vendredi 21 septembre 2018

Bavière : croix gammée et AfD dans un champ

Vu d'avion !

afdAprès que des pilotes eurent découvert à Prackenbach, dans le district de Regen en Basse-Bavière, une énorme croix gammée et, à côté d’une inscription AfD, ils ont prévenu les services de l’État. Un fermier est accusé.  

C'est avec du lisier et du fumier qu'un inconnu a peint sur un champ à Prackenbach, le mot " AfD " et une croix gammée. Ceux qui se tenaient devant le terrain ne pouvaient pas reconnaître le message, mais plusieurs pilotes avaient photographié ces graffitis originaux. La photo, largement partagée via les médias sociaux, a fait sensation. L'enquête de police a permis d'identifier un suspect.

L'auteur de 34 ans a déclaré qu’il avait réalisé ces signes début septembre. Il prétend aussi qu'il ne voulait pas utiliser de panneaux. L'homme n'a aucun antécédent judiciaire, mais le propriétaire du champ, qui s'est chargé de faire disparaître ces inscriptions, a porté plainte contre lui.

Il y a plus de 30 ans, une affaire similaire avait eu lieu dans la vallée de Villé, à Breitenbach, où de tristes sires de la même idéologie d'extrême-droite avaient peint au désherbant les mots "Large Rivière" sur le terrain de football et les panneaux du village. L'un d'eux figure aujourd'hui parmi les trois personnalités célèbres de cette commune sur Wikipedia. Incroyable ! 

afd1Personnalités liées à Breitenbach sur Wikipedia :

  • Charles-Emile Freppel (1827 - 1891, né d'une famille de Breitenbach, devenu évêque de Angers, député du Finistère, fondateur de l'université catholique de l'Ouest)
  • Charles-Auguste Frantz (peintre originaire de Breitenbach)
  • Pierre Rieffel, leader du groupe autonomiste des Loups Noirs ! Sans blagues !

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jeudi 20 septembre 2018

Le capitalisme s’auto-dévore au niveau mondial

Après la dégringolade de la bourse de Shanghai, les bourses du monde suivent le pas. En perdant en une journée les bénéfices réalisés en une année. On prend les paris - ce seront nous qui épongerons ces pertes.

wall_street

Il fallait s’y attendre – les bourses ne peuvent pas éternellement gagner de l’argent qui vient de nulle part. Et depuis le début de la semaine, c’est la dégringolade. Shanghai, Wall Street, Paris, Francfort, Tokyo – partout, les indices boursiers ne cessent de baisser. La compassion pour ces pertes reste toutefois limitée – même si, comme toujours, ce seront les citoyens et citoyennes qui devront régler l’ardoise. On nous dira une nouvelle fois que les spéculateurs-investisseurs soient «indispensables au système» et cela suffira comme justification pour injecter des milliards et des milliards dans ce système financier et boursier corrompu.

Le CAC 40 à Paris, le DAX à Francfort; Dow Jones et le NASDAQ à New York, les bourses à Athènes, Tokyo, Shanghait – toutes ont vécu un debut de semaine que l’on doit qualifier de «krach».

Les «traders» sont restés bouche bée devant les courbes sur leurs écrans qui montrent  les transactions effectuées par ordinateur sans aucune intervention humaine, mais pour une fois, ces automatismes n’ont pas généré de l’argent, mais ils en ont brûlé. On estime que le début de cette semaine aura coûté 3 billions d’euros à l’économie mondiale. Est-ce que le capitalisme tel qu’on le connaît, toucherait à ses limites ?

Si les responsables ne pouvaient pas trouver le moyen pour faire payer les autres, selon la bonne vieille devise «on privatise les bénéfice et on socialise les pertes», on pourrait même s’en frotter les mains. Car ce système boursier n’est autre qu’un casino géant où des boutonneux sortant des grandes écoles peuvent parier des sommes inimaginables sur des bénéfices ou des pertes. Tant que ce système fonctionne, «les marchés» sont heureux, encaissent des fortunes sans produire quoi que ce soit, sans donner de vraies impulsion à l’économie réelle, mais dès que la bourse tousse quelque part dans le monde, tout le monde en tombe malade.

