dimanche 2 octobre 2022

Ivres, ces nouveaux soldats russes partent à la guerre

Des images de troupes russes nouvellement enrôlées, qui paraissent ivres, ont été partagées sur les réseaux sociaux et témoignent du chaos provoqué par l’appel de Vladimir Poutine.

russes

Tout ne semble pas aller pour le mieux avec la mobilisation partielle en Russie. Le 21 septembre dernier, Vladimir Poutine demandait la mobilisation partielle de 300 000 réservistes pour relancer l’invasion de l’Ukraine, mais les incidents se multiplient dans les centres de recrutement militaires.

De nombreuses images circulant sur les réseaux sociaux témoignent du chaos engendré par cet appel. Si des milliers de Russes en âge de combattre ont fui vers les pays limitrophes, d'autres, venus de tout le pays, ont été mobilisés de force et certains d'entre eux posent déjà problème, notamment en lien avec leur consommation d’alcool avancée.

Des dizaines de vidéos sont apparues sur les réseaux sociaux prétendant montrer des hommes russes en train de se saouler dans des points de recrutement, des gares routières ou des aéroports. Cependant, les vidéos étant majoritairement diffusées en ligne par des comptes pro-ukrainiens, il n'est pas impossible que certaines d'entres-elles datent d'avant la mobilisation et participent à la guerre informationnelle pour ridiculiser l’ennemi.

L'alcoolisme en Russie, notamment dans l'armée, est un problème de santé publique de premier plan et représente un enjeu majeur pour les autorités du pays. D’ailleurs, la vente d’alcool est interdite dans un périmètre de 300 mètres autour des bases militaires. Selon des experts, le faible moral des troupes de Vladimir Poutine ainsi que les nombreux problèmes de logistique dans l’armée sont en cause.

La mobilisation partielle connait de nombreux couacs. Le Kremlin a admis du bout des lèvres quelques «erreurs» durant cette mobilisation, notamment la convocation de personnes censées être exemptées.

En effet, seules les personnes ayant une expérience militaire ou des compétences «pertinentes» doivent être appelées, mais plusieurs cas de personnes ayant dépassé l’âge de combattre, malades ou exemptées pour d’autres raisons, ont provoqué des réactions indignées sur les réseaux sociaux, suscitant l’embarras des autorités. (selon "Watson.ch")

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mercredi 28 septembre 2022

Guerre au Yémen, pas d’issue en vue

Le conflit au Yémen ne montre aucun signe d’apaisement alors qu'il est dans sa huitième année, et que les populations civiles de tout le pays et de toutes les générations demeurent les principales victimes des hostilités militaires et des pratiques illégales des groupes armés étatiques et non étatiques.

yemenDes violations manifestes des droits humains, dont certaines pourraient constituer des crimes de guerre, sont commises dans tout le pays. À la fin de l’année 2021, on estime que plus de 330 000 Yéménites auraient été tué·e·s du fait des affrontements et de la crise humanitaire. Dans le même temps, le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l'Homme a recueilli des informations sur plus de 20 000 civils tués ou blessés par les combats depuis mars 2015. Cette crise humanitaire imputable à l’homme a pris de l’ampleur : quelques 20 millions de personnes se réveillent en souffrant de la faim chaque jour.

Un conflit de plus en plus étendu

Les révoltes populaires qui ont éclaté au Yémen en 2011 ont contraint le président Ali Abdullah Saleh à quitter le pouvoir après 33 ans, sur fond d’accusations de corruption et de mauvaise gestion et dans le contexte d’un conflit de longue date non résolu avec les Houthis, un groupe armé basé dans le nord du pays, dont les membres sont adeptes du zaïdisme, un courant de l’islam chiite.

Ali Abdullah Saleh a été remplacé par son vice-président, Abd Rabbu Mansour Hadi, ce qui a permis d’organiser la Conférence de dialogue national. Après deux années de consultation, un projet de nouvelle carte fédérale a été présenté ; il divisait le Yémen en régions, sans tenir compte des doléances à caractère socio-économique ou régional. Il a reçu un accueil extrêmement réservé de la part de la population et a suscité une vive opposition des différentes factions, y compris les Houthis.

Les Houthis se sont appuyés sur le mécontentement général pour renforcer leur mainmise sur le gouvernorat de Saada et les zones environnantes du nord du Yémen. En septembre 2014, ils sont parvenus à étendre leur contrôle territorial en s’emparant d’un certain nombre de positions de l’armée et des forces de sécurité dans la capitale, Sanaa. L’alliance de circonstance nouvellement scellée avec l’ancien président, Ali Abdullah Saleh, contre qui ils s’étaient battus pendant des décennies, leur a facilité la tâche dans une certaine mesure. Après la prise de Sanaa par les Houthis, au début de l’année 2015, le président Abd Rabbu Mansour Hadi et les membres de son gouvernement ont été obligés de fuir.

