lundi 15 juillet 2019

Trump achète-t-il la Mongolie ?

Tensions en Asie : la Chine s'implante au Népal, les Etats-Unis en Mongolie

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La visite du conseiller américain à la sécurité nationale auprès du président des États-Unis, John Bolton, dans la capitale mongole a été marquée par le transfert démonstratif d’équipements militaires à l’armée locale. Car décidément, depuis l'arrivée au pouvoir de Trump, les lignes bougent en Asie, sans que l'on sache où tout cela va mener.

Selon les médias locaux, la partie mongole a reçu tout cela de Washington sans compensation et « dans le cadre de la coopération bilatérale en matière de défense ».

À cet égard, les autorités locales ont même organisé une cérémonie solennelle sur le territoire de l’unité d’armée n ° 15 des Forces armées mongoles avec la participation du ministre de la Défense Nyamagiin Enkhbold et de l’ambassadeur américain à Oulan Bator Michael Klechenski.

 

Le conseiller de Trump est arrivé en Mongolie le 1er juillet. Il s’est entretenu avec le chef de l’Etat, Haltmaagiin Battulga, assurant que Washington apprécie la contribution de l’armée mongole aux opérations de maintien de la paix, car l’administration américaine envisage une coopération militaire plus étroite avec Oulan-Bator. Tiens donc, l'effet du hasard ?

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vendredi 17 mai 2019

Des néo-nazis dans l'armée américaine

Une armée américaine dans laquelle les néo-nazis s'infiltrent sans difficulté depuis que le manque d'hommes a poussé les recruteurs à revoir à la baisse leurs critères de sélection !

naziDes néo-nazis dans l’armée américaine ? Cela semble impossible… C’est pourtant bien le cas. D’ailleurs, si des néo-nazis ont intégré l’armée, les membres de gangs américains rejoignent également ses rangs. C’est en tout cas ce qu’affirme Matt Kennard, auteur d'un livre sur le sujet "Comment l'armée américaine a recruté des néo-nazis, des membres de gangs, et des criminels pour combattre dans la guerre contre le terrorisme". La présence de ces personnes pour le moins peu recommandables au sein des forces américaines s’explique par la difficulté des recruteurs à trouver de nouveaux soldats.

Depuis maintenant plus d’une dizaine d’années, les métiers de l’armée n’attirent plus les citoyens américains, et pour cause. La guerre contre le terrorisme n’a pas vraiment été soutenue par les Américains, puisque seuls deux tiers des citoyens estiment en effet qu’elle était nécessaire. Or les guerres menées par l’Administration Bush en Afghanistan et en Irak ont été très demandeuses d’hommes. Le problème : seul un Américain sur trois satisfaisait aux critères physiques et mentaux de recrutement de l'armée selon les standards opérés avant les attentats du 11 septembre. Autant dire que les recruteurs ont dû baisser leurs critères de sélection, une porte ouverte à l'arrivée des néo-nazis !

Les néo-nazis, qui aiment se battre et se plier à une discipline stricte, se fondent ainsi particulièrement bien au sein de l'armée. Beaucoup de groupes néo-nazis encouragent d’ailleurs même leurs membres à s'engager afin d'améliorer leurs techniques de combat et le maniement d'armes avant une éventuelle "guerre raciale".

Et même une fois qu’ils ont intégré l’armée, ces soldats néo-nazis ne cachent pas leurs idées. C’est notamment le cas de Forrest Foggarty qui a assuré devant la presse se battre au moins deux fois par mois avec d’autres soldats rien que parce qu’il est nazi. "Je suis complètement ouvert là-dessus", explique-t-il ainsi, ajoutant que lorsqu’il servait à Bagdad, "les gens savaient [qu’il était nazi], même les personnes haut placées". L’ancienne petite amie de Forrest Fogarty avait d’ailleurs envoyé à l’armée des photos de lui à des réunions du groupe National Alliance, l’une des plus importantes organisations néo-nazies aux Etats-Unis. Et lors d’une de ses permissions, Forrest Fogarty s’est même rendu à Dresde en Allemagne pour donner un concert devant 2 500 skinheads, tous frais payés par l’armée. Mais rien, l’armée n’a rien fait si ce n’est convoquer le soldat Fogarty devant un comité où sa seule défense a été de dire que son ex-petite amie n’était qu’une "connasse rancunière". Cela a suffi à l’armée qui a laissé Forrest Fogarty continuer de servir. Son cas est loin d’être isolé.

