Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

mardi 20 novembre 2018

Les "gilets jaunes" de Belgique créent un mouvement politique en vue des prochaines élections

Les "gilets jaunes" vont créer un mouvement politique afin de porter la voix des citoyens lors des prochaines élections fédérales, a annoncé dimanche après-midi Claude Gilles, porte-parole de l'action citoyenne menée devant le dépôt de Proxifuel à Wierde (Namur). Après quatre jours d'actions à plusieurs endroits en Wallonie, les manifestants ont décidé d'aller plus loin dans leur démarche. Leurs différents représentants se sont entendus pour créer un mouvement politique qui portera le nom de Mouvement Citoyen Belge. Celui-ci prendra part aux prochaines élections. Et pourquoi pas une liste "gilets jaunes" aux européennes en France ? Succès garanti ...

belgiquePendant ce temps à la Réunion : aéroport bloqué par des manifestants, qui ont mis le feu à des palettes. La nuit de dimanche à lundi a encore été brûlante au Tampon (commerces pillés, voitures incendiées). Et pourtant c'est l'été là-bas...

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lundi 19 novembre 2018

Réunion publique : le SMICTOM invite

A propos des biodéchets !

Jeudi 22.11 à 19h30 aura lieu à Villé à la salle festive (école primaire) une concertation citoyenne sur le projet de collecte des biodéchets que le Smictom mettra en œuvre sur le territoire d’Alsace Centrale au courant du 2ème semestre 2019. D’autres concertations ont déjà eu lieu (Châtenois, Sainte-Croix-aux-Mines, Rhinau) ou sont à venir (Barr le 20.11, Marckolsheim le 23.11).

C’est un projet ambitieux, qui avait été présenté lors des journées « Objectif terre » fin septembre à la Bibliothèque Humaniste et aux Jardins du Giessen, projet qui vise à restituer à nos sols un compost de qualité compatible avec le cahier des charges de l’agriculture biologique.

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dimanche 18 novembre 2018

Le 17 novembre vu du Pays de Bade

Comment nos voisins voient les "gilets jaunes"

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Les protestations contre les prix du carburant paralysent le trafic en France : une femme meurt.

En protestation contre les hausses d'impôts prévues en France, des dizaines de milliers de personnes se rendent dans la rue et bloquent la circulation. Mais les gilets de sécurité qui transportent de nombreux manifestants n'ont pas pu empêcher un tragique accident.

Normalement, voitures et camions circulent ici, mais ce samedi, des personnes portant des gilets de sauvetage jaunes circulent dans de nombreuses rues, autoroutes et ronds-points dans toute la France. Ils bloquent la circulation, bloquent les accès ou conduisent lentement à moto.

Selon les autorités, environ 124 000 personnes sont descendues dans la rue pour protester - contre l'augmentation prévue des taxes sur le diesel et l'essence. Ils s'appellent eux-mêmes les "Gilets jaunes", en référence aux gilets de sécurité, que doivent avoir en France tous les automobilistes. Plus de 2000 manifestations ont été rapportées selon les chiffres officiels. 

Déjà à l'avance, les autorités françaises étaient alertées par l'ampleur des manifestations organisées, décentralisées et difficiles à évaluer - ainsi que par les dangers qui y étaient associés. 3000 forces de sécurité supplémentaires ont été déployées samedi.

Contre quoi la colère des manifestants? Il y a d'abord les prix du carburant. Depuis le début de l'année, les taxes sur le carburant diesel ont déjà augmenté de 7,6 cents le litre, selon des données antérieures de l'agence de presse française AFP, et de 3,9 cents pour l'essence. Une nouvelle augmentation est prévue pour 2019. Selon le quotidien "Libération", le litre de super en France s'élevait en moyenne à 1,53 euro en novembre, soit 27 cents de plus qu'il y a huit ans. Le prix du diesel a augmenté de 44 cents au cours de la même période pour atteindre 1,51 euro en moyenne.

gilet1Pour de nombreux observateurs, les augmentations d’impôts prévues ne sont que la baisse qui a provoqué le débordement du baril. Déjà en été, il y avait eu des manifestations contre la nouvelle limitation de vitesse sur les routes de campagne : au lieu de 90 km / heure, seuls 80 km sont autorisés sur les routes de campagne. Surtout dans les zones rurales, le mécontentement est grand.

