dimanche 18 février 2018

Strasbourg : 20.000 Kurdes ont défilé

Les manifestants étaient venus de toute l'Europe et particulièrement d'Allemagne.

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Environ 20.000 Kurdes​ ont défilé ce samedi à Strasbourg pour réclamer la libération de leur chef historique Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie, mais aussi pour protester contre l’offensive turque dans l’enclave kurde d’Afrine en Syrie.

Le défilé est parti en fin de matinée de la gare de Strabourg, sous la pluie et la neige. Agitant de nombreux drapeaux kurdes et d’autres à l’effigie de leur leader, les manifestants, venus de toute l’Europe et particulièrement d’Allemagne, ont rejoint en début d’après-midi, sous importante escorte policière, le quartier de la Meinau où un meeting est prévu.

Rappelons que les Kurdes ont combattu DAECH en Syrie et en Irak aux côtés des alliés occidentaux, et sont aujourd'hui réprimés par la dictature d'Erdogan. Les Kurdes espèrent le soutien de l'Union Européenne, et souhaitent que notamment Macron sorte de l'ambiguïté à leur égard.

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samedi 13 janvier 2018

Iran : interdiction de l’enseignement de l’anglais dans les écoles

Moyen de dénoncer l'intrusion hypothétique de l'occident dans les manifestations qui prennent de l'ampleur ? 

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L’Iran a interdit l’enseignement de l’anglais dans les écoles primaires, a déclaré un haut responsable de l’éducation, après que les dirigeants islamiques eurent averti que l’apprentissage précoce de l’anglais ouvrait la voie à une « invasion culturelle » occidentale.

« Enseigner l’anglais dans les écoles publiques ou privées dans un programme officiel est contraire aux lois et règlements », a déclaré Mehdi Navid-Adham, chef du Conseil de l’enseignement supérieur, à la télévision d’Etat samedi soir.

« L’hypothèse est que, dans l’enseignement primaire, le fondement de la culture iranienne des élèves est remis en cause », a déclaré M. Navid-Adham, ajoutant que les cours d’anglais non officiel pourraient également être bloqués.

L’enseignement de l’anglais commence généralement au collège en Iran, entre 12 et 14 ans, mais certaines écoles primaires en dessous de cet âge ont aussi des cours d’anglais.

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Certains enfants fréquentent également des instituts de langues privés après leur journée scolaire. Et de nombreux enfants de familles plus privilégiées qui fréquentent des écoles privées reçoivent des cours d’anglais de la garderie jusqu’au secondaire.

Les dirigeants islamiques iraniens ont souvent mis en garde contre les dangers d’une «invasion culturelle» et le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a exprimé son indignation en 2016 à propos de «l’enseignement de la langue anglaise se répandant dans les écoles maternelles».

L’ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot dans tous les domaines de l’Etat, a déclaré dans son discours aux enseignants: « Cela ne signifie pas une opposition à l’apprentissage d’une langue étrangère mais une opposition à la promotion d’une culture étrangère dans le pays et parmi les enfants, jeunes adultes et jeunes. « 

« Les penseurs occidentaux ont maintes et maintes fois dit qu’au lieu de l’expansionnisme colonialiste, la meilleure et la moins coûteuse aurait été d’inculquer la pensée et la culture à la jeune génération », a déclaré l’ayatollah Khamenei.

Bien qu’il n’y ait aucune mention de l’annonce liée aux récentes manifestations se développant depuis le 28 décembre dernier contre le pouvoir religieux et le gouvernement, les Gardiens de la Révolution iranienne ont accusé les ennemis étrangers d’avoir fomenté les troubles.

Selon des responsables iraniens, au moins 21 personnes ont été tuées et plus de 1 000 personnes arrêtées lors des manifestations qui ont touché plus de 80 villes et villages ruraux, alors que des milliers de jeunes Iraniens ont exprimé leur colère face à la corruption et au chômage.

Une vidéo de l’annonce de l’interdiction a été largement diffusée sur les médias sociaux dimanche, les Iraniens l’appelant « le filtrage de l’anglais », le comparant à la blague au blocage par le gouvernement de l’application populaire Telegram pendant les manifestations.

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mardi 17 octobre 2017

Le PS appelle à manifester

Sauvons le logement social !

