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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
31 août 2023

Etats-Unis : où en sont les affaires judiciaires visant Donald Trump ?

L'ancien président américain doit comparaître dans les prochains jours en Géorgie, après avoir été inculpé pour des soupçons de tentatives d'inverser les résultats de la présidentielle de 2020 dans cet Etat. Il est aussi poursuivi dans trois autres affaires.

donaldDonald Trump est à nouveau attendu au tribunal. Lundi 21 août, l'ancien président américain a confirmé qu'il comparaîtrait devant un tribunal d'Atlanta, en Géorgie (Etats-Unis) jeudi 24 août, dix jours après son inculpation pour des soupçons de tentatives d'obtenir l'inversion des résultats de l'élection présidentielle de 2020 dans cet Etat. L'ex-dirigeant doit verser 200 000 dollars (environ 184 000 euros) de caution au tribunal, d'après des documents judiciaires rendus publics lundi.

New York, Washington, Atlanta... Cette inculpation en Géorgie est la quatrième en quelques mois pour l'ancien chef d'Etat, favori pour les primaires républicaines avant l'élection présidentielle de 2024. Franceinfo revient sur les affaires judiciaires de l'ancien locataire de la Maison Blanche.

Inculpé en Géorgie pour des soupçons de tentatives d'inverser le résultat de l'élection

Le 14 août, un grand jury a inculpé Donald Trump et 18 autres personnes, suspectant des tentatives de modifier le résultat de l'élection présidentielle de 2020 en Géorgie. Le président démocrate des Etats-Unis, Joe Biden, y était arrivé en tête avec 49,47% des votes, contre 49,24% pour Donald Trump. Les 19 inculpés sont poursuivis dans le cadre d'une loi sur la délinquance en bande organisée, prévoyant des peines de cinq à vingt ans de prison. Parmi eux, l'ancien maire de New York et avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani.

L'ancien président républicain et ces 18 autres prévenus sont notamment accusés de "fausses déclarations et faux documents", "faux et usage de faux", "usurpation de fonction publique" ou encore "tentative criminelle de commettre une influence sur des témoins". D'après l'acte d'accusation, "Trump et les autres prévenus ont refusé de reconnaître qu'il avait perdu, et ont en connaissance de cause et délibérément participé à un complot pour changer illégalement le résultat de l'élection en sa faveur".

L'acte d'accusation, publié et décrypté par le New York Times, revient sur un appel entre Donald Trump et Brad Raffensperger, secrétaire d'Etat républicain de Géorgie, le 2 janvier 2021. Lors de cet appel, le président alors encore en exercice martèle qu'il l'a emporté en Géorgie, lançant notamment cette phrase : "Je veux juste trouver 11 780 votes, soit un de plus que [le retard que] nous avons, car nous avons gagné l'Etat." Au cours de l'échange, Donald Trump est accusé d'avoir divulgué de fausses informations sur le déroulé de l'élection et le décompte des votes dans l'Etat. Autre accusation portée contre les prévenus : le fait d'avoir "conspiré" pour "accéder illégalement à du matériel électoral sécurisé et aux données d'électeurs".

La procureure du comté de Fulton, en Géorgie, a proposé que le procès des 19 co-accusés débute le 4 mars 2024. Il risque néanmoins d'être retardé du fait de procédures juridiques lancées par les prévenus pour le repousser, souligne le New York Times.

Poursuivi pour "complot à l'encontre de l'Etat américain" lors de l'assaut du Capitole

Deux semaines avant son inculpation en Géorgie, Donald Trump a été inculpé, le 1er août, de quatre chefs d'accusation dans l'enquête menée par le procureur spécial Jack Smith : "complot à l'encontre de l'Etat américain", "atteinte aux droits électoraux", "complot" et "entrave à une procédure officielle". Ces accusations concernent les efforts de l'ancien président pour inverser les résultats de l'élection présidentielle, jusqu'à l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, à l'heure de la certification officielle des résultats.