Mais la colère dépasse les problèmes de circulation. Souvent, la demande d'un salaire minimum plus élevé peut être entendue. Les politiciens, en revanche, devraient gagner moins. Un manifestant impliqué dans un blocus de l'autoroute A7 à Avignon dit sur BFMTV qu'il doit toujours compter à partir du milieu du mois lors de ses achats pour ne pas manquer d'argent. "La France est en colère, et c'était loin de tout." 

De nombreux "Gilets jaunes" attaquent également le président Macron, dont ils perçoivent la politique comme une politique pour les riches.

Macron avait déclaré à l'avance dans une interview télévisée qu'il souhaitait percevoir et comprendre la colère des "gilets Jaunes". Il a également mis en garde contre des demandes contradictoires pour plus d'emplois publics d'une part et moins de taxes de l'autre. 

La "star politique" a participé aux élections de 2017 dans le but de renouveler fondamentalement la France. Mais de nombreux projets de réforme et de nombreuses déclarations maladroites lui ont valu la colère de nombreux citoyens. Sa cote de popularité a chuté au plus bas. (traduit de l'allemand)

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samedi 17 novembre 2018

Au Rwanda, les opposants vont en prison !

22 ans de prison requis contre l'opposante Diane Rwigara

rwandaLe parquet rwandais a requis mercredi 22 ans de prison contre l'opposante Diane Rwigara, accusée d'incitation à l'insurrection et de falsification de documents, lors d'un procès tenu en une seule journée à Kigali, a constaté un journaliste de l'AFP.

Diane Rwigara, 37 ans, avait tenté en vain de participer à l'élection présidentielle de 2017 contre le président sortant Paul Kagame, dont elle est devenue l'une des principales voix critiques.

"Nous requérons que Diane Rwigara soit emprisonnée 15 ans pour incitation à l'insurrection et sept ans pour falsification de documents", a déclaré un représentant de l'accusation.

Le parquet a également demandé 22 ans de réclusion contre Adeline Rwigara, "pour incitation à l'insurrection et promotion du sectarisme", dans un pays encore hanté par le génocide de 1994, qui fit plus de 800.000 morts essentiellement parmi la minorité tutsi.

Le verdict est attendu le 6 décembre et sera rendu par une formation de trois juges.

Diane Rwigara, sa mère et sa soeur Anne, avaient été arrêtées et emprisonnées en septembre 2017. Diane et sa mère ont été remises en liberté sous caution début octobre. La soeur avait recouvré la liberté un an auparavant, les charges pesant contre elle ayant été abandonnées.

Depuis son arrestation, Diane Rwigara dénonce des poursuites montées de toutes pièces et liées à son engagement politique, notamment sa tentative de se présenter à la présidentielle d'août 2017. La commission électorale avait invalidé sa candidature, arguant de plusieurs signatures falsifiées selon elle dans son dossier.

"Si vous osez critiquer le gouvernement, voilà ce qui arrive : vous vous faites arrêter, emprisonner ou vous perdez la vie. Je m'attendais à une forme de riposte", avait-elle déclaré lors d'un entretien à l'AFP en fin de semaine dernière.

Le rejet de la candidature de Mme Rwigara par la Commission électorale avait été critiquée par des gouvernements occidentaux et des groupes de défense des droits de l'homme.

M. Kagame, crédité de l'important développement d'un pays exsangue au sortir du génocide de 1994, est régulièrement accusé de bafouer la liberté d'expression et de museler toute opposition.

Il a été réélu le 4 août 2017 pour un nouveau mandat de sept ans avec près de 99% des voix, ce qui prouve un bon fonctionnement de la démocratie dans ce pays. Une réforme de la Constitution adoptée par référendum fin 2015 lui permet de potentiellement diriger le pays jusqu'en 2034.

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vendredi 16 novembre 2018

Le GCO passera-t-il par des forêts du Val de Villé ?

De nouveaux chemins forestiers aux dimensions d'une autoroute.

DSCF0562Nos chers ZADistes de la forêt du GCO (grand contournement ouest) vont bientôt devoir déguerpir. Après Notre-Dame des Landes, les voilà obligés de subir les assauts des forces de l'ordre sur le tracé de la future autoroute au nord de Strasbourg. Ils vont devoir trouver une autre forêt à défendre. Très certainement ils vont arriver en nombre dans le Val de Villé, où ils remonteront le "chemin des ânes" qui mène de Villé au Hohwald. Et c'est là qu'ils découvriront un nombre incalculable d'arbres abattus provocant des ouvertures aussi larges dans le massif vosgien qu'à Kolbsheim. 

