vendredi 7 mai 2021

Brexit et pêcheurs français

Des bateaux de pêche français manifestent devant le port de Saint-Hélier à Jersey

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Des dizaines de bateaux ont fait route vers le port de Saint-Hélier. « Des bateaux sont partis de partout, de Bretagne (ouest), de Normandie (nord-ouest) », expliquait à l'AFP Romain Davodet, pêcheur de Carteret, en Normandie.

   "Un cargo, le Commodore Goodwill, veut sortir et tout le monde a l'air décidé à l'empêcher de sortir. Les pêcheurs s'engagent à l'entrée du port", a-t-il décrit.

Le président du comité régional des pêches de Normandie Dimitri Rogoff avait assuré qu'il ne s'agissait pas de bloquer Saint-Hélier, rapporte l'AFP, mais de « marquer le coup ». « Il n'est pas question de passer à l'assaut (...) Le but du jeu c'est de se montrer, de faire voir que les pêcheurs sont déterminés, d'appuyer ce qui a été réclamé et puis les propos de la ministre aussi, des propos assez virulents quand même », a-t-il déclaré à l'AFP.

La ministre française de la Mer, Annick Girardin, avait assuré que la France était prête à recourir à des « mesures de rétorsion » si les autorités britanniques continuaient à restreindre l'accès des pêcheurs français aux eaux de Jersey. Devant l'Assemblée nationale, elle a fait allusion à des répercussions éventuelles sur le « transport d'électricité par câble sous-marin » qui alimente l'île depuis la France.

Selon Paris, le Royaume-Uni a publié une liste de 41 navires français, sur 344 demandes, autorisés à pêcher dans les eaux de Jersey, mais cette liste s'accompagne de nouvelles exigences « qui n'ont pas été concertées, discutées ni notifiées avant » dans le cadre de l'accord sur le Brexit trouvé entre Londres et Bruxelles, en vigueur depuis le 1er janvier dernier.

Londres délivre les autorisations au compte-gouttes, alors que l’accord commercial signé fin 2020 par Londres et Bruxelles permet aux pêcheurs européens de continuer à accéder aux eaux britanniques, pendant une période de transition de cinq ans et demi, à l’issue de laquelle ils devront renoncer à 25 % de leurs prises.

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vendredi 23 avril 2021

Covid-19 en Argentine

Manifestation contre la fermeture des écoles

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Des centaines de personnes sont descendues dans la rue à Buenos Aires pour protester contre les dernières mesures prises par le gouvernement pour freiner la seconde vague de la pandémie. Le Covid-19 a déjà fait plus 59 000 morts dans ce pays de 45 millions d’habitants. Plus que la restriction de circulation à partir de 20 heures, c’est la suspension des classes en présentiel pour les élèves de tous les niveaux qui a mobilisé les manifestants.

Autour de l’Obélisque, au centre de Buenos Aires, des familles, beaucoup d’enfants, une majorité de femmes. Et un seul message : non à la fermeture des écoles.

« Je suis une mère de cinq enfants, de niveaux primaire, secondaire et universitaire, nous explique Sofía, une enseignante de 53 ans. L’année dernière, ils ont tous travaillé en distanciel. Mais ce n’est pas la même chose que d’étudier en présentiel. Pour le plus jeune, qui a 13 ans, ça a été très dur, et s’il devait vivre une autre année comme ça, il la perdrait ! »

Les enfants de milieu défavorisé pénalisés

Laura, une restauratrice d’une quarantaine d’années, est préoccupée par la situation des enfants les plus défavorisés : « Je suis là pour l’éducation du pays. Je trouve atroce qu’on nous impose des restrictions, alors qu’il est prouvé qu’il y a peu de contagions à l’école. Je ne suis pas préoccupée pour mon fils, qui a son ordinateur et son accès Internet, mais pour beaucoup d’autres enfants qui n’ont pas cette chance. Les plus lésés sont ceux qui n’ont pas ces outils. Je suis vraiment indignée ! »

Les statistiques prouvent que l’école n’est pas un lieu privilégié de contagion. Mais les syndicats de l’éducation ont montré leur puissance en obtenant que le gouvernement prenne une mesure impopulaire, à six mois des élections parlementaires de moyen terme.

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samedi 17 avril 2021

Algérie : manifester vous mène en prison

Ca craint pour les détenus du Hirak !

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Les nouveaux détenus du mouvement Hirak, arrêtés lors d’une marche de protestation, le vendredi 3 avril, en Algérie, sont à leur cinquième jour de grève de la faim, entamée depuis mercredi 7 avril, à la prison d’El Harrach (à Alger).

