnement et de la chasse à Breitenbach

Une rencontre à l'entrée du chemin rural du Heilenbach

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Surprise la semaine dernière ! Me rendant dans une de mes parcelles forestières au-dessus de Breitenbach, je rencontre deux personnes habillées de la même façon et portant notamment des pistolets à la ceinture qui me font penser que ce ne sont pas de simples promeneurs (un troisième est resté au volant de leur voiture). Pourtant, ils viennent vers moi avec de grands sourires et me demandent si je suis chasseur. Hélas non, je suis plutôt bûcheron. Ils m'ont alors expliqué qu'ils étaient policiers et étaient venus dans la vallée "surveiller les chasseurs" en ce long week-end du 11 novembre. Un peu plus tard, j'ai appris que leur siège était à La Petite Pierre, au nord de Saverne. A près de 100 km ! une vraie police de proximité ! 

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Il s'agit en fait d'une nouvelle unité créée dans le cadre de l' "Office national de la chasse et de la faune sauvage" selon la loi 2019-773 du 24 juillet 2019 portant création de l' "Office français de la biodiversité" fusion de "l'Agence française pour le biodiversité" et "l'Office national de la chasse et de la faune sauvage", avec effet au 1er janvier 2020 au sein du nouvel Office.

Cette loi donne à ces policiers un pouvoir de contrôle des chasseurs et des braconniers, de vérifier s'ils sont en règle au niveau de leurs papiers, de leurs armes, du gibier chassé. Voilà une bonne chose ! J'ai cependant été étonné par leur manque de moyens : à deux pour surveiller tout un massif forestier, à bord d'une voiture tout ce qui est de plus ordinaire (pas même un 4x4 pour concurrencer les super-puissants véhicules des chasseurs). Pour l'efficacité, il faudra attendre ! Les chasseurs en infraction n'ont pas trop de soucis à se faire. Les policiers se rendent compte de la faiblesse des moyens, mais la nouvelle loi venant à peine d'être votée et publiée, ils espèrent un renforcement significatif dans l'année à venir.

Enfin, nous avons discuté de problèmes rencontrés avec certains chasseurs : les battues annoncées en mairie et dans la presse, qui ne donnent aucun droit supplémentaire au chasseur, les miradors installés sans information et sans autorisation du propriétaire, les barbecues alimentés avec le bois (façonné et entassé) volé aux propriétaires forestiers riverains, etc... Bref une rencontre très intéressante. 

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NB : L'ONCFS a une origine ancienne. En pleine seconde guerre mondiale, l'ordonnance du 28 juin 1941 crée des institutions spécialisées destinées à encadrer la pratique de la chasse : le Conseil Supérieur de la Chasse et les fédérations départementales des chasseurs.

En 1972, le Conseil supérieur de la chasse, principal organe de réflexion et d'élaboration de la politique cynégétique de l'État, est scindé en deux organismes : le Conseil National de la chasse et de la faune sauvage d'une part, et l'Office national de la chasse d'autre part.

En 2000, la loi du 26 juillet modifie les statuts de l'ONC, dont le conseil d'administration n'est plus constitué d'une majorité de chasseurs, et qui passe sous la cotutelle du ministère chargé de l'Environnement, et du ministère chargé de l'Agriculture. L'ONC devient alors l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.

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samedi 16 novembre 2019

Quels élus villois sont allés à Thimister ?

Du vendredi 15 au dimanche 17 novembre 2019.

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Une nouvelle édition de ce marché se déroule en centre-ville et réunit 60 chalets dont 45 exposants alsaciens. A Thimister, du 15 au 17 novembre 2019. Combien encore du Val de Villé ?

Noël aux couleurs de l'Alsace

Aventurez-vous au coeur du Pays de Herve et de Tintin pour déguster de nombreux produits du terroir alsacien. La gastronomie sera à l'honneur : vin, tarte flambée, biscuiterie, foie gras, saucisses, pain d'épice, choucroute et liqueurs. 

Découvrez la 7e édition

L'artisanat alsacien est représenté par des objets en céramique, de la marqueterie, des couronnes de l'Avent et bien d'autres créations. Les indispensables bières de Noël, café ardennais et autres boissons locales de saison seront aussi de la partie, sans oublier le kirsch du Val de Villé et le pétillant de Triembach-au-Val. 