"Malgré sa défaite, le prévenu était déterminé à rester au pouvoir. Pendant plus de deux mois après le scrutin du 3 novembre 2020, le prévenu a diffusé des mensonges selon lesquels il y avait eu des fraudes ayant modifié le résultat et qu'il avait en fait gagné", précise l'acte d'accusation publié, entre autres, par le New York Times. "Ces allégations étaient fausses et le prévenu savait qu'elles étaient fausses. Mais le prévenu les a répétées et les a largement diffusées malgré tout, pour que ses affirmations fausses apparaissent comme légitimes, pour créer une atmosphère nationale de méfiance et de colère et éroder la confiance du public dans la gestion des élections."

Lors d'une brève allocution le 1er août, Jack Smith a déclaré que l'assaut du Capitole avait "été encouragé par des mensonges. Des mensonges de l'accusé destinés à entraver une fonction essentielle de l'Etat américain : le processus par lequel la nation collecte, compte et certifie les résultats de l'élection présidentielle". Le procureur souhaite que le procès de Donald Trump commence dès le 2 janvier 2024, mais la défense de l'ancien président a proposé une date bien plus tardive : avril 2026, soit un an et demi après la prochaine présidentielle. Une audience prévue le 28 août doit fixer la date exacte du procès. L'ancien président a plaidé non coupable.

Inculpé pour avoir conservé des documents présidentiels confidentiels

En parallèle de cette enquête, Donald Trump est également visé pour avoir conservé des documents confidentiels après son départ de la Maison Blanche. Le milliardaire a annoncé, le 8 juin, avoir été inculpé par la justice fédérale dans le cadre de ces accusations. Il s'agissait alors d'une première pour un ancien chef d'Etat américain, souligne NBC News. Le dossier comprend 40 chefs d'accusation, précise le Washington Post. Le procès dans cette affaire doit débuter le 20 mai 2024.

Donald Trump, qui plaide non coupable, est accusé d'avoir gardé des archives présidentielles en violation des lois ampéricaines. L'acte d'accusation, décrypté par le New York Times, vise l'ancien locataire de la Maison Blanche pour "rétention illégale d'informations portant sur la sécurité nationale", "entrave à la justice" et "faux témoignage". Dans sa résidence de Mar-a-Lago (Floride), le milliardaire est accusé d'avoir gardé dans l'illégalité des dizaines de documents confidentiels, portant notamment sur les capacités militaires des Etats-Unis et d'autres pays, ou encore sur la force nucléaire américaine.

Le républicain a gardé ces boîtes d'archives dans plusieurs pièces de sa résidence privée, comme sa chambre, une salle de bain (et une douche), son bureau, ou encore une salle de bal. L'acte d'accusation précise qu'entre janvier 2021 et août 2022, plus de 150 événements ont été organisés dans la luxueuse résidence... tandis que les boîtes de documents confidentiels étaient stockées au même endroit, sans sécurité renforcée. Dans un enregistrement dévoilé par CNN datant de juillet 2021, Donald Trump évoque des documents "hautement confidentiels". "Voilà les documents, l’armée me les a préparés et me remis", déclare-t-il.

Poursuivi dans l'affaire Stormy Daniels

Au tribunal de Manhattan, à New York, Donald Trump a été inculpé, début avril, de 34 chefs d'accusatio , dans le cadre de l'affaire le liant à l'actrice et réalisatrice de films pornographiques Stephanie Clifford (mieux connue sous le nom de Stormy Daniels). Le procès est également attendu en 2024, à partir du 25 mars.

