mercredi 11 juillet 2018

Exportation d’animaux rares du Congo vers la Chine

Les gorilles de montagne et d’autres espèces menacées de la République démocratique du Congo risquent d’être capturés dans la nature afin d’être exportés vers les zoos chinois, affirment des associations.

gorille

Une lettre du ministre de l’Environnement de la RDC à une société chinoise, qui a été divulguée, fait apparemment référence à une demande d’exportation pour un certain nombre d’espèces rares. Les associations protectrices de la nature s’indignent.

Le courrier en cause fait référence à une demande pour une douzaine de gorilles de montagne, 16 chimpanzés pygmées ou « bonobos », 16 chimpanzés, huit lamantins africains et 20 okapis. Les animaux, qui appartiennent tous à des espèces menacées d’extinction, auraient été demandés pour le zoo de Taiyuan, dans la province septentrionale du Shanxi, et le zoo Anji Zhongnan dans l’est de la Chine.

La RDC n’a pas de programme de reproduction en captivité, il est donc entendu que tout accord nécessiterait que les animaux soient capturés dans la nature. Seuls 200 gorilles de montagne resteraient en RDC.

La lettre, datée du 8 juin 2018 et signée par la ministre congolaise de l’environnement, Amy Ambatobe Nyongolo, semble confirmer un accord pour l’exportation des animaux et précise qu’une équipe d’experts congolais devrait être hébergée en Chine pour assurer l’introduction et la conservation appropriées du diverses espèces aux deux zoos.

La réponse est adressée à Liu Min Heng, PDG de Tianjing Junheng International Trade Corporation Ltd, et cite un prétendu accord entre les zoos chinois et l’Institut au Congo pour la conservation de la nature (ICCN), le gardien de la faune et de la flore du pays.

Le courrier a été récupéré par Adams Cassinga, un journaliste d’investigation devenu environnementaliste et fondateur de l’organisation Conserv Congo. Il l’a mis en ligne et a lancé une pétition pour empêcher l’exportation des animaux.

Posté par jl boehler à 04:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 8 juillet 2018

La nourriture des Touareg

Tikomart : le beurre et le fromage sec des nomades du Mali et du Niger

touareg

Dans les régions habitées par les Kel Tamasheq et les Peulh se perpétue encore la production traditionnelle du tikomart, un fromage sec ancestral dont le rôle est, aujourd’hui encore, de conserver le lait, même par des températures élevées comme celles des régions désertiques, tout en permettant aux populations nomades de transporter des provisions alimentaires très nourrissantes lors de leurs longs déplacements et dans les périodes où les autres sources de nourriture se font rares à cause de la sécheresse.

Le lait (akh) joue un rôle essentiel chez les pasteurs touareg du Mali, car il nourrit, rafraîchit et guérit. Les produits laitiers comme le beurre fondu (widi) et le fromage sec sont également d’une grande importance dans leur culture gastronomique. Le tikomart est un fromage à base de lait de vache, de lait de chèvre ou d’un mélange des deux qui est tellement déshydraté qu’il ne peut plus être mâché. Seul un mortier et un pilon peuvent être utilisés pour le casser en morceaux afin qu’il puisse être mangé trempé dans du thé ou mélangé à de la bouillie de millet.

touareg4

Ce fromage est donc essentiellement utilisé comme assaisonnement. Un morceau d’estomac de chevreau séché fournit la présure pour cailler le lait, qui est placé dans une grande cuve en bois. À l’aide d’une grande louche, les femmes retirent le lait caillé et le placent sur un tapis pour égoutter. Ils façonnent les fromages à la main avant de les placer sur des tiges de fenouil sauvage pour les aromatiser.Tikomart est produit par les Touareg (ou Kel Tamahaq, « ceux qui parlent Tamahaq »), un peuple berbère africain qui vit nomade ou semi-nomade au Sahara désert et à qui le lait et les produits laitiers sont d’une importance énorme.

