Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER

samedi 18 janvier 2020

Premières épreuves du nouveau bac...

... menacées par un boycott des profs

bacA quelques jours de l'échéance lundi, les premières épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat sont menacées par un appel au boycott de syndicats d'enseignants, qui demandent leur report et dénoncent une réforme mal préparée.

Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes: les opposants envisagent les mêmes modes d'action qu'au moment des corrections du baccalauréat en juin, qui avaient créé la confusion.

Prévues à partir de lundi, ces premières épreuves de contrôle continu, les "E3C" dans le jargon, doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Elles portent sur l'histoire-géographie, les langues vivantes ainsi sur que les mathématiques pour les élèves de la voie technologique. 

Grandes innovations du nouveau bac, ces épreuves réparties en trois sessions sur les années de Première et Terminale comptent pour 30% de la note finale.

Dans chaque établissement, les professeurs doivent piocher dans une banque nationale de sujets mais certains d'entre eux s'y refusent.
"Sur notre secteur, les 50 profs d'histoire-géo se sont mis en réseau pour ne pas faire remonter les sujets des épreuves qu'on devaient sélectionner et nous ne ferons pas passer ce contrôle continu. On entre dans le dur", assure Jimmy, professeur d'histoire-géographie au lycée Angela-Davis de Saint-Denis, en banlieue parisienne.

Dans les lycées où les professeurs ont refusé de choisir les sujets, il a été demandé aux inspecteurs régionaux de le faire à leur place.

Même un établissement comme le prestigieux lycée Louis-Le-Grand à Paris est concerné. "Nous sommes au minimum 13% en grève reconductible depuis jeudi dernier, contre la réforme des retraites et pour la suppression des épreuves de contrôle continu, ce qui est assez historique pour un établissement comme le nôtre", lance un professeur qui souhaite garder l'anonymat.

Non loin de là, au non moins réputé lycée Henri-IV, "une vingtaine de profs" sont en grève reconductible depuis mardi contre la réforme des retraites. "Mais de fait, nous ne serons pas présents pour la tenue des épreuves de contrôle continu la semaine prochaine", explique un professeur.

"Il y aura des perturbations sur ces épreuves, outre celles qui sont à prévoir parce que rien n'est au point du côté de l'administration", prévient Odile Deverne, prof de français en lycée à Lille.

Jeudi sur RTL, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer s'est voulu rassurant, estimant que ces actions étaient le fait d'une "petite minorité". "Dans la grande majorité des établissements, les choses se présentent très bien", a-t-il affirmé.  "Tout est prêt pour que cela fonctionne", avait-t-il déjà lancé mardi devant l'Assemblée nationale. 

- "Ca nous stresse" - 

Depuis le retour des vacances de Noël, motions et pétitions pleuvent pourtant contre la réforme du bac. Vendredi, douze syndicats, soit la quasi-totalité des organisations, ont officiellement demandé à M. Blanquer de "renoncer" à cette première session.

Et pour les premiers concernés, les élèves, c'est un peu l'inconnu.

"Pour l'épreuve d'histoire-géographie, que je vais passer le 3 février, on nous a absolument pas dit en quoi ça consistait, on nous dit juste d'apprendre tout en nous expliquant que le professeur va peut-être boycotter l'épreuve. Forcément, ça nous stresse", témoigne à l'AFP Morgane, élève de Première dans l'académie de Versailles. 

"Tout est extrêmement flou... J'aurais vraiment préféré passer l'ancien bac, ça aurait été plus simple et moins angoissant", ajoute-t-elle.

Du côté des parents d'élèves, la principale fédération FCPE demande "un ajournement des épreuves, en raison de cette impréparation".

Pour Philippe Vincent, à la tête du SNPDEN (premier syndicat de proviseurs), "la seule incertitude qui existe encore, c'est la capacité du système à absorber plus de trois millions de copies et 10.000 correcteurs dans un temps relativement restreint", craint-il.

