mardi 7 novembre 2017

Wallis et Futuna : le cri d'alarme de la population

"Dans cinq ans, notre archipel sera mort"

Wallis__1_Dans le Pacifique sud, l'archipel français de Wallis et Futuna se meurt peu à peu selon ses habitants. Ils aiment profondément leur terre mais voient leurs jeunes générations s'exiler de plus en plus hors du territoire.

"Chaque année, on ferme des classes"

"Les jeunes sont obligés de s'expatrier parce qu'il n'y a pas beaucoup d'avenir ici", constate Nadia Kavakava, institutrice à Wallis et Futuna, un archipel qui se vide inexorablement de sa population. "Les maisons abandonnées se multiplient. Des jeunes reviennent parfois après leurs études en métropole ou à Nouméa mais c'est au compte-goutte", explique cette trentenaire enjouée, qui a étudié quatre ans à Strasbourg.

Des îles perdues au milieu du Pacifique

wallisPerdu au beau milieu du Pacifique, à 2.100 km à l'est de la Nouvelle-Calédonie, les îles de Wallis et Futuna forment le territoire français le plus éloigné de la métropole (22.000 km) et l'un des plus atypiques. Trois pouvoirs y cohabitent: l'Etat, les monarchies coutumières, et l'église catholique, toute puissante. L'archipel est découpé en trois royaumes - un à Wallis et deux à Futuna -, doté chacun d'un roi et de "ministres". Rétribués par l'Etat, ils perpétuent les us et coutumes polynésiens, qui ont fusionné, depuis l'évangélisation en 1837, avec les croyances religieuses. Représentant l'autorité de la France, l'administrateur supérieur (préfet) gère l'archipel, en étroite collaboration avec le Conseil du territoire, où les rois siègent de droit. L'Assemblée territoriale compte 20 élus, mais la réalité du pouvoir est entre les mains des familles royales et des prêtres.

Isolées et dépourvues de ressources, ces îles se dépeuplent

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En dix ans, la population s'est érodée de 20% et ne s'élève plus aujourd'hui qu'à 12.197 habitants. Parallèlement, le taux de fécondité est passé de 4,5 enfants par femme en 1983 à 2,1, en 2013. "Dans cinq ans, cet archipel est mort, des familles entières partent chaque mois. On crée 15 emplois par an à Wallis, les jeunes sont condamnés à l'exil", confie un commerçant d'origine métropolitaine. Sur les 2.155 salariés, 60% travaillent dans la fonction publique et semi-publique, où les salaires indexés sont confortables, tandis que le secteur privé, dominé par quelques commerces en situation de monopole, est sclérosé. La majorité de la population vit d'agriculture, de pêche et d'artisanat, créant une société fortement inégalitaire, aggravée par une fiscalité reposant uniquement sur les taxes à l'importation et aucun impôt direct.

"On est tous sur Facebook"

Fenêtres sur le monde, internet et la TNT incitent en outre les jeunes, souvent lassés des impératifs de la coutume et de l'église, à plier bagages. "On est tous sur Facebook, on y passe des heures pour faire des connaissance et parler avec la famille en France ou en Australie. C'est triste Wallis pour les jeunes et il n'y a pas de débouchés", lâche Lovaïna, en terminale dans l'unique lycée.

Une économie "peu propice au développement

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Chaque année, la France injecte dans ces terres lointaines 120 millions d'euros, dont une grande partie est consacrée au traitement des fonctionnaires d'Etat détachés. Le Fonds Européen de développement (FED) octroie tous les cinq ans entre 10 et 15 millions d'euros mais l'économie ne décolle pas. "L'organisation en place ne permet pas d'attirer les investisseurs car on ne peut pas acquérir de foncier. Il faudrait libérer du foncier", a expliqué Michel Auboin, préfet dans l'archipel. Toutes les terres sont coutumières et, en l'absence de cadastre, elles sont souvent sujettes à des revendications contradictoires, qui paralysent les projets. En janvier, la Cour des Comptes avait préconisé une modernisation de l'organisation juridique et institutionnelle de Wallis et Futuna, jugeant le statut de 1961 "peu propice au développement".