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La fédération du Bas-Rhin du Parti socialiste dénonce le projet de loi de finances 2018 qui menace notamment le modèle français de logement social. En baissant les APL de 60 € pour les seuls locataires des logements sociaux, le gouvernement d’Edouard Philippe veut réaliser des économies sur le dos des ménages les plus fragiles.

La volonté du gouvernement contraint les organismes HLM à supporter cette diminution sur leurs ressources propres provoquant une dégradation significative de la production de nouveaux logements mais aussi de leur capacité de rénover les immeubles existants.

 Dès 2018, l’accès au logement des plus modestes de nos concitoyens en sera rendu plus difficile, avec de surcroît une lourde conséquence sur l’emploi dans le secteur du bâtiment.

 La fédération du Bas-Rhin du Parti socialiste appelle ses militant-es et sympathisant-es à participer, avec les organisations syndicales et associations, au rassemblement organisé mardi 17 octobre à 14 h 30, place Kléber à Strasbourg, pour sauver le logement social.

Ensemble, mobilisés-ées, il n’est pas trop tard pour infléchir les projets du gouvernement.

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mardi 19 septembre 2017

La semaine "anti-ordonnances" a commencé

Les routiers établissent des barrages dès lundi matin !

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Les routiers sont passés à l'action ce lundi en Moselle. A l'appel de leurs syndicats CFDT et CFTC, des camionneurs, mais aussi des chauffeurs de car, venus de tout le Grand Est ont installés vers 6h un barrage filtrant au péage de Saint-Avold sur l'autoroute A4. Ils bloquent les poids-lourds et laissent passer les automobilistes après leur avoir distribué un tract. C'est un mouvement d'action contre les conséquences de la réforme du Code du travail.

Une centaine de camions étaient arrêtés vers 8h, provoquant un kilomètre de bouchons. Les manifestants bloquent par vagues, toutes les 20 minutes. Certains camionneurs bloqués depuis le tout début de la matinée commencent à s'impatienter. Les forces de l'ordre sont présentes en nombre. Un hélicoptère survole le péage.

Macron fabrique des chômeurs dans les transports

 Les manifestants protestent contre les conséquences de la réforme du Code du travail dans les petites entreprises de transport. "Macron nous a enflé", proteste l'un d'entre eux. "Macron fabrique des chômeurs dans les transports" proteste un routier alsacien. Les camionneurs reprochent au président et à ses ordonnances de vouloir affaiblir les syndicats dans les petites entreprises. C'est le coup d'envoi d'une semaine sociale chargée.

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mercredi 13 septembre 2017

Fribourg dit « non » aux populistes xénophobes

« Nous n’avons jamais eu autant de contre-manifestants », soupirait l’un des deux porte-paroles de l’AfD, Jörg Meuthen dimanche à Freiburg. Décidemment, les 1000 contre-manifestants étaient en surnombre et sous la musique des rappeurs franco-allemands de « Zweierpasch », montraient le carton rouge aux populistes xénophobes pour qui le Pays de Bade n’est pas vraiment une terre promise.

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La bonne humeur était le maître mot des contre-manifestants qui voulaient à tout prix que leur manifestation ressemble plus à une « fête des cultures » qu’à une bataille de rue. « Pas de violence » – et ce leitmotiv a été respecté de la première à la dernière minute.

L’AfD, parti d’extrême-droite devenu encore plus extrémiste après le « putsch » contre sa présidente Frauke Petry jugée pas assez radicale par les vieux hommes du parti autour de Meuthen et Gauland, perd peu à peu du terrain et trouvera son plafond électoral aux alentours des 8%. L’accueil réservé à ces fanatiques politiques d’avant-hier au Pays de Bade ne surprend pas – le Rhin Supérieur, terre de l’Humanisme Rhénan, région de la tolérance entre les peuples et les cultures, ne s’y prête pas vraiment pour le nombrilisme nationaliste de l’AfD.

