Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

samedi 22 février 2020

Essaims de criquets en Afrique de l’Est

Les essaims de criquets qui s’abattent sur l’Afrique de l’Est sont arrivés au Soudan du Sud, ont annoncé mardi les autorités sud-soudanaises.

criquets

Ces essaims qui dévastent les cultures ont déjà atteint le Kenya, l’Ethiopie, l’Erythrée, Djibouti, la Somalie, l’Ouganda, le Soudan et la Tanzanie.

Ils sont arrivée au Soudan du Sud lundi par la frontière ougandaise, dans le sud du pays, a indiqué le ministre de l’Agriculture Onyoti Adigo.

« Les criquets sont comme les humains, ils envoient une avant-garde pour vérifier s’il y a de la nourriture et si le terrain est favorable à la reproduction », a précisé le ministre.

Selon le représentant en Ouganda de l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Meshack Malo, quelque 2.000 criquets ont déjà été repérés dans le pays.

D’après leur couleur jaune foncé, il s’agirait essentiellement d’individus à la recherche de zones de ponte, a-t-il souligné.

L’arrivée de ces criquets pourrait s’avérer catastrophique pour le Soudan du Sud, où 60 % de la population est déjà menacée par la faim, en raison des effets combinés de la guerre, de la sécheresse et d’inondations.

« Nous formons des gens pour l’épandage et nous aurons aussi besoin d’insecticides et d’épandeurs. Il nous faudra aussi des véhicules, voire des avions si cela empire », a énuméré le ministre. 

La FAO estime qu’il s’agit de la « pire situation » qu’a connue la Corne de l’Afrique en un quart de siècle concernant les criquets pèlerins.

Si le phénomène d’invasion s’aggrave, dans un an ou plus, cela serait considéré comme un fléau.

Il y a eu six grandes invasions de criquets au XXe siècle, dont la dernière s’est produite en 1987-89.

(Selon Afriquinfos et Agence France-Presse)

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vendredi 21 février 2020

Le Grand-Est ne fait pas assez de bébés

Peu de naissances, peu d’apports de populations, la démographie du Grand Est poursuit sa lente dégringolade. Selon l’Insee, au 1er  janvier 2019, la grande région comptait 13 100 habitants de moins qu’à la même période de 2018. Une dégradation douce, mais obtuse.

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Au boulot ! Le Grand Est ne fait pas assez de bébés et n’attire pas suffisamment de candidats à l’installation. Conséquence, l’action croisée de ces deux phénomènes fait que la population baisse et vieillit d’année en année. La dernière note de conjoncture de l’Insee sur l’évolution de la démographique en région Grand Est de 2007 à 2017 l’avait déjà révélé en décembre dernier, la dégradation démographique est continue. L’Institut national de la statistique vient de confirmer cette tendance.

Selon sa dernière étude, au 1er janvier 2019, le Grand Est comptait 5 525 300 habitants, soit 13 100 de moins qu’à la même période de 2018. Le vaste territoire qui va de Reims à Strasbourg en passant par Nancy, Metz, Verdun et Épinal rassemble 8,5 % de la population de la métropole. La diminution sur un an est de -0,24 %, alors que dans le même temps, la population française progressait de +0.13 %.

L’Insee note tout de même une évolution positive depuis 2008 : « En dix ans, le Grand Est a gagné 17 000 habitants, soit + 0,03 % par an en moyenne, pour + 0,41 % en métropole », mais constate que cette croissance demeure faible par rapport aux autres régions françaises.

L’Alsace épargnée

Le Grand Est occupe, en effet, la dernière place derrière la Bourgogne Franche-Comté. La démographie est tirée vers le bas par les départements qui désertifient.