Le meilleur moyen pour éviter ces «catastrophes boursières», serait de les abolir. Il est inconcevable que des start-ups n’ayant jamais gagné le moindre cent, soient évaluées plus fort que des entreprises industrielles vieilles de centaines d’années. Ce système est profondément malade et corrompu, et constitue peut être le plus grand fléau de notre époque. Combien de temps encore allons-nous accepter que ce soient ces «marchés» qui décident du bien-être de peuples entiers ? (selon "Euro-journalists")

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mercredi 19 septembre 2018

Municipales 2020 : les tractations commencent à Villé

Partira, partira pas ? Retenez-le, il veut partir !

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Comme d'habitude, le maire de Villé réfléchit depuis longtemps à ce problème des municipales, et il semble qu'il soit en train de le résoudre du moins si l'on se fie aux bruits de couloirs. Et ces élections auront lieu dans 18 mois ! C'est donc urgent, surtout dans la statégie de nomination d'un premier adjoint après la démission pas très surprise de l'adjointe-conseillère départementale. Sa grande peur, c'est qu'il n'y ait pas de candidat au poste de maire (il est pourtant bien le seul à avoir cette peur).

Alors il aurait mis au point une stratégie de haute volée :

municipales

1) Désignation d'un 1er adjoint appelé à postuler au poste de maire et donc de mener la liste de la majorité sortante. Deux candidats de son équipe se seraient déjà fait connaître auprès du premier magistrat, qui hésite dans son choix. C'est le dernier qui sortira de son bureau qui aura raison, comme d'hab !

2) Et la solution de non-choix qu'il envisage : ne pas nommer de premier adjoint et mener lui-même sa liste aux élections. Pour convaincre les réticents de son propre camp, il soutient qu'il laisserait sa place à mi-mandat. Evidemment tout le monde connaît la valeur de ses promesses. Alors plus personne ne mord à l'hameçon... sauf ceux qui espèrent sa perte !

Quelle belle majorité solidaire nous avons à Villé ! 

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mardi 18 septembre 2018

Alcatraz, l'impossible évasion

Un des évadés de la prison d'Alcatraz envoie une lettre au FBI 55 ans plus tard

alcatrazAlcatraz était autrefois la prison la plus menaçante de la planète. S’en échapper était jugé impossible. Au minimum 36 détenus ont tenté de s’échapper par le passé, mais aucun n’a survécu. Tout a changé un jour en juin 1962. Un groupe de trois hommes a plongé dans les eaux tumultueuses de la baie de San Francisco pour s’échapper de « The Rock ». Leurs destins étaient inconnus jusqu’à ce que la police reçoit une mystérieuse lettre en janvier 2018 qui a tout changé et forcé le FBI à rouvrir son enquête. Lisez la suite pour en savoir plus sur l’incroyable évasion d’Alcatraz et sur ce qui est vraiment arrivé à ceux qui ont réussi à s’en échapper.

alcatraz1

C’était une journée de travail comme les autres lorsque le département de police de San Francisco reçut l’une de ses lettres les plus choquantes. La lettre disait: “Je m’appelle John Anglin. Je me suis échappé d’Alcatraz en juin 1962 avec mon frère Clarence et Frank Morris.”

Le cas de l’évasion d’Alcatraz est l’un des mystères non résolus les plus notoires de l’histoire américaine. Les fonctionnaires de l’époque ont dit que ces trois hommes étaient morts dans les eaux glacées la nuit de l’évasion. Mais était-ce un mensonge? Cette lettre dit-elle vraie ? Y avait-il une arrière-pensée derrière sa publication ?

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lundi 17 septembre 2018

Villé : la guerre des paysans a-t-elle encore lieu ?

La dernière épicerie du bourg-centre a fermé !

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C'est fini, la dernière petite épicerie du bourg-centre a fermé définitivement ses portes, laissant pantois toute cette population qui n'a pas à disposition un véhicule pour se rendre à un supermarché périphérique. Laissant un centre-ville économique un peu plus fragilisé, alors qu'il est censé se développer ! Laissant les élus à leur seule réflexion concernant leur réélection dans 18 mois (oui, oui, malgré tous ses échecs, le maire de Villé songerait à se représenter).  Ah qu'il est loin le temps où Villé abritait près de 6 ou 7 épiceries (Knobloch, Meyer, Sadal, Jehl, ECO, Stephan, Heitz entre autres). Villé se meurt, il n'y a que le premier magistrat et son entourage qui ne le voient pas. Pourtant même le marché du mercredi matin baisse de volume. Alors quelles solutions de rechange ?

