samedi 28 mars 2020

Le bac aura-t-il lieu ?

Blanquer : "Pour l'instant, on fait comme si"

blanquer

Le bac ? "Pour l'instant, on fait comme si de rien n'était". Pour les lycéens de Terminale, au stress du confinement et du travail à distance, s'ajoute celui de l'examen en juin. Sauf que cette année, nul ne sait encore s'il pourra être organisé.

"Oui le bac doit avoir lieu, c'est très important qu'on puisse garantir à tous les élèves de Terminale qu'ils ne sont pas lésés par rapport aux générations suivantes et aux générations précédentes", assurait mercredi à BFM TV le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Mais, en raison de l'épidémie de coronavirus et de lycées fermés depuis le 16 mars pour une durée indéterminée, il est maintenant probable qu'il ne se tiendra pas aux dates prévues ou dans sa forme habituelle. "On va devoir certainement faire des aménagements", a reconnu le ministre.

Différents scénarios sont actuellement discutés avec les organisations syndicales pour arriver à une solution "consensuelle" d'ici une dizaine de jours.

Plusieurs options sont sur la table: si les cours reprenaient le 4 mai, comme Jean-Michel Blanquer l'espère, l'examen pourrait sans doute avoir lieu "à l'identique", mais plutôt fin juin, et non pas à partir du 17 comme prévu.

Dans le scénario le plus pessimiste, les lycées resteraient fermés et les notes du contrôle continu de l'année pourraient servir à valider ou non l'examen.

"Un retour en cours après la mi-mai rendrait quasiment impossible une organisation +classique+ des épreuves", estime Philippe Vincent, le secrétaire général du SNPDEN, premier syndicat des chefs d'établissement. Selon lui, une des options retenues pourrait être le maintien d'une seule épreuve écrite en fin d'année. Mais pas la philosophie, "trop lourde" pour être conservée.

Le choix du scénario ne pourra de toute façon se faire qu'en fonction des dates de reprise, que nul ne connaît.

Malgré tout, "le ministre doit vite s'exprimer sur le sujet pour enlever de la pression aux élèves et aux enseignants", juge Claire Guéville, secrétaire nationale responsable du lycée au Snes-FSU, le premier syndicat du secondaire.  

"Beaucoup d'incertitudes"

"Il faut qu'il dise clairement que les cours à distance ne peuvent pas remplacer les cours au lycée, que le programme doit forcément être allégé". Car pour le moment, "les enseignants sont tentés d'avancer coûte que coûte, ce qui va laisser sur le carreau un certain nombre d'élèves", craint-elle. 

En l'absence de directives, la plupart des professeurs poursuivent en effet le programme. "On fait comme si on était en cours, je transmets à mes élèves tous les documents nécessaires par mail, pour l'instant on se dit qu'il y aura bien le bac à la fin de l'année", témoigne Marjorie Alaphilippe, prof d'histoire-géo à Châtellerault (Vienne). 

Malgré le confinement chez eux, les lycéens tentent eux aussi de maintenir un semblant de normalité: "On continue d'apprendre de nouveaux chapitres, on fait comme si de rien n'était", raconte Adèle, en Terminale S, à Versailles. Mais la situation, totalement inédite, engendre un surcroît de stress: "On ne sait pas très bien comment ça va finir. Si par exemple, ne sont prises en compte que les notes du contrôle continu, cela pourrait desservir les élèves de certains lycées comme le mien, plutôt sévères dans la notation", redoute-t-elle.

"Il y a beaucoup d'inquiétudes, d'incertitudes", souligne pour sa part Mathieu Devlaminck, en Terminale ES à Arras et vice-président du syndicat lycéen UNL. Le bac, "c'est un peu le sujet du moment, avec beaucoup de bruits qui courent sur le contrôle continu, le calendrier...", décrit-il. "Pour l'instant, les lycéens font comme si tout était normal, mais on sait très bien que le bac sera peut-être purement et simplement annulé à la fin".

Et si beaucoup de jeunes s'enthousiasment à l'idée de le remplacer par du contrôle continu, ce serait "une fausse bonne idée" selon lui, car "cela créerait un bac local et inégalitaire". (selon AFP)

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samedi 21 mars 2020

Le coronavirus peut survivre plusieurs heures à l'air libre

Le nouveau coronavirus peut survivre pendant plusieurs heures en dehors du corps humain, sur des surfaces diverses ou même dans l'air, d'après une étude publiée mardi.