En route pour une bonne choucroute ! avec tous nos élus de la vallée : la conseillère départementale qui, ayant l'habitude de cette manifestation, servira de guide (elle ne sera pas dans le bus car elle viendrait direct en avion personnel de Foix à Thimister) - le président de la comcom, qui serait parti sans boire sa bière l'année dernière ? - les maires, dont celui de Villé pressé de rentrer avant d'arriver ? - les adjoints - bref au moins un bus plein de joyeux lurons, sauf pour ceux qui auront choisi un plus triste co-voiturage ?

Un peu d'humour belge ...

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vendredi 15 novembre 2019

L'Alsace, nouvel Eldorado du lithium ?

Deux entreprises auraient découvert des réserves de lithium, un métal hautement stratégique utilisé dans la fabrication de la plupart des batteries.

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Il est présent dans les ordinateurs, les smartphones et presque toutes les batteries du monde : le lithium est l'un des métaux les plus stratégiques au monde. Et bonne nouvelle pour la France, le sous-sol alsacien en renferme une quantité qui permettrait de subvenir en partie aux besoins de l'Hexagone, ont annoncé le 8 novembre les sociétés Electricité de Strasbourg (ES), filiale d'EDF, et Fonroche Géothermie. Les deux énergéticiens ont confirmé la présence de lithium à un niveau significatif sur plusieurs sites en Alsace dont elles explorent le sous-sol en vue d'y construire des centrales de géothermie profonde.

Dans le cadre du projet de Fonroche Géothermie à Vendenheim (Bas-Rhin), "les analyses dans les eaux extraites des puits de forage confirment la présence de lithium en qualité et quantité très prometteuse permettant d'envisager la production annuelle de quelque 1.500 tonnes de lithium", a indiqué cette société dans un communiqué. Ce volume représente 10% des besoins annuels d'approvisionnement estimés pour la France dans les prochaines années, a poursuivi Fonroche Géothermie.

1.500 tonnes par an ?

"Sur la base de trois centrales programmées en Alsace, Fonroche Géothermie pourrait donc fournir 30% à 40% de l'ensemble de la demande industrielle française en lithium à partir de 2023", en conclut le communiqué. Le lithium sert à la fabrication des batteries, notamment celles des véhicules électriques. Actuellement, sa production et ses réserves se concentrent en Australie, en Chine et en Amérique du Sud (Argentine, Chili, Bolivie).

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ES a également identifié un potentiel de 1.500 tonnes par an sur ses sites d'études de centrales géothermiques à plusieurs milliers de mètres de profondeur en Alsace, a indiqué sa direction. L'énergéticien compte implanter en 2021 un "démonstrateur" sur l'un de ces sites, afin de confirmer en configuration réelle la "pertinence" du chlorure de lithium prélevé dans les eaux du sous-sol, qui a été mise en évidence pour l'instant en laboratoire, a précisé Bernard Kempf, directeur du développement.

Trop tard ?

La production à échelle "industrielle" pourrait ensuite être "espérée en 2025", a-t-il ajouté. "Notre devoir est de rester prudents, le chemin est encore long", a toutefois tempéré le directeur. Selon ES et Fonroche, la technique d'extraction en Alsace aurait un "très faible impact environnemental" permettant de produire un "lithium propre". Une bonne nouvelle qui laisse toutefois sceptiques plusieurs spécialistes.

Sur Europe 1 Philippe Chalmin, économiste spécialiste des matières premières estime ainsi que "c'est une bonne nouvelle mais je n'y crois pas totalement". Le professeur d'Histoire économique à l'Université Paris-Dauphine s'interroge : "La question qui se pose, c'est : est-ce que dans 20 ans, le lithium Ion ne sera pas remplacé dans les batteries ? Est-ce qu'on ne sera pas passé à l'hydrogène ?" Autre problème, le lithium n'est pas un métal rare. Conséquence : ses prix baissent alors qu'il nécessite d'énormes investissements.(selon CAPITAL)

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jeudi 14 novembre 2019

Réseau anti-arnaques et "comme j'aime"

Pratique commerciale trompeuse !

Tout le monde a déjà vu à la télévision cette fabuleuse publicité "Comme j'aime". Mais qui sait que cette société a eu affaire à la justice ? A lire : le compte-rendu du "Réseau anti-arnaques", BP 10179, 79205 Parthenay Cedex.

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mercredi 13 novembre 2019

Deux maires : pas forcément le même avenir

L'un se représente, l'autre non !

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Les deux ont cependant un point commun : ils se condidèrent comme des "chefs". L'un est maire de Sélestat et souhaite le rester. L'autre est maire de Villé et a annoncé son départ... bien qu'il aimerait bien rester dans l'équipe qui lui succédera... en tant que consultant ou conseiller technique ? Surtout pas ! Il a déjà fait trois mandats de trop en accumulant les boulettes et même les grosses boules !