L'ancien président est accusé d'avoir falsifié des documents comptables peu après son arrivée à la Maison Blanche, dans le but de masquer le remboursement à son avocat, Michael Cohen, de la somme de 130 000 dollars. L'avocat personnel de Donald Trump avait versé ce montant à Stephanie Clifford en octobre 2016, peu avant l'élection présidentielle, pour obtenir son silence sur une supposée relation extraconjugale avec le milliardaire. Le motif exact du remboursement a été masqué, entre autres, via des factures ou des paiements en chèque pour des services juridiques fictifs, selon l'acte d'accusation. Le document détaille aussi deux autres affaires de transactions pour faire taire des rumeurs compromettantes pour Donald Trump. (selon Franceinfo)

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30 août 2023

Poutine et ses yachts dans le viseur de la fondation Navalny

La fondation anticorruption d'Alexeï Navalny publie une enquête très complète sur l'un des yachts appartenant à Poutine.

poutine0Il ne faut pas oublier qu'Alexeï Navalny n'est  pas uniquement un opposant politique au président russe : c'est aussi et d'abord un militant anticorruption. Et même s'il est emprisonné, son équipe depuis l'étranger continue de publier des enquêtes qui révèlent le degré de corruption du pouvoir russe, jusqu'au plus haut niveau, et donc jusqu'à Vladimir Poutine. Lequel est donc un grand amateur de yachts, d'après la fondation anticorruption de Navalny.

Elle raconte l'histoire d'un navire nommé Graceful, magnifique yacht de 82 m de long et d'une valeur de 100 millions d'euros, qui était en chantier à Hambourg en Allemagne en janvier 2022 quand un mail a ordonné son rapatriement immédiat en Russie, alors même que les travaux n'étaient pas terminés.  Étrange ? Pas tant que cela quand on sait que ce yacht appartiendrait donc au maître du Kremlin, l'équipe Navalny présente des documents assez convaincants pour le prouver. En janvier 2022, nous sommes un mois avant le déclenchement de la guerre en Ukraine et il fallait sans doute rapatrier le luxueux navire avant qu'il ne soit saisi. Ce qui a été fait. Pour l'anecdote, le Graceful a fini son voyage sous escorte d'un navire militaire russe lourdement armé.

Poutine n'a pas réussi à sauver tous ses yachts

Un autre navire, encore plus grand, se trouve actuellement en Italie : le Sheherazade, 140 m de long et 500 millions d'euros. Officiellement on ne connaît pas son propriétaire, mais là encore l'équipe Navalny désigne Vladimir Poutine, ce que pensent aussi les gouvernements occidentaux. Le Sheherazade lui aussi était en chantier, en Toscane, au moment du déclenchement de la guerre, mais il a pu être saisi.

Ce que révèle l'enquête de FBK c'est que du coup, le Graceful, qui a été rebaptisé Kasatka ("L'orque" en russe), a subi de profonds travaux de réaménagement. Il est désormais équipé d'une piscine intérieure qui peut se transformer en discothèque ou en salle de cinéma. Les travaux auraient coûté 30 millions d'euros. De quoi passer d'excellentes vacances au bord de la mer Noire, à Guelendjik, là où l'équipe Navalny affirme que Vladimir Poutine s'est fait construire un palais à un milliard d'euros. (selon "Franceinfo")

29 août 2023

Après la mort de Prigojine

Wagner en Syrie, une mission de sang et de pétrole

syrieLa mort d’Evgueni Prigojine lors du crash de son avion privé mercredi a réjoui nombre de Syriens qui se rappellent des exactions commises par son groupe et l’armée russe en soutien au régime de Bachar al-Assad.

«C’est un jour heureux pour tous ceux qui ont souffert des bandits russes. Espérons que tous les criminels s’éliminent entre eux !» Trois minutes à peine après l'annonce du crash de l'avion de Prigojine en Russie, ce message d’un jeune opposant syrien d’Idlib était posté sur un groupe WhatsApp. «Prigojine a massacré les Syriens au service de Poutine et Assad. Qu’il aille au diable ! Et même s’il s’agit d’un règlement de compte entre criminels, c’est toujours bon à prendre. En espérant que les autres suivront», se réjouit l’écrivain Ali Safar sur son compte Facebook. Les Syriens qui ont exulté à la nouvelle de la mort d’Evgueni Prigojine ne font pas de distinction entre le patron du groupe Wagner et l’ensemble des forces russes apportant un soutien décisif au régime de Bachar al-Assad.