S’il est difficile de quantifier le nombre de néo-nazis au sein de l’armée américaine étant donné que les militaires les mettent dans le même sac que les membres de gangs, les associations pour la suprématie des blancs donnent leurs propres chiffres. Ainsi, le National Socialist Movement assure que 190 de ses membres ont intégré l’armée quand le groupe White Revolution en revendique 12. Quant au FBI, il a indiqué que 203 vétérans avaient provoqué des incidents liés à une idéologie néo-nazie. Les recruteurs font donc désormais preuve d’un vrai laxisme. Quand ils avaient pour ordre de refuser l'entrée à des Américains arborant par exemple le tatouage d'un groupe ou d'une association potentiellement dangereuse, les difficultés à trouver de nouveaux soldats pour la guerre en Irak les ont poussés à regarder de l'autre côté, à ignorer certains détails.

Matt Kennard  explique ainsi que les accusations contre les néo-nazis sont rarement prises au sérieux par le centre d'enquête de l'armée américaine. D'ailleurs, le nombre de renvois de soldats pour mauvaise conduite a baissé de façon considérable entre 1998 et 2006 de 2 560 à 1 435. Des normes laxistes qui ont également facilité l'entrée de personnes appartenant à divers gangs américains. Le sergent Jeffrey Stoleson, cite par Matt Kennard, estime même que les membres de gangs composent jusqu'à 10% du nombre total de soldats et se trouvent à tous les niveaux de l'armée. Et gare à ceux qui dénoncent des comportements douteux de ces nouveaux soldats, ils sont généralement mis de côté et qualifiés de "balance".

Matt Kennard explique par ailleurs que cette baisse des standards de recrutement de l'armée a exacerbé les défauts d'une institution pourtant déjà bien mise à mal. Ainsi, il n'y a que 500 psychologues pour une armée composée de plus d'un million de personnes. Or, selon les études, les soldats américains sont bien plus affectés par des troubles de stress post-traumatiques, qui désignent des troubles anxieux sévères qui se manifestent à la suite d'une expérience vécue comme traumatisante, que les soldats européens par exemple. Ainsi, le taux de soldats américains affectés par le syndrome de stress post-traumatique atteint 30% quand celui des Britanniques qui se sont battus en Irak s'élève à 4%, et celui des Allemands ayant servi en Afghanistan à 2%.

L'entrée de membres de gangs et de néo-nazis dans l'armée n'est pas le seul problème. Le taux de femmes soldats violées a grimpé en flèche. Une femme servant dans l'armée a en effet plus de chance d'être violée par un autre soldat que d'être tuée par un coup de feu ennemi. Autant dire que l'armée américaine a une nouvelle guerre à mener. Cette fois, c'est un ennemi intérieur qu'elle doit combattre, un ennemi qu’elle a elle-même laissé entrer.

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dimanche 3 mars 2019

Leyla Mac Calla - The capitalist blues

Réussite totale !

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L’américano-haïtienne Leyla Mc Calla vient de sortir son 3ème album, et c’est une réussite totale ! « Capitalist Blues » : le titre du disque donne le ton de l’album (Jazz Village/PIAS) :  la chanteuse y dénonce les injustices sociales et le monde moderne concurrentiel dans lequel nous vivons. La chanson au service d’un message politique, et la fierté du patrimoine chanté créole haïtien : Leyla Mc Calla reste plus que jamais fidèle à elle-même !

«J’ai le blues capitaliste/Je nage dans un océan peuplé de requins/Ils me disent ce que je dois faire/Pour laisser ma petite marque dans ce monde froid, si froid » : dès le premier titre, « Capitalist Blues » (chanté en anglais, et qui donne son titre à l’album), Leyla Mc Calla délivre son message. Et ce message, elle l’artiste comblée par le destin, jeune mère de famille installée à la Nouvelle-Orléans, est finalement le même que celui des chansons traditionnelles de Haïti, en créole, qu’elle nous livrait dans son album précédent, « A day for the hunter, a day for the prey » (2016) : ce monde est cruel et injuste, et les plus pauvres en payent toujours le prix fort.

