Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

mardi 24 avril 2018

Jeunes réfugiés non accompagnés au Bade-Würtemberg

Une enquête de "Badische Zeitung" : 6766 mineurs immigrés vivent dans le Land

r_fugi_sS'occuper de jeunes réfugiés non accompagnés est une tâche ardue. L'Etat allemand dépense jusqu'à 50.000 € par jeune et par an. La grande préocuppation est leur intégration. 

Près de trois ans se sont écoulés depuis  la grande vague d'arrivée de réfugiés. "Badische Zeitung" a étudié comment la coexistence de ces arrivants fonctionne aujourd'hui. Qu'est-ce qui se passe bien ? Où sont les problèmes ? Est-ce que les Allemands, à cause des réfugiés (comme ils le craignent parfois) étaient handicapés par rapport aux autres Européens ? Comment s'occuper des jeunes qui sont venus sans leur famille ?

Une rencontre avec un jeune afghan, Sami.

Nous nous rendons au centre de protection de l'enfance et de la jeunesse à Karlsruhe, où sont logés un certain nombre de jeunes UMA (nb : appellation allemande des "mineurs non accompagnés"). Dans toutes les pièces, le lit, l'armoire et la table ont un aspect fonctionnel. Le jeune Sami, 19 ans, à qui nous rendons visite a agrémenté sa chambre de plantes vertes en pots. "Une vieille dame m'a donné un tapis" raconte-t-il.

Sami nous raconte son histoire. Elle est tout sauf brillante. Il rapporte les menaces et la violence qui règne dans son pays, et comment sa famille s'est résolue à fuir à l'étranger. Il est arrivé en Allemagne il y  a deux ans, via le Pakistan, l'Iran, la Turquie, la Grèce et la route des Balkans. 

La vague de réfugiés mineurs a amené plus de 50.000 étrangers mineurs en Allemagne, dont 6766 dans le Pays de Bade. Ces UMA viennent d'Afghanistan, de Somalie, de Syrie, d'Erythrée, de Gambie, de Guinée, d'Irak, d'Ethiopie, du Sénégal, de Côte d'Ivoire, du Niger.

Le groupe de Sami est un mélange de toutes ces nationalités.  Le domaine où ils habitent (centre de Leonberg) est géré par le ministère des affaires sociales. Dans le groupe des moins de 18 ans, sept éducateurs travaillent avec 10 mineurs, veillent à ce qu'ils aillent à l'école, les aident dans la vie de tous les jours, contrôlent le couvre-feu. Les aînés vivent de façon plus indépendante, mais ont aussi des éducateurs à leur disposition.

Mieux protégés que les adultes contre les expulsions.

Les lois protègent bien mieux ces jeunes contre les expulsions que les adultes. Ils obtiennent aussi - sur la base de la loi de protection de la jeunesse - plus d'avantages de la part de l'Etat. Les UMA bénéficient d'un hébergement avantageux, et d'aides socio-éducatives et psychologiques. Jusqu'à l'âge de 21 ans, ils bénéficient d'une aide financière de l'Etat. L'accueil de chacun de ces jeunes revient à 40.000 à 50.000 €/an. Au cours de l'exercice 2017, le Land du Bade-Würtemberg a dépensé pour eux 323 millions d'€, et estime des dépenses de 184 millions d'€{ pour 2018, sous réserve que leur nombre n'augmente plus.

Le statut d'UMA étant attractif, les passeurs conseillent aux réfugiés de se faire passer pour des mineurs. Mais la fraude à ce niveau n'est pas devenue un phénomène de masse. Récemment, un groupe de fraudeurs marocains a été découvert à Mannheim. 18 avaient menti sur leur âge. Le ministre des affaires sociales Lucha a pris un arrêté : les personnes dont on n'arrive pas à déterminer l'âge sont déclarées majeures.

90% des jeunes font de grands efforts.