Selon une enquête de ce syndicat réalisée auprès des trois quarts des lycées de l'académie d'Aix-Marseille, les perturbations pourraient être "relativement conséquentes", estime M. Vincent. 

Le ministre a estimé lors d'une audition au Sénat la semaine dernière que "tout désordre" dans un établissement serait "nuisible aux élèves", et affirmait "qu'une solution serait trouvée" pour assurer le bon déroulé des corrections. (selon "Tahiti.infos")

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vendredi 17 janvier 2020

L'Allemagne retire une partie de ses soldats d'Irak

L'armée allemande a annoncé le retrait d'une partie de ses soldats actuellement stationnés en Irak pour des missions de formation et leur transfert en Jordanie et au Koweït en raison des tensions dans la région.

allemagneLe contingent allemand basé à Bagdad et à Taji au nord de la capitale irakienne, soit 35 personnes au total, a quitté l'Irak, a indiqué dans un communiqué l'armée allemande, en invoquant la "situation sécuritaire en Irak" et la récente résolution du Parlement irakien demandant le départ du pays des forces de la coalition internationale.

"La sécurité de nos soldats est notre grande priorité", a souligné la Bundeswehr.

Les trois militaires qui étaient basés à Bagdad même ont été déplacés au Koweït et les 32 qui se trouvaient à Taji sont désormais sur une base de l'armée de l'air allemande en Jordanie, à Al-Azraq, après avoir été transportés dans la nuit.

Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions entre les Etats-Unis et l'Iran suite à l'élimination à Bagdad du général iranien du général iranien Qassem Soleimani.

Outre les militaires basés dans et à proximité de la capitale irakienne, l'Allemagne compte aussi des troupes dans le Kurdistan irakien, là aussi pour des missions d’entraînement des forces de sécurité locales. Ces quelque 90 militaires ne sont pas concernés à ce stade par le retrait.

Tous ces soldats ont été déployés dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique.

Dès lundi soir, dans une interview à la radio publique, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas avait reconnu que le retrait des troupes occidentales d'Irak était "une réflexion que nous devons tous avoir" au vu du contexte.

"Car il n'y a aucun pays membre de la coalition anti-EI qui veuille rester en Irak s'il n'y est pas désiré", a-t-il ajouté, en référence au vote dimanche par le Parlement irakien d'une motion demandant le retrait de la coalition internationale du pays.

"Le Parlement a adopté cette résolution, au bout du compte il appartient au gouvernement de décider et c'est pourquoi nous parlons actuellement avec lui", a souligné le ministre allemand. (selon Tahiti.info)

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jeudi 16 janvier 2020

Elections municipales dans le Val de Villé

Les parrains !

parrain1La moitié des maires de la vallée ne se présente plus ! Pourtant, ils souhaiteraient pour certains encore jouer un rôle, ne serait-ce que celui de consultant de luxe. C'est le cas du maire de Villé qui a déjà un candidat déclaré issu de sa majorité. Mais visiblement, il ne lui convient pas. Aussi a-t-il souhaité un temps soutenir un autre, novice en politique municipale, qui lui, refuse de monter dans la charette. Bref, une fois de plus le maire Frantz apparaît comme le frère jumeau de Hans im Schnockeloch ! "Un was 'r het das well 'r net, un was 'r well das het 'r net" !

On ne peut pas en dire autant du maire Riebel de Saint-Maurice qui va en pélerinage à toutes les cérémonies de voeux de la vallée accompagné de celui qu'il aimerait voir lui succéder à la comcom, à savoir le maire Janus de Breitenau. Histoire de faire des présentations avant les élections. "La charrue avant les boeufs" serait-ce la nouvelle politique de la vallée ?  Et si les électeurs en décidaient autrement ?

Et de toutes façons, le parrainage et les transmissions d'héritage, n'est-ce pas une pratique d'une certaine mafia qui se situe d'habitude dans le sud de l'hexagone ? Mais après tout, le Val de Villé, c'est le sud du Bas-Rhin. Et ce n'est sûrement pas pour rien que Macron vient de nommer à Strasbourg l'actuelle préfète de Corse.

