lundi 19 juin 2017

Les origines de l'homme

La découverte faite au Maroc modifie l’histoire d’Homo sapiens

maroc

Depuis combien de temps notre espèce existe-t-elle ? Les nouveaux fossiles étudiés à partir des découvertes de Jebel Irhoud au Maroc font reculer les estimations sur l’apparition d’Homo sapiens d’environ 100 000 ans.

Des restes d’Homo sapiens qui ressemblent à l’homme d’aujourd’hui viennent d’être mis au jour à Jebel Irhoud, au Maroc. Le site est à environ 34 miles (55 kilomètres) au sud-est de la ville côtière de Safi, au nord-ouest de Marrakech. Leur datation est de 300 000 ans, rapporte une étude publiée dans la revue scientifique Nature. Ces fossiles qui sont les plus anciens jamais trouvés, ont été déterrés au Maroc, à des milliers de kilomètres du record précédent, trouvé en Afrique de l’Est. Auparavant, les fossiles connus les plus anciens d’Homo sapiens venaient d’Ethiopie, et étaient datés d’environ 195 000 ans.

C’est "l’Homo sapiens le plus vieux jamais trouvé en Afrique ou ailleurs", a expliqué Jean-Jacques Hublin, coauteur des travaux et directeur de l’Institut Max Planck de Leipzig, en Allemagne et du Collège de France à Paris "Ils ne sont pas comme nous", a précisé le scientifique français , mais ils avaient "pour l’essentiel un visage que vous pourriez rencontrer dans le train à New York".

Les fossiles marocains suggèrent que Homo sapiens peut avoir atteint sa forme moderne dans plusieurs endroits différents en Afrique, a déclaré Mr Hublin qui pense qu’une étape antérieure de développement a précédé celle révélée par la découverte de son équipe.

Les spécimens marocains ont été trouvés entre 2007 et 2011 et comprennent un crâne, une mâchoire et des dents, ainsi que des outils en pierre. Combinée avec d’autres os qui ont été trouvés il y a plusieurs décennies, mais pas correctement datés, la collection de fossiles représente au moins cinq personnes, dont des jeunes adultes, un adolescent et un enfant d’environ 8 ans. L’analyse montre que leur forme de cerveau était plus allongée que ce que les gens ont aujourd’hui : "Au cours des 300 000 dernières années, l’histoire principale est le changement du cerveau", a déclaré Mr Hublin.


Une video de afriktv

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jeudi 15 juin 2017

Madagascar: nouvelle base arrière du terrorisme

France et Etats-Unis s’inquiètent

madagascar

En plein océan Indien, loin de l’Europe et des Etats-Unis, ancrée face à l’Afrique de l’Est, Madagascar -qui a déjà du mal à faire venir les touristes chez elle- reçoit de plein fouet une gifle dont elle se serait bien passée: faire partie de la liste des pays considérés comme refuges de terroristes.

Alors que les attentats font tache d’huile de par le monde, les malgaches pourraient ne plus être à l’abri des atrocités qui touchent la France, la Belgique, les États-Unis, les pays africains francophones. « Le pouvoir malgache tente de rassurer l’opinion publique et la communauté internationale en annonçant quelques mesures dont le renforcement des dispositifs déjà existants en matière de lutte antiterroriste,…la collaboration avec Interpol… la surveillance renforcée de certaines écoles coraniques,…l’intensification des contrôles des étrangers, spécialement ceux originaires des autres pays à risques », lit-on dans « Madagascar-Magazine » de juin 2017.

RFI rappelle « Un homme a été arrêté vendredi 20 novembre à Madagascar. Il est soupçonné d'être un terroriste, sympathisant de l'organisation État islamique. Les forces de l'ordre l'ont repéré après la diffusion de messages sur les réseaux sociaux où il véhiculait des messages islamistes de haine et anti-français. L'homme, connu des services de sécurité de l'Hexagone, a été libéré après 24 heures de garde à vue. C'est une première dans un pays qui n'a jamais été frappé par des actes terroristes liés à l'islamisme radical ».

Certaines mosquées de Mahajanga notamment, qui avaient abrité voilà quelques années Fazul Abdullah Mohammed (Comorien, l'un des principaux responsables des attentats contre les ambassades américaines le 7 mai 1998 à Nairobi, au Kenya, et à Dar-es-Salaam, en Tanzanie et chef d'Al-Qaïda dans la corne de l'Afrique dès 2009) tué en 2011, continuent de fournir des candidats au djihad international.

