jeudi 10 janvier 2019

République et violences

1792 : Première république (appelée "la Convention") : Elle fait suite à la prise des Tuileries !

tuileries

1848 : Deuxième république (à la suite de la révolution de la même année et des nombreuses barricades à Paris).

1848

1872 : Troisième république, née après la guerre de 1870/71 et de la révolte de la Commune (rappelons-nous les événements du cimetière du Père Lachaise).

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1945 : Quatrième république, après la guerre de 1939 - 1945.

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1958 : Cinquième république, née après les attentats de l'OAS et le putch d'Alger !

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Et la 6ème République, appelée de leurs voeux par de nombreux français ? Qu'en sera-t-il ? La violence est condamnable, sera-t-elle évitable, malgré les durcissements de la loi prévus par le trio Macron - Philippe - Castaner ? Un régime, bâti dans la violence, ne risque-t-il pas d'engendrer ses propres violences ?

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samedi 5 janvier 2019

Bien avant les gilets jaunes, le "Bundschuh" (1493)

Dans les deux cas, l'exigence d'un droit naturel absolu ?

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Le "mouvement Bundschuh", qui en 1493 a touché le sud de l'Allemagne et l'Alsace, notamment le Centre-Alsace, a débouché sur la Guerre des Paysans (1524-1526). Il marque de curieuses similitudes avec le mouvement et les revendications des Gilets jaunes. Ces deux événements historiques soulignent l'exigence de revendications populaires et la nécessité d'institutions démocratiques robustes pour soutenir et accompagner l'élan du peuple. Les raisons du mouvement Bundschuh et de la guerre elle-même sont inscrites dans les conditions de vie très dures auxquelles étaient soumis les paysans. Les classes populaires étaient assommées d'impôts, de corvées et subissaient les régulières vexations découlant de leur condition de serfs.

Le mouvement Bundschuh présente avec les "Gilets jaunes", manifestant à Paris et occupant à l'heure actuelle différents ronds-points en France, de curieuses analogies. La première de ces analogies est inscrite dans le nom des mouvements. Les "Gilets jaunes" attirent l'attention sur une pièce d'habit généralement utilisée sur les routes pour refléter la lumière et donc signaler la présence d'une personne sur la chaussée ou indiquer un éventuel danger. C'est à la fois un signe d'alarme et une mesure visuelle de protection. Le gilet jaune n'est pas un costume élégant, au contraire il s'inscrit dans un cadre de travail ou d'accident ce qui lui confère un aspect grave et sérieux.

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Le symbole du Bundschuh provenait quant à lui des chaussures en cuir nouées que les paysans portaient dans la zone géographique du Rhin supérieur. Cette chaussure qui référait distinctement au monde paysan et à ses modes de vie contrastait avec les bottes plus raffinées des seigneurs mais aussi avec leurs éperons de chevaliers. Le Bundschuh, comme chaussure, était un marqueur social et l'image de cette chaussure devint, élevée en bannière, un signe de ralliement. Le gilet jaune fonctionne de manière semblable, c'est une pièce de l'habit de travail si l'on est routier, cheminot, maçon ou ouvrier. Son jaune vif contraste avec l'élégance du "costard" costume porté par les professions libérales et la bourgeoisie d'affaires. D'ailleurs Emmanuel Macron, président de la République française, a conféré au costume trois pièces un prestige évident en spécifiant publiquement que c'est grâce à un travail dûment accompli que l'on acquérait un tel costume signe d'adoubement par la société du travail.

Le mouvement Bundschuh et celui des Gilets jaunes présentent bien d'autres analogies significatives ce qui contribue à enraciner ces deux manifestations populaires dans une histoire du temps long qui illustre les luttes idéologiques liées à l'obtention des libertés populaires. Cependant ce qui crée un lien particulier entre ces deux mouvements c'est qu'ils signalent par leur radicalisme un changement d'époque évident. Les paysans révoltés de l'Allemagne du Sud-Ouest entraient de plein pied dans une nouvelle époque spirituelle, celle de la Réforme de Luther; comme dans une nouvelle société européenne, celle générée par les Grandes Découvertes et les innovations scientifiques déjà amorcées par quelques ingénieux savants et humanistes. Un des portes-parole et réformateur de conscience des paysans, Thomas Munzer, illustre cette nouvelle intelligentsia humaniste. Issu d'une famille très pauvre, ayant perdu son père très tôt arbitrairement exécuté par un seigneur local, Thomas Munzer avait pu bénéficier néanmoins d'une solide formation théologique et scientifique ce qui le conduira à la Réforme jusqu'à ce qu'il rompe avec Martin Luther. Rejetant l'indulgence de Luther à l'égard des princes allemands, Munzer prônera une doctrine plus exigeante qui associe revendications sociales et réforme spirituelle.

