mercredi 6 novembre 2019

Grand Est : vers la fin du diesel en ville ?

En voulant interdire l’ensemble de sa commune à tout véhicule diesel à l’horizon 2025, la Ville de Strasbourg fait le buzz.

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Elle suscite l’admiration des écolos et l’incompréhension de bon nombre d’automobilistes. La décision de la Ville de Strasbourg d’interdire sa commune à tout véhicule diesel à l’horizon 2025 fait le buzz. «Depuis le début des années 1990, notre politique consiste à réduire la pénétration automobile. Malgré tous nos efforts, nous sommes toujours au-delà de certains seuils et confrontés à des pics de pollution. Il nous faut donc aller plus loin, plus fort et plus vite», se justifie Roland Ries, le maire PS de Strasbourg. Au point même de griller la politesse aux 32 autres communes de l’Eurométropole de Strasbourg, qui ne le suivront qu’en 2030.

Déjà pratiquée depuis septembre 2018 pour les livraisons dans le centre historique, cette interdiction se fera de manière progressive. Sur la base des vignettes Crit’Air apposées sur chaque véhicule. Ces vignettes colorées classent depuis le 1er janvier 2016 les véhicules de 0 à 5 suivant leurs émissions polluantes, leur type de motorisation et leur date de mise en circulation. Les véhicules qui n’en sont pas dotés seront interdits de séjour dès le 1er janvier 2021. Suivront les Crit’Air 5 en 2022, les Crit’Air 4 en 2023, les Crit’Air 3 en 2024 et les Crit’Air 2, soit tous les véhicules diesels, en 2025.

«Un impératif de santé publique»

Un calendrier «ambitieux» reconnaît l’élu, dont l’application n’ira pas sans mal. Regrettant que rien ne se passe au niveau national, il considère être dans son rôle. Mais il ouvre le bouclier : «Cela va poser des problèmes aux commerçants, aux logisticiens, aux particuliers. Mais c’est un impératif de santé publique. Les diesels sont dangereux et tout délai supplémentaire serait nuisible. On a attendu trop longtemps.»

Car la France est à la traîne en matière de mise en place de zones à faibles émissions (ZFE). Il en existe 231, dans 13 pays différents d’Europe. La Suède a ouvert le bal en 1996. Le gouvernement a engagé le mouvement en 2018 et noué un partenariat avec 15 agglomérations, dont le Grand Reims et l’Eurométropole de Strasbourg, pour tendre vers ces ZFE. Quatre supplémentaires, dont le Grand Nancy, se sont ensuite engagées à réaliser des études et à tenter des expérimentations. Mais elles savent l’affaire particulièrement explosive.

Pas de compensations

Yves Carra, le porte-parole de l’Automobile Club Association, dénonce ainsi «la rapidité et la brutalité» de la décision strasbourgeoise qu’il qualifie de «dogmatique» : «Ce n’est pas le rôle d’une municipalité. Mais à l’approche des municipales, tout le monde s’habille de vert. Elle ne se rend pas compte du désarroi dans lequel elle va plonger des familles qui ont besoin du véhicule pour aller travailler. La casse sociale sera immense!» Arguant une «qualité de l’air en amélioration depuis dix ans et des voitures qui n’ont jamais aussi peu pollué», il réclame à la Ville le rachat des diesels interdits ou une prime à la conversion.

Ce n’est pas dans les plans de Roland Ries : «La collectivité locale n’a pas à prendre cela en charge. Et c’est en contradiction avec notre philosophie. Notre réponse sera plutôt d’augmenter l’offre de transport public et de développer les déplacements à vélo, en covoiturage ou en autopartage.» Des alternatives qui devront être sacrément performantes pour faire passer la pilule. ("Républicain Lorrain"/Philippe Marque)

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mercredi 30 octobre 2019

A la comcom de Villé, on parle de bornes

En ce mois d'octobre, grande réunion du conseil communautaire de la vallée de Villé. Avec des histoires de bornes : d'abord celles que dépassent  la délégation du bourg-centre, avec seulement 50% de présence de ses délégués. Les éternels absents : la conseillère départementale et le spécialiste de l'urbanisme ! A l'heure où le conseil municipal de cette commune obtient un cinquième siège de délégué à partir de 2020, ça ne fait pas très sérieux.

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La deuxième affaire de bornes concerne pourtant directement Villé qui réclamait... une borne de réparations de vélos, place de la gare, et qui l'a obtenue. Si les délégués avaient été au complet, peut-être en obtenaient-ils deux ? 