 Une migration vers la Nouvelle-Calédonie et la métropole

Faute d'avenir chez eux, Wallisiens et Futuniens migrent donc en masse en Nouvelle-Calédonie où la communauté est estimée à plus de 25.000 personnes. Amorcé dans les années 1970 par la construction d'un barrage et le "boom" du nickel, leur flux ne s'est depuis jamais tari. Plusieurs milliers de Wallisiens et Futuniens sont également installés en Métropole. (selon Mata Utu)

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vendredi 27 octobre 2017

Réseau anti-arnaques : l'affaire du mois d'octobre

Cannaphytol ne sert à rien !

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vendredi 13 octobre 2017

Sécurité du Parlement Européen et fermeture de piste cyclable

Les riverains manifestent leur désaccord

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« Dans le cadre des travaux de sécurisation des bâtiments, réalisés en concertation avec les autorités françaises, des travaux de sécurisation des berges sont en cours », expliquait-on au service de presse du Parlement.

"Sous couvert de sécurité, le Parlement européen veut interdire le passage des piétons et des cyclistes le long du bassin de l'Ill (...) Les abords du du Parlement sont petit à petit bunkérisés, donnant de l'Europe une image de forteresse qui se coupe de ses citoyens", répond le communiqué des associations ADIL et Verlaüch, qui dénoncent une privatisation des quais.

La manifestation a rassemblé quelque 200 usagers (enfants, parents et retraités) de tout âge qui ont contesté bruyamment, face aux façades de verre du Parlement européen, avec des sonnettes, trompettes et sifflets "cette décision sans concertation", ont souligné des membres du collectif Verlaüch (groupe militant pour les déplacements sains à la Robertsau) et de l'ADIR (Association de défense des intérêts de la Robertsau)

La Ville : "Nous souhaitons que ces berges demeurent naturellement ouvertes" 

La Ville s'est saisie du sujet : trois adjoints Nicole Dreyer, adjointe de la Robertsau - Wacken, Olivier Bitz, adjoint du Conseil des XV, et Jean-Baptiste Gernet, adjoint en charge des mobilités alternatives, informent les manifestants, via un communiqué, que "la Ville est sensibilisée au projet de fermeture aux piétons et aux cyclistes des berges du bassin de l’Ill au niveau du Parlement européen, pour lequel l’Etat a formulé un certain nombre d’instructions".

La conclusion étant : "Pour notre part, nous souhaitons que ces berges demeurent naturellement ouvertes et accessibles, et que d'éventuelles fermetures pour raisons de sécurité soient parfaitement exceptionnelles et motivées. »

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mardi 3 octobre 2017

Des lois ridicules !

Il paye son PV trop vite, son amende est multipliée par 10

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Selon L'Est Républicain, un chef d'entreprise de Messein, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a vu son amende pour excès de vitesse passer de 45 à 450 euros. Motif ? Il a réglé trop rapidement la première amende.

Le patron a été flashé, le 24 août près de Frouard sur l'A31, alors qu'il se rendait avec la moto de sa société à un rendez-vous professionnel.

Une infraction qu'il ne conteste pas : "Je n'ai pas vu le radar. Je me souviens parfaitement avoir dépassé la limitation de vitesse ce jour-là", confie-t-il au quotidien régional.

Il aurait dû s'auto-dénoncer avant de payer !

Il décide donc régler son amende sur internet. Problème : pour les véhicules de société, un chef d'entreprise ne doit pas payer tout de suite l'amende. Selon une loi entrée en vigueur le 1er janvier, il doit d'abord dénoncer le salarié qui conduisait. Peu importe si le conducteur n'est pas un employé mais le patron lui-même.

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dimanche 1 octobre 2017

Avant de faire du vélo, rasez-vous !

Pas de barbus en vélo, svp !

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L'information était passée quasi inaperçue. Les coureurs cyclistes de l'équipe belge Sport Vlaanderen-Baloise ne peuvent désormais plus porter la barbe, comme le relèvent ce mardi nos collègues de RTBF. Encore plus surprenant, le motif de cette décision est purement...esthétique. 

