vendredi 13 juillet 2018

Nos voisins vosgiens mécontents

Pour l’ensemble des organisations syndicales des retraités,

« la situation se dégrade »

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Les représentants de l’ensemble des organisations syndicales des retraités des Vosges ont fait le point sur les actions menées depuis quelques mois et sont tous d’accord pour constater que la situation des retraités vosgiens se dégrade. Unanimement, au nom de tous les retraités vosgiens, ils s’opposent toujours et encore à cette majoration de la CSG et à l’augmentation de tous les prix et charges qui érodent de plus en plus leur pouvoir d’achat.

Un communiqué

« Les journées de manifestation ont été bien suivies par les retraités vosgiens  témoignant du malaise grandissant. Une pétition a été largement signée sur les marchés du département : Epinal, Gérardmer, Contrexéville, Bruyères…..

Très bien accueillie, cette démarche a permis de mesurer le très fort mécontentement des retraités qui voient leur pouvoir d’achat baisser rapidement. De plus, ils vivent très mal le mépris manifesté à leur encontre par nos gouvernants dans cette accumulation de mesures.

 Vient s’y ajouter l’idée de perdre la pension de réversion ce qui est insupportable pour toutes et tous !

Pourquoi cette augmentation de prélèvement de CSG au bénéfice des actifs, alors que dans le même temps serait envisagé une deuxième journée de solidarité pour « les anciens » ? Comprenne qui pourra !

Tous ces passages en force sans concertation, le mépris et la non reconnaissance de la place des retraités dans la société sont très mal vécus. La non prise en compte de leur apport économique très important au sein des familles, des associations, de leur engagement au sein des municipalités, leur contribution à la cohésion sociale les blessent profondément. En arriver là après toute une vie de labeur est insupportable pour tous et revient à nier leur contribution à l’évolution économique pendant leur période d’activité.

Plus de 600 signatures, recueillies en peu de temps, sont remises au préfet, ainsi qu’un courrier demandant la prise en compte de ces revendications dans le projet de loi rectificative pour l’abrogation de la hausse de la CSG, et réitérant la demande d’augmentation générale des pensions de retraite.

Nous attirerons aussi son attention sur le fait que les retraités ne baissent pas la garde devant les mesures annoncées et qu’ils restent mobilisés quoique puisse en penser le gouvernement. Les nouvelles actions qui devraient s’engager dès la rentrée témoigneront, s’il en était besoin, de la volonté réaffirmée des retraités de faire entendre leurs voix, reconnaître leur place dans notre société et la justesse de leurs revendications. »

l’UD CGT des Vosges

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lundi 18 juin 2018

Nicaragua : Des manifestations durement réprimées

157 morts recensés !

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Alors que la communauté internationale a les yeux braqués depuis plusieurs mois sur la situation chaotique au Venezuela, et sur les heurts qui ont secoué le pays en faisant des dizaines de victimes, un autre pays d’Amérique latine vit actuellement une période troublée sous fond de répression violente, il s’agit du Nicaragua.

De nombreux épisodes violents durant lesquels les opposants au régime de Daniel Ortega ont été réprimés par les forces de l’ordre ont secoué ce petit pays d’Amérique centrale sous fond de crise socio-politique.

Nouveaux actes de violence au Nicaragua, alors que les derniers chiffres du Centro Nicaragüense de Derechos Humanos (Cenidh) font mention de 157 morts depuis que des manifestations anti-gouvernement ont éclaté en avril en raison de réformes de la Sécurité Sociale ( baisse de 5 % des pensions de retraite associée à une hausse des cotisations). Voilà qui rappelle la hausse de la CSG décidée par Macron et qui peut expliquer l'absence d'information dans nos medias ! Partout où les mesures d'austérité passent, le peuple gronde.

La crise la plus sanglante depuis 1980, les pays voisins menant la même politique très inquiets.

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Le Nicaragua vit la crise sociopolitique la plus sanglante jamais enregistrée depuis les années 1980, comme dans les cas précédents, la majorité des morts au Nicaragua ont été victimes de coups de feu précis à la tête, un témoignage d’une réelle volonté de tuer.

Les manifestations contre Ortega et sa femme, la vice-présidente Rosario Murillo, ont commencé le 18 avril, depuis s’en est suivi une demande de démission contre le couple de dirigeants après onze ans de pouvoir sous fond d’accusations d’abus et de corruption.