Au Mali, cette communauté est concentrée dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal. Le lait et les produits à base de lait comme le tikomart sont appréciés tant pour leur qualité nutritionnelle que pour leur valeur symbolique. La langue touareg a de nombreux adjectifs pour décrire les états du lait, qu’il soit frais, aigre, caillé ou dilué. Les bergers utilisent toute une gamme de techniques (comme la fabrication de fromages) pour s’assurer qu’ils conservent une quantité suffisante de lait pour la nourriture.

touareg2

touareg1

Posté par jl boehler à 01:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 6 juillet 2018

Des crocodiles oranges au Gabon

Ils vivent dans des grottes !

crocodiles

Les crocodiles oranges ont été découvert en 2008 au Gabon par l’archéologue Richard Oslisly. Leur couleur orange qui est unique pourrait s’expliquer par une dépigmentation dûe au manque de lumière et aux effets des excréments de chauves souris. « On pense que ces dizaines de crocodiles se seraient installés dans les grottes d’Abanda il y a environ 3000 ans »" explique le chercheur américain Matthew Shirley à l’AFP. Entrés alors qu’ils étaient encore petits, les crocodiles se seraient retrouvés bloqués et ont du se nourrir uniquement de chauves souris.

Des dizaines de crocodiles avec une coloration classique vivent dans des grottes voisines qui sont en lien avec la surface, et disposent donc de plus de lumière et d’une alimentation variée, explique Olivier Testa, alors que les crocodiles oranges sont dans des zones fermées.

Richard Oslisly souhaite que le site des grottes d’Abanda devienne un « sanctuaire protégé ». « Il reste encore beaucoup à découvrir dans les grottes d’Abanda », estime le géoarchéologue qui espère y développer le « tourisme scientifique ».

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 22 juin 2018

Un crocodile saute du lac et tue le pasteur lors d’un baptême en Ethiopie

En Ethiopie, le révérend Docho Eshete dirigeait une cérémonie devant une petite centaine de fidèles dimanche dernier au bord du lac Abaya, dans le sud de l’Ethiopie, lorsqu’un crocodile est sorti de l’eau et l’a mordu aux jambes, au dos et aux mains, entrainant son décès.

bapt_me

« Il a baptisé une première personne et il est passé à une autre ... Tout à coup, un crocodile a sauté hors du lac et a attrapé le pasteur », a déclaré Ketema Kairo, un habitant de la ville à la BBC.

Les membres de la communauté et les pêcheurs locaux se sont précipités pour sauver Docho Eshete, membre du clergé protestant, a déclaré le policier Eiwnetu Kanko, utilisant des filets de pêche pour empêcher le crocodile d’emmener le pasteur plus loin dans le lac. mais « Ils ont seulement réussi à récupérer son cadavre », a ajouté Kanko, un officier d’Arba Minch, à 300 miles au sud de la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

crocodile_afrique

Selon le quotidien britannique Daily Telegraph, les services de baptême protestants en Afrique sont souvent conduits au bord des rivières ou des lacs, les participants étant totalement ou partiellement immergés dans l’eau à la manière du baptême de Jésus-Christ par Jean-Baptiste.

Les attaques de crocodiles sont fréquentes en Afrique, rapporte le journal, et de nombreuses victimes sont des femmes qui lavent des vêtements.

En outre, selon le Daily Telegraph, les crocodiles du lac Abaya ont une réputation d’agression envers les humains en raison d’une pénurie de poissons causée par la surpêche.

L’incident est survenu un mois après qu’un crocodile au Zimbabwe ait arraché le bras de Zanele Ndlovu, 25 ans, cinq jours avant son mariage avec son fiancé britannique, Jamie Fox, âgé de 27 ans.