Des malgaches parmi les djihadistes tués au Mali

notin

Dans son ouvrage, « La guerre de la France au Mali » Jean-Christophe Notin rapporte que l’armée française a découvert, dès 2013, la présence de malgaches parmi les djihadistes tués au combat. Il s’avère que ceux-ci auraient fréquenté la même mosquée que Fazul.

C’est avec un visa touristique de court-séjour (trois mois) que les djihadistes entrent dans le pays, avant de partir vers d’autres destinations… Entre temps, fleurissent selon les services secrets américains, « la création de nombreuses écoles coraniques qui pourraient favoriser dangereusement un basculement vers l’islam radical », note le numéro 82 de « Madagascar-Magazine ». Cela dit, des visas touristiques de 15 jours seulement pourraient être délivrés aux personnes suspectées, avec un contrôle direct pour ceux qui les récupèrent à l’arrivée de l’aéroport ou des ports. Mais les frontières de Madagascar restent bien poreuses…

Pour finir, l’IFRI signale : « Outre la proximité géographique et culturelle des Comores, archipel où la menace salafiste est réelle, la réislamisation qui touche Madagascar participe d’un mouvement plus global qui s’étend en Afrique de l’Est, au Kenya, en Tanzanie ou encore en Afrique du Sud ».

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mardi 6 juin 2017

Communiqué du gouvernement de l'Union des Comores

Suite aux propos du président Macron, le gouvernement des Comores n'a pas tardé à réagir en convoquant l'ambassadeur de France et en se fendant d'un communiqué bien senti. C'était à prévoir.

comores

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samedi 20 mai 2017

Emmanuel Macron en chef militaire au Mali

Une Françafrique toujours en marche

survie

L'association africaine "Survie" communique, à l'occasion de la visite du président Macron aux troupes françaises au Mali : 

Le nouveau Président de la République, qui cherche à aligner les images symboliques depuis son élection, se rend aujourd’hui au Mali pour illustrer son soutien aux forces militaires françaises déployées au Sahel et affirmer ainsi au nom de la "lutte contre le terrorisme" une totale continuité avec François Hollande. Le "bilan africain" de ce dernier étant en grande partie celui de Jean-Yves Le Drian, passé de la Défense aux Affaires étrangères à la faveur du "renouvellement" à la tête de l’État, Emmanuel Macron met ainsi en oeuvre un des piliers de "sa" politique africaine, la prolongation de l’ingérence militaire. Celle-ci n’est toujours pas questionnée, alors même que la situation actuelle au nord du Mali, mais aussi en Libye, en Côte d’Ivoire et en Centrafrique, fragilise chaque jour la vitrine d’un interventionnisme étranger victorieux fournie par Le Drian au nouveau locataire de l’Elysée. 

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Le refrain de la fin de la Françafrique, brandi successivement par Sarkozy puis par Hollande, n’a pas été repris dans cette campagne présidentielle, à l’exception de la grossière tentative d’instrumentalisation de Marine Le Pen. Mais les déclarations du candidat Macron à certains médias spécialisés et les premiers choix politiques lourds de sens ne laissent guère d’illusion.

Celui qui a promis de faire passer le business franco-africain et la stabilité des régimes en place au nom de la lutte contre le terrorisme avant le respect des droits humains, a choisi un Secrétaire général de l’Elysée issu de l’Agence française de développement, un Premier ministre grand défenseur des intérêts d’Areva sur le continent et un ministre des Affaires étrangères qui était déjà le "ministre de l’Afrique" s’affichant volontiers avec certains des pires dictateurs du continent lors du quinquennat précédent.

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Le Tchadien Idriss Déby peut continuer à faire emprisonner des militants, le Congolais Sassou Nguesso peut laisser pourrir la crise humanitaire dans la région d’un opposant, le Gabonais Ali Bongo peut réprimer sans fin la contestation populaire : ils ne craignent aucune condamnation publique, et encore moins le gel de l’aide bilatérale ou la suspension des relations de coopération militaire et policière qui les unissent à la France. La nomination d’une ministre des Armées interroge quant à elle, avec un tel intitulé de sa fonction, sur la feuille de route donnée à cette juriste de formation face au pouvoir discret mais croissant de la Grande Muette sur la politique africaine de la France, alors même que l’opération Barkhane, déployée depuis 2014, n’a jamais été approuvée par le Parlement, en violation de l’article 35 de la Constitution.

