lundi 13 janvier 2020

12 janvier 1920 : France, souviens-toi

Le naufrage de "L’Afrique"

afriqueIl y a tout juste 100 ans, par une froide nuit de janvier, le paquebot "Afrique" coulait au large de Bordeaux dans une mer déchaînée. Parmi les quelques 600 passages, 192 tirailleurs sénégalais qui rentraient chez eux après avoir servi la France durant le premier conflit mondial. Il n'y eut en tout qu'une trentaine de survivants. Une tragédie injustement oubliée.

Il faut, cent ans plus tard, honorer la mémoire des 568 personnes qui périrent et des 192 tirailleurs sénégalais qui étaient à bord de ce paquebot et espéraient rentrer chez eux après avoir mené une guerre qui n’était pas la leur.

Les faits ne sont guère connus, absents des livres d’histoire, comme gommés de la mémoire dans un pays qui, pourtant, aime se raconter.

afrique1Pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, résumons. L’Afrique est un paquebot mixte de la Compagnie des chargeurs réunis (CCR). Pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale, il a assuré la liaison Bordeaux-Dakar. Décoré de la légion d’honneur le 20 janvier 1919, son capitaine est Antoine Le Dû, 43 ans, un homme aimé et expérimenté. Le 7 janvier 1920, le permis de navigation est renouvelé au paquebot après une série de réparations. A priori en état de prendre la mer, il largue les amarres deux jours plus tard, à 19 heures, et entame la descente de la Gironde depuis Bordeaux. À bord, un équipage de 135 hommes. Les blanchisseurs sont des « indigènes sujets français », tout comme les neuf « boys ».

afrique4Pour le reste des passagers, Roland Mornet avance un chiffre de 467 personnes. Le nombre de militaires blancs ayant embarqué pour rejoindre Saint-Louis du Sénégal, Brazzaville ou le Tchad est longtemps resté sujet à caution.

« La confusion est plus grande encore concernant les tirailleurs qui ne sont sénégalais que de nom, hors 34 à destination de Dakar, c’est à Conakry que doivent débarquer 72 autres, mais sont-ils tous pour autant Guinéens ? demande Mornet. Certains sont peut-être Maliens. 86 doivent être laissés au warf de Grand-Bassam devant Abidjan. Si vraisemblablement beaucoup sont ivoiriens, il peut s’y trouver des Voltaïques. Ces hommes ont combattu sur le front de Salonique et à Gallipoli, c’est la raison pour laquelle ils ont été démobilisés plus tardivement que leurs camarades ayant combattu sur le sol français, les redoutables nettoyeurs de tranchées, rescapés des tueries d’Argonne, d’Artois, de Verdun ou des Flandres… », écrit l’ancien capitaine.

Trente-quatre rescapés

afrique2Le temps est mauvais, les marins savent qu’au sortir du fleuve, ce sera pire. Le 10 janvier au matin, L’Afrique atteint la mer, déjà grosse. À 10 heures, le chef mécanicien demande au capitaine de ralentir l’allure en raison de la présence d’eau dans la chaufferie. Antoine Le Dû obtempère, tandis qu’on cherche l’origine de la fuite. Le temps forcit, les pompes fonctionnent jusqu’à ce que des résidus de combustion du charbon viennent boucher les tuyaux d’aspiration. Au soir du 10 janvier, le navire commence à donner de la bande. Vers minuit, le commandant décide de dérouter, mais virer de bord s’avère impossible par manque de vitesse.

Antoine Le Dû lance un appel au secours par télégraphie sans fil (TSF) le 11 janvier, à 7 heures du matin. Le Cèdre et La Victoire, deux remorqueurs basés à Rochefort, reçoivent l’ordre de se préparer, tandis que Le Ceylan, autre paquebot de la CCR, se déroute à 8 h 20 pour porter secours à L’Afrique.