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Les auteurs de cette étude financée par le gouvernement américain ont trouvé que le virus responsable de l'épidémie de Covid-19 avait un niveau de viabilité à l'air libre comparable à celui du coronavirus provoquant le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère).

Cela pourrait signifier que l'ampleur de la pandémie de Covid-19 - bien supérieure à celle du SRAS en 2002-2003 - est liée au fait qu'il se transmet beaucoup plus facilement d'un porteur asymptomatique ("sain") à un autre.

L'étude a été publiée par le New England Journal of Medicine (NEJM) et menée par des scientifiques des Centres de contrôles et de prévention des maladies (CDC), de l'Université de Californie à Los Angeles et de Princeton.

Leurs expériences ont montré que le nouveau coronavirus était détectable jusqu'à deux à trois jours sur des surfaces en plastique ou en acier inoxydable, et jusqu'à 24 heures sur du carton.

Les chercheurs ont également utilisé un nébulisateur pour diffuser le virus dans l'air ambiant. Par cette technique, ils ont trouvé des traces du virus sous forme d'aérosol -- c'est-à-dire de particules suspendues dans l'air -- pendant trois heures.

Mise en ligne à destination des professionnels avant d'être examinée par un comité de lecture, l'étude s'était toutefois attirée des critiques, des experts jugeant que l'utilisation d'un nébulisateur ne simulait pas bien la toux ou les éternuements d'un malade et risquait d'augmenter artificiellement l'ampleur de la contamination par voie aérienne.

Le virus est principalement transmis par des micro-gouttelettes expulsées par des malades lorsqu'ils toussent ou éternuent, et sous cette forme (différente d'un aérosol) il n'est viable que durant quelques secondes.

Des tests similaires pratiqués avec le coronavirus du SRAS ont abouti à une viabilité équivalente hors du corps humain. 

Cela ne permet pas d'expliquer pourquoi la pandémie de Covid-19 touche près de 200.000 personnes, avec quelque 8.000 décès, alors que le SRAS n'a contaminé que 8.000 patients et tué 800.

Les différences épidémiologiques "viennent probablement d'autres facteurs, comme une charge virale plus élevée dans les voies respiratoires supérieures" et la capacité des patients ne présentant pas de symptômes à transmettre le nouveau coronavirus, estiment les auteurs de l'étude. (selon AFP)

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jeudi 27 février 2020

Un couple franco-belge arrêté à Abidjan condamné en Belgique

Criminels en Belgique, gérants de société en Afrique !

Fin de parcours pour l’un des couples criminels les plus recherché d’Europe. Hilde Van Acker (56 ans) et Jean-Claude Lacote (53 ans), arrêtés à Abidjan en novembre après une cavale de plus de vingt ans, et qui figuraient sur la liste des ‘Most wanted Europe’ d’Europol ont été condamnés.

assasins

Le couple avait déjà été condamné à la prison à perpétuité et était en cavale depuis vingt-trois ans. La Belge et le Franco-ivoirien avait été reconnus coupables du meurtre d’un Britannique Marcus John Mitchell en 1996 sur la côte belge. Le meurtre que la presse a qualifié d’opération à connotation mafieuse avait fait grand bruit à l’époque quand la victime avait été retrouvée avec deux balles dans la tête au mois de mai 1996 dans la station balnéaire du Coq (près d'Ostende).

Arrivé en Belgique depuis la Côte d’Ivoire mercredi, le couple a été écroué. La presse belge a relayé l’information du retour du ‘couple diabolique’ par un vol de nuit en provenance d’Abidjan. Leur arrestation s'est faite dans un contexte d'une campagne de recherche de grande échelle lancée par l’agence européenne de police, Europol. Les visages des criminels en fuite ont été partagés sur un site web avec une possibilité pour les internautes d’aider à les identifier. C’est ainsi que la gendarmerie ivoirienne a pu procéder à l’arrestation de Jean-Claude Lacote qui gérait une petite compagnie aérienne à Abidjan.