Une telle borne existe déjà à hauteur de la comcom, route de Bassemberg ... à un endroit où ne passe aucune piste cyclable. Belle logique ! Mais enfin, c'est mieux que rien, admettons. Et place de la gare de Villé, où il n'arrive plus ni trains ni pistes cyclables, ce n'est pas plus illogique.

  • Extrait du PV de la réunion plénière de la comcom :

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mardi 29 octobre 2019

Initiative citoyenne : "Elztalbahn jetzt"

Une association de citoyens, de militants politiques locaux et d'élus

elzachInitiative citoyenne "Elztalbahn maintenant" : il s'agit d'une association de citoyens, de militants politiques locaux et d'élus (conseils locaux, conseils locaux et conseils de district à Emmendingen) de toutes les communautés des districts d'Elz et de Simonswäldertals. 

L'initiative a été lancée en 2017 après avoir appris que le développement du chemin de fer de la vallée de l'Elz et son électrification pourraient être compromis par un grand nombre d'objections à la planification. En plus des actions politiques, elle a également organisé plusieurs événements publics, tels qu'une grande manifestation "Pro Elztalbahn" le 21 juillet 2018 à Elzach. 

Ce n'est pas demain la veille où les villois rejoindront dans le dynamisme militant leurs jumelés d'Elzach.

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mercredi 16 octobre 2019

Taxi'Val est de retour !

6 semaines d'arrêt pour une négociation de bout de chandelle

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Et voilà ! 6 semaines d'interruption (et de soi-disantes négociations entre la comcom et la société Transarc) d'un service public pour une augmentation de 0,20 € ! c'était bien la peine ! Les utilisateurs habituels apprécieront !

Si le site internet de la comcom annonce le retour de Taxi'Val, il ne figure pas un mot de la relance de ce service dans le "comcom.info n° 37 d'octobre 2019" distribué à Villé le 15 octobre ! On se demande si nos élus tiennent vraiment à ce service lorsqu'on sait que ce sont nos seniors, premiers clients de Taxi'Val, qui très souvent ne se servent pas de l'outil informatique.

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Transport à la demande TAXI’VAL

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jeudi 3 octobre 2019

Sécurité routière au Burkina-Faso

 Destruction des ralentisseurs sauvages

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Le ministère des Transports du Burkina-Faso a lancé le 27 septembre 2019 à Ouagadougou un plan de démolition des ralentisseurs hors normes et de construction de bandes rugueuses. Les ralentisseurs sauvages, installés par les riverains, sont une pratique courante et dangereuse dans toute l'Afrique. Ouvrages aménagés sur la chaussée pour contraindre physiquement le conducteur à réduire sa vitesse, les ralentisseurs, appelés par le commun des Burkinabè « gendarmes couchés », sont souvent érigés en violation des normes de conception et de construction prévues par les textes en vigueur. Cette situation entrave la fluidité du trafic routier et provoque de nombreux accidents mortels, l’amortissement précoce des véhicules et l’augmentation des temps de trajet.

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L'opération va aussi permettre d’installer des panneaux de limitation de vitesse et des radars fixes interconnectés à des postes de surveillance. En plus, des équipes de contrôle de la vitesse seront déployées sur les axes afin de réprimer les contrevenants. 1 061 ralentisseurs hors-normes ont été identifiés sur l’ensemble des routes bitumées du pays, dont 125 sur les routes nationales RN1 et RN7. En 2018, les routes nationales N°1 et N°7 ont enregistré 188 accidents qui ont fait 261 personnes blessées et 47 tuées.  Le lancement de ces travaux a aussi été l’occasion pour le gouvernement d’interpeller une fois de plus les conducteurs et les usagers de la route au respect du code de la route, afin de permettre au Burkina de retrouver ses lettres de noblesse en matière de sécurité routière. 

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dimanche 1 septembre 2019

Taxival : vers des licenciements ?

Le 28 août, la presse annonçait la suspension de ce service de transports à la carte dans la vallée de Villé. Voir aussi le message du même jour : Taxival suspendu : de qui se moque-t-on ?

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Et déjà des usagers de ce service se plaignent de ne pas savoir comment se déplacer à partir du 1er septembre ! Et des salariés de l'entreprise gestionnaire de ce service craignent pour leur emploi. Le bruit de 1, 2 ou même 3 emplois menacés court !

