lundi 21 août 2017

Nord du Mali : la force Barkhane accusée !

Barkhane a tenté, le 13 août dernier, de désarmer les soldats de la plateforme Minusma à Tabankorte. Pourquoi ? Mystère.

Barkhane_696x464Textuellement, le porte-parole de la plateforme, Me Harouna Toureh, écrit dans un communiqué : « Les mouvements Républicains du 14 juin d’Alger tiennent à informer le peuple Malien, le gouvernement de la République du Mali et la médiation internationale des faits graves en cours en ce moment au nord du Mali, plus précisément dans le secteur de Tabankorte, lieu de cantonnement de ces combattants. En effet ce 13 août 2017 aux environs de 17h un convoi militaire de la force française Barkhane quittant Gao s’est installé entre nos positions. Aussitôt un entretien s’est engagé au cours duquel la Force Barkhane a informé les combattants de la plateforme Minusma de sa volonté de procéder manu militari à leurs désarmements. Les combattants de la plateforme ayant résisté à la tentative de désarmement, la force Barkhane fit immédiatement appel à sa force aérienne qui ne tarda pas à intervenir en ouvrant le feu sur les positions de la plateforme en même temps que sa force terrestre.

Il est à signaler que ces tentatives de désarmement forcées de Barkhane sont contraires au principe de traitement égalitaire des parties signataires que prône l’accord pour la paix et à l’article 54 dudit accord ».

Cette tentative en dit long sur les prétentions de la France, fort longtemps suspectée de raviver les braises au nord du Mali. Aujourd’hui, au sein de l’opinion, une question taraude les esprits: Pourquoi le France veut-elle désarmer, singulièrement, la plateforme ? La question a tout son sens dans la mesure où les forces françaises n’ont pas mandat à entreprendre de telle action.

La mission de Barkhane est la lutte contre le terrorisme. 

En la matière, la France a un bilan mitigé maigre, après cinq ans de présence au Mali. Le septentrion malien est le théâtre d’affrontement, et surtout d’activités de groupes des djihadistes.  Les attaques récentes le confirment, tout comme les embuscades quotidiennes et les explosions des mines dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao. Pas plus tard que le lundi dernier, neuf personnes, dont un Casque bleu togolais et cinq agents de sécurité maliens, ont été tuées lors de deux attaques distinctes contre la Minusma. Une première attaque d’ « hommes armés non identifiés » a visé des camps de la Mission onusienne à Douentza. Bilan : un Casque bleu togolais et un soldat malien ont été tués. Un autre Casque bleu a été blessé.

Le même jour, dans l’après-midi, des hommes armés ont pris d’assaut le quartier-général de la Minusma à Tombouctou. Cinq gardes et un gendarme (tous des Maliens), et un agent civil contractuel de la force de l’ONU ont été tués. En outre, un garde de sécurité malien et six Casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement.

Six assaillants auraient été abattus lors de la riposte.

Au même moment, les hostilités entre groupes armés rivaux connaissent un regain d’intensité dans les régions du nord. Au cœur de cet embrasement, les groupes rebelles de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) qui tentent de reprendre pied dans ces localités. Aucun recours, y compris aux « barbus », n’est négligé par cette coordination pour atteindre ses objectifs. Ainsi, les rebelles de Kidal ont pu ranger Ménaka et d’autres endroits sous leur coupe. Selon des sources locales, tous les symboles de l’Etat malien sont à ce jour invisible à Ménaka. Ils ont été remplacés par ceux des Mouvements de l’Azawad.

Cet épisode, qui succède à bien d’autres, traduit la fragilité de la situation sécuritaire au nord du Mali qui se dégrade au rythme des agitations des rebelles de Kidal. Ces deniers nourrissent plus que jamais l’ambition d’étendre leur prise sur l’ensemble du Nord. Ils bénéficient à cet effet de l’appui de réseaux à l’intérieur et à l’extérieur du Mali…

 Stratégie de défense de la CMA

Au-delà, pour l’opinion malienne le doute n’est guère permis : la France a toujours été complaisante à l’égard de la Coordination des mouvements de l’Azawad. Un mouvement qui a pourtant des accointances avec les forces terroristes présentent dans le Nord. Ainsi, ils piétinent le cessez-le-feu, sans que ni la Minusma ni la France ne la rappelle à l’ordre.