Et bravo ! aux manifestants de ne pas avoir cédé à la tentation de s’en prendre aux représentants de cette extrême-droite bête et méchante – exprimer son mépris pour ces idées dépassées depuis des générations était beaucoup mieux qu’une confrontation musclée. Mais quelle idée aussi de venir à Freiburg, la première grande ville allemande dirigée par un maire vert, pour y prêcher la haine et l’exclusion… Les 1000 manifestants fribourgeois ont donné la meilleure réponse aux extrémistes xénophobes : « on ne veut pas de vous ici. Et on ne votera pas pour vous. Bon vent… » (selon Euro.journalist)

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dimanche 10 septembre 2017

L'école de Neubois en danger ?

Le "collectif" manifeste !

neubois1Le "collectif Neubois" vient de me faire parvenir une "demande d'ami" à travers mon compte facebook relié à ce blog. C'est bien volontiers que je l'accepte, ce qui ne signifie cependant pas que j'adhère à toutes ses positions.

Tout d'abord, je tiens à rappeler que les fermetures d'écoles dans notre vallée sont la résultante d'une politique menée depuis le début de la 5ème république par la droite au pouvoir sans interruption dans la vallée, une politique de libéralisme forcené ayant entraîné des fermetures d'usines, des friches agricoles, le démantèlement du service public, et pour finir la désertification des vallées. Jusqu'à maintenant, ce n'étaient surtout que les fonds de vallées qui étaient touchés, mais il fallait bien s'attendre que ce processus arrive un jour jusqu'aux avant-vallées. C'est le cas avec Neubois. Aussi, l'article  paru dans la presse locale ne m'étonne-t-il pas.

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 Je tiens tout  d'abord à préciser les propos à la fois du "collectif Neubois" et de madame le Maire, sur la forme. Si le compte-rendu des réunions du conseil municipal n'est pas trop diffusé, il est malgré tout inscrit au registre officiel consultable par le public à la mairie, et affiché à l'entrée de celle-ci. Par contre ce que prétend madame le maire est inexact : "Le maire en profite pour préciser que les comptes rendus du conseil municipal sont disponibles en mairie et sur internet" ! En effet, la publication sur le site communal telle qu'elle est obligée par la loi NOTRe s'arrête à Neubois au compte-rendu du 27 novembre 2015. La commune a certes changé de site, mais plus aucun compte-rendu n'y figure. Mais, c'est connu, dans le Val de Villé le courrier officiel arrive avec la malle-poste et les lois sont appliquées avec un certain retard.

Autre remarque : selon madame le Maire, "rien n'est décidé". Oui mais ... lorsque ce sera décidé, il sera trop tard pour faire marche arrière. Le collectif a raison de manifester avant. 

Je ne reviendrai pas ici sur le fonctionnement administratif et pédagogique des RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux), j'aurai l'occasion de développer ce sujet dans un prochain post.

- Sites communaux de Neubois à voir :

http://neubois.free.fr/bulletin.php et  http://www.neubois.fr/

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samedi 22 avril 2017

Tati en danger : 1700 emplois menacés !

Mobilisation des salarié.e.s de Tati, dont les 1700 emplois sont menacés par la mise en vente de leur enseigne. Cette revente a lieu au moment où la loi Travail, qui facilite les licenciements en cas de reprise d’entreprise, entre tout juste en application. 

Lettre au PDG de Tati

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Monsieur Xavier Biotteau,

Vous êtes le patron du groupe Eram et vous possédez (encore) les magasins Tati que vous êtes sur le point de vendre. Les magasins Tati, la plupart des citoyennes et citoyens les connaissent pour leurs produits à bas prix. Tati, ce sont aussi 1700 emplois partout en France. 90 emplois sont directement menacés dans le Tati Barbès, à Paris.

Monsieur Biotteau, nous sommes inquiets. Aucune garantie n’a a ce jour été donnée pour la sauvegarde des emplois. Cette annonce a lieu au moment où la loi de Myriam El Khomri, qui facilite les licenciements en cas de reprise d’entreprise, entre tout juste en application. Alors que près de 6 millions de personnes sont au chômage ou en sous-emploi, la perte de 1700 emplois serait une catastrophe pour les familles concernées.

Votre groupe a bénéficié du CICE, aide directe de l’Etat français, à hauteur de 20 millions d’euros. Monsieur, pouvez-vous nous assurer que la sauvegarde des emplois sera une des conditions de la reprise ?