Consciente qu’en matière de politique africaine, plus encore que dans les autres domaines, les vieilles recettes resteront de mise sous ce quinquennat, l’association Survie continuera son travail de décryptage, d’information et de mobilisation pour mettre enfin un terme aux mécanismes tant institutionnels que mafieux de la Françafrique.

Association Survie

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mardi 9 mai 2017

Les rois mages africains font allégeance à Macron

La Françafrique va-t-elle continuer ?

rois_mages

Le plus jeune de tous les chefs d'état, à la tête de la cinquième puissance mondiale, avait annoncé que la Françafrique serait changée, ce qui est loin en retrait des propos du ministre sarkozyste Jean-Marie Bockel qui avait annoncé la fin de la Françafrique et obtenu ainsi son limogeage.

Dans l'ordre pour adresser les plus sincères félicitations au nouveau président français :

1) Macky Sall (Sénégal)

2) Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire)

3) Roch M.C. Caboré (Burkina-Faso)

4) Faure E. Gnassinbé (Togo)

6) Pierre Nkuruzinza (Burundi)

7) Moïse Katumbi (RDC)

Et chez les personnages marquants sans être chefs de l'Etat : Jean Ping (Gabon). Ces félicitations sont-elles honnêtes, ou attend-on des dividendes du président français ? Ce point reste à éclaircir.

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jeudi 27 avril 2017

Un journaliste de RFI condamné à 10 ans de prison au Cameroun

Pour avoir fait son travail

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Le correspondant de RFI au Cameroun, Ahmed Abba, a été condamné à 10 ans de prison ferme pour "non-dénonciation d'actes de terrorisme et blanchiment d'actes de terrorisme" par le tribunal militaire de Yaoundé.

Le journaliste est condamné à "10 ans de prison ferme avec mandat d'arrêt à l'audience (...) et à verser 55.726.325 francs CFA" (environ 85.000 euros), a déclaré le président du tribunal, précisant qu'il pourrait faire cinq ans de prison supplémentaires en cas de non-paiement de l'amende.

"Ahmed Abba est déclaré non coupable d'apologie du terrorisme, coupable des faits de non-dénonciation d'actes de terrorisme, et blanchiment d'actes de terrorisme", a-t-il dit.

Le verdict a été annoncé lundi à 17H30 GMT après avoir été reporté de quatre jours à la suite du dernier procès du correspondant de RFI en langue haoussa. Le commissaire du gouvernement (procureur) avait requis la perpétuité.

Les avocats du journaliste, qui clame son innocence, ont décidé de faire appel dès mardi matin.

"RFI est consternée par le verdict du tribunal militaire de Yaoundé", a indiqué dans un communiqué la radio très écoutée en Afrique, ajoutant qu'"aucune preuve n'a été apportée au dossier" et que "cette condamnation est celle d'un journaliste qui n'a fait qu'exercer son métier".

Cette condamnation après un "procès injuste" est "un travestissement de la justice", estime pour sa part dans un communiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International.

Correspondant de Radio France Internationale (RFI) dans le nord du Cameroun, qui est la cible des attentats de Boko Haram, Ahmed Abba avait été arrêté fin juillet 2015 à Maroua, dans l'extrême-nord du pays.

Le journaliste de RFI, qui risquait même la peine de mort début avril, est soupçonné par les autorités camerounaises d'avoir collaboré avec le groupe extrémiste Boko Haram et de ne pas avoir partagé les informations qu'il détenait.

Il a d'abord été incarcéré par les services de renseignements camerounais pendant trois mois et affirme avoir subi des actes de torture. Ahmed Abba a finalement été transféré à la prison de Yaoundé où il est détenu depuis 636 jours.(lu dans "Oeil d'Afrique")

* RFI : Radio France International.

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jeudi 20 avril 2017

Franc CFA : quel avenir ?

"Le Franc malgré son nom est la monnaie des Africains" (Michel Sapin)

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Le ministre français de l’Economie Michel Sapin a refusé vendredi d’évoquer le débat sur le Franc CFA en Afrique, se retranchant derrière la souveraineté des Africains sur le sujet lors d’une réunion des ministres des Finances de la zone franc à Abidjan.

"Ce n’est pas un sujet que j’aborde car c’est un sujet qui appartient aux Africains. Le Franc malgré son nom est la monnaie des Africains, ce n’est plus la monnaie de la France, il a disparu en Europe. Sur toutes ces questions-là, c’est aux Africains de se prononcer et ce n’est pas à nous de le faire à leur place", a affirmé le ministre.

