lundi 11 novembre 2019

Novembre 1918 : les comités de soldats et d'ouvriers (soviets)

Armistice : 11 novembre - arrivée des troupes françaises : 25 novembre

armistice_1918L'histoire nous apprend que le 11 novembre 1918 l'armistice fut signé avec le maintien des troupes sur les lignes de front (en Alsace sur la ligne bleue des Vosges). On peut donc se demander ce que le 25 novembre suivant les troupes françaises venaient faire à Villé.

C'est tout simple : les troupes allemandes stationnées à Sélestat, dans l'importante caserne Schweisguth, s'étaient révoltées contre leurs officiers, et avaient instauré des "comités de soldats et ouvriers" (soviets), comme dans toutes les villes de garnison alsaciennes et allemandes. Le gouvernement allemand a donc appelé à l'aide les troupes françaises, qui ont encerclé et réduit à l'état de ruines la caserne occupée par les soldats révoltés. L'intérêt commun d'empêcher l'Allemagne de tomber dans le camp soviétique avait prévalu.

La caserne Schweisguth est restée en l'état jusque dans les années 1980. Elle fut transformée en lycée en 1990.

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Images du "soviet" à Strasbourg

Affiche révolutionnaire

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Manifestation à Strasbourg, le 22 novembre 1918

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Réunion du Comité de soldats

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Le drapeau rouge sur la cathédrale

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lundi 4 novembre 2019

Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz

Le vrai visage de la firme Bayer qui s'est payée Monsanto pour 59 milliards d’euros !

auschwitz

Sous le régime nazi, Bayer, alors filiale du consortium chimique IG Farben, procéda à de nombreuses expériences médicales sur des déportés qu’elle se procurait dans les camps de concentration.

Voici des extraits de cinq lettres adressées par la Maison Bayer au commandant du camp d’Auschwitz, publiées dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant.

Les lettres, trouvées à la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge, datent d’avril-mai 1943.

Première lettre : » En vue d’expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous. »

Deuxième lettre : » Nous accusons réception de votre lettre. Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. « 

Troisième lettre : » D’accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très prochainement. « 

Quatrième lettre : » Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. « 

Cinquième lettre : » Les expériences n’ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. « 

IG Farben, le consortium de Bayer, a également fourni aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz, et a massivement exploité la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines.

Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg, puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique, malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

(selon Yannis Youlountas - "Antifa")

Video : extrait de "Nuit & brouillard"

Jean Ferrat - Nuit et Brouillard

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lundi 14 octobre 2019

Syrie : Erdogan désavoué

L'offensive turque contre les forces kurdes suscite une volée de critiques

syrie

La Turquie a lancé mercredi, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antijihadistes, suscitant une volée de critiques internationales et des menaces de sanctions américaines.