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mercredi 15 janvier 2020

La Russie adopte un «plan d’adaptation» au changement climatique

La Russie a adopté un plan national visant à adapter «l’économie et la population du pays» au changement climatique, en limitant ses dégâts mais aussi en en saisissant «les opportunités», selon un décret gouvernemental rendu public sur le portail internet officiel russe.

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Ce plan qui court sur deux ans et ne comporte pas de mesures détaillées part du constat que «les conséquences du changement (climatique) ont un effet reconnu et grandissant sur le développement socio-économique, la vie et la santé de la population». Selon le ministère russe de l’Environnement, la Russie se réchauffe en moyenne 2,5 fois plus vite que le reste du monde. Le président Vladimir Poutine a admis la réalité du réchauffement climatique, même s’il juge qu’il est impossible de déterminer ce qui en est la cause.

Le plan vise à «réduire la vulnérabilité» de la population et de l’économie russes mais aussi à «saisir les opportunités qui découlent de ces changements». Parmi les risques identifiés, figurent la fonte du permafrost, de nouvelles contaminations et une météo capricieuse qui entraîne un risque accru d’incendies et d’inondations. Les possibles effets «positifs» sont une baisse de la consommation d’énergie dans les régions froides, une augmentation de la surface des zones agricoles et de nouvelles voies de navigation dans l’océan Arctique. Le document évoque les mesures qui pourraient être nécessaires à l’avenir, mentionnant sans autres précisions la construction de barrages ou l’adoption de cultures plus résistantes à la sécheresse.

Personne ne connait les «causes du changement climatique»

Il répartit aussi les missions entre les autorités locales et fédérales. Il établit en outre une liste d’une trentaine de mesures à prendre, parmi lesquelles une plus grande sensibilisation dans les écoles à la problématique du changement climatique. La Russie est un des pays les plus vulnérables au changement climatique, avec en particulier ses vastes régions arctiques où les infrastructures sont construites sur le permafrost. De graves inondations et des feux de forêt inhabituels ont eu lieu ces derniers mois. Fin décembre, au cours de sa grande conférence de presse annuelle, le président Poutine avait affirmé que «personne» ne connaissait «les causes du changement climatique», ajoutant qu’il était «très difficile, voire même impossible», d’évaluer l’influence des activités humaines sur le climat. Il a cependant réaffirmé l’engagement en vue d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de la Russie, un grand producteur d’hydrocarbures, et le respect de l’accord de Paris sur le climat. (selon AFP)

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mardi 14 janvier 2020

Les Verts et l'extrême-droite !

Dans un commentaire, un nouvel arrivant sur mon blog (pseudo Astro1) s'est un peu énervé et a exprimé sa colère à travers plusieurs posts si agressifs que j'ai supprimé l'un d'entre eux qui était particulièrement violent. L'un des commentateurs, qui semble être un citoyen de Thanvillé, s'était exprimé sur la dérive droitière voire extrême-droitière de certains écologistes. Astro1 a répondu en ces termes : "Tomber dans les griffes de l'extrême droite.... je connais pas d'écologiste qui passe à l'extrême droite, puisque cette formation représente tout l'inverse.A ce propos, je publie ci-dessous un article de presse paru le 5 janvier 2020 concernant la situation politique en Autriche où conservateurs et écologistes gouvernent avec le soutien de l'extrême-droite. On peut se poser des questions sur l'idéologie globale du programme de gouvernement : plutôt écologiste ? plutôt de droite ? ou même d'extrême-droite ?

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lundi 13 janvier 2020

12 janvier 1920 : France, souviens-toi

Le naufrage de "L’Afrique"

afriqueIl y a tout juste 100 ans, par une froide nuit de janvier, le paquebot "Afrique" coulait au large de Bordeaux dans une mer déchaînée. Parmi les quelques 600 passages, 192 tirailleurs sénégalais qui rentraient chez eux après avoir servi la France durant le premier conflit mondial. Il n'y eut en tout qu'une trentaine de survivants. Une tragédie injustement oubliée.