Le 25 mars 2015, une coalition d’États dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis est intervenue à la demande du président, en vue de réinstaller au pouvoir le gouvernement reconnu par la communauté internationale.

yemen2Cette opération, au cours de laquelle la coalition a lancé un raid aérien contre les forces houthies, a marqué le début d’un véritable conflit armé. Pendant les quatre années qui ont suivi, le conflit s’est étendu jusqu’à englober l’ensemble du territoire et les parties, dont un certain nombre de groupes armés soutenus par la coalition, se sont multipliées. Les Émirats arabes unis, par exemple, bien qu’ils aient annoncé s’être retirés du Yémen en octobre 2019, entraînent, financent et arment activement différents groupes depuis le deuxième semestre de 2015, favorisant ainsi la prolifération de milices qui ne sont pas soumises à l’obligation de rendre des comptes, comme les Forces de la ceinture de sécurité, les « Brigades des Géants » et les Forces d’élite.

En décembre 2017, les Houthis ont encore consolidé leur pouvoir après avoir assassiné leur allié, l’ancien président Ali Abdullah Saleh ; ils contrôlent toujours la plupart des centres urbains, y compris Sanaa.

Si les pourparlers encouragés par les Nations unies, qui se sont achevés en Suède à la fin de l’année 2018, ont donné lieu à des cessez-le-feu partiels et fragiles à Hodeïdah au cours de l’année 2019, ils n’ont pas mené à des échanges de prisonniers comme espéré initialement. Cependant, le 16 février 2020, un plan détaillé d’accord d’échange de prisonniers a été conclu entre les parties au conflit, ce qui constituerait le premier échange officiel de grande ampleur de détenus en lien avec ce conflit depuis 2015.

Détention arbitraire et procès inéquitables

Toutes les parties au conflit bafouent la liberté d’expression et d’association en ayant recours à des détentions arbitraires, à des disparitions forcées, à des manœuvres de harcèlement, à la torture et autres mauvais traitements et à des procès inéquitables.

Le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale a harcelé, menacé et détenu arbitrairement des militant·e·s, notamment des défenseur·e·s des droits humains. Dans le sud du Yémen, les forces soutenues par les E.A.U. ont mené une campagne de détentions arbitraires et de disparition forcée à l’encontre de personnes qui étaient ensuite détenues dans un réseau de prisons secrètes, dans des conditions qui pourraient constituer des crimes de guerre.

Les forces houthies ont arrêté et détenu arbitrairement des détracteurs et des opposants, ainsi que des journalistes, des militant·e·s en faveur des droits humains et des membres de la communauté baha’i. Amnesty International a recensé les cas de 66 personnes, en grande majorité des hommes, qui ont comparu devant le Tribunal pénal spécial siégeant à Sanaa, un tribunal traditionnellement réservé aux affaires de terrorisme, en lien avec leurs activités pacifiques. Dans tous les cas qui ont été recensés, les Houthis et leurs alliés ont soumis ces personnes à des dizaines de violations, notamment des disparitions forcées, des détentions arbitraires, et des actes de torture et de mauvais traitements.

Les conditions de vie dans les prisons et les centres de détention, notamment la surpopulation massive dans les cellules, le manque d’accès aux soins, à suffisamment de nourriture, à de l’eau propre et à des installations sanitaires ont concouru à la propagation du COVID-19 dans les prisons gérées par les Houthis, exposant ainsi les détenu·e·s à d’importants risques pour leur santé. Aucune des parties n’a pris de mesures pour protéger les détenu·e·s et ralentir la diffusion du virus dans les prisons et les centres de détention, par exemple en fournissant des masques et d’autres articles d’hygiène.

Vous trouverez ci-dessous certaines des personnes emprisonnées par les autorités houthies de facto, et pour lesquelles Amnesty International fait campagne :

HAMID HAYDARA

hamidHamid Haydara est un Yéménite de foi baha’i qui, comme d’autres membres de sa communauté, a sacrifié des années de sa vie uniquement en raison de ses croyances religieuses. Détenu depuis décembre 2013, il a été soumis à une procédure judiciaire profondément entachée d’irrégularités, notamment des allégations selon lesquelles il aurait été soumis à des actes de torture et à d’autres formes de mauvais traitements en détention. En janvier 2018, le tribunal pénal spécial l’a condamné à la peine capitale.

En mars 2020, les autorités houthies de facto ont annoncé la décision de libérer Hamid Haydara et de révoquer sa condamnation à mort. Il a été remis en liberté le 5 juillet 2020, mais a été contraint à l’exil.

LES DIX JOURNALISTES

Au cours de l’été 2015, les Houthis ont incarcéré un groupe de 10 journalistes : Abdelkhaleq Amran, Hisham Tarmoom, Tawfiq al Mansouri, Hareth Hamid, Hasan Annab, Akram al Walidi, Haytham al Shihab, Hisham al Yousefi, Essam Balgheeth et Salah al Qaedi.

