samedi 22 septembre 2018

Chute mortelle d'un blogueur à Hambach

Un déploiement policier massif se déroule en forêt de Hambach, entre Aix-la-Chapelle et Cologne, pour évacuer des écologistes qui tentent d’empêcher l’extension d’une mine de charbon géante. Mercredi 19 septembre, Steffen, un jeune blogueur est mortellement tombé d’une cabane.

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Proche des milieux écologistes allemands, il couvrait depuis déjà plusieurs mois la vie des habitants de la Zad de Hambach. Ces militants s’opposent à la destruction de la forêt millénaire de Hambach, dans l’ouest de l’Allemagne, menée par la compagnie électrique RWE pour étendre une mine de charbon géante à ciel ouvert.

Ce mercredi 19 septembre, cela faisait sept jours que le jeune photojournaliste suivait l’évacuation surdimensionnée — 3.500 policiers, canons à eau, chevaux, hélicoptères — des quelque 150 militants de la Zad et de leurs 51 cabanes perchées dans les arbres. Peu avant 16 heures, il a chuté d’un pont suspendu entre deux cabanes, à 14 mètres de hauteur. Gravement blessé, il a été transporté en urgence à l’hôpital de Cologne mais n’a pu être réanimé et est décédé. Dans une conférence de presse organisée dans l’urgence, le porte-parole de la police régionale, Paul Kemen, a assuré qu’« aucune opération n’était alors en cours dans le secteur où a lieu l’accident ». Selon lui, un policier serait venu au pied de l’arbre pour donner à Steffen M. une carte mémoire d’appareil photo. Le journaliste serait tombé en tentant de la remonter via un système de câbles et poulies.

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Mais le collectif de zadistes Hambi Bleibt donne une autre version des faits. « Le SEK [unité d’élite de la police allemande] était en train d’arrêter un militant près du pont suspendu. Notre ami était apparemment en chemin pour filmer l’interpellation lorsqu’il est tombé », écrivent les militants sur leur site internet.

Les opérations d’évacuation de la Zad ont été immédiatement suspendues. Sur place, le deuil et la stupeur règnent parmi les militants et les policiers, selon le journaliste de la Tageszeitung Malte Kreutzfeldt« Nous sommes profondément bouleversés, a réagi le collectif de militants Hambi Bleibt. Nos pensées vont à ses proches, ses amis et tous ceux qui se sentent concernés. »

Les zadistes demandent l’arrêt définitif de l’évacuation. « Nous demandons à la police et RWE de quitter immédiatement la forêt et de stopper cette opération dangereuse. Aucune autre vie humaine ne doit être mise en danger. » De son côté, la compagnie, premier énergéticien d’Allemagne, a déclaré sur Twitter « regretter un accident tragique ».

La forêt de Hambach est devenue ces dernières années le symbole de la lutte contre le charbon en Allemagne. Occupée depuis six ans par des militants écologistes, elle est promise à la destruction par son propriétaire, la compagnie d’énergie RWE, qui souhaite exploiter son sous-sol riche en lignite. Sur les 4.100 hectares que comptait la forêt à l’origine, il n’en reste plus aujourd’hui que 200. À la suite du feu vert de la justice allemande, RWE entend en raser la moitié à partir du 1er octobre. Le gouvernement régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a lancé la semaine dernière l’évacuation de la Zad, officiellement pour « risques élevés d’incendie ».

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jeudi 6 septembre 2018

À Chemnitz, un concert de punk rock contre l’extrême droite

65000 manifestants au concert contre le racisme et la xénophobie

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Le “Journal de Saxe” est un quotidien régional basé à Dresde. Lancé en 1946, après la guerre, il s’étend sur tout le Land de Saxe avec une vingtaine de rédactions locales. Jusqu’en 1990, le journal était présenté comme l’organe du SED, le parti communiste de RDA, dans la région. En 1991, après la chute du Mur et la réunification, le titre a été racheté et privatisé. Sur son site, il propose des articles en libre accès ainsi que des contenus réservés aux abonnés. En 2014, ces derniers représentaient plus de 92% du lectorat.Plusieurs groupes de rock, dont les vétérans du groupe punk Die Toten Hosen, se sont succédé sur la scène montée à la hâte sur la place Karl-Marx. “Avec ce concert, les musiciens ont voulu envoyer un signal fort contre le racisme et la xénophobie”, écrit le quotidien avant d’ajouter que “deux rassemblements contre la tenue de cet événement ont été interdits par la ville”.

