mardi 9 juillet 2019

Mayotte : un nouveau volcan sous-marin

La naissance d'un volcan sous-marin au large de Mayotte a été dévoilée en mai par une équipe de scientifiques coordonnées par le CNRS, chargée d'élucider un phénomène de séismes en essaim qui secoue l'île depuis un an. A l'issue d'une deuxième campagne océanographique sur la zone, présentée lundi, voici ce que l'on sait du volcan. 

Il culmine à 800 mètres

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Né à l'été ou à l'automne dernier, d'après les premières estimations, ce volcan sous-marin se situe à 50 kilomètres à l'Est des côtes mahoraises et à 3.500 mètres de profondeur, a expliqué la physicienne Nathalie Feuillet. D'un diamètre de 4 kilomètres, il culmine à 800 mètres. "On pense que le volcan a grandi depuis que l'essaim de séismes a débuté", selon la scientifique qui a participé à la première mission du CNRS.  

Un mois après, une seconde campagne océanographique a révélé une coulée de lave au sud de l'édifice, d'une surface de 8 km2 et d'un volume de 0,2 km3 de magma, signe d'une éruption sous-marine. Le volcan "n'a pas grossi en taille mais a toujours une activité fluide à son sommet", précise Stephan Jorry, géologue de l'Ifremer. Selon lui, ces fluides n'atteignent pas la surface. 

Lien avec les séismes ? A prouver

Depuis le 10 mai 2018, Mayotte a subi plus de 1.800 secousses de magnitude supérieure à 3,5 dont une trentaine de magnitude supérieure à 5. La fréquence des séismes "tend à freiner" depuis trois semaines, précise Stephan Jorry, même si des secousses de magnitude supérieure à 5 sont encore enregistrées. Cependant, il n'y a à ce jour pas de lien scientifiquement établi entre l'activité magmatique et l'essaim de séismes, a précisé le géologue, même si le gouvernement a jugé en mai que cette découverte permettait "de mieux comprendre les séismes sur l'île". 

En parallèle, l'île s'affaisse

La vidange d'une ou plusieurs poches magmatiques vers le volcan a provoqué l'affaissement de l'île de 13 centimètres en moyenne ainsi que son déplacement vers l'Est par basculement, selon Nathalie Feuillet. Cet affaissement rapide inquiète le géographe mahorais Saïd Hachim. En effet, l'île s'affaisse normalement de 0,19 mm par an, "du fait de son poids", a expliqué le scientifique à l'AFP. Or, "130 mm par rapport aux 0,19 mm (…), c'est comme si en un an, l'île avait fait un bond dans le temps de 684 ans", a-t-il calculé, soulignant que des inondations d'habitations en bord de mer avaient eu lieu en mai dernier, lors de grandes marées. 

Que risque Mayotte ?

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Le phénomène sismo-volcanique étant toujours à l'étude, "il serait imprudent de s'avancer sur les risques" que court Mayotte, juge Saïd Hachim. "Il faut informer et rassurer la population", a affirmé le préfet Dominique Sorain. Différentes mesures ont été prises depuis un an pour assurer la sécurité des habitants dont l'élaboration "d'un plan Orsec séismes". La couverture en instruments de mesure sera également améliorée grâce à "des moyens qui vont être affectés", a promis le préfet qui a accueilli fin mai trois spécialistes en sécurité civile. Un "suivi de ce qu'il se passe sur ce volcan" devrait permettre "d'évaluer les risques", notamment en termes de submersion de rivages. 

Il intéresse les scientifiques du monde entier

Ce phénomène "géologique exceptionnel", selon le gouvernement, intéresse la communauté scientifique mondiale, d'autant que "les volcans sous-marins sont assez peu connus", dit Saïd Hachim. "C'est la première fois qu'on documente un volcan (sous-marin) avec des images du fond", se réjouit aussi Nathalie Feuillet. La mission en mer de mai dernier, mobilisant une vingtaine de scientifiques, a notamment permis de draguer le volcan et de ramener des échantillons de lave.  