« La population augmente ou se stabilise dans les départements les plus densément peuplés, tandis qu’elle diminue fortement dans les plus ruraux », observe l’Insee. Haute-Marne, Ardennes, Meuse et Vosges sont pris dans une spirale descendante. « Ils perdent entre 0,41 % et 0,72 % de leurs habitants chaque année depuis 2008 », indique l’Insee. Le contraste est marqué entre les départements alsaciens, qui conservent une dynamique forte liée en partie à leur attractivité et à leur robustesse économique, et leurs voisins. « Seuls les départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin) et l’Aube gagnent des habitants sur dix ans (entre + 0,24 % et + 0,34 % par an) », souligne l’Insee. Par ailleurs, la stagnation de la natalité conjuguée à une hausse de la mortalité fait que le « solde naturel s’amenuise ». N’étant pas aidée par l’implantation de nouveaux résidents, la démographie fléchit ainsi depuis une dizaine d’années.

Une région peu féconde

Autre répercussion de ce déficit des naissances, le vieillissement de la population. Une population qui ne se renouvelle pas ou peu, prend de l’âge et décline naturellement. Le problème est général en France, mais plus saillant en Grand Est. Ce qui l’est tout autant, c’est la baisse de la natalité. Il est dû à deux principaux facteurs, selon l’Insee : un, le vieillissement de la population, rapport de causalité ; deux, la faible fécondité des femmes.

La région est, en effet, la moins de féconde de France. Elle se situe derrière la Corse et la Nouvelle Aquitaine avec 1,71 enfant par femme en 2018, contre 1,84 en France métropolitaine. « Avec 10,1 naissances pour 1 000 habitants, le taux de natalité se stabilise à son plus bas niveau depuis 1975, un point en dessous du niveau national », pointe l’Insee qui ajoute : « Dans le Grand Est, 41 % des femmes ont entre 15 et 49 ans, soit 5 points de moins qu’il y a dix ans. Leur nombre se réduit plus fortement dans la région qu’en France métropolitaine. » Depuis 2015, cette caractéristique fait perdre 500 naissances par an à la grande région.

Thierry Fedrigo (Le quotidien du Luxembourg)

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jeudi 20 février 2020

Coronavirus et billets de banque chinois

Des billets de banque mis en quarantaine !

vietnam

Les banques en Chine font usage de rayons ultraviolets ou de hautes températures pour désinfecter les billets avant de les placer en quarantaine afin de limiter la propagation de l'épidémie de pneumonie virale (Covid-19).

La Chine nettoie et met en quarantaine les billets de banque usagés dans l'objectif affiché de limiter la propagation du coronavirus, a annoncé samedi 15 février la banque centrale, tout en réaffirmant son soutien aux entreprises mises en difficulté par l'épidémie.

Les banques font usage de rayons ultraviolets ou de hautes températures pour désinfecter les billets, avant de les placer sous scellés et de les isoler pendant sept ou quatorze jours, a expliqué Fan Yifei, vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise (PBOC).

Après cette période de "quarantaine", dont la durée dépend de la sévérité de l'épidémie du coronavirus dans la région concernée, les billets de banque peuvent être remis en circulation, a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse.

"Nous devons préserver la sécurité et la santé des usagers d'argent liquide", a martelé M. Fan, précisant que les transferts de billets entre provinces avaient été suspendus.

 

Les opérations de désinfection se sont multipliées

La PBOC semble répondre à une réticence accrue des Chinois d'utiliser de l'argent liquide par peur de contamination. Et ce même si les paiements mobiles sont omniprésents depuis des années dans le pays, la plupart des consommateurs chinois recourant à leur smartphone pour régler leurs achats au quotidien.

La banque centrale a par ailleurs réalisé avant les congés du Nouvel an lunaire fin janvier "une émission d'urgence" de nouveaux billets de banque pour un montant de 4 milliards de yuans (530 millions d'euros) à l'intention du Hubei (Centre), province à l'épicentre de l'épidémie.