Posté par jl boehler à 09:21 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 12 juin 2018

Endettement africain

Les dessous de la dépendance

AfriqueLe fléau de la dette africaine fait toujours couler beaucoup d’encre, de mots et de maux. Les « requins » de la finance mondiale sont pointés du doigt à juste titre, mais sont-ils vraiment les seuls responsables ? Certes les financiers ont une responsabilité mais les Etats africains emprunteurs ne sont pas innocents : dépenses expansives ; dépendance aux seules matières premières ; fiscalité dissuasive et mal gérée ; mauvaises habitudes consécutives aux remises de dettes multiples. La liste est longue.

Selon le rapport du FMI sur les perspectives économiques régionales (2017), le nombre de pays à faible revenu surendettés ou risquant de le devenir est passé de 7 en 2013 à 12 en 2016. Il y en a même qui se sont déclarés en défaut de paiement comme le Mozambique, en janvier 2017. Une histoire qui semble se répéter en dépit des séquelles indélébiles des anciennes crises de l’endettement. Alors, pourquoi les vieux démons de la dette reviennent encore roder autour du continent africain ?

 A qui la responsabilité ?

 Pour beaucoup d’Africains, les « requins » de la finance internationale, de façon générale, et les institutions de Bretton Woods en particulier, sont les seuls responsables de l’endettement sans fin des pays africains. Sans dédouaner ces acteurs de leur part de responsabilité, il est désolant de constater que les premiers responsables du boulet de la dette que traînent les pays africains à leurs pieds depuis des décennies sont avant tout leurs propres dirigeants.

 D’abord, l’augmentation rapide de la dette des pays africains est la conséquence des politiques budgétaires expansionnistes. Il s’agit des dépenses dans des infrastructures pharaoniques (« les éléphants blancs ») pas toujours en adéquation avec les besoins urgents de la population ; de nombreuses subventions distribuées pour des raisons politiciennes, du nombre pléthorique et souvent mal utilisé des fonctionnaires de l’administration, etc. Ces dépenses souvent improductives sans retour rapide sur investissement entrainent inéluctablement des déficits publics et rendent l’endettement incontournable.

 La dépendance aux matières premières

 Ensuite, la dépendance des économies africaines rentières aux cours des matières premières apparait comme un facteur favorisant l’endettement. Des indépendances jusqu’à ce jour, les pays africains au sud du Sahara n’ont pas réussi la transformation structurelle susceptible de diversifier leurs économies. Ces dernières mono-productrices restent très vulnérables aux fluctuations des cours de matières exportées à l’état brut. Ainsi, une baisse significative des cours de ces matières premières se traduit par une chute des ressources, de laquelle nait des déficits importants. Pour les financer, les dirigeants africains ont souvent recours à l’endettement. A titre d’illustration il faut noter que à la suite de la chute du prix du cacao en 2017, premier produit d’exportation de la Côte d’Ivoire, le gouvernement ivoirien a sollicité et obtenu auprès de la France un appui budgétaire pour le financement de son déficit budgétaire d’un montant de 65,6 milliards FCFA. Cette exposition aux chocs sur les prix des matières premières est accentuée par l’absence de politique contra-cyclique. En effet, au lieu d’économiser en période de vache grasse, pour financer leurs dépenses en période de vache maigre, les gouvernements africains font l’inverse. Ils dépensent trop lors des périodes de boom en s’engageant dans des projets coûteux et improductifs, et quand les cours des matières premières baissent ils manquent de ressources et sont obligés de s’endetter pour boucler leurs budgets.

 La faiblesse des recettes

 Par ailleurs, la faiblesse des recettes de l’Etat constitue aussi un facteur favorisant l’endettement. Le niveau des recettes fiscales représente moins de 20% du PIB de ces pays ; un niveau largement inférieur à celui des pays de l’OCDE. De plus, la pression réglementaire et fiscale des Etats incite les entreprises formelles à se cacher et frauder pour échapper au poids écrasant de la fiscalité. Elle encourage aussi celles qui sont déjà dans l’informel à y demeurer. Ce secteur est une composante essentielle de la plupart des économies subsahariennes, où sa contribution au PIB s’échelonne entre 25 % et 65 %. Donc au lieu de faire des réformes pour améliorer l’environnement des affaires et faire sortir les entreprises de l’informel et accroitre leurs recettes fiscales, les dirigeants africains choisissent la voie de la facilité en continuant de s’endetter.