Ce sera le seul de ses semblables à être nommé

"On a découvert au large de l'île beaucoup de volcans", souligne Nathalie Feuillet. Mais seul le volcan sous-marin actif sera baptisé. La préfecture et le vice-rectorat ont lancé fin mai un concours auprès des écoles primaires et collèges de l'île pour "nommer cet édifice avant la fin de l'année scolaire". (selon AFP et Tahiti-infos)

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mercredi 26 juin 2019

Basses eaux du Rhin

À l'avenir, nous négocierons beaucoup plus sérieusement pour déterminer qui a droit à l'eau du Rhin, selon l'hydrologue de Fribourg, Markus Weiler. Mais qu'est-ce que cela a à voir avec la diminution des glaciers ? (Une interview de "Badische Zeitung")

rhinBZ: Monsieur Weiler, devons-nous craindre que le Rhin ne devienne un fleuve à l'avenir en raison du changement climatique? 

Weiler: Je ne le pense pas. En raison du changement climatique, le niveau de l'eau dans le Rhin sera plus bas à long terme. Les périodes de basses eaux en été vont s'intensifier. Actuellement, au printemps et en été, il y a encore assez d'eau des glaciers alpins et de la fonte des neiges dans le Rhin. Dans 50 ans, il ne restera plus grand-chose des glaciers.

BZ: Les professeurs d’hydrologie ont étudié la proportion d’eau de glacier dans le Rhin. Quel a été le résultat? 

Weiler: Nous avons posé la question suivante: quelle quantité d'eau dans le Rhin provient de la pluie, quelle quantité de neige et de glaciers? Et quelle est son importance s'il y a peu d'eau pendant l'été? Nous avons d'abord examiné la période 1900-2010, nous nous tournons maintenant vers l'avenir jusqu'en 2100. Nous avons pu prouver que la proportion de ces eaux de fonte alpines est très élevée. En moyenne, la quantité d'eau de glacier dans le Rhin près de Karlsruhe est de 1,5%. Dans une situation de manque d'eau comme l'été dernier, la proportion d'eau de glacier est comprise entre 20 et 25%. 

BZ: Quelle est la force des glaciers déjà fondus? 

Weiler: Depuis 1900, environ 40 à 45% des volumes de glaciers ont disparu dans le bassin versant du Rhin. D'ici 2100, 60 à 90% de plus fondront. Il reste peut-être encore entre 5 et 15% de crème glacée par rapport à la quantité qui existait au milieu du XXe siècle. Selon la saison, cela peut signifier que les bas niveaux d'eau dans le Rhin durent plus longtemps et deviennent plus extrêmes.

BZ: En dehors des glaciers: D'où provient encore l'eau du Rhin pendant les étés pluvieux? 

Weiler: En cas de sécheresse, apportez un peu d'eau aux rivières de la Forêt-Noire ou du Neckar. Une partie de l'entrée provient des eaux souterraines. Bien sûr, le lac de Constance a un effet de stockage, mais à un niveau extrêmement bas, il ne reste plus grand chose. 

BZ: Quelles sont les conséquences de cette évolution pour le fleuve? 

Weiler:Les marées extrêmement basses ont été répétitives, par exemple dans les années 1921 et 1947. Si l'eau des glaciers pouvait augmenter le niveau de l'eau, alors, dans un scénario similaire, la situation s'intensifierait énormément aujourd'hui. Les conséquences ont été constatées l’année dernière: la rivière se réchauffe, les poissons meurent. Les discussions sur l'utilisation de l'eau du Rhin comme eau de refroidissement pour les entreprises et les centrales électriques vont s'intensifier. Ensuite, le transport fluvial : En période de sécheresse, les navires peuvent généralement toujours circuler, mais transportent beaucoup moins de marchandises. À l'avenir, le débat sur l'utilisation de l'eau du Rhin sera beaucoup plus intense qu'aujourd'hui.

BZ: À quoi ressemblera ce débat dans la région? 

