samedi 7 septembre 2019

Une municipalité domicilie une personne âgée dans un parking souterrain

Après avoir perdu son logement il y a presque 1 an, Marie, 72 ans, dort dans sa voiture dans un parking souterrain de Puteaux (92).

puteaux

Se retrouvant sans adresse, elle a demandé une domiciliation au CCAS, afin de pouvoir recevoir son courrier.

Cette demande vient de lui être refusée dans un courrier signé par le maire adjoint Michel Duez, au motif qu'elle a déjà une adresse : celle du parking souterrain où est garée sa voiture !

Faut-il qu'elle installe une boite aux lettres à la portière de son auto  ?

La mairie sait pourtant parfaitement bien que cette personne âgée n'a pas de domicile. La preuve : cette lettre "remise en main propre"

Pour la municipalité de Puteaux, un parking souterrain peut être l'adresse d'une dame âgée de 72 ans ! (communiqué par Christophe Grébert, Monputeaux.com)

Vive la France !

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lundi 19 août 2019

Blog en pause !

Exceptionnel !

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Afin de permettre à tous les enquêteurs du blog de se focaliser sur la recherche urgente de la conseillère disparue, aucun article ne paraîtra ce lundi 19 août.

Le blog reprendra son activité normale dès mardi prochain sauf rebondissement ou urgence de dernière minute.

  • Retrouvée ce jour à 13h51! Elle serait en route pour le G7 à Biarritz, invitée par le président Macron !

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mercredi 14 août 2019

Il reçoit 177.000 € par erreur sur son compte en banque...

... et disparaît dans la nature

argent

L'homme n'a pas cherché à comprendre : il a vidé son compte et disparu sans laisser d'adresse.

A l'heure qu'il est, le petit chanceux est peut-être en train de siroter un cocktail au bord d'une plage paradisiaque, qui sait ?  L'histoire fait en tout cas le tour des médias français. 

Tout commence au début de l'année 2017 lorsqu'un habitant de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) reçoit sur son compte en banque la modique somme de 177.000 €. Par hasard, sans avoir été prévenu. Le paiement a été effectué par une société dont il ne connaît absolument pas l'existence. 

Il s'agit évidemment d'une erreur d'encodage de la part du comptable de cette société, qui a introduit un mauvais numéro IBAN. Lequel contacte rapidement le bénéficiaire, s'apercevant de sa terrible erreur. L'homme s'engage sans broncher à reverser les 177.000 euros jusqu'au dernier centime. Tout est bien qui finit bien? Pas vraiment. Il ne remboursera jamais l'argent puisqu'il a, dans la foulée, disparu sans laisser d'adresse.

La justice ordonne alors une saisie sur son compte en banque. Sauf qu'il a été vidé entre-temps et qu'il n'y reste que quelques centaines d'euros. Autant dire qu'il s'agit d'une bouchée de pain par rapport à la somme due.

Plus de deux ans plus tard, le tribunal de Perpignan devait se prononcer sur cette affaire la semaine dernière. L'heureux bénéficiaire a été condamné à 10 mois de prison ferme ainsi qu'au remboursement de la somme. Dans l'hypothèse où on le retrouve un jour...

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samedi 10 août 2019

Arctique: 200 rennes retrouvés morts de faim

Le changement climatique pointé du doigt

arctiqueQuelque 200 rennes ont été retrouvés morts de faim sur l'archipel norvégien du Svalbard dans l'Arctique, un nombre inhabituellement élevé qui s'explique par les changements climatiques dans la région, a indiqué lundi l'Institut polaire norvégien. 

Au cours de leur cartographie annuelle de la population de rennes sauvages sur ce groupe d'îles, situées à quelque 1.200 km du pôle Nord, trois chercheurs de l'Institut polaire ont recensé cet été quelque 200 cadavres de cervidés, morts de faim au cours de l'hiver passé. 

Cheffe du projet de recensement, Åshild Ønvik Pedersen voit dans ce "très haut degré de mortalité" une conséquence du réchauffement climatique, deux fois plus rapide dans l'Arctique que dans le reste du monde selon les climatologues. 

"Le changement climatique fait qu'il pleut beaucoup plus. La pluie tombe sur la neige et forme une couche de glace sur la toundra, ce qui fait que les conditions de pâture pour les animaux sont très mauvaises", a-t-elle expliqué à l'AFP. 

Les rennes se nourrissent généralement de lichen qu'ils dénichent l'hiver à travers la neige grâce à leurs sabots. Les alternances de gel et de redoux peuvent cependant former une ou plusieurs couches de glace impénétrables qui les privent de nourriture. 