Depuis leur arrestation en 2015, ces personnes sont restées détenues sans inculpation ni jugement. Elles ont enfin été déférées devant le Tribunal pénal spécial en décembre 2019. Au cours de leur détention, ces hommes ont été soumis à une disparition forcée, détenus au secret et à l’isolement de façon intermittente, privés de soins médicaux, et au moins trois d’entre eux ont été victimes de torture de d’autres mauvais traitements.

En avril 2020, le tribunal pénal spécial a ordonné la remise en liberté de six d’entre eux et a condamné à la peine capitale les quatre hommes restants, Akram al Walidi, Abdelkhaleq Amran, Tawfiq al Mansouri et Hareth Hamid.

Parmi les six journalistes acquittés par le tribunal pénal spécial, les autorités houthies de facto ont libéré Salah al Qaedi le 26 avril 2020 ; et les cinq autres le 15 octobre 2020 dans le cadre d’un échange de prisonniers, cinq mois et demi après leur acquittement.

YOUSSEF AL BAWAB

Youssef al Bawab, père de cinq enfants, est un enseignant en linguistique et une personnalité politique. Il avait été arrêté en octobre 2016 alors qu’il sortait de la mosquée près de chez lui, à Sanaa. Plus tard cette nuit-là, les Houthis ont effectué une descente à son domicile et ont confisqué ses possessions. Il a fallu plus de trois mois pour que ses proches parviennent à déterminer où il se trouvait et à lui rendre visite. Les circonstances de son arrestation, suivies par le refus des autorités de révéler son sort ou le lieu où il se trouvait, s’apparentent à une disparition forcée. Il a été inculpé, en avril 2017 de plusieurs infractions, passibles de la peine capitale pour la plupart, notamment d’avoir aidé la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis en lui fournissant des renseignements sur ses objectifs militaires et d’avoir organisé des assassinats. La procédure judiciaire engagée contre Youssef al Bawab a été entachée de graves irrégularités tout au long de sa détention.

À l’issue d’un procès inique entaché de graves violations des règles de procédure, le Tribunal pénal spécial l’a condamné à mort le 9 juillet 2019, de même que 29 autres personnes, principalement des universitaires et des personnalités politiques, pour espionnage au profit de la coalition menée par l’Arabie saoudite. Les 30 hommes, qui ont tous été arrêtés entre 2015 et 2016, ont fait appel de leur condamnation.

ASMAA AL OMEISSY

En 2016, Asmaa al Omeissy, une mère de deux enfants, était en route pour Sanaa quand les Houthis l’ont arrêtée à un poste de contrôle et l’ont placée en détention. Elle a ensuite subi un calvaire qui l’a amenée à devenir la première femme yéménite, à notre connaissance, condamnée à mort pour des infractions liées à la « sûreté de l’État ».

Au cours de sa détention, elle a été frappée violemment, et on l’a forcée à regarder pendant que deux autres personnes détenues étaient pendues au plafond par les poignets et frappées à coups de pied et de poing. C’est seulement en mai 2017 qu’elle a finalement été inculpée et déférée au Tribunal pénal spécial de Sanaa, chargé de juger les affaires liées au « terrorisme » et à la « Sécurité de l’État ». Alors que les trois hommes impliqués dans la même affaire ont été libérés sous caution, elle est restée en détention, et le 30 janvier 2017, le juge l’a condamnée à mort. Le 9 juillet 2019 le juge a annulé sa condamnation à mort et l’a commuée en peine de 15 ans d’emprisonnement. (selon "Amnesty international")

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dimanche 11 septembre 2022

Taïwan : 446 incursions aériennes chinoises en août

Pékin a intensifié ses manœuvres militaires sur l'île que la Chine considère comme une partie de son territoire à reconquérir.

taiwanLe mois d'août a été marqué par un pic spectaculaire d'incursions chinoise dans la zone d'identification de défense aérienne (Adiz) de Taïwan. Alors que les 23 millions d'habitants de Taïwan vivent sous la menace constante d'une invasion de Pékin, qui considère l'île comme une partie de son territoire à reconquérir un jour, 446 avions militaires chinois se sont approchés du territoire, selon une base de données compilées par l'AFP à partir des chiffres du ministère taïwanais de la Défense et dévoilée par l'agence de presse, jeudi 1er septembre.

Il s'agit d'un record, relève-t-elle. Ainsi, sur les huit premiers mois de 2022, Pékin a effectué 1 068 incursions dans l'Adiz de Taïwan, dépassant le total de 2021 (969) et, de loin, celui de 2020 (380).

Les exercices les plus importants depuis les années 1990

Au mois d'août, Pékin a organisé des manœuvres militaires sans précédent pour protester contre la visite à Taipeh de la présidente de la Chambre américaine des représentants Nancy Pelosi et d'autres responsables politiques. Le Parti communiste chinois s'insurge contre toute action diplomatique susceptible de conférer une légitimité à Taïwan et a réagi avec une agressivité croissante aux visites de responsables et politiques occidentaux.