"Il y a un rôle institutionnel bien connu: nous sommes un élément de garantie de la monnaie mais, pour le reste, le rôle est avant tout d’écouter, de faciliter et d’appuyer lorsqu’il le faut", a-t-il précisé.
"La France est là en amie pour soutenir, aider des pays qui sont puissants, ont beaucoup d’avenir, mais qui doivent faire face à un certain nombre de difficultés", a-t-il ajouté alors que de nombreux pays de la zone CFA ont actuellement des problèmes budgétaires touchés par un ralentissement de l’activité et une baisse de certaines matières premières.
Le "CFA", utilisé par 15 pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre (155 millions d’habitants), est lié à l’euro par un système de parité fixe. Pour garantir cette parité, les Etats africains doivent déposer 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français.
La zone Franc comprend 14 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l’archipel des Comores.
Ce lien fort avec l’euro est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité. Mais certains économistes, responsables africains et militants accusent le CFA de freiner le développement de l’Afrique et considèrent que ce lien avec l’ancienne puissance coloniale est une perte de souveraineté, les pays étant tributaires de la zone euro.
Paris s’est dit ouvert, à la mi-mars dernier, "à toutes les propositions" que les 15 pays de la zone franc pourraient formuler lors de la réunion d’Abidjan où il sera aussi question des programmes du FMI et l’accès des pays à des emprunts.
pgf/jlb

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lundi 17 avril 2017

La naturalisation de 28 tirailleurs fait polémique en Afrique

Suite à la naturalisation le 15 avril par François Hollande de 27 tirailleurs sénégalais, l’association internationale "Mémoires & Partages" basée à Dakar et à Bordeaux, tient à regretter une mesure politicienne qui ne soulagera qu’une infime partie des requérants. 

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François Hollande avait profité de la visite officielle du chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, le 20 décembre dernier pour annoncer son intention de faciliter l’octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais, ces soldats d’Afrique subsaharienne qui ont combattu dans les rangs de l’armée française. « J’ai demandé qu’il y ait des instructions très claires qui soient données pour qu’il y ait toutes les facilités pour leur permettre d’accéder à la nationalité française… C’est eux qui formeront cette demande mais on compte bien marquer la reconnaissance. Il n’y a pas plus belle reconnaissance que de pouvoir accueillir ces anciens combattants dans la nationalité française », a déclaré le chef de l’Etat à l’issue d’un entretien à Paris avec le Président sénégalais Macky Sall, en visite d’Etat à Paris.

"Mémoires & Partages" (M &P) qui avait fait partie des initiateurs d'une pétition en faveur d'une telle mesure, avait aussitôt réagi en décidant d’assister les tirailleurs sénégalais concernés par cette annonce par l’installation d’un guichet dans ses services à Bordeaux pour répertorier, préparer et accompagner les dossiers de demande de naturalisation des tirailleurs sénégalais.

Karfa Sira Diallo, son directeur, qui avait prévenu « des incertitudes qui pèsent sur une annonce aux périmètres et conditions floues », constate « une précipitation certaine dans l’annonce de cette cérémonie de naturalisation par l’Elysée…Et cela n’augure rien de bon pour les nombreux demandeurs qui continuent de se manifester ».

Et Karfa Diallo d’apporter d’autres éléments « Sans qu’il n’y ait eu aucune coordination avec les services du ministère de l’intérieur qui sont restés sourds à nos demandes, malgré la transmission d’une vingtaine de dossiers, l’Etat français annonce que 27 tirailleurs, tirés on ne sait par quel sort, ont bénéficié de cette décision présidentielle avant que François Hollande ne quitte définitivement ses fonctions. Il y a de quoi douter sur la continuité d’une telle mesure dans le climat de xénophobie ambiant qui règne en France ».

Invité par l’Elysée à cette cérémonie, le directeur de Mémoires & Partages qui est en Afrique occidentale pour un plaidoyer déclarant la traite des noirs et l’esclavage crimes contre l’humanité, dénonce « les nombreuses trahisons d’une classe politique française qui, du droit de vote des immigrés aux tirailleurs continue de lâcher en rase campagne les descendants d’immigrés ».