Et que se passe-t-il donc là ? Une petite commune du Val de Villé, en l'occurrence Albé, a décidé de créer de nouveaux chemins pour l'exploitation forestière. Alors, on a trouvé une société avec de gros engins pour réaliser le tout, en un véritable travail d'artiste :

- Aucun respect des limites parcellaires ! Le bornage des propriétés des particuliers est devenu invisible, voire inexistant. D'ailleurs la société n'a que faire de ces bornes puisqu'elle se base sur un soi-disant repérage satellitaire. Alors les coupes de bois empiétant de près de 5 à 10 mètres dans les parcelles, aucune importance.

- Quant à la technique de coupe, elle est très professionnelle : des souches subsistent de 50 cm à 1 mètre au-dessus du sol ! Les bûcherons de métier apprécieront. Mais très certainement, la vitesse d'exécution pour rentabiliser le chantier a dû donner des courbatures et des hernies discales à certains ?

- Et le comble ! Cette société s'est engagée auprès de la commune à récupérer les arbres abattus, y compris ceux poussant sur les parcelles privées, pour en faire des pellets revendus en bois de chauffage. En échange, la commune ne déboursera rien pour l'aménagement du chemin. On comprend mieux qu'il est de l'intérêt des municipalités de laisser faire en fermant les yeux. Conseil est d'ailleurs donné aux propriétaires récalcitrants et qui osent  se présenter en mairie, d'attendre la fin des travaux qui doit intervenir dans trois ans au mieux. Le seul lésé sera le privé qui n'aura que ses yeux pour pleurer.

Et la seule promesse obtenue de la mairie : le bornage sera refait après la fin des travaux. Pour le reste, passez, il n'y a rien à voir ! Même Alsace-Nature n'a pas de dossier sur ce sujet : les routes GCO et RN59 ont plus d'impact médiatique que des chemins ruraux et forestiers ! 

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jeudi 15 novembre 2018

Compteurs Linky : la pacotille arrive toujours en Afrique

Pourquoi la Côte d'Ivoire a besoin de "compteurs électriques intelligents"

abidjanL'affaire remonte au 25 avril 2016 ! Le président Ouattara a pris du retard dans la mise en route de l'émergence de son pays en 2020 ! Alors, le lancement par le MEDEF du club "Abidjan ville durable" est une opportunité ! Et la réunion de lancement du club a été un véritable succès. En effet, 20 entreprises se sont mobilisées autour du projet. La réunion plénière du 10 juin 2016 a entériné le nom du club « Abidjan ville durable » et déterminé son fonctionnement en cinq commissions : état des lieux, vision et stratégie, mise en oeuvre, promotion, internationalisation. Et surtout, parmi les 20 entreprises se trouvent les plus implantées en Côte d'Ivoire : Bolloré Logistics, Schneider Electric International, Vinci énergies, Bouygues, Total, EDF. Pour Ouattara, l'affaire est donc jouable. 

Le président Alassane Ouattara, dans ses promesses, avait mis l'accent sur l'électrification du pays. Et, justement, EDF a du matériel disponible et l'intention d'investir dans des domaines intéressants pour la Côte d'Ivoire.  

Première action envisagée : une centrale biomasse de 46 mégawatts est déjà à l'étude. Si le dossier est mené à bon port, il s'agira de la plus grande installation biomasse en Afrique de l'Ouest (plus grande que Nachtigal au Cameroun), avec une production annuelle de 337 gigawatts/heure. Près de 1300 emplois pourraient être générés, dont plus de 1100 liés à la filière d'approvisionnement. Oui, mais financés par qui ?

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Deuxième action : l'électrification du monde rural. Là EDF crée une société autonome nommée ZECI (Zola EDF Côte d'Ivoire). Comme en France, EDF répartit ses compétences : la production d'énergie pour elle, la fourniture pour des sous-traitants. ZECI vendra des kits, comprenant un panneau solaire permettant aux ruraux un minimum de courant hors réseau, de quoi faire fonctionner quelques lampes, une télévision ou une radio. Pour des appareils électro-ménagers ce sera insuffisant, et il faudra trouver des modèles plus chers. Souvent hors de prix pour le commun des ivoiriens. Mais admettons, l'émergence est en marche.

