mercredi 2 novembre 2016

Après Noël 2015, Saint-Nicolas 2016

D'habitude St-Nicolas c'est avant Noël. Mais à Villé, la fête de St-Nicolas vient un an après Noël. Souhaitons bonne réussite aux organisateurs.

nicoolas

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mardi 1 novembre 2016

A propos d'une réunion "secrète"

A Villé, toujours rien de nouveau ?

silence

J'avais publié en date du  21 octobre un article concernant une réunion (presque) secrète qui aurait lieu, et qui a eu lieu, en date du lundi 24 octobre. L'ordre du jour devait être l'arrivée de réfugiés et leur accueil à l'ancienne gendarmerie de Villé, route de Bassemberg.

Grâce aux  grandes oreilles (un peu mal-entendantes en cette semaine où plusieurs estaminets de la place étaient fermés et où les porte-voix municipaux n'ont pu s'exprimer) et aux micros posés dans les locaux de la mairie, on a quand même appris que l'ordre du jour principal a surtout consisté à faire de la publicité pour mon blog, qui a effectivement pu enregistrer une augmentation significative du nombre de lecteurs, y compris parmi les autorités représentant l'Etat.

Ainsi, j'ai pu apprendre, malgré des fritures et des grésillements sur certaines lignes, que Monsieur le Maire contestait le caractère secret de cette réunion. Il est vrai que même pendant les réunions ouvertes au public, sa voix est inaudible, j'ai pu le constater moi-même lors d'une dernière séance.

Qualifions alors, dans un  souci de conciliation et d'apaisement, cette réunion de "discrète". Toujours est-il qu'une semaine plus tard, aucune information n'a encore filtré du côté de la municipalité, pas même sur cet intéressant site officiel de la commune où tout figure, et où la dernière information remonte au 5 juillet 2016 à 17h49. Où aussi le dernier arrêté municipal (de circulation) remonte au 27 octobre 2014, alors que rien que cette dernière semaine d'octobre 2016, des travaux bloquaient la rue de Breitenau et réduisaient la rue du 26 novembre à une circulation alternée. Serait-il peut-être prévu une publication à ce sujet pour octobre 2018 ?

Les micros ultra-sensibles nous ont quand même révélé sur leur bande enregistreuse la planification d'une réunion publique (telle que je la proposais dans mes posts précédents) pour ... fin novembre ! Quel empressement pour accueillir les réfugiés, autant que pour la réception des libérateurs américains le 26 novembre 1945, dont l'aviation a quand même bombardé et incendié une dizaine de nos maisons ! L'hiver arrivant à grands pas, ces réfugiés pourront toujours dormir quelques nuits sous les ponts du Giessen dont la municipalité vient de faire nettoyer le lit. Après Calais, voilà la "jungle de Villé" ? Ou enfin, les élus vont-ils s'impliquer avec un peu plus de volonté politique afin de mobiliser la population pour un accueil des réfugiés décent ?

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dimanche 30 octobre 2016

"Volksmusik" aux Tanzmatten de Sélestat

Festival de la Volksmusik organisé par les Machores.

Participation de : die Grubertaler, Michaela Zondler, Graziano, die Fetzin, Melissa Naschenweg et Berg Kristall.

tanzmatten

Die Grubertaler - Für den Rest meines Lebens

MICHAELA ZONDLER - SOMMER SONNENTAG

Graziano - Bar di mezzanotte

MELISSA NASCHENWENG - "DIE GANZE NACHT"

Bergkristall- Maria Angela

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samedi 29 octobre 2016

Françafrique : Valls mène la danse !

Lors de sa campagne électorale, Hollande avait annoncé : "La Françafrique, c'est fini !" Mais Bolloré et consorts ont continué leurs "petites affaires". Valls, qui vient de s'annoncer comme l'éventuel rassembleur de la Gauche, en appelant Arnaud (Montebourg), Benoît (Hamon), Aurélie (Filipetti) à le soutenir, va passer son week-end rallongé de coiffeur du lundi en Côte d'Ivoire, histoire de relancer la Françafrique et de trouver des soutiens ! Au moment où les trois têtes d'affiche des frondeurs socialistes lui ont répondu : "Tu parles, Charles !" La Françafrique, non, ce n'est pas fini. Et en Côte d'Ivoire, il semble qu'on n'est pas dupe de ce petit jeu ! (Lire l'article de l'Eléphant déchaîné du 28/10/2016). Après le Sarkoton, la famille Ouattara va-t-elle participer à un Vallsoton présidentiel ?

lafricain

valls

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vendredi 28 octobre 2016

Encore une histoire à Meaux !