Vingt-trois détenus, écroués après une marche du mouvement anti-régime du Hirak, il y a une semaine à Alger, sont en grève de la faim depuis mercredi. c’est ce qu’a rapporté, samedi, une association de soutien aux prisonniers d’opinion. « Samedi 10 avril 2021, les 23 détenus sont au quatrième jour de grève de la faim à la prison d’El Harrach (à Alger), entamée depuis mercredi 7 avril », a précisé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook.

Ce dimanche, les détenus sont au cinquième jour de grève de la faim. Il s’agit selon le CNLD, d’une part, des détenus du tribunal de Bainem Bab El Oue, à savoir : Abdelhak Ben Rahmani dit « Merouane », Talhi Saïd dit « Zinou », Slimane Hocine, Abdelli Zouhir Abdeldjalil, Ahmed Betrouni, Walid Oudjit, Agoumadz Bachy, Menkhel Mohamed Lemine, Saleh Abdelhakim, Malek Abdelhalim.

Et d’autre part, des détenus du tribunal Sidi M’hamed, notamment Adel Bensaada, Ahmed Ouakli, Omar Lerari, Lotfi Bouguerra, Benameur Belkacem Rachid, Ali Senouci, Fatehi Diyaoui, Ahmed Lekhdari, Lounes Boutankikt, Zakaria Metidji, Taazibt Abdelkayoum, Aimad Guendoul, Mohamed Selmane. Ces détenus sont tous poursuivis pour « atteinte à l’unité nationale et attroupement non armé ». Une situation dénoncé pour les organisme de défense des droits de l’Homme.

Les autorités algériennes continuent de restreindre la liberté d’expression en Algérie en procédant à de multiples arrestations de journalistes, militants et voix critiques de régime algérien, relève l’ONG Amnesty International, dans son nouveau rapport annuel sur la situation des droits de l’Homme dans le monde. Dans son rapport 2020-2021, l’ONG a évoqué les arrestations et les poursuites judiciaires contre les manifestants et les journalistes.

« Cette année encore, les autorités ont arrêté et poursuivi en justice les manifestantes pacifiques, les journalistes, les militantes et les citoyennes qui n’avaient fait qu’exercer pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, dans le cadre de mouvement de protestation de grande ampleur connu sous le nom du Hirak », a indiqué l’ONG dans son rapport. (selon "Afrik.com")

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lundi 8 mars 2021

Affaire Sonko : le Sénégal s'enflamme

En France, la population sénégalaise est en effervescence

s_n_galDepuis plusieurs jours, le Sénégal pays qualifié de démocratique aux yeux du monde a basculé dans un mouvement populaire, voir un embrasement. L’affaire dite « Sonko » qui, à la base, n’était juste qu’une affaire privée, a pris de l’ampleur à tel point que les Sénégalais ont décidé de descendre dans les rues. Que se passe-t-il réellement au Sénégal ? Affaire politique ou un mal plus profond qui ronge les Sénégalais. La diaspora sénégalaise qui se demande bien ce qui se passe réellement dans leur pays.

Entre manifestations près du consulat, interrogations et angoisse, la diaspora sénégalaise de France semble perplexe face à la situation dans laquelle se trouve leur pays d’origine. Entre action, angoisse et réflexion, les Sénégalais de France ont décidé de réagir et d’alerter l’opinion internationale.

Manifestation à Paris

Ce samedi 6 mars 2021, à Paris, Place de la République, la population sénégalaise de France a manifesté comme un seul homme contre le Président du Sénégal Macky Sall. Ils réclament la démission de Macky Sall en criant «  Macky démissionne, Macky assassin ». Un homme a visiblement pris la parole lors de cette manifestation « La Françafrique, c’est fini », d’autres sont en pleurs et expriment leurs doléances : « Les Sénégalais sont fatigués, les gens ont faim, ils n’ont rien ».

Les genoux à terre, les Sénégalais de France pointent un autre responsable de la situation au Sénégal. Il ne s’agit plus vraiment d’un affrontement entre pro-Macky et pro-Sonko, mais d’une crise profonde de la démocratie au Sénégal, d’une crise sociale. D’un coup l’hymne sénégalais retentit et les Sénégalais de France se mettent à le chanter. Une minute de silence a été observée afin de rendre hommage aux victimes des manifestations au Sénégal. L’image du Sénégal est en jeu aux yeux du monde entier, plus particulièrement en France.