« Mizè pas dous » : non la misère n’est pas douce, nous dit-elle dans cet autre titre du disque, en créole, tout comme dans « Lavi Vye Neg », autre chanson créole où elle évoque « La Terre Bénie » – nom que les Haïtiens donnent à leur patrie dans leurs chansons…

Pour ce troisième album, Leyla Mc Calla a abandonné le violoncelle avec lequel elle s’accompagnait précédemment, et elle a choisi comme partenaires musicaux un groupe célèbre à la Nouvelle Orléans, « King James and The Special Men », qui lui offrent ce son unique, totalement « jazz Nouvelle-Orléans », sur des textes qui restent toujours de sa composition, quand ils ne reprennent pas le répertoire traditionnel de Haïti.

Mais avec cet orchestre de jazz, Leyla Mc Calla explore aussi d’autres univers musicaux : « Money is king » (L’argent est roi) est composé sur un rythme de calypso des Caraïbes ; « Lavi Vye Neg » évoque les rythmes du Cap-Vert ; « Heavy as lead » (Lourd comme du plomb, chanson sur la pollution de la terre par le plomb) évoque l’univers du Gospel avec son accompagnement à l’orgue ; etc.

Leyla Mc Calla est devenue en quelques années une artiste indispensable sur la scène musicale mondiale. Indispensable car elle redonne leur fierté à ces millions d’hommes et de femmes de Haïti, aujourd’hui comme dans les siècles passés, qui sont ou furent victimes de la pauvreté, de l’injustice, et de la loi, historique et toujours actuelle, que les plus forts ont toujours raison, et que l’argent est roi – « Money is king ».

Mais ce message pour un monde où la valeur-argent ne domine pas tout, est aujourd’hui relayé, partout dans le monde, par des hommes et femmes, qui, sans être descendants d’esclaves comme la majorité des habitants de Haïti hier et aujourd’hui, revendiquent un monde moins matérialiste, et plus humain. On les appelle « altermondialistes », car ils rêvent, comme Leyla Mc Calla, d’un « autre monde », d’un monde meilleur…

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dimanche 20 janvier 2019

Grève des enseignants de Los Angeles

Risque d'extension à l'ensemble des Etats-Unis 

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Plus de 30.000 enseignants du secteur public de Los Angeles ont cessé le travail pour réclamer une hausse de salaire et davantage de moyens pour leurs élèves, qui sont parfois plus de 40 par classe. Des revendications partagées par beaucoup de collègues à travers le pays.

Attentivement suivi par les enseignants d'autres Etats américains, qui pourraient en faire de même, ce mouvement de grève, le premier en trente ans, touche quelque 500.000 élèves au total, de l'école maternelle au lycée, dans l'un des plus importants districts scolaires du pays, qui s'étend sur plus de 1.800 km2. 
Même si les cours n'y seront pas nécessairement assurés, les quelque 1.240 établissements concernés devraient toutefois majoritairement rester ouverts grâce à des remplaçants, des personnels administratifs non concernés par la grève et des bénévoles. 
"Nous voici en ce jour pluvieux, dans l'un des pays les plus riches du monde, dans l'un des Etats les plus riches du pays, un Etat aussi bleu (couleur du parti démocrate, NDLR) que possible --et dans une ville qui regorge de millionnaires!-- avec des enseignants obligés de faire grève pour obtenir le minimum pour nos élèves", s'est exclamé Alex Caputo-Pearl, président du syndicat des enseignants de Los Angeles (UTLA), lors d'une conférence de presse. 
"Nous défendons l'essence même de l'éducation publique. La question est la suivante: est-ce que nous affamons nos écoles publiques de proximité pour aboutir à leur privatisation? Ou bien est-ce que nous investissons dans ces écoles, pour nos élèves et pour une ville en plein développement?", a-t-il ajouté.