"Je prends cette mesure pour l'élégance du cyclisme, a expliqué le directeur sportif, Walter Planckaert, dans les colonnes du journal Het Nieuwsblad. Nous sommes une équipe cycliste, avec des coureurs. Pas des pilotes de motocross ou des joueurs de rugby. Les snot (la morve) et les restes de nourriture dans la barbe d'un coureur en pleine course, c'est sale."

L'ancien coureur professionnel est prêt à admettre des barbes de quelques jours mais une pilosité plus fournie et plus travaillée vaudra exclusion de l'équipe, prévient-il. Un avertissement sérieux quand on sait que la formation est le passage quasi-obligé pour les jeunes coureurs flamands dans leur quête d'un premier contrat professionnel.

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samedi 9 septembre 2017

Macron met ses policiers au régime sec

Un banquier ça sait compter et ça économise 

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Lundi 4 septembre, jour de la rentrée des classes, Emmanuel Macron était en visite dans une école primaire de Forbach. Un voyage officiel (VO) qui nécessitait un important dispositif de sécurité. Les fonctionnaires de la Direction départementale de la sécurité publique de Moselle (DDSP) avaient reçu des renforts extérieurs à l’instar des hommes de la Section d’intervention (SI) de Nancy, à en croire les réseaux sociaux des différentes organisations syndicales.

En poste sur les lieux du VO avant 6 h du matin pour certains, les policiers recevaient, vers 10 h, un petit sachet repas. À l’intérieur : une pomme, une bouteille d’eau de source 50 cl, une mini-brique de jus d’orange et un sachet de 4 biscuits. Un encas dans l’attente d’un repas de midi qui tienne l’estomac ? Que nenni !

Ce sera la seule et unique collation - un « goûter d’écolier » plaisantent certains - distribuée aux forces de l’ordre chargées d’assurer la sécurité autour du déplacement présidentiel. Autant dire qu’il fallait avoir de la réserve pour tenir une vacation sur le terrain d’une durée de près de 10 h. « Quand on a su qu’il s’agissait du seul et unique repas auquel nous aurions droit, on a cru à une blague », note un policier. « C’est un manque criant de considération pour des économies de bout de chandelle. S’il y avait eu au moins un sandwich dans le colis, la pilule aurait peut-être pu passer mais là… D’autant que, bloqués sur le dispositif, on ne pouvait pas aller acheter de quoi se restaurer ».

Le buzz !

Le « goûter présidentiel » fait le buzz sur les pages Facebook à l’instar de celle du Syndicat Unité-SGP-Police FO. Et les commentaires fusent : « On dirait le goûter de mon fils de 6 ans » ; « Honteux » ; « Les voyous en prison ont des repas chauds matin, midi et soir » ; « Au prochain repas à l’Elysée, le cuistot devrait reprendre cette merveilleuse idée »…

Secrétaire départemental d’Unité-SGP-Police FO en Meurthe-et-Moselle, Abdel Nahass « n’accepte pas de telles conditions de travail ». Le représentant syndical compte « alerter le préfet délégué et saisir le CHSCT ». « C’est toujours la DDSP qui reçoit - ici la Moselle - qui à la charge d’assurer la restauration. Avec la possibilité de demander un remboursement à l’administration et en cas de déplacement hors du lieu de résidence, les fonctionnaires ont droit à un forfait repas de 15,25 €. Là, on en est loin ! ».

Un raté de cantine qui amenait nombre de policiers extérieurs au département de la Moselle, à se précipiter vers la première enseigne de restauration ouverte à la fin du VO. A priori, l’administration devrait tout de même rembourser le ticket à hauteur du forfait : 15,25 €. (selon "L'Est Républicain").

NB : Evidemment, ce repas est l'équivalent de celui pris à la tour Eiffel par les couples Trump et Macron le 14 juillet dernier. Une rentrée scolaire à Forbach, ça vaut bien une belle fête nationale.