A la veille de la prise de Ménaka, les forces de la Minusma et de Barkane auraient été avisées du mouvement des troupes de la CMA vers cette localité. Mais, elles sont restées de marbre.

De l’avis de nombreux Maliens, la tentative de désarmement de la plateforme s’inscrit dans la même logique de sabotage du processus de paix et de protection de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad. Sinon pourquoi vouloir désarmer ce mouvement, alors que les rebelles de Kidal sont toujours en armes ? S’interrogent ces Maliens. Au-delà, le but visé par la France serait d’imposer l’existence de Kidal comme Etat… Un Etat sous le contrôle des rebelles de la CMA. Ce jeu trouble a été découvert à la suite d’évènements qui ont suivi la libération des régions du nord, en 2013.

Les maliens ne cachent pas leur colère et ne mâchent pas leurs mots.

Dans les colonnes des journaux et/ou à travers des manifestations, des Maliens dénoncent le jeu trouble de la France. La dernière manifestation en date : sit-in des jeunes devant l’ambassade de la France, le 3 août dernier. Ce jour-là, ils étaient une centaine à dénoncer ce qu’ils appellent « la partialité de la France » dans le conflit qui opposent l’Etat malien aux groupes armés. Sur les pancartes des manifestants, on pouvait lire « France = Mnla », « Kidal avec un autre drapeau différent de celui du Mali sous les yeux de la Minusma et de la force Serval devenu entre-temps force Barkhane ».

L'attitude du nouveau président Macron visitant ses troupes sans passer par Bamako n'a pas calmé la population.

Aujourd’hui, par complaisance, le pouvoir refuse d’accuser ouvertement Paris de soutenir la rébellion touarègue. Après cette décision unilatérale de la France de désarmer la plateforme, les Maliens espèrent que le pouvoir se réveillera (enfin) de son sommeil profond.

selon Sambou Diarra

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vendredi 18 août 2017

Les fournitures d'armes à l'Afrique, un business français

Les guerres africaines, une opportunité !

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La France a signé en 2016 pour 1,166 milliard d’euros de contrats d’armement avec l’Afrique qui a représenté 22,4% des livraisons d’armement de la France dans le monde, d’après un site sud-africain, qui s’appuie sur un rapport du ministère français des Armées (2017).

Livraisons d’armements de la France à l’Afrique en 2016

L’Egypte se taille la part du lion avec 1,3 milliard d’importations, un montant qui s’explique par la livraison des deux porte-hélicoptères Mistral, initialement commandés par la Russie à l’Egypte pour un montant de 950 millions d’euros.

L’Egypte est suivie du Maroc (127 millions d’euros), de l’Algérie (107 millions d’euros), du Sénégal (30 millions d’euros), du Cameroun (16 millions d’euros), du Botswana (8,5 millions d’euros), de l’ Afrique du Sud (8,3 millions d’euros), du Mali (6 millions d’euros) du Gabon (6 millions d’euros), du Togo (3 millions d’euros) et de la Tunisie (1 million d’euros).

Commandes d’armement de l’Afrique à la France en 2016

Encore une fois, l’Égypte est à la tête du classement avec des commandes d’une hauteur de 623 millions d’euros en 2016.

L’Afrique du Nord a commandé quant à elle, des équipements d’une valeur de 170,4 millions d’euros, contre 111,8 millions d’euros en 2015, poursuit DefenceWeb.

Le Maroc a ainsi commandé des équipements d’une valeur de 89,9 millions d’euros, l’Algérie pour 63,7 millions d’euros et la Tunisie pour 16,7 millions d’euros, détaille le site.

L’Afrique subsaharienne n’est pas en reste puisqu’elle a commandé pour 379,9 millions d’euros d’équipements militaires à l’Hexagone. Une hausse importante en comparaison à 2015 où elle avait acheté pour 89,6 millions d’euros de matériel.