Anderson Diédri (selon "Eburnie today")

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lundi 17 février 2020

Gestion des commentaires du blog

A propos de "Lustig Würzel"

10_blog_minJ'ai découvert le 7 février dernier un commentaire surprenant sous le message "la perliculture empoisonnée par les plastiques". Il concernait en effet les élections municipales à Neubois. Cette commune n'étant pas connue pour son ostréiculture, j'ai pris l'initiative de le supprimer dans ce message, au moment même où son auteur qui signait "Lustig Würtzel" me demandait sans aucune explication de l'enlever. Peut-être s'était-il rendu compte de son mauvais placement ?

A sa lecture cependant, j'ai trouvé ce commentaire intéressant, notamment sur le plan humoristique, et je l'ai repris en message le 13 février sous le titre "Du rififi à Neubois". Et voilà que son auteur me redemande de le supprimer, toujours de façon anonyme et toujours sous le pseudo "Lustig Würtzel".

J'en profite pour rappeler que je publie les commentaires, sauf en cas d'insultes, de propos violents ou diffamatoires. Sauf erreur de ma part, je n'ai rien vu de tel dans ce commentaire. Bien sûr, je suis prêt à revoir ma position sous réserve que l'auteur sorte de l'anonymat et me donne plus d'explications. Sinon, il peut toujours passer par un tribunal pour obtenir satisfaction. Certains ont déjà essayé, sans succès. Pour plus d'informations, il pourrait s'adresser au maire de Villé qui a de l'expérience à propos d'une telle démarche.

A bon entendeur, salut !

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samedi 18 janvier 2020

Premières épreuves du nouveau bac...

... menacées par un boycott des profs

bacA quelques jours de l'échéance lundi, les premières épreuves de contrôle continu du nouveau baccalauréat sont menacées par un appel au boycott de syndicats d'enseignants, qui demandent leur report et dénoncent une réforme mal préparée.

Grèves de surveillance, refus de corriger les copies ou de transmettre les notes: les opposants envisagent les mêmes modes d'action qu'au moment des corrections du baccalauréat en juin, qui avaient créé la confusion.

Prévues à partir de lundi, ces premières épreuves de contrôle continu, les "E3C" dans le jargon, doivent s'étaler sur un mois et demi en fonction des lycées. Elles portent sur l'histoire-géographie, les langues vivantes ainsi sur que les mathématiques pour les élèves de la voie technologique. 

Grandes innovations du nouveau bac, ces épreuves réparties en trois sessions sur les années de Première et Terminale comptent pour 30% de la note finale.

Dans chaque établissement, les professeurs doivent piocher dans une banque nationale de sujets mais certains d'entre eux s'y refusent.
"Sur notre secteur, les 50 profs d'histoire-géo se sont mis en réseau pour ne pas faire remonter les sujets des épreuves qu'on devait sélectionner et nous ne ferons pas passer ce contrôle continu. On entre dans le dur", assure Jimmy, professeur d'histoire-géographie au lycée Angela-Davis de Saint-Denis, en banlieue parisienne.

Dans les lycées où les professeurs ont refusé de choisir les sujets, il a été demandé aux inspecteurs régionaux de le faire à leur place.

Même un établissement comme le prestigieux lycée Louis-Le-Grand à Paris est concerné. "Nous sommes au minimum 13% en grève reconductible depuis jeudi dernier, contre la réforme des retraites et pour la suppression des épreuves de contrôle continu, ce qui est assez historique pour un établissement comme le nôtre", lance un professeur qui souhaite garder l'anonymat.

Non loin de là, au non moins réputé lycée Henri-IV, "une vingtaine de profs" sont en grève reconductible depuis mardi contre la réforme des retraites. "Mais de fait, nous ne serons pas présents pour la tenue des épreuves de contrôle continu la semaine prochaine", explique un professeur.

"Il y aura des perturbations sur ces épreuves, outre celles qui sont à prévoir parce que rien n'est au point du côté de l'administration", prévient Odile Deverne, prof de français en lycée à Lille.

Jeudi sur RTL, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer s'est voulu rassurant, estimant que ces actions étaient le fait d'une "petite minorité". "Dans la grande majorité des établissements, les choses se présentent très bien", a-t-il affirmé.  "Tout est prêt pour que cela fonctionne", avait-t-il déjà lancé mardi devant l'Assemblée nationale. 