Il faut, cent ans plus tard, honorer la mémoire des 568 personnes qui périrent et des 192 tirailleurs sénégalais qui étaient à bord de ce paquebot et espéraient rentrer chez eux après avoir mené une guerre qui n’était pas la leur.

Les faits ne sont guère connus, absents des livres d’histoire, comme gommés de la mémoire dans un pays qui, pourtant, aime se raconter.

afrique1Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, résumons. L’Afrique est un paquebot mixte de la Compagnie des chargeurs réunis (CCR). Pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale, il a assuré la liaison Bordeaux-Dakar. Décoré de la légion d’honneur le 20 janvier 1919, son capitaine est Antoine Le Dû, 43 ans, un homme aimé et expérimenté. Le 7 janvier 1920, le permis de navigation est renouvelé au paquebot après une série de réparations. A priori en état de prendre la mer, il largue les amarres deux jours plus tard, à 19 heures, et entame la descente de la Gironde depuis Bordeaux. À bord, un équipage de 135 hommes. Les blanchisseurs sont des « indigènes sujets français », tout comme les neuf « boys ».

afrique4Pour le reste des passagers, Roland Mornet avance un chiffre de 467 personnes. Le nombre de militaires blancs ayant embarqué pour rejoindre Saint-Louis du Sénégal, Brazzaville ou le Tchad est longtemps resté sujet à caution.

« La confusion est plus grande encore concernant les tirailleurs qui ne sont sénégalais que de nom, hors 34 à destination de Dakar, c’est à Conakry que doivent débarquer 72 autres, mais sont-ils tous pour autant Guinéens ? demande Mornet. Certains sont peut-être Maliens. 86 doivent être laissés au warf de Grand-Bassam devant Abidjan. Si vraisemblablement beaucoup sont ivoiriens, il peut s’y trouver des Voltaïques. Ces hommes ont combattu sur le front de Salonique et à Gallipoli, c’est la raison pour laquelle ils ont été démobilisés plus tardivement que leurs camarades ayant combattu sur le sol français, les redoutables nettoyeurs de tranchées, rescapés des tueries d’Argonne, d’Artois, de Verdun ou des Flandres… », écrit l’ancien capitaine.

Trente-quatre rescapés

afrique2Le temps est mauvais, les marins savent qu’au sortir du fleuve, ce sera pire. Le 10 janvier au matin, L’Afrique atteint la mer, déjà grosse. À 10 heures, le chef mécanicien demande au capitaine de ralentir l’allure en raison de la présence d’eau dans la chaufferie. Antoine Le Dû obtempère, tandis qu’on cherche l’origine de la fuite. Le temps forcit, les pompes fonctionnent jusqu’à ce que des résidus de combustion du charbon viennent boucher les tuyaux d’aspiration. Au soir du 10 janvier, le navire commence à donner de la bande. Vers minuit, le commandant décide de dérouter, mais virer de bord s’avère impossible par manque de vitesse.

Antoine Le Dû lance un appel au secours par télégraphie sans fil (TSF) le 11 janvier, à 7 heures du matin. Le Cèdre et La Victoire, deux remorqueurs basés à Rochefort, reçoivent l’ordre de se préparer, tandis que Le Ceylan, autre paquebot de la CCR, se déroute à 8 h 20 pour porter secours à L’Afrique.

Le paquebot, privé d’énergie électrique, dérive dans le noir. Le Ceylan, qui ne peut prendre le risque de toucher le plateau de Rochebonne, doit s’éloigner. Vers 22 heures, L’Afrique heurte le bateau-feu en acier indiquant le haut-fond. Une nouvelle voie d’eau s’ouvre dans sa coque. Peu après trois heures du matin, ce 12 janvier 1920, le navire pique de l’avant et sombre.

Le lendemain matin, le Ceylan récupère neuf membres d’équipage et treize Sénégalais sur un radeau. L’un d’eux, Mamadou N’Diaye, décédera peu après. Il n’y aura en tout que 34 rescapés.