Le paquebot, privé d’énergie électrique, dérive dans le noir. Le Ceylan, qui ne peut prendre le risque de toucher le plateau de Rochebonne, doit s’éloigner. Vers 22 heures, L’Afrique heurte le bateau-feu en acier indiquant le haut-fond. Une nouvelle voie d’eau s’ouvre dans sa coque. Peu après trois heures du matin, ce 12 janvier 1920, le navire pique de l’avant et sombre.

Le lendemain matin, le Ceylan récupère neuf membres d’équipage et treize Sénégalais sur un radeau. L’un d’eux, Mamadou N’Diaye, décédera peu après. Il n’y aura en tout que 34 rescapés.

Sacrifice imposé des soldats « indigènes »

afrique5Dans les journaux, une certaine émotion… qui s’estompe vite avec la victoire surprise de Paul Deschanel sur Georges Clemenceau à l’élection présidentielle. Bien entendu, une enquête est aussitôt diligentée auprès des survivants et des experts pour établir les causes du drame. Des demandes d’interpellation sont déposées à l’Assemblée nationale et mises à l’ordre du jour, le 18 mars 1920, débouchant sur de longs débats – en particulier sur la responsabilité de la CCR et sur celle de la société de classification Veritas.

Dans les années qui suivent, entre 1923 et 1930, la CCR sera plusieurs fois assignée en justice par les familles des passagers – définitivement déboutées en juillet 1931. Seules celles des membres d’équipage ont, vraisemblablement, été indemnisées. Le mystère entourant la première voie d’eau ne sera jamais élucidé. Pour Roland Mornet, elle serait le fait d’une épave « tueuse » non répertoriée de l’estuaire qui aurait percé la carène de L’Afrique. L’épave gît aujourd’hui par 45 mètres de fond au nord du plateau de Rochebonne. La France, ingrate, a oublié les passagers de L’Afrique et le sacrifice imposé de ses soldats « indigènes ». En mémoire du drame, la Côte d’Ivoire a émis un timbre, en 1990. Mornet a lui-même bataillé pour l’installation d’une stèle, aux Sables-d’Olonne, en mémoire des naufragés, où leur mémoire sera honorée les 11 et 12 janvier prochain. Il en existerait une autre dans le cimetière de Conakry, à la mémoire des tirailleurs.

Mémoire

Est-ce suffisant ? Non. Dans cette tragédie, le destin des tirailleurs sénégalais qui rentraient chez eux interroge un pan complexe de l’histoire de France, puissance coloniale qui s’accapara les richesses et les chairs d’un continent. Les héros africains qui disparurent en cette nuit de janvier 1920, tout comme les rares qui survécurent, ont des noms. Lai Sako, Gore N’Diaye, Birame Sassoune, Amadou Diop… et nous n’écrirons pas « etc » : nous attendons que la France, par la voix de son président peut-être, prononce officiellement leurs noms, à haute et intelligible voix. Nous avons une dette envers eux.

Interpellé en 2016 par l’association Mémoires & Partages, qui a réalisé la seule exposition sur le naufrage et lancé un « plaidoyer pour les tirailleurs naufragés », le président François Hollande avait transmis le dossier à Jean-Marc Todeschini, Secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire. Depuis, le silence est pesant et il n’y a plus de Secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire.

Le vivre-ensemble n’est pourtant possible qu’en retrouvant la mémoire de certains moments de notre passé. L’occasion se présente aujourd’hui, 100 ans plus tard. La France et les États africains ont en ce sens une obligation. Les 192 tirailleurs attendent depuis trop longtemps.

Karfa Sira Diallo, auteur, fondateur de "Mémoires & Partages" et Nicolas Michel, journaliste, romancier

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samedi 14 décembre 2019

Macron contesté, même en Afrique

Les 5 présidents des pays du Sahel sommés de clarifier leur position

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Emmanuel Macron a "convoqué" et recevra les cinq présidents des pays du Sahel le 16 décembre prochain à Pau dans le sud-ouest de la France (les inviter à l'Elysée serait leur donner trop d'importance). Ce sera l’occasion pour ces derniers de clarifier leur position sur la présence des troupes françaises dans la région et aussi sur « l’ambiguïté » qui perdure selon le président français sur les mouvements anti-français.