Selon Mme Ønvik Pedersen, un degré comparable de mortalité n'a été enregistré qu'une fois, à l'issue de l'hiver 2007-2008, depuis que la population des rennes du Svalbard a commencé à faire l'objet d'un suivi il y a 40 ans. 

Cette mortalité élevée est aussi due à une nette augmentation sur l'archipel norvégien du nombre de rennes qui entrent ainsi en compétition pour les mêmes zones de pâture, a précisé la chercheuse. 

Selon l'Institut polaire norvégien, le nombre de rennes au Svalbard, territoire grand comme deux fois la Belgique, a doublé depuis les années 1980 pour atteindre aujourd'hui environ 22.000 têtes.

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vendredi 9 août 2019

Alerte à la leptospirose, la "maladie des rats"

En cette période estivale, les personnes qui se baignent en eau douce sont appelés à la vigilance. Ils peuvent s'exposer à un risque d'exposition aux bactéries responsables de la leptospirose, une maladie infectieuse potentiellement mortelle.

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Trois cas de contamination en Haute-Saône

Une alerte à la leptospirose, maladie infectieuse potentiellement mortelle surnommée la "maladie des rats" car souvent véhiculées par ces rongeurs, a été lancée en Haute-Saône, après trois cas constatés chez des baigneurs, a indiqué vendredi la préfecture.

L'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche Comté "a été informée de trois cas de leptospirose suite à une baignade dans une zone non contrôlée", a précisé la préfecture de Haute-Saône dans un communiqué, sans préciser dans quel état se trouvait les trois personnes infectées.

"L'ensemble des activités de baignade et de loisirs aquatiques en eau douce présente un risque d'exposition aux bactéries responsables de la leptospirose", ajoute la préfecture rappelant que "la baignade doit se pratiquer dans des zones surveillées faisant l'objet d'un contrôle sanitaire".

La leptospirose, maladie à prédominance estivale, est due à des bactéries présentes dans les urines des animaux, essentiellement les rongeurs, qui peuvent contaminer les rivières, les étangs ou encore les piscines naturelles.

Après l'incubation, de trois à une vingtaine de jours, la maladie se manifeste dans la majorité des cas par des signes ressemblant à la grippe (forte fièvre avec frissons, douleurs musculaires et articulaires, maux de tête, troubles digestifs).

Les formes graves peuvent entraîner une atteinte de tous les organes (défaillance multiviscérale) potentiellement mortelle, avec une insuffisance rénale, des hémorragies et une jaunisse.

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mardi 6 août 2019

Colère sur l'île de Sein

La commune perd son unique canot de sauvetage de la SNSM

sein

L'unique canot de la SNSM de l'île de Sein ira prochainement renforcer les moyens de la station des Sables-d'Olonne (Vendée), à la suite du drame survenu début juin, une décision qui provoque la colère sur la petite île située au large du Finistère.  

"Depuis le drame des Sables-d'Olonne intervenu le 7 juin dernier, qui a causé la mort de trois sauveteurs en mer, la station de sauvetage SNSM ne dispose plus de moyens hauturiers pour la période estivale", indique dans un communiqué la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). 

Cette nouvelle affectation durera "le temps des travaux de réparation" du canot de la station vendéenne, ajoute le communiqué, évoquant la date du 15 septembre. "Les opérations de sauvetage dans le raz de Sein seront assurées pendant cette durée par les stations SNSM d'Audierne et de Molène et les moyens aériens habituels", précise le communiqué. 

"C'est inadmissible", s'est insurgé auprès de l'AFP Dominique Salvert, maire de la petite île située dans une zone de puissants courants. 

"Comment on va faire pour les évacuations sanitaires?", s'est-il interrogé. "Les hélicoptères ne peuvent pas toujours venir", a-t-il assuré, prévenant que "tout" serait fait "pour que le bateau reste là". "On n'enlève pas un canot de sauvetage sur une île!", a-t-il pesté. 

"Je vais fermer boutique, je n'ai pas le choix", a prévenu Jacques Fouquet, président de la station SNSM de l'île. Interrogé à propos du caractère temporaire de cette affectation, il a dit ne pas y croire. "C'est un rêve ça (la date du 15 septembre, ndlr). Le bateau ne reviendra pas", a-t-il prédit, s'inquiétant pour la sécurité dans la zone. "Il y a des bateaux dans tous les sens en ce moment. L'été est la saison la plus difficile pour nous", a-t-il assuré. 