Après le déplacement de Nancy Pelosi au début du mois d'août, la Chine a envoyé une semaine durant des navires de guerre, des missiles et des avions de chasse dans les eaux et le ciel de Taïwan. Ces exercices ont été les plus importants et les plus agressifs depuis le milieu des années 1990. Cette intensification de la menace chinoise place l'armée taïwanaise davantage sous pression, surpassée en nombre et en possession d'une flotte vieillissante d'avions de chasse. Ainsi, la semaine dernière, Taïwan a annoncé prévoir une hausse de son budget militaire à un niveau sans précédent pour atteindre 19,2 milliards d'euros. (selon "Franceinfo")

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mercredi 7 septembre 2022

La "raspoutsisa" pourrait ralentir l'armée russe en Ukraine

Le facteur climatique pourrait jouer un rôle décisif dans l'invasion russe de l'Ukraine, avec l'arrivée attendue de la "raspoutitsa", phénomène saisonnier qui voit la terre ferme se muer en boue collante redoutable pour les véhicules militaires, selon des spécialistes.

raspousisa2Ce terme russe qui signifie "le temps des mauvaises routes", est une réalité bien connue en Ukraine, en Russie et au Bélarus où le radoucissement des températures et la fonte des neiges au printemps, tout comme les fortes pluies de l'automne, se traduisent par plusieurs semaines de gadoue, deux fois par an. Avant même que la raspoutitsa n'ait commencé, les images de chars et de véhicules militaires russes embourbés en Ukraine pullulent sur les réseaux sociaux.

"Il y a déjà eu beaucoup de situations dans lesquelles des chars russes et d'autres véhicules sont passés par les champs et ont été bloqués. Les soldats ont été obligés de les abandonner et de continuer à pied", affirme à l'AFP l'analyste militaire ukrainien Mykola Beleskov."Ce problème existe, et il va s'aggraver", ajoute-t-il, au sujet de l'arrivée de cette débâcle des fameuses "terres noires", ou tchernozioms, qui ont fait la richesse agricole de l'Ukraine et des régions voisines entre le Don et la Volga. Les troupes de Napoléon en ont fait la pénible expérience, retardées lors de leur retraite de Russie fin 1812 au point d'être rattrapées par les rigueurs de l'hiver.

Le début du printemps est un mauvais moment pour envahir l'Ukraine

Sur le front Est pendant la deuxième guerre mondiale, "si les grandes opérations mécanisées étaient presque complètement arrêtées pendant les grandes pluies d'automne ou lors des dégels du printemps à cause de la célèbre raspoutitsa, la boue des plaines russes, elles reprenaient en hiver, lorsque les sols avaient à nouveau durci", expliquait l'historien Laurent Henninger dans la revue Défense nationale en 2015. "C'est avec l'arrivée de l'hiver 1941 que Hitler put lancer sa grande offensive – ratée – destinée à prendre Moscou", soulignait-il dans un article au sujet de l'impact du facteur climatique sur la guerre. Dans le sens inverse, la raspoutitsa a freiné la contre-offensive soviétique en 1943."

Rappels historiques : le dégel engendre une saison des boues (raspoutitsa) qui dure 3-4 semaines, et remonte du Sud (Crimée) vers le Nord en quelques jours jusqu'au Bélarus. En 1942, elle a débuté vers le 21/03. En 1943, le 18/03. En 1944, le 17/03", indique sur Twitter l'historien militaire Cédric Mas. "Le temps ne joue pas en faveur de Poutine", estimait-il dimanche, relevant, outre les sanctions et l'isolement diplomatique de la Russie, que "la météo va se dégrader prochainement avec la raspoutitsa". "Le début du printemps est un mauvais moment pour envahir l'Ukraine", écrivait le professeur en stratégie de sécurité nationale Spencer Meredith dans un article publié à quelques jours du début de l'invasion par le Modern War Institute de la prestigieuse académie militaire américaine de West Point.

Le facteur climatique est un des principaux atouts de l'Ukraine

"Normalement, à la mi-février, les routes sont recouvertes de couches de glace et de neige compactes, qui fondent ensuite pour révéler un champ de mines de nids-de-poule", soulignait-il. Cette année, selon les dernières prévisions, le phénomène devrait se manifester à partir de la mi-mars. Pour les troupes russes "la situation va empirer à mesure que le temps se réchauffe et que les pluies commencent", confirme Mykola Beleskov. "Elles vont se retrouver clouées au sol", poursuit-il. La raspoutitsa, "rendant les sols boueux, canalise les opérations sur le bitume des routes et des rues", relevait la semaine dernière l'historien militaire Michel Goya dans la revue Le Grand Continent.

russieUne configuration qui contraint les forces d'invasion à progresser en colonnes sur les axes routiers, plus exposées aux problèmes logistiques ou aux attaques. "Le facteur climatique est un des principaux atouts de l'Ukraine face à la supériorité militaire russe", approuve Jason Lyall, spécialiste de la violence politique dans les guerres civiles et conventionnelles et enseignant à l'université américaine de Dartmouth."Les quatre cavaliers de l'armée ukrainienne: le Javelin, le Stinger, la raspoutitsa et TikTok", résume-t-il sur Twitter, en référence aux lance-missiles antichars Javelin, aux missiles antiaériens Stinger et au réseau social largement utilisé pour rendre compte de la guerre. (selon "GEO")

