lundi 18 mars 2019

Le plus grand mystère de Norvège

La solution pourrait se trouver dans le Grand Est

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Depuis 50 ans, un mystère fascine la Norvège : qui est cette femme, dont le corps carbonisé a été découvert en 1970? Les éléments pour l’identifier ont été effacés. Mais de récentes analyses disent qu’elle a pu passer son enfance dans l’est de la France.

Ce corps hante la Norvège. Celui d’une femme, en partie calciné. Derrière ce corps, un mystère judiciaire de cinquante ans. Découvert le 29 novembre 1970 dans la verte vallée d’Isdalen, près de Bergen, il reste à ce jour non identifié. Fascinante et passionnante histoire. Elle passionne parce qu’elle fleure bon le polar scandinave. Elle fascine parce que les hypothèses poussent les curieux vers le monde de l’espionnage et des secrets d’Etat.

Le cadavre gît sur une pente rocheuse lorsqu’il est trouvé par un père et ses enfants durant une promenade. Ils sont au milieu de rien. Les images sont terrifiantes, et la marche est bien longue pour aller prévenir les secours. Posée sur le dos, la tête penchée en arrière, la victime a les bras levés devant elle, caractéristique des personnes exposées aux flammes. D’après l’autopsie, «la mort est probablement due à une association de barbituriques et de monoxyde de carbone. Les brûlures ont pu contribuer au décès». Meurtre, accident ou suicide?

Les restes de ses affaires sont récupérés par la police norvégienne. L’intrigue démarre là : les étiquettes des vêtements ont été découpées. Les numéros de bouteilles en plastique ont été grattés. Impossible de les retracer.

Plusieurs fois, les hommes du Service national des enquêtes criminelles (Kripos) ont pensé réaliser des avancées décisives. Ils ont trouvé deux valises consignées en gare de Bergen. Elles appartenaient à la femme décédée. «C’était l’euphorie, beaucoup s’imaginaient qu’on était sur le point de résoudre l’affaire», raconte un enquêteur à la presse locale.

Le souffle retombe vite : encore une fois, on a fait disparaître toutes les marques des objets, même celle de la brosse à cheveux. Et ça se complique encore : les bagages révèlent une femme experte dans l’art de changer d’apparence. Elle détenait des perruques, une paire de lunettes non correctrice. Dans un bloc-notes, une page contient des lettres et de chiffres. Des séries que les policiers vont s’évertuer à décoder.

Sept passeports utilisés

Une piste les guide vers un commerce de chaussures, où l’inconnue a acheté une paire de bottes, et vers un hôtel de Stavanger où elle a séjourné. Le réceptionniste reconnaît un portrait-robot. Elle s’est inscrite sous le nom de Finella Lorck, elle se disait belge. La presse titre à l’époque sur la fin de l’histoire. Erreur : ce nom n’existe pas. Comme tous ceux utilisés durant son périple norvégien. La police suppose qu’elle a utilisé sept passeports et autant d’identités différentes. Au bout de quelques semaines, les services du contre-espionnage prennent le relais. Le carnet retrouvé dans la valise livre sa vérité : il s’agit des voyages de l’inconnue en Europe. Le dernier déplacement l’a menée de Paris à Stavanger. Les dates collent avec des essais de missiles de l’armée norvégienne. Des spécialistes croient à la thèse d’un agent secret étranger. On n’ira pas plus loin. Officiellement, les autorités referment le dossier sur une personne non-identifiée qui s’est donné la mort. Cela peut sembler commode.

Espionnage, secrets d’État : le mystère de l’inconnue est un vrai polar scandinave

Mais en 2016, les journalistes norvégiens de NRK relancent l’affaire. De nouvelles analyses graphologiques des enregistrements d’hôtel démontrent des ressemblances avec des types d’écritures francophones. Une analyse isotopique du strontium et de l’oxygène prélevé sur les dents laisse penser que la femme a passé son enfance soit dans les Balkans, soit en Allemagne ou le long de la frontière franco-allemande. Or, lors d’échanges dans la langue de Goethe avec des hôteliers, elle aurait commis des fautes de langage excluant la thèse allemande. Ce mystère pourrait alors trouver son origine… dans l’est de la France.