Mercredi, des régions voisines de la Turquie, notamment les zones de Tal Abyad et de Ras al-Aïn, ont été bombardées par l'aviation et l'artillerie turques. Le ministère turc de la Défense a annoncé en soirée que des militaires turcs et leurs supplétifs syriens avaient pénétré en Syrie, marquant le début de la phase terrestre de l'opération.
"Les forces aériennes et l'artillerie ont jusqu'ici frappé 181 cibles appartenant au groupe terroriste", a précisé le ministère sur Twitter vers 21h00 GMT.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), ont affirmé de leur côté mercredi soir avoir "repoussé" l'offensive turque, dont l'objectif est d'éloigner de la frontière les YPG.
L'assaut turc a d'ores et déjà fait 15 morts dont 8 civils, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ajoutant que des "milliers de déplacés" fuient les zones bombardées.
Le président américain Donald Trump a estimé que l'opération d'Ankara était "une mauvaise idée", tout en espérant que son homologue turc Recep Tayyip Erdogan agisse de manière "rationnelle" et aussi "humaine" que possible. En début de semaine, c'est pourtant le retrait des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie et les déclarations contradictoires de la Maison blanche qui ont ouvert la voie à l'offensive.
Deux sénateurs démocrate et républicain ont dévoilé mercredi une proposition visant à sanctionner très sévèrement la Turquie si elle ne retire pas son armée. Ce projet imposerait au gouvernement de Donald Trump de geler les biens aux Etats-Unis des plus hauts dirigeants turcs, imposerait des sanctions à toute entité étrangère qui vendrait des armes à Ankara, et viserait aussi le secteur énergétique turc.
Poids lourd des Républicains et proche de M. Trump, le sénateur Lindsey Graham l'a accusé d'avoir "honteusement abandonné les Kurdes" et s'est dit favorable à ce qu'"Erdogan paie très cher".
L'offensive turque, qui a provoqué un tollé international, sera au centre d'une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU jeudi. 
A Ras al-Aïn, un correspondant de l'AFP a entendu une forte explosion et vu s'élever de la fumée tout près de la frontière, ajoutant que des avions survolaient le secteur.
Des tirs d'artillerie visent en continu la ville, provoquant la fuite de dizaines de civils à bord de motos et voitures, partant même à pied, chargés de valises et de sacs, a-t-il constaté.
Equipés de lance-roquettes, des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes dominée par les YPG, se sont déployés dans la ville, selon le correspondant de l'AFP.
 
"Mobilisation générale"
 
Les médias turcs ont rapporté que huit projectiles tirés par les YPG étaient tombés sur les villes turques frontalières d'Akçakale et de Nusaybin, sans faire de victime.
L'offensive de la Turquie est la troisième en Syrie depuis 2016. Elle ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés depuis 2011.
"Les Forces armées turques et l'Armée nationale syrienne (ANS, une coalition financée et entraînée par la Turquie soutenus par Ankara, ndlr) ont débuté l'opération +Source de paix+ dans le nord de la Syrie", a annoncé M. Erdogan sur Twitter.
Au moins 18.000 combattants syriens supplétifs d'Ankara – faisant partie de factions regroupées au sein de l'ANS – ont été mobilisés pour participer à l'offensive, a affirmé mercredi un de leurs porte-parole.
L'offensive doit permettre la création d'une "zone de sécurité" destinée à séparer la frontière turque des positions kurdes et accueillir des réfugiés, a dit M. Erdogan. Le ministère turc de la Défense a assuré que tout était fait pour éviter les pertes civiles.
Les YPG sont considérées par Ankara comme une organisation "terroriste", pour leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).
Quelques heures avant le début de l'offensive, les Kurdes de Syrie, confrontés aux atermoiements de leur allié américain, avaient décrété une "mobilisation générale", tout en appelant Moscou à intervenir pour faciliter un dialogue avec Damas.

 Tollé
Le déclenchement de l'offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos susceptible d'ouvrir la voie à un retour en force de l'EI, et qui fait planer l'incertitude sur le sort des jihadistes prisonniers des YPG.
Le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, a appelé les pays européens à "reprendre" leurs ressortissants ayant intégré l'EI et aujourd'hui détenus par les forces kurdes.
Paris a "très fermement" condamné l'incursion turque, qui "doit cesser". Même exigence du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. L'Allemagne a estimé que l'opération risquait "de provoquer une résurgence" de l'EI, et Londres a dit sa "sérieuse préoccupation".
Avant le déclenchement de l'offensive, le président russe Vladimir Poutine avait appelé M. Erdogan à "bien réfléchir". 
L'Egypte a pour sa part jugé cette "attaque inacceptable" et Ryad a condamné "l'agression" de la Turquie en Syrie.
Amnesty International a souligné qu'"à la fois les forces turques et kurdes" avaient, "dans le passé, mené des attaques aveugles en Syrie" ayant "fait de nombreuses victimes parmi les civils". L'ONG a exhorté à faire en sorte que "cela ne se reproduise pas".
Le pouvoir de Damas s'est engagé à "contrecarrer toute agression" de la Turquie, se disant prêt à "accueillir dans son giron" la minorité kurde.
Longtemps marginalisés et victimes des discriminations du pouvoir central, les Kurdes ont réussi à instaurer une autonomie de facto à la faveur du conflit qui ravage la Syrie depuis 2011.(selon AFP)