Le canot tous temps de Sein est le premier d'une série de trois dont s'est dotée la SNSM depuis 2015 pour mieux répondre à l'évolution du sauvetage en mer. Le second a été affecté à la station des Sables-d'Olonne et le troisième à celle de Sète (Hérault). Mais celui des Sables-d'Olonne a rencontré des problèmes et ne navigue plus depuis janvier. C'est la raison pour laquelle le 7 juin les sauveteurs avaient pris la mer à bord du Jack Morisseau, un canot construit en 1986. (selon AFP)

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dimanche 4 août 2019

En 1966, avant Zapata !

En 1966, bien avant Franky Zapata et son flyboard, il existait déjà des "hommes volants"

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jeudi 1 août 2019

Décès de Armand Jung

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris ce matin le décès d’Armand JUNG.

ArmandJung

Figure de la gauche strasbourgeoise et alsacienne, infatigable débatteur, socialiste de cœur et de convictions, Armand est toujours resté fidèle - dans les victoires comme dans les défaites - à sa famille politique.

Armand JUNG aura marqué durablement un territoire - celui de la Montagne Verte, de l’Elsau et de Koenigshoffen dont il a été le conseiller général ; Il en connaissait chaque habitant, chaque rue, chaque association et n’avait nul autre pareil pour tenir un débat, même au milieu d’une rue, sur une place, pour défendre avec force les dossiers de « son quartier ».

Député de la première circonscription du Bas-Rhin, il aura porté plus particulièrement le dossier difficile de la sécurité routière. Toujours avec détermination et le courage de parfois être à « contre courant ».

Devenu Député honoraire et jusqu’à ces dernières semaines, il demeurait au fait de la vie politique française, en commentateur avisé et éclairé ; il est toujours resté attentif à l’évolution de ce parti qu’il aimait profondément et de la fédération du Bas - Rhin, écoutant et promulguant conseils à la « jeune génération » et notamment après la défaite cuisante de 2017 et lors du congrès d’Aubervilliers ou sur des dossiers déterminants locaux, régionaux ou nationaux.

Je garde moi d’Armand le souvenir de cette campagne un peu « folle » des législatives de 1997 où jeune militante, je prenais pour la toute première fois part à l’organisation interne d’une campagne. J’avais été fascinée (et reste fascinée) par cette capacité incroyable qu’avait Armand d’aller sur tous les terrains, mégaphone à la main, écoutant de la même manière et avec la même attention tous les citoyens. C’est ce souvenir que je garde ce matin de lui.

La Fédération du Bas Rhin du PS perd un grand militant, une figure emblématique du socialisme alsacien.

Au nom de la direction fédérale, au nom de l’ensemble des militants du PS 67, j’adresse à sa femme Martine, à sa fille Aurélie et à son petit - fils, à Eric Elkouby, à sa famille et à ses proches, toutes mes pensées et amitiés sincères.
 
Pernelle RICHARDOT
Première secrétaire Fédérale
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Notons aussi qu'en 1999 Armand Jung, en tant que membre, puis président du Conseil National de la Sécurité Routière, avait soutenu le projet d'inscription de la RN 59 (contournement de Châtenois, études d'une nouvelle route Lièpvre - Val de Villé) au Contrat de Plan Etat - Région 2000 - 2006.

Accidents de la route: quelles causes? (interview du 21 juin 2011)

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mardi 9 juillet 2019

Mayotte : un nouveau volcan sous-marin

La naissance d'un volcan sous-marin au large de Mayotte a été dévoilée en mai par une équipe de scientifiques coordonnées par le CNRS, chargée d'élucider un phénomène de séismes en essaim qui secoue l'île depuis un an. A l'issue d'une deuxième campagne océanographique sur la zone, présentée lundi, voici ce que l'on sait du volcan. 

Il culmine à 800 mètres

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Né à l'été ou à l'automne dernier, d'après les premières estimations, ce volcan sous-marin se situe à 50 kilomètres à l'Est des côtes mahoraises et à 3.500 mètres de profondeur, a expliqué la physicienne Nathalie Feuillet. D'un diamètre de 4 kilomètres, il culmine à 800 mètres. "On pense que le volcan a grandi depuis que l'essaim de séismes a débuté", selon la scientifique qui a participé à la première mission du CNRS.  

Un mois après, une seconde campagne océanographique a révélé une coulée de lave au sud de l'édifice, d'une surface de 8 km2 et d'un volume de 0,2 km3 de magma, signe d'une éruption sous-marine. Le volcan "n'a pas grossi en taille mais a toujours une activité fluide à son sommet", précise Stephan Jorry, géologue de l'Ifremer. Selon lui, ces fluides n'atteignent pas la surface. 