Sacrifice imposé des soldats « indigènes »

afrique5Dans les journaux, une certaine émotion… qui s’estompe vite avec la victoire surprise de Paul Deschanel sur Georges Clemenceau à l’élection présidentielle. Bien entendu, une enquête est aussitôt diligentée auprès des survivants et des experts pour établir les causes du drame. Des demandes d’interpellation sont déposées à l’Assemblée nationale et mises à l’ordre du jour, le 18 mars 1920, débouchant sur de longs débats – en particulier sur la responsabilité de la CCR et sur celle de la société de classification Veritas.

Dans les années qui suivent, entre 1923 et 1930, la CCR sera plusieurs fois assignée en justice par les familles des passagers – définitivement déboutées en juillet 1931. Seules celles des membres d’équipage ont, vraisemblablement, été indemnisées. Le mystère entourant la première voie d’eau ne sera jamais élucidé. Pour Roland Mornet, elle serait le fait d’une épave « tueuse » non répertoriée de l’estuaire qui aurait percé la carène de L’Afrique. L’épave gît aujourd’hui par 45 mètres de fond au nord du plateau de Rochebonne. La France, ingrate, a oublié les passagers de L’Afrique et le sacrifice imposé de ses soldats « indigènes ». En mémoire du drame, la Côte d’Ivoire a émis un timbre, en 1990. Mornet a lui-même bataillé pour l’installation d’une stèle, aux Sables-d’Olonne, en mémoire des naufragés, où leur mémoire sera honorée les 11 et 12 janvier prochain. Il en existerait une autre dans le cimetière de Conakry, à la mémoire des tirailleurs.

Mémoire

Est-ce suffisant ? Non. Dans cette tragédie, le destin des tirailleurs sénégalais qui rentraient chez eux interroge un pan complexe de l’histoire de France, puissance coloniale qui s’accapara les richesses et les chairs d’un continent. Les héros africains qui disparurent en cette nuit de janvier 1920, tout comme les rares qui survécurent, ont des noms. Lai Sako, Gore N’Diaye, Birame Sassoune, Amadou Diop… et nous n’écrirons pas « etc » : nous attendons que la France, par la voix de son président peut-être, prononce officiellement leurs noms, à haute et intelligible voix. Nous avons une dette envers eux.

Interpellé en 2016 par l’association Mémoires & Partages, qui a réalisé la seule exposition sur le naufrage et lancé un « plaidoyer pour les tirailleurs naufragés », le président François Hollande avait transmis le dossier à Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire. Depuis, le silence est pesant et il n’y a plus de Secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire.

Le vivre-ensemble n’est pourtant possible qu’en retrouvant la mémoire de certains moments de notre passé. L’occasion se présente aujourd’hui, 100 ans plus tard. La France et les États africains ont en ce sens une obligation. Les 192 tirailleurs attendent depuis trop longtemps.

Karfa Sira Diallo, auteur, fondateur de "Mémoires & Partages" et Nicolas Michel, journaliste, romancier

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dimanche 12 janvier 2020

Une oreille tendue vers les élus de la montagne

Les Vosges alsaciennes absentes du débat ?

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Invitée à présider le conseil national de la montagne qui se tenait ce vendredi à Saint-Dié-des-Vosges, la ministre Jacqueline Gourault a martelé sa volonté de concertation entre les élus des territoires montagneux comme les Vosges et l’État. Le but : être à l’écoute des problématiques spécifiques à la montagne et proposer des politiques adaptées. Encore faudrait-il que tous les interlocuteurs soient présents. Car la vice-présidente alsacienne du Comité du Massif Vosgien, une fois de plus, manquait à l'appel. Et on peut se demander qui représentait ce versant du massif pendant que le président Bierry fêtait la nouvelle année et le départ à la retraite du président Riebel à la comcom de la vallée de Villé.