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mercredi 25 septembre 2019

En Pologne, les comptes de la Seconde Guerre mondiale toujours à solder

Les commémorations du 80e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale ont commencé la semaine dernière. A cette occasion, le président allemand Frank-Walter Steinmeier s’est rendu aux cérémonies organisées en Pologne et a présenté ses excuses aux victimes polonaises.

pologne

Après la visite du président allemand Frank-Walter Steinmeier, le président de la Pologne Andrzej Duda a souligné l’importance de ces déclarations, affirmant l'importance de ces excuses dans l’histoire de l’amitié germano-polonaise - rappelons que la Pologne a perdu 6 millions de citoyens, dont 3 millions de Polonais juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, cette concorde diplomatique n’a duré que le temps d’un claquement de doigt. Le gouvernement polonais a n'a pas tardé à rebondir sur un dossier qui grève les relations entre les deux pays depuis quelques temps : les réparations de guerre dues à la Pologne. 

Des demandes de réparations astronomiques

En effet, juste après la défaite allemande, des réparations avaient en effet été calculées et versées aux victimes du Troisième Reich, à commencer par celles de la Shoah. Mais pour ce qui concerne la Pologne, c’est l’Union soviétique qui a administré ce dossier. Et ce qui importait à l'époque était l’établissement de bons rapports entre les républiques sœurs de l’Union socialiste : Moscou avait alors orchestré des négociations entre la RDA, l’Allemagne de l’Est et la Pologne. Pour mettre en bon ordre de marche le régime communiste, il faut dépasser le bilan de la Grande guerre patriotique, à commencer par la stabilisation de la frontière germano-polonaise.  Au cours des négociations organisées à Moscou, les Polonais renoncent officiellement à ces réparations de guerre en contre partie de la reconnaissance par la RDA du tracée de la ligne Oder-Neisse, la frontière actuelle, qui leur est favorable. Cette ligne de séparation sera d’ailleurs baptisée "Frontière de la paix". Le dossier est donc classé en 1953 mais mal réglé. La chute de l’URSS et de son ordre géopolitique va faire resurgir les zones d’ombres de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale mises au placard entre temps. Et l’arrivée au pouvoir en Pologne du parti conservateur PIS Droit et Justice va attiser les braises de cet après-guerre réglé à la va-vite.

La semaine dernière, le gouvernement polonais ne s’est pas contenté de déclarations publiques. Une commission parlementaire a été nommée il y a deux ans pour plancher sur le sujet des réparations, c'est à dire sur une nouvelle facture à présenter à l’Allemagne. En fondant leurs estimations sur un rapport soviétique de 1947, les parlementaires qui la composent, tous membres de la majorité gouvernementale, estiment à un peu moins de 800 milliards d’euros les dommages subis par la Pologne du fait de la guerre et de l’Occupation allemande. Une somme astronomique donc. 

Bientôt un musée de la Seconde Guerre mondiale à Gdansk ?

Selon les spécialistes comme l’historien Robert Traba, les pertes de la Pologne n’ont pas été compensées de manière adéquate. Mais c’est surtout la question du deuil qui est au centre de cette affaire. Si l’on fêtait les 80 ans du début des combats dimanche dernier, le débat autour du bilan et de la mémoire polonaise de cette guerre et de ses atrocités n’a en fait commencé qu’il y a 30 ans, à la disparition de l’Union soviétique. La tutelle de Moscou a longtemps retardé ce travail de deuil psychologique de l’Occupation allemande. 

