samedi 9 avril 2016

Grève générale à Mayotte

Pas un mot dans les médias, pourtant Mayotte est un département français

mayotte

La grève générale entamée le mercredi 30 mars se poursuit à Mayotte. Les grévistes barrent de nombreux axes routiers un peu partout dans l’île aux parfums et se mobilisent dans de grands rassemblements. 

Au centre des revendications, l’égalité réelle tant au niveau du respect du code du travail que des mesures pour le développement de l’ile.  

Les négociations jusqu’à présent engagées auprès de la préfecture et du conseil départemental n’ont pas donné satisfaction aux manifestants, indiquait hier Mayotte 1ère

Des élus ont rejoint le mouvement de protestation organisé ce jeudi 8 avril sur la place de la République à Mamoudzou. Une motion adressée au gouvernement devait être signée conjointement par les syndicats et les élus.

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dimanche 28 février 2016

Après les morts de la RN 59, certains élus récupèrent les malades

"De nombreux élus, parlementaires Les Républicains, maires, conseillers municipaux du centre Alsace défilent aux côtés des habitants." Voilà comment une certaine presse présente la manifestation du samedi, 27 février en faveur de l'hôpital de Sélestat !

selstat2

La "récupération politicienne sarkozyste" est bien huilée. On crée une association en amont chargée d'organiser une manifestation d'ampleur et de ramasser sur les réseaux sociaux des milliers de signatures. Puis vient l'intervention des élus pour fournir des "navettes" de transport. Tout cela, pour court-circuiter et ignorer les syndicats qui mènent la lutte depuis des années. Enfin, même les photos sont claires : c'est le député LR Antoine Herth qui est en tête du cortège. Voilà comment on promulgue qu'une manifestation de défense d'un service public comme l'hôpital devient une action LR ! Tous les élus de l'arrondissement, tous les syndicalistes, tous les manifestants sont-ils censés avoir la carte LR ? Ce serait un cas unique en France !

Un couac dans tout ça ! Siégeant dans les instances administratives de l'hôpital, le maire LR de Sélestat, Marcel Bauer, reconnaît devant les micros de France 3 Alsace qu'il a donné son accord pour la suppression du service de réanimation, même s'il ajoute très discrètement qu'il souhaite que "cela se fasse dans les meilleures conditions possibles". En voilà au moins un qui sait pourquoi il manifeste : il est sur la même position que l'A.R.S. (agence de régulation de la santé) qui a pris la décision concernant d'abord la néonatologie, puis la réanimation. Mais il est de bon ton de mettre en cause l'Etat et le gouvernement. Tant pis pour les malades et le personnel soignant. L'important c'est de préparer 2017. CQFD !

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jeudi 25 février 2016

Non au démantèlement du service public

Rappel

hopital

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jeudi 18 février 2016

Manifestation pour l'hôpital de Sélestat

Communiquéhopital

Faisant suite au constat d'absence de réponses de l'Agence Régionale de Santé (ARS) et de perspectives d'avenir pour notre hôpital, l'association "Je Veux Un Hôpital à Sélestat" invite la population à se rassembler devant l'hôpital de Sélestat le 27 février prochain à 9h30 !


Nous défilerons tous ensemble en cortège dans les rues de la ville jusqu'à la Sous-Préfecture, afin de montrer notre totale détermination à maintenir des soins de qualité et de proximité pour les 180 000 habitants du Centre-Alsace! 

Nous exigeons :

- soit le maintien de la réanimation,
- soit la création d'une Unité de Surveillance Continue et d'une Unité d'Hospitalisation de Courte Durée de 8 lits chacune 
- et le maintien du SMUR 24h/24.

Tous ensemble, population d'Alsace Centrale, montrons notre détermination aux décideurs de l'ARS et au Gouvernement !