 Les remises de dettes

 Enfin, l’accoutumance aux différents mécanismes de réduction de la dette pourrait expliquer la tendance des dirigeants africains à vouloir toujours s’endetter. Depuis le milieu des années 70, les créanciers des pays africains ont élaboré différents mécanismes de réduction de la dette. Ainsi, les mécanismes comme les Plans Baker et Brady, les Termes de Toronto (1988), les Termes de Londres (1991), les Termes de Naples (1995) et les Termes de Lyon (1996) et plus récemment l’initiative PPTE renforcée et l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM) ont été mis en place pour la réduction de la dette. Les dirigeants africains semblent s’être accoutumés à ces mécanismes, dans le sens où même s’ils adoptent de mauvaises politiques publiques ils ont un filet de sécurité permettant de les protéger en gommant leurs erreurs. Ils n’ont plus d’incitations suffisantes pour combattre les causes de l’endettement conduisant toujours au ré-endettement.

 Comment sortir du cercle de la dette ?

Somme toute, pour pouvoir résister à la tentation de la dette, les dirigeants africains doivent d’abord améliorer la qualité des dépenses publiques à travers l’augmentation de l’efficience des dépenses, la redéfinition des dépenses prioritaires et la mise en œuvre d’une politique macroéconomique saine. Il s’agit aussi pour l’Etat de se consacrer à ses fonctions régaliennes en cédant certaines activités au secteur privé. Ensuite, il apparait urgent d’augmenter les recettes fiscales des pays africains. Ces derniers doivent renoncer à la facilité et faire des réformes pour l’accroissement de la base imposable. Il s’agit d’améliorer l’environnement des affaires en réduisant la pression réglementaire et fiscale pour attirer le secteur informel vers le formel et augmenter ainsi les ressources de l’Etat et réduire le recours à l’endettement extérieur. Enfin, il est indispensable de faire de la transformation structurelle des économies africaines la priorité pour amoindrir les effets des chocs consécutifs aux fluctuations des cours des matières premières. Bref, il faut sortir de l’économie de rente et aller vers l’économie productive du marché.

 KRAMO Germain, analyste économiste ivoirien.

Posté par jl boehler à 06:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

jeudi 7 juin 2018

FIFA : bientôt la coupe du monde en Russie

Des "affaires" resurgissent ... en Afrique ! 

fifa0Et pour une fois, ce n'est ni le Canard Enchaîné ni Médiapart qui les dévoilent, mais un journal satirique ivoirien "L'Eléphant Déchaîné".

fifaLa révolte gronde dans certains pays éliminés, notamment la traditionnellement qualifiée Côte d'Ivoire de Didier Drogba. De quoi s'agit-il ? De règlements non respectés ? De "dessous de tables" insuffisants des états ? ou des  fédérations nationales ? Ce sont bien sûr les "déçus" qui dévoilent les manoeuvres. Ci-dessous le dossier complet publié par "l'Eléphant déchaîné".

fifa1

fifa2

fifa3

fifa4

Posté par jl boehler à 01:59 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mardi 5 juin 2018

Amnesty accuse l’armée nigériane de viols sur des réfugiées

Des femmes fuyant Boko Haram sont victimes de traitements inhumains, selon l'ONG.

nigeriaUn nouveau rapport d'Amnesty International indique que l'armée nigériane a maltraité des femmes et des filles fuyant l'insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. Dans ce rapport intitulé "Ils nous ont trahis", Amnesty dresse un tableau sombre en ce qui concerne les agissements de l'armée nigériane dans l'État de Borno.