D’ailleurs, ces demandes de réparations s’inscrivent au programme d’une véritable politique historique du gouvernement polonais. Effectivement, le gouvernement met en place un ensemble législatif pour condamner les historiens ou historiennes dont les travaux vont à l’encontre du patriotisme en vigueur. Jan Gross, attaqué pour ses recherches sur l’antisémitisme polonais, n’est qu’un exemple parmi d’autres. Le clivage intellectuel entre historiens fait rage dans le pays. 

En attendant en Pologne, et plus particulièrement à Gdansk, le gouvernement et la municipalité s’affrontent sur la mise en musée de cette histoire. Un affrontement au long cours qui produit un véritable mille feuilles historique et mémoriel puisqu’un premier musée de la Seconde guerre mondiale désapprouvé par les conservateurs va être corrigé par une annexe pour exposer des thèses plus proches de celles défendues par le gouvernement. (selon Anaïs Kien, "Savoirs, le journal de l'Histoire")

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lundi 22 juillet 2019

Massacre de Srebrenica

La responsabilité réduite des Pays-Bas

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Le massacre de Srebrenica, désigne l'assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques dans la région de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine au mois de juillet 1995. Les tueries ont été perpétrées par des unités de l'armée serbe de Bosniesous le commandement du général Ratko Mladic, dans une ville déclarée « zone de sécurité » par l'ONU. Cette dernière y maintenait une force d'environ 400 casques bleus néerlandais, présents dans la région de Srebrenica au moment du massacre. En juin 2017, les Pays-Bas furent d'ailleurs jugés responsable partiellement car ils ont fait le partage entre hommes et femmes, avant que les hommes soient fusillés et les femmes libérées.

Mais les Pays-Bas ont été partiellement exonérés par un jugement du 18 juillet 2019 : selon la Cour Suprême du pays, l’État néerlandais n'a qu'une responsabilité "très limitée" dans la mort de 350 hommes musulmans.

Cette responsabilité a été évaluée à 10% car le tribunal considère que les victimes n'avaient que 10% de chances d'échapper à la mort. En 2017, la Cour d'appel avait jugé cette probabilité à 30%.

L'enclave de Srebrenica, limitrophe de la Serbie, était placée sous la protection de l'ONU lorsqu'elle a été prise le 11 juillet 1995 par les forces serbes de Bosnie.

Connues sous le nom de "Dutchbat" et retranchés dans leur base, les Casques bleus néerlandais avaient recueilli des milliers de réfugiés dans l'enclave des Nations unies.

Mais submergés, ils avaient permis aux Serbes d'évacuer les réfugiés. Les hommes et les garçons avaient alors été séparés et mis dans des bus.

Le massacre de Srebrenica, au cours duquel près de 8000 hommes et garçons musulmans ont été tués, est une des pages les plus noires de l'histoire des Pays-Bas, mais aussi de la guerre de Bosnie (1992-1995).

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lundi 1 juillet 2019

Le trafic d'armes dans la corne de l'Afrique

Le commerce des armes illégales dans la Corne de l’Afrique reste une activité très lucrative et étroitement liée aux groupes terroristes transnationaux, au trafic de drogue et au conflit dans le Yémen voisin. Ce commerce régional  d’armes se focalise sur la Somalie et ses régions semi-autonomes, où la demande d’armes reste immuable malgré divers embargos et autres sanctions.

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Djibouti est devenue au cours des dernières années une plaque tournante de plus en plus importante pour le transport d’armes à des groupes armés dans la région. Il est de plus en plus évident que Djibouti agit comme un lieu de transit stratégique pour les armes provenant du territoire contrôlé par les Houthies au Yémen, qu'il expédie ensuite dans la région d'Awdal, dans le nord de la Somalie, par le biais de son participation au mission de maintien de la paix AMISOM.

Djibouti joue un rôle de plus en plus important dans le trafic d’armes dans la région alors que le gouvernement du pays cherche de nouveaux investissements étrangers dans son important secteur portuaire et ses industries connexes. De nombreuses sociétés djiboutiennes investies dans le secteur maritime en plein essor ont été impliquées dans le commerce illégal d’armes, ce qui a entraîné la réticence des investisseurs étrangers voulant participer à l’économie de Djibouti. La prolifération des armes à Djibouti suscite également des inquiétudes quant aux activités criminelles armées et au risque accru d'attaques terroristes dans un lieu fréquenté par des militaires étrangers.