Des initiatives diverses 

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Le marché du terroir de Villé est une idée intéressante, permettant aux producteurs locaux d'écouler leur marchandise. Lancé en 2001 les jeudis soirs, il rassemblait près de 30 stands. Mais peu à peu, surtout les six dernières années, il s'est dégradé, notamment après le départ de deux éléments majeurs de ce marché, que malgré tout son investissement, ni la commune, ni la conseillère générale responsable du marché n'avaient su retenir. Au plus bas lors de l'abandon de fait de ses responsabilités dans cette affaire, le marché semble avoir repris depuis la prise en charge par un conseiller municipal bénévole. Il reste qu'une partie des "dissidents" du marché du terroir continue à faire bande à part dans les locaux de l'ancien Signal-Lux, alors qu'ils auraient pu s'intégrer au marché.

La concurrence arrive ! 

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Il s'agit certes d'un nouveau concept, le "drive", comme le pratiquent déjà depuis un certain temps nos voisins de Saint-Dié-des-Vosges, où ces agriculteurs villois s'étaient rendus pour copier le fonctionnement. J'en avais rendu compte sur mon blog.

  • A relire : 

Un drive fermier à Saint-Dié du 4 septembre 2017

Des agriculteurs du Val de Villé au drive de Saint-Dié du 17 février 2018.

Si l'initiative semble intéressante, pourquoi ne pas avoir regroupé tout ce monde dans une même association de la vallée pour dynamiser l'ensemble ? Cela ne ressemble en l'état, en voyant les listes des organisateurs et participants d'un côté ou de l'autre, qu'à une malheureuse "guerre des paysans" du Val de Villé d'un autre temps. C'est dommage, vraiment dommage ! La volonté de "monopoliser" l'organisation du marché affichée par le maire de Villé (pour s'accaparer de façon ridicule un mérite qui n'a jamais été le sien), ni les conflits latents de quelques personnes apparus à tous les niveaux, n'ont pas aidé. 

L'occasion n'est-elle pas enfin venue de relancer le tout ? avec la bonne volonté de tout le monde ? Ou va-t-on rester à de petits intérêts personnels et des querelles ridicules et mortifères entre les quelques paysans restants d'une vallée où ce sont surtout les friches agricoles et les ronces qui prennent le dessus ?

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dimanche 16 septembre 2018

Cameroun : Boko Haram mène la vie dure aux éleveurs

La Banque mondiale vient de dévoiler un rapport sur l’ampleur des ravages causés par les membres de la secte islamiste nigériane Boko Haram, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, dans laquelle ces terroristes sévissent avec une violence plus accrue depuis l’année 2013.

eleveurs

En effet, dans un rapport intitulé «briser les obstacles au commerce agricole régional en Afrique centrale», cette institution de Bretton Woods, révèle que depuis 2013, Boko Haram a volé aux éleveurs de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, un volume de bétail d’une valeur globale atteignant 3 milliards de francs Cfa (6 millions de dollars).

Concrètement, apprend-on, sur une période de 5 ans, ce sont environ 17 000 têtes de bovins et des milliers d’ovins et de caprins, qui ont été emportés par des membres de cette secte islamiste, au cours de leurs attaques meurtrières dans les villages de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

Au demeurant, cette estimation n’est que partielle, puisque les exactions de Boko Haram sur le secteur de l’élevage ne se sont pas limitées aux vols du bétail. Leurs attaques ont également eu des effets néfastes sur le fonctionnement des marchés du bétail, la prise en charge sanitaire des bêtes, ou encore le fonctionnement de l’activité d’élevage dans son ensemble.

Selon un rapport du ministère camerounais de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), le secteur de l’élevage a payé le plus lourd tribut de la guerre contre Boko Haram, avec des pertes estimées à 54,8 milliards de francs Cfa au total, soit environ 65% des pertes globales. Ces pertes, apprend-on, sont consécutives, souligne le rapport, «aux vols, rapts, tueries d’animaux, etc., aux maladies animales et à la baisse de la valeur commerciale des animaux».

Il est à rappeler que Boko Haram est un mouvement insurrectionnel et terroriste d’idéologie salafiste djihadiste, originaire du nord-est du Nigeria et ayant pour objectif d’instaurer un califat et d’appliquer la charia.

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samedi 15 septembre 2018

Cela se passe dans le Val de Villé, à Lalaye

Une "bourse" pour les enfants 

Lalaye

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vendredi 14 septembre 2018

Grande braderie à Saint-Dié

De 8h à 19h dans les rues du centre-ville

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De 8h à 19h, les nombreux visiteurs attendus auront tout le loisir de flâner sur les stands des quelques 200 commerçants non sédentaires et 50 commerçants sédentaires installés dans les rues du centre-ville, de dénicher de bonnes affaires en poussant la portes des boutiques ouvertes pour l’occasion et de chiner du côté de la rue de l’Orient et de la Place du Marché, où s’étaleront les puces.