Face à l'épidémie de pneumonie virale, qui a fait plus de 1.500 morts et contaminé plus de 66.000 personnes en Chine, les opérations de désinfection se sont multipliées dans les lieux publics et les habitants sont incités à limiter les contacts entre eux.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la pneumonie Covid-19 se transmet essentiellement par voie respiratoire (par exemple dans les gouttelettes de salive) et par contact physique, mais également en touchant des surfaces contaminées.

Alors que certains analystes s'attendent à de possibles assouplissements monétaires pour relancer une économie paralysée par l'épidémie, Fan Yifei a simplement indiqué samedi que l'institution poursuivrait une politique monétaire "prudente".

Sans exclure des marges de manoeuvre : le ratio des créances douteuses dans le bilan des banques "reste encore relativement bas", a ainsi insisté M. Fan.

Dans ce contexte, la CBRC, le gendarme chinois du secteur bancaire, appelle les banques commerciales à accroître leurs prêts aux entreprises tout en maintenant le coût du crédit "à un niveau raisonnable", a insisté son vice-président Liang Tao lors de la même conférence de presse.(selon AFP - Vietnam)

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mercredi 19 février 2020

Test nucléaire français : Alger dénonce le « passé criminel » de Paris

Le passé tumultueux de la France avec l’Algérie refait surface à l’occasion de la commémoration du 60anniversaire de la première explosion nucléaire française au Sahara algérien. Un essai nucléaire qui constitue l’un des nombreux points de désaccord entre la France et l’Algérie. Le ministre algérien des Moudjahidines Tayeb Zitouni a réagi ce jeudi à ce qu’il appelle « un crime de destruction de l’humanité ». Les Moudjahidines sont les anciens combattants de la guerre d’indépendance contre la France de 1954 à 1962.

alg_rieLe ministre des Moudjahidines était dans la région de Reggane au sud du pays où les essais nucléaires de la France ont eu lieu pour la commémoration de ce crime. Tayeb Zitouni affirme que cet essai nucléaire en Algérie est une grande preuve du passé colonial criminel de la France en Algérie, un passé « riche en crime et massacres commis pour soumettre le peuple algérien », des crimes ayant visé en particulier « des innocents ».

Plus forte que Hiroshima

Le premier essai nucléaire français, “la Gerboise bleue”, a eu lieu le 13 février 1960 à Reggane dans le désert algérien. La bombe lancée par la France était un engin fabriqué au plutonium puissant de 70 000 kilotonnes. Une bombe plus de trois fois plus forte que celle d’Hiroshima. Ses conséquences radioactives se sont étendues jusqu’à l’Afrique de l’ouest et au sud de l’Europe.   

Les autorités françaises ont essayé de banaliser les conséquences de ces essais à l’époque. Mais des documents déclassifiés existent qui attestent des rétombées radioactives beaucoup plus dangereuses que ces explosions ont eues. C’est pourquoi le ministre Zitouni estime que « les explosions nucléaires françaises sont une preuve tangible des odieux crimes commis contre les droits de l’Homme, l’environnement saharien, sur lequel la radioactivité pèse encore ». (selon André Sagbo, "la nouvelle tribune")

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mardi 18 février 2020

Le mur de Trump à la frontière mexicaine

Le Pentagone débloque 3,8 milliards supplémentaires

mexiqueLe Pentagone va renoncer à l'achat de plusieurs avions furtifs F-35 et de drones afin de débloquer 3,8 milliards de dollars supplémentaires pour le mur que le président Donald Trump veut ériger le long de la frontière avec le Mexique.