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jeudi 25 août 2022

Richard Cœur de Lion prisonnier à Haguenau

Capturé au retour de la 3e croisade, le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion a séjourné à plusieurs reprises à Haguenau. Il y a été en 1193 le prisonnier et l’hôte d’Henri VI, empereur du Saint-Empire romain germanique.

haguenau

L’histoire est racontée sur les monumentaux vitraux, signés Léo Schnug, qui trônent à l’entrée du musée historique de Haguenau. Le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion a effectué, contre sa volonté, plusieurs séjours dans le château impérial de Haguenau, la Pfalz.

 Il est arrivé là au terme de la 3e croisade, dans laquelle il s’était engagé en 1189 avec l’empereur du Saint-Empire romain germanique Frédéric Barberousse et le roi de France Philippe Auguste. Objectif : libérer Jérusalem, dont Saladin s’était emparé deux ans plus tôt.

Accusé d’avoir trahi les croisés

Mais rien ne se passe comme prévu. Frédéric Barberousse, parti aves ses troupes de Haguenau, se noie en Asie Mineure avant d’arriver en Terre sainte. Les rois d’Angleterre et de France réussissent certes à prendre Saint-Jean d’Acre mais les relations entre eux s’enveniment et Philippe Auguste décide de rentrer en France. Richard, qui ne parvient pas à reprendre Jérusalem et s’inquiète des vélléités de son frère Jean sans Terre de le détrôner, finit par négocier une trève avec Saladin et prend lui aussi le chemin du retour. Victime d’une tempête, son bateau fait naufrage et il est capturé par le duc Léopold d’Autriche, qu’il avait humilié lors du siège de Saint-Jean d’Acre.

Henri VI, le successeur de Frédéric Barberousse, exige alors la remise du prisonnier avec qui il est en conflit pour la possession de la Sicile. Il décide de le faire comparaître devant un tribunal impérial. Le roi d’Angleterre est accusé d’avoir mené des tractations secrètes avec Saladin et d’avoir détourné l’héritage de Sicile qui devait revenir à Henri VI.

Leopold conduit d’abord son prisonnier à Haguenau en février 1193. Puis il le livre en grande pompe à l’empereur le mois suivant à Spire où se tient une diète impériale. Le roi d’Angleterre est ensuite emprisonné au château du Trifels dans le Palatinat, propriété de l’évèque de Strasbourg, en attendant son procès dont l’une des audiences a eu lieu à la résidence impérale de Haguenau.

La sentence est prononcée à Worms : Richard doit payer la somme colossale de 100 000 marcs d’argent. En attendant son versement, Richard est à nouveau enfermé au château de Trifels. Il fera ainsi plusieurs allers-retours entre sa résidence surveillée où les conditions de détention sont parfois difficiles, et le palais de Haguenau, au gré de l’humeur de l’empereur qui s’agace de ne pas voir la rançon arriver.

Lors de l’un de ses séjours en Alsace, il évoque son sort dans une lettre adressée à sa mère, Alinéor d’Aquitaine : « Je viens d’être libéré de ma prison du Trifels et je peux désormais vivre et séjourner à la Cour impériale de Haguenau où l’empereur et son épouse Constance me reçoivent avec les honneurs ».

Une somme colossale

C’est là qu’il passera les derniers mois à attendre que les barons anglais finissent par réunir et par verser la rançon entretemps réévaluée à 150 000 marcs. Le roi d’Angleterre est finalement libéré le 4 février 1194 après un an et six semaines de captivité.

La légende raconte qu’il se serait alors rendu en pèlerinage en Alsace pour déposer ses liens symboliques de captif en l’église Notre-Dame de la Délivrance de Niedermunster, l’abbatiale romane située au pied du mont Sainte-Odile, avant de repartir pour l’Angleterre.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que la fortune versée par Richard a permis à Henri VI d’organiser l’expédition militaire qui lui permettra enfin de prendre le contrôle du royaume de Sicile. Une expédition dont le départ a été donné en mai 1194 de Haguenau. (selon DNA du 16/8/22)

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dimanche 21 août 2022

Val de Villé : reprise de la guerre des maires

On se rappelle de la "guerre des chefs" entre le maire de Villé et le président de la comcom (SIVOM à l'époque) maire de Lalaye. Les deux maires étaient pourtant membres du même parti politique, le RPR puis UMP.