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On connaissait, grâce à son député-maire Jean-François Copé candidat aux primaires de la droite, le prix très intéressant des petits pains briochés à Meaux (entre 10 et 15 centimes d'€). Mais voilà une histoire qui ne manque pas de sel non plus et qui se passe devant lycée privé Bossuet ... à Meaux, une fois de plus ! Décidément cette ville doit souffrir de tous les ... maux !

Et c'est le maire LR Christian Robache de la ville voisine, Montévrain, qui en est à l'origine. Son fils, élève au lycée cité, aurait été victime de quelques mots déplacés sur facebook. Son père a donc demandé à la police de le chercher à la sortie des cours pour l'accompagner à la maison. Une menace grave aurait plané au-dessus de la tête du fiston.

Ce sont donc onze policiers municipaux, formant une escorte inhabituelle, qui ont conduit le fils du maire chez lui. Il paraît que ce genre de pratique est habituel aux Etats-Unis, mais en France ce n'est pas très légal. Pourtant le maire ne risque pas de sanctions pénales (personne n'ayant porté plainte). Il s'est quand même vu adresser quelques remontrances par la sous-préfecture de Meaux pour cette peccadille... Et peut-être ce maire a-t-il contribué au ras-le-bol des policiers contre les surcharges de travail ?

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jeudi 27 octobre 2016

Erythrée, la pire des dictatures


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Un homme, à la tête de son clan, a réduit sa population en esclavage. Ce pays de 5 millions d'habitants est devenu un immense camp de travail forcé. Un bagne. Le quotidien de l'Erythrée est fait de rafles, de torture, d'effroi, de milliers de situations terrorisantes : si un Erythréen est confronté à un chef de service, s'il n'a pas tous ses papiers en règle, si un membre de sa famille a pensé à fuir ou si un cousin a été vu aux Etats-Unis dans une manifestation... le système répressif et oppressif, très élaboré, lui rend la vie infernale. Dictature "inconnue" ? Oui, parce qu'il n'y a pas d'enjeux autour de ce pays, pas de pétrole, pas de têtes nucléaires.
A sa tête, un homme, Issayas Afeworki.

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Une personnalité très particulière. Son régime n'a pas l'extravagance de celui du Coréen Kim Jong-un, ni la corruption légendaire de celui d'Amin Dada en Ouganda, c'est un gangster contrôlant un système mafieux. Il assume ouvertement sa brutalité face aux instances internationales, se pose comme invincible, obsédé par la survie, considère que l'Erythrée est sa propriété, sa vie, sa chose. Sa guérilla contre l'Ethiopie a duré trente ans, de 1961 à 1991. Imaginez un parti qui prendrait le pouvoir après trente ans de Vercors sous occupation allemande.
Il a organisé un pays parallèle, créant des poches de résistance, des écoles, des hôpitaux, des exploitations agricoles et une économie fermée. Il a résisté et vaincu l'Ethiopie de Hailé Sélassié, appuyée par les Etats-Unis, et celle de Mengistu, soutenue et armée par les Soviétiques et les Cubains. Issayas Afeworki est un leader des hauts plateaux, issu d'une classe populaire, qui a conçu et réalisé un projet national qualifié d'impossible. Formé en Chine où il a tout appris pendant la Révolution culturelle, c'est un combattant en sandales, un héros mythique venu tout droit des années 1960-70, un leader, un chef militaire, un survivant en guerre.
En un demi-siècle, rien n'a changé ?

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Non. Il est resté fidèle à trois dogmes :

1. Pour lui, rien n'est impossible.

2. Son projet passe avant toute chose.

3. Il peut tenir tête au monde entier !

Quand le chef de la guérilla s'est-il transformé en dictateur sanglant ?