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, via un communiqué signé le 15 juin 2018, qu’elle fournira une “garantie partielle de crédit” à Zola EDF Côte d’Ivoire (ZECI) pour l’aider à mobiliser un prêt en monnaie locale de 15,75 milliards de FCFA (environ 24 millions d’euros). Le prêt sera arrangé par la Société Générale de Banque en Côte d’Ivoire (SGBCI) et Crédit Agricole Corporate and Investment Bank (Crédit Agricole CIB), pour permettre à ZECI d’acquérir des systèmes solaires domestiques (SSD) et de les distribuer à environ 100 000 ménages supplémentaires résidant dans les zones rurales de Côte d’Ivoire, d’ici à 2020.

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Troisième action : la remise en état des réseaux en ville, qui passe par la pose de nouveaux compteurs. L'action sera menée par la CIE (compagnie ivoirienne d'électricité). Et l'action va être menée de pair avec le remplacement des compteurs en France. Et là, pas de mystère ! on fait comme en Europe : on pose les nouveaux compteurs Linky ... à quelques différences de publicité près. Ainsi, on ne parle plus de compteurs Linky, mais de compteurs "intelligents" ou de "cybercompteurs". En Côte d'Ivoire, où selon EDF l'arnaque est reine, on vante les bienfaits de tels compteurs : contrôle à distance, et surtout lutte contre la fraude. Fraude de qui ? des "brouteurs" ivoiriens ? ou d'EDF et CIE ?

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Car ce que EDF ne dit pas, c'est les inconvénients de ces compteurs ! Augmentation de la toxicité par les ondes électromagnétiques ! Augmentation des fréquences des coupures d'électricité (disjoncteurs qui sautent !), des pannes ! et même des incendies ! Augmentation du montant des factures de 25% à 50% dûe au renforcement de la puissance qui passe de 6KVA à 9 KVA (pour éviter soi-disant les coupures de courant trop intempestives), de la facturation de l' "énergie apparente" (imaginez que vous consommez un verre de bière et que le barman vous demande un prix pour la bière et un surplus à payer pour la mousse). On comprend pourquoi ni EDF, ni CIE n'informent les ivoiriens. Et pourtant la CIE a déjà installé 400.000 compteurs et compte continuer jusqu'en 2020.

En Europe, les consommateurs sont devenus méfiants, et beaucoup refusent ces nouvelles installations, alors EDF tente de liquider sa camelote en Afrique (Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Maghreb, ...) et en Amérique du Sud (Chili, Argentine, ...).Les vieilles casseroles qui formaient au temps de l'esclavage les cadeaux de pacotille (du commerce triangulaire) pour les roitelets des tribus africaines, sont remplacées par des produits électriques défectueux, avec la complicité des chefs de gouvernements locaux dont bon nombre placent leur fortune en Europe dans des paradis fiscaux.

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Mais en Côte d'Ivoire, pas plus qu'ailleurs, on n'accepte plus. De nombreux "clients" refusent l'installation de nouveaux compteurs Linky (mot "interdit") même si la CIE prétend les installer "gratuitement". Même si selon la CIE, cette opération vise à moderniser le parc de compteurs d’énergie et mettre à la disposition de sa clientèle de nouveaux services pour un meilleur suivi dans la consommation d’électricité, même si le wifi intégré laisse rêveur, même si la CIE se défend de toute surfacturation, de nombreux ivoiriens y voient une arnaque. A juste titre...

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mercredi 14 novembre 2018

PLUi : réunion publique à Villé !

Une séance de xyloglossie !

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La langue de bois, voilà ce qui a marqué la réunion publique consacrée au PLUi du Val de Villé. On peut résumer les discours du président de la comcom à une phrase : "La comcom c'est bien, les ratés viennent des municipalités." Et le seul maire qui répond avoue n'être au courant de rien. On croit revoir Gérard Collomb devant la commission d'enquête parlementaire dans l'affaire Benalla.

Revenons à la présentation du PLUi par le président Riebel. On apprend que c'est la comcom qui est chargée d'établir le Padd (plan d'aménagement et développement durable), que ce plan devait être approuvé par les conseils municipaux puis par la comcom. Premier accroc : à Albé on votait depuis un an à toutes les réunions, à Villé on n'a jamais voté (une seule séance d'inscription du PLUi à l'ordre du jour, et pas de vote à ce sujet, juste une information).