Et pourtant lundi, 26 août, cette société du val de Villé faisait paraître l'annonce suivante :

Embauche conducteur / conductrice de navette de moins de 9 personnes (H/F)

La société Transarc Bastien spécialisée dans le transport scolaire et extrascolaire recrute un(e) conducteur / conductrice de transports scolaires en microbus (VL) : Sur les secteurs de Triembach-Au-Val, Villé. CDI à temps partiel (environ 15h par semaine) idéal pour un complément d'activité ou de retraite, à pourvoir en septembre 2019 Titulaire Permis B depuis plus de 10 ans.

Principales missions : - Maitriser réglementation du transport de personnes. - Préparer le véhicule, repérer le parcours, et prévoir les aléas. - Vérifier les titres de transport. - Contrôler l'état de fonctionnement du véhicule. Savoir être : - Sens relationnel, contact - Sens des responsabilités - Ponctualité. Possibilité d'évolution au sein de la société (passage permis D,...) Salaire x 13 mois + primes.

On croit rêver !

Elus responsables (représentants du canton de Mutzig/Villé au conseil départemental : Bierry, Mozziconacci, communauté des communes : Riebel, président, Frantz, président de la commission transports), allez-vous enfin prendre le taureau par les cornes, régler ce problème qui touche toute la vallée de Villé et veiller à la défense du service public un peu trop souvent démantelé dans la ruralité ? Quant à l'emploi, je ne vous ai jamais vu le défendre.

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jeudi 29 août 2019

RN 59 : vessies ou lanternes ?

Le contournement de Châtenois ? non, pas encore.

vieux_cheminLes medias (journaux locaux, régionaux, mais aussi France Bleu Alsace) ont mis l'accent sur le début de travaux sur la RN 59. Oui, mais ne nous y trompons pas. Il ne s'agit en rien du lancement des travaux de la nouvelle route du contournement de Châtenois ou d'un nouveau tronçon Lièpvre - Val de Villé, tel qu'il a été décrit dès 1999 à l'élaboration du Contrat de Plan Etat - Région 2000 - 2006, ni même de la partie reprise dans le Contrat de Projet Etat - Région 2014 - 2020.

La 2x2 voies annoncée ne couvre que les quelques hectomètres de la route existante entre la sortie d'autoroute A-35 et la RN 59 existante ! Le tunnel du vieux chemin de Châtenois ne sera en fait qu'un "passage souterrain" permettant d'aller de Châtenois à l'hôpital de Sélestat (à pied, à bicyclette, en voiture et, pourquoi pas à cheval ?).

Quant au giratoire prévu à La Vancelle, il ne servira qu'à permettre l'accès à la ZI interdépartementale du Danielsrain, toujours vide d'industries mais pleine des gravats du tunnel Maurice Lemaire. Et ce n'est pas ce giratoire, qui ne figure d'ailleurs pas dans les plans de la DUP (déclaration d'utilité publique), qui augure de la création d'une nouvelle route menant du contournement de Châtenois au giratoire de Lièpvre. Nouvelle route qui n'est d'ailleurs plus évoquée dans le Contrat de Projet 2014 - 2020.

Quant au contournement de Châtenois, les dernières enquêtes (parcellaire et environnementale) ont laissé à désirer. Parcellaire : tous les terrains pour l'aménagement de la route n'ont encore toujours pas été achetés (problème de longueur de procédure d'acquisition de "biens sans maîtres"). Enquête environnementale : on n'en connaît toujours pas les conclusions ?

Et ce contournement, annoncé successivement pour être opérationnel en 2002, 2003, 2006, 2007, 2016, 2017, 2018, 2019, qui y croit encore pour fin 2023, alors que le montant annoncé de 60 M€, dont on ne sait trop à quoi il correspond, ne semble de loin pas suffisant pour l'intégralité des travaux du contournement à 2x2 voies tel qu'il est inscrit au contrat de projet 2014 - 2020. 

Les annonces des pouvoirs publics à travers les medias ne trompent plus personne.

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mercredi 28 août 2019

Taxival suspendu : de qui se moque-t-on ?

"Le transport à la demande est temporairement suspendu par la communauté de communes de Villé à compter du 1er septembre. Le service devrait reprendre début octobre. L’intercommunalité ne s’est pas entendue sur les tarifs proposés par le prestataire. Une nouvelle négociation a été engagée. La commission technique doit valider le coût et les modalités." annonce la presse locale ! Evidemment, le président de la comcom, et son vice-président aux transports le maire de Villé, ne vont pas diffuser un "spécial comcom'info" pour une si triste nouvelle qui ne leur fait pas honneur !