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dimanche 14 février 2016

Manifestation des Kurdes à Strasbourg

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Des milliers de Kurdes, membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont manifesté ce samedi à Strasbourg pour exiger comme chaque année la libération de leur chef historique Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie depuis février 1999.

Selon les organisateurs, entre 13.000 et 15.000 personnes participaient à la manifestation. "A bas le régime fasciste", ont lancé quelques personnes à l'intention du régime turc. Abdullah Öcalan purge depuis 1999 une peine de prison à vie dans l'île-prison d'Imrali (nord-ouest de la Turquie).

Le PKK est un parti nationaliste kurde, d'inspiration marxiste-léniniste, qui revendique la création d'un Etat pour les Kurdes vivant en Turquie. Le PKK dispose d'une antenne dans les zones de peuplement kurde en Syrie, le Parti de l'Union démocratique (PYD). Ce dernier combat l'Etat islamique, et a conclut une alliance de circonstance avec le régime de Bachar al-Assad. 

Après un espoir de processus de paix et des années de négociation entre le gouvernement turc et le PKK, la Turquie a pris le parti de la répression. Ankara a lancé une campagne militaire contre plusieurs villes à majorité kurde du sud-est anatolien, depuis juin dernier, pour y détruire les cellules du PKK. 

Des opérations particulièrement meurtrières ont été menées contre les rebelles dans le bastion kurde de Cizre (sud-est de la Turquie). Jeudi 10 avril, le ministre turc de l'Intérieur Efkan Ala a annoncé qu'elles étaient finies. Mais les opérations continuent dans le quartier de Sour, à Diyarbakir, la principale ville du sud-est de la Turquie, et un couvre-feu y est en vigueur depuis le 2 décembre.

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lundi 8 février 2016

Offenbourg : quand les "russes allemands" manifestent contre les émigrés

Qui sont les Russes Allemands ? 

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A partir de 1761, de nombreux allemands ont quitté leur pays pour tenter de faire fortune en Russie. Ils s'y étaient établis et pour la plupart avaient obtenu la nationalité russe. Mais dès 1941 et l'invasion de l'URSS par les troupes de Hitler, Staline décide la déportation de ces Allemands de la Volga vers la Sibérie. Entre 1941 et 1948, 850 000 descendants d'allemands sont internés dans des camps de travail. 35 % d'entre eux meurent au cours des cinq premières années. Une déportation qui reste un épisode traumatisant de l'histoire des familles allemandes de Russie. Certains fuient et viennent en Allemagne en 1945, d'autres après la chute du mur de Berlin.

D'anciens réfugiés contre la politique d'accueil !

De façon assez curieuse, ce sont ces anciens réfugiés qui protestent contre l'accueil des réfugiés venant de Syrie, d'Irak ou d'Afrique, et ce sont près de 200 d'entre eux qui ont manifesté ce dimanche à Offenbourg. Rassemblés devant la Mairie, ils exigent notamment une inversion de la politique d'accueil des réfugiés, plus de protection et de sécurité pour leurs femmes et leurs enfants. Il n'y a pourtant pas eu à Offenbourg des violences comme à Cologne.

Applaudi par les manifestants, leur représentant Alexei Simon a déclaré "qu'il y avait de l'abus dans l'application du droit fondamental d'asile". Angela Merkel, la chancelière, a eu droit à un traitement verbal spécial, des huées et des sifflets qui ont dû retentir jusqu'au proche Strasbourg où elle était en réunion gastronomique avec François Hollande.

D'anciens réfugiés qui ne veulent pas de réfugiés, on aura tout vu. 

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samedi 23 janvier 2016

PEGIDA, une énigme pour les politologues

Hans Vorländer, de Dresde, donne son analyse

pegidaLe politologue Hans Vorländer, de Dresde, a publié son livre concernant le mouvement d'extrême-droite Pegida qui, pour lui, reste un mystère. Il n'est d'ailleurs pas le premier, ni sûrement le dernier, à s'exprimer sur le sujet.

