jeudi 22 avril 2021

Brexit : le Luxembourg a attiré 93 sociétés financières

Selon une étude, 10% des actifs des banques au Royaume-Uni ont été déplacés vers l’UE en raison du Brexit.

luxembourg

 Les banques installées au Royaume-Uni ont décidé de déplacer 900 milliards de livres d’actifs vers l’UE en raison du Brexit, soit 10% de leur ensemble, et la City devrait continuer de souffrir, prévient vendredi le centre de recherche New Financial. «Nous pensons que c’est une sous-estimation. Nous sommes seulement à la fin de la première phase du Brexit», souligne-t-il dans son étude. «L’impact final devait être plus important, ce qui va réduire les rentrées fiscales au Royaume-Uni, l’influence en matière de réglementation et au bout du compte avoir des conséquences sur les emplois», ajoute le centre de recherche britannique. À ces 900 milliards de livres, s’ajoutent 100 milliards déplacés par les assureurs et les gérants d’actifs.

La sortie du marché effective unique le 1er janvier a mis fin au passeport financier qui permettait aux entreprises financières implantées au Royaume-Uni de proposer leur service dans l’UE. Londres et Bruxelles ont négocié un accord de libre-échange pour les biens, mais la finance doit se contenter pour l’heure d’une coopération a minima sur les questions réglementaires. Au total, 440 sociétés financières ont délocalisé une partie de leurs activités, déplacé des emplois ou établi des nouvelles entités dans l’UE. Il s’agit d’un chiffre bien plus élevé que l’estimation de mars 2019 quand New Financial avait identifié 269 entreprises concernées par le Brexit. L’étude montre que Dublin est le principal gagnant, puisque 135 sociétés ont choisi la capitale irlandaise, devant Paris (102), Luxembourg (93), Francfort (62) et Amsterdam (48). Mais sur le plus long terme, New Financial estime que Francfort sortira gagnant pour la taille des actifs déplacés, et Paris pour les emplois.

7 400 emplois créés dans l’UE

Certains groupes financiers ont pu en outre délocaliser des activités dans plusieurs villes. Dublin attire beaucoup de gérants d’actifs, les banques vont plus vers Francfort, et Amsterdam séduit les plateformes boursières et les courtiers. New Financial estime par ailleurs que le Brexit a entraîné à ce jour la création de 7 400 emplois dans l’UE, soit en raison de délocalisations du Royaume-Uni ou grâce à des embauches pour renforcer les équipes. Ces emplois sont l’œuvre que d’un très faible nombre d’entreprises, et comme dans le cas des actifs, le montant total devrait augmenter dans les prochaines années. L’étude note que l’enjeu n’est pas tant les déplacements d’emplois, que les créations de postes dans l’UE, qui auraient pu, sans le Brexit, être annoncées au Royaume-Uni.

Enfin, New Financial estime que, si la City perd de son rayonnement, Londres restera le premier centre financier européen pour quelque temps encore, les entreprises souhaitant maintenir autant d’activités qu’elles le peuvent dans la capitale britannique. Pour bâtir son rapport, le centre de recherche a travaillé à partir de communiqués officiels, d’informations de presse, d’études ou encore de documents gouvernementaux. (selon "Le Quotidien du Luxembourg")

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mardi 6 avril 2021

La Lituanie, une Europe méconnue

Entrée dans l’Union Européenne en 2004, la Lituanie est un des plus récents visages de la coopération européenne. Avec plus de 2 millions d’habitants, cette ancienne république soviétique de la Baltique est aujourd’hui un membre important de l’Union Européenne et un allié fidèle des États-Unis et des Européens au sein de l’OTAN. Portrait d’un pays à la croisée de deux mondes.

lituanieRetour à la démocratie – En 1992, la Lituanie adoptait par référendum une constitution instaurant une démocratie parlementaire. En 1995, la Lituanie déposait sa candidature à l’Union européenne, et à la suite du référendum des 10 et 11 mars 2003, 90% de suffrages lituaniens furent favorables à l’adhésion. C’est au 1er mai 2004 que la Lituanie devenait un État membre de l’Union européenne, ainsi que neuf autres États. Enfin, la Lituanie rejoignait la zone euro le 1er janvier 2015.