Pour terminer, Sami nous fait remarquer : les premiers temps au centre de Leonberg ont été difficiles (troubles du sommeil, crises d'anxiété). Mais il s'est pris en charge et a commencé une formation d'infirmier. Le ministre Lucha souligne que "Plus de 90% des jeunes se mettent en quatre pour faire des efforts". Selon le ministre, les réfugiés arrivés participent activement au développement du pays. (enquête réalisée par Jens Schmitz et Axel Habermehl)

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lundi 23 avril 2018

Allemagne : du nouveau au SPD

Andrea Nahles, première femme à la tête du Parti social-démocrate

spd

En Allemagne, le plus vieux parti du pays, pour la première fois de sa longue histoire, une femme, l'ancienne ministre du Travail Andrea Nahles a été portée ce dimanche 22 avril à la tête du parti social-démocrate.Sa mission sera de sortir le SPD de la crise politique.

Le SPD revient de loin, après une défaite historique aux dernières élections générales en septembre dernier. Il a été secoué par d’importants débats ces derniers mois sur une nouvelle grande coalition avec les chrétiens-démocrates d’Angela Merkel.

La base est en partie remontée contre une direction à qui elle reproche des volte-face et un style trop autoritaire. La situation n’est donc pas des plus simples. Andrea Nahles, ancienne ministre du Travail d’Angela Merkel durant la précédente législature, a certes été élue à la tête du SPD mais avec un score décevant : les deux tiers des délégués ont voté pour elle.

Séduire les déçus du SPD

Il est vrai qu’elle n’a jamais eu de résultat flamboyant lors du congrès de son parti et qu’elle avait aussi, face à elle, une concurrente qui a sans doute su séduire cette grogne.

Il va donc falloir se renouveler en interne pour essayer de séduire les déçus au sein du parti et à l'extérieur également, pour prouver que le SPD a encore un rôle à jouer en Allemagne.

Andrea Nahles a beaucoup parlé de solidarité dans son discours. Elle est aussi depuis trente ans membre active du SPD et doit donc évidemment prouver qu’elle peut à la fois avoir un pied dans le gouvernement en étant présidente du groupe parlementaire SPD et être capable de renouveler ce parti avec une ligne plus à gauche.

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dimanche 22 avril 2018

Le printemps de Bassemberg

Et surtout, le samedi soir, n'oubliez pas de vous régaler avec les bonnes blagues de Albert de Munster !

printemps

Gérard et le curé de Albert l'Alsacien

Je m'appelle Albert

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samedi 21 avril 2018

Que deviennent les églises désaffectées au Maroc ?

Des cessions apaisées

maroc

Lors des années de protectorat, les chrétiens du Maroc avaient construit par leurs propres moyens (séparation de l’église et de l’Etat oblige) des églises dans le pays. La «Résidence» française accordait la construction de ces lieux de culte sur des terrains appartenant aux pouvoirs publics.

Dès 1956 et un peu plus tard dans les années 70, un grand nombre de chrétiens quittèrent le Maroc laissant derrière eux ce patrimoine religieux. A partir de là les autorités diocésaines se séparent de la majorité des églises édifiées dans les années du protectorat.

Dans ce contexte, l’archevêché propose aux autorités marocaines que «les églises quand elles ne sont pas démolies, soient réservées à des activités spirituelles, sociales ou culturelles». Dans ce cadre, l’Eglise des Roches Noires à Casablanca est devenue une mosquée, celle de Safi accueille les personnes handicapées, celle de Khouribga est un musée d’OCP, et l’Eglise Saint Antoine de Maarif est un centre culturel.

Et tout se passe sans accroc...

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vendredi 20 avril 2018

SNCF : des voyageurs font une drôle de grève

Metz - Luxembourg : prix trop cher !

Les voyageurs font la grève du billet tous les jours où le personnel SNCF ne fait pas sa grève perlée.

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Ça a dû leur faire tout drôle, aux contrôleurs, de tomber sur un billet estampillé : «Prix :  trop cher pour le non-service». Mais aussi : «Grève mettant en danger l’emploi d’autrui» ou encore «des usagers dans une situation sans issue»! De loin, on imagine la scène… l’arroseur arrosé, ça peut faire sourire. Mais la réalité est malheureusement plus rude.

On le sait, les syndicats de cheminots sont lancés dans une grève «dure» depuis le début du mois d’avril : deux jours (presque trois en réalité) de grève perlée par semaine, pour dénoncer la réforme de la SNCF voulue par Emmanuel Macron.