28 août 2023

L’Éthiopie et l’Égypte parmi les six nouveaux membres des Brics

Réuni à Johannesburg, le groupe des Brics va accueillir six nouveaux pays à compter de janvier 2024, a annoncé le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, ce 24 août.

bricsL’Iran, l’Argentine, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, mais aussi l’Égypte et l’Éthiopie, vont rejoindre le groupe des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui s’est réuni en sommet à Johannesburg du 22 au 24 août. « L’adhésion prendra effet à compter du 1er janvier 2024 », a déclaré le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, lors d’une conférence de presse conjointe des dirigeants des cinq nations qui composent actuellement le bloc. « Avec ce sommet, les Brics entament un nouveau chapitre », s’est-il félicité.

La veille, Pretoria avait annoncé que tous les pays membres s’étaient accordés sur le principe d’un élargissement. « Nous avons adopté un document qui définit les lignes directrices, les principes et les processus d’examen des pays qui souhaitent devenir membres des Brics », avait précisé la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Naledi Pandor, en soulignant une avancée « positive ».

Une quarantaine de pays avaient demandé leur adhésion ou manifesté leur intérêt. Selon les dirigeants du « club des cinq », qui produit un quart de la richesse mondiale et rassemble 42 % de la population du globe, cet engouement montre l’influence grandissante des pays émergents sur la scène mondiale.

Chine vs Inde

La question de l’élargissement était la priorité de ce quinzième sommet. Alliance hétérogène de pays géographiquement éloignés et d’économies aux croissances respectives inégales, les Brics ont dû s’accorder sur le choix stratégique des nouveaux entrants. Les tractations ont eu lieu lors d’une session plénière qui s’est tenue à huis clos mercredi. Les rencontres bilatérales se sont également multipliées depuis l’ouverture du sommet.

La Chine, poids lourd comptant pour environ 70 % du PIB du groupe, était clairement en faveur de l’ouverture. Mais l’Inde, autre locomotive économique qui se méfie des ambitions de son rival chinois, avait des réserves. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, avait rappelé qu’un « consensus » sur les modalités devrait être trouvé. Le processus de décision au sein des Brics requiert en effet l’unanimité.

Selon les observateurs, le Brésil craignait également qu’une expansion ne « dilue » sa propre influence, à la fois à l’échelle mondiale et au sein du bloc.

Les Brics ont réaffirmé leur position « non alignée » lors du sommet, à un moment où le conflit en Ukraine accentue les divisions. Les États-Unis, quant à eux, ont déclaré ne pas voir dans les Brics de futurs « rivaux géopolitiques » et vouloir maintenir de « solides relations » avec le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud. (selon AFP et JEUNEAFRIQUE)

27 août 2023

Batailles inutiles

C'est connu, l'absentéisme au comité directeur de la comcom de la vallée ne prête même plus à sourire. Mais que penser des élus du bourg-centre, dont les anciens délégués se sont battus pour avoir 3, puis 4 délégués, au lieu des deux initialement prévus, dont la moitié en ces temps-ci s'absente, comme le prouve l'extrait de compte-rendu ci-dessous ?

comcom07

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26 août 2023

Les Alsaciens de l’étranger se retrouvent à Barr

C’est à l’invitation de Nathalie Kaltenbach, maire de Barr, haut-lieu de la viticulture alsacienne que se sont donnés rendez-vous les Alsaciens du monde pour fêter leur 42e rencontre annuelle. Des festivités cette année en partie ouvertes au grand ­public et placées sous le thème du vin. Celui des vignerons alsaciens… de l’étranger.

barrL’Union internationale des Alsaciens (UIA) a été créée en 1981 « et dès l’année suivante s’est tenue la première journée annuelle » rappelle Philippe Edel, l’un des fondateurs, aujourd’hui secrétaire général de l’UIA. « Depuis, nous alternons entre le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, toujours à l’invitation des communes » note de son côté Gérard Staedel, président de cette fédération d’associations couvrant quelques soixante-dix pays et réunissant près de 2000 membres cotisants et 5000 contacts pour une population d’Alsaciens estimée à 100 000 individus dans le monde.