Le Botswana a été le plus grand client, révèle le rapport, puisqu’il a acheté pour 304,2 millions d’euros des systèmes de défense aérienne (missiles Mistral et VL-Mica).

Le Nigeria arrive en deuxième position (27,6 millions d’euros), suivi par l’Afrique du Sud (20,6 millions d’euros), le Cameroun (8 millions d’euros), l’Ouganda (5,2 millions d’euros), la Somalie (4 millions d’euros) et l’Éthiopie (3,6 millions d’euros).

Les armes qui intéressent les africains

Certains pays africains se distinguent par leur achats frénétiques de frégates, sous-marins, et autres hélicoptères de combats.

Les pays qui sont dans une logique de guerre, comme le Cameroun et le Nigéria qui luttent depuis quelques années contre le groupe armé Boko Haram, préfèrent pour leurs part les armes légères, les appareils d’aviation militaire et quelques drones de combat, révèle un rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) dans une étude faite sur la période 2011-2015.

La vente d’armes, un secteur florissant pour la France

Dans son ouvrage « Marchands d’armes, enquête sur un business français » (Editions Tallandier), le journaliste indépendant Romain Mielcarek, a enquêté sur le rôle de la France dans l’industrie de l’armement.

Avec 6% des ventes, la France est le quatrième marchand d’armes du monde. Et 3 % de ce business est réalisé en Afrique, quand 54 % se fait au Proche-Orient et au Moyen-Orient, indique le journaliste qui rappelle qu’avec près de 160 mille salariés, ce secteur est stratégique pour l’économie française.

Le journaliste revient sur les interventions de la France dans le monde et rappelle que les 4 mille militaires français sont actuellement déployés dans le Sahel, devenu l’un des terrains privilégiés de l’armée française pour y tester ses armes. Il souligne aussi le fait que naissent souvent des « liaisons dangereuses » avec « des pays peu recommandables ».

La France « vendeuse d’armes » trempe aussi dans de nombreux scandales, comme celui de l’Angolagate (vente d’armes à l’Angola pendant la guerre civile), qui a éclaté en 1999, rappelle l’auteur.

Des scandales qui entachent d’ailleurs régulièrement la réputation de l’Hexagone comme l’a récemment révélé la revue française “XXI” qui a consacré un dossier sur les “crimes” commis par la France en Afrique.

Le journaliste Patrick de Saint-Exupéry y accuse notamment Hubert Védrine, ex-ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, secrétaire général de l’Elysée auprès du président François Mitterrand au moment du génocide au Rwanda en 1994.

Saint-Exupéry qui a mené une longue enquête, et récolté de nombreux témoignages, accuse Védrine d’avoir signé un ordre qui autorisait le réarmement des Hutus -responsables de la mort de près d’un million de Tutsi-, alors que le pays était soumis à un embargo de l’ONU sur les armes.

Des propos démentis « en bloc » par Védrine qui estime dans un communiqué que ces « allégations et accusations sont fondées sur des spéculations ».

Quoiqu’il en soit, le marché de l’armement ne connaîtra pas la crise dans les années à venir, estiment les observateurs, rappelant que de nombreux pays africains vivent actuellement sous la menace de nombreux groupes armés en tout genre, aussi bien Boko Haram au Lac Tchad, que les groupes armés qui ne cessent d’attaquer populations et forces de l’ordre en RD Congo, au Mali et dans les pays du Lac Tchad entre autres (Cameroun, Nigéria, Tchad, Niger).