Les historiens ont vu dans la doctrine de Thomas Munzer l'expression d'un "droit naturel absolu". En effet ne va-t-il pas jusqu'à associer la parole du Christ avec l'expression de la volonté égalisatrice des revendications paysannes. Il est possible de lire au premier article de la liste des revendications que les paysans feront circuler au plus chaud de leur soulèvement entre 1524 - 1526 cette réclamation :

"L´Évangile doit être prêché selon la vérité, et non selon l'intérêt des seigneurs et des prêtres".

Ce qui indique clairement un éveil de conscience: le message évangélique est réclamé mais on se méfie dorénavant des interprétations délivrées par les nobles et le clergé. Cette situation marque une rupture avec le pouvoir en place, comme les manifestations des Gilets jaunes et leur hostilité marquée à l'égard des journalistes (qui délivrent selon eux la doxa du gouvernement) et politiques illustre une méfiance globale à la narratologie des autorités étatiques. De la sorte, le discours économique est également remis en cause.

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Divers experts, neutres ou rattachés au gouvernement français, ont beau insister sur les spécificités de la conjoncture mondiale, sur les carences françaises en matière économique ou encore sur la difficile résorption de la courbe du chômage, rien n'y fait, ce langage n'a plus prise sur les couches populaires. La crise économique de 2008 de même que l'urgence climatique ont porté un "coup fatal au grand récit néo-libéral". Les rouages de l'économie mondiale, instaurés par les accords de Bretton Woods en 1944, paraissent plus usés que jamais et l'exigence est désormais placée sur des modes de production et de sociabilité axés sur la solidarité et l'écologie.

L'urgence d'une nouvelle définition du commun, revendiquée par les Gilets jaunes, mais aussi par d'autres mouvements comme Occupy Wall Street, Nuit Debout, ou le Podemos espagnol trouve là aussi des résonances historiques auprès de ces paysans allemands, alsaciens et suisses qui à l'aube des Temps modernes revendiquaient que les "eaux doivent être libres", que les "forêts [reviendraient] à la commune" et que les autorités seraient élues de manière démocratique. Le mouvement des Gilets jaunes renoue ainsi spontanément avec les exigences d'un droit naturel radical que l'on croyait obsolète et que l'urgence climatique et sociale dévoile à nouveau.

Analyse parue dans "Médiapart".

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Le manifeste des Douze Articles adopté par les bandes paysannes du Bundschuh :

Article premier. – L'Évangile doit être prêché selon la vérité, et non selon l'intérêt des seigneurs et des prêtres.

Article 2. – Nous ne payerons plus de dîmes, ni grandes ni petites.

Article 3. – L'intérêt sur les terres sera réduit à cinq pour cent.

Article 4. – Toutes les eaux doivent être libres.

Article 5. – Les forêts reviendront à la commune.

Article 6. – Le gibier sera libre.

Article 7. – Il n'y aura plus de serfs.

Article 8. – Nous élirons nous-mêmes nos autorités. Nous prendrons pour souverain qui bon nous semblera.

Article 9. – Nous serons jugés par nos pairs.

Article 10. – Nos baillis seront élus et déposés par nous.

Article 11. – Nous ne payerons plus de cas de décès.

Article 12. – Toutes les terres communales que nos seigneurs se sont appropriées rentreront à la commune."

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mardi 11 décembre 2018

De plus en plus de manifestations dans les rues de Fribourg

Au cours des deux dernières années, le nombre de manifestations a fortement augmenté à Fribourg. Les résidents et les opérateurs économiques sont dérangés par cette situation, mais les interdictions sont juridiquement non exécutoires. Comment la ville gère-t-elle la tendance?

fribourgFribourg sans manif'? Difficile à imaginer. Pas même à une époque où de grandes protestations étudiantes et nucléaires, les mouvements de femmes et les squats sont dépassés. Au cours des deux dernières années, leur nombre a encore augmenté et 370 manifs ont déjà eu lieu cette année, soit près de 12% de plus qu'en 2017. Les raisons en sont des événements locaux tels que des manifestations devant des tribunaux spectaculaires, des crises internationales, la guerre et la terreur. La démo la plus populaire de ces dernières années, le Christpher Street Day, s'est développée.