Kevin Grethen/RL

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dimanche 17 mars 2019

L’huile vierge de Sacha Inchi

La belle arnaque !

Le LABORATOIRE UNIVERSEL DE CAPSOTHÉRAPIE sort son nouveau produit phare : l’huile vierge de Sacha Inchi.
Tous les ingrédients de la méthode miracle sont réunis et sont présentés par le Dr Richard GRANDVILLE, conseiller scientifique :
Ä une plante exotique : dans le cas présent, il s’agit d’une plante grimpante qui pousse en Amazonie et au Pérou ;
Ä une caution historique : "De nombreux archéologues s’accordent à dire que la civilisation inca doit beaucoup à cette graine magique" ;
Ä une information visant à inquiéter le consommateur : "45 000 pacemakers, 150 000 stents coronariens, et pourtant l’accident cardiovasculaire reste notre première cause de décès" ;
Ä des qualités exceptionnelles : "Booste les fonctions cognitives, protège le cœur et les artères, affûte la vision, supprime les douleurs" ;
Ä le témoignage d’une patiente : "Votre cure de Sacha Inchi m’a sûrement sauvé la vie, m’a fait sortir de la dépression et m’a donné l’envie de vivre" ;
Ä le cadeau pour une première commande : une loupe lampe "pour apprécier la vie dans ses moindres détails".
Ne cherchez pas sur internet ce fameux laboratoire : il s’agit d’une simple boîte postale à Mortsel en Belgique.
Les auteurs de cette offre publicitaire seraient bien inspirés de consommer d’urgence l’huile vierge de Sacha Inchi pour ressourcer leur cerveau : ils ont oublié que le délai de rétractation en matière de vente à distance n’était pas de 7 jours mais de 14 jours.(selon "Réseau anti-arnaques, La Chapelle Saint Laurent, 79306 BRESSUIRE Cedex).

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mardi 19 février 2019

Guadeloupe : la folle ardoise laissée par une ancienne ministre de Balladur

Lucette Michaux-Chevry, ancienne ministre du gouvernement Balladur, souvent appelée "la dame de fer des Antilles" ou "la reine-mère de Guadeloupe", quitte la communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbes avec une facture de 55 millions d'euros d'impayés.

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Elle abandonne la vie politique en laissant une comptabilité en piteux état. À 89 ans, Lucette Michaux-Chevry, qui doit comparaître en juin devant le tribunal correctionnel pour une affaire de favoritisme dans un dossier de transports publics, a démissionné de la présidence de la communauté d'agglomération grand Sud Caraïbes. Et la "dame de fer" de la Guadeloupe laisse derrière elle 55 millions d'euros de factures impayées, comme l'explique le quotidien Le Parisien. La dette de la communauté d'agglomération s'élève à près de 75 millions d'euros. Une situation alarmante pour une administration qui ne doit gérer "que" 80.000 habitants.

La masse salariale (environ 14 millions d'euros) pèse sur la santé financière de la structure, qui emploie 456 agents. Un document dressé par la direction générale des finances publiques conseille à la collectivité de "retrouver une sincérité budgétaire". Le nouveau président, qui sera élu en fin de semaine, devra de toute urgence adopter des mesures de redressement budgétaire, sous peine "d'impacter l'économie de la Guadeloupe toute entière", selon une source proche du dossier interrogée par Le Parisien.

L'ancienne ministre déléguée de l'Action humanitaire et des Droits de l'Homme sous le gouvernement Balladur de 1993 à 1995 a démissionné pour "protéger" sa famille. Et, si sa carrière politique semble désormais terminée, les procédures devant les tribunaux risquent encore de durer.

  • Ci-dessous : extrait du "Canard enchaîné".