(selon "Le Journal du Mali")

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mardi 8 août 2017

Alain Resnais - Nuit et brouillard

FILM Nuit et brouillard Sur les camps de concentration nazi 1955 French

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samedi 20 mai 2017

Emmanuel Macron en chef militaire au Mali

Une Françafrique toujours en marche

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L'association africaine "Survie" communique, à l'occasion de la visite du président Macron aux troupes françaises au Mali : 

Le nouveau Président de la République, qui cherche à aligner les images symboliques depuis son élection, se rend aujourd’hui au Mali pour illustrer son soutien aux forces militaires françaises déployées au Sahel et affirmer ainsi au nom de la "lutte contre le terrorisme" une totale continuité avec François Hollande. Le "bilan africain" de ce dernier étant en grande partie celui de Jean-Yves Le Drian, passé de la Défense aux Affaires étrangères à la faveur du "renouvellement" à la tête de l’État, Emmanuel Macron met ainsi en oeuvre un des piliers de "sa" politique africaine, la prolongation de l’ingérence militaire. Celle-ci n’est toujours pas questionnée, alors même que la situation actuelle au nord du Mali, mais aussi en Libye, en Côte d’Ivoire et en Centrafrique, fragilise chaque jour la vitrine d’un interventionnisme étranger victorieux fournie par Le Drian au nouveau locataire de l’Elysée. 

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Le refrain de la fin de la Françafrique, brandi successivement par Sarkozy puis par Hollande, n’a pas été repris dans cette campagne présidentielle, à l’exception de la grossière tentative d’instrumentalisation de Marine Le Pen. Mais les déclarations du candidat Macron à certains médias spécialisés et les premiers choix politiques lourds de sens ne laissent guère d’illusion.

Celui qui a promis de faire passer le business franco-africain et la stabilité des régimes en place au nom de la lutte contre le terrorisme avant le respect des droits humains, a choisi un Secrétaire général de l’Elysée issu de l’Agence française de développement, un Premier ministre grand défenseur des intérêts d’Areva sur le continent et un ministre des Affaires étrangères qui était déjà le "ministre de l’Afrique" s’affichant volontiers avec certains des pires dictateurs du continent lors du quinquennat précédent.

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Le Tchadien Idriss Déby peut continuer à faire emprisonner des militants, le Congolais Sassou Nguesso peut laisser pourrir la crise humanitaire dans la région d’un opposant, le Gabonais Ali Bongo peut réprimer sans fin la contestation populaire : ils ne craignent aucune condamnation publique, et encore moins le gel de l’aide bilatérale ou la suspension des relations de coopération militaire et policière qui les unissent à la France. La nomination d’une ministre des Armées interroge quant à elle, avec un tel intitulé de sa fonction, sur la feuille de route donnée à cette juriste de formation face au pouvoir discret mais croissant de la Grande Muette sur la politique africaine de la France, alors même que l’opération Barkhane, déployée depuis 2014, n’a jamais été approuvée par le Parlement, en violation de l’article 35 de la Constitution.

Consciente qu’en matière de politique africaine, plus encore que dans les autres domaines, les vieilles recettes resteront de mise sous ce quinquennat, l’association Survie continuera son travail de décryptage, d’information et de mobilisation pour mettre enfin un terme aux mécanismes tant institutionnels que mafieux de la Françafrique.

Association Survie

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mercredi 17 mai 2017

Colombie : Ces dissidents des FARC qui sèment le trouble dans le processus de paix à coup d’enlèvements…

Quels sont ces FARC sans foi ni loi ?

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Ils font fi de l’accord de paix enfin signé après un long processus de négociations (4 ans de pourparlers menés à la Havane), certains dissidents des FARC refusent d’abandonner le combat et de rendre les armes et poursuivent leurs manœuvres de déstabilisation et d’intimidation. Ces rebelles sur le retour se sont regroupés principalement dans le sud de la Colombie, où la guérilla a toujours eu une forte influence, et surtout là même où elle a pris le contrôle des routes du trafic de drogue. Loin des idéaux initiaux des Forces armées révolutionnaires, ces hommes et ces femmes, hors la loi, sont des trafiquants sans scrupule ne souhaitant pas renoncer à la manne financière des trafics illicites… Conserver la main-mise sur les champs de coca, tel est leur leitmotiv, cette petite feuille verte, qui à grand coup de procédés chimique, donne la cocaïne.