Lien avec les séismes ? A prouver

Depuis le 10 mai 2018, Mayotte a subi plus de 1.800 secousses de magnitude supérieure à 3,5 dont une trentaine de magnitude supérieure à 5. La fréquence des séismes "tend à freiner" depuis trois semaines, précise Stephan Jorry, même si des secousses de magnitude supérieure à 5 sont encore enregistrées. Cependant, il n'y a à ce jour pas de lien scientifiquement établi entre l'activité magmatique et l'essaim de séismes, a précisé le géologue, même si le gouvernement a jugé en mai que cette découverte permettait "de mieux comprendre les séismes sur l'île". 

En parallèle, l'île s'affaisse

La vidange d'une ou plusieurs poches magmatiques vers le volcan a provoqué l'affaissement de l'île de 13 centimètres en moyenne ainsi que son déplacement vers l'Est par basculement, selon Nathalie Feuillet. Cet affaissement rapide inquiète le géographe mahorais Saïd Hachim. En effet, l'île s'affaisse normalement de 0,19 mm par an, "du fait de son poids", a expliqué le scientifique à l'AFP. Or, "130 mm par rapport aux 0,19 mm (…), c'est comme si en un an, l'île avait fait un bond dans le temps de 684 ans", a-t-il calculé, soulignant que des inondations d'habitations en bord de mer avaient eu lieu en mai dernier, lors de grandes marées. 

Que risque Mayotte ?

volcan

Le phénomène sismo-volcanique étant toujours à l'étude, "il serait imprudent de s'avancer sur les risques" que court Mayotte, juge Saïd Hachim. "Il faut informer et rassurer la population", a affirmé le préfet Dominique Sorain. Différentes mesures ont été prises depuis un an pour assurer la sécurité des habitants dont l'élaboration "d'un plan Orsec séismes". La couverture en instruments de mesure sera également améliorée grâce à "des moyens qui vont être affectés", a promis le préfet qui a accueilli fin mai trois spécialistes en sécurité civile. Un "suivi de ce qu'il se passe sur ce volcan" devrait permettre "d'évaluer les risques", notamment en termes de submersion de rivages. 

Il intéresse les scientifiques du monde entier

Ce phénomène "géologique exceptionnel", selon le gouvernement, intéresse la communauté scientifique mondiale, d'autant que "les volcans sous-marins sont assez peu connus", dit Saïd Hachim. "C'est la première fois qu'on documente un volcan (sous-marin) avec des images du fond", se réjouit aussi Nathalie Feuillet. La mission en mer de mai dernier, mobilisant une vingtaine de scientifiques, a notamment permis de draguer le volcan et de ramener des échantillons de lave.  

Ce sera le seul de ses semblables à être nommé

"On a découvert au large de l'île beaucoup de volcans", souligne Nathalie Feuillet. Mais seul le volcan sous-marin actif sera baptisé. La préfecture et le vice-rectorat ont lancé fin mai un concours auprès des écoles primaires et collèges de l'île pour "nommer cet édifice avant la fin de l'année scolaire". (selon AFP et Tahiti-infos)

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mercredi 26 juin 2019

Basses eaux du Rhin

À l'avenir, nous négocierons beaucoup plus sérieusement pour déterminer qui a droit à l'eau du Rhin, selon l'hydrologue de Fribourg, Markus Weiler. Mais qu'est-ce que cela a à voir avec la diminution des glaciers ? (Une interview de "Badische Zeitung")

rhinBZ: Monsieur Weiler, devons-nous craindre que le Rhin ne devienne un fleuve à l'avenir en raison du changement climatique? 

Weiler: Je ne le pense pas. En raison du changement climatique, le niveau de l'eau dans le Rhin sera plus bas à long terme. Les périodes de basses eaux en été vont s'intensifier. Actuellement, au printemps et en été, il y a encore assez d'eau des glaciers alpins et de la fonte des neiges dans le Rhin. Dans 50 ans, il ne restera plus grand-chose des glaciers.

BZ: Les professeurs d’hydrologie ont étudié la proportion d’eau de glacier dans le Rhin. Quel a été le résultat? 

Weiler: Nous avons posé la question suivante: quelle quantité d'eau dans le Rhin provient de la pluie, quelle quantité de neige et de glaciers? Et quelle est son importance s'il y a peu d'eau pendant l'été? Nous avons d'abord examiné la période 1900-2010, nous nous tournons maintenant vers l'avenir jusqu'en 2100. Nous avons pu prouver que la proportion de ces eaux de fonte alpines est très élevée. En moyenne, la quantité d'eau de glacier dans le Rhin près de Karlsruhe est de 1,5%. Dans une situation de manque d'eau comme l'été dernier, la proportion d'eau de glacier est comprise entre 20 et 25%. 