D'où ma première question : "Y a-t-il eu  un accord de coordination ou de procédure commune dans les 18 communes ?" La réponse du président fuse : la comcom est seule responsable, les communes font comme bon leur semble. Aucun maire présent ne prend la parole pour expliquer sa propre méthode. Dont acte. Eh bien ça promet pour la suite de la réunion.

Ma deuxième question : "Le PLUi se doit de respecter le SCOTT et la loi-montagne. Si pour le SCOTT, cela ne semble pas trop compliqué, comment faire pour la politique de montagne alors que, dans la vallée, seule la moitié des communes figure en zone de montagne." La réponse du président est pour le moins foireuse, et il ne peut se retrancher derrière un maire quelconque. Il reconnaît que la "zone montagne" ne couvre effectivement que 10 communes de la vallée, mais que l'ensemble des communes bénéficient de la politique du massif vosgien. Voilà qui va réjouir les agriculteurs de l'avant-vallée qui n'ont jamais touché un centime de fonds européens d'aide à ce titre. Quant au RPI Villé-Albé que j'ai évoqué, on ne sait toujours pas quels sont les critères de création ou de fermeture de classes. Certes, la décision ne dépend pas du PLUi, mais il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une préoccupation des parents des deux communes à laquelle nos élus se doivent de répondre.

A propos des zones de montagnes, à titre annexe, je rappelle que la conseillère départementale et municipale Frédérique Mozziconacci est vice-présidente de la commission permanente du Comité de Massif. Elle aurait pu nous éclairer. A-t-elle seulement été invitée ?

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Nouvelle question : "Les bâtiments en friches : sont citées dans le PADD trois friches à Villé (ancienne gendarmerie, ancienne maison de retraite, anciennes FTV, et trois autres à Steige). Que prévoit la comcom pour l'avenir de ces bâtiments ?" Là encore des réponses ambiguës de la part du président. Les FTV : trop cher ! Vu la dépollution à réaliser, il faudrait pouvoir l'acheter à l'€ symbolique. La comcom a donc décidé de "geler" ce dossier. On peut donc se demander pourquoi l'avoir inscrit au PADD. Quant à la gendarmerie et à la maison de retraite, pas un mot. Pourtant il me semble que notamment pour la gendarmerie, l'Etat était prêt à le céder à l'€ symbolique. Alors ? 

Autre question : "Les compétences de la comcom : ne faudrait-il pas les modifier ? ou y rajouter d'autres telles les chemins forestiers, surtout que beaucoup vont d'une commune à une autre ? Certaines municipalités font un grand effort pour leurs chemins, d'autres rien." Je lance de façon humoristique : "Inutile dans certains cas d'aborner les limites communales, il suffit de voir à quel endroit l'état d'entretien des chemins change. (rires dans la salle, tout le monde sait qui je vise). Sur le fond, le président ne souhaite pas prendre cette compétence. Il veut cependant aider les communes qui le souhaitent. A noter, que le maire vice-président chargé des transports et de la mobilité douce n'a pas de contacts avec lui à ce sujet.

Dernière question : "Friches agricoles, viticoles et zones AOC" : je rappelle que les friches datent des années 1950/60, et qu'elles ont deux origines : 

1) la PAC (politique agricole commune) mise en place par l'Europe, imposait aux viticulteurs d'abandonner 10% de la surface viticole. De nombreux viticulteurs du piémont ont acheté des vignes dans notre vallée ... pour mieux les abandonner en friches.

2) La crise industrielle textile, obligeant de nombreux habitants à quitter la vallée, a fait le reste.

Certaines communes, comme Villé, ont acquis ces terres il y a plus de 30 ans afin de réhabiliter les friches. Quelle politique la comcom mènera-t-elle dans ce domaine." Là encore, pas de réponse précise. "Certaines communes ont déjà réhabilité des friches, d'autres non." Le président, une fois de plus, renvoie aux communes. L'agriculture, comme l'industrie, est pourtant une compétence intercommunale. Et aucun maire ne prend l'initiative de répondre. Le chef dirige la manoeuvre ! Les sous-fifres n'ont pas droit à la parole ! J'arrête mes questions car le bois à langues va devenir rare. Et d'autres personnes vont encore s'exprimer : entrée est de Villé, le Schmissberg, les zones inondables, etc... J'aurai encore l'occasion de revenir là-dessus.