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mercredi 2 janvier 2019

Compteurs Linky

Enedis ne peut entrer dans les propriétés sans autorisation !

linkyLe tribunal administratif de Toulouse confirme l'interdiction pour Enedis d'entrer dans les appartements et les maisons sans accord des propriétaires ou des occupants pour installer un compteur Linky.

Les employés d'Enedis ne peuvent pas entrer dans les maisons ou les appartements sans autorisation pour installer les compteurs Linky. Le tribunal administratif de Toulouse a confirmé mardi 12 septembre cette interdiction d'entrer dans les logements sans accord des propriétaires ou des occupants, rapporte un journaliste de franceinfo à Toulouse.

Le tribunal répondait à une saisine du préfet de Haute-Garonne en référé, après que le maire de Blagnac, près de Toulouse, a pris un arrêté le 16 mai dernier pour réglementer la pose des compteurs Linky.

Il souhaitait ainsi garantir aux usagers la liberté d'exercer leur choix à titre individuel et sans pression pour deux choses : l'accès à leur logement ou propriété et la transmission des données collectées à des tiers partenaires commerciaux de l'opérateur.

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dimanche 30 décembre 2018

Conditions carcérales inadmissibles

L'Etat condamné pour des conditions de détention dans une prison en Guyane

guyane"Une atteinte à la dignité humaine" : le Conseil d'État a condamné l'État pour les conditions de détention d'un prisonnier dans le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, en Guyane, a-t-on appris mardi.

 Un recours avait été déposé par Christophe B., incarcéré à la maison d'arrêt du 24 mai 2011 au 6 août 2013. Il a été détenu "dans des cellules collectives sous-dimensionnées pour le nombre d'occupants, dépourvues d'un apport de lumière naturelle suffisant, privées d'un système d'aération adapté au climat de la Guyane et dans des conditions d'intimité et d'hygiène notablement insuffisantes", indique la plus haute juridiction administrative, dans une décision datée du 3 décembre, dont l'AFP a obtenu copie. 
    
"Les effets cumulés de ces éléments (...) constituent une épreuve qui excède les conséquences inhérentes à la détention", ajoute le Conseil d'État. "Ils caractérisent des conditions de détention attentatoires à la dignité humaine constitutives d'une faute engendrant un préjudice moral qu'il incombe à l'État de réparer".

L'État est donc condamné à verser 5.500 euros à Christophe B. Ce dernier a été détenu dans des cellules d'environ 12m2, prévues pour deux personnes, mais accueillant en fait trois prisonniers. La ministre de la Justice Nicole Belloubet a visité en septembre la prison de Rémire-Montjoly. "Ce qui frappe, (...) c'est la surpopulation carcérale et les conditions de détention", avait-elle alors déclaré. La garde des Sceaux a ensuite confirmé qu'une nouvelle prison serait construite en Guyane, à Saint-Laurent-du-Maroni, afin de "diminuer la surpopulation carcérale" dans la prison de Rémire-Montjoly.

Selon les statistiques de la direction de l'administration pénitentiaire, le taux de surpopulation à la maison d'arrêt de Rémire-Montjoly s'élevait début octobre à 144%, avec 422 détenus pour 293 places. 

Plus de 70.700 personnes étaient incarcérées dans les prisons françaises en octobre, pour 60.000 places.

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jeudi 20 décembre 2018

Pour Noël, pluie de billets sur l'autoroute

Ce mercredi vers midi, la police allemande a fermé pour un court moment l’A98 à hauteur d’Eimeldingen (tout près du Rhin en face de Village-Neuf), pour une raison pour le moins insolite: une pluie de billets de banque qui risquaient de causer un accident. Ces billets voltigeaient sur la chaussée et ont été récupérés après la fermeture de la route. Les policiers ont ramassé quelques centaines d’euros... Mais aussi un porte-monnaie. Il pourrait s’agir d’un automobiliste qui, après une course ou avoir fait le plein, aurait oublié le porte-monnaie sur le toit de sa voiture. Mais ce n’est pas sûr, et une enquête a été ouverte pour retrouver leur propriétaire, aucun papier d’identité n’ayant été retrouvé.