Image du Sénégal dans le monde en question

Si la situation qui prévaut au Sénégal ne les empêche pas de vaquer à leurs occupations, les Sénégalais de France gardent un œil sur ce qui se passe dans leur cher pays, celui de la Teranga. Khadija, jeune journaliste martèle sans cesse : « Mais quelle image donne-t-on du Sénégal actuellement ? Notre pays a toujours été vu comme un pays démocratique ». Pour sa part, Adama, jeune comptable, se demande « pourquoi le Président Macky Sall ne s’exprime pas ».

Les Sénégalais de France disent souhaiter que les autorités agissent au plus vite pour le bien de leur pays, surtout pour la jeunesse qui semble très touchée par la situation. C’est l’avis de Moustapha, jeune Sénégalais très inquiet de la situation qui prévaut dans son pays natal. Il se dit inquiet pour sa famille, mais aussi pour la jeunesse sénégalaise et même africaine. « Il faut agir », martèle-t-il sans cesse. (selon Afrik.com)

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mercredi 3 février 2021

Pologne : manifestation contre la quasi-interdiction de l'IVG

«Mon corps, mon choix»

00002Plusieurs milliers de manifestants ont protesté de nouveau ce vendredi 29 janvier en Pologne contre la publication d'un arrêt promulguant la quasi-interdiction de l’avortement.

Depuis ce mercredi 27 janvier et la publication d’un arrêt contesté, toute interruption volontaire de grossesse (IVG) est interdite en Polognesauf en cas de viol, d'inceste ou lorsque la vie de la mère est en danger. Une décision qui a fait descendre des milliers de personnes dans la rue à Varsovie, la capitale, et d’autres villes du pays.

 « Mon corps, mon choix », « Je pense, j'éprouve, je décide », « La révolution, elle a un utérus », « Vous avez du sang sur vos mains », proclamaient les pancartes brandies lors de ce troisième jour de manifestation depuis la publication de l'arrêt du Tribunal constitutionnel au Journal officiel mercredi.

« Festival de la liberté »

Dans la foule, de nombreux manifestants portaient des masques ornés d'un éclair rouge, le symbole des militants pro-avortement. D’autres arboraient des foulards verts autour du cou, symbole des militants des droits à l'avortement en Argentine qui ont réussi à obtenir la légalisation de l'avortement dans leur pays le mois dernier.

Dans la capitale, la manifestation a abouti sans incident majeur. Elle s’est terminée devant la maison, protégée par un dispositif imposant de la police, de Jaroslaw Kaczynski, le chef du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir, où un « festival de la liberté » fait de chants, danses et slogans a eu lieu.

Environ 200 000 IVG illégales ou faites à l'étranger chaque année

Aujourd'hui, la Pologne compte moins de 2 000 avortements légaux par an, selon les données officielles. Les organisations féministes estiment par ailleurs qu'environ 200 000 IVG sont réalisées illégalement ou à l'étranger chaque année.

De son côté, le gouvernement affirme que la nouvelle interdiction mettra fin aux « avortements eugéniques », faisant référence à l'avortement de fœtus diagnostiqués avec une trisomie 21. Un argument que dénonce nombre d'organisations de défense des droits de l'homme, estimant que cette mesure forcera plutôt les femmes à mener des grossesses non viables.

L'opposition entend malgré tout continuer à contester cette interdiction et obliger le Parlement à faire marche arrière. « Selon la législation polonaise, les citoyens, s’ils réunissent 100 000 signatures, peuvent soumettre une loi au Parlement. C’est quelque chose que nous voulons faire, explique Wanda Nowicka, élue au Parlement et membre du Parti de gauche au micro de notre correspondante à Varsovie Sarah BakaloglouAvec une initiative civique, le Parlement a l’obligation d’en discuter : c’est pour cela qu’on pense que c’est la manière de forcer ce gouvernement qui hait les femmes à discuter de la libéralisation de l'avortement au Parlement ». (Avec AFP)

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mercredi 27 janvier 2021

Il y a 50 ans, le Larzac

1971 : L'administration annonce tranquillement que le camp militaire de La Cavalerie, sur le plateau du Larzac, va être très fortement agrandi.

larzac1L'armée et le gouvernement pense que la réalisation de ce projet ne posera aucun problème : les agriculteurs du Larzac sont dociles et... individualistes.

De plus, fervents catholiques, ils votent toujours à droite... ils quitteront donc leurs fermes sans broncher !