Cette volonté de maintenir la pression sur les autorités se manifeste ces dernières semaines avec les différentes actions de ces dissidents qui n’ont pas hésité à enlever, le 3 mai dernier, un fonctionnaire colombien, membre de l’ONU agissant pour le compte du Programme national pour le remplacement des cultures illicites (ISBL), un kidnapping qui a eu lieu dans la zone du Guaviare.

À cet égard, l’ONU a rappelé que le fonctionnaire enlevé est avant tout « un père, un fils et un mari », et que « la priorité est donc son retour en toute sécurité et immédiat auprès de ses proches ».

Les médias locaux ont rapporté depuis que les FARC dissidents réclament la cessation des opérations militaires dans la région où il est retenu afin de le remettre à un comité de l’organisation internationale. Le système des Nations Unies en Colombie a tenu à souligner que malgré les couacs dans le processus de paix, l’organisation était plus que jamais déterminée à continuer de soutenir la Colombie « dans leurs efforts pour construire une paix durable dans le pays ».

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jeudi 4 mai 2017

Du FBI à l’Etat islamique : l’incroyable histoire de Daniela Greene

Une histoire digne d’un film hollywoodien 

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Alors qu’elle enquêtait sur un combattant de l’organisation Etat islamique en qualité de traductrice du FBI, Daniela Greene a fui vers la Syrie pour prévenir le dénommé Denis Cuspert, un ancien rappeur allemand reconverti en djihadiste, que l’agent secret a fini par épouser.

L’histoire remonte à juin 2014, alors qu’elle enquêtait sur un combattant de l’organisation terroriste Etat islamique, Daniela Greene, à l’époque détentrice d’une habilitation "Top Secret", a décidé de mentir à son responsable basé aux Etats-Unis. Comme prétexte servi, la traductrice indique vouloir partir en Allemagne pour rendre visite à sa famille, révèle CNN.

La suite est invraisemblable. En réalité, Daniela Greene s’est rendue en Syrie pour prévenir le dénommé Denis Cuspert, un ancien rappeur allemand reconverti en djihadiste dont les agissements faisaient l’objet d’une enquête de l’agence. Pire, quelque temps après, Daniela Greene épousait l’homme, qui se faisait désormais appeler Abou Talha Al-Almani et qui officie comme recruteur pour l’EI, objet de l’enquête diligentée par le FBI.

Après deux mois passé en Syrie, Daniela Greene signait son retour aux Etats-Unis. Arrêtée par le FBI, elle a écopé d’une peine de deux ans de prison, mais a bénéficié de la clémence de la cour du fait d’un casier vierge et sa coopération.

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vendredi 28 avril 2017

Marchands d'armes !

Le commerce d'armes fleurit comme jamais avant. Et en Allemagne et en France, on profite bien des conflits armés dans le monde...

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Cinq pays dans le monde n’ont aucun intérêt à ce que la paix s’installe. Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France et l’Allemagne se partagent 74% du marché juteux des armes et – on les vend à peu près à n’importe qui. Si possible, aussi aux belligérants dans les mêmes conflits. Qu’ils s’entretuent – pourvu qu’on assure l’emploi chez nous.

Quand Jan van Aken, élu de « Die Linke » effectuait une mission d’observation en Syrie, il ne croyait pas ses yeux. Sur place, il trouvait des missiles français et allemands autant chez les troupes du dictateur Assad que chez les rebelles et d’autres milices qui combattent en Syrie. Selon les textes en vigueur, aucun de ces belligéreants n'aurait du se trouver en possession de ces armes. Et pourtant, tout le monde les avait.

Le fait que le plus grand importateur d’armes soit l’Inde, n’a rien de rassurant. Hormis la question comment un pays dont une large partie de la population vit dans la misère peut se permettre d’acheter autant d’armes, on est en droit de se poser la question pourquoi et pour qui l’Inde achète toutes ces armes. N’oublions pas que l’Inde fait partie de la fédération d’états la plus puissante du monde, largement ignorée en Europe, les « états BRICS », donc la Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Pour mener son conflit dans la région frontalière entre l’Inde et le Pakistan, l’Inde n’a tout simplement pas besoin d’autant d’armes, donc on peut se poser la question si l’Inde n’achète pas toutes ces armes pour le compte de tiers. Mais ça, personne ne veut vraiment le savoir.