Weiler: Sur le Rhin supérieur, le fleuve est en effet dans une vallée étroite et fortement coupée. Avant tout, les exploitants de centrales devront faire face à cette intensification de la marée basse. Sur le Rhin supérieur, le Rhin coule en grande partie dans le canal latéral français du côté du Rhin ... 

BZ: ... et depuis le Traité de Versailles, les Français ont le droit à l'eau, ce qui leur permet de produire de l'électricité avec leurs centrales hydroélectriques. 

Weiler: La question sera donc: quelle quantité d'eau coulera réellement à Kembs dans le Vieux Rhin? Les plaines d'inondation près de Neuenburg ou dans le Taubergießen seront-elles suffisamment humides pour survivre? Le problème de l'eau sera beaucoup plus complexe à gérer en raison du nombre important d'acteurs sur le Rhin supérieur. Si la situation de l'eau devient plus grave à long terme, l'Allemagne et la France devront probablement renégocier le régime actuel. 

BZ: Pour le moment, la protection contre les inondations est le problème le plus important. 

Weiler: Mais le manque d'eau et la sécheresse ont des impacts beaucoup plus diversifiés sur la région que les inondations. Nous ne sommes pas encore suffisamment préparés pour cela. D'autres pays, tels que l'Espagne et la Californie, ont déjà établi des plans pour avoir une prérogative sur l'eau en cas de sécheresse. Devrions-nous d'abord assurer l'approvisionnement en eau potable? L'agriculture ou l'industrie devraient-elles être autorisées à servir? Cela devrait être décidé prochainement par les nombreux acteurs du Rhin. 

BZ: Si les bas niveaux d'eau deviennent plus extrêmes, aurons-nous des inondations moins fréquentes? 

Weiler: Malheureusement non. Les risques d'inondation dans le Rhin, en particulier en hiver, vont probablement augmenter. Parce que les précipitations vont probablement devenir encore plus importantes en hiver. Dans notre région, il pleut plus souvent sur une couverture neigeuse fermée de 10 à 30 centimètres de hauteur. Ce changement rapide de neige et de pluie a souvent entraîné des inondations extrêmes.

 

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NB : Markus Weiler (né en 1971) est responsable de la chaire d’hydrologie à l’Université de Fribourg depuis 2008. Auparavant, il a été professeur adjoint au Canada. Auparavant, il a été chercheur associé à l'Institut d'hydrologie et de gestion de l'eau de l'ETH Zurich et à l'Oregon State University aux États-Unis.

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dimanche 23 juin 2019

L'été arrive aussi à Villé ...

... avec les soirées guinguette

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guinguette

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vendredi 21 juin 2019

La Marine française persona non grata au Vanuatu

Le d’Entrecasteaux, navire de la Marine basé à Nouméa, qui était en mission humanitaire, a été interdit d’accoster sur l’île d’Anatom. Un nouveau clash entre Paris et Port-Vila avec en toile de fond le conflit qui entoure la souveraineté des îles Matthew et Hunter.

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Il n’a même pas quitté la base navale de Nouméa. Le d’Entrecasteaux a reçu une fin de non-recevoir de la part des autorités vanuataises pour se rendre sur l’île d’Anatom. Balayé par un tsunami en décembre dernier, ce petit territoire d’à peine 1 000 habitants, situé tout au sud de l’archipel, devait recevoir la visite du navire de la Marine nationale, basé à Nouméa, dans le cadre de l’opération Castor dont l’objectif est d’aider les populations qui vivent dans des zones difficiles.

Le Vanuatu revendique la souveraineté de ces îles

Cette mission humanitaire étant un signe fort de la coopération entre les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie et le voisin vanuatais, ce dernier prenant ainsi le risque de créer un incident diplomatique en refusant que le d’Entrecasteaux accoste sur Anatom. Le navire devait apporter, entre autres, des matériaux de construction pour rénover une école et un dispensaire. Selon le quotidien Daily post, qui a révélé l’information, le conflit qui entoure les îles inhabitées Matthew et Hunther (lire par ailleurs) et qui oppose la France au Vanuatu serait au cœur de ce clash. Le ministère des Affaires étrangères du Vanuatu aurait ainsi réaffirmé, toujours selon le Daily post, que ces îles stratégiques en termes de zone maritime leur appartiennent. Matthew et Hunther sont pourtant sous souveraineté française depuis 1976… Par ailleurs, évoquant « l’entrée illégale » du patrouilleur La Moqueuse, navire de la Marine, en début d’année, le ministère a annoncé avoir demandé le report de l’opération Castor.