Merci d’avance de votre réponse,

Hakim BENCHALAL, TATI Stains – Fouzia BEKHEDDA, TATI Aubervilliers -Brigitte BONGOLO, TATI Stains – Nicole COGER, TATI Barbès – Hakima DJELLOUAH, TATI Stains – Armelle FLOQUET, TATI Nancy -Amparo ISIDORO, TATI Barbès – Mohamed ISSAC, TATI Sevran – Zahia NEBBACHE, TATI Stains -Sandrine PORTEMER, TATI Barbès – Yann PRIGEANT, TATI Clichy – Mélissa SABLON, TATI Italie 2 – Djaffar ZENNADI TATI Argenteuil

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Cette action est soutenue par Caroline De Haas, initiatrice de la pétition « Loi Travail, non merci » et Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris. Ils sont tous les deux candidats aux législatives dans le 18ème arrondissement de Paris. 

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lundi 27 mars 2017

Manifestation anti-corruption à Moscou

Poutine, l'ami de Fillon et de Marine Le Pen, réprime 

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L'opposant russe Alexeï Navalny et plus d'une centaine de ses partisans ont été interpellés par la police, dimanche 26 mars, lors d'une manifestation contre la corruption qui rassemblait plusieurs milliers de personnes à Moscou.

Alexeï Navalny "a été arrêté sur (la place) Maïakovskaïa", sur l'itinéraire de la marche, interdite par les autorités, a annoncé sa porte-parole Kira Iarmych, sur Twitter. "Tout va bien pour moi, ce n'est pas la peine de se battre pour moi", a écrit de son côté Alexeï Navalny sur son propre compte, appelant à continuer de manifester.

Au total, la police russe a interpellé près de 700 manifestants, affirme l'organisation OVD-Info, spécialisée dans le monitoring des manifestations. "Les arrestations se poursuivent", a ajouté l'ONG sur Twitter. Lundi, Alexeï Navalny avait été surpris par un inconnu et recouvert de colorant vert, alors qu'il venait inaugurer son local de campagne en vue de la prochaine élection présidentielle.

 La manifestation sur la rue Tverskaïa, l'une des principales artères de la capitale russe débouchant sur le Kremlin, avait été interdite par les autorités, une décision dont Alexeï Navalny conteste la légalité. Selon la police, elle réunissait entre 7 000 et 8 000 personnes, ce qui en fait une protestation d'une ampleur rare ces dernières années en Russie.

Au royaume de Poutine, cet ancien du KGB, la répression et le politburo sont encore d'actualité. Ses amis français, François Fillon et Marie Le Pen, rêvent des mêmes méthodes en France. Et Fillon, le candidat exemplaire mis en examen, imagine même des "cabinets noirs".

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Alexeï Navalny dans un fourgon de la police, après son interpellation lors d'une manifestation à Moscou, dimanche 26 mars 2017.

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lundi 6 février 2017

Corruption légalisée en Roumanie

Incroyable, mais cela se passe au sein de l’Union Européenne. Le décret d’amnistie du gouvernement social-démocrate « légalise » en quelque sorte la corruption, en fixant des seuils jusqu’où la corruption reste impunie. Si la Commission Européenne a protesté contre cette « légalisation » de la corruption, le gouvernement roumain s’est engagé dans un bras de fer avec sa propre population.

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Comment ne pas penser « tous pourris » lorsque le gouvernement décrète que la corruption reste impunie si elle ne dépasse pas 200.000 Lei (44000 €) et ce, dans un pays où le salaire annuel d’un professeur d’école ne dépasse pas les 4500 € ? Et très pratique – le gouvernement roumain avait proposé dans la foulée une amnistie pour les personnes incarcérées et condamnées à des peines de moins de 5 ans de prison. Cette mesure concernerait environ 2500 détenus, dont des responsables politiques condamnés pour – corruption et qui bénéficieraient donc de la grâce du gouvernement. Suite aux protestations musclées, cette amnistie n’a pas encore été décrétée, le gouvernement craigne que les protestations puissent se transformer en émeutes.

Si ce dossier concerne en premier lieu la Roumanie, il concerne également l’Union Européenne, car il est inconcevable qu’un état-membre de l’UE « légalise » la corruption. Ailleurs, les associations et ONGs se battent pour plus de transparence et moins de corruption, pendant qu’un état-membre « légalise » la corruption ?

