Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

samedi 25 novembre 2017

AREVA au Gabon

"On est tous malades! Au niveau de la santé, ils nous couillonnent !"

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A 82 ans, Moïse Massala, géochimiste en retraite n'en finit plus de pester contre son ancien employeur, la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), filiale du groupe français Areva au Gabon.

Comme Moïse, des centaines d'anciens travailleurs gabonais de la Comuf réclament réparation - sans succès depuis douze ans - pour des maladies qu'ils estiment être liées à leur travail, dans la mine d'uranium exploitée entre 1958 et 1999 par le groupe nucléaire dans le sud-est du pays.

Ceci alors que deux familles d'anciens travailleurs français de la Comuf ont été indemnisées en France, et qu'Areva a reconnu, dans un mail interne que l'AFP a pu consulter, que "de nombreuses maladies graves ont été détectées" chez d'anciens travailleurs gabonais.

"Ça fait dix ans que j'ai du mal à respirer, l'air ne passe plus". Roland Mayombo, 77 ans, "dont vingt-sept à la mine", participe activement à la lutte du collectif formé par 1.618 anciens employés gabonais de la filiale d'Areva, le Mouvement des anciens travailleurs de la Comuf (Matrac), pour faire reconnaître leur cause.

Mais si le groupe nucléaire français avait accepté de créer un Observatoire de la Santé (OSM, lancé avec l'Etat gabonais), en 2010, pour "suivre l'état des travailleurs et les indemniser", Areva a toujours affirmé qu'"aucune maladie professionnelle liée à l'exposition aux rayonnements ionisants" n'y a jamais été décelée.

En 2015, dans un mail interne à la Comuf, consulté et authentifié par l'AFP auprès de plusieurs destinataires, le directeur santé d'Areva, Pierre Laroche, admet pourtant que "de nombreuses maladies graves ont été détectées chez des anciens salariés comme par exemple des tuberculoses en phase contagieuse".

Pour les anciens travailleurs, ce courrier est la reconnaissance officieuse de leurs blessures, et justifie indemnisations - même si ces maladies ne sont peut-être pas reconnues comme étant radio-induites.

- David contre Goliath -

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"Cette histoire, c'est David contre Goliath. Qu'est ce que vous voulez qu'une bande de vieillards fassent contre une entreprise comme la Comuf?", soupire encore Moïse, qui a perdu son frère, ancien prospecteur dans la mine, "d'une maladie bizarre" il y quelques années.

Assis dans un café de la petite ville de Mounana, dans le Haut-Ogoué (sud-est du Gabon), Moïse et ses anciens collègues ressassent le passé et se sentent "impuissants": ils sont persuadés qu'ils sont malades à cause de la mine, mais ne peuvent le prouver.

En 2007, interpellées par les anciens travailleurs, les ONG françaises Sherpa et Médecins du Monde se saisissent du dossier. Elles réalisent des enquêtes de terrain à Mounana, et publient un rapport dénonçant le taux élevé de cancers parmi les salariés ou ex-salariés de ces mines d'uranium au Gabon et au Niger.

Le groupe nucléaire ouvre des négociations, et un accord "sans précédént" est signé en 2009.

"On croyait avoir gagné", assure Moïse, alors que l'OSM voit le jour et redonne espoir aux anciens travailleurs.

Mais sept ans après, les locaux de l'OSM à Mounana, à quelques km de l'ancienne mine, sont fermés, les panneaux indicateurs sont à même le sol et plus aucun travailleur gabonais n'y est suivi. Aucun d'eux n'a été indemnisé.

"Nous avons décidé d'arrêter d'y aller car personne ne nous a jamais donné nos résultats d'analyses", se souvient Estime Beno Ngodi, président du Matrac.

"L'observatoire a bien fonctionné jusqu'en 2015, il s'est adressé à près de 667 anciens salariés. Le Conseil d'administration à l'unanimité a décidé d'en suspendre l'activité" en raison du boycott par le Matrac, dit le directeur du Conseil d'administration de la Comuf, Gilles Recoché.

Et d'ajouter: "notre fierté est d'avoir mis en place une structure tripartite unique, qui permet aussi aux anciens travailleurs de la Comuf de bénéficier d'une visite médicale gratuite".