Très vite. Dès la chute de Mengistu et l'accession à l'indépendance. En 1993, quand ses soldats manifestent pour leurs droits, la répression est impitoyable. En 1998, la "guerre des frontières" éclate avec l'Ethiopie. C'est une épouvantable boucherie. Pour rien : entre 70.000 et 90.000 morts des deux côtés, et une défaite militaire et politique pour l'Erythrée. Les anciens frères d'armes du président Afeworki renâclent, veulent réformer le système de l'intérieur, créent un groupe de quinze opposants historiques, le G15... Il les casse. 
Commencent alors les arrestations, les disparitions forcées, les assassinats d'opposants à l'étranger. Le 18 septembre 2001, profitant de la formidable diversion de l'attentat contre le World Trade Center, Afeworki lance une immense rafle : membres du G15, opposants, journalistes, artistes, intellectuels, tous sont jetés en prison.

Aujourd'hui ?

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Le service militaire est obligatoire pour tous les jeunes, garçons et filles : enrôlés à l'âge de 17 ans jusqu'à... la quarantaine ! D'abord, dix-huit mois de camp disciplinaire, avec viols des jeunes femmes, brutalités des supérieurs, cachot et torture comme sanctions. Ensuite, on est affecté à un grand chantier du président, à une ferme, à une fabrique. Un contact avec "l'étranger", avec un passeur, un mot malheureux dans un café et c'est la prison.

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Il existe 314 camps de détention dans le pays. Des centres de tri à la sortie des villes, des containers métalliques de cargos en plein désert, des camps de haute sécurité pour les politiques, comme celui d'Eiraeiro, à 50 kilomètres d'Asmara. Cellules, isolement, pas de visites, interrogatoires et torture à mort. On pratique la technique de l'hélicoptère : le prisonnier, suspendu pieds et mains au plafond, tourne, les autres frappent : "Avoue !"

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mercredi 26 octobre 2016

Des ivoiriens réfugiés en Allemagne

Sasbachwalden en Forêt Noire 

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Sasbachwalden, ses vignes, ses vergers, ses superbes maisons à colombages, ses restaurants gastronomiques, ses hôtels de luxe, son parc à daims et ses… 500 réfugiés. C’est dans ce petit village de 2.400 habitants, l’un des plus beaux du pays, que le gouvernement allemand a choisi de loger en 2015 des centaines de réfugiés arrivés de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, du Pakistan, du Bangladesh et d’Afrique. Un hôtel entier, le Bel Air, a été réquisitionné sur les hauteurs, avec vue imprenable sur la plaine d’Alsace. Abandonné depuis trois ans, il est à la disposition du Land de Bade-Würtemberg. Nous sommes ici sur le versant ensoleillé de la Forêt Noire, dans le canton d’Ortenau, tout près de Strasbourg. Un véritable paradis pour randonneurs, cavaliers, touristes, retraités et amateurs de bonne chère et de bons vins !

Au centre du village, les habitants n’expriment que timidement leur opinion sur l’arrivée massive de tant de pauvres hères. Une employée de la mairie, sous couvert d’anonymat, laisse entendre que la décision avait été prise en haut lieu, à Fribourg, et que le maire a bien été obligé de s’y plier. La plupart des restaurateurs et des hôteliers, qui acceptent de s’exprimer, observent une neutralité de bon aloi et soulignent que personne, au cœur de Sasbachwalden, n’a encore vu des migrants de près.

Des ivoiriens migrant depuis 2009

sasbachwalden

Parmi eux, deux jeunes ivoiriens, Zacharia Koné, 25 ans et son petit frère Ahmed, 17 ans, qui se préparent une salade de tomates à même le sol, au pied de leur lit de camp. Ces deux Ivoiriens ont fui la guerre civile à Abidjan, en 2009. Le reste n’est qu’une longue suite de souffrances au Niger, en Libye puis en Italie, après une traversée sur un frêle esquif. « Nous avons été battus, emprisonnés en Libye, maltraités en Italie », raconte l’aîné dans un français parfait. « Nous étions un groupe d’une centaine à voyager ensemble en Libye. Une vingtaine seulement a survécu. Tous les autres sont morts… »

Tant de risques pour poursuivre quel rêve ? Zacharia veut savoir à combien de kilomètres se trouve Strasbourg et la France, dont ils parlent la langue à la perfection, alors qu'ils ne comprennent pas un mot d'allemand. Depuis la fenêtre de sa chambre, il regarde en direction du pont de Kehl, les yeux brillants, et interroge : « On peut passer facilement ? ».