Devant la gravité des faits, le gouvernement chilien a réitéré sa profonde « préoccupation » face aux « actes de violence » qui ont lieu au Nicaragua et qui ont fait, outre les victimes mortelles, plus d’un millier de blessés.

« Le Chili espère que le gouvernement nicaraguayen se conformera aux 15 recommandations formulées par le rapporteur de la Commission interaméricaine des droits de l’homme lors de sa récente visite dans ce pays », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

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Le Mexique a de nouveau lancé un appel au calme le 12 juin par l’intermédiaire du Ministère des Affaires étrangères, le gouvernement mexicain s’est déclaré préoccupé par la persistance de la violence dans ce pays et a réitéré son appel à la cessation immédiate de tout acte de violence, d’intimidation ou de menace.

En même temps, il a exhorté le gouvernement de Daniel Ortega, président du Nicaragua, et tous les secteurs de la société du Nicaragua à reprendre d’urgence le dialogue national avec la participation de la Conférence épiscopale du Nicaragua, et à mettre en œuvre les recommandations de la Commission Commission interaméricaine des droits de l’homme, émises le 15 mai de cette année.

Le président du Costa Rica a de son côté jugé indispensable que le gouvernement d’Ortega respecte les droits de l’Homme pour surmonter la profonde crise que traverse son voisin nicaraguayen.

Et pourtant la violence continue !

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Outre la grève générale dans le pays, la violence s’est encore invitée dans plusieurs villes du Nicaragua (avec de nouvelles victimes à déplorer) avant la reprise du dialogue national qui vise à mettre fin à cette période sous haute tension.

Cet appel à une grève de 24h a été lancé par l’Alliance civique pour la Justice et la Démocratie, qui réunit des hommes d’affaires, des membres de la société civile, des étudiants et des paysans pour exiger la fin de la répression gouvernementale. La grève nationale a commencé à minuit avec une « cacerolada » qui a été perçue dans de nombreux quartiers de la capitale.

Le but de la grève était de faire pression sur le président Ortega pour mettre fin aux émeutes et permettre une sortie de crise de façon pacifique.

Un gouvernement soi-disant populaire

Les tirs de la police, les bombes de mortier et les sirènes qui retentissent sont monnaie courante dans les rues du Nicaragua depuis avril. Les groupes anti-émeutes sont ceux qui essaient d’éviter les manifestations, avec une forme similaire à celle des forces paramilitaires bolivariennes de Nicolás Maduro au Venezuela.

Le gouvernement sandiniste estime, à l’instar de son homologue vénézuélien, que cette agitation vise uniquement à destituer le mariage présidentiel au pouvoir, en invoquant un complot nord-américain toujours enclin à « s’en prendre aux gouvernements populaires ». Si populaire que ça ? (Aline Timbert - Actu Latino)

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samedi 12 mai 2018

Grèves et manifestations annoncées pour le 22 mai

Tous les syndicats rejoignent le mouvement

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Les 7 syndicats, qui étaient à l'origine de la journée de mobilisation du 22 mars, appellent les fonctionnaires à une nouvelle journée de grève nationale le mardi 22 mai 2018.

Mise à jour : la CFDT et l'UNSA rejoignent le mouvement. C'est donc l'intégralité des organisations syndicales de la fonction publique qui appelle à la mobilisation.

Les revendications concernent le projet de réforme de la fonction publique et le pouvoir d'achat de ses agents.

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mercredi 18 avril 2018

Vosges - pas d'arrivée en grande pompe pour Macron

Face à une manifestation, le convoi présidentiel emprunte les petites routes communales

macron1Après avoir été sifflé et hué à la sortie de la mairie de Saint-Dié-des-Vosges, les affaires ne se sont pas arrangées du côté de Mirecourt et Epinal. De Strasbourg où il avait prononcé, dans la matinée au Parlement européen, un discours sur la situation de l’Europe, Emmanuel Macron a rallié les Vosges en atterrissant à l’aéroport de Juvaincourt. Pour rejoindre le Palais des congrès d’Epinal, le convoi du chef de l’Etat a dû faire face à une manifestation au rond-point de Mirecourt. Pour l’éviter,  le convoi a emprunté les petites routes de la commune de Poussay. Et dire que Paris-Match donne notre président au plus haut de sa cote de popularité (42% de satisfaits). Cherchez l'erreur.