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Pourtant à l’ordre du jour figurait notamment le désormais célèbre décret relatif à l’obligation d’équipement des véhicules en période hivernale, « prêt depuis deux ans mais reporté d’abord à cause de la crise des gilets jaunes puis de l’opposition des transporteurs routiers » précisait la ministre. Il était aussi question de la prise en compte de la politique de la montagne dans la future Agence Nationale de Cohésion des Territoires, des montants alloués aux futurs contrats de plan interrégionaux de massif, mais aussi de la caisse pivot des saisonniers pluriactifs (moniteurs de ski, guides, personnel hôtelier, etc...) du régime spécial de l’activité partielle en montagne (sujet qui horripile pourtant le président Macron), ou face au changement climatique, ou encore du maintien des espaces agricoles et du déboisement.

La manifestation improvisée à l'arrivée de la ministre n'y a rien fait. Malgré le contexte social tendu qui entoure le projet de réforme des retraites, la ministre de la Cohésion territoriale a tenu à se concentrer sur son cheval de bataille, l’aménagement du territoire, sans en dévier d’un iota. Et pas n’importe quel territoire : la montagne.

Profitant de la perche tendue par ce Conseil National de la Montagne qu’elle préside à l’espace François-Mitterrand de Saint-Dié ce vendredi, elle a expliqué en premier lieu le projet de loi dit des « 3D » : décentralisation, différenciation et déconcentration. « Tout doit être appliqué en fonction de la géographie des territoires, comme le transport ou la santé dans des vallées de montagne avec des services publics éloignés », constate la ministre.

Une différenciation à discuter lors de concertations

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Pour ce faire, les élus des territoires pourront exposer leurs besoins et leurs propositions à l’occasion de concertations régionales organisées prochainement. Aucun domaine n’est exclu. Ce travail interministériel doit aboutir à un texte qui doit être « prêt pour la fin du premier semestre 2020 ».

Parmi les inquiétudes de la montagne : le réchauffement climatique, « une réalité » et les forêts. « Ce n’est pas qu’un territoire touristique et sportif. Il y a une voix de la montagne avec des problématiques spécifiques : les saisonniers, la pluriactivité, les équipements spéciaux en hiver ou les conditions du maintien d’une agriculture de montagne », expose Annie Genevard, présidente de l’association nationale des élus de la montagne. Également députée LR du Doubs, elle souhaite que la ministre puisse faire entendre cette voix spécifique au gouvernement.

Des conseils avec une nouvelle agence

Depuis le 1er janvier, l’Agence nationale de la cohésion des territoires a vu le jour. Fruit de la fusion entre l’Agence du numérique, le Commissariat général à l’égalité des territoires et l’Établissement public national d’aménagement et de restructuration des espaces commerciaux, elle doit conseiller les collectivités territoriales avec une fonction « d’ingénierie » juridique, financière ou technique comme sur le programme "Action coeur de ville" ou les maisons France Service.

Une chose est sûre : la ministre assure qu’il y aura un programme spécifique consacré à la ruralité de montagne pour mener des politiques publiques adaptées. Reste à voir l'application... avec des élus absents ?

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samedi 11 janvier 2020

Côte d'Ivoire : le camp Ouattara dans le viseur de la CPI

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, assure qu’elle poursuit les enquêtes en Côte d’Ivoire contre les deux protagonistes du conflit post-électoral ivoirien. Des procédures qui pourraient cette fois-ci viser le camp du président Alassane Ouattara, après les procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.

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Alors que l’ancien président Laurent Gbagbo et son ex-ministre Charles Blé Goudé ont été acquittés par les juges de la Cour pénale internationale (CPI), la procureure de l’institution judiciaire basée à La Haye (Pays-Bas), ne lâche pas de lest. Fatou Bensouda veut aller jusqu’au bout dans les crimes contre l’humanité commis lors de la crise post-électorale du 2010-2011 en Côte d’Ivoire. Dans un entretien accordé à France 24 et diffusé mardi 17 décembre 2019, la procureure gambienne a affirmé que son bureau s’attèle à faire la lumière sur tous les crimes commis.