Voilà où ils en étaient en septembre 2015, persuadés qu'ils allaient enfin arriver rapidement en France et retrouver des amis ivoiriens. Ils allaient vite déchanter.

L'opposition du maire de Sasbachwalden

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Après un accueil réservé, le maire a donné de la voix. Valentin Doll, est furieux contre les autorités du Land de Bade-Wurtemberg, qui ne l'auraient pas prévenu de ces arrivées. "On aurait aimé en discuter en conseil municipal", dit-il, penaud et sans un regard pour les Syriens et les Afghans qui conversent, en petits groupes, sous l'auvent qui servait d'entrée à l'ancien trois étoiles. A Sasbachwalden, le tourisme reste le moteur de l'économie.  "Qui paiera si le taux d'occupation de nos hôtels s'effondre? Les touristes n'aiment pas les endroits où on sent la crise de trop près", s'est inquiétée la propriétaire d'un hôtel situé à l'autre bout du village, lors de la première réunion publique organisée jeudi soir dans la salle des fêtes. "On va tenir compte des réfugiés dans nos statistiques de population. Ça fera augmenter nos dotations publiques. Je parle d"une somme à six chiffres. C'est toujours ça de pris", a répondu le maire. Puis, il s'est adressé au tribunal de Karlsruhe pour obtenir le départ de ces migrants. Son argument : « Le Land a volé la commune ! »

 Méfiance et malveillance

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Dans la foulée, l'hiver fut chaud pour les réfugiés. Regardés avec méfiance, voire même du mépris, dans le village, ils furent les victimes de nombreuses brimades. Les actes de malveillance de la part d'inconnus furent nombreux : fausses alertes incendie ou autres alertes à la bombe, barrages obligeant à des évacuations intempestives, et amenant de nombreux pompiers et démineurs sur les lieux … pour rien. Au mois de janvier 2016, il y eut une journée avec quatre alertes de cette sorte et 18 la semaine suivante. Des alertes restées bien sûr, très anonymes. On ne va pas parler de tout le reste : plaintes de vol contre X... (sous-entendu : des réfugiés), interdictions nombreuses prises par le maire pour de soi-disantes raisons de sécurité, route bloquée nuitamment par l'abattage d'arbres, etc... Les réfugiés, devant une telle mauvaise foi, manifestèrent même un jour pour protester contre ces traitements « de faveur » en se rassemblant sur la route qui mène à l'hôtel Bel Air. Ce fut leur tort : la tension étant devenue telle que le Land décida, au mois de mars 2016, d'évacuer l'hôtel.

Que sont devenus les deux jeunes ivoiriens ?

Pendant leur séjour à Sasbachwalden, ils ne purent jamais obtenir de papiers pour venir en France. Motif : la réglementation européenne dit que les réfugiés ne peuvent demander le droit d'asile dans deux pays de l'union européenne. Or, ils avaient fait les démarches en Allemagne pour ne pas être expulsés vers l'Italie, voire la Libye, et n'étaient donc pas accessibles à un droit d'asile en France ! Et ceci bien qu'étant parfaitement francophones ! Charmante législation européenne avec un espace de Schengen soi-disant ouvert, acceptée par la France, championne des fêtes de la francophonie (à Nice en 2005). Alors nos deux jeunes, ont dû monter dans un bus, les reconduisant à Karlsruhe, puis à Heidelberg, puis à Berlin.

Où sont-ils aujourd'hui ? Difficile à dire, dans un hôtel en Allemagne en attendant une improbable suite dans leur pérégrination vers la France ? Renvoyés à Rome ou à Tripoli ? J'ai appris ces jours qu'en Allemagne de nombreux francophones, exilés du Tchad, de Côte d'Ivoire, du Niger, du Burkina-Faso, de Somalie, étaient dans le même cas qu'eux. Le gouvernement ivoirien, qui veut sans grand succès rapatrier les réfugiés des pays voisins (Sénégal, Ghana, etc...) sous prétexte de réconciliation nationale, se préoccupe-t-il de ces centaines de compatriotes que la guerre a jeté sur les routes européennes ? Quant à l'Europe, quand aura-t-elle une politique cohérente de l'immigration et de l'accueil des réfugiés ?