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vendredi 30 novembre 2018

Des champions qui n'en sont pas moins des hommes

Dembélé poursuivi en justice par son ancien proprio après avoir laissé sa maison à l'état de porcherie.

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Ousmane Dembélé empile plus les emmerdes que les buts ces derniers temps. Après avoir rencontré les dirigeants du FC Barcelone pour évoquer les nombreux écarts qu’il collectionne depuis son arrivée en Catalogne, en raison d’un rythme de vie très éloigné des exigences du haut niveau, l’international français est de nouveau épinglé.

Cette fois-ci, c’est du côté de l’Allemagne que le garçon aurait fait des siennes. En effet, selon les informations du journal Bild, Gerd Weissenberg, l’ancien propriétaire qui louait une maison a Dembélé à l’époque où il évoluait au Borussia Dortmund, aurait déposé une plainte contre le joueur devant le tribunal de première instance de la ville.

En cause, l’état déplorable dans lequel Dembélé aurait laissé la propriété : on parle de « nourriture pourrie dans le réfrigérateur » et « entre les placards », de « plein de vieux sacs en plastique », d’ordures jonchant le sol et de nombreuses factures impayées laissées derrière la porte d’entrée. Bref, une vraie porcherie, avec photos à l’appui. Toujours selon Bild, le propriétaire affirme que le contrat de location n’a pas été résilié à temps et que les clés ne lui ont pas été rendues. Le plaignant réclamerait plus de 20.000 euros au joueur, actuellement en équipe de France à l’occasion des matchs contre les Pays-Bas et l’Uruguay.  Comme tous les autres champions, il a été décoré de la Légion d'honneur.

Mais les voilà revenus à des dimensions plus humaines, tant dans leurs résultats (défaite 2-0 contre les Pays-Bas) que dans leur vie privée.

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mercredi 31 octobre 2018

Halloween

Le maquillage terrifiant d'une jeune Belge cartonne sur YouTube

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lundi 1 octobre 2018

Boulette de vacances dans une banque du Centre-Alsace

Chèque rejeté malgré un compte approvisionné !

ch_que1Eh oui ! cela arrive aussi chez nous ! En date du 14 août, un quidam envoie à une société un chèque de 28,35 €. Le lundi, 27 août, il reçoit par la poste un avis de sa banque lui demandant d'approvisionner son compte débiteur de 15,71 € dans les 48 h ! Furieux, le client de 30 ans de fidélité, qui n'a jamais eu d'histoire, téléphone au banquier qui lui répond : "Le nécessaire sera fait. Ne vous inquiétez pas." Le 29, son  salaire devait rentrer, donc il n'y avait effectivement pas lieu de s'inquiéter. Et voilà qu'en date du 30 août, notre fidèle client reçoit une missive par LR avec AR datée du 29 août : il est interdit bancaire pour 5 ans, et il faut qu'il règle la somme de 28,35 € au plus vite ! Le tout assorti de 15 € de frais bancaires ! Notre fidèle client, très énervé, se rend à sa banque. Il demande à être reçu par le directeur. Peine perdue, celui-ci est en congé jusqu'au 3 septembre ! Finalement, après avoir vu plusieurs employés de l'agence et qu'aucun n'a pu lui dire qui avait pris l'initiative du rejet intempestif de ce chèque, il rentre chez lui, non sans qu'un caissier ne lui ait confidentiellement chuchoté que "c'est une erreur d'un stagiaire de vacances". On se justifie comme on peut... Il reçoit quand même un coup de téléphone du directeur à son retour, qui s'excuse, lui promet que si le chèque est représenté il sera payé, que les frais de rejet lui seront ristournés et qu'il pourra à nouveau émettre des chèques. Trop tard, monsieur le directeur, le client fidèle est déjà parti ouvrir des comptes ailleurs pour y transférer son argent.