En face, une Coordination nationale des usagers du train leur répond : «Nous voulons la prise en compte de notre réalité quotidienne!» Et constate : «Depuis plusieurs années, la qualité du service fourni par la SNCF ne cesse de se dégrader alors que le prix des abonnements augmente. Les déplacements domicile-travail sont devenus une source de stress, et impactent négativement notre vie professionnelle et personnelle.» Et, sans prendre trop de risque politique, estiment que «Les réformes structurelles et l’arrivée de la concurrence ne peuvent être l’unique réponse pour l’amélioration de nos conditions de transport.»
L’axe transfrontalier fonctionne déjà mal…
Les usagers estiment que la ligne transfrontalière Metz-Luxembourg fonctionne mal car « Elle est l’objet d’enjeux parfois contraires entre la France et le Luxembourg », notamment sur le point de savoir qui investit sur quoi, avec la manne que représente l’impôt sur le revenu laissé par les frontaliers au Grand-Duché. D’où des co-investissements négociés à petits pas à Paris, en mars, lors du sommet. Les infrastructures sont sous-dimensionnées par rapport au développement de la main d’oeuvre frontalière, clairement. Des améliorations sont attendues d’ici 2020/2022 avec les investissements internes au Luxembourg (Bettembourg etc.) Mais pas avant 2028 sur le versant vers Thionville et Metz. Un horizon un peu lointain que "les grévistes du billet" veulent voir plus rapproché...

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jeudi 19 avril 2018

Grèves : et maintenant le métro ! et les syndicats de l'énergie !

La CGT-RATP dépose un préavis

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Concrètement, cette grève a débuté ce mercredi, 18 avril à 20h00 et se terminera samedi, 21 avril à 7h00. Pour justifier cette grève, le syndicat évoque la répression des droits "enfants malades", l'augmentation de la CSG, le gel des salaires, les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail. La CGT met aussi l'accent sur le démantèlement du service public et ses conséquences néfastes en matière de transports. L'UNSA a déposé un préavis pour permettre aux agents de participer à la manifestation prévue ce jour.

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 La CGT annonce 3 dates pour les coupures de courant, et ce n'est qu'un début !

La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, a annoncé mercredi son intention de faire grève jusqu'à la fin juin pour "un nouveau service de l'électricité et du gaz", avec des actions comprenant "des coupures ciblées" d'entreprises.

La fédération énergie souhaite mettre en œuvre la "convergence des luttes", a expliqué à l'AFP Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-Énergie, alors que la CGT organise au niveau national une journée de mobilisation interprofessionnelle jeudi.

Des assemblées générales vont se tenir mercredi et jeudi avec les salariés, lors desquelles seront mises "en débat des interventions sur l'outil de travail", a-t-il dit. 

Ces actions peuvent être "des coupures ciblées, en direction des entreprises où les employeurs licencient" ou "criminalisent l'action syndicale", a-t-il avancé, citant Carrefour en exemple, ou encore "des actions de baisse de production de l'électricité et de gaz qui peuvent commencer dès mercredi soir".

"Des actions en direction des usagers pour ceux qui ont subi des coupures d'énergie" sont également envisagées, ainsi que "des basculements d'heures pleines en heures creuses" pour faire baisser la facture des usagers, a-t-il ajouté.

Fin mars, la FNME-CGT avait annoncé appeler à la grève à partir du 3 avril et jusqu'au 28 juin, soit sur la même période que la grève à la SNCF.

Pour rouler, les trains "ont besoin d'énergie, donc on a aussi des actions à mener en ce sens", a averti M. Menesplier, alors que le quatrième épisode de grève des cheminots contre la réforme ferroviaire a débuté mardi soir.

Mais la fédération énergie porte également ses revendications propres. Alors que la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), déterminant la trajectoire énergétique de la France pour 2019-2023, est actuellement "débattue publiquement, on souhaite se faire entendre et peser dans le débat", a expliqué M. Menesplier.

Il faut "commencer par faire un bilan de la déréglementation énergétique qui depuis quasiment 20 ans (...) n'a apporté que des effets dévastateurs tant pour les salariés que pour les usagers", a-t-il déclaré.