« Les enquêtes se poursuivent. Encore une fois, je souhaite dire les choses clairement. D’emblée, j’ai toujours dit que les deux parties au conflit feraient l’objet d’une enquête et je tiens à respecter cet engagement. Cette enquête est en cours. Le moment n’est pas venu maintenant de révéler publiquement les résultats de ces enquêtes. Mais le moment venu je le ferai. Une chose est certaine et je puis vous en assurer : les enquêtes sont en cours et elles progressent », a assuré Fatou Bensouda.

Et cette fois-ci, elle entend viser les personnes dans le camp du président ivoirien Alassane Ouattara susceptibles d’avoir perpétré des atrocités, puisqu’elle n’a cessé de répéter qu’après ce qu’elle a appelé « Côte d’Ivoire I » qui a concerné le camp Gbagbo, elle lancera « Côte d’Ivoire II », sous-entendu l’autre partie au conflit ivoirien. Les procédures concernant le camp Gbagbo ayant abouti au procès conjoint du fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) et de l’ex-leader des jeunes patriotes, exceptée Simone Gbagbo que les autorités ivoiriennes ont refusé jusque-là de transférer à La Haye (en dépit du mandat d’arrêt de la Cour), estimant que la justice ivoirienne est apte à juger tous les crimes commis pendant la crise post-électorale.

D’ailleurs, le président Alassane Ouattara n’a cassé de le répéter : plus aucun ivoirien n’ira à la CPI, malgré les insistances de l’institution judiciaire onusienne qui rappelle invariablement à la Côte d’Ivoire son obligation de coopérer en tant qu’Etat-partie au Statut de Rome. Une question fondamentale se pose donc : quelle suite sera donnée aux procédures si Fatou Bensouda lance des mandats d’arrêt contre des personnes soupçonnées de crimes dans le camp Ouattara ? (selon Anderson Diédri, "Eburnie today")

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vendredi 10 janvier 2020

Paris 2024 : les J.O., ça se rapproche !

Le surf à Tahiti, c'est officiel !

AFPCe jeudi 12 décembre, le conseil d’administration de Paris 2024 a voté en faveur du site de Teahupoo à Tahiti pour accueillir les épreuves féminines et masculines de surf. Au fil des études approfondies menées ces derniers mois, la Polynésie s’est imposée comme le meilleur choix pour ces ces JO qui se veulent novateurs.

En 2024, une épreuve des Jeux Olympiques aura bien lieu à 15.000km de la ville hôte. Ce jeudi matin, le conseil d’administration de Paris 2024 réuni Boulevard Haussmann a voté en faveur du site de Teahupoo à Tahiti pour accueillir les épreuves féminines et masculines de surf. Après l’équitation à Stockholm lors des Jeux de Melbourne de 1956 (pour un problème d’importation de chevaux), c’est la deuxième fois qu’un sport se déroulera aussi loin de sa base. Le Comité International Olympique (CIO) doit encore valider ce choix le 8 janvier prochain, mais ses réticences semblent s’être envolées la semaine dernière à Lausanne lors de la présentation de ce projet lors de sa commission exécutive.

Quand le comité d’organisation de Paris 2024 a reçu la candidature de Tahiti pour organiser le surf, le projet a d’abord fait sourire face aux quatre autres candidatures métropolitaine que sont Biarritz, La Torche, Hossegor et Lacanau. Mais au fil des études approfondies menées ces derniers mois, la Polynésie s’est imposée comme le meilleur choix pour ces JO qui se veulent novateurs. C’est en substance ce qu’a expliqué Tony Estanguet ce jeudi matin lors du conseil d’administration. Le président du COJO a prévenu les quatre candidatures perdantes dès la fin de la réunion.