"J'ai été quatre fois à l'OSM, chaque année, mais je n'ai jamais eu de résultat", rétorque M. Mayombo, qui porte tout de même une casquette rouge de la Comuf, se disant "fier" d'y avoir travaillé malgré les "complications". Le syndicat estimait, fin 2016, que 367 anciens travailleurs sont décédés "à la suite d'infections respiratoires pulmonaires".

En 2010, une étude demandée par l'UE dénonçait l'opacité des résultats d'analyse, comme l'ONG Sherpa, qui s'est offusquée du "maintien dans l'ignorance" des anciens travailleurs.

"Tous les résultats étaient donnés à la fin des consultations. Une copie était remise à l'ancien travailleur", assure en réponse Steeve Mbuy' Ibutsi, secrétaire exécutif de l'OSM, qui s'étonne de cette "incompréhension".

"Il y a une désinformation" de la part du Matrac, affirme pour sa part le directeur du Conseil d'administration de la Comuf, Gilles Recoché.

- 'On est malades et on meurt' -

Qui a raison, des Gabonais qui affirment "tomber comme des mouches" à cause de leur travail à la mine ou d'Areva qui estime qu'aucune maladie professionnelle n'a été décelée ?

"Qu'il y ait eu de la radioactivité à Mounana, c'est une réalité. Après, à quel degré et dans quelle mesure les travailleurs ont été touchés, il sera très compliqué de l'établir", confie à l'AFP un ancien haut cadre de la mine, sous couvert d'anonymat.

La dénomination même des maladies professionnelles liées au travail à la mine des travailleurs gabonais fait débat: "moi, j'ai mal au poumon. Mais ils me disent que ce n'est pas lié", dit un ancien travailleur de la mine.

Dans la loi française, qui date de 1984 et de laquelle dépend Areva et sa filiale au Gabon, 13 maladies seulement sont imputables aux rayonnements ionisants.

"Ce n'est pas évident qu'on trouve des maladies professionnelles chez les anciens travailleurs avec la grille utilisée. Mais c'est possible qu'on trouve des maladies liées au travail, mais considérées comme non-professionnelles, et donc non indemnisées", décrypte Steeve Ondo, médecin du travail gabonais et membre du Comité scientifique de l'OSM.

"C'est édifiant! Le tableau de maladies professionnelles n'a pas été actualisé depuis 1984... Une aberration devant les progrès faits en médecine", estime de son côté Jacqueline Gaudet, fondatrice de l'association française "Mounana", qui se bat pour l'indemnisation des anciens travailleurs expatriés de la Comuf.

Son association a fait porter deux fois à l'Assemblée nationale française une demande pour réviser le code de la Sécurité sociale, sans succès.

En France, deux familles d'anciens travailleurs décédés d'un cancer du poumon - dont celle de Mme Gaudet - ont été indemnisées en 2011. "Une première", avait salué à l'époque l'avocat des familles.

Au Gabon, l'amertume est grande. "Nous, on est malades et on meurt, mais ils ne nous l'ont jamais dit!", répète encore et toujours Estime Beno, qui affirme souffrir d'un cancer du poumon et avoir du aller jusqu'en Afrique du Sud pour qu'on le lui diagnostique.

L'association Mounana dit avoir porté plainte contre Areva devant la justice gabonaise. "Par douze fois, on a été débouté", expliquent le président du Matrac, ainsi qu'un ancien avocat du collectif.

La Comuf dément: "il y a des discussions, des menaces, des démonstrations de forces (de la part du Matrac) pour empêcher en 2015 les consultations de l’OSM, mais à ma connaissance, je n'ai jamais eu en main de plainte officielle", rétorque M. Recoché.

La Comuf a cessé toute exploitation au Gabon en 1999, et a suspendu l'exploration de nouveaux gisements en 2017. "Le temps joue pour eux. On n'arrêtera pas, c'est jusqu'à la mort", tape du poing M. Mayoumbo.(selon "Oeil d'Afrique")

gabonUn enfant passe devant une maison marquée d'une croix rouge supposée irradiée car construite avec des matériaux issus d'une ancienne mine d'uranium de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), filiale du groupe français Areva.

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vendredi 24 novembre 2017

Migrants vendus comme esclaves

Standing ovation à l'Assemblée après une question sur l'esclavage en Libye

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jeudi 23 novembre 2017

Les villois chez les Wallons de Thimister-Clermont

Pour la sixième fois !