BZ: Quelle est la force des glaciers déjà fondus? 

Weiler: Depuis 1900, environ 40 à 45% des volumes de glaciers ont disparu dans le bassin versant du Rhin. D'ici 2100, 60 à 90% de plus fondront. Il reste peut-être encore entre 5 et 15% de crème glacée par rapport à la quantité qui existait au milieu du XXe siècle. Selon la saison, cela peut signifier que les bas niveaux d'eau dans le Rhin durent plus longtemps et deviennent plus extrêmes.

BZ: En dehors des glaciers: D'où provient encore l'eau du Rhin pendant les étés pluvieux? 

Weiler: En cas de sécheresse, apportez un peu d'eau aux rivières de la Forêt-Noire ou du Neckar. Une partie de l'entrée provient des eaux souterraines. Bien sûr, le lac de Constance a un effet de stockage, mais à un niveau extrêmement bas, il ne reste plus grand chose. 

BZ: Quelles sont les conséquences de cette évolution pour le fleuve? 

Weiler:Les marées extrêmement basses ont été répétitives, par exemple dans les années 1921 et 1947. Si l'eau des glaciers pouvait augmenter le niveau de l'eau, alors, dans un scénario similaire, la situation s'intensifierait énormément aujourd'hui. Les conséquences ont été constatées l’année dernière: la rivière se réchauffe, les poissons meurent. Les discussions sur l'utilisation de l'eau du Rhin comme eau de refroidissement pour les entreprises et les centrales électriques vont s'intensifier. Ensuite, le transport fluvial : En période de sécheresse, les navires peuvent généralement toujours circuler, mais transportent beaucoup moins de marchandises. À l'avenir, le débat sur l'utilisation de l'eau du Rhin sera beaucoup plus intense qu'aujourd'hui.

BZ: À quoi ressemblera ce débat dans la région? 

Weiler: Sur le Rhin supérieur, le fleuve est en effet dans une vallée étroite et fortement coupée. Avant tout, les exploitants de centrales devront faire face à cette intensification de la marée basse. Sur le Rhin supérieur, le Rhin coule en grande partie dans le canal latéral français du côté du Rhin ... 

BZ: ... et depuis le Traité de Versailles, les Français ont le droit à l'eau, ce qui leur permet de produire de l'électricité avec leurs centrales hydroélectriques. 

Weiler: La question sera donc: quelle quantité d'eau coulera réellement à Kembs dans le Vieux Rhin? Les plaines d'inondation près de Neuenburg ou dans le Taubergießen seront-elles suffisamment humides pour survivre? Le problème de l'eau sera beaucoup plus complexe à gérer en raison du nombre important d'acteurs sur le Rhin supérieur. Si la situation de l'eau devient plus grave à long terme, l'Allemagne et la France devront probablement renégocier le régime actuel. 

BZ: Pour le moment, la protection contre les inondations est le problème le plus important. 

Weiler: Mais le manque d'eau et la sécheresse ont des impacts beaucoup plus diversifiés sur la région que les inondations. Nous ne sommes pas encore suffisamment préparés pour cela. D'autres pays, tels que l'Espagne et la Californie, ont déjà établi des plans pour avoir une prérogative sur l'eau en cas de sécheresse. Devrions-nous d'abord assurer l'approvisionnement en eau potable? L'agriculture ou l'industrie devraient-elles être autorisées à servir? Cela devrait être décidé prochainement par les nombreux acteurs du Rhin. 

BZ: Si les bas niveaux d'eau deviennent plus extrêmes, aurons-nous des inondations moins fréquentes? 

Weiler: Malheureusement non. Les risques d'inondation dans le Rhin, en particulier en hiver, vont probablement augmenter. Parce que les précipitations vont probablement devenir encore plus importantes en hiver. Dans notre région, il pleut plus souvent sur une couverture neigeuse fermée de 10 à 30 centimètres de hauteur. Ce changement rapide de neige et de pluie a souvent entraîné des inondations extrêmes.

 

weiler

NB : Markus Weiler (né en 1971) est responsable de la chaire d’hydrologie à l’Université de Fribourg depuis 2008. Auparavant, il a été professeur adjoint au Canada. Auparavant, il a été chercheur associé à l'Institut d'hydrologie et de gestion de l'eau de l'ETH Zurich et à l'Oregon State University aux États-Unis.

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