Il y a un an à peine, Pegida représentait juste une page de Facebook d'un certain Lütz Bachmann, marchand de saucisses  et graphiste à ses moments perdus. C'est à partir de là que Pegida s'est développé très rapidement sur tous les réseaux sociaux. La xénophobie a touché surtout l'ancienne Allemagne de l'Est, notamment autour de Dresde. 

Ce mouvement s'essouflait au premier semestre 2015, lorsqu'a a commencé l'arrivée chaotiques des réfugiés. Le mouvement s'est relancé et même radicalisé. Les groupes se sont développés sur trois thèmes : le sentiment islamophobe, la défiance de l'élite politique allemande et l'aversion aux médias allemandes. Et le regroupement s'est fait autour de la figure  de proue Lütz Bachmann. Les manifestations sont devenues un rituel tous les lundis soirs, un peu comme un pélerinage. Beaucoup venaient de la Saxe orientale, pour une bonne bière, pour une promenade et de façon secondaire pour Pegida.

Pour Hans Vorländer, il reste malgré tout un danger : la prolifération des idées d'extrême-droite. En effet, la politisation sournoise progresse, les dirigeants de Pegida proclamant même ouvertement qu'ils agissent au nom de la démocratie. Mais en même temps, ils jouent sur les souvenirs à la fois du régime nazi et de la dictature du régime soviétique.

Vorländer n'a pas de solution miracle pour éradiquer ce mouvement. Il préconise quand même que ces manifestations soient interdites au centre des villes, notamment à Dresde où des incidents se répètent trop souvent.

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lundi 21 décembre 2015

Crise politique en Pologne

"Oui à la démocratie, non à la dictature"

polgne

Des dizaines de milliers de Polonais ont manifesté samedi contre leur propre gouvernement. Ils ont accusé la direction nationale-conservatrice à Varsovie à plusieurs rassemblements de détruire la démocratie. Les manifestations ont été organisés via les réseaux sociaux dans une vingtaine de villes polonaises. Au centre de Varsovie, plus de 20.000 personnes étaient rassemblées, 4 à 5.000 à Poznan, autant à Gdansk et à Lublin.

Les slogans de manifestants qui défilaient à Varsovie étaient «Nous allons défendre la démocratie" et "Nous allons défendre la Constitution". Devant le Parlement, ils brandissaient les drapeaux de la Pologne et de l'Union Européenne, et criaient: "Nous ne voulons pas la Biélorussie à Varsovie!" Le Comité pour la Défense de la Démocratie (KOD) est décidé à poursuivre ses protestations contre le gouvernement de droite du Parti Droit et Justice (PiS).

"Nous avons nos libertés, et nous allons nous battre pour les défendre", a déclaré le fondateur du mouvement KOD Mateusz Kijowski. Le groupe est soutenu par la plupart des partis d'opposition. La majorité des sièges au parlement est pas la même que la majorité de la société, a déclaré Karol Modzelewski, une des figures de proue de l'opposition anti-communiste dans les années 1980.

C'est le deuxième samedi consécutif que les polonais manifestent contre le changement de constitution que veut leur imposer le gouvernement. Lech Walesa, le créateur du syndicat Solidarnosc, a prévenu le gouvernement, et lui a demandé de renoncer à ses projets, et notamment à la politique d'austérité, pour ne pas provoquer une guerre civile. 

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dimanche 13 décembre 2015

Pegida dans le Dreyeckland

Le mouvement xénophobe chassé de Weil-am-Rhein 

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Alors que la France voit monter le FN au niveau des élections régionales, nos voisins du Pays de Bade et du Dreyeckland réagissent de plus en plus aux manifestations hebdomadaires des racistes de Pegida. Weil-am-Rhein était leur point de ralliemenent habituel. La dernière marche avait à peine réuni quelques 100 manifestants, venus d'Allemagne, de Suisse et d'Alsace, qui ont été bloqués par près d'un millier de contre-manifestants. Aussi, les responsables ont-ils décidé de ne plus revenir à Weil-am-Rhein et de se replier sur le proche Kandern.