En réponse à une demande du département de la Sécurité intérieure (DHS), le ministre de la Défense Mark Esper "a décidé de construire 177 miles" (285 km) de mur près de San Diego, El Centro, Yuma, El Paso et Del Rio, a indiqué jeudi à la presse le responsable du Pentagone en charge du dossier, Bob Salesses.
M. Esper "a autorisé l'usage d'environ 3,8 milliards de dollars pour répondre à la demande du DHS", a-t-il ajouté.
Dans des documents remis plus tôt au Congrès, le Pentagone précise que ces fonds seront transférés à hauteur de 2,2 milliards de dollars des lignes de son budget 2020, allouées à l'achat d'équipements pour l'US Air Force et l'US Navy. Le reste provient des fonds initialement prévus aux opérations extérieures de l'armée américaine (Afghanistan, Syrie, Irak).
Cette nouvelle enveloppe porte à 9,9 milliards de dollars les fonds alloués depuis juillet par le ministère de la Défense au mur que Donald Trump a promis d'ériger à la frontière avec le Mexique pour lutter contre l'immigration illégale.
M. Trump a promis de construire un mur sur les 3.200 km de frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, aux frais du Mexique, au cours de sa campagne électorale de 2016. Après sa victoire, il a demandé au Congrès de lui accorder un budget de quelque 25 milliards de dollars pour ce projet, mais les élus ont rejeté cette demande à plusieurs reprises.
Le budget du Pentagone, qui dépasse les 700 milliards de dollars par an, est alloué à des programmes strictement définis par les élus, sur proposition de l'exécutif. Mais le Pentagone dispose de quelque 6 milliards de dollars de fonds discrétionnaires, qui peuvent être reprogrammés à condition qu'ils soient consacrés à des programmes "urgents".

 Le mur "prioritaire"

Or M. Esper a jugé que la construction du mur était "prioritaire par rapport aux équipements auxquels ces fonds étaient destinés", a indiqué M. Salesses.

Parmi les équipements sacrifiés, les documents remis au Congrès mentionnent des avions furtifs F-35, des drones armés MQ-9 "Reaper", des avions cargo C-130J et des avions de reconnaissance maritime "Poseidon" P-8.
M. Salesses n'a pas exclu que, comme l'an dernier, le Pentagone utilise des fonds prévus pour la construction de bâtiments militaires (habitations, écoles, hangars etc.) pour financer encore davantage le mur frontalier.
"Je sais qu'il y a des discussions en cours, mais aucune décision n'a été prise", a-t-il dit. 
Hasard du calendrier ou pas, la Maison Blanche a reconduit dans la soirée pour un an la déclaration d'une urgence nationale à la frontière, qui avait justifié l'an dernier les précédents transferts de fonds alloués au ministère de la Défense à la construction d'un mur anti-immigration. 
Les Etats-Unis ont fait face en 2019 à une recrudescence de passages clandestins depuis le Mexique, majoritairement des Centraméricains fuyant la violence et la misère dans leur pays. Cet afflux a entraîné une crise à la frontière avec des centres d'accueil surpeuplés et des conditions sanitaires déplorables. 
Les réactions de l'opposition démocrate ne se sont pas fait attendre. "Le transfert annoncé aujourd'hui confirme une fois de plus que le président est obsédé par le respect d'une promesse de campagne, au dépens de notre sécurité nationale", a commenté dans un communiqué le président de la commission des Forces armées de la Chambre des représentants, Adam Smith.
La puissante association de défense des droits civiques ACLU a promis de tenter d'empêcher ces nouveaux transferts d'argent au tribunal.
"De multiples tribunaux ont décidé que Trump n'avait pas le droit de piller les fonds de la défense pour son mur frontalier xénophobe", a commenté un responsable de l'ACLU, Dror Ladin, dans un communiqué. "Nous retournerons devant les tribunaux pour bloquer ces transferts supplémentaires qui n'ont pas été autorisés". (selon "Tahiti info")

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lundi 17 février 2020

Gestion des commentaires du blog

A propos de "Lustig Würzel"

10_blog_minJ'ai découvert le 7 février dernier un commentaire surprenant sous le message "la perliculture empoisonnée par les plastiques". Il concernait en effet les élections municipales à Neubois. Cette commune n'étant pas connue pour son ostréiculture, j'ai pris l'initiative de le supprimer dans ce message, au moment même où son auteur qui signait "Lustig Würtzel" me demandait sans aucune explication de l'enlever. Peut-être s'était-il rendu compte de son mauvais placement ?

