vendredi 22 novembre 2019

Chute du Mur et réunification : un arrêt de mort pour la Trabant ?

Vous m’imaginez paradant avec ma petite Trabi sur les Champs à Paris, le succès que je me serais taillé ! De quoi détrôner les frimeurs avec leur Ferrari. (Pierre Waline, blogueur, "Le courrier de l'Europe centrale")

trabant

Au moment de la chute du Mur de Berlin, suivie onze mois plus tard de la Réunification (octobre 90), je résidais en Allemagne, à Francfort-sur-le-Main. Une période que je ne suis pas prêt d´oublier. Une remarque à ce propos : tout le monde évoque le Mur, mais il y avait peut-être encore plus spectaculaire : ces routes coupées en rase campagne, séparant souvent des villages très proches. Avec un no man’s land de deux ou trois cents mètres de terre battue semée de barbelés. Et ce sur une bande de plusieurs centaines de kilomètres.

Autre souvenir qui nous avait alors peinés : la réaction de certains ressortissants de l´Ouest considérant leurs frères des « Nouveaux Länder » comme des paresseux incultes qui n´ont qu´à rester chez eux. Les qualifiant du terme méprisant d´Ossies (prolos de l´Est). Mais bon, fort heureusement, cela n´a guère duré et aujourd´hui, la différence ne se fait plus sentir.

Puisque j´évoque des souvenirs, celui qui m´est peut-être le plus cher est l´arrivée, dès le week-end qui suivit, de ces voisins venus en masse goûter aux charmes du « monde libre ». Débarquant avec leurs voitures, précisément garées sous nos fenêtres. A vrai dire, outre le plaisir de se trouver pour un jour « à l´Ouest », beaucoup étaient aussi venus avec une intention plus terre-à-terre : se débarrasser de leurs carrioles de marques socialistes pour les échanger et acheter à prix raisonnable des voitures d´occasion de marques occidentales. C´est là que j´ai raté une occasion en or : me procurer une Trabant. Vous m´imaginez paradant avec ma petite Trabi sur les Champs à Paris, le succès que je me serais taillé ! De quoi détrôner les frimeurs avec leur Ferrari.

Quand je l´évoque aujourd´hui à mes amis Hongrois, tous s´esclaffent, insinuant qu´avec un tel machin, jamais je ne serais parvenu jusqu´à Paris. Pas si sûr ! Deux exemples : ma rencontre au sommet du Großglockner (2500 m) d´une Trabant apparemment non traumatisée et guère essoufflée qui peut-être, de par son faible poids, aura eu moins de difficultés pour se hisser là-haut que certaines rivales de chez nous. Autre exemple : cette Trabant (immatriculée en Hongrie) trouvée stationnée devant une villa de luxe au Cap Ferrat (à plus de 1 500 km de chez elle).

Plus sérieusement, il est clair que j´ai bien fait de renoncer à cet achat. Un caprice, une lubie vite oubliée. Car, qu´en aurais-je fait aujourd´hui, sinon que de la reléguer au fond d´un box ? D´autant que les pièces détachées doivent aujourd´hui coûter une petite fortune. Néanmoins, ceux qui la traitent avec mépris ont tort. Ils oublient qu´à l´époque, c´était pour beaucoup le seul moyen de se procurer une voiture à prix raisonnable, sans attendre de longs mois. Ce qui me rappelle, toutes proportions gardées, le succès dans les années cinquante de notre 2 CV ou de la Vespa 400.

Certes, il n´est plus possible aujourd´hui de distinguer, sinon par leur matricule, les voitures venues de l´Est ou de l´Ouest de l´Allemagne. Par contre, il n´en demeure pas moins que nous assistons, du moins en Hongrie, à une multiplication des cercles d´amateurs, propriétaires amoureux de Trabants ou de Ladas (la Fiat russe).

Voilà que justice est rendue. Souhaitons-lui encore longue vie !