- "Ca nous stresse" - 

Depuis le retour des vacances de Noël, motions et pétitions pleuvent pourtant contre la réforme du bac. Vendredi, douze syndicats, soit la quasi-totalité des organisations, ont officiellement demandé à M. Blanquer de "renoncer" à cette première session.

Et pour les premiers concernés, les élèves, c'est un peu l'inconnu.

"Pour l'épreuve d'histoire-géographie, que je vais passer le 3 février, on nous a absolument pas dit en quoi ça consistait, on nous dit juste d'apprendre tout en nous expliquant que le professeur va peut-être boycotter l'épreuve. Forcément, ça nous stresse", témoigne à l'AFP Morgane, élève de Première dans l'académie de Versailles. 

"Tout est extrêmement flou... J'aurais vraiment préféré passer l'ancien bac, ça aurait été plus simple et moins angoissant", ajoute-t-elle.

Du côté des parents d'élèves, la principale fédération FCPE demande "un ajournement des épreuves, en raison de cette impréparation".

Pour Philippe Vincent, à la tête du SNPDEN (premier syndicat de proviseurs), "la seule incertitude qui existe encore, c'est la capacité du système à absorber plus de trois millions de copies et 10.000 correcteurs dans un temps relativement restreint", craint-il.

Selon une enquête de ce syndicat réalisée auprès des trois quarts des lycées de l'académie d'Aix-Marseille, les perturbations pourraient être "relativement conséquentes", estime M. Vincent. 

Le ministre a estimé lors d'une audition au Sénat la semaine dernière que "tout désordre" dans un établissement serait "nuisible aux élèves", et affirmait "qu'une solution serait trouvée" pour assurer le bon déroulé des corrections. (selon "Tahiti.infos")

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mercredi 1 janvier 2020

Bonne année 2020...

...à tous les visiteurs de ce blog !

ny_46

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jeudi 26 décembre 2019

Manifestations à Mayotte

"On ne va pas supporter ça longtemps" dit le préfet.

mayotteLe préfet de Mayotte Jean-François Colombet a promis lundi, sur la chaîne Mayotte la 1ère, de "s'occuper" des "meneurs", qui depuis plusieurs semaines, sont soupçonnés d'être les responsables des affrontements et violences qui secouent l'île, notamment à Koungou, commune limitrophe du chef-lieu  Mamoudzou.

"On ne va pas supporter ça plus longtemps", a déclaré le préfet, alors que des violences ont lieu quasiment toutes les nuits entre jeunes de bandes rivales de Koungou et Majicavo, mais aussi contre les forces de l'ordre et contre la population, qui se retrouve agressée et rackettée par ces jeunes, notamment lors de barrages improvisés sur la RN1, axe stratégique de Mayotte. 

"Cette situation que nous vivons est inacceptable. Les Mahorais (...) qui respectent la loi ne l'acceptent pas, et je ne l'accepte pas, nous allons donc y mettre un terme", a promis Jean-François Colombet.

Selon lui, "il faut distinguer deux publics parmi ceux qui aujourd'hui troublent l'ordre public". Il y a d'abord "les meneurs, les violents, souvent les plus âgés. Ils ne sont pas très nombreux, une cinquantaine, nous allons nous occuper d'eux", a-t-il assuré.

Sept ont déjà été interpellés "ce week-end", a-t-il précisé: "un Mahorais et six étrangers".

Selon lui, "les jeunes gens (en situation irrégulière, ndlr) qui ont été violents au cours des dernières journées n'ont plus d'avenir à Mayotte, je le dis solennellement. L'Etat gardera la mémoire de tout ce qui s'est passé", a affirmé le préfet.

"A côté, a-t-il poursuivi, il y a tout un tas de gamins, sans doute beaucoup plus fragiles, beaucoup plus manipulés. Il faut qu'on les traite comme ils sont, c'est-à-dire comme des enfants. Quand vous avez face à vous des enfants de 10 ans, vous pouvez pas les traiter comme un enfant de 17 ans ou un jeune majeur violent", a-t-il insisté.