 - Solidarité -

Cette grève survient après des mois d'intenses négociations entre le syndicat et les responsables du district scolaire. Mais le responsable du district, Austin Beutner, assure ne pas disposer des fonds nécessaires pour satisfaire toutes les revendications des grévistes, qui coûteraient selon lui quelque 3 milliards de dollars et mèneraient le district vers la faillite. 
"Nous restons déterminés à faire aboutir les négociations dès que possible", a déclaré M. Beutner à des journalistes. 
Le nouveau gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déploré une "impasse qui perturbe les vies de bien trop d'enfants et de familles". "J'exhorte vivement toutes les parties à retourner à la table des négociations et à trouver un moyen d'aller de l'avant pour permettre le retour des enfants dans les classes et rassurer les parents", a-t-il dit dans un communiqué. 
Au printemps dernier, une grève lancée par les enseignants de l'Etat de Virginie occidentale, qui protestaient contre les bas salaires et des frais de santé croissants, avaient suscité un vif soutien de la part du public. Le mouvement des professeurs de Los Angeles pourrait lui aussi faire boule de neige. 
A Denver, dans le Colorado, le syndicat des enseignants a déjà menacé de se mettre en grève si un accord de revalorisation salariale n'était pas conclu d'ici la fin de la semaine. 
Dans tous les Etats-Unis, organisations d'enseignants, mais aussi parents d'élèves, ont manifesté leur solidarité avec leurs collègues de Los Angeles, en portant notamment des t-shirts rouges, la couleur adoptée l'an dernier par les profs en grève ("Red4Ed", littéralement "du rouge pour l'éducation"). 
L'action entamée lundi a également reçu le soutien de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, candidate à l'investiture de son parti pour la prochaine élection présidentielle. 
Le syndicat UTLA et les enseignants du district de Los Angeles "se battent pour un meilleur salaire, des effectifs réduits dans les classes et des écoles mieux dotées pour nos enfants", a tweeté Mme Warren. 
"Lorsque nous faisons défaut à nos enseignants du public, nous faisons défaut à leurs élèves - et nous passons à côté de notre avenir", estime-t-elle.

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vendredi 11 janvier 2019

La nouvelle star socialiste de New-York !

Alexandria, va-t-elle imposer l'ISF aux Etats-Unis ?

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Alexandria Ocasio-Cortez, benjamine du nouveau Congrès américain, est devenue en une semaine l’égerie de l’opposition à Donald Trump. L’élue démocrate de New York secoue la classe politique en proposant un impôt pour les riches.

Jeune, jolie, métissée, élégante à l’Américaine, à l’aise dans les médias… En trois jours, la représentante au Congrès de l’État de New York, Alexandria Ocasio-Cortez, 29 ans, alias AOC, est devenue la star de la politique américaine. Dans les journaux les plus sérieux, les chaînes d’informations et dans la presse people.

Comme Barack Obama en son temps, elle apporte de la nouveauté, du souffle, de l’audace. Son profil et son parcours atypique de serveuse puis animatrice sociale venue d’un milieu modeste (mère portoricaine, père ouvrier) détonnent autant que son discours et ses propositions.

Elle ose un impôt des riches

Elle représente le parti démocrate mais se revendique socialiste. Cette étiquette politique, Alexandria Ocasio-Cortez l’assume alors que l’adjectif socialiste a toujours éliminé les candidats démocrates lors des primaires pour la présidentielle aux États-Unis. Elle la met même en pratique en avançant l’idée de taxes très élevées pour les plus riches : « Plus vous grimpez vers le haut de l’échelle, plus vous devez contribuer ! Oui, les gens vont devoir commencer à payer leur juste contribution en impôts ».

Sur la base d’un système de taxation progressive des années 1960, elle a expliqué : « Votre taux d’imposition, disons, entre zéro et 75 000 dollars serait de 10% à 15%. Mais quand vous arrivez dans les sommets, à partir de 10 millions de dollars, on peut dire des taux d’imposition à 60 ou 70 % ». Aujourd’hui, le taux maximal d’imposition aux États-Unis s’établit à 37 %.

Défendre l’impôt sur la fortune en Amérique, c’est comme si en France, on supprimait le Smic. La proposition d’AOC n’a aucune chance d’aboutir. Mais les économistes les plus éminents, dont un prix Nobel, l’ont soutenue. Et des millions de « like » sur les réseaux sociaux ont appuyé son idée de créer ces « impôts des riches » pour financer la réduction des émissions de carbone à zéro en 2030. Révolutionnaire ? Radicale ? « Pas plus que Lincoln qui a aboli l’esclavage et que Roosevelt qui a créé la sécurité sociale. Si vous les appelez radicaux, je veux bien que vous m’appeliez ainsi », répond-elle avec aplomb.