Les manifestations massives à Fribourg étaient dirigées majoritairement contre l'extrême-droite: la manifestation de 2002 contre le NPD avait attiré 15.000 participants. La plus grande manifestation d’après-guerre était dirigée contre Pegida en janvier 2015 (20.000 personnes dans la rue). Selon Markus Geugelin du bureau municipal responsable de l'ordre public. Il est clair que l’article huit de la loi fondamentale garantit aux citoyens la liberté de réunion, et personne n'a une quelconque habilitation pour autoriser ou refuser une manifestation.  "Il n'y a donc jamais de demande formelle". Ce qui existe, cependant, est une obligation légale de notifier - non pas de réglementer ou de restreindre la contestation, mais de garantir la protection de la manifestation, souligne Geugelin. Par conséquent, le bureau de l'ordre public informe toujours la police, qui peut effectuer d'autres recherches sur les éventuels participants, ainsi que sur l'orientation et les transports publics. Et il mène des "discussions de coopération" avec les organisateurs, si l'on peut s'attendre à des protestations, des perturbations par des tiers, des obstructions de la circulation ou un plus grand nombre de participants. Le résultat peut être la définition d'un itinéraire différent. Cependant, en principe, il appartient aux organisateurs de déterminer quand, où, de quelle manière et dans quel but ils veulent manifester. "

Entre 85 et 95% de toutes les manifestations sont enregistrées à l'avance. L'obligation d'annoncer une réunion, verbalement ou par écrit, signifie que 48 heures avant l'annonce publique d'une démo, celle-ci doit être communiquée au bureau de l'ordre public; la majorité des manifs sont enregistrées de cette manière. Toute personne qui ne se conformera pas à cette disposition fera l'objet d'une enquête conformément à l'article 26 de la loi sur les assemblées.

Il existe toutefois des exceptions : les réunions Express se caractérisent par le fait qu’elles ne sont lancées qu’à bref délai - environ un jour ou deux auparavant - et qu’il s’agit en général d’un événement d'actualité. C'était le cas à Fribourg en décembre 2016, un jour après l'arrestation du meurtrier Dreisam. Sont également exclus du calendrier de 48 heures les assemblées spontanées déclenchées brusquement par un événement. Les embouteillages, les réclamations des habitants ayant besoin de repos ou défendant  des intérêts économiques (magasins protestant contre des marches à leur porte), les plaintes de personnes qui se sentent gênées par certaines actions, telles que des manifestants nus. Geugelin a déclaré: "Bien sûr, les droits des résidents ne sont pas anodins, mais ils doivent accepter une certaine ingérence." Cependant, de nombreuses plaintes ne sont pas reçues par le bureau de l'ordre public. (traduit de "Badische Zeitung")

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dimanche 25 novembre 2018

Macron en fuite, reconnu à Varennes

Il voulait préparer la contre-révolution des "lingots d'or" !

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Déconcerté par le succès de la révolution des gilets jaunes, le président Macron, accompagné de sa femme et de son premier ministre a tenté de rejoindre son fief d’Amiens, où se trouvent ses derniers fidèles, pour lancer avec ses amis riches un contre-mouvement : la révolution des lingots jaunes.

Pour éviter tous les barrages mais également pour brouiller les pistes, le président a du faire de nombreux détours. De plus, le couple présidentiel était muni de faux passeports.

Notre président tenta de se faire passer pour un certain M. Durand, intendant de la baronne de Korff, tandis que sa femme Brigitte avait pris le pseudo de Mme Rochet, gouvernante des enfants de Mme de Korff.

Malheureusement, cette tactique ne s’est pas avérée payante…

La voiture des fuyards s’arrête devant une station-service de Sainte-Menehould. Le pompiste, Jean-Baptiste Drouet, qui a séjourné à Paris, reconnaît le président mais ne réagit pas tout de suite.

Il ne se lance à la poursuite de la berline royale que lorsque la municipalité le mandate après délibération. La voiture présidentielle arrive à Varennes, mais doit s’y arrêter, le président est surpris de ne pas trouver une autre voiture qui doit l’escorter pour la suite du périple.

Jean-Baptiste Drouet et Jean-Chrisosthome Guillaume arrivent à Varennes, passent devant le véhicule arrêté et avertissent le procureur-syndic, l’épicier Jean-Baptiste Sauce, que la voiture du président en fuite est arrêtée en haut de la ville. Ils décident de barricader le pont de l’Aire en mobilisant les gilets jaunes locaux qui ne se firent pas prier. Ils ont exaucé les voeux du président qui souhaitait "qu'ils viennent le chercher".