Cependant, aucun des partenaires internationaux de Djibouti n’est disposé à signaler de tels risques, craignant la perte potentielle de leurs contrats sur des bases militaires stratégiques dans le pays. Une source locale a décrit le commerce des armes dans le golfe d'Aden comme un «chaos politique dans lequel la plupart des pays occidentaux ne veulent pas patauger». Malgré des preuves montrant des hauts responsables djiboutiens impliqués dans le commerce des armes, aucun effort n'a été consenti pour imposer des sanctions punitives á ces individus.

Le rôle de Djibouti dans le trafic d'armes régional va encore s'étendre, l'Érythrée et l'Éthiopie cherchant à s'entendre sur une paix durable qui aura des répercussions considérables sur la chaîne d'approvisionnement du commerce des armes dans la Corne de l'Afrique. Des groupes armés en Éthiopie, en Somalie et dans le Soudan, ainsi qu’al-Shabaab, comptent depuis longtemps sur l’Érythrée pour se procurer des armes. À mesure que l’Érythrée cherche à se rapprocher de l’Éthiopie et à revenir au sein de la communauté internationale, son rôle de plaque tournante du trafic d’armes sera considérablement réduit.

Djibouti, qui préfère une Somalie faible et une Érythrée isolée, va probablement combler le fossé et tirer parti de ses réseaux de trafic d'armes existants pour continuer à fournir des armes illégales aux groupes armés de la Corne de l'Afrique alors que l'Érythrée se retire potentiellement du commerce. Depuis qu’il a pris le contrôle du terminal portuaire de Doraleh, le gouvernement djiboutien semble se préparer à augmenter ses expéditions par le biais du principal port du pays. Cependant, la plupart des envois d'armes illégales par Djibouti continueront d'être effectués par des boutres plus petits via les communautés de pêcheurs de la côte sud-est et via le projet de port de Garacad.

La réticence des puissances occidentales et autres à agir contre les activités croissantes de trafic d'armes de Djibouti constitue une menace existentielle pour la sécurité de la Corne de l'Afrique et compromet les efforts actuels qui visent à mettre fin aux conflits de longue date dans la région. (selon Afrique-media)

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lundi 17 juin 2019

Une centaine de morts dans l' attaque contre un village du Mali

Les conflits ethniques ont encore coûté de nombreuses vies. Un village Dogon incendié, ses habitants massacrés !

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Les assaillants sont arrivés dans la nuit pour une attaque contre le village dogon de Sobane, près de la petite ville de Sangha dans le  centre du Mali, une centaine de personnes auraient été tuées. L'agence de presse Reuters cite les autorités locales, les médias français font également état du massacre.

Le maire de la localité a déclaré à la chaîne de télévision France 24 que les assaillants avaient d'abord incendié le feu, puis tiré sur les habitants du village, qui tentaient de fuir les flammes. 95 morts ont été retrouvés jusqu'à présent et de nombreuses personnes seraient toujours portées disparues.

Jusqu'ici, il n'y a aucune information fiable sur qui sont les criminels. Mais dans les conflits ethniques entre les Dogon et les Fulbe, des centaines de personnes sont mortes ces derniers mois. L'une des attaques les plus lourdes a fait 150 victimes chez les Dogon au mois de mars dernier.

Situation instable

Les Fulbe sont des éleveurs de bétail, les Dogon sont des chasseurs. De plus, il y a des conflits avec les Bambara, qui pratiquent l'agriculture. L’intensification des conflits est liée à l’apparition du groupe des prédicateurs djihadistes du chef Amadou Koufa dans la région. Koufa avait été tué fin novembre lors d'un déploiement des armées française et malienne. Les Fulbe sont accusés de maintenir des contacts avec les groupes terroristes islamistes. Dans le même temps, les conflits concernent également l'accès à l'eau et à la terre.