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Car, que démontre une fois de plus cette affaire ? que notre vallée est malade de ses transports collectifs, bien sûr ! mais aussi, qu'au niveau de la responsabilité des élus ça ne vole pas bien haut, et que par les temps qui courent les uns pensent à leur réélection, les autres ont déjà entamé leur retraite. Et tous les autres dossiers n'avancent plus ! Voyez l'édifiante affaire des pistes cyclables : 

Mais ont-ils pensé aux personnes sans moyen de locomotion, sans permis de conduire, sans personne dans la  famille pour les conduire, et ce sont souvent nos seniors et même nos handicapés ! Et ces élus ont-ils réfléchi aux efforts faits par leurs prédécesseurs pour obtenir cette qualité de service ?

Alors, se réfugier derrière des négociations non abouties est-ce bien sérieux ? surtout si les échéances étaient connues ? Et on va vous répondre que la suspension ne durera qu'un mois ! Qu'en savent-ils sur l'avancée des négociations dans un mois, surtout avec une société de transports qui a ses origines du côté de Lons-le-Saunier et son siège social à Dijon, et qui n'en a que faire des habitants du Val de Villé ? et que tout ce qui l'intéresse c'est d'obtenir à terme des avantages dans le développement des "bus Macron" et de rêver aux bénéfices d'une grande ligne Fribourg - Colmar - Sélestat - Saint-Dié - Nancy ... et terminus à Paris ?

La vallée a une population vieillissante et se vide. L'économie régresse. Ce ne sont pas de telles négligences, de la part de responsables qui ignorent jusqu'aux politiques de la ruralité, qui vont permettre d'y renverser la vapeur. 

taxival

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mardi 2 juillet 2019

"Grenelle des mobilités" à Saint-Dié : rien pour la RN 59 !

La ligne ferroviaire Epinal – Saint-Dié,  et ... c'est tout

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Le service ferroviaire sur la ligne Epinal – Saint-Dié-des-Vosges est suspendu depuis le 22 décembre dernier. Une suspension due à la vétusté des infrastructures, notamment le tunnel de Vanémont. Mais à compter du début de l’année 2022, les trains TER effectueront à nouveau les 48 kilomètres de rails entre la Préfecture des Vosges et la ville centre de la Déodatie, en 53 minutes et avec un seul et unique arrêt à Bruyères.

Car c’est ce lundi 1er juillet, que la convention de financement actant la réouverture de la ligne ferroviaire Epinal – Saint-Dié-des-Vosges a été signée au Grand Salon de l’Hôtel de Ville déodatien, en présence de nombreux élus de la Ville, du Département et de la Région, du préfet Pierre Ory, de la sous-préfète Sylvie Siffermann et de membres du collectif d’associations « Vigilance Ferroviaire Sud-Lorrain ». Etaient présents parmi les élus le maire et vice-président du Conseil Régional délégué aux Transports David Valence, le député Gérard Cherpion, le sénateur Daniel Gremillet et le maire d’Epinal Michel Heinrich.

Une convention paraphée par la ministre des Transports Elisabeth Borne, le président de la Région Grand Est Jean Rottner et Patrick Jeantet, directeur national de SNCF Réseau, qui intervient un peu plus d’un an après l’annonce du président Emmanuel Macron, lors de sa venue à Saint-Dié-des-Vosges le 18 avril 2018, que la ligne vosgienne ne resterait pas fermée.

Concrètement, SNCF Réseau réalisera les travaux de régénération de la ligne, dont le montant global est estimé à 21 millions d’euros. Un investissement financé à hauteur de 40% par l’Etat, les 60% restants étant financés par la Région Grand Est. Ce qui représente des sommes de respectivement 8,4 millions et 12,6 millions d’euros. Le tout en sachant que c’est la Région qui sera chargée des modalités d’exploitation de la ligne. Ce qui, entre autres, implique une ouverture à la concurrence, comme ce sera également le cas sur les lignes Epinal – Strasbourg et Sélestat – Strasbourg. Cette triple ouverture à la concurrence sera par ailleurs une opération pilote à l’échelle nationale.

Le rail, OK ! et la route ?