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mardi 1 octobre 2019

Forêts d'Europe en danger

Plus de 40% des espèces d'arbres présents en Europe menacées d'extinction

arbres

Plus de 40% des espèces d'arbres présents en Europe sont menacées d'extinction, a alerté vendredi l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), un des principaux dangers étant l'introduction d'espèces envahissantes.

C'est la première fois que l'UICN, basée à Gland (Suisse), publie une "Liste rouge" des arbres européens. A cette occasion, l'organisation s'est penchée sur le sort des 454 espèces d'arbres présents sur le sol européen.

Certains d'entre eux poussent en Europe mais également ailleurs dans le monde. Parmi ces espèces, 42% sont considérées comme menacées et présentent donc un "risque élevé d'extinction", indique le rapport de l'UICN.

En ce qui concerne les espèces dites endémiques -- qui ne poussent qu'en Europe, 58% sont menacées et 15% sont en danger critique.

L'introduction d'espèces envahissantes, l'exploitation non durable des forêts et le développement urbain sont les principales menaces à l'origine du déclin des espèces d'arbres sur le sol européen.

Les maladies, la déforestation, l'élevage et la modification des écosystèmes, liés notamment aux incendies, sont autant d'autres dangers qui menacent les arbres en Europe.

"Il est alarmant de constater que plus de la moitié des espèces d'arbres endémiques d'Europe sont aujourd'hui menacées d'extinction", a déclaré Craig Hilton-Taylor, qui dirige l'unité en charge de l'élaboration de la "Liste rouge", cité dans un communiqué.

"Les arbres sont essentiels à la vie sur terre et les arbres européens dans toute leur diversité sont une source de nourriture et d'abri pour d'innombrables espèces animales telles que les oiseaux et les écureuils, et jouent un rôle économique clé", a-t-elle ajouté, appelant l'Union européenne à oeuvrer en faveur de leur survie.

Selon l'UICN, les sorbiers sont particulièrement en danger, les trois quarts des 170 espèces européennes de sorbiers étant considérées comme menacées.

Le marronnier d'Inde (marronier commun), attaqué par la mineuse du marronnier, un insecte ravageur venu des Balkans, est désormais considéré comme "vulnérable". (selon AFP)

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jeudi 26 septembre 2019

Financement du terrorisme

Les USA ont fourni plus de 70 000 « pistes » à l’UE depuis 2016

UE

Les autorités américaines ont envoyé plus de 70 000 « pistes d’enquête » aux Etats membres de l’Union européenne et à Europol depuis 2016 dans le cadre du programme de surveillance du financement du terrorisme, souligne un rapport publié lundi.

Certaines ont été « déterminantes pour faire avancer les enquêtes liées à des attaques terroristes sur le sol de l’UE, y compris celles de Stockholm (7 avril 2017), Barcelone (17 août 2017) et Turku » (Finlande, 18 août 2017), a précisé la Commission européenne dans un communiqué. L’exécutif bruxellois s’est dit « satisfait » de la coopération de plus en plus grande entre l’UE et les Etats-Unis dans le cinquième rapport sur ce programme lancé en 2010.

Quelque 70 991 « pistes d’enquête » ont été fournies par les autorités américaines entre 2016 et 2018. Elles sont compilées dans les 292 réponses du Trésor américain aux 402 requêtes européennes. Le rapport fait également état de plus de 11 000 pistes envoyées spontanément par les autorités américaines.