Déjà un leader

Si la benjamine du Congrès séduit et crée l’événement, c’est aussi par son sens de la répartie. A un vétéran républicain du Congrès qui l’a qualifiée de « petite fille », elle a répondu : « Cet homme est un argument vivant pour taxer la misogynie à 100 % ». Applaudissements. Les mêmes Républicains ont tenté de la discréditer en diffusant un vidéo-clip sur laquelle on la voit danser de façon mi-désordonnée mi-suggestive quand elle était étudiante. AOC réplique sur Twitter par quelques pas de danse devant son nouveau bureau au Congrès. « Trump a un adversaire sur le réseau social », s’enflamme sa voisine de banc à Washington, même génération. En une semaine, elle est devenue la leader de l’aile gauche du parti et de cette vague de jeunes élus en novembre 2018. En attendant mieux ? Pas évident même si beaucoup d’observateurs estiment qu’un prochain président sera forcément « hispanique ». Son étiquette socialiste et son identité new-yorkaise sont des handicaps pour fédérer la gauche américaine et les soutiens traditionnels des démocrates - gros cabinets d’affaires, sociétés de courtage et syndicats des États ouvriers blancs du Nord (ces derniers ont néanmoins voté Trump en 2016). AOC devra cohabiter dans son camp avec « l’establishment » démocrate incarné par la présidente du Congrès, Nancy Pelosi, 78 ans. Seule certitude : cette voix décomplexée comptera. (selon AFP)

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vendredi 28 décembre 2018

La Chine met Trump en garde contre "l'armement" de l'espace

La Chine s'est déclarée mercredi opposée à "l'armement" de l'espace, après l'annonce la veille par Donald Trump de la création d'un commandement militaire américain pour l'espace, destiné à y assurer la suprématie des États-Unis. 

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L'initiative prise mardi par le président américain apparaît comme un pas vers la mise en place de la nouvelle branche de l'armée américaine qu'il veut créer -- la Force de l'espace. 

"La Chine a toujours plaidé pour une utilisation pacifique de l'espace. Elle est opposée à l'armement de l'espace et à toute course aux armements dans l'espace", a déclaré Hua Chunying, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. 
"Et nous sommes encore plus opposés à ce que l'espace devienne un nouveau champ de bataille", a-t-elle martelé lors d'une conférence de presse régulière. 
Le vice-président américain Mike Pence a précisé que le nouveau commandement, qui devrait rapidement être connu sous le nom de Spacecom, serait le 11e commandement militaire du Pentagone. Il sera notamment chargé de superviser toutes les activités militaires spatiales des États-Unis.  
M. Trump avait annoncé en juin qu'il souhaitait créer une "Force de l'espace" qui deviendrait une sixième branche de l'armée américaine -- aux côtés de l'armée de Terre, l'US Navy, l'US Air Force, le corps des Marines et celui des garde-côtes. 
Le président américain l'estime indispensable pour assurer la suprématie militaire de son pays dans l'espace, notamment face à la Chine et à la Russie. Mais le ministre de la Défense Jim Mattis a fait savoir qu'il la jugeait onéreuse et inutile. 
En outre, le projet risque de se heurter à l'opposition du Congrès américain qui doit approuver son financement. 
La Chine n'a officiellement pas l'ambition de placer des armements dans l'espace. Elle mène cependant de nombreux programmes spatiaux civils afin de rivaliser avec les États-Unis, la Russie, l'Union européenne, l'Inde ou le Japon. 
Elle a par exemple lancé dans l'espace début décembre un module d'exploration qui devrait alunir sur la face cachée de la Lune autour du 1er janvier.

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lundi 5 novembre 2018

Migrants honduriens en marche vers les Etats-Unis

Qui se cache derrière la caravane des migrants ?

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Cette caravane de migrants n'est pas un mouvement spontané, comme certains l'affirment. Ce n'est pas non plus une action lancée par le camp démocrate, ou républicain, aux États-Unis. À l'origine, c'est un opposant au président du Honduras, Luis Redondo, qui a lancé cet appel sur les réseaux sociaux. Elle appelle les Honduriens à se retrouver le 12 octobre pour aller au Mexique. Cette « caravane » est une manière pour ce politique  de dénoncer la "corruption" du parti au pouvoir au Honduras. Et la date du 12 octobre n'a pas été choisie au hasard :  c'est le jour de la découverte de l'Amérique  par Christophe Colomb, jour de protestation  dans toute l'Amérique latine - et fête nationale en Espagne.