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Le rail pour désenclaver les Vosges et notamment la Déodatie vers l'Alsace, Strasbourg et l'Alsace-Centrale, il y a longtemps que personne n'y croit plus. L'axe à terminer est l'axe est-ouest et celui-là ne peut être que routier. Il n'y a d'ailleurs plus de rails dans le tunnel Maurice Lemaire depuis 1976 ! Il est donc étonnant qu'une ministre des transports puisse ignorer, y compris dans son discours, la vocation et les travaux indispensables de la RN 59 ! Où est la vue globale de cette élue ? Plus étonnant encore, même le président de la Région du grand-Est, Jean Rottner, représentant du Haut-Rhin et de l'Alsace, n'a pas trouvé très  utile de développer la notion d'axe économique est-ouest à travers son territoire.

A moins que les financements du contrat de projet Etat - Région 2014 - 2020, en matière de transports, prévus pour la RN 59 et le contournement de Châtenois, ne soient détournés vers la ligne ferroviaire Epinal - Saint-Dié. Un peu comme ceux du contrat de Plan 2000 - 2006 qui ont été détournés vers le contournement de Mertzwiller, puis vers le tunnel de Schirmeck. Un grand merci à ces élus régionaux qui trahissent les intérêts de leur province. La solidarité Vosges - Centre-Alsace ne joue pas encore assez, il ne faut pas s'attendre à ce que les élus lorrains seuls défendent la RN 59 versant alsacien, quand bien même elle désenclaverait le bassin économique de St-Dié.

Quant à la ministre des transports, qui avait tendu la perche aux élus en appelant cette journée "le Grenelle des mobilités", elle est repartie vers Vittel dès l'après-midi. Avec cette canicule, il fallait bien qu'elle trouve un endroit de fraîcheur.

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  • Et pour être complet, voici le discours intégral de la ministre qui ne parle guère de la RN 59 et de l'axe économique est-ouest qui traverse tout le Grand Est : Grenelle_des_mobilit_s

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samedi 8 juin 2019

TGV : nouvelles liaisons vers le sud

La SNCF et la Région Grand Est ont conclu un accord afin d’améliorer la desserte de plusieurs grandes métropoles comme Marseille, Nice et Montpellier depuis l’Est, dès 2020.

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Prendre le TGV pour relier plusieurs villes du sud de la France (Marseille, Nice et Montpellier) devrait être plus simple à partir de 2020 depuis la Lorraine et l’Alsace. La Région Grand Est annonce de nouveaux trajets pour ce secteur du pays, plutôt mal desservi depuis l’Est.

• Ainsi, le TGV qui desservait Metz vers le Sud va faire son grand retour. La suppression le 9 décembre du direct Metz-Nice ralliant la Côté d’Azur avait provoqué la colère des usagers. Rétabli, il passera désormais par l’Alsace et non plus par Nancy. Autre retour : un troisième train quotidien vers Marseille , qui passera par Metz également.

Mais aussi :
• retour d’un TGV matinal vers le sud, à partir de Metz (6h), Strasbourg (7h) et Mulhouse (8h);
• création d’un aller-retour en TGV entre Nancy et Nice, via Strasbourg ;
• retour d’un 3e aller-retour vers Marseille, pour Strasbourg, Metz et Mulhouse;
• retour d’un aller-retour Luxembourg-Marseille ;
• accroissement de l ’offre vers Montpellier pour Mulhouse (2 allers-retours contre 1,5 en 2019 et 1 en 2018);
• Maintien de l’expérimentation Nancy-Lyon via LGV (Marne-la-Vallée) avec un temps de parcours de 3h40, et une modification horaire dans le sens Nancy vers Lyon.
Selon la Région Grand Est, ces annonces s’entendent avec un « maintien des tarifs TGV à l’identique ».

Selon Jean Rottner, président du conseil régional Est, la SNCF n’a pas souhaité rétablir de trajets directs entre le Grand Est et la métropole lyonnaise. D’importants travaux sont toujours en cours à la gare de Lyon-Part Dieu, ce qui implique que les TGV passent par Marne-la-Vallée en région parisienne. Pour 2020, la SNCF maintiendra cette «expérimentation» et promet un temps de parcours de 3h40 contre 4h en direct.
Pour le président de la Région « si ces décisions vont dans le bon sens, les négociations doivent désormais se poursuivre pour pérenniser les deux allers-retours quotidiens du TER Fluo Grand Est entre Nancy et Dijon ». (selon "le quodidien luxembourgeois") 

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