Des guerres qui laissent encore des traces aujourd'hui (toujours pas de périscolaire à Villé, certains élèves de l'école de Villé font quelques kilomètres par tous les temps, par le chemin détourné par la rue de l'abattoir, la rue de Breitenau et la piste cyclable pour déjeûner du côté de la MJC). Et n'oublions pas la piscine construite à Bassemberg, devant servir au collège. Sans oublier le terrain de football de Villé (en concurrence avec celui projeté de façon intercommunale à côté de la MJC, qui n'a du coup jamais pu être réalisé) pour lequel on voit le résultat aujourd'hui (scandaleux projet de destruction par la municipalité de Villé).

col_fouchyAlors que la guerre semble avoir cessé depuis un certain nombre d'années, voilà qu'elle reprend sous forme de "guéguerre" à propos de l'organisation d'une journée cycliste entre les maires de Fouchy et le nouveau président de la comcom ! Et ils ne sont qu'au début de leur mandat ! Comment vont-ils le finir, s'ils commencent à s'étriper sur des peccadilles alors qu'ils n'ont pas encore pris connaissance des "gros dossiers" de la vallée (économie, industrie, chômage, transports,  exode de la population, etc...) ?

A lire la presse locale de ce samedi :

Guerre

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mercredi 10 août 2022

Mali : une organisation peule dénonce des violences ciblées

Alors que les autorités maliennes de transition démentent toute allégation d’exactions ciblées de son armée contre les Peuls du Mali et accusent ceux qui se risquent à évoquer le sujet d’inciter à la haine et de nuire à la cohésion du pays, l’organisation culturelle peule Tabital Pulaaku Mali fait part de son inquiétude.

mali1Une organisation culturelle peule, Tabital Pulaaku Mali, a fait part ce mercredi de son inquiétude dans un communiqué. Elle y condamne d’abord toutes les attaques ayant frappé l’armée malienne, qui ont été nombreuses ces dernières semaines.

Mais l’organisation communautaire peule déplore également que ces attaques servent de prétexte pour « la poussée d’un sentiment de haine » et des « appels à la violence », contre les Peuls spécifiquement, notamment sur les réseaux sociaux.

Plus grave encore, Tabital Pulaaku « enregistre de nombreux cas d’arrestations » qualifiées d’« arbitraires » et d’« injustifiées », et dénotant, selon l’association, « stigmatisation » et « amalgame ». Et de rappeler certaines évidences : « Tous les Peuls ne sont pas des jihadistes », « tous les jihadistes ne sont pas des Peuls » et, selon la loi, « la responsabilité de l’infraction est individuelle ». Une manière de dénoncer des actes perçus comme une punition collective contre la communauté peule.

« Soumission ne signifie pas adhésion »

L'association rejette aussi les accusations de collusion avec les groupes terroristes, dans des zones échappant au contrôle de l'Etat. C’est notamment le cas de nombreux villages du centre du Mali, où s’exerce la domination de la katiba Macina, dirigée par Amadou Kouffa et membre du Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à al-Qaïda. « Dans les zones sous occupation jihadiste, les populations sont soumises contre leur volonté », rappelle l’association,et « soumission ne signifie pas adhésion ». Tabital Pulaaku demande la libération de plusieurs dizaines de Peuls arrêtés sans qu’aucun lien ait pu être établi avec les groupes terroristes.

Elle sollicite également des enquêtes sur l’assassinat de 16 notables peuls du hameau de Zanancoro en juin dernier, de « l’enlèvement et la détention » au camp militaire d’Alatona dans le cercle de Niono, de « plusieurs dizaines de personnes depuis plus de deux mois » et « de l’arrestation et de la détention » de 21 villageois de Diaba, près de Sofara.

Tabital Pulaaku salue les propos du chef d’état-major de l’armée malienne, qui a dénoncé les amalgames. L’association demande enfin au Premier ministre Choguel Maïga, qui avait en avril dernier évoqué une « rébellion peule » en préparation au Mali, et surtout au président de transition, le colonel Assimi Goïta, de prononcer rapidement « un discours d’apaisement ». (selon RFI)

mali

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vendredi 20 mai 2022

Libye : blocage des sites pétroliers

La guerre en Ukraine cache celle de Libye !

Des forces loyales au maréchal Khalifa Haftar ont fermé des puits et des terminaux afin de fragiliser le gouvernement d’Abdel Hamid Dbeibah à Tripoli.

libyeImpasse politique, blocage pétrolier, pressions des milices : la Libye renoue avec son rituel scénario de crise un an à peine après une réconciliation nationale désormais en péril. Mardi 19 avril, la compagnie nationale de pétrole, la National Oil Corporation (NOC), basée à Tripoli, a dénoncé la fermeture « illégale » par des groupes protestataires du terminal de Brega, situé dans le Croissant pétrolier, la principale plate-forme d’exportation du brut libyen en bordure du golfe de Syrte. Il s’agit, selon la NOC, de la quatrième paralysie d’installations pétrolières après celles du terminal de Zoueitina en Cyrénaïque (Est) et des deux champs d’Al-Sharara et d’Al-Feel, situés dans la région méridionale du Fezzan. Au total, près de 550 000 barils de pétrole par jour manqueraient ainsi à l’offre libyenne – soit 40 % de sa production nationale –, un nouveau facteur poussant les cours de l’or noir à la hausse dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Le blocage des sites pétroliers libyens est l’aboutissement d’un schisme politique entre deux autorités gouvernementales parallèles dans lequel rebascule le pays depuis deux mois. Le 10 février, le Parlement siégeant à Tobrouk (Est) avait nommé Fathi Bachagha à la tête d’un nouveau gouvernement de stabilité nationale (GSN), voué à se substituer au gouvernement d’union nationale (GUN) dirigé par Abdel Hamid Dbeibah. Celui-ci avait été investi en mars 2021 dans le cadre d’une réconciliation entre factions rivales libyennes scellée sous les auspices des Nations-Unies. (selon "Le Monde")