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samedi 15 avril 2017

Cameroun : des milliers de faux centres de santé découverts

Le Cameroun, pendant des décennies, a bien joué avec la santé des Camerounais soit, par ignorance ou tout simplement, par mauvaise foi. Récemment, des milliers de centres de santé ont été déclarés faux, parce qu’opérant dans l’illégalité totale.

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Des milliers de faux centres de santé, précisément plus de 2000 centres, viennent d’être pris la main dans le sac par le Ministère de la Santé Publique camerounais, qui a reproché à ces centres d’opérer dans l’illégalité totale. Le Ministre André Mama Fouda, de la Santé publique, les invite hâtivement à «régulariser leur situation administrative dans un délai de 90 jours ». Il précise dans son communiqué ceci: « Sur 3 343 formations sanitaires privées, laïques et confessionnelles exerçant au Cameroun, 1 055 disposent d’au moins un arrêté, 2 288 fonctionnent dans l’illégalité et 75 autres sont identifiées sans région d’implantation », a t-il dit.

Ce qui irrite l’envoyé de l’Etat , est que dans ces centres illégaux de santé, tout le personnel soignant n’est pas qualifié, c’est-à-dire même formé dans les règles de l’art aux métiers de la Médecine. On y trouve des apprenants sur place qui se prennent parfois faussement pour des médecins reconnus et confirmer. Pour le Ministère, c’est un risque majeur que prennent malheureusement les propriétaires de ces centres de santé qui eux-mêmes, pour la plupart, n’ont jamais mis les pieds dans un Amphi de Médecine ou dans une école d’Infirmerie…

Face à ce danger et à la vie des Camerounais ainsi exposée au quotidien, le Gouvernement par le truchement du Ministère de la santé a lancé cet ultimatum de 90 jours aux centres de santé concernés pour rejoindre la République dans les normes instituées et en vigueur. Les accusés tentent en vain de se défendre en brandissant le chômage trop élevé comme étant la cause de leurs agissements gauches: « Un homme qui a été formé pour une profession doit exercer le métier pour lequel il a été formé. En outre, on doit faciliter la procédure pour l’obtention d’agréement et des autorisations nécessaires à l’ouverture ou la création des Centres de Santé », fait savoir Kamtchueng Gérard promoteur d’un centre de santé à Mvog-Ada, un quartier populaire de Yaoundé.

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Et pendant ce temps, le président camerounais Paul Biya se soigne en Europe : à Baden-Baden, en Allemagne, il peut soigner son diabète dans sa clinique privée, et à Genève, en Suisse, son hôtel particulier lui permet d'être proche de ses comptes en banque. Et dans son pays, son peuple ne saurait imaginer les soins qui lui sont prodigués, même dans les rêves les plus fous.

cliniqueBaden-Baden : au fond, la clinique privée si chère au président camerounais Paul Biya

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vendredi 7 avril 2017

Un astrologue du Bénin vous écrit

Cela flaire l'arnaque à des kilomètres ! 

ASTROLOGIE

Voici le message reçu, le 25 février 2017, par un correspondant du Réseau anti-arnaques : "Je suis Dr Lopes Zinsou Emile, petit-fils d’un ancien roi du Bénin, voyant astrologue. Je suis là pour tous vos problèmes comme le cancer, la recherche de maître, le spiritisme, la guérison de toutes sortes de maladies et surtout le cancer de la prostate, la protection de votre maison. Vous avez du mal à trouver du travail, vous ne prospérez pas dans vos affaires, dans votre foyer, et vos soucis.

Vous avez la solution : spécialiste des cas les plus urgents, même les plus désespérés, grâce aux anges. Vous qui avez des conflits familiaux, des problèmes de foyer avec votre femme, votre mari et au travail avec votre employeur, des problèmes sentimentaux, des faiblesses sexuelles, de retour immédiat et définitif de l’être aimé, des soucis avec la justice. Vous avez été envouté, contre anti-balle, le pouvoir pour votre protection, la chance aux jeux et les moyens de financement, et avoir de la promotion dans vos entreprises.
 
Mon adresse mail : zinsou.feticheur@gmail.com Consultation rapide."
Chacun aura pu noter le charabia parfois peu compréhensible de cet astrologue (et encore, le Réseau anti-arnaques a corrigé les principales fautes d’orthographe et rétabli la ponctuation) : du reste, la formulation "anti-balle" restera un mystère.
De toute évidence, cet astrologue souffre de faiblesses textuelles.
(Publié le 23 mars 2017 dans "Réseau anti-arnaques")

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