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Comme "chefs" ils ont pourtant les mêmes méthodes. Le Marcel ("Cella" pour les intimes, tire sur tout ce qui bouge, notamment sur ses adjoints qui ne le suivent pas au pas cadencé et auxquels il retire aussi sec les délégations - voir presse du 9/11). Un vrai bulldozer !

Le maire de Villé ("Frantzele" pour les intimes de la comcom) a des méthodes très particulières aussi. Il tire sur tout ce qui risque de lui faire de l'ombre, comme, semble-t-il il l'aurait fait avec sa première adjointe exilée à l'heure actuelle à l'autre bout de l'Hexagone. Après une démission "un peu forcée", celle-ci a été remplacée par un conseiller qui n'est pas forcément le "choix" du maire qui avait d'autres vues. Encore un beau loupé ! 

Et voilà que ce nouvel adjoint s'empresse bien tôt d'annoncer sa candidature aux élections de mars 2020 ! Alors que l'adjointe précédente n'a pas demandé au chef l'autorisation de partir, en voilà un qui ne demande pas l'autorisation d'arriver ! Dans quel monde sommes-nous donc ?

Alors notre cher "Frantzele", grand vice-président aux transports et à la pédale douce de la comcom où il n'a pas voix au chapitre, poussé dans ses retranchements, prend deux mesures qui font le tour du village : il savonne la planche à son adjoint (avec plus ou moins de réussite, d'ailleurs plutôt moins que plus) et cherche désespérément une "tête de liste docile"' à soutenir. Sachant qu'avec ses 19 années de présence, Villé devra être "soigné", il chercherait surtout du côté du corps médical. Avec peu de succès pour l'instant...

Tous les hypothétiques candidats ont déjà compris que le petit maire sortant n'a plus aucune autorité (s'il en a déjà eue ?) et ne représente aucun soutien de campagne ni une quelconque  source de conseils pour l'avenir. Pas de rôle de consultant pour lui ! A dégager tout simplement ! Mais peut-être le sympathique "Sella von Schlettstadt" l'embauchera-t-il comme colleur d'affiches ? 

PS : Le maire de Villé, qui prend souvent des conseils auprès de l'élu sélestadien (les deux sont du même bord politique), va-t-il à son tour retirer les délégations à son nouvel adjoint-candidat ? Suite dans un prochain numéro. Et la conseillère départementale et municipale, partie à l'autre bout de la France, va-t-elle enfin se positionner ?

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mardi 12 novembre 2019

Samira : menacée d'excision en Côte-d'Ivoire, elle peut rester en France

La mobilisation a réussi à faire infléchir les autorités !

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Menacée d'excision dans son pays, le cas d'une fillette ivoirienne avait ému plusieurs personnalités publiques, qui ont milité pour qu'elle ait le droit de rester en France. Alors qu'elle devait être expulsée avec sa famille vers l'Italie, son cas va être réexaminé a annoncé Christophe Castaner.

Après une grosse campagne de mobilisation, le droit au séjour de Samira, fillette ivoirienne de 10 ans et de son père, qui devaient être expulsés vers l'Italie, "va être réexaminé", a annoncé samedi le ministre de l'Intérieur. Son cas avait été médiatisé par l'eurodéputé Raphaël Glucksmann. "Après étude du dossier par le préfet de Police et en lien avec ses services, nous avons demandé que la mesure de transfert ne soit pas exécutée", écrit dans un tweet le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. "Le droit au séjour de Samira et son père va être réexaminé, compte tenu de leur situation familiale particulière", ajoute-t-il.

"La question n'est pas résolue", a réagi Raphaël Glucksmann. "On ne sait pas s'ils vont leur donner un titre de séjour ou non. On attend de recevoir un document officiel et de connaître la nature du document administratif qui sera donné à Samira et son papa". La fillette, scolarisée en Seine-et-Marne, a fui son pays avec ses parents "pour échapper à l'excision", selon le député européen.