L’automobile est immobilisée à quelques encablures de la barricade, devant la voûte de l’église Saint-Gengoult qui enjambe la rue 12.

Jean-Baptiste Sauce, sous la pression des patriotes qui se trouvaient à l’estaminet du « Bras d’or », oblige les voyageurs à descendre et les fait entrer dans sa maison qui est à quelques pas. A cette heure, le président et sa femme se trouvent encore dans cette maison. A n’en pas douter, ils seront reconduits sous bonne escorte vers la capitale.

Enervé au moment ou il fut interpellé, Emmanuel Macron se serait écrié : « Mais je perds la tête ! » Ce à quoi Jean-Baptiste Sauce aurait rétorqué : « Pas encore, mais ça peut venir !» (selon "Nordexpress")

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jeudi 22 novembre 2018

Blocages des "gilets jaunes" à La Réunion : premier résultat

Le président de la région Didier Robert annonce le gel pour trois ans des taxes sur les carburants : "La taxe spéciale sur la consommation de carburant en vigueur sur l'île n'augmentera pas dans les trois prochaines années, comme prévue initialement".

16196311Dans un entretien accordé au "Journal de l'île", le président du conseil régional de La Réunion annonce, mardi 20 novembre, qu'il a obtenu de l'Etat le gel pour trois ans de la taxe spéciale sur la consommation de carburant. Didier Robert explique que cette taxe en vigueur à La Réunion mais pas en métropole n'augmentera pas en 2019, 2020 et 2021 comme prévue initialement. La région a voté en décembre dernier l'augmentation de cette taxe, à la demande de l'Etat qui souhaitait que cette taxe spéciale sur la consommation de carburant soit alignée sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, en vigueur en métropole. Le président du conseil régional affirme avoir accédé à "une revendication des gilets jaunes" après "une vraie négociation" avec l'Etat, entamée depuis samedi dernier, précise-t-il.

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mercredi 21 novembre 2018

En Bulgarie aussi !

Les manifestants protestent contre la hausse du prix des carburants.

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Des milliers de Bulgares ont bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes frontière entre la Bulgarie et la Turquie et entre la Bulgarie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants dans un contexte de mécontentement dû au faible niveau de vie dans le pays le plus pauvre de l’Union européenne.

Il n’y a pas qu’en France qu’on se mobilise contre la hausse du prix du carburant. En Bulgarie, des milliers de manifestants ont bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes frontière entre la Bulgarie et la Turquie et entre la Bulgarie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants.

Blocage des postes frontière

Les protestataires ont bloqué pendant plusieurs heures la circulation dans différents endroits sur les autoroutes Trakia et Hemus qui traversent le pays avant d’être dispersés par la gendarmerie, a rapporté la radio publique BNR. Des manifestants ont également bloqué l’autoroute Maritsa qui mène vers les postes frontière de Kapitan Andreevo et Lesovo à la frontière avec la Turquie, et l’accès au poste frontière de Kulata (sud-ouest) avec la Grèce. Des moments de tension ont eu lieu lorsque des manifestants ont réussi à rompre le cordon des gendarmes qui tentaient d’empêcher le blocus.

Quelque 2 000 gendarmes et policiers avaient été déployés pour maintenir l’ordre.

Pour le deuxième jour dimanche, des rassemblements ont également eu lieu dans les grandes villes tandis que d’autres ont eu lieu lundi.

« Mafia » et « démission »

À Sofia la capitale, plusieurs dizaines de manifestants ont perturbé la circulation sur les principaux boulevards en scandant « mafia ! » et « démission ! » Les manifestations du week-end contre la hausse du prix des carburants et l’augmentation prévue de la taxe sur les vieux véhicules avaient débuté il y a trois semaines, mais elles ont pris de l’ampleur, les protestataires dénonçant également le faible niveau de vie en Bulgarie, où le pouvoir d’achat atteint à peine la moitié de la moyenne de l’UE.