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lundi 19 mars 2018

Fonction publique : appel pour une grève unitaire le 22 mars

Non au plan "Cap 2022" de suppressions de postes du gouvernement

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Le mois de mars sera celui des luttes sociales dans la fonction publique. C'est en tous les cas ce qu'envisagent les principales organisations syndicales du secteur (CGT, FO, FSU, Solidaires 31), qui appellent à une grève unitaire le 22 mars. Une journée qui devrait servir à agréger différents combats engagés ces dernières semaines, dans les hôpitaux, les EHPAD, les finances publiques. La levée de boucliers des fonctionnaires vise d'abord à défendre leur statut, que le gouvernement a déclaré vouloir assouplir, et qu'ils estiment mis en danger. Au-delà de leurs propres cas, ils alertent sur les dangers que représente la remise en question du statut pour les usagers du service public : «le statut du fonctionnaire est la pierre angulaire du service public, qui aujourd'hui tend à basculer vers le privé, ce qui va impliquer une absence de suivi des usagers et des services payants.» Carte grise, déclaration d'impôts, les exemples sont nombreux. Présents lors de la réunion qui s'est tenue hier, des représentants des syndicats étudiants entendent également rattacher le mouvement étudiant au wagon de la contestation du 22 mars : «on est tous des usagers du service public, et surtout, nous sommes également concernés par cette même logique de casse et d'austérité», a déclaré Aurélie-Anne Those de l'UET. La manifestation du 22 mars fera suite à la mobilisation des retraités et des EHPAD aujourd'hui. Le début d'un long mouvement ?

C'est le mot qui revient dans toutes les bouches au moment d'évoquer la journée du 22 mars : le CAP 2022, plan d'action engagé par le gouvernement pour la refonte du service public, qui prévoit la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires, et d'atteindre une baisse des dépenses publiques de l'ordre de -3 % du PIB. Les syndicats préconisent la suppression de ce plan et la création d'emplois.

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vendredi 16 mars 2018

Manifestations des retraités en Alsace

Mouvements plus importants que prévus

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Deux mille personnes se sont rassemblées ce jeudi vers 14h30, place Kléber à Strasbourg, pour dénoncer notamment l’augmentation (de 1,7 point) de la CSG, qui entraîne une baisse importante des montants de certaines pensions. Le cortège devait défiler ensuite dans les rues de la capitale alsacienne. Une première estimation de la police avait évalué le nombre de manifestants entre 1500 et 2000 personnes avant de revoir légèrement ce chiffre à la hausse.

Des rassemblements de protestation étaient prévus dans plusieurs villes de France, à Marseille, Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille, Montpellier, Nancy, Rennes, Orléans… Au total, ces rassemblements devaient se tenir dans plus d’une centaine de villes.En Alsace, plusieurs rassemblements étaient prévus, à l’appel des syndicats CGT, FO, FSU, CGC, Solidaires et de la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGR-FP). 

En tout, ce sont donc au moins 4000 retraités qui ont battu le pavé en Alsace ce jeudi.

650 retraités défilent à Colmar

Quelque 650 retraités ont défilé, ce jeudi matin à Colmar, à l'appel de neuf organisations syndicales, contre la baisse de leur pouvoir d'achat. 

Outre les militants syndicaux, beaucoup de manifestants apolitiques. Cette affluence peu habituelle dans la cité de Bartholdi a conduit les organisateurs à transformer le rassemblement statique, place de la mairie, en un défilé dans les rues du centre ville.

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Forte mobilisation à Mulhouse...

Quelques heures plus tard, le mouvement a fortement mobilisé à Mulhouse: après le départ de la manifestation, peu avant 15h, la police a compté 1350 manifestants, dénonçant notamment la hausse de la CSG et la baisse continue du pouvoir d'achat.

Dans les rangs, on apercevait notamment des banderoles "retraités maltraités", "A bas le président des riches", "CSG +1,7% = retraités rackettés" ou encore "Les pensions ont diminué, la fortune des riches a augmenté".

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Philippot dégagé du cortège à Strasbourg

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mercredi 14 mars 2018

Grève générale à Mayotte

Le déplacement de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin n'a pas convaincu à Mayotte, où la rentrée des classes a été fortement perturbée, notamment par la grève des transports scolaires.

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Depuis quatre semaines, un mouvement populaire d'envergure secoue Mayotte, confetti français dans l'océan Indien. La "grève générale" paralyse l'île, tout comme les barrages routiers.