Les Alsaciens du monde à Barr

« Ce sont des expatriés pour le compte de grandes entreprises, des fonctionnaires et diplomates, mais aussi des Alsaciens implantés sur place avec leur famille, voire des étudiants… » poursuit Gérard Staedel.

« Autrefois, il s’agissait même d’émigrés si l’on fait référence à l’association des Alsaciens de New-York qui a fêté ses 150 ans en 2021 » ajoute Philippe Edel. Une diaspora précieusement recensée au point que l’UIA fédère aujourd’hui 63 associations et 17 délégués à travers le globe.

Conventions de partenariat

Traditionnel raout annuel de l’Union, la rencontre qui se déroule à Barr sera comme chaque année scindée en plusieurs temps forts. Une première journée, vendredi 25 août, sera en effet consacrée à la réunion des présidents d’association. « Qui attachent tellement d’importance à ces échanges d’expérience que la réunion n’a pas même été interrompue durant la trêve du Covid » se souvient Gérard Staedel.

Suivra l’assemblée générale de l’association qui cette année se prolongera par deux signatures de convention, l’une avec Agence Destination Tourisme (ADT) dont Nathalie Kaltenbach est présidente, l’autre avec le CEFPPA Adrien Zeller d’Illkirch Graffenstaden. « L’objectif de l’UIA a toujours été de faire rayonner l’Alsace dans le monde. L’ADT va nous fournir des outils de communication pour mieux faire la promotion du territoire et inciter les étrangers à visiter l’Alsace. » De son côté, le CEFFPA tout comme l’école hôtelière devraient notamment aider l’UIA à mieux identifier les restaurateurs alsaciens disséminés dans le monde.

Car comme le rappelle son président : « Lorsqu’on est un Alsacien à l’étranger, la première étape avant même la création d’une amicale ou d’une association, est souvent de trouver un lieu où se réunir avec d’autres amoureux de l’Alsace. »

Bretzel d’or

Samedi 25, la réunion plénière devrait cette fois rassembler quelque 200 personnes, amoureux de l’Alsace et leur famille, pour un moment d’échange à l’Hôtel de Ville suivi d’un déjeuner sur inscription. Une matinée au cours de laquelle sera dévoilée comme de coutume la ville hôte de l’édition suivante après une prise de parole de la marraine de cette édition 2023, la comédienne Charlotte de Turkheim dont la famille est originaire de la région.

Autre nouveauté : la remise d’un Bretzel d’Or par l’Institut des Arts et traditions d’Alsace à Dominique Massenez, producteur de vin au Chili,mais originaire du Val de Villé, berceau de la distillerie familiale familiale. (selon "L'ami-hebdo")

25 août 2023

Pourtant elle aurait mérité la légion d'honneur

Une Franco-Canadienne condamnée à 22 ans de prison après l’envoi d’une lettre empoisonnée à Donald Trump !

donald_trumpSon geste lui vaudra 22 ans de prison. Une Franco-Canadienne a été condamnée jeudi 17 août à de la réclusion aux États-Unis, pour avoir envoyé une lettre empoisonnée à Donald Trump à la Maison Blanche en 2020, a annoncé la justice américaine. 

Pascale Ferrier, 56 ans, avait plaidé coupable en janvier dernier devant un tribunal fédéral à Washington de « violations des règles sur les armes biologiques ». La sentence correspond aux 262 mois de prison prévus par son accord avec l'accusation. Le tribunal va également ordonner son expulsion à l'issue de sa peine, a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué.
Cette femme a reconnu avoir fabriqué de la ricine, un poison potentiellement mortel, dans sa maison du Québec en septembre 2020 et l'avoir placée dans des courriers menaçants adressés au président des États-Unis de l'époque, et à huit fonctionnaires du Texas dans le sud du pays.