Le groupe de défense des droits de l'homme affirme que les soldats ont séparé les femmes de leurs maris et les ont confinés dans des "camps annexes" assez éloignés des principaux camps. Une fois confinées dans ces camps annexes, elles ont été victimes de viols et d'abus sexuels, parfois en échange de nourriture.

Le rapport souligne également que les femmes fuyant les violences ont été forcées à avoir des relations avec le personnel militaire. Il affirme que les militaires ont profité de la famine dans les camps pour s'attaquer aux victimes. Neuf femmes ont déclaré avoir été violées.

Amnesty indique aussi que des femmes soupçonnées d'être membres de Boko Haram ont été détenues arbitrairement : cinq d'entre elles seraient mortes, ainsi que 32 enfants. Le rapport est basé sur plus de 250 entrevues réalisées entre 2016 et 2018. Le groupe affirme que la violence perpétrée pourrait constituer des crimes de guerre.

Un porte-parole militaire de l'armée nigériane a rejeté le rapport, qualifiant les allégations de viols de "fictives".

Posté par jl boehler à 01:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 1 juin 2018

Algérie, Libye : même combat ?

Des migrants vendus comme esclaves !

alg_rie

Alors que l’Algérie n’a pas fini de s’insurger contre les critiques de l’ONU quant au traitement réservé aux migrants, voilà que ce pays d’Afrique du Nord fait ainsi face à de nouvelles accusations. Il s’agit, cette fois, de migrants subsahariens qui ont affirmé avoir été torturés et vendus comme esclaves par des « passeurs » qui étaient le plus souvent de leur propre nationalité dans la ville de Tamanrasset.

C’est du moins ce qu’a rapporté, ce mercredi 30 mai 2018, l’agence de presse Reuters, qui, en plus de témoignages rassemblés par l’agence à Agadez au Niger, cite une enquête de l’Organisation internationale pour les migrations (IOM), qui a questionné des milliers de migrants après qu’ils ont quitté le pays dirigé par le Président Abdelaziz Bouteflika.

Reuters indique que des témoignages ont fait état des détails de travail forcé et d’esclavagisme imposés à des migrants de différentes nationalités subsahariennes. Le cas d’un jeune Guinéen a été évoqué. Il s’agit d’un nommé Ousmane Bah, un ouvrier guinéen de 21 ans, qui a affirmé avoir été vendu deux fois en Algérie par des ravisseurs non identifiés. « La première fois, ils m’ont vendu pour 100 000 francs CFA », a-t-il déclaré à l’agence de presse. Pour sa part, un migrant togolais a indiqué avoir été torturé dans la ferme à moutons où il avait été forcé de travailler.

Abdoulaye Maizoumbou, membre d’une organisation caritative à Agadez au Niger, a confié à l’agence de presse qu’une vingtaine des 30 migrants renvoyés de l’Algérie qu’il a rencontrés ont également affirmé avoir été esclaves, la plupart vendus à Tamanrasset, souvent par des passeurs de leur propre nationalité.

Pour l’heure, les autorités algériennes n’ont pas réagi à ces accusations, du reste graves et qui pourraient porter un sacré coup à l’image de ce pays d’Afrique du Nord.

(selon l'agence Reuters)

Posté par jl boehler à 00:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 22 mai 2018

Base militaire chinoise à Djibouti

Des lasers contre les pilotes US qui la survolent !

chine1L'armée de l'air américaine a lancé un avertissement à ses pilotes en Afrique. Selon le Pentagone, des lasers auraient été utilisés par la Chine contre les avions survolant sa base à Djibouti.