Dans un document de travail publié par la Commission accompagnant le rapport, la liste des dossiers où la coopération a joué fait également mention de pistes procurées à l’enquête sur Mohamed Belkaid, tué dans une fusillade le 15 mars 2016 à Bruxelles trois jours avant l’arrestation de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes qui ont attaqué Paris en novembre 2015. « Le TFTP (acronyme anglais du programme de surveillance du financement du terrorisme, ndlr) est un instrument clé pour fournir des informations dans les temps, précises et fiables, pour identifier et traquer les terroristes et leurs réseaux de soutien dans le monde », souligne encore la Commission.(selon AFP et Le quotidien luxembourgeois)

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lundi 23 septembre 2019

« Oui, mais notre système informatique n’accepte pas… »

Malgré les textes européens, de nombreuses banques ne respectent pas (encore) les droits écoulant du système SEPA. La DGCCRF et le CEC France se mobilisent pour garantir le droit des consommateurs d’utiliser au quotidien un compte bancaire européen.

europeEn bleu, la zone SEPA, en orange, la zone IBAN. Mais les paiements internationaux dans ces zones ne fonctionnent pas toujours comme il faut.

Depuis le 5 août 2014 et la mise en place de l’Espace Unique de Paiement en euros (ou SEPA), les consommateurs français ont la possibilité d’effectuer des virements ou des prélèvements en euros sans que le créancier ne puisse exiger que le compte bancaire utilisé à cet effet soit domicilié en France. En outre, la directive 2014/92/UE du 23 juillet 2014 permet à tout Européen d’ouvrir un compte dans l’établissement bancaire de son choix, même dans un autre pays de l’UE. Le règlement européen 2018/302 sur le géo-blocage interdit enfin toute discrimination fondée sur la domiciliation bancaire.

Pourtant, le Centre Européen des Consommateurs (CEC) France et la « Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes » (DGCCRF) sont régulièrement destinataires de plaintes de consommateurs faisant état du non-respect par certains professionnels de ces obligations. Alerté par le CEC, la DGCCRF a réalisé des contrôles au cours de l’année 2018 afin de vérifier la conformité des pratiques des professionnels. Elle a par ailleurs rappelé les règles applicables.

Saisie par une association de consommateurs autrichienne, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rappelé cette possibilité offerte aux consommateurs dans un jugement publié le 5 septembre 2019.

Des centaines de réclamations reçues par le CEC France dans tous les secteurs – Téléphonie, énergie, assurance, mutuelle, commerce électronique, impôts et taxes, télépéage, services publics… Depuis 4 ans et la mise en place du SEPA, le CEC France reçoit des centaines de réclamations de Français et de consommateurs européens qui se voient refuser leurs coordonnées bancaires étrangères.

Tous les secteurs sont concernés et les raisons invoquées par les professionnels pour refuser un IBAN étranger sont multiples : système informatique ne permettant pas l’enregistrement de coordonnées bancaires étrangères, formulaire de prélèvement automatique pré-rempli avec un IBAN français, conditions générales de vente exigeant une domiciliation bancaire en France etc. « Mais au regard du règlement 260/2012 visant à créer un espace commun de paiement aux pays de la zone euro, toutes ces raisons sont irrecevables », rappelle Bianca Schulz, responsable du CEC France.

Des décisions en Europe confirment l’illégalité de refuser les paiements transfrontaliers – Les consommateurs français ne sont pas les seuls concernés par le problème des paiements transfrontaliers. En Autriche, Belgique, Allemagne, Irlande, Lituanie, Luxembourg, Suède, Italie ou Espagne, de nombreux consommateurs se sont vu refuser le prélèvement de leurs factures sur des comptes étrangers. En avril 2019, l’autorité de la concurrence italienne a imposé une sanction administrative de 800.000 € à deux opérateurs italiens de téléphonie ne respectant pas le règlement SEPA. Et dans une affaire qui opposait devant la Cour de Justice de l’UE, l’association de protection des consommateurs autrichienne, VKI, à l’entreprise ferroviaire allemande Deutsche Bahn AG, la Cour a confirmé le 5 septembre que « la possibilité de payer par prélèvement SEPA ne peut pas être subordonnée à une condition de domicile sur le territoire national ».

Face à l’ampleur des réclamations reçues, le CEC France s’est tourné vers son partenaire français depuis 2010 dans la défense des intérêts collectifs des consommateurs : la DGCCRF.