Le déplacement de la ministre des Outre-mer ce lundi n'a pas permis d'endiguer le mouvement. En vain pour l’instant. Durant la rentrée des classes hier, seulement 110 écoles sur 180 étaient ouvertes selon la ministre, et des barrages continuaient de paralyser l’île.

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Le point pour comprendre la situation 

Le mouvement, parti de l’exaspération de la population contre l’insécurité après une série de violences aux abords des établissements scolaires commises par des bandes de jeunes, s’est élargi à des revendications contre l’immigration clandestine et pour le développement économique et social du territoire.

La ministre annonce des mesures sécuritaires...

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé hier à Mamoudzou une série de mesures, notamment sécuritaires. Elle a confirmé le maintien sur le territoire, jusqu’à la fin de l’année scolaire, de 60 gendarmes arrivés la semaine dernière, la présence permanente d’un demi-escadron de gendarmes mobiles sur place depuis 2016, et la création d’une brigade de gendarmerie nationale à Koungou.

... et contre l'immigration clandestine mais elle ne convainc pas.

En ce qui concerne la lutte contre l’abus du droit du sol, la ministre a indiqué que la création d’un statut d’exterritorialité pour l’hôpital, qui est aussi la plus grande maternité de France, ferait l’objet d’un groupe de travail. Des moyens supplémentaires et la création d’un état-major de la lutte contre l’immigration clandestine ont également été annoncés.

Dans un communiqué, le collectif et l’intersyndicale à la tête du mouvement ont dit "refuser de s’associer à cette mascarade", regrettant qu’il n’y ait "aucune intention de mener de véritables négociations sur nos revendications", et déplorant une "tentative de divisions des élus". 

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Plus de barrages qu'avant

Toute l’île était paralysée lundi, avec douze barrages recensés par la préfecture, plus qu’il n’y en avait jamais eu depuis le début du mouvement, entravant l’accès aux établissements.

Alors que le bon déroulement de la rentrée scolaire apparaissait comme un enjeu majeur de la journée de lundi, Mme Girardin a relevé que 2 000 professeurs et 2 500 élèves étaient présents, dans 110 écoles ouvertes sur 180.

Des services publics pas à la hauteur

Département français depuis 2011 avec un taux de chômage très élevé (26%), Mayotte subit une forte pression migratoire des Comores, à seulement 70 kilomètres de ses côtes. La population mahoraise dénonce la saturation de l’hôpital, des services publics ou des écoles, où faute de classes suffisantes, les enfants vont en cours par rotation.

Mayotte, c’est "84% des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, (...) c’est quatre fois plus de population en trente ans, (...) c’est 45% de population étrangère en situation irrégulière, (...) c’est la première maternité de France et oui, pour être au rendez-vous, il nous faudrait créer une classe par jour", a reconnu mardi Annick Girardin.

Santé, éducation, immigration... Des revendications précises

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Une plateforme revendicative a été présentée vendredi. Fatihou Ibrahime, un des porte-parole, a réclamé "l’application pure et simple du droit commun, que le gouvernement cesse de justifier son inaction (...) par la spécificité mahoraise".

Les manifestants ont présenté 50 mesures revendicatives, portant notamment sur l’éducation, comme la réduction des effectifs des écoles et le placement de l’ensemble du département en réseau d’éducation prioritaire renforcé. Ils exigent aussi un "plafond d’accueil des mineurs isolés" à Mayotte, et que ceux-ci soient également pris en charge par des communes de métropole.

De nombreuses revendications portent aussi sur l’immigration clandestine, la santé et les aides sociales.

mayotte4Mayotte, le département français le plus pauvre.

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dimanche 18 février 2018

Strasbourg : 20.000 Kurdes ont défilé

Les manifestants étaient venus de toute l'Europe et particulièrement d'Allemagne.

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Environ 20.000 Kurdes​ ont défilé ce samedi à Strasbourg pour réclamer la libération de leur chef historique Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie, mais aussi pour protester contre l’offensive turque dans l’enclave kurde d’Afrine en Syrie.

Le défilé est parti en fin de matinée de la gare de Strabourg, sous la pluie et la neige. Agitant de nombreux drapeaux kurdes et d’autres à l’effigie de leur leader, les manifestants, venus de toute l’Europe et particulièrement d’Allemagne, ont rejoint en début d’après-midi, sous importante escorte policière, le quartier de la Meinau où un meeting est prévu.