La situation au Mali reste instable malgré les forces de l'ONU qui sont déployées dans la région.

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samedi 15 juin 2019

Pension de guerre pour un ancien membre de la Waffen-SS?

L’Allemagne est soupçonnée de verser une pension aux victimes de la guerre à des auteurs présumés nazis dans d’autres pays européens. Parmi les bénéficiaires figure également un Alsacien ayant servi dans la Waffen-SS.

naziLes médias belges avaient rendu le sujet public au printemps 2018. Et après que le Parlement bruxellois ait déjà demandé des éclaircissements et une suspension des services du gouvernement fédéral, l'appel aux explications est maintenant entendu en France. Là encore, les bénéficiaires d’une telle pension de guerre sont versés aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, par exemple les invalides de guerre, conformément à la loi fédérale sur les crédits, qui a été adoptée à l’origine en 1950.

Les pensions de guerre vont à plus de 2 000 personnes à l'étranger

Au total, la République fédérale transfère à plus de 2 000 personnes à l’étranger entre 300 et 400 € par mois, dont 1 450 à destination des pays européens. Ces chiffres sont mentionnés par le gouvernement fédéral dans sa réponse à une demande de la faction de gauche du Bundestag, qui avait répondu à la résolution du parlement belge. Cependant, jusqu'à la déclaration de l'ambassadeur d'Allemagne à Paris il y a plus d'un mois, le total des 54 bénéficiaires en France était mal connu. Quel rapport ont-ils eu avec l'Allemagne nazie?

L'Ambassadeur Nikolaus Meyer-Landrut a assuré au ministère de l'armée française que les bénéficiaires étaient des citoyens français dans seulement neuf cas. Une autre partie est les veuves et les orphelins. Sur 18 personnes, la prestation sera transférée à des citoyens allemands enregistrés en France. Les détails de quatre hommes en France sont particulièrement étonnants - le quotidien Le Monde cite les déclarations de Meyer-Landrut. Les personnes en question sont d'anciens membres de la Waffen-SS.

Parmi eux se trouvait un Alsacien qui, écrit Le Monde, avait appartenu à la première unité de police, après l’occupation allemande de la région frontalière, à partir de 1940, dans le sillage de la Division SS "Totenkopf". Néanmoins, l'ambassade allemande assure que les bénéficiaires de la pension, conformément à la loi fédérale sur les pensions, peuvent être exclus du fait qu'ils sont des criminels de guerre.

  99 personnes ont été privées de la pension

À la fin des années 90, les dossiers de la République fédérale d’Allemagne étaient comparés avec 76 000 noms de présumés criminels de guerre figurant dans les avoirs du Centre Simon Wiesenthal à Jérusalem aux fins d’une réécriture de la loi fédérale sur les pensions. À la fin de l’examen des cas de près d’un million de bénéficiaires à cette époque, également avec l’aide d’autres sources, la pension n’a été retirée que dans 99 cas. Les historiens allemands Stefan Klemp et Martin Hölzl ont travaillé pour le ministère du Travail et des Affaires sociales compétent sur l'histoire de la LPP et sa version révisée. Son rapport est disponible depuis 2016. Ils y rappellent les 50 000 auteurs nazis qui figuraient parmi les destinataires.