Les actions de la DGCCRF – La DGCCRF a récemment réalisé des contrôles afin de s’assurer du respect par les professionnels des obligations issues du règlement 260/2012. Les investigations réalisées ont révélé notamment que les professionnels contrôlés justifiaient le non-respect de leurs obligations par des difficultés d’ordre technique, liées au paramétrage de leur système informatique. A l’issue de l’enquête, plusieurs entreprises avaient déjà pris des mesures afin de se mettre en conformité. D’autres entreprises se sont engagées à procéder aux ajustements nécessaires dans des délais n’excédant pas, sauf exception, quelques mois.

Dans cette perspective, les services de la DGCCRF réaliseront de nouveaux contrôles afin de s’assurer de l’effectivité des mesures de mise en conformité prises. Par ailleurs, la DGCCRF mène des actions de communication afin d’informer et de sensibiliser les consommateurs aux droits dont ils disposent.

L’Europe, ce n’est pas que la « grande politique » entre les gouvernements, c’est aussi et avant tout un travail sur le terrain visant à améliorer le quotidien des 500 millions d’Européennes et Européens. De telles initiatives contribuent à rendre l’Europe plus lisible, plus positive et donc, plus efficace. A suivre et à poursuivre… (selon "Euro-journalists")

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lundi 22 juillet 2019

Massacre de Srebrenica

La responsabilité réduite des Pays-Bas

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Le massacre de Srebrenica, désigne l'assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques dans la région de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine au mois de juillet 1995. Les tueries ont été perpétrées par des unités de l'armée serbe de Bosniesous le commandement du général Ratko Mladic, dans une ville déclarée « zone de sécurité » par l'ONU. Cette dernière y maintenait une force d'environ 400 casques bleus néerlandais, présents dans la région de Srebrenica au moment du massacre. En juin 2017, les Pays-Bas furent d'ailleurs jugés responsable partiellement car ils ont fait le partage entre hommes et femmes, avant que les hommes soient fusillés et les femmes libérées.

Mais les Pays-Bas ont été partiellement exonérés par un jugement du 18 juillet 2019 : selon la Cour Suprême du pays, l’État néerlandais n'a qu'une responsabilité "très limitée" dans la mort de 350 hommes musulmans.

Cette responsabilité a été évaluée à 10% car le tribunal considère que les victimes n'avaient que 10% de chances d'échapper à la mort. En 2017, la Cour d'appel avait jugé cette probabilité à 30%.

L'enclave de Srebrenica, limitrophe de la Serbie, était placée sous la protection de l'ONU lorsqu'elle a été prise le 11 juillet 1995 par les forces serbes de Bosnie.

Connues sous le nom de "Dutchbat" et retranchés dans leur base, les Casques bleus néerlandais avaient recueilli des milliers de réfugiés dans l'enclave des Nations unies.

Mais submergés, ils avaient permis aux Serbes d'évacuer les réfugiés. Les hommes et les garçons avaient alors été séparés et mis dans des bus.

Le massacre de Srebrenica, au cours duquel près de 8000 hommes et garçons musulmans ont été tués, est une des pages les plus noires de l'histoire des Pays-Bas, mais aussi de la guerre de Bosnie (1992-1995).

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mardi 21 mai 2019

Ségolène Royal n'appelle pas à voter LREM

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Pas question de prendre le risque de briser son image d’icône de la gauche. Ségolène Royal ne prendra finalement pas la parole pour donner une consigne de vote avant les élections européennes ce dimanche. L’ancienne ministre de l’Ecologie assure avoir refusé toutes les propositions d’émissions et interviews à ce sujet et répète à qui veut l’entendre qu’elle ne compte pas divulguer pour qui elle vote dans l’isoloir.

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vendredi 15 février 2019

La grande marche des Kurdes

Reçus à la mairie de Metz !

kurdes1Le Centre démocratique du peuple kurde organise son grand rassemblement annuel ce samedi 16 février à Strasbourg (DNA du 12 février). Trois groupes de marcheurs sont ainsi partis ces derniers jours de Mannheim, de Bâle et du Luxembourg pour converger vers la capitale alsacienne.