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Une fois de plus les villois se sont déplacés pour un marché de Noël chez nos amis belges de Thimister. Et cette fois, ce n'est pas seulement les produits alimentaires et artisanaux qui ont été exportés, mais aussi la musique et les danses de la vallée, grâce à un orchestre très entraînant. Même notre président de  la comcom s'y est mis, arborant même sur la deuxième video ci-dessous un magnifique chapeau de cowboy ! Made in "Willerthal" ?

Marché de Noël Alsacien de Thimister 2017

 

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mercredi 22 novembre 2017

Villé : 7 pages pour résumer 17 minutes !

Saint-Nicolas ne viendra pas !

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On s'attendait à une page de compte-rendu pour le dernier conseil municipal qui n'avait guère duré plus d'un quart d'heure. Grâce à l'amabilité administrative de la mairie, la panne informatique municipale passera inaperçue.  On peut quand même trouver quelques surprises dans le compte-rendu publié ci-dessous. D'abord, nous apprenons, par la voix de la première adjointe conseillère départementale, que Saint-Nicolas ne viendra pas à Villé cette année. Les enfants villois n'auraient-ils pas été sages ? ou le maire a-t-il perdu son déguisement ?

Un conseiller venu pour 5 minutes

Enfin, nous apprenons que l'un des conseillers, espérant très certainement bénéficier du "quart d'heure syndical" est arrivé à 20h13, ce qui nous laisse penser qu'il a assisté à 5 minutes de la séance publique.

Le site internet communal étant encore en sommeil (plus qu'hivernal), voici l'intégralité du PV ! Heureusement que le conseil n'a pas duré 4 heures, il aurait fallu prévoir plusieurs tomes de délibérations. A noter d'ailleurs une petite erreur dans ce PV : l'heure de fin de séance était selon plusieurs conseillers 20h18, et non 20h38.

Enfin, pour terminer sur une note plus sérieuse, l'attribution des marchés des travaux de l'atelier municipal, donne 8 de ces 17 marchés à des entreprises du Val de Villé. Même pas la moitié ! On aurait pu espérer mieux pour relancer la dynamique d'une vallée en plein déclin économique.

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mardi 21 novembre 2017

Manifestations contre la vente de migrants comme esclaves en Libye

On aurait aimé voir le président de la République à la tête de la manifestation parisienne. Hélas, il n'est ni Spartacus ni Toussaint Louverture, ni-même Victor Schoelcher. Il est à la fois Rothschild et Trump ! 

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 Manifestation devant l'ambassade de Libye à Paris

Affrontements et gaz lacrymogène à Paris

+DE 30 MILLES MANIFESTANTS AFRICAINS A PARIS CONTRE L'ESCLAVAGISME EN LIBYE

Les "noirs" marchent sur les champs Elysées contre l'esclavage en Libye

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lundi 20 novembre 2017

Esclavage en Libye

Des migrants vendus aux enchères !

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Le vice-premier ministre du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a annoncé ce dimanche l’ouverture d’une enquête sur des cas d'esclavage près de Tripoli, dénoncés par un document choc la semaine dernière de la chaîne américaine CNN. Ahmed Metig a exprimé « son mécontentement » dans un communiqué diffusé dimanche sur Facebook après la diffusion de documentaires sur « la réapparition du commerce d'esclaves dans la banlieue de Tripoli ». Il « a affirmé qu’il chargera une commission d’enquêter sur ces rapports de presse afin d’appréhender et soumettre les responsables à la justice », selon le texte.

Sur le documentaire, on voit notamment, sur une image de mauvaise qualité prise par un téléphone portable, deux jeunes hommes. Le son est celui d’une voix mettant aux enchères « des garçons grands et forts pour le travail de ferme. 400… 700… » avant que la journaliste n’explique : « ces hommes sont vendus pour 1.200 dinars libyens (400 dollars chacun) ».

Depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, les passeurs, profitant du vide sécuritaire et d’une impunité totale en Libye, font miroiter à des dizaines de milliers de personnes cherchant une vie meilleure un passage vers l’Italie qui se trouve à 300 kilomètres des côtes libyennes.