“Des dizaines de milliers de personnes affluent au concert contre l’extrême droite à Chemnitz”, titre le quotidien régional, ce mardi 4 septembre. Selon les estimations, ils étaient entre 50 000 et 70 000 à répondre à l’appel #WirSindMehr (“Nous sommes plus nombreux”) lancé sur les réseaux sociaux en riposte aux manifestations de l’extrême droite, qui se sont multipliées ces derniers jours dans le Land de Saxe.

Bien que gratuit, le “minifestival” a récolté des dons en marge des concerts. Les organisateurs ont fait savoir que la moitié des donations serait reversée à la famille de la victime morte le 26 août à la suite d’une altercation qui a entraîné la mise en détention provisoire de deux suspects, un Irakien et un Syrien. L’autre moitié sera destinée à des initiatives citoyennes et à des associations locales.

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vendredi 24 août 2018

Afrique : les coupeurs de routes !

A la frontière du Ghana, les populations de 21 villages se soulèvent

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Des populations, très en colère, se sont soulevés dans l’Est de la Côte d’Ivoire pour exiger des conditions de sécurité meilleures en raison du règne des coupeurs de route dont elles sont victimes.

Elles sont excédées. Les populations des 21 villages des sous-préfectures de Tienkoikro et de Kokomian (département de Koun-Fao) ont bruyamment manifesté dans la matinée du 20 août dernier, érigeant des barrages sur l’axe Agnibilékrou-Takikro-Frontière du Ghana. Portant des bandeaux rouges et brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des slogans de protestation, les insurgés à bord de véhicules de transport, ont ensuite convergé vers la localité de Tienkoikro (20 km à l’Est d’Agnibilékrou) où ils ont pris d’assaut les locaux de la sous-préfecture. Sur place, au rythme des chansons guerrières, les émeutiers ont tout de suite exigé une rencontre immédiate avec le sous-préfet.

ciSur les raisons de leur ire du moment, les chefs de villages et les représentants des communautés ont expliqué à l’autorité administrative que depuis plusieurs mois, l’axe routier reliant Agnibilékrou-Takikro-Frontière est pris en otage par une horde de coupeurs de route lourdement armés qui sévissent impunément et sans retenue. Dans leur funeste opération, ont-ils précisé, ces malfrats armés de kalachnikovs, libèrent constamment des tirs nourris qui ont fini par plonger les populations locales dans une ambiance de terreur. A en croire Roger Kouakou, le représentant des jeunes de la zone, ce sont 22 attaques à main armée qui ont été perpétrées par ces sinistres individus sur la période couvrant les deux derniers mois. Lesquels individus qui, n’épargnant ni même les handicapés et autres malades en état d’évacuation, ont abattu de nombreuses victimes (dont un officier des douanes) et empoché plusieurs millions de Fcfa. La dernière en date est celle d’un instituteur à la retraite qui a été dépouillé d’une somme de 800 000 Fcfa avant d’être traumatisé par des tirs à l’arme automatique.

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Sur cette voie que les usagers empruntent désormais avec la peur au ventre, ceux ne disposant pas d’argent sont sauvagement tabassés par ces bandits qui règnent désormais en maîtres absolus. Pour les populations de cette zone qui, quoique située non loin d’Agnibilékrou, relève du département de Koun-Fao, la situation n’a que trop duré. Aussi exigent-elles du gouvernement des mesures vigoureuses pour les libérer de leurs ‘’bourreaux’’.

Assindi Kouassi, le sous-préfet de Tienkoikro, qui a promis transmettre les préoccupations de ses administrés aux autorités compétentes, a exhorté ces derniers à collaborer avec les forces de sécurité en leur fournissant les informations sur d’éventuels suspects. Les manifestants ont levé leurs barricades aux environs de 14 heures.(selon "L'infodrome")

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mercredi 15 août 2018

Roumanie : manifestation anti-corruption

Mobilisation de la diaspora

roumanie2Gaz lacrymogènes, canons à eau et contusions… Le Président roumain a condamné «l’intervention brutale» de la police dans le but de disperser une manifestation antigouvernementale qui a dégénéré vendredi soir à Bucarest. Selon le Président, des explications du ministère de l'Intérieur sont attendues.

Plus de 450 personnes ont été blessées et une trentaine interpellée lors d'une manifestation contre le gouvernement qui a dégénéré vendredi soir à Bucarest, a annoncé samedi la gendarmerie.