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mardi 20 novembre 2018

Les "gilets jaunes" de Belgique créent un mouvement politique en vue des prochaines élections

Les "gilets jaunes" vont créer un mouvement politique afin de porter la voix des citoyens lors des prochaines élections fédérales, a annoncé dimanche après-midi Claude Gilles, porte-parole de l'action citoyenne menée devant le dépôt de Proxifuel à Wierde (Namur). Après quatre jours d'actions à plusieurs endroits en Wallonie, les manifestants ont décidé d'aller plus loin dans leur démarche. Leurs différents représentants se sont entendus pour créer un mouvement politique qui portera le nom de Mouvement Citoyen Belge. Celui-ci prendra part aux prochaines élections. Et pourquoi pas une liste "gilets jaunes" aux européennes en France ? Succès garanti ...

belgiquePendant ce temps à la Réunion : aéroport bloqué par des manifestants, qui ont mis le feu à des palettes. La nuit de dimanche à lundi a encore été brûlante au Tampon (commerces pillés, voitures incendiées). Et pourtant c'est l'été là-bas...

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mardi 13 novembre 2018

Le parti socialiste soutient les manifestations du 17 novembre

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lundi 15 octobre 2018

Visite de Bierry à Villé

Opération réussie !

On a su enfin ce que le président du conseil départemental est venu faire au marché de Villé mercredi dernier. Non, il n'a pas acheté de poulet grillé ni d'ailleurs de nouvelles chaussettes. Il est venu présenter son bilan de mi-mandat, ce dont visiblement tout le monde en saisit l'importance, tant l'enveloppe pour Villé semble fournie. Les élus locaux eux-mêmes étaient absents et n'avaient pas saisi l'importance de l'enjeu. Même le maire avait fui au marché de Saint-Cyr-sur-Mer, où les commerçants alsaciens étaient plus nombreux qu'au marché local, sans déléguer aucun de ses adjoints restants. La fanfare municipale n'a pas accueilli notre président. Les enfants des écoles ne se trouvaient pas sur le passage du président en agitant de petits drapeaux tricolores.

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lundi 8 octobre 2018

Côte d'Ivoire : Des planteurs d'hévéas bloquent la route à Dabou

Ils réclament leur argent à un soi-disant «ami» du chef de l'État

ci1De plus en plus souvent, les routes africaines sont bloquées, même en Côte d'Ivoire, l'un des pays soi-disant les plus développés du continent. Cette fois, ce sont les planteurs d'hévéas qui réclament leur argent à Lohouess Vincent Essoh, patron de l'entreprise de transformation de caoutchouc ITCA située dans le village de Boubouri. La route a été bloquée pendant plusieurs heures par ces planteurs qui se définissent comme des apporteurs d'affaire à l'entreprise ITCA.

800 millions de francs CFA (environ 1.219.512 euros), c'est la somme que réclament les grévistes.Selon nos informations, depuis 4 mois, le patron de l'usine devait verser cette somme aux différents apporteurs d'affaire et planteurs d'hévéas. Ces manifestants disent être prêt à aller jusqu'au bout pour que leur argent soit donné par Vincent Essoh Louess par ailleurs responsable du parti politique RHDP unifié à Dabou.

"On a livré du caoutchouc à l'usine. Depuis 4 mois, les gens ne veulent pas nous donner notre argent. On a même saisi le préfet. Jusqu'à aujourd'hui, monsieur Vincent Essoh Louess ne veut pas nous payer notre argent. Il refuse de nous payer. Nous avons des informations de source sûre que notre argent a été remis à ce monsieur. Ce monsieur nous prend pour des animaux. Nous réclamons notre argent à ce monsieur", explique le porte-parole des grévistes, planteur et apporteur d'affaires.

La tentative de négociation entamée par les agents de la police s'est soldée par un échec. Les grévistes ne comptent pas quitter la rue tant que Vincent Essoh Louess ne vient pas donner leur argent. Ils entendent aller faire un sit-in au Plateau (centre administratif d'Abidjan) pour protester vigoureusement afin que leur argent soit payé.

"Ce monsieur nous tue à petit feu. Il se dit être l'ami personnel du président de la République. Et il se base sur ses relations avec Alassane Ouattara pour ne pas payer notre argent. Je ne peux pas comprendre qu'un ancien ministre peut être mauvais à ce point. On ne peut pas scolariser nos enfants parce que ce monsieur a bloqué notre argent", déclare une manifestante 

L'ancien ministre Vincent Essoh Louess, patron de l'entreprise ITCA, affirme qu'il n'a rien à se reprocher, il accuse son partenaire majoritaire. L'ancien ministre voit en cette manifestation des mains obscures de ses adversaires politiques. Et que les salariés soient pris en otages, voilà qui ne le chagrine guère.

- selon Jean Chrésus, journaliste ivoirien

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