Selon le dossier judiciaire, la lettre, qui avait été interceptée au centre de tri postal de la Maison Blanche, qualifiait Donald Trump d’« affreux clown tyrannique ». « Abandonnez, ne vous présentez pas à cette élection », lors de laquelle le républicain était candidat à un second mandat, ajouta-t-elle, avant de souligner avoir glissé dans la lettre « un cadeau spécial » pour « l'aider » à se décider. 

Elle avait également menacé des employés du système carcéral et un policier texan qu'elle jugeait responsables de son incarcération, pendant environ deux mois en 2019, pour possession illégale d'armes à feu. Après avoir posté ses lettres de menace au Canada, elle s'était rendue en voiture aux États-Unis où elle avait été arrêtée par des garde-frontières en possession d'une arme chargée et de nombreuses munitions. (selon "Elle")

24 août 2023

Coût de la vie étudiante

Strasbourg dans le top 15 des villes les plus chères, Mulhouse reste stable

universit_L'Unef, syndicat étudiant, a publié ce mardi son classement des 47 plus grandes villes universitaires en fonction du coût de la vie étudiante. Strasbourg arrive en 15e position, Mulhouse à la 42e place.

1189,44 euros ! C'est le coût mensuel moyen de la vie pour un étudiant dans la ville de Strasbourg, selon une enquête de l'Union nationale des étudiants de France (Unef), syndicat étudiant classé à gauche. Une somme en hausse de 5,99% par rapport à l'an dernier.

Légèrement plus abordable, une seconde ville alsacienne apparaît dans ce classement: Mulhouse. Le loyer mensuel moyen dans la préfecture du Haut-Rhin est quant à lui estimé à 1051,69 euros, une hausse 5,01% en un an.

À quelques semaines de la rentrée, le syndicat a classé les 47 plus grandes villes universitaires selon le coût de la vie étudiante. Strasbourg y figure en 15e position et Mulhouse à la 42e place (même position que l'an dernier).

Dans le détail, les loyers représentent toujours le premier poste de dépense des étudiants. L'Unef relève, grâce aux données fournies par LocService.fr, une augmentation en moyenne de 1,89% au niveau national, "soit 0,5 point de plus que l'année dernière".

À Strasbourg, les étudiants doivent en moyenne débourser la somme de 523 euros, soit une hausse de 3,36% par rapport à l'année dernière. À Mulhouse, fait exceptionnel, le loyer moyen est à 392 euros, soit la même somme que l'an dernier. Une exception à l'échelle nationale, mais insuffisante.

"La baisse des loyers est un pas en avant puisque c'est le premier poste de dépense des étudiants, cependant la hausse de 2,82% de l'année précédente n'est pas compensée par cette baisse", poursuit le syndicat.

Autre poste important de dépense des étudiants, les transports en commun. "L'abonnement est souvent plus économique que de posséder une voiture et il est plus pratique de se déplacer en transport en commun qu’en voiture dans les villes", rappelle l'Unef.

Si dans vingt villes, les tarifs des abonnements annuels de ces derniers ont augmenté, ce n'est pas le cas à Strasbourg et à Mulhouse, où l'abonnement reste au même prix qu'en 2022.

L'abonnement CTS est à 276 euros l'année à Strasbourg, quatrième ville de province la plus chère sur ce critère-ci. À Mulhouse, l'abonnement Soléa est à 20,50 euros par mois et 195 euros par an pour les moins de 26 ans.

"Il faut noter que pour les transports, le tarif boursier est toujours en vigueur, mais n'a pas été généralisé à l'ensemble des étudiants, ce qui serait une mesure primordiale dans un contexte d'augmentation généralisée du coût de la vie", demande l'Unef.