Plus de 150.000 signatures

Arrivés en France en janvier, l'enfant et son père devaient être expulsés vers Venise le 12 novembre, conformément au "règlement de Dublin" qui confie l'étude de la demande d'asile au pays d'entrée en Europe, en l'occurrence l'Italie. Sa situation a fait l'objet d'une vaste mobilisation. Après une pétition ayant recueilli plus de 150.000 signatures, près de 200 personnalités ont signé samedi une lettre ouverte adressée au président Macron pour empêcher l'expulsion. Parmi les signataires du texte publié sur le JDD.fr, la maire de Paris Anne Hidalgo, l'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, l'acteur Dany Boon, Michel Drucker, ou le footballeur Marco Verratti. (selon AFP)

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lundi 11 novembre 2019

Novembre 1918 : les comités de soldats et d'ouvriers (soviets)

Armistice : 11 novembre - arrivée des troupes françaises : 25 novembre

armistice_1918L'histoire nous apprend que le 11 novembre 1918 l'armistice fut signé avec le maintien des troupes sur les lignes de front (en Alsace sur la ligne bleue des Vosges). On peut donc se demander ce que le 25 novembre suivant les troupes françaises venaient faire à Villé.

C'est tout simple : les troupes allemandes stationnées à Sélestat, dans l'importante caserne Schweisguth, s'étaient révoltées contre leurs officiers, et avaient instauré des "comités de soldats et ouvriers" (soviets), comme dans toutes les villes de garnison alsaciennes et allemandes. Le gouvernement allemand a donc appelé à l'aide les troupes françaises, qui ont encerclé et réduit à l'état de ruines la caserne occupée par les soldats révoltés. L'intérêt commun d'empêcher l'Allemagne de tomber dans le camp soviétique avait prévalu.

La caserne Schweisguth est restée en l'état jusque dans les années 1980. Elle fut transformée en lycée en 1990.

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Images du "soviet" à Strasbourg

Affiche révolutionnaire

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Manifestation à Strasbourg, le 22 novembre 1918

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Réunion du Comité de soldats

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Le drapeau rouge sur la cathédrale

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dimanche 10 novembre 2019

Angela Merkel exhorte l'Europe à défendre ses valeurs

Samedi, à l'occasion des 30 ans de la chute du Mur de Berlin, la chancelière a rappelé que le modèle de démocratie libérale est de plus en plus mis en cause. Elle a aussi pris ses distances avec le jugement d'Emmanuel Macron sur l'OTAN.

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La chancelière allemande Angela Merkel a exhorté l'Europe à défendre ses valeurs fondamentales comme «la démocratie et la liberté» face aux contestations grandissantes, samedi à l'occasion du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin qui avait mis fin au Rideau de fer sur le Vieux continent.

«Les valeurs qui fondent l'Europe, la liberté, la démocratie, l'égalité, l'Etat de droit et la préservation des droits de l'homme ne vont de soi» et «doivent toujours être défendues», a-t-elle assuré dans la chapelle de la Réconciliation, un des lieux de mémoire de la division de la ville qui dura de 1961 au 9 novembre 1989.

Elle est édifiée sur le terrain d'une ancienne église détruite sous la dictature communiste est-allemande parce qu'elle se trouvait dans la zone du no man's land entre les deux parties de la ville.

«A l'avenir il convient de s'engager» pour défendre les valeurs de l'Europe, a ajouté la chancelière, alors que le modèle de démocratie libérale est de plus en plus mis en cause dans le monde, mais aussi dans une certaine mesure sur le continent même.

Certains pays d'Europe de l'Est comme la Hongrie ou la Pologne, pourtant pionniers dans la contestation de la dictature communiste dans les années 1980, se voient aujourd'hui accusés par l'Union européenne de ne pas respecter pleinement les règles de l'Etat de droit.

La tentation du nationalisme

«La démocratie libérale est contestée et remise en question», a également jugé le chef de l'Etat allemand, Frank-Walter Steinmeier, dans une allocution en présence des présidents de Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie, quatre pays ayant jadis préparé le terrain à la chute du mur de Berlin.

«Le 9 novembre nous rappelle qu'il faut combattre la haine, le racisme et l'antisémitisme», a aussi dit pour sa part la chancelière. Cette journée marque en parallèle en Allemagne l'anniversaire de la Nuit de Cristal de 1938 durant laquelle les nazis incendièrent les synagogues du pays.

La chute du Mur de Berlin s'était déroulée à la suite d'une révolution pacifique et les images des Allemands, exultant de joie et tombant dans les bras les uns des autres avaient fait le tour du monde. Les coups de pioche dans cet édifice de béton de plus de 150 kilomètres de long avaient marqué la fin d'un monde coupé en deux durant la Guerre froide et fait à l'époque espérer une longue ère de détente et d'unité. Ces espoirs se sont aujourd'hui dissipés, avec un parfum de résurgence de la Guerre froide entre Occidentaux d'une part, Russie et Chinois de l'autre.

Vendredi à Berlin, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a enjoint à «prendre conscience que nous sommes dans une compétition de valeurs avec les nations non-libres», montrant du doigt tout particulièrement la Chine et la Russie.