Nombre de blessés ont dû être soignés après avoir inhalé des gaz poivre et lacrymogènes utilisés en abondance par les policiers et gendarmes anti-émeutes, tandis que d'autres souffrent de contusions, selon des sources hospitalières. La gendarmerie a assuré avoir agi «de manière graduelle et proportionnelle» en réponse aux actions violentes de plusieurs dizaines d'agités qui ont tenté de traverser les cordons de sécurité installés autour du bâtiment du gouvernement, lançant des bouteilles et des pavés sur la police.

Les manifestations étaient organisées partout dans le pays par des groupes d'expatriés roumains qui entendaient dénoncer la corruption et les bas salaires. Selon les estimations de la Banque mondiale, trois à cinq millions de Roumains travaillent et vivent hors de leur pays, soit un quart de la population. Les expatriés sont aussi bien des travailleurs journaliers que des médecins. L'année dernière, ils ont envoyé à leurs familles l'équivalent de 4,5  milliards d'euros, soit près de 2,5 % du produit intérieur brut de ce pays, l'un des plus pauvres de l'Union européenne.

Et samedi et dimanche, les manifestations ont repris ... avec moins de présence policière.

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vendredi 13 juillet 2018

Nos voisins vosgiens mécontents

Pour l’ensemble des organisations syndicales des retraités,

« la situation se dégrade »

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Les représentants de l’ensemble des organisations syndicales des retraités des Vosges ont fait le point sur les actions menées depuis quelques mois et sont tous d’accord pour constater que la situation des retraités vosgiens se dégrade. Unanimement, au nom de tous les retraités vosgiens, ils s’opposent toujours et encore à cette majoration de la CSG et à l’augmentation de tous les prix et charges qui érodent de plus en plus leur pouvoir d’achat.

Un communiqué

« Les journées de manifestation ont été bien suivies par les retraités vosgiens  témoignant du malaise grandissant. Une pétition a été largement signée sur les marchés du département : Epinal, Gérardmer, Contrexéville, Bruyères…..

Très bien accueillie, cette démarche a permis de mesurer le très fort mécontentement des retraités qui voient leur pouvoir d’achat baisser rapidement. De plus, ils vivent très mal le mépris manifesté à leur encontre par nos gouvernants dans cette accumulation de mesures.

 Vient s’y ajouter l’idée de perdre la pension de réversion ce qui est insupportable pour toutes et tous !

Pourquoi cette augmentation de prélèvement de CSG au bénéfice des actifs, alors que dans le même temps serait envisagé une deuxième journée de solidarité pour « les anciens » ? Comprenne qui pourra !

Tous ces passages en force sans concertation, le mépris et la non reconnaissance de la place des retraités dans la société sont très mal vécus. La non prise en compte de leur apport économique très important au sein des familles, des associations, de leur engagement au sein des municipalités, leur contribution à la cohésion sociale les blessent profondément. En arriver là après toute une vie de labeur est insupportable pour tous et revient à nier leur contribution à l’évolution économique pendant leur période d’activité.

Plus de 600 signatures, recueillies en peu de temps, sont remises au préfet, ainsi qu’un courrier demandant la prise en compte de ces revendications dans le projet de loi rectificative pour l’abrogation de la hausse de la CSG, et réitérant la demande d’augmentation générale des pensions de retraite.

Nous attirerons aussi son attention sur le fait que les retraités ne baissent pas la garde devant les mesures annoncées et qu’ils restent mobilisés quoique puisse en penser le gouvernement. Les nouvelles actions qui devraient s’engager dès la rentrée témoigneront, s’il en était besoin, de la volonté réaffirmée des retraités de faire entendre leurs voix, reconnaître leur place dans notre société et la justesse de leurs revendications. »

l’UD CGT des Vosges

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lundi 18 juin 2018

Nicaragua : Des manifestations durement réprimées

157 morts recensés !

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Alors que la communauté internationale a les yeux braqués depuis plusieurs mois sur la situation chaotique au Venezuela, et sur les heurts qui ont secoué le pays en faisant des dizaines de victimes, un autre pays d’Amérique latine vit actuellement une période troublée sous fond de répression violente, il s’agit du Nicaragua.

De nombreux épisodes violents durant lesquels les opposants au régime de Daniel Ortega ont été réprimés par les forces de l’ordre ont secoué ce petit pays d’Amérique centrale sous fond de crise socio-politique.

Nouveaux actes de violence au Nicaragua, alors que les derniers chiffres du Centro Nicaragüense de Derechos Humanos (Cenidh) font mention de 157 morts depuis que des manifestations anti-gouvernement ont éclaté en avril en raison de réformes de la Sécurité Sociale ( baisse de 5 % des pensions de retraite associée à une hausse des cotisations). Voilà qui rappelle la hausse de la CSG décidée par Macron et qui peut expliquer l'absence d'information dans nos medias ! Partout où les mesures d'austérité passent, le peuple gronde.