Depuis mardi, la Roumanie est en état d’alerte. A Bucarest, Cluj, Timisoara et Sibiu, des dizaines, des centaines de manifestants descendent dans la rue, à Bucarest, des affrontements violents entre les manifestants et les forces de l’ordre ont eu lieu. Et la situation est loin de se calmer – et le gouvernement ne veut pas revenir sur sa décision qui est pour le moins surprenante.

Depuis la chute de Ceausescu, le pays n’a pas vu des manifestations d’une telle envergure et ce, malgré les températures glaciales qui règnent en Roumanie. Le gouvernement roumain, en place depuis moins d’un mois sous la direction de Sorin Grindeanu, est en train de se mettre non seulement la population à dos, mais également les autres institutions roumaines. Ainsi, le président Klaus Iohannis (qui avait, lors de son instauration, promis « d’éradiquer la corruption pendant les 5 ans de son mandat »), le Procureur Général, la Cour Suprême et d’autres autorités ont déjà fait savoir leur opposition à cette décision gouvernementale.

Va-t-on vers une nouvelle « révolution » en Roumanie ? Est-ce que l’intervention de Jean-Claude Juncker suffira pour raisonner le gouvernement roumain ? En tout cas, ce qu’il se passe en Roumanie montre une nouvelle fois l’incapacité de cette Europe intergouvernementale de défendre ensemble, même les valeurs les plus basiques. Seule une Europe fédérale sera en mesure de permettre une vraie organisation européenne à l’intérieur comme à l’extérieur.

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mardi 15 novembre 2016

Cameroun : manifestations contre Bolloré

Pour de meilleures conditions de vie

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Des manifestations ont une fois de plus eu lieu lundi 14 novembre 2016 dans les plantations de palmiers et d’hévéas de la Safacam et de la Socapalm, filiales de la Socfin, à Kienké, Dibombari et Dizangué. Selon «la Synergie nationale des paysans et riverains du Cameroun» (Synaparcam), les riverains qui réclament de meilleures conditions de vie, ont notamment empêché le ramassage des travailleurs, afin de paralyser le travail sur les plantations, informe Jeune Afrique.

Les représentants des communautés des villages riverains des plantations ont également marché jusqu’aux préfectures concernées dans la matinée. Leur objectif: dénoncer le blocage du dialogue entamé avec la Socfin sur les conditions de vie des travailleurs. «Les populations locales estiment en effet ne bénéficier d’aucune retombée significative en matière de développement, malgré les bénéfices importants réalisés par la Socapalm et la Safacam», apprend-on.

Entre autres griefs portés contre les filiales de la Socfin: la déforestation, les spoliations des terres et le mauvais traitement des populations riveraines. Le phénomène n’est pas nouveau. Un reportage de France Télévisions, diffusé en avril dernier, évoquait notamment les conditions de travail dans une plantation de la Socapalm avec le témoignage d’un salarié présenté comme mineur. Le groupe de médias français a depuis été assigné par la Socapalm devant le tribunal correctionnel de Douala pour diffamation, informe Jeune Afrique.

A en croire le magazine panafricain, parmi les principaux visés par la colère des riverains: le Français Vincent Bolloré. «Celui-ci, dont le groupe détient une part importante, mais minoritaire (38,7%) de la Socfin, avait déjà été pris à partie, en 2013, par des paysans africains venus en France lui présenter leurs doléances. Il avait alors promis de se saisir du problème et de faire pression sur les dirigeants du groupe belgo-luxembourgeois», apprend-on.

Officiellement, selon le groupe de Vincent Bolloré, c’est le Belge Hubert Fabri, patron de Socfin et actionnaire principal (50,2 %), qui a «toutes compétences sur ces activités». «Le groupe Bolloré a joué un rôle de facilitateur entre les parties prenantes des plantations Socfin en mettant en place un dialogue avec les représentants d’associations des riverains des plantations. Le Groupe Bolloré salue et approuve les investissements faits par Socfin, notamment pour le développement d’écoles, d’hôpitaux, de logements sociaux, etc.», se justifie l’entreprise française. (Selon Cameroun-Info-Net)

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