Emmanuel Macron a besoin de clarifications afin de décider de maintenir ou non les troupes françaises dans le Sahel. C’est ce qui ressort d’une récente intervention du président français réagissant ainsi à la montée des mouvements anti-français au Burkina Faso, au Mali et au Niger notamment.  C’est à cet effet que les cinq Etats membres du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Mauritanie) sont attendus à Pau le 16 décembre prochain. Selon les propos d’Emmanuel Macron, « Ils nous doivent la clarté et le fait qu’ils nous demandent d’être là et qu’ils l’assument. Il faut que ce soit très clair et assumé par tout le monde, et pour le moment ce n’est pas suffisamment le cas ». Et d’ajouter, « j’ai besoin de ces clarifications pour continuer à maintenir la présence française », a-t-il insisté sur un ton ferme. Le n°1 français affirme que ce sera à l’issue de cette rencontre et de ce qui y sera dit qu’il « tirera les conséquences ».  « Je ne peux ni ne veux avoir des soldats français au Sahel alors que l’ambiguïté perdure à l’égard des mouvements antifrançais », a martelé Emmanuel Macron.

Depuis 2012 et les incursions meurtrières des djihadistes dans le Nord, la France alors dirigée par François Hollande s’était engagée aux côtés des forces armées maliennes à travers la Force Barkhane. Depuis le début de cette intervention, 38 soldats français sont morts dont 13 il y a une semaine dans la région du Liptako au Mali.

Depuis quelques temps, les populations et des activistes face à la résurgence des attaques terroristes estiment, inefficace la présence des troupes françaises dans la région du Sahel et le font savoir à travers diverses manifestations. Mais, en fait d'ambiguïté, la "Françafrique à la Macron"  n'en est-elle pas une ? Et au fait, les troupes françaises sont-elles chargées de défendre les populations du Sahel ? ou les intérêts des Bolloré, Bouygues, Vinci and co ?

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barkhaneAux dernières nouvelles, Macron aurait annulé ces convocations !

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vendredi 13 décembre 2019

Au Mali, menacé par la guerre et l’oubli...

... un patrimoine historique unique

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Biton Mamary Coulibaly, qui régna sur le royaume bambara de Ségou, repose depuis le XVIIIe siècle dans un tombeau en bordure du fleuve Niger. Mais dans un Mali où les préoccupations sécuritaires relèguent la culture au second rang, sa tombe risque de « tomber dans l’oubli », avertit un de ses descendants.

Le Mali, fort d’un passé riche et de la présence de dizaines d’ethnies, coeur de plusieurs empires qui ont régné sur l’Afrique de l’Ouest, s’est construit sur son histoire. Qui ne connaît la cité de Tombouctou, grand centre intellectuel de l’islam, mythique carrefour du commerce saharien dont les mausolées consacrés à ses 333 saints musulmans ont été partiellement détruits par les jihadistes, puis reconstruits grâce à l’Unesco, qui les a classés au patrimoine mondial de l’humanité? Ou encore la grande mosquée de Djenné, symbole de l’architecture sahélo-soudanaise? Ces deux joyaux, tout comme la falaise de Bandiagara (centre), en pays dogon, et le tombeau des Askia, dans le Nord, situés en zone de conflit, sont aujourd’hui inaccessibles. « Il faut qu’on préserve cette tombe, c’est notre culture traditionnelle à tous », estime Kokè Coulibaly, chef du village de Ségou-Koro, ancienne capitale du royaume bambara animiste qui s’étendait à l’époque de son ancêtre sur une bonne partie du Mali actuel. Edifiée à côté d’une mosquée ocre, la sépulture est entourée d’un mur dont une partie s’est effondrée.