Mais ils se regroupent, s'organisent, et 103 d'entre eux s'engagent à refuser toute transaction et à ne pas quitter leurs terres.

Certains entament même une grève de la faim et tous font le serment de ne jamais utiliser la violence.

De son côté, l'état déclare le projet d'extension comme étant d'utilité publique. Les paysans manifestent alors  à Millau et à Rodez, puis décident de monter sur Paris en tracteurs. Ils installent 60 brebis au pied de la Tour Eiffel. Leur mouvement se fait ainsi connaître de tout le pays.

Les paysans décident ensuite de construire sur le plateau une monumentale bergerie et une école et des sympathisants viennent de toute la France pour les aider. Le collectif achète les terres que convoite l'armée et organise 2 rassemblements de soutien avec plus de 60.000 personnes.

Des Comités Larzac naissent partout mais la procédure d'expropriation reprend. Un drame survient alors : une explosion criminelle détruit une ferme. Heureusement, il n'y a aucune victime. Le gouvernement propose de réduire l'extension du camp mais, pour toute réponse, le collectif agricole occupe les fermes rachetées par l'armée et un groupe de paysans parvient à s'introduire dans un bureau militaire où il met la main sur les titres de propriétés rachetées par l'armée. Un 3ème rassemblement au Larzac regroupe 100.000 personnes.

Les ordonnances d'expropriation sont prononcées mais les agriculteurs barrent le passage au juge. Ils décident de retourner à Paris mais, cette fois, à pied. Après plusieurs semaines de marche, ils installent une ferme provisoire sur le Champ de Mars. Puis les élus locaux du Larzac, le Préfet et le Ministre de la Défense signe un protocole d'accord... que le collectif paysan rejette.

Arrive ensuite le 10 mai 1981 : François Miterrand est élu Président de la République et, comme il l'avait promis, il rend leurs terres au paysans du Larzac. Le mois suivant, le projet d'extension du camp est officiellement abandonné. En 2001, après cette victoire, les paysans du Larzac continuent de gérer collectivement quelques 8.000 hectares de terres. De nouveaux agriculteurs (des néo-ruraux) sont venus s'installer. Le Larzac est d'ailleurs le seul endroit de France où il y a désormais plus d'agriculteurs que dans les années 1970 : la population rurale y a même doublé ! (selon "La marmite du 20ème siècle")

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mardi 26 janvier 2021

Il y a 40 ans, "Solidarnosc"

Les images d’un mouvement qui ranima l’idéal socialiste et humaniste

solidarnosc3L’histoire politique du mouvement a déjà été souvent écrite, mais celle de « l’union fraternelle » selon l’expression de Karol Modzelewski, historien médiéviste, homme de gauche et figure majeure de l’opposition politique au régime communiste et de la mobilisation collective reste lacunaire. Or ce sont précisément ces facettes de Solidarność qui intéressent notre présent en crise. Elles ont été révolutionnaires, à l’échelle de l’individu et du collectif, et ont été oubliées, car recouvertes par le tournant libéral et les discordes de l’après-1989.

solidarnoscSolidarność s’inscrit dans l’histoire des luttes ouvrières et syndicales du XXe siècle ainsi que dans celle des combats d’indépendance nationale au sein du bloc soviétique. L’événement prend donc place dans une histoire européenne et interroge les multiples processus de sortie du communisme. Son nom a d’abord désigné un mouvement de protestation sociale qui aspirait à créer un syndicat professionnel libre, autonome vis-à-vis du Parti et de l’État. Cette revendication se formula le plus clairement à Gdańsk, lors des grandes grèves d’occupation d’août 1980. Au droit de grève et aux libertés syndicales s’ajoutèrent 21 postulats qui devaient cristalliser les aspirations de la population, au-delà du chantier naval de la côte Baltique et de la classe ouvrière, ralliant à elle intellectuels, étudiants et paysans, et obligeant le pouvoir à négocier. Légalisé le 10 novembre 1980, le nouveau syndicat Solidarność compta 10 millions de membres et des millions de sympathisants, en Pologne et à l’Ouest. Même s’il ne pouvait être officiellement un mouvement politique, puisqu’il n’en avait pas les structures, il en partageait les aspirations et les actions, regroupant l’ensemble des forces d’opposition au pouvoir communiste, menaçant le régime par la puissance de son contre-pouvoir, sans pour autant pouvoir agir sur une situation économique désastreuse.

solidarnosc2Après dix-huit mois de fonctionnement légal, la loi martiale du 13 décembre 1981 mise en place par le général Jaruzelski obligea ses militants les plus actifs, ceux qui ne furent pas arrêtés, à choisir la voie de la clandestinité. Interdit d’existence, Solidarność devint alors une société parallèle, qui publiait, informait, et continuait à essayer de mobiliser les esprits, à défendre les militants internés et à soutenir leurs familles. En 1985, son histoire croisa celle de la politique de libéralisation et de transparence menée en URSS par Mikhaïl Gorbatchev, qui aboutit, après les concertations polonaises de la Table ronde, aux premières élections libres du bloc de l’Est en juin 1989 et à la victoire politique de Solidarność.