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samedi 14 mai 2022

La Finlande pressée de rejoindre l'Otan

finlande1L’invasion russe de l’Ukraine a des répercussions géopolitiques partout en Europe. En Finlande, les élus ont entamé cette semaine un débat sur la possibilité que le pays, voisin de la Russie, rejoigne l’OTAN. Le reportage video de l'envoyé spécial, Raphaël Bouvier-Auclair. Et pendant ce temps, Poutine coupera l'électricité aux Finlandais à partir de ce samedi. La guerre devient de plus en plus économique.

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samedi 30 avril 2022

Ukraine : l'aide militaire reçue par Kiev

Les aides matérielles s'additionnent pour Kiev. Alors que Macron a annoncé que la France livrait des missiles antichars Milan et des canons Caesar à l'Ukraine pour l'aider à faire face à l'offensive russe, les forces ukrainiennes ont bénéficié à de nombreuses reprises depuis le début du conflit d'envois d'armes de la part de pays étrangers. Sans que le détail de toutes les livraisons ne soit connu, passage en revue pays par pays de l'ensemble des aides militaires rendues publiques en direction de l'Ukraine.

armesLes Etats-Unis : Le président américain Joe Biden a annoncé une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars, comprenant des obusiers et leurs véhicules, 144.000 obus et 121 "drones suicides" Phoenix Ghost, portant à plus de 4 milliards de dollars l'aide à l'Ukraine depuis le début de son mandat. Le 13 avril, il avait déjà annoncé une aide incluant des véhicules blindés, de l'artillerie et des hélicoptères

Précédemment Washington avait fourni ou promis 1400 systèmes anti-aériens Stinger, 5000 missiles antichars Javelin, 7000 armes antichars d'un autre modèle, plusieurs centaines de "drones suicides" Switchblade, 7000 fusils d'assaut, 50 millions de balles et munitions diverses, des roquettes à guidage laser, des drones Puma, des radars anti-artillerie et anti-drones, des blindés légers et des systèmes de communication sécurisée.

Washington a par ailleurs assuré que l'Ukraine avait reçu des pièces détachées pour ses avions de chasse, sans en spécifier la provenance.

• La Turquie : L'Ukraine qui disait disposer avant l'invasion russe d'une vingtaine de drones de combat turcs Bayraktar TB2, a déclaré début mars en avoir réceptionné de nouveaux commandés fin janvier, 16 selon certains experts.

Kiev a affirmé avoir distrait la défense du croiseur russe Moskva coulé la semaine dernière en mer Noire avec un TB2, pendant que des missiles le frappaient de l'autre côté. Certains experts affirment que des drones turcs continuent d'être livrés à l'Ukraine, ce que n'a jamais confirmé Ankara.

• Le Royaume-Uni : Celui-ci affirme avoir déjà distribué 200.000 équipements - notamment 4800 missiles anti-chars NLAW et un petit nombre de Javelin - et a annoncé l'envoi de 6000 autres missiles. Le pays a aussi envoyé des missiles anti-aériens Starstreak et a promis d'envoyer 120 véhicules blindés (Mastiff, Wolfhound and Husky) et un nouveau système anti-navire.

Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé vendredi qu'il envisage d'envoyer des chars à la Pologne, pour aider Varsovie à envoyer ses propres T72 à l'Ukraine. Londres a promis 350 millions de livres sterling, soit 416 millions d'euros, de soutien financier à l'armée ukrainienne, en sus d'un soutien humanitaire et économique.

• Le Canada s'est engagé depuis 2015 à fournir à l'Ukraine des équipements militaires d'une valeur d'environ 112 millions de dollars américains, dont environ 94 M USD depuis février 2022.

Ottawa a annoncé depuis février l'envoi de mitrailleuses, carabines, fusils de précision, munitions, grenades, lance-roquettes, et du matériel de surveillance. Cette semaine, le pays a livré pour la première fois de l'artillerie lourde, notamment des obusiers M777 et des munitions antichars supplémentaires, sans toutefois en préciser le nombre. Le Canada s'apprête aussi à envoyer des véhicules blindés.

• L'Allemagne : Au début du conflit, l'Allemagne a annoncé l'envoi de 1000 armes antichar, 500 missiles sol-air Stinger, environ 2700 missiles sol-air Strela et des munitions.

Selon des médias, l'Allemagne a envoyé d'autres armes depuis, notamment des mitrailleuses, 100.000 grenades, 2000 mines, 15 bombes anti-bunker, des détonateurs et des charges explosives.