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samedi 19 août 2017

Proxénétisme saisonnier

Vacances à n'importe quel prix !

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C’est un emploi saisonnier pas vraiment comme les autres. Trois hommes originaires de Seine-Saint-Denis et de l’Essonne ont été interpellés ce week-end à Nice, indique Nice-Matin. Déférés devant le parquet de Nice, les trois hommes sont soupçonnés d’avoir prostitué deux de leurs amies, dont une mineure de 16 ans, cet été, à Nice et à Cannes. Et ce, afin de financer leur séjour sur la Côte d’Azur.

Le procureur Jean-Michel Prêtre a requis leur placement en détention provisoire. Une information judiciaire a été ouverte pour “proxénétisme aggravé”. Le trio était connu de la justice pour des violences ou du trafic de stupéfiants.

L’argent que gagnaient les jeunes filles était immédiatement dépensé, sur la Côte d’Azur,  Âgés entre 20 et 30 ans les trois proxénètes sont également soupçonnés d’avoir violenté les jeunes femmes.

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lundi 7 août 2017

Curiosity : cinq ans sur la planète Mars

Le petit robot à six roues, de 900 kg, de la taille d'un petit 4x4, a parcouru 17 km depuis son arrivée le 6 août 2012.

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Les équipes internationales qui pilotent le robot Curiosity ont célèbré dimanche les cinq ans de la mission martienne. Initialement prévue sur deux ans, elle vise à évaluer l'habitabilité de la planète rouge et à préparer les futures missions habitées, vers 2033.

Emmené par la Nasa, ce programme fait aussi intervenir des ingénieurs du Cnes, l'agence spatiale française et plusieurs scientifiques français dont les Toulousains de l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie, chargés d'opérer la caméra laser ChemCam embarquée sur le rover américain.

Déposé par une sonde dans le cratère de Gale, après neuf mois de voyage, le robot mobile à six roues, de 900 kg, de la taille d'un petit 4x4, a parcouru 17 km depuis son arrivée le 6 août 2012. Ses déplacements sont pilotés à distance par les opérateurs du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, depuis la Californie.

Pour réaliser ses analyses, le rover martien s'appuie sur dix instruments embarqués, dont deux franco-américains. C'est le cas de la caméra laser ChemCam (Chemistry Camera) qui a été en grande partie imaginée et conçue à Toulouse par les équipes du Centre national d'études spatiales (Cnes) et de l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (Irap).

Hissée sur le mât du robot Curiosity, cette caméra chimique permet de réaliser à distance des tirs sur le sol et les roches pour connaître leur composition.

 Mars a été habitable 

curiosity«Le rover vise un échantillon et ChemCam envoie un faisceau laser très puissant, jusqu'à sept mètres, qui va provoquer une étincelle sur la roche. La lumière émise, différente selon le type de roche, va être utilisée pour une analyse spectrale», explique Olivier Gasnault, co-responsable des opérations scientifiques de ChemCam et chercheur à l'Irap.

«Cet instrument permet des mesures à distance, ce qui évite de déplacer le robot et donne un aperçu rapide de son environnement. En cinq ans, nous avons procédé à un peu plus de 480 000 tirs», précise le chercheur. En fonction de l'analyse des données, de futures cibles de roches sont choisies.

«Dès la première année, Curiosity a trouvé un ancien lac dont on pense que l'eau était compatible avec une vie microbienne. Ce lac et ceux qui ont été découverts par la suite, tous asséchés, sont restés suffisamment longtemps pour que la roche se transforme partiellement en argile attestant d'un environnement adéquat pour l'émergence de la vie. Cela confirme que Mars a été une planète habitable il y a 3 milliards d'années», explique Olivier Gasnault.

Reconduite deux fois

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Le robot Curiosity longe actuellement une crête de 6 km de long à la base du mont Sharp, une montagne de sédiments consolidés en roches. Plusieurs couches géologiques, témoignant d'un changement climatique sur la planète rouge, y ont été repérées par les satellites. L'objectif dans les prochains mois est de permettre au rover de gravir cette crête pour aller explorer la zone argileuse qui se trouve derrière.