A sa lecture cependant, j'ai trouvé ce commentaire intéressant, notamment sur le plan humoristique, et je l'ai repris en message le 13 février sous le titre "Du rififi à Neubois". Et voilà que son auteur me redemande de le supprimer, toujours de façon anonyme et toujours sous le pseudo "Lustig Würtzel".

J'en profite pour rappeler que je publie les commentaires, sauf en cas d'insultes, de propos violents ou diffamatoires. Sauf erreur de ma part, je n'ai rien vu de tel dans ce commentaire. Bien sûr, je suis prêt à revoir ma position sous réserve que l'auteur sorte de l'anonymat et me donne plus d'explications. Sinon, il peut toujours passer par un tribunal pour obtenir satisfaction. Certains ont déjà essayé, sans succès. Pour plus d'informations, il pourrait s'adresser au maire de Villé qui a de l'expérience à propos d'une telle démarche.

A bon entendeur, salut !

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dimanche 16 février 2020

Djibouti envisage de lancer son propre satellite

Djibouti envisage de lancer d'ici deux ans son propre nanosatellite, a annoncé mercredi l'Agence Djiboutienne d'Information (ADI).

nanosatellite

Une rencontre en ce sens s'est tenue ce même mercredi au Palais de la République entre le chef de l'Etat djiboutien, Ismail Guelleh, et le professeur français Laurent Dusseau, directeur du Centre spatial de l'Université de Montpellier et directeur de la Fondation Van Allen, connue pour son apport stratégique et financier pour la recherche scientifique et spatiale en France, a précisé l'ADI.

Au cours de cette rencontre, le président djiboutien a pu visionner une vidéo sur les procédés techniques et pédagogiques nécessaires à la construction d'un satellite.

Dans une déclaration faite à la presse à l'issue de sa rencontre avec le président Guelleh, le professeur Dusseau, a loué le niveau de l'enseignement supérieur à Djibouti.

"Je suis entièrement confiant que, d'ici deux ans, Djibouti pourra se doter de son propre satellite", a-t-il dit en substance.

Le ministre djiboutien de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Dr Nabil Mohamed Ahmed qui a pris part à cette rencontre, a quant à lui indiqué que le pays s'attellera rapidement à développer des compétences nationales en ingénierie de fabrication de nanosatellites... avec l'aide chinoise évidemment.

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samedi 15 février 2020

Fuite du cajou ivoirien vers les pays voisins

La Côte d’Ivoire, leader mondial du cajou est victime d’une fuite de son produit vers les pays voisins comme le cacao. Cette situation constitue une menace sur la filière.

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La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou dénonce la contrebande de sa production vers les pays voisins, notamment le Ghana. La situation a été largement exposée vendredi à l’ouverture de la campagne 2020. Adama Coulibaly, le directeur du Conseil coton-anacarde (CCA), qui gère la filière, a confirmé qu’une « bonne partie de la production passe par les frontières ».

« Ces deux dernières années, le phénomène de la fuite de la production a pris de l’ampleur et commence à menacer la filière », a souligné le directeur du CCA qui estime entre 150.000 et 200.000 tonnes la production perdue chaque année. Preuve de cette activité illégale et contre-productive pour la Côte d’Ivoire, la campagne 2018/2019 de cajou s’est soldée par une production de 634.000 tonnes, contre 761.000 précédemment. On observe donc une baisse de 17%.

La baisse de la production la plus importante a été signalée dans la région du Gontouno. L’importante zone de production proche de la frontière du Ghana, a vu sa production chuter de 136.000 à 17.000 tonnes en moins de cinq ans. La proximité avec le Ghana en fait une zone de fuite intense du cajou ivoirien. Le ministre de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani précise que face à cette activité illégale qui met en péril toute la filière, le gouvernement veut chasser « ces commerçants véreux qui travaillent contre l’intérêt du pays ».