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Cette brouille entre Paris et Port-Vila a été vivement critiquée par le député de la province de Taféa. D’après Tomker Netvunei, cet incident prive l’île d’Anatom d’un développement indispensable, les écoliers n’ayant plus de salles de classe. Interrogé par le Daily post et Radio New Zeland, Ishmael Kalsakau, chef de l’opposition, s’est lui aussi opposé à cette mesure, décrivant la réaction du gouvernement comme puérile. Du côté des autorités françaises, silence radio. Le Quai d'Orsay devrait directement prendre l’affaire en main. Une rencontre entre les deux pays serait prévue à Bruxelles, à la fin du mois, pour échanger sur les frontières maritimes et tenter de trouver une porte de sortie à ce vieux conflit diplomatique.

Un vieux conflit aux enjeux énormes

Ces deux minuscules îles, Matthew et Hunter, sont au cœur d’un très vieux conflit entre la France et le Vanuatu. Car quiconque acquiert la souveraineté de ces petits confettis volcaniques agrandit considérablement sa zone économique et exclusive. Les enjeux sont donc énormes. En mars dernier, l’un des hommes politiques les plus influents du Vanuatu avait, en substance, demandé l’expulsion du premier diplomate français installé à Port-Vila et des excuses de Paris après une « mission de souveraineté » menée par la France sur Matthew et Hunter. Quelques semaines plus tard, une manifestation avait été organisée à Port-Vila pour réappuyer leur revendication. Si les parlementaires Gérard Poadja, Philippe Gomès et Philippe Dunoyer ont récemment rappelé leur opposition « à toute tentative visant à déposséder notre pays d’une partie de son territoire et de sa richesse », le FLNKS a, de son côté, reconnu ces îles « comme patrimoine naturel de la République du Vanuatu ».

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samedi 15 juin 2019

Pension de guerre pour un ancien membre de la Waffen-SS?

L’Allemagne est soupçonnée de verser une pension aux victimes de la guerre à des auteurs présumés nazis dans d’autres pays européens. Parmi les bénéficiaires figure également un Alsacien ayant servi dans la Waffen-SS.

naziLes médias belges avaient rendu le sujet public au printemps 2018. Et après que le Parlement bruxellois ait déjà demandé des éclaircissements et une suspension des services du gouvernement fédéral, l'appel aux explications est maintenant entendu en France. Là encore, les bénéficiaires d’une telle pension de guerre sont versés aux victimes de la Seconde Guerre mondiale, par exemple les invalides de guerre, conformément à la loi fédérale sur les crédits, qui a été adoptée à l’origine en 1950.

Les pensions de guerre vont à plus de 2 000 personnes à l'étranger

Au total, la République fédérale transfère à plus de 2 000 personnes à l’étranger entre 300 et 400 € par mois, dont 1 450 à destination des pays européens. Ces chiffres sont mentionnés par le gouvernement fédéral dans sa réponse à une demande de la faction de gauche du Bundestag, qui avait répondu à la résolution du parlement belge. Cependant, jusqu'à la déclaration de l'ambassadeur d'Allemagne à Paris il y a plus d'un mois, le total des 54 bénéficiaires en France était mal connu. Quel rapport ont-ils eu avec l'Allemagne nazie?

L'Ambassadeur Nikolaus Meyer-Landrut a assuré au ministère de l'armée française que les bénéficiaires étaient des citoyens français dans seulement neuf cas. Une autre partie est les veuves et les orphelins. Sur 18 personnes, la prestation sera transférée à des citoyens allemands enregistrés en France. Les détails de quatre hommes en France sont particulièrement étonnants - le quotidien Le Monde cite les déclarations de Meyer-Landrut. Les personnes en question sont d'anciens membres de la Waffen-SS.