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« Il faudra que nous nous en occupions tous, pour que le monde entier s’intéresse à notre patrimoine. Sans entretien, la tombe tombera dans l’oubli », explique à l’AFP le vieil homme édenté, vêtu d’un boubou blanc et coiffé d’un bonnet brun. Havre de tranquillité bordé d’arbres, le site est visité quotidiennement par à peine une cinquantaine de Maliens dont, ce dimanche-là, quatre trentenaires de Bamako qui profitent d’une visite familiale à Ségou pour venir voir la tombe de l’ancien roi. « C’est vrai qu’il y a un panneau qui explique, mais il faudrait autre chose pour qu’on remette en perspective le royaume et que les visiteurs comprennent vraiment où ils sont », estime l’un de ces visiteurs, Adama. Dans un pays en proie depuis 2012 à des insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes, ainsi qu’à des violences interethniques meurtrières, la culture a été reléguée au second plan et la sensibilisation des 18 millions de Maliens à leur patrimoine est semée d’obstacles.

 Aller au contact 

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Dans le centre, où les violences d’abord cantonnées au nord se sont déportées depuis 2015, l’insécurité empêche d’accéder aux villages. « Presque la moitié des cercles (départements) sont inaccessibles », regrette le chargé de la mission culturelle de Ségou, Boukounta Sissoko, qui avait l’habitude de partir en brousse au contact des populations, à moto ou en pick-up. « Il faut mettre des moyens techniques et financiers à la disposition des professionnels de la culture pour qu’ils puissent avoir accès aux détenteurs du patrimoine, qui peuvent être des chefs de village, des chefs de tribu, des griots ou même des chefs de famille, afin qu’ils puissent à leur tour sensibiliser leur communauté », dit-il. Pour des raisons de sécurité, l’Etat avait interdit l’usage des pick-up et des motos, mode de transport privilégié des jihadistes et des bandits de toute sorte. Et même si cette interdiction a été levée en août à Ségou, Boukounta Sissoko n’a pas recommencé à sillonner les campagnes. Le chargé de mission privilégie à présent l’usage de la radio. « Les gens écoutent, c’est un bon moyen », dit-il, en plaidant pour un renforcement de ses moyens financiers.

S’approprier le récit national

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Face au conflit et son lot quasi quotidien de victimes, l’Etat, l’un des plus pauvres au monde, ne consacre cette année à la culture que 8,7 milliards de francs CFA (environ 13,3 millions d’euros), contre 278 milliards (plus de 423 millions d’euros) à la défense, selon la loi de finances. « Les pesanteurs du quotidien ne facilitent pas les choses, les gens sont pris dans des questions de survie », explique Doulaye Konaté, professeur d’histoire à l’Université de Bamako. « Mais il y a une question qui se pose sur l’appropriation du patrimoine, et cela date même d’avant la crise. Il faut que les jeunes trouvent leur place dans le récit national. Quand l’histoire paraît lointaine, quand ça ne prend pas pied dans leur quotidien, ça devient difficile », explique l’universitaire. A Ségou, la « journée nationale du Patrimoine », fin septembre, a fait un flop, n’attirant que quelques personnes. « Nous avons un héritage commun qui nous lie, malgré nos différences », estime le professeur Konaté, pour qui la culture et la connaissance de l’histoire des différentes ethnies doivent faire office de socle commun, dans un Mali où les violences entre communautés font des centaines de morts.(lu sur Afriquinfo.com, selon AFP)

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vendredi 29 novembre 2019

Au nom des combattants africains

Les "héros d'Afrique" seront bientôt honorés par les communes françaises. Comme l'a souhaité le président Emmanuel Macron, des rues, des places, des bâtiments publics porteront le nom de soldats, tirailleurs, ayant servi la France lors de la deuxième guerre mondiale. Une convention a été signée cette semaine entre le ministère des Armées et l'Association des Maires de France.

"La France a une part d’Afrique en elle", voilà comment Emmanuel Macron célébrait les soldats africains débarqués en Provence, en 1944. Pour ce 75e anniversaire, le 15 août 2019 à Saint-Raphaël, le président de la République française lançait  "un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre par le nom de nos rues et de nos places la mémoire de ces hommes."

Des rues, des places, des écoles

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Trois mois après, le Ministère des Armées et l'Association des Maires de France ont signé une convention. L'objectif est de multiplier les lieux portant le nom d'un soldat africain ayant combattu pour la France dans les 36 000 communes de France.