« Nous avons décidé de déplacer les puces plus proche du centre-ville. Nous avons également décidé de resserrer le périmètre de la manifestation. Et dans un souci d’attractivité, nous avons encore baissé l’ensemble des droits d’inscriptions, qui s’élève cette année à 15 euros pour l’inscription puis de 10 euros le mètre linéaire. Pour les puces, le module de 4 mètres est proposé à 10 euros. A savoir qu’il est toujours possible de s’inscrire à l’Hôtel de Ville, et ce jusqu’à dimanche matin » précise à ce propos l’adjointe Dominique Chobaut, déléguée au Coeur de Ville ainsi qu’au Commerce et à l’Artisanat.

Le tout sans oublier la présence des 28 élèves du lycée Jeanne-d’Arc de Bruyères, qui renforceront le dispositif de sécurité, et sans oublier les professionnels et artisans qui seront également présents dimanche. Ces derniers seront ainsi en mesure de répondre aux demandes de conseils, à une période de l’année propice à la réalisation de travaux à la maison. Et comme les années précédentes, ce jour-là des navettes gratuites, au départ des hypermarchés Cora et Leclerc, circuleront en continu de 8h à 19h.

Cerise sur le gâteau, des températures estivales et le soleil sont annoncés pour ce 67ème épisode de la grande braderie déodatienne.

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jeudi 13 septembre 2018

En Côte d'Ivoire, on ne pleure pas les centenaires défunts, on les fête

Surnommés "le Vieux", "le Kôrô" ou "Nanan", les vieillards centenaires sont toujours célébrés en Côte d'Ivoire, même à leur décès, en raison du respect traditionnel quasi divin dont les anciens font l'objet dans un pays où l'espérance de vie n'est que de 55 ans environ.

CI

Adjakoutié, un petit village balnéaire près de Jacqueville à l'ouest d'Abidjan, a récemment enterré Anne M'Boua Ahoutié, décédée à l'âge de 100 ans. Au son de la fanfare et sous un soleil de plomb, plus de 500 personnes ont chanté et dansé pour accompagner la dépouille de la centenaire au cimetière, où elle a été portée en terre sous des applaudissements nourris, sans cris ni pleurs.

"C'est une cérémonie festive pour nous, ce n'est pas juste un décès. La tradition fait qu'on célèbre quelqu'un qui a atteint cet âge au lieu de le pleurer à sa mort", lance Nicole Beugré, enseignante et arrière-petite-fille de la défunte. Une réalité largement partagée dans les pays d'Afrique.

Anne M'Boua Ahoutié laisse une progéniture composée de 10 enfants, 39 petits-enfants, 12 arrière-petits-enfants et cinq arrière-arrière-petits-enfants.
Grâce Mémel, 17 ans et qui vient de décrocher son baccalauréat, se dit "heureuse d'avoir connu (s)on arrière-arrière-grand-mère, ce n'est pas permis à tout le monde".

"La longévité peut être vue comme une grâce divine", explique l'écrivain ivoirien Faustin Toha. Au moment du décès, "chacun préférera le sourire à la tristesse".

- Mourir vieux, une exception -

Cette longévité détonne en Côte d'Ivoire où, d'après les chiffres officiels, l'espérance de vie moyenne est de 55,8 ans (57 ans pour les femmes et 54,4 ans pour les hommes): c'est nettement mieux que les 50,9 ans d'il y a une décennie mais cela reste peu par rapport aux pays développés (80,6 ans dans les pays de l'OCDE).

Si l'espérance de vie a augmenté, c'est en partie grâce à la réhabilitation de nombreuses infrastructures sanitaires et à la reprise de la croissance économique après la crise postélectorale (2010-2011) qui a fait 3.000 morts. Mais les hôpitaux manquent toujours de personnel qualifié et sont le plus souvent dépourvus de plateaux techniques. De plus, la mauvaise redistribution des fruits de la croissance économique n'a que peu fait baisser le taux de pauvreté (46% selon la Banque mondiale), un taux lié à l'espérance de vie.