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mardi 13 novembre 2018

Le parti socialiste soutient les manifestations du 17 novembre

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lundi 12 novembre 2018

PLUi : rappel de réunion publique à Villé !

Lundi, 12 novembre 2018 à 20 h 00 à la salle festive de l'école.

Citoyens de Villé et de la vallée, il est temps de vous exprimer !

Le PLUi sera le document référence au service de la politique que vous aurez choisie et qui obligera vos élus.

Venez nombreux ! 

PLUI

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dimanche 11 novembre 2018

La fin de la guerre 14/18 vue d'Elzach

11 novembre 1918 : fin de l'horreur

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L'Elztal, il y a 100 ans, le 11 novembre 1918. L'horreur était enfin terminée, comme pour tout le monde, y compris les "Elztäler". On ne parlait pourtant pas encore de fin de la guerre, mais de trêve (mais personne n'était dupe). Elle avait duré plus de quatre longues années, cette guerre mondiale, que personne à cette époque n’appelait encore la "Première". Quiconque voit, lit ou compte les nombreux noms sur les monuments commémoratifs de guerre dans les cimetières d'Elz et de Simonswäldertal a une idée de la façon dont cette guerre s'est déroulée.

Les acclamations, comme on en trouve sur certaines photos de jeunes hommes de villes allemandes, et avec des paroles ridicules dans les trains militaires ("En route pour Paris, ça me démange!"), ici, elles dérangent. Dès les premiers jours d'août 1914, peu d'Elztäler se sentaient attirés par cette guerre. On entendait plutôt : "Qui fera tout le travail à la maison? En ce moment, pendant la saison des récoltes?Naturellement, les habitants des zones rurales ont été les premiers à traiter de telles questions. Ils espéraient que le slogan "À Noël, nous serons de retour à la maison!s'appliquerait. Mais il ne s'appliqua ni pour Noël 1914, ni 1915, 1916 ou 1917. Et très rapidement, cette guerre fut une horreur pour tous ceux qui devaient la rejoindre - avec ses nombreuses sordides nouveautés telles que des mitrailleuses, d'énormes armes à feu, des canons, des gaz toxiques -.

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Le célèbre pasteur Heinrich Hansjakob du Kinzigtal écrivait dans son dernier ouvrage avant son décès en 1916 "Sur des dialogues tenus avec des poissons au fond de la mer". Le titre étrange venait du fait que Hansjakob a imaginé que le poisson de l'Atlantique se demandait probablement pourquoi, à la suite de la guerre, soudainement autant de morts et de navires ont été abattus pour couler au fond de la mer. "Quand, en 1914, à Haslach, j'ai vu les premiers blessés arriver à l'hôpital, les larmes coulaient de mes yeux ..." écrit-il. Ou: "Alors un jour, la femme d'un jeune fermier, mère de cinq enfants, a pleuré avec amertume, son mari est au front depuis le début de la guerre et elle n'a presque personne pour l'aider dans son travail." Après une permission de 15 jours, le père repart, puis ne vient plus. Il est mort et reste loin de chez lui dans une tombe sans nom.

Dans l'Elztal, le nombre de blessés, de mutilés, de disparus et de morts était également important, comme en témoignent les monuments cités et certaines chroniques locales. Un exemple parmi d'autres de Prechtal (= Prechtal avec Oberprechtal): "La guerre a entraîné d'énormes pertes en vies humaines - 95 soldats Prechtäler ne sont pas retournés dans leur pays, ce qui représente près de 5% de la population totale à l'époque ou 10% de la population masculine" (Livre "Prechtal" de Augustin Gutmann / Thomas Steimer).

Le 9 novembre, l'empereur était parti et la République proclamée. La tournure des événements se propagea rapidement. Le 10 novembre déjà, un conseil des travailleurs et des soldats a été formé à Waldkirch. "Die Volkswacht" (journal local de l'époque) a écrit: "Waldkirch a également connu son grand jour dimanche et dès le matin, ce n’était un secret pour personne que le drapeau rouge flotte également 
ici ..." La "nouvelle ère" était là, à Waldkirch et dans le reste de l'Elztal. Mais elle ne pouvait pas guérir la douleur des pertes et des expériences de cette terrible guerre mondiale.

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