Le préfet "appelle au sursaut les parents, pour qu'ils prennent leurs responsabilités. Un enfant de 10 ans n'a rien à faire avec un parpaing dans la main".

"J'appelle à une mobilisation générale sur le sujet", a encore dit le préfet.

Actuellement, près de la moitié de la population de Mayotte (256.000 habitants au dernier recensement INSEE en 2017) est étrangère, et la majorité est en situation irrégulière en provenance de l'Union des Comores.

(Publié dans "Tahiti.info", mais pas dans les journaux métropolitains. Mais pourquoi, Macron, au lieu d'aller en Côte d'Ivoire avant Noël, n'est-il pas allé à Mayotte ?)

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lundi 16 décembre 2019

N-Calédonie: le FLNKS peine à s'unir en vue du deuxième référendum sur l'indépendance

Les indépendantistes du FLNKS, réunis samedi en congrès, ne sont pas parvenus à s'entendre sur leur vision des futurs liens entre la Nouvelle-Calédonie et la France, en cas de victoire au deuxième référendum sur l'indépendance le 6 septembre 2020, a constaté l'AFP.

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 "Nous on part pour gagner, on ne se pose pas la question du NON", a déclaré à la presse Daniel Goa, porte-parole de la coalition indépendantiste du FLNKS (Front de libération nationale kanak socialiste).       

Un processus de décolonisation progressif est en cours en Nouvelle-Calédonie depuis 1998, date de la signature de l'accord de Nouméa. Il a débouché le 4 novembre 2018 sur un référendum d'autodétermination remporté à 56,7% par les pro-français. Un deuxième référendum aura lieu le 6 septembre 2020 et, si l'indépendance est à nouveau rejetée, un troisième est encore possible d'ici 2022.      

S'ils l'emportent, les indépendantistes souhaitent qu'une "période de transition", dont la durée reste à définir, s'ouvre avec l'Etat pour discuter des contours du nouveau pays.    

Or, deux lignes s'affrontent sur le sujet. L'une portée par le courant de l'UNI (union nationale pour l'indépendance) prône "une indépendance en partenariat" avec la France tandis qu'une ligne plus radicale, notamment incarnée par l'union calédonienne (UC), réfute le terme de partenariat.      

"Quand on parle de partenariat, dans le cadre de la tutelle actuelle, certains de nos militants craignent que les liens avec la France soient privilégiés, sans tenir compte des autres pays qui nous entourent", a expliqué Daniel Goa, également président de l'UC.      
Au cours de "débats intenses et difficiles" jusque dans la soirée de samedi, les différents partis du FLNKS ont tenté sans succès d'harmoniser leur points de vue.      

"La position du partenariat gêne car elle est considérée par certains comme un néo-colonialisme, à l'instar de ce qui se passe dans les pays africains qui ont accédé à leur indépendance", a déclaré Victor Tutugoro, un des chefs de file de l'UNI.       

Mais il considère que c'est "grâce aux discussions que nous ménerons" sur le futur partenariat que l'écueil du néo-colonialisme sera évité.      

"Il n'y a pas une confiance totale entre les uns et les autres. Les débats ont quand même permis de clarifier les positions sur la nécessité d'une période de transition", a également indiqué le leader kanak.      

Compte tenu des divergences, la question d'une stratégie unitaire "qui reste un objectif" en vue du référendum a été renvoyée à de nouveaux échanges en janvier et février.        

Le projet de désignation d'un président du FLNKS, qui en est dépourvu depuis 2001, est elle "restée en suspens".(selon AFP)

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dimanche 15 décembre 2019

L'Europe spatiale veut rester un géant de l'espace

L'agence spatiale européenne (ESA) s'est dotée d'un budget record pour financer ses futurs programmes, un investissement massif destiné à rester un géant de l'espace face à la montée en puissance des Etats-Unis et de la Chine, dans un secteur chamboulé par l'explosion des nouveaux acteurs.