L’armée américaine affirme que les soldats chinois utilisent des lasers de forte puissance pour interférer avec les vols américains dans la région, a rapporté le South China Morning Post. Lors d’un point de presse jeudi, Dana White, porte-parole du Pentagone, a déclaré que les « incidents très graves » ont entraîné « deux blessures mineures », ajoutant que l’utilisation du laser chinois « représente une menace réelle pour nos aviateurs ». Les États-Unis demandent que la Chine fasse une enquête sur ce sujet. « C’est une affaire sérieuse. Et nous prenons cela très au sérieux » , a expliqué White. « Nous attendons de la Chine qu’elle mène une enquête approfondie ».

Camp Lemonnier est la seule base américaine permanente en Afrique et elle abrite environ 4.000 soldats. Ouverte en 2001, l’installation est devenue un point vital pour les opérations antiterroristes américaines, en particulier en tant que centre régional pour les missions de drones.

Des observateurs militaires chinois ont déclaré que l’utilisation de la technologie laser avait pour objectif d’effrayer les oiseaux près de son aérodrome ou de perturber les drones espion volant au-dessus, et non pas de viser des pilotes étrangers. L’analyste Zhou Chenming a déclaré au journal : « Les bases chinoises et américaines à Djibouti sont très proches, donc on pourrait déranger l’autre si les deux parties n’ont pas de mécanisme de communication approprié explique Newsweek. »

L’installation chinoise est la première base militaire outre-mer de Pékin, et se trouve à quelques kilomètres au nord du camp américain Lemonnier.

L’armée a publié un avis à ses pilotes, publié plus tard par la Federal Aviation Administration, les exhortant à « faire preuve d’une extrême prudence lorsqu’ils transitent près de la base chinoise  ».

Son emplacement dans le golfe d’Aden et la proximité du canal de Suez font de Djibouti un site stratégique important. Le gouvernement a une politique libérale vis-à-vis des bases étrangères, et la France, l’Espagne et le Japon sont aussi implantés dans le pays.

Posté par jl boehler à 00:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

vendredi 4 mai 2018

Sarkozy et Ouattara, les ambassadeurs de Bolloré au Rwanda ?

Un vrai carrousel de rencontres dites d'amitié

Nicoloas_Sarkozy_et_Paul_Kagam__au_Rwanda

Le 15 janvier dernier, Nicolas Sarkozy effectuait un voyage au Rwanda en compagnie d'hommes d'affaires français identifiés clairement comme membres du groupe Vivendi-Bolloré. D'ailleurs le nouveau "mis en examen" y était représenté par son propre fils Cyrille.

Et cette visite s'est terminée par "un saut de puce" à Abidjan, capitale de Sarkozie en Afrique occidentale. Evidemment, l'effet du pur hasard... Pourtant, à Kigali, les discussions ont tourné autour des opportunités d'investissements français dans plusieurs secteurs économiques où le pays recèle d'importantes potentialités, notamment dans les infrastructures, la logistique, mais aussi le tourisme d'affaires et l'hôtellerie. De quoi intéresser très fortement Bolloré, notamment en matière de routes et chemins de fer. Ne vient-il pas de décrocher le marché des voies de chemin de fer Abidjan - Ouagadougou et Ouagadougou - Lomé !

rwanda1

Et Ouattara dans cette affaire ? Il se doit évidemment servir de guide pour expliquer à Kagamé le bien-fondé de la démarche de Sarkozy, l'homme qui passe la plupart de ses réveillons de Nouvel An à Assinie ou à Mougins. Le tout bien sûr, pour les intérêts supérieurs de Bolloré.

Et les affaires sont les affaires, qu'importent les pratiques pour arriver au pouvoir dans son pays. Et celui qui a sur sa conscience le massacre de Duékoué dans l'ouest ivoirien est sans-gêne pour aller se recueillir sur les tombes des victimes du génocide rwandais de 1995. Les peuples et leur souffrances, ce n'est pas l'affaire des dirigeants. Juste utilisés, même à titre posthume, dans l'intérêt très financier de quelques-uns. La honte !

Posté par jl boehler à 01:36 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,