La fuite du cajou ivoirien représente un manque à gagner annuel de plus 17 milliards de F CFA de recettes fiscales. Face à cette situation, la Côte d’Ivoire annonce la mise en place d’une « stratégie de lutte contre ces personnes mafieuses devant aboutir jusqu’au retrait de leurs agréments d’exportateur » a martelé le ministre de l’agriculture. (Anderson Diédri, "Eburnie today")

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vendredi 14 février 2020

Le coronavirus, nouveau coup dur pour le tourisme cambodgien

Alors qu’un seul cas d’infection par le coronavirus a été signalé au Cambodge, l’industrie touristique de Siem Reap subit les effets de la peur du virus.

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Depuis le début de l’épidémie de coronavirus 2019-nCoV en janvier, la ville de Siem Reap, halte obligatoire pour visiter le parc archéologique d’Angkor, a subi une nouvelle diminution de son activité. « Le tourisme a clairement baissé depuis le début de l’épidémie du nouveau coronavirus, indique Pierre-André Romano, président de la section locale de la chambre de commerce et d’industrie France-Cambodge (CCIFC) à Siem Reap. Les touristes en provenance de la Chine, des Etats-Unis et du Japon annulent en masse leurs réservations dans les hôtels. C’est un peu moins le cas pour les Français. »  Cambodia Airports note une forte diminution des arrivées à l’aéroport de Siem Reap depuis le début de la crise du coronavirus. Entre le 1er et le 4 février, le nombre de passagers a chuté de 54% par rapport à la même période l’année dernière.Un seul cas d’infection par le coronavirus a été recensé au Cambodge fin janvier dans la province de Sihanoukville.

Cette baisse du tourisme a lieu alors que l’industrie hôtelière est déjà en crise, après une année de baisse de fréquentation du parc archéologique d’Angkor. Le nombre de visiteurs a chuté de plus de 14% l’année dernière, passant de 2 590 815 tickets vendus en 2018 à 2 205 697 en 2019. Le marché chinois est le plus touché, avec une baisse de 22% du nombre de tickets vendus aux touristes chinois, tandis que cette diminution atteignait 6% pour les Français. Les arrivées à l’aéroport de Siem Reap ont baissé de 12,4% en 2019, d’après les chiffres communiqués par Cambodia Airports.

« La crise du coronavirus risque d’achever des entreprises - notamment françaises - déjà en difficulté financière, explique Florian Bohème, secrétaire général de la CCIFC à Siem Reap. Lors de l’épidémie de SRAS en 2002 et 2003, le secteur touristique avait vécu 14 mois de crise en Asie. »

Depuis plus d’un an, Siem Reap souffre d’une érosion de la clientèle conjuguée à une explosion de l’offre. Il y a quelques années, le taux d’occupation des hôtels en période haute était d’environ 85%, indique la CCIFC Siem Reap. Désormais, il atteint 65% pour les hôtels qui parviennent à tirer leur épingle du jeu. Les professionnels du tourisme notent un creusement de la saisonnalité, qui se traduit par un pic d’activité entre mi-novembre et mi-mars ainsi qu’une remontée des réservations en juillet et août.

Pour la CCIFC de Siem Reap, l’industrie touristique cambodgienne pâtit de l’absence de communication positive sur le Cambodge, en l’absence d’office de tourisme national. « Tandis que le marché du tourisme en Asie devient de plus en plus concurrentiel, avec l’ouverture de nouveaux pays comme la Birmanie, on note un manque de perception de l’attractivité touristique du Cambodge », observe Florian Bohème.