espace"C'est un pas de géant pour l'Europe, cinquante ans après le débarquement sur la Lune", s'est félicité Jean-Yves Le Gall, le président du CNES, l'agence spatiale française. 
Les 22 pays membres de l'ESA, réunis à Séville, ont alloué une enveloppe de globale de 14,4 milliards d'euros aux futurs programmes spatiaux, sur une durée de trois à cinq ans. "Je suis heureux, c'est plus que ce qu'on avait demandé (14,3 milliards d'euros) !", s'est félicité Ian Wörner, le directeur général de l'ESA, lors d'une conférence de presse.
Il s'agit d'un budget record dans l'histoire de l'organisation intergouvernementale fondée en 1975, auquel vient s'ajouter celui de la Commission européenne (16 milliards d'euros sur sept ans). 
L'accord trouvé entre les différents pays après deux jours de discussions "est un témoignage évident de notre ambition commune pour l'Europe", a commenté la ministre française de la Recherche, Frédérique Vidal, qui co-présidait la réunion.
L'Allemagne a mis sur la table la plus grosse enveloppe (3,3 milliards d'euros), devant la France (2,7 milliards), devenant ainsi, sur le long terme, le premier pays contributeur de l'ESA. "Mais sur les trois prochaines années, la France reste en tête", a précisé la ministère de la Recherche. 
Rapporté aux 500 millions d'habitants des 22 pays, le budget spatial européen représente 8 euros par an et par citoyen.
Cette impulsion s'inscrit dans une nouvelle donne internationale, avec la montée en puissance des Etats-Unis et de la Chine, qui investissent massivement dans l'espace - le budget américain est cinq fois supérieur à celui de l'ESA - mais aussi celle des pays émergents, comme l'Inde.
 

L'observation de la Terre en pointe 

 
Pour maintenir sa place de choix sur l'échiquier spatial, l'Europe a donc musclé l'ensemble de ses programmes, scientifiques, d'exploration (station spatiale internationale, Lune, Mars), d'accès à l'espace (fusées, port spatial de Kourou) et de développement des applications (observation de la Terre, télécommunications...).
L'observation de la Terre voit ainsi ses moyens exploser (2,5 milliards d'euros, soit une hausse de près de 90% depuis 2016), notamment pour son programme phare Copernicus, pour qui l'agence spatiale va fournir six nouvelles sentinelles afin de "mieux surveiller et mieux prévoir le changement climatique" a précisé Frédérique Vidal. 
"L'Europe va garder son leadership mondial dans ce domaine", se réjouit l'ESA. Pour le patron du CNES, l'investissement massif dans la surveillance de la Terre "façonne une nouvelle Europe spatiale, plus proche des citoyens avec des préoccupations climatiques".
L'ESA mise aussi beaucoup sur l'exploration de Mars et de la Lune (près de 2 milliards d'euros), dans un contexte marqué par les annonces américaines de retour sur la Lune dès 2024. Au menu: le développement d'un module de service pour la future mini station en orbite lunaire, Gateway. 
Sur Mars, outre son projet d'exploration Exomars qui devrait partir en 2020, le Vieux continent entend jouer sa partition dans la mission américaine "Mars sample return", qui doit ramener sur Terre des échantillons de la planète rouge. "L'enjeu pour l'Europe est de ramener des échantillons purs", explique Gilles Rabin, chargé de la science au CNES.
L'Europe espère pouvoir maintenir un accès souverain à l'espace (2,6 milliards d'euros), alors que le marché des lanceurs est chamboulé par l'explosion du nombre d'acteurs privés, dont la firme américaine Space X et sa fusée Falcon 9, qui défie la compétitivité européenne avec sa technologie du réutilisable.
La réponse européenne, la future Ariane 6, dont le lancement est prévu en 2020, prévoit le développement du moteur à bas coûts Promethéus et un démonstrateur d'étage réutilisable, Thémis, permettant de maîtriser les technologies de retour sur terre.
Le président d'Arianespace, Stéphane Israël, a salué auprès de l'AFP la "mobilisation" de l'ESA. Son budget "nous donne les moyens" pour "la montée en puissance d’Ariane 6 et les financements de démonstrateurs technologiques innovants absolument essentiels pour assurer une compétitivité durable", a complété dans un communiqué André-Hubert Roussel, président exécutif d’ArianeGroup.(selon AFP)

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mardi 10 décembre 2019

Deux ans après Irma...