«Nous voulons comprendre les différences entre les roches argileuses visibles par satellite, qui attestent de l'altération des roches en présence d'eau dans le passé et d'autres matériaux argileux, découverts par le rover, pour appréhender, à partir d'une géologie locale, l'histoire globale de la planète Mars», précise Olivier Gasnault.

Prévue pour durer 23 mois, la mission Curiosity dans laquelle la Nasa a engagé plus de 2,5 milliards de dollars, a déjà été reconduite deux fois. La mission suivante, appelée Curiosity 2 ou Mars 2020, consistera à rechercher des traceurs biologiques, c'est-à-dire des traces de vie ancienne, à la surface de la planète rouge. (Selon "L'essentiel luxembourgeois")

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samedi 22 juillet 2017

Eddy Merckx n'apprécie pas le tour de France 2017

La légende du cyclisme belge trouve que les étapes ne sont pas assez captivantes et que le Tour manque de spectacle.

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Eddy Merckx était en visite sur le Tour de France vendredi dernier. Le quintuple vainqueur de l’épreuve n’est pas vraiment enthousiaste au sujet de l’édition 2017. «  J’ai regardé le Tour, mais je ne l’ai pas vraiment trouvé intéressant.  »

Merckx était présent au départ de la 19e étape, à Embrun, aux côtés du manager du Sporting d’Anderlecht et de Justine Henin. «  C’est toujours chouette de venir au Tour  », a-t-il déclaré avant le départ. «  J’ai suivi toutes les étapes, mais elles ne m’ont pas vraiment captivé. Ce n’était pas un grand Tour, il y a eu peu de spectacle. Beaucoup d’étapes étaient assez ennuyeuses. J’ai souvent regardé le départ puis fait autre chose. Je ne suis pas resté des heures devant la télévision.  »

Merckx trouve que le parcours aurait pu être mieux dessiné. «  Ces longues et plates étapes doivent changer. Il ne se passe presque rien : une échappée qui est reprise dans les derniers kilomètres. Il y avait trop d’étapes où tu savais à l’avance qu’il ne se serait rien passé.  »

Le Cannibale s’attendait à une plus grande lutte entre les ténors. «  Je m’attendais quand même à quelque chose en montagne. Maintenant bon, Froome a toujours roulé défensivement, se défendait très bien et pouvait compter sur une équipe très forte. Lors du chrono d’ouverture, quatre hommes de Sky ont fini dans le top dix. Il ne s’est presque rien passé dans ce Tour. Beaucoup de leaders n’ont rien fait d’autre qu’attendre. Froome lui-même n’a jamais attaqué, mais il gagnera le Tour, donc s’est bien défendu. Il n’a rien fait d’exceptionnel, mais il n’y avait personne pour le battre. Il mérite la victoire. Bien entendu, il faut encore attendre le contre-la-montre, mais je ne vois pas qui pourrait encore le battre. Je ne pense pas qu’Uran puisse encore le dépasser dans le contre-la-montre.  »

Parmi les rivaux du Britannique, Romain Bardet a tenté sa chance à plusieurs reprises. «  Il a couru un bon Tour, mais n’était pas assez fort pour lâcher Froome. L’équipe de Froome est également trop forte, tu ne peux pas le nier.  »

Froome est en route vers une quatrième victoire finale au Tour. Peut-il poursuivre sa domination ? «  S’il continue à se concentrer uniquement sur le Tour, pourquoi cela devrait-il changer à l’avenir ? Il ne roule que le Tour  », a indiqué Merckx. Une conception du cyclisme que le Cannibale regrette un peu. «  Si tu vois les choses de la sorte, alors autant n’organiser que le Tour vu que c’est la seule course qui compte… Mais le cyclisme n’est pas que le Tour. L’histoire du cyclisme, c’est aussi le Tour d’Italie, Milan-San Remo, Paris-Roubaix… Toutes ces courses ont leur valeur. Je trouve dommage que tu ne le vois pas sur Paris-Nice, par exemple, ou d’autres courses.  »

Par rapport aux Belges, Merckx résume : «  la plupart des Belges roulaient au service de leur équipe. Ils ont bien roulé mais nous n’avons pas encore gagné et tu ne peux pas être satisfait de cela.  » (selon sud.info.be)

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vendredi 21 juillet 2017

La double ou pluri-nationalité

Une réalité sociale et contemporaine

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 La double citoyenneté ou plurinationalité est depuis quelques années de plus en plus l’objet de débats passionnés entre partisans et adversaires.