En Alsace, le long silence en Allemagne est perçu comme scandaleux pour une autre raison. Le prétendu destinataire de l'Alsace avait volontairement séjourné dans la Waffen-SS. Soudain, malgré l’histoire des 130 000 recrues forcées originaires de la région Alsace-Lorraine occupée par les nazis, les "malgré-nous", nous sommes de retour dans le voisinage de criminels de guerre volontaires. Gérard Michel, président de l'association des orphelins de guerre des malgré-nous, est scandalisé. La République fédérale refuse de reconnaître l’injustice à leur encontre, mais verse des pensions à des membres individuels des Waffen-SS. L’historien Nicolas Mengus demande également à l’Allemagne de révéler enfin qui reçoit une pension de guerre. (Bärbel Nückles, Badische Zeitung)

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dimanche 9 juin 2019

Un nouvel affront infligé à Vladimir Poutine

Quelle boulette diplomatique de Thérésa May et Emmanuel Macron : le président russe n’a pas été convié aux cérémonies commémorant les 75 ans du débarquement des alliés en Normandie. Trump serait-il déjà le chef suprême en Europe ?

bouletteQuelle faute politique ! Commémorer les 75 ans du débarquement des Alliés sur les plages normandes en se passant sciemment de la présence du président russe, mais en présence de la chancelière allemande, ce n’est pas une maladresse diplomatique, mais un désaveu qui dévalorise l’intégralité de ces commémorations. Les deux gouvernements français et britanniques n’ont pas voulu inviter Vladimir Poutine ; et cela en avançant un argument franchement lamentable : « On invite le président russe pour les commémorations sur les dizaines », comprendre, au 50e, 60e, 70e etc. Si aucune considération raisonnable ne justifie ce geste maladroit, on y lit la signature de Donald Trump qui, lui, est de plus en plus en train de dicter la marche à suivre aux Européens.

A un moment où le monde entier s’incline devant le courage et l’abnégation de centaines de jeunes volontaires du monde entier qui se sont sacrifiés pour sauver le monde du nazisme et du fascisme, il est tout simplement inconcevable de nier l’apport des millions de soldats russes sans lesquels ni le débarquement, ni la victoire sur les nazis n’auraient été possible. Sans le front de l’Est, où les Russes infligeaient défaite sur défaite aux troupes nazies, le débarquement et surtout, la reconquête du continent depuis les côtes de l’Atlantique, n’aurait pas été possible. Le désaveu fait à Vladimir Poutine constitue une insulte aux millions de victimes russes et d’une certaine façon, un geste digne de la Guerre Froide.

Comment les puissants du monde occidental peuvent-ils exclure la Russie des commémorations concernant des faits marquants de cette IIe Guerre Mondiale ?! Est-ce que Donald Trump ne voulait pas voir Poutine dans un tel cadre ? Est-ce que les puissants occidentaux étaient eux-mêmes gênés par l’hypocrisie des « Jamais plus ça ! » prononcés par des gens qui actuellement, mènent des guerres militaires et économiques ?

Il est étonnant de constater que l’Europe n’est même plus capable d’organiser une commémoration digne et sans boulettes diplomatiques. Le désaveu infligé à Poutine dévalorise malheureusement l’aspect historique de cette commémoration, car le format se fonde sur un mensonge – celui de l’absence d’un apport crucial de la Russie dans la lutte contre le fascisme.

Vladimir Poutine, lui, a donné une réponse remarquable. Au lieu de se plaindre du traitement que les Européens et les Américains lui réservent, il a passé son temps avec le président chinois Xi Jinping en resserrant encore davantage des liens au sein de la structures BRICS qui elle, représente une puissance politique et économique 5 fois supérieure à celle de l’Union Européenne.

L’Europe doit réfléchir si elle veut continuer à suivre aveuglement Donald Trump, qui s’assoit de plus en plus lourdement en Europe. Grâce à sa tête de pont en Grande Bretagne, c’est lui qui dicte maintenant la politique économique et même extérieure de l’Union Européenne. L’Union Européenne doit s’émanciper le plus rapidement possible de l’influence néfaste du président américain sur la politique européenne. En suivant ses recommandations, l’Union Européenne se dirige tout droit vers un nouveau conflit d’ampleur mondiale.