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dimanche 30 septembre 2018

Mayotte, c'est aussi la France

La police aux frontières interpelle une trentaine de clandestins chaque jour

mayotteIls ont déserté les lieux avant même l'arrivée des forces de l'ordre. Dans un bidonville d'un quartier de Petite-Terre, à Mayotte, une opération de contrôle de la police aux frontières (PAF) a provoqué mardi la fuite des étrangers en situation irrégulière.

Dans les ruelles en terre battue ravinées par les pluies et jonchées de déchets, une dizaine d'agents de la PAF progressent en courant sur des chemins escarpés, suivis par une journaliste de l'AFP. Une délégation de la commission des lois de l'Assemblée nationale, en déplacement sur le 101ème département français durant une semaine, assiste exceptionnellement à cette opération. 

La population étrangère représente près de 42% de la population totale.

D'habitude, la PAF interpelle entre 20 et 35 clandestins par jour, essentiellement comoriens. Mais mardi, alertés par le cortège peu discret de la délégation, les étrangers en situation irrégulière dans ce quartier de 9.000 âmes ont déjà déserté leurs habitations de tôle, laissant femmes et enfants derrière eux. Mayotte est confrontée à une forte immigration venue des Comores voisines. Un mouvement de protestation populaire contre l'insécurité et l'immigration avait paralysé l'île pendant presque six semaines au printemps.

Selon le préfet, la population étrangère représente près de 42% de la population totale et plus de la moitié de cette population étrangère est en situation irrégulière. Alors que les policiers ouvrent des portes de ferraille et se glissent au sein de parcelles occupées par des familles en grande précarité, une habitante les oriente vers une habitation, où se réfugient des clandestins, pense-t-elle.

"Moro, Moro"  

"On a beaucoup de dénonciations", souffle un membre du groupe d'appui opérationnel (GAO) de la police aux frontières. "Parfois, dès qu'on arrive en voiture, les gens viennent vers nous." Mais d'autres aident au contraire les clandestins à fuir, comme ces enfants, des "guetteurs naturels", qui crient "Moro, Moro" ("Au feu" en langue locale, ndlr) pour prévenir de l'arrivée des forces de l'ordre, ajoute un autre policier.

"Les endroits sont difficiles d'accès (...), c'est assez dangereux" pour les 44 policiers du GAO, reconnaît Julien Kerdoncuf, le sous-préfet en charge de l'immigration clandestine. "Les gens résistent souvent" lors de l'interpellation, "un de nos collègues a été blessé hier encore", renchérit un policier.

Trois types de kwassas

En comptant aussi la police et la gendarmerie, au total entre 50 et 60 clandestins sont interpellés chaque jour sur ce territoire français de l'océan Indien qui totalise la moitié des reconduites à la frontière de France. Si deux tiers des étrangers en situation irrégulière sont interpellés à terre, la PAF oeuvre également en mer. "Il y a trois types de kwassas (embarcations clandestines de fortune, ndlr)", explique le sous-préfet : les "kwassas VIP", avec deux ou trois passagers, "plus chers et rapides", les "kwassas low cost" avec 30 à 40 personnes à bord et les "kwassas médicaux" empruntés par des Comoriens malades, souhaitant se faire soigner à Mayotte.

Pour lutter contre l'immigration clandestine en mer, le territoire dispose de deux vedettes et de quatre bateaux intercepteurs. Deux nouveaux intercepteurs devraient compléter la flotte en novembre.

Depuis mi-mars, les pouvoirs publics ont intensifié les contrôles et plus de 13.000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) ont été délivrées, selon le sous-préfet. Si lundi, le ministre des Affaires étrangères français a une nouvelle fois rencontré son homologue comorien, selon Julien Kerdoncuf, la France demeure en crise diplomatique avec les Comores, qui refusent depuis le 21 mars de réadmettre leurs ressortissants expulsés de Mayotte. L'Union des Comores considère en effet que Mayotte est une île comorienne. 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a indiqué début septembre que les autorités comoriennes avaient commencé à accepter les reconduites, mais "à doses relativement réduites". (selon "Mayotte première")

Mayotte, le bidonville de Kaweni, c'est aussi la France !

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