Berlin, qui a son mot à dire dans le devenir d'armes de l'ancienne Allemagne de l'Est, a approuvé des demandes de pays comme l'Estonie et la République tchèque pour envoyer certaines de ces armes en Ukraine, dont des obusiers et des véhicules blindés de transport de troupes.

• L'Espagne : Madrid annoncé jeudi la livraison de 200 tonnes de matériel militaire, munitions, 30 camions militaires, des véhicules spéciaux de transport lourd et 10 véhicules légers, après avoir envoyé une douzaine d'avions avec des munitions et des armes légères.

• La France : La France, qui reste discrète, a livré plus de 100 millions d'euros d'équipements militaires. "Des équipements conséquents, des Milan aux Caesar en passant par plusieurs types d'armements", a précisé Emmanuel Macron.

Selon la présidence française, les missiles Milan "ont déjà été donnés" et les canons Caesar de 155 mm seront livrés "dans les prochains jours" ainsi que "des milliers d'obus". Une quarantaine de militaires ukrainiens doit être formée en France au maniement des Caesar, à partir de samedi.

• Les pays scandinaves : La Norvège a fourni une centaine de missiles antiaériens de type Mistral qu'elle avait prévu de retirer du service, ainsi que quelque 4000 armes antichars de type M72.

La Suède a annoncé l'envoi de 5000 lance-roquettes à tir unique de classe AT-4, 5000 armes anti-char supplémentaires et des équipements de déminage.

La Finlande a promis fin février 2500 fusils d'assaut, 150.000 munitions et 1500 lance-roquettes. Le 24 mars, elle a annoncé une livraison d'armes supplémentaires, non précisée.

Le Danemark a annoncé le 27 février l'envoi de 2700 lance-roquettes. Le 21 avril, la Première ministre Mette Fredriksen, en visite à Kiev, a promis que son pays contribuerait à hauteur de 600 millions de couronnes danoises, soit 88 millions de dollars, supplémentaires pour l'achat d'armes.

• Les pays frontaliers de l'Ukraine : La Pologne a envoyé des drones, des lance-missiles antichars Javelin, des fusils d'assaut Grot, des munitions, des mortiers et des MANPADS (Man-portable air-défense systems, des missiles sol-air de courte portée).

Des informations non confirmées évoquent l'envoi de 40 chars T-72 et de 60 véhicules blindés de combat d'infanterie BMP-1.

La Slovaquie a contribué avec du matériel militaire d'une valeur d'environ 62,5 million euros (carburant, munitions, missiles sol-air, missiles anti-char) et a fourni un système de défense aérienne S-300. Le pays négocie aussi avec l'Ukraine la possibilité d'envoyer des obusiers automoteurs Zuzana.

La Roumanie a annoncé fin février l'envoi de combustible, munitions et autres équipements militaires, à hauteur de 3 millions d'euros.

• Les pays baltes : La Lettonie a envoyé plus de 200 million d'euros de matériel, dont des munitions, des missiles anti-aériens Stinger et leurs rampes de lancement ainsi que des drones.

La Lituanie a fourni de l'aide militaire pour des "dizaines de millions d'euros", incluant des missiles anti-aériens Stinger, des mortiers, des fusils, des munitions.

L'Estonie a apporté une aide de 227,5 millions d'euros, avec des lance-missiles antichars Javelin, des obusiers, des mines anti-char, des canons anti-char et des munitions.

• L'Europe centrale : La Slovénie a annoncé fin février l'envoi de Kalachnikov et de munitions. Selon les médias allemands, la Slovénie discute avec l'Allemagne de l'envoi d'un grand nombre de ses chars d'assaut en contrepartie de chars allemands "Marder" et des véhicules blindés de transports de troupes "Fuchs".

La Bulgarie ne fournit officiellement pas d'équipement militaire en raison du refus des socialistes pro-russes. Mais ses exportations dans ce domaine vers les pays de l'UE ont presque triplé entre le 20 février et le 13 avril par rapport à la même période en 2021.

La République tchèque a donné du matériel militaire (pour 45,2 millions d'euros). Selon des médias locaux Prague a envoyé des obusiers automoteurs Dana, des lanceurs de fusée RM-70 Grad, des chars T-72 de fabrication soviétique et des véhicules de combat d'infanterie. Des sociétés tchèques assureront les réparations des chars ukrainiens.

• La Belgique, les Pays-Bas, la Grèce et l'Italie : La Belgique a annoncé envoyer 5000 fusils automatiques et 200 armes anti-chars, tandis que les Pays-Bas ont promis fin février la livraison de 200 missiles Stinger et en avril celle de véhicules blindés.

La Grèce a de son côté annoncé fin février avoir fourni 400 fusils d'assaut Kalachnikov, des lance-roquettes et des munitions, alors que l'Italie a décidé pour le moment de maintenir secrètes les livraisons d'armes.

• Le Japon : Il a envoyé notamment des générateurs électriques et des drones.(selon BFMTV)

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