Une qualité de vague inégalable en Polynésie

Dans la présentation qui a été faite, il a été indiqué que Tahiti remplissait trois critères importants pour Paris 2024: le meilleur site sportif, une incertitude très limitée concernant la qualité de la vague au mois d’août et le la possibilité d’embarquer les DOM-TOM dans l’organisation des Jeux. L’été dernier, les cinq sites ont été visités par des experts de la fédération internationale et par la direction des sports de Paris 2024 et le site de Teahupoo est arrivé en tête.

Parallèlement à ces visites, des études météorologiques et océanographiques ont été menées par Météo France et Surfline. Elles ont révélé une qualité de vague inégalable en Polynésie. Une donnée importante puisque les épreuves de surf doivent se dérouler sur quatre jours, et qu’en l’absence de vague elles risquaient de ne pas pouvoir aller à leur terme. Selon nos informations, une étude menée à en outre mis en avait le fait que Tahiti avait cinq fois plus de chance de proposer "une vague optimale" à cette période de l’année que les candidatures métropolitaines.

Les athlètes rapatriés à Paris après l’épreuve

Si les athlètes qui sont principalement basés dans cette région du monde et qui seront "rapatriés" à Paris pour la deuxième semaine des Jeux étaient globalement favorables à cette idée, les plus lésés seront les spectateurs. Les quatre sites métropolitains prévoyaient une affluence de 15.000 personnes environ, quand Tahiti n’en propose que 1.500. La vague étant situé à plusieurs centaines de mètre du littoral. Mais là encore le comité d’organisation a assumé ce matin en expliquant que les 4 milliards de téléspectateurs seraient comblés. Les épreuves doivent débuter à 8h du matin localement, soit 20h à Paris.

Enfin, la question environnementale a été centrale dans ce choix. C’est un sujet d’image important pour Paris 2024 qui ne souhaitait pas prendre de risque sur cette question. Mais le COJO a été rassuré par les études sur cette question. L’emprunte carbone des 5 candidatures étaient sensiblement les mêmes, et Teahupoo plutôt dans la moyenne basse dû au faible nombre de spectateurs sur place. Le rapatriement des 48 athlètes et de leur staff à Paris après l’épreuve ayant été pris en compte. (Antoine Arlot, journaliste à RMC)

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jeudi 9 janvier 2020

Piratages en vrac !

Pour Noël et Nouvel An, les pirates d'internet (appelés "brouteurs" en Afrique) ont très certainement beaucoup dépensé en faisant la fête. Il faut donc qu'ils se renflouent au plus vite en ce mois de janvier 2020 ! 

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Les arnaques arrivent donc en vrac ! La première est sous forme de message e-mail où une pseudo-connaissance vous informe qu'elle est en voyage touristique en Grèce ou ailleurs, qu'elle a perdu tous ses papiers et son porte-feuille, et qu'elle a un besoin urgent d'argent, au risque de devoir dormir sous les ponts à Athènes. Elle vous demandera de faire un virement bancaire sur le compte d'un ami et vous promettra de vous rembourser dès son retour.

En réalité, seules vos références bancaires l'intéressent histoire d'y faire des prélèvements à sa guise. Ne vous laissez surtout pas prendre !

Mais notre "brouteur" essaie aussi de "gratter votre carte bancaire" en vous demandant de lui fournir des cartes prépayées pour acheter sur  internet du réseau NEOSURF. Tout est bon à prendre !

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Autre arnaque apparue : un mail de votre percepteur qui ne vous veut que du bien, puisqu'il promet de vous rembourser une partie de vos impôts. Il vous demande de lui envoyer vos coordonnées bancaires ! par internet, dans une missive pleine de fautes d'orthographe. Ne vous laissez pas prendre, votre percepteur ne vous enverra jamais ce genre de mail ! Quant à l'arnaqueur-brouteur, planqué du côté de la Zambie ou de la Moldavie, il ne veut que vider votre compte en banque !

Alors ne répondez surtout pas ! et n'appuyez pas pour valider un formulaire !

percepteurEvidemment, ayant vu apparaître toutes ces tentatives d'arnaque sur ma boîte e-mail, j'ai porté plainte pour vol de données informatiques et extorsion de fonds.

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