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samedi 23 janvier 2021

Manifestation chez nos voisins vosgiens

La CGT manifeste devant la Préfecture pour dénoncer la situation du secteur de la Santé

« Il n’y a tellement pas de réserves qu’on demande aux soignants de venir travailler même malades »

CGTDes membres de l’USD CGT Santé et Action Sociale des Vosges se sont rassemblés Place Foch à Épinal, à quelques pas de la Préfecture. Une opération qui s’inscrit dans le cadre d’une journée de mobilisation au niveau national.

Quelques dizaines de manifestants étaient présents. C’est la situation dans le milieu médical qui est au cœur des protestations, et notamment l’insuffisance du Ségur de la Santé. « La santé est malade en France », affirme Denis Gillet, secrétaire général de l’USD CGT Santé et Action Sociale des Vosges. « La situation est de plus en plus dramatique chaque semaine ». Les revendications de la CGT restent les mêmes : plus de lits et de places, plus de soignants, plus de salaires, plus de reconnaissance et de respect. « Le monde d’après (…) c’est encore pire qu’avant ». L’organisation syndicale dénonce certaines situations précises. Notamment l’appel de bénévoles dans les EHPAD. « A la Bresse à plusieurs reprises en fin d’année (…) et plus discrètement dans d’autres EHPAD, pour compenser l’absentéisme élevé et prendre en charge les résidents âgés ».

« C’est ça le monde d’aujourd’hui »

Autre point mis en avant : le fait de faire travailler des professionnels de santé atteints par la Covid-19. « C’est peut être la mesure et l’exemple le plus choquant du monde d’après qu’on nous propose », affirme Denis Gillet. « Il n’y a pas tellement pas de réserves qu’on demande aux soignants de venir travailler même malades et donc avec le risque de contaminer les collègues non infectés mais aussi des malades qui se trouvaient à l’hôpital pour d’autres pathologies que la Covid ». Côté salaire, et conditions de travail non plus, le compte n’y est pas. On évoque une « tentative de museler la contestation en proposant 183 euros ». Une somme jugée insuffisante. « Sur les 29 pays de l’OCDE, la France avant le Ségur était classée au 26ème rang », en matière de salaire dans le secteur. C’est à peine mieux aujourd’hui : « 17ème ».

CGT1

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mardi 12 janvier 2021

Voilà où mène le populisme

Après 4 ans de « fake news » de Donald Trump, les Etats-Unis ont perdu la tête. Le pays mettra longtemps pour digérer cette attaque sur la démocratie. Et cela peut arriver chez nous aussi.

congr_s« Stand back, stand by », avait lancé Donald Trump en direction des ultra-nationalistes violents, « reculez pour l’instant, mais tenez-vous prêts » et ses disciples l’ont écouté. Il s’en est fallu de peu pour que les « trumpistes » s’emparent du Congrès, des bulletins de vote, de l’élection présidentielle. La composition du groupe de manifestants à Washington fait forcément penser aux « Querdenker » en Allemagne et aux « Gilets jaunes » en France – c’est l’insurrection des couches de la société qui actuellement, sont à deux doigts de tomber dans la nouvelle précarité engendrée par la crise sanitaire. Le phénomène n’est pas un phénomène américain, mais mondial. Partout, les gens commencent à ne plus respecter les institutions démocratiques et s’attaquent ouvertement à tout ce qui représente l’état. Ce sont les populistes-nationalistes qui en portent l’entière responsabilité pour cette éruption d’une « colère populaire », qui n’en est pas une, mais le résultat d’une manipulation par justement ces populistes.