Qui finance la caravane ?

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Dans un tweet, un membre du Congrès républicain proche de Trump, Matt Gaetz y assure que les migrants sont payés pour rejoindre le mouvement. Sur Fox News, le 25 octobre 2018, on insinue même que c'est George Soros, le milliardaire américain, juif,  qui finance cette « invasion de migrants » pour reprendre leurs termes. Nous avons posé la question à la principale ONG qui accompagne les migrants, qui se trouvent actuellement au Mexique. Selon Rodrigo Abeja, membre de l'ONG Peuples Sans Frontières"C'est un mensonge grotesque de dire que la caravane est financée par les démocrates, les républicains ou George Soros" L'ONG Peuples Sans Frontières collecte des fonds, sur Internet, via un système de financement participatif. Les migrants sont donc aidés par cette ONG, des bénévoles, mais aussi par les habitants des régions qui leur donnent de la nourriture et des médicaments.

Qui sont ces migrants ?

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Pour l'entourage de Donald Trump, pas de doute : ce groupe est infiltré par Daech. Une assertion que ne dément pas le président américain. "Vous allez trouver des gangs du Honduras, vous allez trouver le Moyen-Orient, vous allez trouver de tout dans cette caravane !" se permet ce président populiste. Ces accusations sont démenties par Amnesty International,  qui s'est rendu sur place. "Nous n'avons pas vu de personnes du Moyen-Orient à la frontière. Nous avons vu des familles avec des jeunes enfants et des mamans qui allaitaient", assure Adeline Neau, chercheuse à Amnesty International. La plupart des migrants fuient le Honduras, où sept habitants sur dix vivent dans la pauvreté. 

À qui profite la "caravane" ?

Cette caravane de migrants a déclenché une polémique aux Etats-Unis. Ce thème polarise désormais tout le débat de la campagne des élections de mi-mandat. C'est une aubaine pour les Républicains, et  Donald Trump. C'est en tout cas l'analyse du président, le Harpers magazine : "Cela aide les Républicains, beaucoup plus que les démocrates, de voir une foule qui avance vers la frontière. C'est le cauchemar dont Trump parle sans arrêt". Ces migrants sont donc doublement instrumentalisés - par l'opposition politique hondurienne, et aussi par les Républicains aux États-Unis. Donald Trump souhaite laisser ces migrants aller à la frontière, dans des tentes, sous la surveillance d'au moins 5000 militaires.

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vendredi 12 octobre 2018

La politique inhumaine de l'administration Trump

Une fillette de deux ans comparaît seule devant un tribunal américain

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Elle n'a que deux ans, mais Fernanda Jacqueline Davila, une petite migrante originaire du Honduras, a dû comparaître seule devant un tribunal américain. Une situation ubuesque qui scandalise une partie des Américains.

Une situation à peine croyable

La petite Fernanda et sa grand-mère sont entrées illégalement aux États-Unis au mois de juillet dernier, dans l’espoir de trouver une vie meilleure. En vain: la gamine s'est retrouvée dans une situation à peine croyable, face à la justice américaine... 

Le New York Times a rencontré la grand-mère: "J’avais décidé de l’emmener en Amérique pour qu’elle vive dans un meilleur environnement et qu’elle ait surtout un avenir."

Mais c'était compter sans la très dure politique migratoire de l’administration Trump: la fillette de deux ans a été séparée de force de sa mamie... avant d'être placée dans un centre de détention pour enfants migrants.

Renvoyée au Honduras

Lundi 8 octobre, Fernanda a dû comparaître devant la justice américaine... Face à la cour, il a été établi qu'elle ne parlait pas anglais, ce qui devait motiver son renvoi.

Dans son siège trop grand pour elle, l'enfant, accompagnée par une assistante sociale inconnue mais sans sa grand-mère, a d'abord pleuré...

"Quel âge avez-vous?", lui a demandé la juge Zagzoug, quand elle a cessé de pleurer. Avant d'enchaîner: "Parles-tu espagnol?Un interprète s'est penché vers l'enfant, lui posant la question en espagnol. Fernanda est restée silencieuse, "hochant la tête", selon l'interprète, visiblement gênée par ce cas inédit.

La juge a fait comparaître une trentaine d'enfants, âgés de 2 à 17 ans. Fernanda est passée en 26e position. 