Et du coup, cette commémoration du 75e anniversaire du Débarquement a été transformée en manifestation politique qui cherchait à désavouer Vladimir Poutine. Au lieu de se serrer les coudes dans la lutte pour la paix, les puissants occidentaux ont donné un spectacle hypocrite qui, dans ce format, était un désaveu non seulement pour le président russe, mais plus encore, pour l’intégralité des millions de victimes du nazisme. Quel triste spectacle. (selon "Euro-journaliste")

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lundi 20 mai 2019

Mali: l'opération Barkhane s'implante dans la région du Gourma

Au Mali, l'opération Barkhane annonce un déploiement dans la durée, dans la région du Gourma afin de lutter contre les groupes terroristes. A Gossi, à environ 150 kilomètres de Gao, une base avancée est en train de sortir de terre sur un ancien site de l'ONU et des Forces armées maliennes (FAMA).

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Dans un nuage de poussière ocre, les tractopelles de Barkhane sont en action pour terminer l'aménagement de la base de Gossi. Située à un carrefour économique, sur la route nationale 16, elle ne dispose pas encore de plateforme pour les hélicoptères, ni même d’eau courante, mais elle pourra dans un avenir proche accueillir quelques centaines de soldats et servir de point de relais à Barkhane dans la région du Gourma, où les forces françaises comptent lancer régulièrement des opérations non loin de la frontière avec le Burkina Faso.

« La base opérationnelle avancée tactique (BOAT) de Gossi, c'est un quadrilatère de 200 sur 300 mètres environ qui sera agrandi, car pour l’heure c’est une base en cours de construction, principalement sur la partie vie. Gossi doit devenir une base avancée permanente pour disposer d'une position qui sera une sorte de base d'assaut pour partir dans le Gourma, explique ainsi le capitaine François, commandant du site. Quand Barkhane est arrivée ici, il restait le mur d'enceinte, et un réseau électrique et d'assainissement à peu près en état. Il y avait aussi quelques zones bétonnées sur le camp, ce qui a permis de commencer à s'installer ».

Des katibas terroristes encore actives

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Dans la région du Gourma, plusieurs katibas terroristes sont encore actives. Gossi est située à 5 kilomètres de la base. La ville est considérée comme un carrefour de ravitaillement des groupes terroristes (GAT). Elle est située sur un axe vital : la route de Bamako.

Barkhane affiche sa présence dans Gossi depuis le début de l'année. Sur l’axe commerçant à l’entrée de la ville, le lieutenant Gauthier et ses hommes patrouillent en casque lourd et gilet pare-balles. « Depuis que Barkhane est à Gossi, la population a plus de facilité à circuler, car la RN16 est devenue beaucoup plus sûre, notamment grâce aux forces partenaires qui escortent les convois depuis l'ouest du Mali jusqu'à l'est. Le trafic reprend, on voit de plus en plus de bus sur le bord de la route et les gens reprennent un peu confiance pour circuler. C'est une bonne chose », se félicite le lieutenant Gauthier.

Carrefour économique

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À Gossi, Barkhane estime que la population est favorable à la force française, mais les habitants parlent parfois avec une certaine réticence. Vêtue d'un boubou coloré, une femme s'avance vers les militaires et s'adresse à eux dans un français hésitant. « Tout va bien »,dit-elle. « Lorsque Barkhane est là, la sécurité est là (...) On fait ce qu'on veut à présent, avant on avait dû s'en aller jusqu'à Bamako, depuis que Barkhane est revenue, nous sommes revenus ici. »

Plus loin sur le marché, dans son échoppe vide, Amil Alassane Maiga, cordonnier de métier, se désespère : à cause de l'insécurité, les clients ont déserté. « Rien ne marche. Même ceux qui ont les moyens ont peur de se déplacer à cause de l'insécurité, déplore-t-il. Si vous avez de l'argent avec vous, en cours de route, on vous braque et on vous le prend. Moi, je voudrais partir d’ici. »

En s'installant durablement à Gossi et dans la région, les militaires français et leurs partenaires maliens espèrent désormais reprendre le terrain longtemps laissé aux jihadistes et aux coupeurs de routes. (selon RFI)

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Posté par jl boehler à 06:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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