... Saint-Barth connaît une reprise économique éclair

Saint_BarthDévastée par l'ouragan Irma en septembre 2017, la petite île antillaise de Saint-Barthélemy, haut-lieu de la jet set internationale, connaît une reprise économique éclair, et s'attend à une saison touristique record.

Deux ans après le passage de l'ouragan, "le redressement est assez remarquable", apprécie Gilles Genre-Grandpierre, directeur de l'Iedom (Institut d'émission des départements d'outre-mer, filiale de la Banque de France).
Quasiment tous les hôtels de luxe ont rouvert leurs portes et le taux de réservations est au beau fixe. "On attend 20% de plus que pour 2016 qui était un record de fréquentation", se félicite Nils Dufau, président du Comité du tourisme. "Et la saison a commencé plus tôt que d’habitude, dès début novembre". Aux Antilles, la saison touristique s'étend de décembre à avril.
Le taux de chômage, qui avait connu un pic après l'ouragan, est redescendu autour de 4%. 
La Collectivité d'outre-mer, qui n'a ni dette ni emprunt en cours, a terminé l'année 2018 avec 72 millions d'euros de recettes réelles, une baisse de seulement 6% par rapport à l'exercice précédent.
Une performance alors que l'ouragan Irma, de catégorie 5, qui a tué 11 personnes à Saint-Martin, île voisine de Saint-Barth, et endommagé 95% du bâti des deux territoires, est la catastrophe naturelle la plus chère de l'histoire de France. A Saint-Barth, -24 km2 et moins de 10.000 habitants-, les assurances ont versé plus de 830 millions d'euros d'indemnités.
Si l'île, prisée par les célébrités et les grandes fortunes, s'est vite redressée -on ne voit quasiment plus de traces du passage d'Irma-, c'est parce que la Collectivité, les entreprises et nombre de particuliers ont pu engager des fonds pour réparer, sans attendre les assurances.
"Nous avions un excédent de trésorerie qui a été bénéfique. Nous avons repoussé les projets prévus et mobilisé les fonds sur les réparations", explique le président de la Collectivité, Bruno Magras (Les Républicains). 
La chance de Saint-Barth a aussi été la remise en route rapide des usines de traitement des déchets, de production d'eau et de la centrale EDF. "Nos principales infrastructures ont tenu. Ce n'est pas dû au Saint-Esprit mais à la qualité du bâti", dit-il.
La perte de recettes publiques sur la taxe de séjour (-66% en 2018) a été compensée par le boum du BTP dû à la reconstruction. Tout ce qui entre sur l'île, via le port, est taxé à hauteur de 5% de sa valeur ; ces droits de quai ont rapporté plus de 18 millions d'euros à la Collectivité. 
 

"Pas de miracle"

Les taxes sur l'immobilier, principale manne financière de la Collectivité, n'ont été que peu impactées et la crise post cyclonique n'a pas freiné l'enthousiasme des investisseurs.
"Il n'y a pas de miracle. C'est le résultat d'une gestion rigoureuse depuis 25 ans, et le bénéfice des choix de développement touristique effectués il y a des années", commente Bruno Magras.
Depuis onze ans, Saint-Barth est passée de commune de Guadeloupe à Collectivité d'Outre-mer, ce qui lui a permis de récupérer de nombreuses compétences (urbanisme, fiscalité, social, énergie, etc.), et d'améliorer la réactivité administrative. 
Après Irma, les projets de reconstruction à l'identique ont pu se passer de permis de construire. "J'ai fait face à un tollé, mais nous n'avons pas eu de désagréable surprise", assure M. Magras. 
La pression démographique a encore augmenté depuis l'ouragan, mais elle est limitée par une profonde crise du logement. Le prix locatif est estimé à 2.000 euros mensuels… par chambre. Même les bons salaires ont du mal à se loger, et beaucoup de familles qui vivaient sur l'île depuis des années ont dû partir. 
"On perd des gens utiles", reconnaît Bruno Magras. "Mais le coût élevé de la vie et l'absence de logements permettent à Saint-Barth de maintenir un équilibre démographique. C'est égoïste, mais la charité bien ordonnée commence par soi-même".  
La Collectivité prévoit tout de même de construire de nouveaux logements pour les enseignants et le personnel de santé, indispensables pour l'île. (selon AFP)

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