La crise la plus sanglante depuis 1980, les pays voisins menant la même politique très inquiets.

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Le Nicaragua vit la crise sociopolitique la plus sanglante jamais enregistrée depuis les années 1980, comme dans les cas précédents, la majorité des morts au Nicaragua ont été victimes de coups de feu précis à la tête, un témoignage d’une réelle volonté de tuer.

Les manifestations contre Ortega et sa femme, la vice-présidente Rosario Murillo, ont commencé le 18 avril, depuis s’en est suivi une demande de démission contre le couple de dirigeants après onze ans de pouvoir sous fond d’accusations d’abus et de corruption.

Devant la gravité des faits, le gouvernement chilien a réitéré sa profonde « préoccupation » face aux « actes de violence » qui ont lieu au Nicaragua et qui ont fait, outre les victimes mortelles, plus d’un millier de blessés.

« Le Chili espère que le gouvernement nicaraguayen se conformera aux 15 recommandations formulées par le rapporteur de la Commission interaméricaine des droits de l’homme lors de sa récente visite dans ce pays », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

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Le Mexique a de nouveau lancé un appel au calme le 12 juin par l’intermédiaire du Ministère des Affaires étrangères, le gouvernement mexicain s’est déclaré préoccupé par la persistance de la violence dans ce pays et a réitéré son appel à la cessation immédiate de tout acte de violence, d’intimidation ou de menace.

En même temps, il a exhorté le gouvernement de Daniel Ortega, président du Nicaragua, et tous les secteurs de la société du Nicaragua à reprendre d’urgence le dialogue national avec la participation de la Conférence épiscopale du Nicaragua, et à mettre en œuvre les recommandations de la Commission Commission interaméricaine des droits de l’homme, émises le 15 mai de cette année.

Le président du Costa Rica a de son côté jugé indispensable que le gouvernement d’Ortega respecte les droits de l’Homme pour surmonter la profonde crise que traverse son voisin nicaraguayen.

Et pourtant la violence continue !

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Outre la grève générale dans le pays, la violence s’est encore invitée dans plusieurs villes du Nicaragua (avec de nouvelles victimes à déplorer) avant la reprise du dialogue national qui vise à mettre fin à cette période sous haute tension.

Cet appel à une grève de 24h a été lancé par l’Alliance civique pour la Justice et la Démocratie, qui réunit des hommes d’affaires, des membres de la société civile, des étudiants et des paysans pour exiger la fin de la répression gouvernementale. La grève nationale a commencé à minuit avec une « cacerolada » qui a été perçue dans de nombreux quartiers de la capitale.

Le but de la grève était de faire pression sur le président Ortega pour mettre fin aux émeutes et permettre une sortie de crise de façon pacifique.

Un gouvernement soi-disant populaire

Les tirs de la police, les bombes de mortier et les sirènes qui retentissent sont monnaie courante dans les rues du Nicaragua depuis avril. Les groupes anti-émeutes sont ceux qui essaient d’éviter les manifestations, avec une forme similaire à celle des forces paramilitaires bolivariennes de Nicolás Maduro au Venezuela.

Le gouvernement sandiniste estime, à l’instar de son homologue vénézuélien, que cette agitation vise uniquement à destituer le mariage présidentiel au pouvoir, en invoquant un complot nord-américain toujours enclin à « s’en prendre aux gouvernements populaires ». Si populaire que ça ? (Aline Timbert - Actu Latino)

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samedi 12 mai 2018

Grèves et manifestations annoncées pour le 22 mai

Tous les syndicats rejoignent le mouvement

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Les 7 syndicats, qui étaient à l'origine de la journée de mobilisation du 22 mars, appellent les fonctionnaires à une nouvelle journée de grève nationale le mardi 22 mai 2018.

Mise à jour : la CFDT et l'UNSA rejoignent le mouvement. C'est donc l'intégralité des organisations syndicales de la fonction publique qui appelle à la mobilisation.

Les revendications concernent le projet de réforme de la fonction publique et le pouvoir d'achat de ses agents.