Rappelons que les Kurdes ont combattu DAECH en Syrie et en Irak aux côtés des alliés occidentaux, et sont aujourd'hui réprimés par la dictature d'Erdogan. Les Kurdes espèrent le soutien de l'Union Européenne, et souhaitent que notamment Macron sorte de l'ambiguïté à leur égard.

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samedi 13 janvier 2018

Iran : interdiction de l’enseignement de l’anglais dans les écoles

Moyen de dénoncer l'intrusion hypothétique de l'occident dans les manifestations qui prennent de l'ampleur ? 

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L’Iran a interdit l’enseignement de l’anglais dans les écoles primaires, a déclaré un haut responsable de l’éducation, après que les dirigeants islamiques eurent averti que l’apprentissage précoce de l’anglais ouvrait la voie à une « invasion culturelle » occidentale.

« Enseigner l’anglais dans les écoles publiques ou privées dans un programme officiel est contraire aux lois et règlements », a déclaré Mehdi Navid-Adham, chef du Conseil de l’enseignement supérieur, à la télévision d’Etat samedi soir.

« L’hypothèse est que, dans l’enseignement primaire, le fondement de la culture iranienne des élèves est remis en cause », a déclaré M. Navid-Adham, ajoutant que les cours d’anglais non officiel pourraient également être bloqués.

L’enseignement de l’anglais commence généralement au collège en Iran, entre 12 et 14 ans, mais certaines écoles primaires en dessous de cet âge ont aussi des cours d’anglais.

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Certains enfants fréquentent également des instituts de langues privés après leur journée scolaire. Et de nombreux enfants de familles plus privilégiées qui fréquentent des écoles privées reçoivent des cours d’anglais de la garderie jusqu’au secondaire.

Les dirigeants islamiques iraniens ont souvent mis en garde contre les dangers d’une «invasion culturelle» et le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a exprimé son indignation en 2016 à propos de «l’enseignement de la langue anglaise se répandant dans les écoles maternelles».

L’ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot dans tous les domaines de l’Etat, a déclaré dans son discours aux enseignants: « Cela ne signifie pas une opposition à l’apprentissage d’une langue étrangère mais une opposition à la promotion d’une culture étrangère dans le pays et parmi les enfants, jeunes adultes et jeunes. « 

« Les penseurs occidentaux ont maintes et maintes fois dit qu’au lieu de l’expansionnisme colonialiste, la meilleure et la moins coûteuse aurait été d’inculquer la pensée et la culture à la jeune génération », a déclaré l’ayatollah Khamenei.

Bien qu’il n’y ait aucune mention de l’annonce liée aux récentes manifestations se développant depuis le 28 décembre dernier contre le pouvoir religieux et le gouvernement, les Gardiens de la Révolution iranienne ont accusé les ennemis étrangers d’avoir fomenté les troubles.

Selon des responsables iraniens, au moins 21 personnes ont été tuées et plus de 1 000 personnes arrêtées lors des manifestations qui ont touché plus de 80 villes et villages ruraux, alors que des milliers de jeunes Iraniens ont exprimé leur colère face à la corruption et au chômage.

Une vidéo de l’annonce de l’interdiction a été largement diffusée sur les médias sociaux dimanche, les Iraniens l’appelant « le filtrage de l’anglais », le comparant à la blague au blocage par le gouvernement de l’application populaire Telegram pendant les manifestations.

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mardi 17 octobre 2017

Le PS appelle à manifester

Sauvons le logement social !

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La fédération du Bas-Rhin du Parti socialiste dénonce le projet de loi de finances 2018 qui menace notamment le modèle français de logement social. En baissant les APL de 60 € pour les seuls locataires des logements sociaux, le gouvernement d’Edouard Philippe veut réaliser des économies sur le dos des ménages les plus fragiles.

La volonté du gouvernement contraint les organismes HLM à supporter cette diminution sur leurs ressources propres provoquant une dégradation significative de la production de nouveaux logements mais aussi de leur capacité de rénover les immeubles existants.

 Dès 2018, l’accès au logement des plus modestes de nos concitoyens en sera rendu plus difficile, avec de surcroît une lourde conséquence sur l’emploi dans le secteur du bâtiment.

 La fédération du Bas-Rhin du Parti socialiste appelle ses militant-es et sympathisant-es à participer, avec les organisations syndicales et associations, au rassemblement organisé mardi 17 octobre à 14 h 30, place Kléber à Strasbourg, pour sauver le logement social.

Ensemble, mobilisés-ées, il n’est pas trop tard pour infléchir les projets du gouvernement.

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