Le jugement «intempestif» d'Emmanuel Macron

Deux jours avant le 30ème Jubilé de la fin du mur de Berlin, le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a jeté un pavé dans la mare diplomatique en diagnostiquant que l'Otan était «en état de mort cérébrale». Il a notamment déploré l'absence de coordination entre les Etats-Unis et les partenaires de l'Alliance atlantique et le cavalier seul de la Turquie, membre de l'organisation, intervenue récemment dans le nord de la Syrie.

Abandonnant son habituel ton policé, Angela Merkel, depuis toujours très atlantiste, a assuré ne pas partager la vision «radicale» et le «jugement intempestif» d'Emmanuel Macron.

Sur le plan intérieur aussi, l'Allemagne est loin d'afficher le même optimisme qu'il y a 30 ans. La fracture politique et économique entre l'Est et l'Ouest du pays, plus riche, reste d'une brûlante actualité, en particulier avec le succès de l'extrême droite de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) dans l'ex-RDA communiste.

De nombreux citoyens de l'ancienne Allemagne ont toujours aujourd'hui le sentiment d'être traités comme des citoyens de seconde classe. (selon "LE TEMPS")

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samedi 9 novembre 2019

Une association alerte après deux cas d'implants contraceptifs dans les poumons

Deux jeunes femmes ayant eu recours à un implant contraceptif sous la peau ont été victimes "de graves accidents" suite à la migration de cet implant dans leurs poumons, alerte l'association AVEP.

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L'Association des victimes d'embolie pulmonaire et AVC liés à la contraception hormonale (AVEP) explique avoir été contactée par deux femmes, "l'une en 2017, l'autre en 2019 pour informer d'un accident grave dont elles ont été victimes: la migration de leur implant contraceptif dans leur système sanguin puis dans leurs artères pulmonaires entraînant un risque vital". 

"Toutes deux ont subi plusieurs chirurgies lourdes pour retirer leur implant de leur vaisseau sanguin et ont évité de justesse une ablation partielle du poumon", ajoute l'association dans un communiqué.
Les implants contraceptifs sont de petits bâtonnets cylindriques de quelques centimètres de long et quelques millimètres de diamètre, qui sécrètent une hormone progestative en continu. Ils sont implantés juste sous la peau, généralement sur la face interne du bras.
Ces accidents "sont-ils le fait d'un problème de pose du dispositif? Donc d'un problème de formation des praticiens (...) et qui doivent faire l'objet d'une campagne de formation?" Ou "sont-ils intrinsèques au dispositif? Et si oui, quel est le risque auquel s'exposent les femmes qui y ont recours?".
"À ce jour, 30 cas de migration d'implants Nexplanon dans l'artère pulmonaire, ont été signalés à l'ANSM", a commenté l'Agence du médicament (ANSM) auprès de l'AFP, les premiers signalements ayant eu lieu en 2016.
"Chaque année, environ 200.000 femmes ont recours" à cet implant du groupe pharmaceutique Merck, précise l'ANSM.
Les premiers signalements en 2016 "ont conduit à la mise en place immédiate d'une surveillance renforcée", à l'ajout du risque de migration dans l'artère pulmonaire dans la notice et à l'envoi d'une lettre d'information aux professionnels de santé, souligne l'agence.
Par ailleurs, une dizaine de "centres d'excellence à la pose et au retrait d'implant contraceptif" ont été créés en France pour "former les professionnels volontaires à la pose".
Des cas de migration continuant à être rapportés malgré ces mesures, l'ANSM "a initié un arbitrage au niveau européen en juillet 2019 dans l'objectif de mieux sécuriser la pose et le retrait de l'implant". 
"Cette procédure vient de s'achever et va conduire dans les prochaines semaines à un renforcement de l'information et de la formation à la fois des professionnels santé et des patientes vis-à-vis de ce risque", ajoute l'autorité sanitaire.
Un article paru en juillet dans la revue médicale British medical journal (BMJ) analysait un cas similaire, survenu chez une jeune femme portugaise de 31 ans, avec un implant posé en 2017.
L'implant en cause était un Implanon NXT, du groupe Merck.
Ce genre d'accident est "très rare, avec peu de cas décrits dans la littérature scientifique", soulignaient les auteurs de l'article.
Une "insertion trop profonde" de l'implant et la pratique d'un "exercice physique intense" après la pose sont les principaux facteurs de risques d'une telle migration dans le système sanguin, ajoutaient-ils. (selon AFP)

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