A cet effet, le ministère des Armées a mis à disposition des maires français une liste de 50 noms. Des tirailleurs africains venus d'Algérie, du Maroc, du Sénégal, de Mauritanie, de Centrafrique ou encore de Madagascar ayant combattu pour la France lors de la seconde guerre mondiale.

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Ils s'appelaient Jean-Baptiste N'Tchorere, né au Gabon en 1917 et mort pour la France le 8 juin 1940 à Remiencourt dans la Somme où il est inhumé ; ou le Sergent Kida, né en 1909 au Tchad et mort pour la France le 12 juin 1944 à Monte Fiaxone, en Italie ; et encore Paul Koudoussaragne, né en 1920 en Centrafrique, il avait pris part aux campagnes d’Afrique, du Moyen Orient et à la libération de Royan. Ce compagnon de la libération a été inhumé en Centrafrique le 10 mai 1973. A terme une centaine de noms devraient être répertoriés.

"Il ne faut pas oublier que nous avons eu des alliés américain, britannique, canadiens... et bien d'autres mais nous avons eu aussi cette armée d'Afrique qui a été très importante. Il faut aussi honorer ces soldats (...) Ils ont fait une partie de la reconquête de la France et ils y ont participé à une hauteur très importante", souligne Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, à TV5MONDE.

D'où viennent les 50 soldats africains listés par le ministères français des Armées ?<br />
©Infographie TV5MONDE
D'où viennent les 50 soldats africains listés par le ministères français des Armées? ©Infographie TV5MONDE

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Tirailleurs sénégalais au col d'Urbeis en novembre 1944

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samedi 23 novembre 2019

En faveur de l'Afrique

Lobaye school 

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LOBAYE SCHOOL est une association de la Vallée de Villé qui cherche à promouvoir la création d'une école en Centrafrique, à Lobaye.

Autour du fleuve Lobaye et dans les viillages, les enfants ne peuvent pas suivre une scolarité actuellement.
Des personnes de bonne volonté se donnent les moyens pour créer des évènements en vue de financer une école qui serait accessible aux enfants de plusieurs villages.

Un marché aux puces a déjà eu lieu.

Une soirée africaine sera organisée à Lalaye le 7 décembre prochain.

D'autres manifestations seront annoncées au fil du temps.

Merci pour votre soutien ! Pensez à en parler et à partager autour de vous !

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mardi 5 novembre 2019

Vers la disparition du franc CFA ?

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L'ECO en remplacement, c'est quoi ? 

 

L'ECO DE OUATTARA: et de MACRON : une arnaque pour s'acheter l'AFRIQUE

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samedi 2 novembre 2019

Un trafiquant vietnamien d’espèces protégées condamné

Le trafiquant international vietnamien Tran Van Tu et ses complices ont été condamnés pour trafic d’espèces protégées. Ce verdict rendu ce vendredi 31 Mai émane du Tribunal de première instance (TPI) d’Abidjan Plateau.

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Tran Van Tu et ses autres complices ont écopé de la peine maximale prévue par la loi ivoirienne (N° 65-255 du 04 aout 1965) relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Ils sont tombés dans les filets de la police dans le cadre d’une opération dénommée ‘Stop à l’ivoire’ lancée du 18 au 21 janvier puis les 21 mars 2018 par les autorités ivoiriennes avec l’assistance technique de EAGLE-Côte d’Ivoire et du grand réseau EAGLE international. Les trafiquants ont obtenu et gardé par devers eux – avec intention de revendre – 469,15 kg d’ivoire et 578 kg d’écailles de pangolins. L’objet de la saisie représente des parties d’espèces intégralement protégée par la loi faunique ivoirienne.

La structure du réseau criminel est composée de trois trafiquants asiatiques. Il s’agit de Tran Van Tu et Phung Tan Hung de nationalité vietnamienne qui sont à la tête du réseau et du français d’origine chinoise Zhang Fan Paul. Ils sont épaulés par le guinéen Koné Kabiné, le burkinabé Ouédraogo Moussa et l’ivoirien Vanié Bi Magloire Luc.