30e anniversaire de la résistance lituanienne – La Lituanie célèbre cette année le 30e anniversaire de la répression militaire soviétique contre les mouvements d’indépendance du pays. Le 11 janvier 1991, les chars soviétiques entraient en Lituanie afin d’empêcher que le pays affirme son indépendance, proclamée en mars 1990. Les troupes soviétiques prirent alors le contrôle de plusieurs bâtiments publics à Vilnius, la capitale, et un assaut fut mené contre la tour de communication audiovisuelle. On compta alors 14 morts et 50 000 Lituaniens se mobilisèrent contre la soldatesque, déclenchant une manifestation de masse dans la capitale.

Quant aux troupes soviétiques, elles quittèrent le pays le 13 janvier 1991 et l’URSS tomba le 26 décembre 1991. En souvenir de ces journées sanglantes, le myosotis (en grec : « Ne m‘oublie pas ») devint le symbole de la résistance aux troupes soviétiques. En 2019, un procès-fleuve, qui dura 10 ans, condamna pour crime contre l’humanité par contumace, une soixantaine de hauts responsables soviétiques impliqués dans la répression des journées sanglantes de janvier 1991.

Le voisin russe – Depuis son indépendance, la Lituanie poursuit une politique de méfiance par rapport à la Russie, ainsi qu’avec la Biélorussie, alliée militaire de la Russie. Ainsi, elle a fait construire une clôture longue de près de 50 kilomètres entre l’Union européenne et la Russie. Il n’est pas rare que la Lituanie, comme les deux autres États baltes, la Lettonie et l’Estonie, prenne régulièrement position contre la Russie au sein du Conseil de l’Europe. (selon "Eurojournalist")

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mardi 26 janvier 2021

Il y a 40 ans, "Solidarnosc"

Les images d’un mouvement qui ranima l’idéal socialiste et humaniste

solidarnosc3L’histoire politique du mouvement a déjà été souvent écrite, mais celle de « l’union fraternelle » selon l’expression de Karol Modzelewski, historien médiéviste, homme de gauche et figure majeure de l’opposition politique au régime communiste et de la mobilisation collective reste lacunaire. Or ce sont précisément ces facettes de Solidarność qui intéressent notre présent en crise. Elles ont été révolutionnaires, à l’échelle de l’individu et du collectif, et ont été oubliées, car recouvertes par le tournant libéral et les discordes de l’après-1989.

solidarnoscSolidarność s’inscrit dans l’histoire des luttes ouvrières et syndicales du XXe siècle ainsi que dans celle des combats d’indépendance nationale au sein du bloc soviétique. L’événement prend donc place dans une histoire européenne et interroge les multiples processus de sortie du communisme. Son nom a d’abord désigné un mouvement de protestation sociale qui aspirait à créer un syndicat professionnel libre, autonome vis-à-vis du Parti et de l’État. Cette revendication se formula le plus clairement à Gdańsk, lors des grandes grèves d’occupation d’août 1980. Au droit de grève et aux libertés syndicales s’ajoutèrent 21 postulats qui devaient cristalliser les aspirations de la population, au-delà du chantier naval de la côte Baltique et de la classe ouvrière, ralliant à elle intellectuels, étudiants et paysans, et obligeant le pouvoir à négocier. Légalisé le 10 novembre 1980, le nouveau syndicat Solidarność compta 10 millions de membres et des millions de sympathisants, en Pologne et à l’Ouest. Même s’il ne pouvait être officiellement un mouvement politique, puisqu’il n’en avait pas les structures, il en partageait les aspirations et les actions, regroupant l’ensemble des forces d’opposition au pouvoir communiste, menaçant le régime par la puissance de son contre-pouvoir, sans pour autant pouvoir agir sur une situation économique désastreuse.