Aux Etats-Unis, c’est Donald Trump qui devra répondre de cette insurrection et surtout, de tout ce qui a mené à cette escalade de la violence. Le fait qu’il continue encore aujourd’hui de raconter qu’il ait gagné cette élection qu’il a perdu avec une différence de 7 millions de voix, a pris chez les esprits simples qui croient tout ce qu’il dit. Dans cette frange de la population, on se fiche du fait qu’aucun cas de fraude électorale n’a été constaté par les tribunaux américains, même pas par les tribunaux acquis à la cause de Trump et des Républicains. Mais le populisme fonctionne ainsi – il faut manipuler ceux qui sont faciles à manipuler. Et depuis la nuit des temps, ça fonctionne.

Hier soir, les « Querdenker » allemands et les « gilets jaunes » français ont du se délecter devant la télévision. Quelques semaines après que des « Querdenker » allemands, aussi fous et agressifs que les « trumpistes », avaient tenté de s’introduire dans le parlement allemand à Berlin, ces images ont certainement donné des idées aux extrémistes européens. « Si eux peuvent le faire aux Etats-Unis, pourquoi on ne le fait pas chez nous ? », ont du penser les extrémistes européens. Il faudra sans doute s’attendre à une montée de la violence également chez nous.

Nous sommes au carrefour des époques. « L’ancien monde », que ce soit aux Etats-Unis, en Allemagne, en Grande Bretagne ou en France, est toujours en place et ne comprend pas que seules, des changements majeurs pourront sauver les systèmes en place, une sorte de « révolution d’en-haut », mais à vrai dire, le personnel politique actuel manque tellement de carrure et de visions qu’il est exclu que ces changements soient initiés par le personnel en place et ce, malheureusement dans tous les pays. Par conséquent, les changements viendront d’en bas, de la part de groupes et personnes qu’on a vu hier à Washington et que l’on voit tous les week-ends à Paris ou à Berlin.

La réponse « militaire » qui est la seule réponse des gouvernements en place, ne pourra pas pacifier les sociétés en colère, au contraire. Ni aux Etats-Unis, ni en France, ni en Allemagne. Les « bobos de gauche » dans leurs F4 spacieux dans les quartiers huppés qui stimulent ces affrontements en les applaudissant des deux mains, devraient se taire – ils feront partie de ceux que les meutes en colère n’épargneront pas non plus.

Mais comment sortir d’une telle crise extraordinaire ? Est-ce qu’il n’est pas déjà trop tard pour un dialogue sociétal ? La balle est dans le camp des responsables et ceci est autant valable pour les gouvernements nationaux que pour les institutions européennes. Depuis des années, on nous promet des réformes, « un nouveau projet européen », des sociétés qui « mettent l’être humain au centre de leur action », mais dans les faits, la politique se limite aujourd’hui surtout à créer des conditions favorables pour les « marchés financiers » qui eux, tireront leur épingle du jeu, quoi qu’il arrive. Ceux qui resteront en rade, sont ceux qu’on a vus hier à Washington et que l’on voit les week-ends à Paris, Berlin et d’autres grandes villes. Avec ce qui se dessine actuellement, le « Kärcher » ne suffira pas – soit, on démarre maintenant des réformes raisonnables, soit, les changements auront lieu dans la violence. Pour faire ce choix, il ne reste que peu de temps. (selon "Eurojournalist")

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samedi 19 décembre 2020

Ah les cowboys de Darmanin

Il reçoit un PV de 135 euros pour une manifestation à laquelle il n'a pas participé

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A Saint-Avold (Moselle), un "gilet jaune" de la première heure a eu la surprise d'être verbalisé pour avoir participé à une manifestation interdite à laquelle il n'a pas participé, selon le Républicain Lorrain.

Le 23 mai 2020, à l'heure où l'amende a été établie par un gendarme, le militant de 63 ans se trouvait, non pas dans la rue, mais dans un centre commercial. La facture nominative avec date et heure et le reçu de sa carte bancaire le prouvent.

A la réception de la contravention de 135 euros, le sexagénaire l'a donc contestée, mais "elle a été rejetée au motif que le formulaire de requête était incomplet. Il manquait mon lieu de naissance". On l'invite alors à passer devant le tribunal de police afin de régler le litige.

Le verdict tombe le 1er décembre : il doit payer. "Le juge a écouté, mais n’a pas tenu compte des preuves, et le procureur n’a fait qu’insister sur l’omission du lieu de naissance. On m’a alors dit d’aller en cassation, car faire appel est impossible pour une amende inférieure à 150 euros. Sauf que la procédure coûterait environ 1 000 euros, frais d’avocat compris. Et je ne roule pas sur l’or..." a-t-il lancé, tout en promettant qu'il ne "lâcherait" pas.

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