Le juge a suivi le réquisitoire de la procureure qui avait requis au cours de l’audience une peine exemplaire assortie d’amendes contre chacun des prévenus. Les prévenus ont été reconnus coupables pour infraction et complicité d’infraction à la législation relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Ils écopent que de 12 mois de prison ferme qui est la peine maximum et assortie de 300.000 F CFA d’amende chacun comme prévue par les textes régissant la faune en ses articles 32 et 33.

Tran Van Tu et Zhang Fan Paul ont aussi été entendu pour d’autres faits retenus contre eux, notamment la détention illégale d’armes à feu de 6ème et 7ème catégories découvertes chez eux lors de leur arrestation. Notons que les trafiquants étaient incarcérés depuis leur arrestation à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Le réseau criminel de Tran van Tu est l’un des réseaux spécialisés du crime faunique le plus sophistiqué jamais démantelé en Côte d’Ivoire. (Ebony T. Christian – source EAGLE-Côte d’Ivoire)

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vendredi 25 octobre 2019

Neuf pays appellent à la fermeture des marchés d’ivoire

Neuf pays – notamment africains – demandent à l’Europe de fermer son marché intérieur d’ivoire pour mieux protéger les éléphants. Ces pays estiment que même vendu de manière légale, le négoce de l’ivoire reste un danger pour les éléphants dont le nombre ne fait que baisser au fil des années.

elephants_701x430La population d’éléphants est passée de plusieurs millions au début du XXe siècle à environ 400.000 en 2015 sur le continent africain, décimée par le braconnage. « 60% des décès d’éléphants constatés sont dus au braconnage », selon la WWF. En théorie, seuls les objets en ivoire datant d’avant 1947 peuvent être commercialisés librement dans l’UE, force est de constater. Entre 1947 et 1990, il faut un certificat pour les objets travaillés. Cependant en 2018, une étude réalisée par l’ONG Avaaz et l’université d’Oxford sur des pièces en ivoire montrait qu’un cinquième était issu d’éléphants tués après l’interdiction mondiale du commerce d’ivoire en 1989.

Pour protéger le plus grand mammifère terrestre, le commerce international de l’ivoire est interdit depuis 1989, à l’exception de très rares dérogations. Pour le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Gabon, le Kenya, le Libéria, le Niger, le Nigeria et la Syrie, ces rares dérogations ne militent pas en faveur de la protection des éléphants. C’est la raison pour laquelle ils demandent la fermeture des marchés intérieurs. C’est déjà le cas en Chine et aux Etats-Unis. Les USA ont fermé en 2016 leur marché intérieur d’ivoire, à part quelques exceptions, suivis en 2017 par la Chine.

En dehors de ces deux grands marchés, d’autres régions et pays du monde autorisent toujours la vente d’ivoire, comme le Japon et l’Union européenne. Afin de fermer le marché intérieur d’ivoire au sein de l’Union Européenne, des ONG et la France mènent un plaidoyer. Les neuf pays demandent à la CITES « d’appeler en urgence à la fermeture de tous les marchés intérieurs de l’ivoire restants ». Mais la CITES, (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) n’a pas voulu trancher. La CITES fixe les règles du commerce international de plus de 35.000 espèces de faune et de flore sauvages.

La question de la fermeture du marché intérieur européen de l’ivoire était à l’ordre du jour mercredi lors de la conférence de l’ONU sur les espèces menacées. La rencontre se tient depuis samedi et jusqu’au 28 août à Genève, en Suisse. Pour les pays qui militent en faveur de la fermeture totale des marché intérieur « le maintien d’un marché de l’ivoire crée des opportunités de blanchiment d’ivoire illégalement acquis, pose des problèmes de suivi et d’application et compromet les interdictions dans d’autres pays en fournissant un débouché alternatif aux fournisseurs et trafiquants ».

Afin de les pousser à fermer leurs marchés intérieurs d’ivoire, une coalition de 17 ONG, a lancé une campagne pour faire pression sur l'UE et le Japon.