solidarnosc2Après dix-huit mois de fonctionnement légal, la loi martiale du 13 décembre 1981 mise en place par le général Jaruzelski obligea ses militants les plus actifs, ceux qui ne furent pas arrêtés, à choisir la voie de la clandestinité. Interdit d’existence, Solidarność devint alors une société parallèle, qui publiait, informait, et continuait à essayer de mobiliser les esprits, à défendre les militants internés et à soutenir leurs familles. En 1985, son histoire croisa celle de la politique de libéralisation et de transparence menée en URSS par Mikhaïl Gorbatchev, qui aboutit, après les concertations polonaises de la Table ronde, aux premières élections libres du bloc de l’Est en juin 1989 et à la victoire politique de Solidarność.

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vendredi 22 janvier 2021

Prix des Droits de l’Homme Václav Havel 2021

L'appel aux candidatures pour ce prix prestigieux vient d'être lancé et Eurojournalist(e) proposera d'honorer le lanceur d'alerte Julian Assange.

vaclav_havelL’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), en partenariat avec la Bibliothèque Vaclav Havel et la Fondation Charte 77 a lancé son appel à candidatures pour le Prix des Droits de l’Homme Václav Havel 2021.

Ce Prix, créé en 2013, vise à récompenser des actions exceptionnelles de la société civile dans la défense des droits de l’homme en Europe et au-delà du continent. Les candidat·e·s doivent avoir apporté une amélioration à la situation des droits de l’homme d’un groupe donné, contribué à révéler des violations structurelles à grande échelle de certains droits, ou mobilisé avec succès l’opinion publique ou la communauté internationale sur une cause particulière. La date limite de soumission des candidatures est fixée au 30 avril 2021.

Les candidatures doivent être transmises à l’Assemblée parlementaire par voie électronique à l’adresse suivante : hrprize.pace@coe.int. Elles doivent avoir obtenu au moins cinq parrainages et être soumises en anglais ou en français.

Le Prix, qui sera décerné en septembre 2021 à Strasbourg, consiste en une somme de 60 000 €, un trophée et un diplôme.

Depuis 2013, il a été attribué successivement à Ales Bialiatski (Bélarus), Anar Mammadli (Azerbaïdjan), Ludmilla Alexeeva (Fédération de Russie), Nadia Murad (Irak), Murat Arslan (Turquie), Oyub Titiev (Fédération de Russie) et conjointement à Ilham Tohti (Chine) et à l’Initiative des jeunes pour les droits de l’homme.

Evidemment, ce ne sont pas les candidats et candidates qui manqueraient – à une époque marquée par de multiples crises, il y a, heureusement, aussi des forces de résilience qui combattent l’évolution actuelle. Eurojournalist(e) cherche maintenant à obtenir 5 parrainages pour soumettre la proposition de décerner ce prix prestigieux à Julian Assange, le lanceur d’alerte toujours en détention en Grande Bretagne. L’Union Européenne, malgré de belles paroles, n’a rien fait pour sauver celui qui a rendu public les crimes de guerre de l’armée américaine.

Nous allons vous tenir au courant du dossier ici-même, au fur et à mesure où on obtiendra les parrainages nécessaires pour soumettre la proposition de décerner le Prix Vaclav Havel à Julian Assange! (selon Eurojournalist)

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samedi 16 janvier 2021

Vaccin Covid-19

Non, le vaccin Covid-19 n’a pas pour effet secondaire le grossissement du pénis

vaccinA peine lancée, la campagne de vaccination contre la Covid19 doit faire face à des rumeurs et fausses informations en tout genre. La dernière en date, une capture provenant d’un site satirique et qui indique un grossissement du pénis comme effet secondaire du vaccin.

Elle circule tant dans les groupes WhatsApp que ceux sur Facebook. Comme on peut lire sur cette capture, le titre est captivant, « un grossissement du pénis parmi les effets secondaires du vaccin Covid-19 ». Un titre accrocheur qui n’a pas manqué d’attirer les curieux de tous bords. Plus de trente mille vues en sept jours.