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Alpha Blondy demande d’assiéger les ambassades libyennes

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dimanche 19 novembre 2017

Allemagne : Vers la semaine de 28 heures ?

Est-ce que les Allemands salariés dans le domaine de la métallurgie profiteront désormais de la semaine de 28 heures ?

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L’Allemagne se prépare à un automne chaud. Le puissant syndicat allemand de la métallurgie, IG Metall, a surpris tout le monde en demandant non seulement une augmentation salariale de 6%, mais aussi la possibilité de réduire le temps de travail hebdomadaire à 28 heures. Si ceci ne représente pas encore une révolution (la semaine de 28 heures est déjà pratiquée dans bon nombre de grandes entreprises), ce postulat déclenche actuellement un débat sur la future organisation du monde du travail.

Quand l’IG Metall se met en marche, le patronat tremble, car les 2,3 millions adhérents du syndicat de la métallurgie représentent plusieurs industries clés en Allemagne, par exemple dans le secteur de l’automobile. Le postulat de l’IG Metall, à savoir une augmentation salariale de 6% et la possibilité de réduire le temps de travail hebdomadaire à 28 heures, a déclenché un vif débat en Allemagne. Toutefois, il convient de regarder de plus près.

Car cette semaine de 28 heures serait un concept applicable pour une durée de deux ans, qui ressemblerait davantage à une sorte de « congé sabbatique amélioré » permettant de poursuivre d’autres objectifs pendant ces deux ans. En même temps, ce concept ouvre la voie vers la remise en question de nos systèmes de travail. A une époque marquée par le chômage, est-il vraiment indiqué de travailler 35 ou 40 heures par semaine ? Est-il nécessaire que certains doivent faire des heures supplémentaires, pendant que d’autres aimeraient travailler aussi ?

Comment sera fait le monde du travail demain ? Travaillerons-nous moins, mais mieux ? Les expériences faites dans les entreprises qui proposent déjà à leurs salariés la semaine de 4 jours, sont concluantes. Les salariés qui ne travaillent « que » 4 jours par semaine, sont plus motivés, plus focalisés, plus équilibrés et souvent, ils sont plus performants que leurs collègues qui travaillent 5 jours par semaine. 4 jours de travail pour 3 jours de congé, cela augmente forcément la qualité de vie et libère des énergies et en fin de compte, les entreprises en profitent autant que les salariés. Dans quelques semaines, on en saura plus… (selon "Eurojournalist")

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samedi 18 novembre 2017

Le "débat" d'En marche fait un bide

270 spectateurs pour un débat national, où sont les 380000 adhérents à LREM ?

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270 : c'est, selon RTL, le nombre de spectateurs qu'a réuni sur internet le débat organisé jeudi soir entre les quatre listes candidates pour intégrer le bureau exécutif de La République En Marche. Un véritable four pour un mouvement qui revendique 380.000 adhérents.

Un bide symptomatique du malaise qui plombe le parti présidentiel, qui mêle manque de démocratie interne et démobilisation militante. LREM, que certains marcheurs estiment "en état dépressif", organisait un débat, ou plutôt un simulacre de débat, pour répondre aux critiques suscitées par l'arbitraire élyséen quant aux choix d'un délégué général - Christophe Castaner - pour le parti. Le porte-parole du gouvernement prendra les rênes d'En Marche ce samedi à Lyon.

Simulacre !

Figés autour de quatre tables de bistrot, les représentants des quatre listes concurrentes - sans pour autant que les différences idéologiques de l'une à l'autre ne soit perceptibles à l'œil nu - ont débattu sans s'interrompre ou se contredire. "Le bla-bla est horizontal, mais les décisions sont verticales", persiflait dans L'Opinion un élu d'opposition. 

"De toute façon, nous allons élire Christophe Castaner, nous voulons travailler avec lui", réplique une militante candidate, qui ajoute: "Nous voulons que les votants soient libres de choisir leur projet et ne se sentent pas gênés de voter pour une liste qui n'est pas la liste officielle mais qui porte un beau projet". Il n'y a en effet aucun mal à cela, puisque Christophe Castaner sera de toute manière élu. 

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vendredi 17 novembre 2017

Bulletins Comcom-info et Villé-Infos

"C'est quoi ce bordel ?"