Qu'attire donc Pegida à Weil-am-Rhein ?

Il est évident que la proximité des trois frontières tend à internationaliser le mouvement. Il est d'ailleurs assez curieux que les porte-paroles de Pegida, qui s'en prend surtout aux étrangers, soient deux ressortissants suisses du nom de Ignaz Bärtz, qui estime que "les vrais nazis se trouvent à la tête du gouvernement allemand" et du non moins sombre Tobias Steiger qui vient de déclarer à propos de la noyade dans le Rhin à Bâle d'un étranger : "Laissez-les partir avec Dieu, l'essentiel c'est qu'ils partent. " Beaucoup d'habitants de la région suivent ces marches avec un mélange d'incrédulité et d'horreur.

Il est évident que Pegida vise aussi la politique d'accueil de réfugiés de Weil-am-Rhein et des communes environnantes où la proportion d'étrangers est de 16% (surtout des Italiens et des Turcs). Il existe aussi une mosquée et un Conseil des Etrangers. Un club de football turc joue en ligue de district. A l'école primaire Rhein, où 80% des élèves sont étrangers, une journée entière par semaine leur est réservée pour un enseignement spécifique. Bref, une réussite en matière d'intégration que l'extrême-droite refuse.

A noter aussi, que Tobias Steiger a été empêché d'organiser ce genre de manifestation fasciste à Bâle. 

Que font les élus ?

En réalité, pas grand chose. L'électorat de l'extrême-droite a augmenté aux dernières élections municipales, et le parti NPD (équivalent du FN) a obtenu quelques élus. Alors le Bürgermeister Wolfgang Dietz reste évasif tout en se félicitant du départ de Pegida sous d'autres cieux. Une attitude qui risque d'être peu efficace, car les fascistes et néo-nazis ont promis de revenir en 2016. 

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vendredi 26 juin 2015

Migrants : Des milliers de manifestants réunis devant le Bundestag à Berlin

refugies_berlinUn nombre surprenant (plus de 5000 personnes) a participé à la manifestation organisée par le collectif d'artistes "Zentrum für politische Schönheit" devant le Bundestag à Berlin pour exiger une autre politique en faveur des migrants de la part de l'Union Européenne.

"Nous voulons mettre un terme à la politique anti-réfugiés" déclare le porte-parole de la manifestation Justus Lenz, "Nous voulons mettre un terme à la mort en Méditerranée." On a entendu aussi des slogans tels "Non à la fermeture de l'Europe". Les manifestants avaient l'intention de creuser des tombes avec une excavatrice dans le parc devant le Bundestag, et y déposer des cercueils. Ceci fut interdit par la police. Par contre ils ont pu installer un "mémorial du réfugié inconnu" et planter des croix en bois ornées de fleurs. Selon une manifestante : "C'est quand même mieux que les charniers de l'UE." Des centaines de croix ont été plantées sur la pelouse du Bundestag.

fleurs

Vendredi dernier, les obsèques d'un jeune réfugié nigerian, noyé en Méditerranée alors qu'il voulait rejoindre une partie de sa famille en Allemagne, ont eu lieu au cimetière de Schönberg. 250 à 300 personnes y ont participé. Ses parents n'ont pas obtenu de visa pour venir assister aux obsèques. Le collectif s'est cotisé pour payer le retour du corps dans son pays. Mais il n'est pas sûr que toutes les autorisations administratives puissent être obtenues. Sinon, il sera définitivement enterré dans une fosse commune loin des siens. Si certains Länder s'attachent à accueillir les réfugiés dans des conditions plus acceptables, la rigidité administrative de la Chancellerie provoque l'inhumanité. C'est cet événement qui a été l'élément déclencheur de la manifestation.

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