"On a une population du troisième âge (plus de 60 ans) qui représente à peine 4% des 22 millions d'habitants", relève Gervais N'Da Konan, démographe à l'Institut national de la statistique de Côte d'Ivoire Les personnes qui atteignent 100 ans les doivent à leur alimentation et leur hygiène de vie, dit-il: "Elles mangent bio et vert, la nourriture extraite du sol sans produits chimiques, ne consomment pas d'alcool et ne fument pas de cigarettes..."

- Un vieillard, une bénédiction -

A Grand-Jacques, à quelques encablures d'Adjakoutié, le village fête une ancienne: la doyenne Jeanne Danho Yacé. Son âge est l'objet de spéculations dans la famille en l'absence de documents officiels, l'état-civil étant quasi inexistant dans le pays au début du 20e siècle. Mais Jeanne Danho Yacé serait née vers 1920: drapée dans un kita (pagne cérémonial) et parée de bijoux en or, cette femme en fauteuil roulant affirme avoir accouché après ses 18 ans de son fils ainé, aujourd'hui âgé de 80 ans.

Recrutements forcés dans le village pour la Deuxième guerre mondiale, indépendance de la Côte d'Ivoire en 1960... elle égrène ses souvenirs de moments de l'Histoire que ses enfants ne connaissent qu'à travers les livres.

Son sixième fils, Francis Lezou, 58 ans, adjoint au maire de Jacqueville et sénateur, n'a pas lésiné sur les moyens pour fêter sa mère: "Voir une personne dépasser les 90 ans et toucher les 100 ans constitue pour nous un moment de joie que nous devons célébrer", déclare l'homme politique drapé dans un pagne.

"En Afrique, c'est la fraternité et surtout le sens de la famille qui nous amènent à ne pas nous séparer des vieilles personnes", explique l'universitaire Jules Évariste Agnini, critique du modèle occidental des maisons de retraite et présent à la cérémonie en l'honneur de Jeanne Danho Yacé. "C'est une bénédiction de se réveiller chaque jour et de voir ces anciens à nos côtés. Il y a toujours une expérience que nous tirons de leur vie. Nous séparer de ces personnes serait nous couper d'une certaine source." (selon AFP - Imazpress)

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mercredi 12 septembre 2018

Chili : retour des migrants haïtiens dans leur pays

Le gouvernement envisage leur transport par avion présidentiel

chili_avion_pr_sidentielCasse-tête chinois pour les Chiliens avec les Haïtiens devant être rapatriés de gré ou de force : Plusieurs options sont à l’étude, dont l’utilisation d’un Boeing 767 de la présidence, moteur Rolls Royce, d’une capacité de 188 passagers, utilisé pour les longues tournées du président Sebastián Piñera pourrait être le moyen de transport choisi par le gouvernement pour retourner les Haïtiens dans leur pays d’origine.

Le dispositif permettrait de déporter aussi bien ceux qui choisissent volontairement cette option dans le cadre du « plan humanitaire de retour en bon ordre », annoncée par le gouvernement à la fin août, et pour ceux dont l’expulsion est obligatoire, par le fait d’avoir des antécédents criminels.

Le sous-ministre de l’Intérieur Rodrigo Ubilla a déclaré qu’ils sont en train d’évaluer des données telles que les coûts du carburant, les droits de vol et tout ce qu’implique un déplacement du Boeing présidentiel.

Mais ce n’est pas la seule option étudiée par l’exécutif qui planche sur un appel d’offres afin de déterminer si cela peut se réaliser à travers les services d’une entreprise privée. L’utilisation des avions de la Force aérienne chilienne est également sur la liste des possibilités.  Le choix final dépendra de l’option la plus économique.

Dernièrement, le gouvernement avait promis d’étudier la possibilité de prendre en charge le transport aérien vers Haïti de ceux qui voudraient y retourner volontairement, suite à une demande exprimée par une partie de la communauté haïtienne confrontant des difficultés d’adaptation et incapable de financer le retour au pays natal.

Le sous-secrétaire a expliqué qu’à partir d’octobre, il y aura un registre national dans lequel les volontaires pourront s’inscrire pour retourner sur l’île. Cependant, cela impliquera un engagement de ne pas retourner au Chili pendant au moins 10 ans, a déclaré Ubilla.

C'est sûr, avec un avion présidentiel à disposition, les réfugiés haïtiens vont rentrer chez eux. Voilà une bonne idée à laquelle Macron n'a pas pensé. Par contre, Bolloré aurait proposé de mettre à disposition son yacht personnel pour recueillir des migrants naufragés en Méditerranée ?

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