Aux dernières nouvelles, le maire de Sasbachwalden ayant été débouté par le tribunal de Karlsruhe, le Land pourra de nouveau héberger des réfugiés, en nombre moindre cependant.

sasbachwalden3Alerte à la bombe

sasbachwalden6Barrage sauvage établi par des anonymes

sasbachwalden4Evacuation lors d'une alerte

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mardi 25 octobre 2016

La compagnie créole

 Le Bal Masque

 CA FAIT RIRE LES OISEAUX

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lundi 24 octobre 2016

Animation au Haut-Koenigsbourg

Mercredi prochain, 26 octobre : visite bilingue alsacien-français organisée au château. La séance de dédicaces à la librairie du château en présence de Philippe Matter et Bénédicte Keck reste accessible sans réservation. N'hésitez donc pas à venir rencontrer le créateur de Mini-Loup et la traductrice de l'album en famille !

Organisé avec les éditions Hachette, l’Office pour la Langue et la Culture d’Alsace et la Compagnie alsacienne de promotion. Séance de dédicaces à la Libraire à partir de 16h.

hk

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dimanche 23 octobre 2016

Pays de Bade : des exemples d'intégration de réfugiés

La vie de deux Syriens à Malterdingen

malterdingen

Malterdingen est un village de 3000 habitants situé non loin de Marckolsheim du côté allemand, à la sortie de l'autoroute Karlsruhe - Fribourg. C'est là que deux jeunes hommes de Syrie ont trouvé leur bonneur. L'un d'eux, Hesham Arnaooti, 38 ans, a été embauché comme stagiaire "ingénieur en électronique"  dans l'entreprise Elktro Krumm. Le 1er octobre il a signé un contrat de trois ans, avec une possibilité d'embauche définitive au bout. Il explique dans un allemand encore approximatif son travail : "Hier j'ai installé des plafonniers et des lampes murales dans une cage d'escalier. Aujourd'hui j'ai tiré des câbles électriques à travers des gaines." Le patron de l'entreprise Bernd Krumm est déjà convaincu : "J'ai rarement vu un étudiant aussi intéressé et engagé, ce qui lui a permis d'être adopté de suite par l'ensemble du personnel." Hesham espère rapidement trouver un appartement qui lui permettront de faire venir sa femme et ses deux enfants qui sont pour l'instant restés en Turquie.

Kashim Shhadt, 22 ans, un Palestinien originaire de Syrie, est en apprentissage dans la société de chauffage et de plomberie Andreas Bühler à Bahlingen, un village voisin. Il suit une formation pour sanitaires, chauffage et climatisation. Andreas Bühler, le patron dit de lui : "Il est très attentif et intéressé par tout et n'hésite jamais à donner un coup de main."

Pour l'instant, les deux réfugiés vivent dans des studios dans un ancien hôtel aménagé pour l'accueil de ces arrivants. Ils peuvent y rester un an. Sonja Saad, la responsable administrative d'un groupe de 70 réfugiés, s'est chargée de leur trouver ces emplois.

Quatre fois par semaine, Hesham et Kashim prennent le train vers Fribourg pour suivre des cours d'allemand. 

A Bad-Säckingen, le bâtiment écologique de Gettnau

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Bad-Säckingen se trouve sur le Rhin, près de Lörrach et de Rheinfelden, à la frontière suisse. Le bâtiment Gettnau, lui aussi un ancien hôtel, a été rénové, et l'accueil des réfugiés a été bien accepté par la population. Le maire Alexander Guhl n'oublie pas de féliciter l'architecte municipal Michael Rohr et son équipe qui ont tout fait pour accélérer la construction. Il reconnaît aussi la bonne entente et l'aide avec la direction du Land de Bade-Würtemberg. Les associations ont également tout fait pour intégrer ces réfugiés venus d'horizons divers. Il y a eu notamment des jeunes qui se sont inscrits dans les clubs de football de FC Wallbach et de SV Obersäckingen. Tous les enfants ont pu être scolarisés. Et le maire n'hésite pas à dire : "Nous avons dépassé le stade des premiers secours, nous en sommes à l'intégration." La majorité des réfugiés est reconnue maintenant comme demandeurs d'asile. Quant aux adhérents de Pegida (mouvement anti-migrants d'extrême-droite), qui prophétisaient au début un avenir noir pour Bad-Säckingen, ils ont été très vite réduits au silence.

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