La section de la CCIFC à Siem Reap a tenu une réunion à ce sujet la semaine dernière, et prépare un plan d’action afin de prendre en main la communication sur les marchés francophones. « Si les Français ne sont pas capables de parler aux Français, c’est un souci », souligne Pierre-André Romano, qui note par ailleurs le développement des activités culturelles et de l’éco-tourisme à Siem Reap. Environ 150 000 Français visitent les temples d’Angkor chaque année.

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jeudi 13 février 2020

Du rififi à Neubois ?

Après Würzel le facétieux, voilà le très neuboisien "Lustig Würzel".

Un lecteur du blog, visiblement de Neubois, signant "Lustig Wurtzel" me fait parvenir un message dans la rubrique "perliculture". Puis il me demande de supprimer sa "perle". Les élections municipales de Neubois (auquel se rapporte ce beau texte) risquant d'être animées avec deux listes déjà annoncées, je publie le texte à un endroit où il sera mis en valeur.

Les sortants ne sont plus dans le vent

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Drôle de surprise pour la liste des successeurs désignés par l’actuel maire, Nicole Zehner.

Après avoir voulu délocaliser tous les services publics sur le village voisin de Dieffenbach, sans doute pour faire allégeance au maire Bernard Schmitt, son pygmalion à qui elle doit un poste de vice-présidente à la comcom qui lui permet de doubler ses indemnités d’élu, le maire de Neubois s’est surtout concentré sur l’intercommunalité faisant ainsi vibrer ses cordes sociales. Résultat, Neubois est une commune où l’école a failli se retrouver dans le village voisin après avoir perdu son périscolaire, sa banque, boulangerie-pâtisserie etc. Qui pourrait le croire ? Bien sûr, un dentiste aurait pu s’implanter mais là aussi ce fut un échec cuisant. Finalement, le maire de Neubois avait vraiment l’intercommunalité dans le sang plutôt que son village en consacrant la plupart de son temps pour des services sur Dieffenbach et Villé.

Résultat : une commune désertée où l’école a survécu uniquement grâce à une bande de « parias » qui ont osé demander le maintien d’un service de l’Education Nationale dans leur village…Désertée, pas tout à fait puisque les aboiements permanents de chiens animent le village tout comme des jeunes qui pétaradent au nouvel an impunément. Enfin, les crottes de chien et les feux dans le village sont également légion. Bien sûr, des rues ont été rénovées, mais étrangement presque systématiquement où habitent des conseillers municipaux. Pauvre Frédérique Alison, dauphine désignée, qui est allée jusqu’à démarcher des parents de membres de la liste d’opposition. On peut la pardonner, elle ne connaît pas bien les habitants. Pourtant, c’est bien elle qui s’était en 2008 présentée sur une liste d’opposition à Nicole Zehner et qui par défaut a été désignée pour représenter la (maigre) opposition au sein du conseil municipal. Mais même chez les « petits » politiques, l’art de retourner sa veste tente les plus faibles. Aussi, c’est rapidement qu’elle rentre dans le rang comme un bon petit soldat. Ce qui lui vaudra de finir en dauphine du maire. Beau retournement de situation et de convictions pour celle qui, pourtant assistante maternelle, a défendu également le funeste sort de la fin de l’école à Neubois.

Nul doute en tout cas que si elle est élue, la politique de désertification des services du village sera pérennisée par l’inaction pathologique qui caractérise la stratégie politique actuelle. Alors malgré ce bilan catastrophique, Frédérique Alison deviendra-t-elle la Nounou des Neuboisiens ? Rien n’est moins sûr car la liste qui s’est constituée en face – avec plus de facilité que celle des sortants soit dit en passant pour tordre le cou à des rumeurs infondées- compte quelques poids lourds du village bien décidés à réveiller Neubois de sa dramatique léthargie dans laquelle elle est plongée depuis au moins deux mandats.

Lustig Wurtzel

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 NB : Je publierai bien sûr toute réponse qui me parviendra pour cet article.

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