Le jugement est tombé : expulsion. Il a été décidé qu'elle rejoindrait ses grands-parents dans son pays d'origine - lesquels ont d'ailleurs tout fait, depuis plusieurs mois, pour récupérer l'enfant. 

Jusqu’ici, Fernanda Jacqueline Davila est la plus jeune migrante à comparaître - seule - devant la justice américaine. Mais elle est loin d’être la seule : de nombreux enfants migrants sont arrachés à leurs parents et vivent un véritable traumatisme depuis le durcissement de la politique migratoire de Donald Trump.

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samedi 29 septembre 2018

La Cour Pénale Internationale

Donald Trump prononce le requiem de la CPI

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Les Etats-Unis continuent d'afficher leur répugnance vis-à-vis de la CPI. A la tribune de l'ONU, Donald Trump a estimé que cette Cour est dépourvue de toute légitimité et de toute compétence.

Alors que les critiques contre la Cour pénale internationale se font de plus en plus grandissantes, Donald Trump est venu jeter un gros pavé dans la mare, éclaboussant ainsi cette justice internationale qui s'active pourtant pour avoir une reconnaissance universelle. Aussi, lors de son discours à la 73e Assemblée générale des Nations unies, le Président des Etats-Unis s'est voulu on ne peut plus très amer à l'encontre de la Cour de La Haye.

A en croire le locataire de la Maison Blanche : « La CPI prétend à une compétence quasi universelle pour les citoyens de tous les pays, violant ainsi tous les principes d’équité en terme de justice et de procédure régulière. » Voilà pourquoi il se veut intransigeant : « Nous ne tronquerons jamais la souveraineté américaine pour une bureaucratie mondiale non élue. »

Poursuivant, le successeur de Barack Obama indique que « le Conseil des droits de l’Homme était devenu une source de honte pour cette institution (ONU, Ndlr), protégeant les acteurs qui violent les droits de l’Homme. Par conséquent les États-Unis ont choisi la seule issue responsable. Nous nous sommes retirés du conseil des droits de l’Homme et nous ne retournerons pas, à moins qu’il y ait de vraies réformes. Pour les mêmes raisons, les États-Unis n’apporteront aucun soutien pour reconnaître la cour pénale internationale. »

Par conséquent, il déclare que la CPI n’a pas de compétence, de légitimité et d’autorité. En ce qui concerne les États-Unis, « la CPI n’a pas de compétence, de légitimité et d’autorité ».

Notons que le 11 septembre dernier, John Bolton, Conseiller à la sécurité nationale du Président américain avait affirmé que « la CPI est déjà morte », menaçant au passage de poursuivre les juges et procureurs de la Cour si elle s'en prend à des ressortissants américains.

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mardi 18 septembre 2018

Alcatraz, l'impossible évasion

Un des évadés de la prison d'Alcatraz envoie une lettre au FBI 55 ans plus tard

alcatrazAlcatraz était autrefois la prison la plus menaçante de la planète. S’en échapper était jugé impossible. Au minimum 36 détenus ont tenté de s’échapper par le passé, mais aucun n’a survécu. Tout a changé un jour en juin 1962. Un groupe de trois hommes a plongé dans les eaux tumultueuses de la baie de San Francisco pour s’échapper de « The Rock ». Leurs destins étaient inconnus jusqu’à ce que la police reçoit une mystérieuse lettre en janvier 2018 qui a tout changé et forcé le FBI à rouvrir son enquête. Lisez la suite pour en savoir plus sur l’incroyable évasion d’Alcatraz et sur ce qui est vraiment arrivé à ceux qui ont réussi à s’en échapper.

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C’était une journée de travail comme les autres lorsque le département de police de San Francisco reçut l’une de ses lettres les plus choquantes. La lettre disait: “Je m’appelle John Anglin. Je me suis échappé d’Alcatraz en juin 1962 avec mon frère Clarence et Frank Morris.”

Le cas de l’évasion d’Alcatraz est l’un des mystères non résolus les plus notoires de l’histoire américaine. Les fonctionnaires de l’époque ont dit que ces trois hommes étaient morts dans les eaux glacées la nuit de l’évasion. Mais était-ce un mensonge? Cette lettre dit-elle vraie ? Y avait-il une arrière-pensée derrière sa publication ?

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