Mais d’où vient cette information ?

Dans les réactions à ce post facebook, un internaute s’intérroge sur la source de l’information. En réponse, un autre lui partage ce lien. L’information vient donc du site science info. Avec ce slogan : Toute l’info scientifique qu’il vous faut, le site présente toutes les caractéristiques d’un site d’information normale avec différentes rubriques.

Voilà, le où les auteurs du site l’on si bien dit, « il suffit d’être un peu curieux […]. Tout est faux sur ce site ». Le vaccin contre la Covid-19 n’a donc pas d’effets secondaires entraînant le grossissement du pénis.

D’autant qu’il n’y a pas qu’un seul vaccin. A ce jour, il y a au moins cinq vaccins contre la Covid-19 disponibles. Le Pfizer/BioNTech des laboratoires Pfizer et BioNTech, le vaccin du laboratoire Moderna, le vaccin développé par le laboratoire chinois Sinopharm, celui développé grâce à la collaboration entre le groupe pharmaceutique AstraZeneca et l’Université d’Oxford. Il y a aussi Sputnik V, le vaccin annoncé par la Russie.

S’il est vrai qu’il y a pour l’instant très peu d’informations disponibles sur les effets secondaires de tous ces vaccins, quelques informations sont disponibles sur les effets secondaires du vaccin Pfizer/BioNTech. Les laboratoires ont même rendu l'information publique ainsi que les détails concernant les effets secondaires connus de leur vaccin.

Autorisé par l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) ce vaccin Pfizer/BioNTech semble prendre le pas sur les autres. Il est en cours de déploiement dans plusieurs pays d’Europe et devrait être le vaccin déployé bientôt dans les pays d’Afrique. (selon "Science-info")

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mercredi 9 décembre 2020

Financements agricoles en outremer

La France obtient le maintien du budget agricole européen des Outremer

outremerL'enveloppe de 278 millions d'euros du budget agricole européen consacrée aux Outre-mer françaises va être maintenue dans le cadre de la prochaine politique agricole commune (PAC), a indiqué le ministère français de l'agriculture lundi.

"L'accord de principe obtenu vendredi, confirmé lundi par les Etats membres, assure le maintien à son niveau actuel de l'enveloppe du POSEI dont bénéficient les régions ultrapériphériques françaises", a indiqué le ministère dans un communiqué lundi soir.

Le "programme d'option spécifique à l'éloignement et à l'insularité" (POSEI) est la déclinaison du premier pilier de la Politique agricole commune (PAC) pour les neuf régions ultrapériphériques européennes, dont six sont françaises: la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Martin. Les trois autres sont les Açores et Madère (Portugal) et les îles Canaries (Espagne).

L'enveloppe annuelle pour la France pour ce programme s'élève à 278 millions d'euros, bénéficiant notamment à la filière canne à sucre à La Réunion et en Guadeloupe. 

"A l'heure où les défis que l'agriculture ultramarine doit relever sont plus que jamais prégnants avec la crise de la Covid, je me félicite de ce maintien du budget du POSEI, indispensable pour renforcer la résilience des exploitations agricoles dans les DOM et la souveraineté alimentaire dans ces territoires" a déclaré le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie.

Alors qu'elles ne représentent que 3,2% de la population nationale, ces régions recueillent près d'un cinquième des fonds européens structurels et d'investissement attribués à la France, soit 3,9 milliards d'euros pour la période 2007-2013 et 4,8 milliards pour 2014-2020.

La prochaine PAC entrera en vigueur au 1er janvier 2022 ou au 1er janvier 2023, selon l'avancée des négociations en cours. Pour l'année 2021, la PAC 2014-2020 a été prolongée d'un an, pour laisser le temps aux 27 Etats membres de se mettre d'accord sur le plus important budget européen, tout en menant à bien le Brexit.