D'autres "temps forts" sont prévus les 24, le 26 avril, le 1er mai, les dates suivantes restant encore à déterminer.

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mercredi 18 avril 2018

Vosges - pas d'arrivée en grande pompe pour Macron

Face à une manifestation, le convoi présidentiel emprunte les petites routes communales

macron1Après avoir été sifflé et hué à la sortie de la mairie de Saint-Dié-des-Vosges, les affaires ne se sont pas arrangées du côté de Mirecourt et Epinal. De Strasbourg où il avait prononcé, dans la matinée au Parlement européen, un discours sur la situation de l’Europe, Emmanuel Macron a rallié les Vosges en atterrissant à l’aéroport de Juvaincourt. Pour rejoindre le Palais des congrès d’Epinal, le convoi du chef de l’Etat a dû faire face à une manifestation au rond-point de Mirecourt. Pour l’éviter,  le convoi a emprunté les petites routes de la commune de Poussay. Et dire que Paris-Match donne notre président au plus haut de sa cote de popularité (42% de satisfaits). Cherchez l'erreur.

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Bachar, Plenel, Bourdin : les esquives jupitériennes

Pas de président au menu !

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On se demande bien si des aviateurs ou des marins français ont envoyé des missiles sur des usines désaffectées en Syrie. Même Poutine annonce que les Russes n'ont détecté aucun avion français dans l'espace aérien syrien. C'est quoi, ça ? Un gros mensonge ? Et de la part de qui ? Ou une fois de plus a-t-on droit à une grossière esquive macronienne, notre président ne souhaitant déplaire ni à Trump, ni à Poutine ?

Et ses esquives dans le débat sur BFMTV avec J-Jacques Bourdin et Edwy Plenel sont d'un bagoût sans limite. Ainsi, on apprend que c'est le président lui-même qui a demandé à ses interlocuteurs journalistes de l'appeler "Emmanuel Macron" et non "Monsieur le Président". Il paraît que ça le rend plus jeune, et les autres plus impolis. 

Et cela évite à notre président, pourtant pas à court d'idées lorsqu'il s'agit de parler finances avec les plus riches, d'éviter d'exposer la suite de son programme. Juste une petite allusion à un deuxième jour férié sacrifié pour les malades et les impotents. Juste pour tâter la température...

Quant au "match de boxe électrique", il a bien eu lieu comme prévu. Enfin, c'est ce qu'on veut nous faire croire. Même nos amis africains s'en sont rendus compte (voir ci-contre l'extrait de "L'éléphant déchaîné", journal satirique de Côte d'Ivoire).

Il n'y a pas eu besoin de faire appel au KGB pour détecter que le "combat de coqs" était arrangé en "envoi de gentillesses cogitées à l'avance". Pour le plus grand plaisir du président ou d'Emmanuel Macron ?

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mardi 17 avril 2018

Syrie : le coût d'une nuit de frappes

La France a tiré pour la première fois des missiles de croisière navals à 2,86 millions d'euros pièce

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Neuf avions de chasse, cinq frégates de premier rang, et pour la première fois, des tirs de missiles de croisière navals: la France a mobilisé d'importants moyens pour frapper des "sites de production et de stockage d'armes chimiques" du régime syrien, aux côtés de ses alliés américain et britannique.

Paris a tiré douze missiles de croisière sur la centaine ayant visé la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, à partir de 3 heures à Paris, (4 heures en Syrie), selon les informations fournies par l'Élysée et le ministère des Armées.

Parmi eux, trois missiles de croisière navals MdCN, d'une portée de 1000 km et d'une précision de l'ordre du mètre, ont été tirés par une frégate multimissions (FREMM). Une première pour la France qui n'avait encore jamais utilisé cet armement en situation réelle. Paris rejoint ainsi le club fermé des pays disposant, comme les États-Unis (avec le Tomahawk) ou la Grande-Bretagne, de missiles de croisière embarqués sur des bâtiments de guerre.

Ces missiles, développés par la groupe français MBDA, sont très coûteux, souligne BFMTV. D'après la loi de finance de 2015, sur laquelle la commande de ces missiles est enregistrée, chacun d'eux coûte 2,86 millions d'euros, deux fois plus cher que le Tomahawk américain (1,5 million d'euros selon un rapport du sénat américain).