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mercredi 18 avril 2018

Vosges - pas d'arrivée en grande pompe pour Macron

Face à une manifestation, le convoi présidentiel emprunte les petites routes communales

macron1Après avoir été sifflé et hué à la sortie de la mairie de Saint-Dié-des-Vosges, les affaires ne se sont pas arrangées du côté de Mirecourt et Epinal. De Strasbourg où il avait prononcé, dans la matinée au Parlement européen, un discours sur la situation de l’Europe, Emmanuel Macron a rallié les Vosges en atterrissant à l’aéroport de Juvaincourt. Pour rejoindre le Palais des congrès d’Epinal, le convoi du chef de l’Etat a dû faire face à une manifestation au rond-point de Mirecourt. Pour l’éviter,  le convoi a emprunté les petites routes de la commune de Poussay. Et dire que Paris-Match donne notre président au plus haut de sa cote de popularité (42% de satisfaits). Cherchez l'erreur.

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lundi 19 mars 2018

Fonction publique : appel pour une grève unitaire le 22 mars

Non au plan "Cap 2022" de suppressions de postes du gouvernement

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Le mois de mars sera celui des luttes sociales dans la fonction publique. C'est en tous les cas ce qu'envisagent les principales organisations syndicales du secteur (CGT, FO, FSU, Solidaires 31), qui appellent à une grève unitaire le 22 mars. Une journée qui devrait servir à agréger différents combats engagés ces dernières semaines, dans les hôpitaux, les EHPAD, les finances publiques. La levée de boucliers des fonctionnaires vise d'abord à défendre leur statut, que le gouvernement a déclaré vouloir assouplir, et qu'ils estiment mis en danger. Au-delà de leurs propres cas, ils alertent sur les dangers que représente la remise en question du statut pour les usagers du service public : «le statut du fonctionnaire est la pierre angulaire du service public, qui aujourd'hui tend à basculer vers le privé, ce qui va impliquer une absence de suivi des usagers et des services payants.» Carte grise, déclaration d'impôts, les exemples sont nombreux. Présents lors de la réunion qui s'est tenue hier, des représentants des syndicats étudiants entendent également rattacher le mouvement étudiant au wagon de la contestation du 22 mars : «on est tous des usagers du service public, et surtout, nous sommes également concernés par cette même logique de casse et d'austérité», a déclaré Aurélie-Anne Those de l'UET. La manifestation du 22 mars fera suite à la mobilisation des retraités et des EHPAD aujourd'hui. Le début d'un long mouvement ?

C'est le mot qui revient dans toutes les bouches au moment d'évoquer la journée du 22 mars : le CAP 2022, plan d'action engagé par le gouvernement pour la refonte du service public, qui prévoit la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, et d'atteindre une baisse des dépenses publiques de l'ordre de -3 % du PIB. Les syndicats préconisent la suppression de ce plan et la création d'emplois.

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vendredi 16 mars 2018

Manifestations des retraités en Alsace

Mouvements plus importants que prévus

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Deux mille personnes se sont rassemblées ce jeudi vers 14h30, place Kléber à Strasbourg, pour dénoncer notamment l’augmentation (de 1,7 point) de la CSG, qui entraîne une baisse importante des montants de certaines pensions. Le cortège devait défiler ensuite dans les rues de la capitale alsacienne. Une première estimation de la police avait évalué le nombre de manifestants entre 1500 et 2000 personnes avant de revoir légèrement ce chiffre à la hausse.

Des rassemblements de protestation étaient prévus dans plusieurs villes de France, à Marseille, Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille, Montpellier, Nancy, Rennes, Orléans… Au total, ces rassemblements devaient se tenir dans plus d’une centaine de villes.En Alsace, plusieurs rassemblements étaient prévus, à l’appel des syndicats CGT, FO, FSU, CGC, Solidaires et de la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGR-FP). 

En tout, ce sont donc au moins 4000 retraités qui ont battu le pavé en Alsace ce jeudi.

650 retraités défilent à Colmar

Quelque 650 retraités ont défilé, ce jeudi matin à Colmar, à l'appel de neuf organisations syndicales, contre la baisse de leur pouvoir d'achat. 

Outre les militants syndicaux, beaucoup de manifestants apolitiques. Cette affluence peu habituelle dans la cité de Bartholdi a conduit les organisateurs à transformer le rassemblement statique, place de la mairie, en un défilé dans les rues du centre ville.

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Forte mobilisation à Mulhouse...

Quelques heures plus tard, le mouvement a fortement mobilisé à Mulhouse: après le départ de la manifestation, peu avant 15h, la police a compté 1350 manifestants, dénonçant notamment la hausse de la CSG et la baisse continue du pouvoir d'achat.

Dans les rangs, on apercevait notamment des banderoles "retraités maltraités", "A bas le président des riches", "CSG +1,7% = retraités rackettés" ou encore "Les pensions ont diminué, la fortune des riches a augmenté".

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Philippot dégagé du cortège à Strasbourg

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