Vêtus de gilets jaunes fluorescents, ils ne font toutefois pas partie du mouvement populaire portant le même nom. En témoigne l’inscription « Liberté pour Öcalan » sur leurs gilets.

Mercredi matin aux alentours de 10h30, une centaine de manifestants kurdes est partie de Ban-Saint-Martin, pour rejoindre la mairie de Metz.

L’objectif de cette marche : « Attirer le regard des institutions européennes, et notamment celles qui s’occupent des droits de l’homme, sur la situation d’Abdullah Öcalan », explique Malika Voisin, une manifestante. Chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan est emprisonné depuis 1999 sur l’îlot-prison d’Imrali, en Turquie. Placé à l’isolement, ce dernier y purge une peine de prison à perpétuité. La lutte armée qu’il dirigeait contre la Turquie est en effet accusée d’être à l’origine de la mort de 40 000 personnes depuis les années 1980.  

Concernant les violences commises par le PKK, Malika Voisin répond : « Il y a des violences, il y a des discriminations à l’égard des Kurdes. Je l’ai vu, je l’ai vécu. Malheureusement, comme toutes les problématiques politiques, il y a des réponses qui sont violentes en face ».

En rang deux par deux, les marcheurs kurdes sont partis le 11 février de Luxembourg. Leur destination : Strasbourg, qu’ils rejoindront le 16 février prochain. Après une escale à Thionville et à Metz, ils passeront également par Nancy. En tout, près de 19 nationalités sont présentes pour cette grande marche.

La mairie a reçu la centaine de manifestants pour témoigner de sa solidarité. « Nous sommes solidaires de tous ceux qui luttent au nom de la liberté », justifie Nathalie De Oliveira, adjointe au Maire. « Nous ne sommes pas ignorants de la complexité de la cause kurde sur les territoires en conflit. Mais il est important pour nous de dire que parmi ces combattants de la liberté, il y a des personnes qui méritaient d’être accueillis en mairie », poursuit-elle.

Pas le même son de cloche à Cologne, Mannheim et Karlsruhe...

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D’après le site internet du Südwestrundfunk, la marche qui avait démarré samedi à Mannheim a été dissoute par la police mardi à Karlsruhe, car certains des quelque 90 manifestants scandaient à répétition des slogans pro-PKK. Or, le « Parti des travailleurs du Kurdistan » est considéré par l’Union européenne comme une organisation terroriste. Autre entorse aux règles de la manifestation : des tracts non signés ont été distribués. Les nombreuses exhortations de la police de cesser ces comportements ont été ignorées. C’est ainsi que les autorités ont décidé de faire dissoudre la marche. La police a relevé l’identité des participants et sommait les manifestants de se disperser. Certains d’entre eux s’opposaient alors violemment, blessant légèrement 21 fonctionnaires de police.

... ni en Alsace, où la police a usé de gaz lacrymogènes.

kurdes

À Guémar, ce mercredi en fin d’après-midi, vers 17 h, une rixe a éclaté, alors qu’un groupe d’une cinquantaine de militants kurdes marchaient pour la libération de leur leader Abdullah Öcalan.

Alors qu’ils se trouvaient au niveau du rond-point de la zone d’activités du Muehlbach entre Guémar et Bergheim, un homme est descendu de sa voiture, avec à la main un bâton ou un outil s’apparentant à une barre de fer. Il s’est approché des marcheurs et se serait adressé à eux sur un ton provocant, toujours d’après des témoins et les gendarmes, dont trois personnels du Psig (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) étaient présents pour sécuriser la manifestation.