Profitant de ce classement, le syndicat étudiant dénonce une augmentation du coût de la vie étudiant de 25,51% "sous Emmanuel Macron", déplorant une baisse du nombre de boursiers et "le salariat étudiant". Et de conclure: "Il est urgent que le gouvernement prenne les enjeux à la hauteur des besoins et ouvre des discussions sur la mise en place d’une allocation d’autonomie à hauteur du seuil de pauvreté pour tous les étudiants". (selon "BFM Alsace")
23 août 2023

Au Bénin, les cybercriminels ont une nouvelle technique

Partout en Afrique de l'Ouest, des individus malintentionnés exploitent les plateformes de rencontres pour mener des "arnaques amoureuses". Dans ce type d'escroquerie, les criminels créent de faux profils, établissent une relation émotionnelle avec leur cible, puis inventent des histoires tragiques nécessitant de l'argent.

b_nin0La cybercriminalité en Afrique de l'Ouest est un fléau en croissance rapide, touchant des pays comme le Nigeria, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Bénin, parmi d'autres. Ces nations, en dépit de leurs avancées économiques et technologiques, sont confrontées à une montée des activités frauduleuses en ligne. Le Nigeria, par exemple, est tristement célèbre pour les "arnaques nigérianes", où les cybercriminels se font passer pour des individus fortunés cherchant de l'aide pour transférer d'importantes sommes d'argent. Mais ce n'est qu'une facette de la problématique.

Partout en Afrique de l'Ouest, des individus malintentionnés exploitent les plateformes de rencontres pour mener des "arnaques amoureuses". Dans ce type d'escroquerie, les criminels créent de faux profils, établissent une relation émotionnelle avec leur cible, puis inventent des histoires tragiques nécessitant de l'argent. En dehors de cela, il y a aussi des escroqueries liées au chantage numérique, à la fraude au président etc. Ces activités nuisent non seulement aux victimes directes, mais ternissent également la réputation de la région et découragent les investissements et collaborations internationales.

De nouvelles pratiques signalées au Bénin

La cybercriminalité, phénomène mondial, ne cesse d’évoluer, exploitant sans cesse les failles de notre société ultra-connectée. Au Bénin, une nouvelle technique particulièrement sournoise sévit, mettant en danger la confiance et la sécurité financière des citoyens. Selon un récent communiqué de l'Office Central de Répression de la Cybercriminalité (OCRC), des escrocs ont trouvé le moyen d'exploiter la popularité des loteries nationales pour tromper leurs victimes.

b_ninLe procédé est d'une simplicité redoutable : ces cybercriminels créent des groupes sur des plateformes de communication populaires comme WhatsApp, Facebook, Telegram et Messenger. Sous le prétexte d'être des agents de la Loterie Nationale du Bénin, ils invitent les individus à rejoindre ces groupes. La première étape pour les victimes est de s'inscrire en payant une somme modeste, tout en partageant des informations personnelles et des photos, offrant ainsi aux escrocs un accès précieux à leurs données sensibles.

Les pièges se multiplient ensuite : les faux administrateurs proposent des jeux de divers montants, persuadant leurs cibles d'investir dans des numéros de loto prétendument gagnants. Ces malheureux sont ensuite poussés à envoyer encore plus d'argent pour jouer ces "numéros gagnants" en leur nom. L'attente commence alors. Lorsque les vrais résultats de la Loterie Nationale du Bénin sont annoncés, les cybercriminels reviennent vers leurs victimes, leur faisant croire qu'elles ont remporté le gros lot.
Mais l'arnaque ne s'arrête pas là. Pour que la victime puisse prétendument recevoir son prix, elle est incitée à envoyer une somme d'argent conséquente. Après cet ultime paiement, les escrocs coupent tout contact, laissant leurs victimes désemparées et financièrement appauvries. La combinaison de l'exploitation de la confiance, de la cupidité et de la désinformation crée un cocktail dévastateur. Il est donc essentiel de rester vigilant face à de telles invitations en ligne, et surtout de vérifier systématiquement la source avant d'effectuer des transactions financières. (selon "La nouvelle tribune")
22 août 2023

Surprise : Arevalo gagne la présidentielle au Guatemala

Le candidat surprise de l’élection présidentielle au Guatemala, Bernardo Arevalo, a remporté le second tour du scrutin avec la promesse d’en finir avec la corruption dans un pays miné par la pauvreté et la violence.

guatemala« Le peuple guatémaltèque a parlé haut et fort », a déclaré Bernardo Arevalo à la presse après sa victoire. Il a enchaîné sur un discours fort contre la corruption.