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Cette phrase de notre président Macron, prononcée semble-t-il en conseil des ministres, pourrait s'appliquer à la municipalité de Villé. Et ceci à propos de la diffusion des bulletins officiels de la comcom et de la commune de Villé, qui viennent d'arriver à bon port ce matin, je vous l'atteste Monsieur le Maire.

Seulement voilà ! Le bulletin Comcom-infos n° 29 devait être distribué début octobre, selon renseignements pris à l'intercommunalité dont le maire de Villé est un brillant vice-président. Quant au Villé-infos n° 10 il était prévu pour début novembre. Aussi, l'annonce de certaines manifestations s'est-elle faite après leur déroulement. Je ne vais pas faire l'inventaire de toutes ces incongruités, mais simplement relever les plus marquantes.

Dans le Comcom-infos, je relève la réunion de découverte de la nouvelle forêt-école d'Albé prévue le vendredi, 13 octobre ! Pas étonnant, avec l'arrivée de l'invitation le 15 novembre, qu'aucun propriétaire forestier de Villé (à part moi-même) n'ait assisté à cette sortie forestière pourtant très instructive.

Dans le Villé-infos, pire ! la commémoration de l'armistice du 11 novembre est annoncée un peu tard ! Mais là on comprend mieux. La population étant traditionnellement invitée à la cérémonie et au vin d'honneur qui la suit, il fallait faire des économies de riesling et de brioches.

Plus grave, car relevant de la sécurité : la publication de la battue prévue ce 11 novembre par les chasseurs du ban de Villé n'est du même coup elle non plus assurée. Avec le risque qu'un chasseur puisse confondre un sanglier avec un promeneur ou un joggeur inattentif, ça devient grave. Heureusement pour la mairie, il pleuvait des cordes et peu de gens sont allés en forêt ce jour-là. On l'a échappé belle !

Monsieur le Maire, n'invitez pas le président de la république à Villé les prochains temps. En lieu et place d'un grand discours il risque de vous répéter cette phrase devenue historique : "C'est quoi ce bordel ?"

Et le site internet de la commune ?

Comme l'annonce enfin le bulletin Villé-infos, le site internet de la commune est "indisponible" ! Une indisponibilité qui dure au moins depuis la mi-mai 2017. Ah ces sites dont l'utilisation est très difficile ! Dans un souci de coopération avec la municipalité, je publie ci-dessous l'intégralité du bulletin municipal (à l'intention des citoyens qui n'auraient pas encore bénéficié de cette manne céleste communale). Il semblerait en effet que certaines rues, comme la rue des vergers de la conseillère départementale, n'aient pas encore été servies. Je décline bien sûr toute responsabilité à propos des dates périmées.

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jeudi 16 novembre 2017

Jean Vogel le frondeur de l'AMF

Faut-il aller à Paris ?

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C'est un maire du canton de Mutzig-Villé qui régulièrement lance la fronde au congrès des maires de France, à savoir Jean Vogel, maire de Saâles à son quatrième mandat, ce qui a de quoi lui donner des idées, notamment en ce qui concerne les communes de la ruralité et de la montagne. En  2016 déjà, il avait soufflé le vent de la révolte. Mais considérant qu'il n'a pas été entendu, il change de méthode en refusant de se rendre à ce congrès de sourds. Il vient d'envoyer à la presse le communiqué ci-dessous. Pas sûr que son mot d'ordre soit entendu. L'absentéisme est-il d'ailleurs la bonne méthode ? surtout dans des assemblées où les absents ont forcément tort ?

Le communiqué

L'Association des Maires de France s'apprête à tenir son 100e congrès à Paris.
De plus en plus de petits maires ne se reconnaissent plus dans cette association (absence de F. Baroin aux débats sur la ruralité en 2016, enterrement de la réforme de la DGF, refus de  reconnaitre les inégalités existantes entre communes, absence d'implication forte sur le sujet des injustices de l'imposition du foncier bâti,...).
A l'heure où, à juste titre, nos concitoyens réclament un renouvellement de la vie politique, il est important que l'AMF se réforme à son tour. C'est pourquoi, je lance le mouvement "Nous n'irons plus à Paris", demandant à tous mes collègues maires de boycotter les congrès de l'AMF afin d'obliger l'association à redevenir l'association de tous les communes de France."

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