Les militaires ont tenté d’éviter l’affrontement, mais une bagarre a éclaté sous leurs yeux entre plusieurs manifestants et le provocateur, qu’une connaissance aurait ensuite aidé à s’enfuir en voiture. Il était visiblement blessé, en particulier par des coups de poing et de pied. Des tuméfactions ont été observées chez quelques manifestants. Pour disperser les protagonistes, le Psig a fait usage de gaz lacrymogène.

Partis de Bâle voilà quelques jours et de Colmar hier matin, les militants kurdes ont fait étape à Sélestat hier soir, avant de poursuivre leur chemin jusqu’à Strasbourg, où ils seront sans doute plusieurs milliers à manifester samedi. 

La manifestation pourrait avoir plus d’ampleur que d’habitude, parce que Leyla Güven, députée turque HDP pro-kurde est en grève de la faim illimitée, toujours pour réclamer des meilleures conditions pour Öcalan. Son initiative a été suivie : « Aux quatre coins du Kurdistan et d’Europe, près de 300 personnes sont en grève de la faim illimitée », explique Hélène Erin, la porte-parole des Kurdes à Strasbourg.

Rappelons que le cortège partira samedi à 10 h des boulevards de Metz et de Lyon, près de la gare, pour rejoindre le parking des Vanneaux à la Meinau, où se tiendra un grand meeting.

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mercredi 13 février 2019

Le Cameroun aura bientôt son tramway

Où l'on reparle de Siemens !

tramway

On se doutait bien qu'avec le refus de la commission européenne de Bruxelles d'accepter la fusion Alstom-Siemens, des intérêts financiers étaient en jeu. Et une fois de plus, on les comprend au détour d'une affaire africaine.

Lisez la suite : la société belge Iristone a annoncé, mercredi par voie de communiqué le début, «prévu pour le courant du premier semestre 2019 pour une durée de 3 ans», de la construction d’une ligne pilote de tramway d’un linéaire de 18 kilomètres dans la métropole économique camerounaise.

La mise en service partielle dudit tronçon est envisagée pour 2021 mais est conditionnée par la conclusion à date du contrat entre le groupement belgoturc Iristone-Ilci Holding et le gouvernement camerounais, «dont le début des négociations est imminent». C’est en juillet 2016, rappelle-t-on, qu’un protocole d’entente a été signé par les parties en vue des études, du financement et de la construction de cette ligne de «train de ville» ayant déjà abouti aux études d’insertion, de solution énergétique autonome et de plans de financement éligibles aux fonds internationaux dont le montant n’a pas été précisé.

Le tandem Alstom-Siemens remplacé par un consortium euro-canadien !

Pour le projet, Iristone, Illci, l’allemand Siemens et la canadien Bombardier Transportation ont mis en place un consortium dans le cadre d’un partenariat public-privé, le chantier pilote devant mobiliser plus d’un millier de postes de travail, pour une ville comptant actuellement plus de 3 millions d’habitants. Ainsi, on apprend que le rapprochement Alstom-Siemens, prévu de longue date, est remplacé par un consortium belge-allemand-canadien !

Le tramway de Douala disposera d’une centrale électrique autonome dont la puissance, selon ledit regroupement d’entreprises, «dépasse les besoins de son exploitation» et contribuera, également, à l’amélioration de l’attractivité de la zone industrielle de Douala-Bonabéri.

Pour rappel, le projet de construction d’un Tramway au Cameroun remonte en 2011 pendant la campagne présidentielle. Plus de cinq ans après le scrutin, ce projet est rentré dans les oubliettes. Ce n’est qu’en juillet 2016 qu’il est remis à l’ordre du jour avec la signature du protocole d’entente entre le Cameroun et les groupes belgo-turc IRISTONE et ILCI. Ce protocole était axé sur l’exécution des études, du financement et de la construction de la ligne de 18 km dans la ville de Douala. Il a fallu attendre pratiquement 3 ans encore, pour que l’on en reparle et  se voir souffler le projet pour Alstom.

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samedi 29 décembre 2018

RDC : Kinshasa expulse l’ambassadeur de l’Union Européenne.