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lundi 26 octobre 2020

Le chemin de la radicalisation

Les pensées de la terroriste Ulrike Meinhof qui faisait partie de la première génération de la RAF, expliquent encore aujour'hui le chemin qui mène à la radicalisation.

ulrike « C’est la pensée uniformisée, la recherche d’une opinion commune à ‘nous’ qui remet en question la probité politique et humaine de tous ceux qui pensent différemment, qui rend l’opposition suspecte, tout en évitant la discussion de fond. Je crois qu’il faut résister partout où de telles structures de la pensée et de l’action s’imposent. La perte de la démocratie -qu’elle soit parlementaire ou extra-parlementaire- se fonde toujours sur la defaillance de l’opposition… […] Actuellement, la mission de l’opposition ne consiste pas uniquement en la défense de ses positions et en sa propre protection, mais en la stimulation de la pensée politique des ‘indifférents’… », écrivait Ulrike Meinhof en août 1958. Et malgré le fait que ce texte a été ecrit par une terroriste, plus de 50 ans plus tard, il est toujours d’actualité.

En regardant le paysage politique, que ce soit en France, en Allemagne, en Grande Bretagne ou en Europe, l’analyse d’Ulrike Meinhof est toujours aussi juste. Le monde politique se limite à diaboliser ceux qui pensent autrement, cherche à « fédérer » dans un « centre » politique qui n’existe pas et cela conduit directement à l’indifférence des masses, qui se traduit, entre autres, dans un taux de participation aux élections diverses. La « qualité » du débat politique, la corruption, les scandales de toute sorte font le reste – les gens se déintéressent de la politique et la laissent entre les mains d’apparatchiks médiocres qui ne font que soutenir ce système décrit en 1958 par Ulrike Meinhof.

Il s’agit d’une spirale néfaste – car plus les citoyens décrochent de la « res publica », de la chose publique, plus ils abandonnent leur destin aux populistes, aux extrémistes, aux corrompus qui eux, ne se soucient guère des peuples, mais dans la plupart des cas, de leurs propres intérêts.

Mais que faire ? La voie empruntée par Ulrike Meinhof et ses amis, était une voie erronnée. Une erreur monumentale, qui virait au criminel dès que la RAF s’est mise à tuer. Pourtant, au fond, Ulrike Meinhof, dotée d’une intelligence exceptionnelle, comme tous ses professeurs l’ont confirmé, avait raison dans son analyse. Il faut, pour sauver la démocratie, mobiliser les « indifférents », les intégrer dans un discours et débat politique qui les motive, il faut dessiner des objectifs et des perspectives que les « indifférents » puissent partager. Ce n’est pas par la violence, mais par des perspectives positives que l’on puisse arriver à changer le discours politique.

Ce sont les partis et les mouvement politiques qui devront changer d’attitude. Pour sauver la démocratie qui, à un moment où les populistes prennent le dessus avec des paroles qui mènent droit à un nouveau fascisme, il faut que les partis s’ouvrent, changent de têtes, cessent de nous présenter toujours et toujours les mêmes représentants d’un monde politique anachronique.

A l’aube d’une année marquée par des élections en France et en Allemagne, il est désolant de regarder la liste des candidats, autant à droite comme à gauche, autant en France qu’en Allemagne. Il suffit de suivre les débats politiques qui sont d’une bassesse incroyable et qui, depuis 1958, n’ont pas gagné en qualité. La conséquence, si ce discours ne change pas, sera la même que dans le dernier quart du siècle dernier – c’est l’extrémisme, la violence et le terrorisme qui marqueront la société de demain. La seule réponse valable à cette évolution sera une nouvelle Europe, une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques, de nouveaux objectifs pour une Europe sociale, humaniste et tournée vers les peuples au lieu de se limiter à oeuvrer comme agent pour des marchés financiers corrompus.