Anderson Diédri (Eburnie today)

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mercredi 9 octobre 2019

Usines à bébés au Nigeria

La police libère 19 femmes enceintes

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Dix-neuf jeunes filles enceintes âgées de 15 à 28 ans ont été secourues dans une « usine à bébés », a annoncé ce lundi la police de Lagos, alors que le pays est confronté à d’importants réseaux de trafic d’êtres humains.

« Nous avons été informés des activités de certains individus qui gardaient des femmes enceintes et des bébés pour les vendre après accouchement », a déclaré le porte-parole de la police, Bala Elkana, indiquant aussi que quatre nourrissons ont pu être sauvés.

Deux suspects arrêtés

L’opération de police a été menée le 19 septembre dernier et concernait quatre sites, trois maisons résidentielles et un hôtel à Isheri Osun, en périphérie de la capitale économique du pays. Le porte-parole de la police a précisé que deux suspects avaient déjà été arrêtés. Un troisième a pris la fuite.

Selon Bala Elkana, certaines femmes secourues « ont été trompées, elles pensaient venir à Lagos pour trouver un emploi et se sont retrouvées piégées ». Il a également affirmé que d’autres « savaient parfaitement ce qu’elles venaient faire » et espéraient gagner de l’argent. Les enfants étaient vendus 300.000 nairas (760 euros) pour les filles, et 500.000 (1.265 euros) les garçons a-t-il assuré.

Un crime répandu au Nigeria

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Le trafic humain est le troisième crime le plus répandu au Nigeria, derrière la fraude et le trafic de drogue, selon les Nations unies. Le sud-est du pays est particulièrement touché par le trafic d'enfants. Plusieurs maternités illégales ont été découvertes dans cette partie du pays ces dernières années.

Dans certains cas, des jeunes femmes s’y étaient réfugiées volontairement pour échapper aux vives critiques liées aux grossesses hors mariage dans la société nigériane. Ces femmes touchent une part de l’argent obtenu avec la vente de leur bébé. Des informations ont également fait état de cas de jeunes femmes enlevées et forcées à tomber enceintes par des trafiquants d’êtres humains. Les personnes qui achètent les bébés sont le plus souvent des couples généralement issus de milieux aisés qui ne peuvent pas concevoir d’enfants. (selon AFP)

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jeudi 3 octobre 2019

Sécurité routière au Burkina-Faso

 Destruction des ralentisseurs sauvages

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Le ministère des Transports du Burkina-Faso a lancé le 27 septembre 2019 à Ouagadougou un plan de démolition des ralentisseurs hors normes et de construction de bandes rugueuses. Les ralentisseurs sauvages, installés par les riverains, sont une pratique courante et dangereuse dans toute l'Afrique. Ouvrages aménagés sur la chaussée pour contraindre physiquement le conducteur à réduire sa vitesse, les ralentisseurs, appelés par le commun des Burkinabè « gendarmes couchés », sont souvent érigés en violation des normes de conception et de construction prévues par les textes en vigueur. Cette situation entrave la fluidité du trafic routier et provoque de nombreux accidents mortels, l’amortissement précoce des véhicules et l’augmentation des temps de trajet.

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L'opération va aussi permettre d’installer des panneaux de limitation de vitesse et des radars fixes interconnectés à des postes de surveillance. En plus, des équipes de contrôle de la vitesse seront déployées sur les axes afin de réprimer les contrevenants. 1 061 ralentisseurs hors-normes ont été identifiés sur l’ensemble des routes bitumées du pays, dont 125 sur les routes nationales RN1 et RN7. En 2018, les routes nationales N°1 et N°7 ont enregistré 188 accidents qui ont fait 261 personnes blessées et 47 tuées.  Le lancement de ces travaux a aussi été l’occasion pour le gouvernement d’interpeller une fois de plus les conducteurs et les usagers de la route au respect du code de la route, afin de permettre au Burkina de retrouver ses lettres de noblesse en matière de sécurité routière. 

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