Et quid des numéros deux et trois parmi les plus grands acheteurs d’armes ? Quid de l’Arabie Saoudite et du Qatar qui ont, tous deux, augmenté leurs importations d’armes pendant la période 2012 à 2016 de plus de 200% ? Ne sait-on pas que le régime de Riyad soutient des groupes terroristes ? Est-ce que les exportateurs d’armes ne veulent vraiment pas savoir pourquoi un pays minuscule comme le Qatar achète des armes à tout-va ? Mais non, tant que ce sale commerce assure des emplois chez nous, on se fiche pas mal où atterrissent les armes que nous produisons et qui se fait tuer.

L’hypocrisie de nos responsables face aux guerres et guerres civiles dans le monde est insupportable. Nous profitons de ces guerres en acceptant que les armes que nous vendons, tuent des êtres humains ailleurs. Et l’argument « si nous ne vendons pas ces armes, quelqu’un d’autre le fera » est plus que faible. Si les 5 grands producteurs et exportateurs d’armes décidaient d’un moratoire pour la vente d’armes, le marché des instruments à tuer baisserait de 74%. Et il deviendrait techniquement difficile de mener des guerres comme aujourd’hui. A quand un gouvernement qui aura le courage de casser ce cercle vicieux ? A quand une politique moins cynique qui respectera la vie d’autrui autant que nos sacro-saints emplois ?

Si le monde va aussi mal qu’aujourd’hui, il ne faut pas se tromper – nous en portons tous une part de responsabilité, en élisant des gouvernements qui continuent à fournir à tout le monde, les machines à tuer. Se trouver en tête du ranking mondial des exportateurs d’armes, n’est pas un succès commercial, mais une honte.(selon "Euro-journalist")

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vendredi 14 avril 2017

14 avril 1917 : bombardement aérien au dessus de Fribourg-en-Brisgau

En 27 minutes, 64 bombes ont été larguées. 

La défense au sol n'a rien pu faire.

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Le 14 avril, marquera le 100ème anniversaire de la pire des attaques aériennes sur Fribourg. L'attaque s'est faite en deux vagues. Elle a entraîné 12 morts, dont neuf dans la société industrielle Gebrüder Himmelsbach AG, et un tiers de la ville détruite. La défense au sol n'a été d'aucune utilité car ses tirs ne montaient qu'à 3500 mètres alors que les avions volaient à 4000 mètres. Quant à l'escadron de chasse allemand, alerté trop tard, il n'a même pas pu décoller. Au cours de la première guerre mondiale, Fribourg a subi 25 raids aériens, plus que toute autre ville allemande, entraînant en tout la mort de 31 personnes. Sur la photo, l'Institut d'Anatomie qui fut sérieusement endommagé et qui fut entièrement détruit lors des bombardements alliés de la deuxième guerre mondiale en 1944.  L'institut a été reconstruit, avec un pavillon ouest plus grand, et fut terminé en 1949. 

Le soldat de Fribourg Willi Junge : sa dernière lettre.

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mercredi 19 octobre 2016

Quand les alsaciens-mosellans étaient des réfugiés

Voilà qui devrait faire réfléchir quelques-uns

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L'offensive allemande  du 10 mai 1940 va jeter sur les routes des milliers de  personnes qui cherchent a fuir  les troupes allemandes, à ces civils des milliers de soldats sont présents, dans ce flot de civils et de militaires des Alsaciens et des Mosellans. En Alsace l'armée allemande bombarde les terrains d'aviation, les dépôts de munitions, des voies ferrées.