L’ambassadeur de l’Union Européenne en République Démocratique du Congo (RDC), le belge Bart Ouvry, a jusqu’à samedi soir pour quitter le pays.

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Ce jeudi 27 décembre 2018, le ministre rd-congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, a annoncé que l’ambassadeur de l’Union Européenne en République Démocratique du Congo, Bart Ouvry, a jusque samedi soir pour quitter ce pays d’Afrique centrale. Cette annonce est corrélative à la décision prise, en mi-décembre, par l’Union Européenne de renouveler ses sanctions à l’encontre de quatorze officiels congolais, dont le candidat du pouvoir Emmanuel Ramazani Shadary.

Bart Ouvry, qui n’avait pas été jusque-là prévenu, a appris son expulsion, ce jeudi, à 17 heures, lorsque le patron de la diplomatie rd-congolaise, a lu son communiqué devant tout le monde, soulignant qu’il « invite instamment le Conseil européen » à rappeler son ambassadeur sous 48 heures.

Et ceci après la prolongation d’un an, par l’UE, des interdictions de visa et le gel des avoirs de plusieurs personnalités jusqu'au 12 décembre 2019. "Ces sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour l'Union européenne visant 14 personnes. Elles ont été adoptées le 12 décembre 2016 et le 29 mai 2017 en réponse aux entraves au processus électoral en RDC et aux violations des droits de l'homme qui y étaient liées", avait expliqué le Conseil des ministres de l'Union européenne dans un communiqué publié lundi 10 décembre.., Kinshasa avait prévenu qu’il prendrait des mesures de rétorsion à l’encontre de l’institution. Menace qui vient d’être mise à exécution.

Voilà plus grave que la rocambolesque péripétie de Benalla au Tchad. Pourtant, on n'entend guère notre président Macron sur ce sujet.

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mercredi 21 novembre 2018

En Bulgarie aussi !

Les manifestants protestent contre la hausse du prix des carburants.

bulgarie

Des milliers de Bulgares ont bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes frontière entre la Bulgarie et la Turquie et entre la Bulgarie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants dans un contexte de mécontentement dû au faible niveau de vie dans le pays le plus pauvre de l’Union européenne.

Il n’y a pas qu’en France qu’on se mobilise contre la hausse du prix du carburant. En Bulgarie, des milliers de manifestants ont bloqué dimanche les principaux axes routiers et les postes frontière entre la Bulgarie et la Turquie et entre la Bulgarie et la Grèce pour protester contre la flambée du prix des carburants.

Blocage des postes frontière

Les protestataires ont bloqué pendant plusieurs heures la circulation dans différents endroits sur les autoroutes Trakia et Hemus qui traversent le pays avant d’être dispersés par la gendarmerie, a rapporté la radio publique BNR. Des manifestants ont également bloqué l’autoroute Maritsa qui mène vers les postes frontière de Kapitan Andreevo et Lesovo à la frontière avec la Turquie, et l’accès au poste frontière de Kulata (sud-ouest) avec la Grèce. Des moments de tension ont eu lieu lorsque des manifestants ont réussi à rompre le cordon des gendarmes qui tentaient d’empêcher le blocus.

Quelque 2 000 gendarmes et policiers avaient été déployés pour maintenir l’ordre.

Pour le deuxième jour dimanche, des rassemblements ont également eu lieu dans les grandes villes tandis que d’autres ont eu lieu lundi.

« Mafia » et « démission »

À Sofia la capitale, plusieurs dizaines de manifestants ont perturbé la circulation sur les principaux boulevards en scandant « mafia ! » et « démission ! » Les manifestations du week-end contre la hausse du prix des carburants et l’augmentation prévue de la taxe sur les vieux véhicules avaient débuté il y a trois semaines, mais elles ont pris de l’ampleur, les protestataires dénonçant également le faible niveau de vie en Bulgarie, où le pouvoir d’achat atteint à peine la moitié de la moyenne de l’UE.

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