 La polémique concernant la double nationalité suit différents argumentaires. Pour les uns, le fait d’avoir une double nationalité serait être en partie étranger à ses pays. Pour les autres, la double nationalité constituerait une entorse au principe d’égalité des citoyens.

Or, un citoyen qui possède une double (ou plus de nationalités) n’est-il un citoyen a part entière de toutes ses citoyennetés héritées ou choisies ? En quoi un citoyen serait-il moins citoyen parce qu’il tiendrait à une double nationalité représentant son patrimoine humain ?

Cependant, certes la double nationalité ou plurinationalité opposée aux autres citoyens qui n’en ont qu’une seule pourrait sembler une inégalité face a ceux qui disposent d’un choix. Pourtant, l’essentiel de l’égalité des citoyens ne réside-t-il dans le seul fait que tout individu ne puisse se retrouver apatride ? De meme, l’égalité entre les citoyens ne réside-t-elle aussi dans le fait que lorsque le citoyen d’un pays possédant une double ou plurinationalité ne puisse se prévaloir d’une autre nationalité que celle du pays avec lequel il est relation ? Ainsi devant la loi, le citoyen est égal et ne saurait se soustraire à ses obligations au prétexte d’une autre nationalité.

Alors donc que la double ou plurinationalité est une richesse à partager, un héritage mixte et pourtant profondément citoyen de l’ensemble des appartenances, l’égalité véritable réside justement dans la citoyenneté entièrement exercée sans pouvoir opposer une nationalité étrangère aux fins de se soustraire à ses obligations en dehors des accords bilatéraux entre pays.

La citoyenneté exclusive des citoyens qui n’auraient qu’une nationalité par rapport aux citoyens qui disposent d’une double ou plurinationalité n’est ainsi aucunement menacée ou minorée si elle est mise sur pied d’égalité devant la loi du pays et que tout citoyen est garanti contre un arbitraire qui le transformerait en apatride.

Nul individu ne saurait en effet, n’avoir aucune patrie, aucun pays, situation des plus inhumaines. En revanche, dès lors que tout humain est assuré d’avoir une nationalité, en quoi s’opposerait, sauf cas exceptionnels tels des conflits armés, une double ou plurinationalité à un intérêt national ?

Par contre, la question à juste titre est de savoir si une double ou pluricitoyenneté en Europe demeure toujours une double ou plurinationalité ou bien si la nationalité européenne étant unique, il ne s’agirait que de double ou pluri-citoyenneté d’un même pays. Une telle interprétation voit le jour mais ne sera que pleinement valable le jour ou adviendra une Europe unitaire, régie par un centralisme démocratique moteur d’une véritable démocratie.

Dans l’hypothèse d’une Europe unitaire, la double ou pluri-nationalite serait constituée par le fait d’avoir la nationalité européenne et celle(s) d’(un) autre(s) état mais constituerait en temps de paix, toujours une richesse tant pour l’héritage ou le parcours de l’individu dépositaire que la collectivité garantie contre toute situation apatride.

En conclusion, a l’heure ou par exemple, la Chine envisage de réformer son code de la nationalité dans les prochaines années face à la réalité de citoyens chinois disposant d’une autre nationalité et fiers d’être chinois, pourquoi revenir sur une évolution des mentalités rarement combattue, même au sein de pays refusant la double ou pluri-nationalite qui sont pour l'essentiel des états justifiant légitimement leur position face a des menaces extérieures sur leur intégrité ? (Fabrice BEGUIN-HUANG)

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