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En Lorraine leurs actions sont identiques. Devant l'ampleur du repli dans le nord et le nord est de la France, l'ordre est donné par le gouvernement de faire la même manoeuvre en Alsace. Le 11 juin l'artillerie se replie, de plus l'ordre est donné à tous les hommes de 17 a 55 ans de quitter l 'Alsace. Le 14 juin Metz est déclarée ville ouverte, les hôpitaux sont évacués, les banques fermées, les gendarmes sont partis. Le 19 la ville de Nancy  se déclare à son tour ville ouverte. En Alsace 900 canots avec des troupes allemandes franchissent le Rhin, le 15 au matin et le 16 c'est le repli. Le 17 Sélestat est pris, malgré les 32 ponts coupés par l'armée française, les troupes allemandes sont à Mulhouse le le 18, le 19 à Strasbourg .

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Certaines familles vont retrouver des parents, d'autres des amis, pour d'autres c'est un voyage vers l'inconnu. Il arrive que certains Alsaciens ou Mosellans sont  bousculés durant l'exode, les cas de plusieurs altercations furent signalés auprès des gendarmes,  mais  cela ne fut pas considéré comme important face à la masse des réfugiés. Pour  tous le but est de fuir l'avancée allemande. 82000 Mosellans, 33000 Alsaciens, fuient vers le sud-ouest, la Dordogne, le Périgord, etc... Ils partent à pied, avec quelques bagages, avec leurs charettes, la maman poussant le landau du bébé, sous le mitraillage et les bombes de l'aviation allemande.

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Mais aussi, sous les regards méfiants des habitants des communes traversées, si toutefois les élus ne leur interdisent pas le passage. Ils sont regardés comme des animaux sauvages, ces migrants qui parlent un dialecte allemand ou un français qui heurte à faire penser qu'il leur pousse des ronces sur la langue, parmi lesquels auraient pu s'infiltrer des nazis ! Des migrants qui auraient pu chaparder dans les champs, voire s'attaquer aux enfants ou aux femmes...

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Lors du recensement de 1936, la Dordogne comptait environ 387000 habitants. Elle en compte  500000 en 1940 avec les nombreux réfugiés, notamment alsaciens puis lorrains.  Ils sont logés dans les établissements scolaires, chez l’habitant, dans des grottes ou même des masures sans chauffage, sans électricité, parfois sans eau.

Ce n'est que peu à peu que des amitiés se sont liées avec la population locale. Aujourd'hui encore, de nombreux villages alsaciens ou lorrains sont jumelés avec des villages du sud-ouest.

ALQui peut prétendre, sous prétexte que des nôtres ont subi ces brimades, avoir le droit de traiter d'autres de la même sorte aujourd'hui ?

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lundi 17 octobre 2016

Un appel de Mikhaïl Gorbatchev

Le monde s'approche «dangereusement de la zone rouge», a prévenu lundi l'ex-dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev alors que les tensions entre Moscou et Washington s'exacerbent sur fond de conflit syrien. 

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«Je pense que le monde s'approche dangereusement de la zone rouge», a déclaré Gorbatchev à l'agence de presse russe RIA Novosti. «Je ne voudrais pas donner de recettes concrètes mais je veux dire qu'il faut que ça cesse. Nous devons renouer le dialogue. Y mettre fin a été une grave erreur», a-t-il ajouté.

Les relations entre Moscou et Washington, déjà au plus bas après le déclenchement d'un conflit armé dans l'est de l'Ukraine en 2014, se sont encore détériorées depuis l'échec de la trêve en Syrie qu'ils avaient initiée en septembre et qui n'a duré qu'une semaine.

L'armée syrienne, appuyée par les frappes de l'aviation russe, a depuis lancé une offensive d'envergure contre les combattants islamistes retranchés dans la partie orientale d'Alep, contrôlée par les rebelles depuis 2012. Cette offensive est condamnée par Washington et les Occidentaux mais Moscou a bloqué samedi à l'ONU un texte français de résolution.

En avril, le dernier dirigeant soviétique avait salué les efforts de la Russie et des Etats-Unis pour la résolution du conflit syrien. Il a cette fois appelé à «revenir aux principales priorités», citant la lutte contre le terrorisme, le désarmement nucléaire et la protection de l'environnement. «A côté de ces défis, tout le reste est insignifiant», a-t-il souligné. (selon RT)

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