Parmi eux se trouvait un Alsacien qui, écrit Le Monde, avait appartenu à la première unité de police, après l’occupation allemande de la région frontalière, à partir de 1940, dans le sillage de la Division SS "Totenkopf". Néanmoins, l'ambassade allemande assure que les bénéficiaires de la pension, conformément à la loi fédérale sur les pensions, peuvent être exclus du fait qu'ils sont des criminels de guerre.

  99 personnes ont été privées de la pension

À la fin des années 90, les dossiers de la République fédérale d’Allemagne étaient comparés avec 76 000 noms de présumés criminels de guerre figurant dans les avoirs du Centre Simon Wiesenthal à Jérusalem aux fins d’une réécriture de la loi fédérale sur les pensions. À la fin de l’examen des cas de près d’un million de bénéficiaires à cette époque, également avec l’aide d’autres sources, la pension n’a été retirée que dans 99 cas. Les historiens allemands Stefan Klemp et Martin Hölzl ont travaillé pour le ministère du Travail et des Affaires sociales compétent sur l'histoire de la LPP et sa version révisée. Son rapport est disponible depuis 2016. Ils y rappellent les 50 000 auteurs nazis qui figuraient parmi les destinataires.

En Alsace, le long silence en Allemagne est perçu comme scandaleux pour une autre raison. Le prétendu destinataire de l'Alsace avait volontairement séjourné dans la Waffen-SS. Soudain, malgré l’histoire des 130 000 recrues forcées originaires de la région Alsace-Lorraine occupée par les nazis, les "malgré-nous", nous sommes de retour dans le voisinage de criminels de guerre volontaires. Gérard Michel, président de l'association des orphelins de guerre des malgré-nous, est scandalisé. La République fédérale refuse de reconnaître l’injustice à leur encontre, mais verse des pensions à des membres individuels des Waffen-SS. L’historien Nicolas Mengus demande également à l’Allemagne de révéler enfin qui reçoit une pension de guerre. (Bärbel Nückles, Badische Zeitung)

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lundi 10 juin 2019

Mobilisation contre la loi Blanquer

La fin d’année scolaire est sujette aux fermetures de classes. Eraison pour laquelle elle se traduira ce mardi qui vient par une volonté de mobilisation de parents d’élèves contre la loi sur l’école. Si le mouvement sera d'ampleur dans la vallée de la Bruche, on se demande s'il sera suivi dans la vallée de Villé, où, pourtant, l'école de Maisonsgoutte risquait de voir une fermeture, même si pour l'instant cela semble partie remise. Mais pour combien de temps ? Et dans le Centre-Alsace, d'autres classes vont fermer (Scherwiller, Sélestat, Marckolsheim) !

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Des parents d’élèves de la vallée de la Bruche se mobiliseront, mardi qui vient, pour protester contre l’application de la loi dite Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation. « Certaines mesures ne passent pas… », constate un des parents, qui craint notamment un appauvrissement de l’offre éducative en milieu rural. « Dans la vallée, on a déjà connu des alertes, comme à Wildersbach, par exemple, où l’école devait fermer. Et quand une école ferme, c’est un village qui meurt… ».

Les parents ont déjà fourbi leurs ‘‘armes’’, pancartes, banderoles accompagneront une journée qu’ils souhaitent « école morte. On ne bloquera pas l’accès aux établissements scolaires, mais on sera présents devant eux, pour manifester pacifiquement et dialoguer entre parents ».

Les points de rencontre se situeront entre autres à Saâles, Bourg-Bruche, Ranrupt, Natzwiller, Neuviller-la-Roche et Wildersbach. D’autres actions pourraient être programmées en aval de la vallée de la Bruche, dans les jours qui suivront ce premier mouvement d’humeur.

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dimanche 26 mai 2019

Wallis et Futuna : le cri d'alarme de la population

Dans le Pacifique sud, l'archipel français de Wallis et Futuna se meurt peu à peu selon ses habitants. Ils aiment profondément leur terre mais voient les jeunes générations s'exiler de plus en plus hors du territoire.