L’exemple d’Ulrike Meinhof devait nous servir pour changer de cap. Autrement, nous risquons de revivre exactement les mêmes évolutions qu’à l’époque. (Selon Euro-journalist)

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mardi 15 septembre 2020

Coronavirus: les prévisions alarmistes pour le continent européen

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit un automne plus dur en Europe avec un nombre de morts du coronavirus plus élevés. Le responsable Europe de l'OMS, Hans Kluge, appelle donc les États à des réponses ciblées pour endiguer l'épidémie de coronavirus alors que s'ouvre ce 14 septembre une réunion des États européens membres de l'organisation.

coroDepuis plusieurs semaines, le nombre de cas de coronavirus en Europe est en hausse, notamment en Espagne et en France. Vendredi 11 septembre, selon les données publiques de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 51 000 nouveaux cas ont été rapportés dans les 55 pays de l'OMS Europe, plus que les plus forts pics du mois d'avril.« En octobre, en novembre, on va voir une mortalité plus élevée », a déclaré Hans Kluge, directeur de la branche européenne de l'OMS. Il a également précisé que la mise au point d'un vaccin, toujours en cours, ne mettrait pas fin à la pandémie.

Dans le détail, vendredi, le Royaume-Uni a enregistré son pire bilan quotidien depuis la mi-mai : plus de 3 500 nouveaux cas. Samedi 12 septembre, la France franchissait, elle, la barre des 10 000 nouveaux contaminés, un record depuis la mise en place des tests à grande échelle. La France, l’Italie et la République tchèque sont aujourd’hui les trois Etats membres de l’Union européenne où la progression du virus est la plus rapide.

À partir de ce lundi 14 septembre, une stricte limitation de rassemblement entre en vigueur en Angleterre. Il est en effet interdit de se réunir à plus de six personnes issues de foyers différents, à l'exception des écoles, lieux de travail, mariages ou funérailles. En Autriche, le port du masque, déjà obligatoire dans les supermarchés et les transports, l'est devenu lundi dans tous les magasins et tous les bâtiments publics.

Et en Italie, les écoliers ont repris le chemin de l'école avec de nouvelles mesures : 5 000 nouvelles salles de classe créées pour mieux mettre en place la distanciation sociale, près de 5 000 anciennes agrandies et 170 000 litres de gel hydroalcoolique par semaine promis par le gouvernement pour favoriser le lavage systématique des mains.

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dimanche 30 août 2020

Le vrai vainqueur de la Ligue des Champions :le Qatar

Le Qatar a réussi son pari – autant le PSG que le Bayern profitent des pétrodollars qataris, et qu’importe le vainqueur sportif, il chantera les louanges du pays hôte de la prochaine Coupe du Monde 2022, le Qatar. Le Qatar, épinglé pour ses violations fréquentes des Droits de l’Homme, a besoin de communication positive. Même si cette communication doit être acquise à coups de millions.

Qatar

Le PSG appartient carrément au chef de l’Etat qatari Cheik Tamim bin Hamad al-Thani – avec les apports financiers conséquents. Le Bayern, lui, porte sur son maillot (sur le bras précisément) un écusson à l’honneur de Qatar Airways – ce qui vaut tous les ans 10 millions d’euros au Bayern. Sans parler des camps d’entraînement que le Bayern organise régulièrement et où les Bavarois sont accueillis royalement. Donc, les deux équipes sont des ambassadeurs du Qatar.

Mais cela fait désordre. Car les rapports des ONG concernant la maltraitance des ouvriers pakistanais et indonésiens sur les chantiers des stades pour la Coupe du Monde 2022 se multiplient. Logements insalubres, salaires extrêmement faibles et souvent même pas payés, accidents mortels sur les chantiers – ce qui n’a pas empêché le membre du directoire du Bayern, l’ancien international Karl-Heinz Rummenigge, de déclarer : « Moi, au Katar, je n’ai pas vu un seul esclave ». Et ça, c’est exactement le genre de communication pour laquelle le Qatar paie.

Le Qatar, richissime petit pays, a réussi à faire voter le comité exécutif de la FIFA pour un tournoi qui aura lieu au mois de décembre 2022 dans le désert, la finale ayant lieu à quelques jours de Noël. Ambiance garantie. Mais ce n’est pas l’ambiance qui intéresse le Qatar, mais la présence sur l’échiquier international, avec Doha comme centre financier et de services. Cela vaut toutes les dépenses liées à l’obtention de cette Coupe du Monde au détriment des intérêts des supporters du football. L’engagement financier dans le football européen, c’est une campagne de communication pour l’avenir économique du Qatar.