Il a aussi indiqué que les présidents de deux pays voisins, le Mexicain Andrés Manuel López Obrador et le Salvadorien Nayib Bukele, l’avaient appelé pour le féliciter et discuter d’un programme commun.

Bernardo Arevalo a obtenu 59 % des voix après le dépouillement de 95 % des suffrages, contre 36 % pour sa rivale, l’ex-Première dame Sandra Torres. Les deux candidats en lice de ce second tour, Bernardo Arevalo, 64 ans, et Sandra Torres, 67 ans, se réclament tous deux de centre gauche. Mais si le premier porte les espoirs de changement dans un pays profondément inégalitaire, sa rivale était considérée comme la représentante de l’establishment.

Le président sortant de droite Alejandro Giammattei a rapidement réagi sur X (anciennement Twitter), félicitant Bernardo Arevalo et l’invitant « à entamer une transition ordonnée dès le lendemain de l’officialisation des résultats ».

« La victoire de M. Arevalo signifie la défaite de la vieille politique, du parti au pouvoir […]. Une autre ère commence pour notre pays et nous devrons nous mobiliser pour une transition pacifique », a noté l’analyste indépendant Miguel Angel Sandoval.

Le scrutin s’est déroulé sans qu’aucun « incident significatif » ne soit signalé, selon le TSE, qui a souligné sans plus de précision un « pourcentage historique de participation ».

La grande surprise

Bernardo Arevalo, sociologue et ancien diplomate, est le fils du premier président démocratiquement élu du pays, Juan José Arevalo (1945-1951).

L’ancienne épouse de l’ex-président de gauche Alvaro Colom (2008-2012), elle aussi qualifiée au second tour, bénéficiait du soutien silencieux du président sortant, dont le mandat a été marqué par la répression contre les magistrats et les journalistes qui dénonçaient la corruption.

Dans la ville indigène de San Juan Sacatepéquez, à une trentaine de kilomètres de la capitale, les électeurs ont exprimé leurs espoirs de changement.

« On ne peut plus vivre nulle part car il y a beaucoup de criminalité », a déploré Maria Rac, une femme au foyer de 66 ans. Efrain Boch, un camionneur de 47 ans, a dit espérer que le nouveau président « s’attaque à la corruption qui nous affecte ».

« Nous sommes confiants : le gagnant sera le peuple du Guatemala », a déclaré Bernardo Arevalo après avoir voté dans un lycée de la capitale. Sandra Torres n’a elle fait aucune déclaration après avoir introduit son bulletin dans l’urne.

Qualifié à la surprise générale lors du premier tour, Bernardo Arevalo porte les espoirs de changement, notamment parmi les jeunes qui représentent 16 % des 9,4 millions d’inscrits.

La misère de la corruption

La spectaculaire percée de Bernardo Arevalo inquiète les élites économiques et politiques du pays, perçu comme un danger pour leurs intérêts, et le ministère public a multiplié les procédures à son encontre.

Sur avis du parquet, un juge avait ordonné le 12 juillet la suspension de son parti Semilla pour de supposées irrégularités lors de sa création en 2017. La Cour constitutionnelle avait suspendu cette décision, annulée vendredi par la Cour suprême.

La veille, le procureur Rafael Curruchiche, sanctionné pour « corruption » par Washington, avait annoncé de possibles arrestations à venir de dirigeants de Semilla.

Trois décennies après la fin de sa brutale guerre civile, le pays le plus peuplé d’Amérique centrale est enlisé dans la pauvreté, la violence et la corruption, ce qui pousse chaque année des milliers de Guatémaltèques à émigrer. (selon "La Nouvelle République")

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