Ce missile, long de près de sept mètres et d'une portée de 1000 kilomètres peut être lancé depuis un navire ou depuis un sous-marin.

Au total, en Méditerranée, Paris a déployé trois FREMM (sur les cinq actuellement en service dans la Marine), une frégate anti sous-marine, une frégate antiaérienne et un pétrolier... (selon le Huffington Post)

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lundi 16 avril 2018

Frappes militaires en Syrie

"Des colonnes de fumées au-dessus de Damas"

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Dans un raid conjoint, les Etats-Unis, la France et de la Grande-Bretagne ont bombardé plusieurs cibles militaires en Syrie. Des cibles essentiellement liées au programme chimique syrien officiellement démantelé depuis 4 ans.

Le site le plus important est situé près de Damas, il s'agirait du centre de recherche de Barzeh, le CERS. Il faisait déjà partie des cibles évoquées par les autorités françaises, en préparation des raids stoppés in extremis fin août 2013.

Aucun site russe touché

Deux autres cibles au moins sont situées près de Homs dans le centre du pays ont été bombardés, peut-être des sites de stockages clandestins. La ministre de la Défense française Florence Parly parle, elle, de « sites de productions ». L'OSDH, l'Observatoire syrien des droits de l'homme, évoque aussi le bombardement d'une caserne de la garde républicaine dans les environs de la capitale. Aucun site russe n'a toutefois été touché précise Moscou.

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A Damas, la réaction de la défense aérienne syrienne a été modérée, quelques tirs de missiles ont été aperçus mais « aucune perte humaine n'est à déplorer » côté américain selon le Pentagone.

Dans la nuit, l'Elysée a publié une vidéo montrant le décollage de quatre Rafales de l'armée de l'air équipés de missiles de croisière. Le ministère des Armées assure également que les frégates Fremm ont été impliquées dans l'opération. Au total douze missiles de croisière ont été tirés, des missiles à longue portée pour rester en dehors des défenses syriennes et russes. Paris ajoute que la France n' a pas pris part au bombardement du centre de recherche sur les armes chimiques situés prés de Damas, déjà considéré comme une cible il y a cinq ans mais toujours actif, souligne-t-on dans l'entourage de Florence Parly. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian affirme pour sa part « qu'une bonne partie de l'arsenal chimique syrien a été détruit ». « Les Russes n'ont pas été prévenus des cibles retenues, ni même du moment ou elles seraient frappées, mais nous nous sommes assurés que chacun serait dans son coin durant l'opération afin d'éviter, les méprises ou les accidents », a confié un gradé de l'armée française à RFI.

Une centaine de missiles tirés

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Le Pentagone laisse entendre que les frappes occidentales ont porté un coup sévère au programme chimique syrien. Il « mettra des années à s'en remettre », affirme un haut responsable du Pentagone, le général Kenneth McKenzie, ajoutant que les défenses anti-aériennes russes n'ont pas été activées et celles du régime syrien ne l'ont été qu'après la fin des frappes.

Une centaine de missiles aurait été tirés, des frappes donc limitées à des objectifs syriens, limitées dans le temps et destinées surtout à envoyer un message aux autorités syriennes. D'ailleurs l'Elysée précise dans un communiqué, que la France et ses partenaires, vont reprendre dès aujourd’hui leurs efforts aux Nations unies pour la mise en place d'un mécanisme d'enquête sur l'usage de l'arme chimique en Syrie.

Des conséquences limitées

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Sur le terrain, les conséquences de ces frappes seront certainement limitées, comme c'est à chaque fois le cas lors de frappes dites « punitives ». Cela fait une semaine que tout le monde parle de frappes occidentales en Syrie, l'armée syrienne qui est en guerre depuis sept ans maintenant, et qui compte des conseillers russes, a donc certainement dû prendre des mesures pour se protéger, ou déplacer certains équipements importants.

Dès 2013, par exemple on sait que l'état-major syrien à Damas a déménagé. Le site qui a été visé, dans la banlieue de Damas, le CERS est très connu. C'était donc une cible toute désignée. Pas sûr donc qu'il y ait des choses très intéressantes à l'intérieur. (selon "RFI")

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