Qatar1

Donc, les deux finalistes de ce match au sommet  soutiennent activement un pays qui viole les Droits de l’Homme, qui semble vouloir acheter le football mondial avec ses pétrodollars et les équipes européennes jouent le jeu. Est-ce que quelqu’un aurait entendu un joueur, club ou une fédération critiquer ouvertement le Qatar pour ses violations des Droits de l’Homme ? Bien sûr que non – les enjeux financiers sont trop importants.

Cette finale, jouée dans des conditions étranges à cause du coronavirus, a un sale goût. Elle est la preuve, s’il en fallait encore, que le football de haut niveau est corrompu et que les belles phrases qui veulent qu’il ne faut surtout pas mélanger le sport et la politique ont été perverties par cette Ligue des Champions. Mais qui peut résister à l’appel des gros sous ? Les clubs qui jouaient hier soir la finale préfèrent ouvrir la main, même si cela revient à cautionner un régime qui se fiche des Droits de l’Homme. Lamentable. (selon "Euro-journalist")

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lundi 17 août 2020

Le Coronavirus ne freine pas la migration illégale vers l’Europe

Après une baisse record des chiffres liés à la migration illégale, Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes note un rebondissement du nombre des passages frontaliers illégaux vers l’Europe.

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L’observation des principales routes migratoires européennes au cours du mois de Mai 2020 a conduit à un rapport très différent de celui d’Avril où les chiffres liés à la migration illégale avaient baissés en raison de la fermeture des frontières liée au Covid-19. Dans un communiqué,  Frontex évalue le nombre total des passages frontaliers illégaux en Mai à 3.500 pour un total de 30.800 sur les cinq premiers mois de l’année.

L’agence note une baisse de 9% de passages illégaux sur la même période l’année dernière. En avril, le nombre des passages détectés n’avait atteint que 900, soit le chiffre le plus bas depuis que Frontex a commencé à collecter des données sur les frontières en 2009. Les principaux axes de passage au cœur du monitoring du mois écoulé sont la méditerranée orientale, la méditerranée centrale, la méditerranée occidentale et les Balkans (occidental).

La Côte d’Ivoire figure toujours parmi les nationalités les plus présentes sur ces routes de la migration irrégulière aux côtés des Bangladeshis et des Soudanais sur l’axe de la méditerranée centrale. Sur cet itinéraire, le nombre des migrants en situation irrégulière a augmenté en mai de 75% par rapport au mois précédent pour atteindre environ 1.300.

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Sur les cinq premiers mois, le nombre des passages a dépassé 5.700, soit près de trois fois plus qu’au cours de la même période de 2019. La Méditerranée orientale est redevenue l’itinéraire migratoire le plus emprunté vers l’Europe avec environ 100 détections de passages frontaliers illégaux en mai, précise Frontex. Entre janvier et mai, près de 11.500 passages frontaliers illégaux, principalement d’Afghans, ont été détectés sur cet itinéraire, soit 34% de moins qu’il y a un an.

Dans les Balkans, plus de 900 passages illégaux de frontières ont été enregistrés sur cet itinéraire en mai, soit 10 fois plus que le nombre détecté le mois précédent. Au cours des cinq premiers mois de 2020, le total a augmenté de 50 % par rapport à la même période de l’année dernière, pour atteindre plus de 6 900.

Les algériens ont été plus présents sur l’axe de la méditerranée occidentale. Le nombre de migrants arrivant en Europe par cette route en mai a presque quadruplé par rapport à avril, pour atteindre plus de 650. Au cours des cinq premiers mois, le total s’est élevé à plus de 3 700, soit moins de la moitié du chiffre de l’année précédente.(Anderson Diédri dans "Eburnie today")

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