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"Chaque année, on ferme des classes."

"Les jeunes sont obligés de s'expatrier parce qu'il n'y a pas beaucoup d'avenir ici", constate Nadia Kavakava, institutrice à Wallis et Futuna, un archipel qui se vide inexorablement de sa population. "Les maisons abandonnées se multiplient. Des jeunes reviennent parfois après leurs études en métropole ou à Nouméa mais c'est au compte-goutte", explique cette trentenaire enjouée, qui a étudié quatre ans à Strasbourg.
Wallis et Futuna, des îles perdues au milieu du Pacifique

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Perdu au beau milieu du Pacifique, à 2.100 km à l'est de la Nouvelle-Calédonie, les îles de Wallis et Futuna forment le territoire français le plus éloigné de la métropole (22.000 km) et l'un des plus atypiques. Trois pouvoirs y cohabitent: l'Etat, les monarchies coutumières, et l'église catholique, toute puissante. L'archipel est découpé en trois royaumes - un à Wallis et deux à Futuna -, doté chacun d'un roi et de "ministres". Rétribués par l'Etat, ils perpétuent les us et coutumes polynésiens, qui ont fusionné, depuis l'évangélisation en 1837, avec les croyances religieuses. Représentant l'autorité de la France, l'administrateur supérieur (préfet) gère l'archipel, en étroite collaboration avec le Conseil du territoire, où les rois siègent de droit. L'Assemblée territoriale compte 20 élus, mais la réalité du pouvoir est entre les mains des familles royales et des prêtres.

Isolées et dépourvues de ressources, ces îles se dépeuplent.

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En dix ans, la population s'est érodée de 20% et ne s'élève plus aujourd'hui qu'à 12.197 habitants. Parallèlement, le taux de fécondité est passé de 4,5 enfants par femme en 1983 à 2,1, en 2013. "Dans cinq ans, cet archipel est mort, des familles entières partent chaque mois. On crée 15 emplois par an à Wallis, les jeunes sont condamnés à l'exil", confie un commerçant d'origine métropolitaine. Sur les 2.155 salariés, 60% travaillent dans la fonction publique et semi-publique, où les salaires indexés sont confortables, tandis que le secteur privé, dominé par quelques commerces en situation de monopole, est sclérosé. La majorité de la population vit d'agriculture, de pêche et d'artisanat, créant une société fortement inégalitaire, aggravée par une fiscalité reposant uniquement sur les taxes à l'importation et aucun impôt direct.

"On est tous sur Facebook"

Fenêtres sur le monde, internet et la TNT incitent en outre les jeunes, souvent lassés des impératifs de la coutume et de l'église, à plier bagages. "On est tous sur Facebook, on y passe des heures pour faire des connaissance et parler avec la famille en France ou en Australie. C'est triste Wallis pour les jeunes et il n'y a pas de débouchés", lâche Lovaïna, en terminale dans l'unique lycée de ce bout du monde.

Une économie "peu propice au développement"

Chaque année, la France injecte dans ces terres lointaines 120 millions d'euros, dont une grande partie est consacrée au traitement des fonctionnaires d'Etat détachés. Le Fonds Européen de développement (FED) octroie tous les cinq ans entre 10 et 15 millions d'euros mais l'économie ne décolle pas.

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"L'organisation en place ne permet pas d'attirer les investisseurs car on ne peut pas acquérir de foncier. Il faudrait libérer du foncier", a expliqué à l'AFP, Michel Auboin, préfet dans l'archipel. Toutes les terres sont coutumières et, en l'absence de cadastre, elles sont souvent sujettes à des revendications contradictoires, qui paralysent les projets.

En janvier, la Cour des Comptes avait préconisé une modernisation de l'organisation juridique et institutionnelle de Wallis et Futuna, jugeant le statut de 1961 "peu propice au développement".

Une migration vers la Nouvelle-Calédonie et la métropole

Faute d'avenir chez eux, Wallisiens et Futuniens migrent donc en masse en Nouvelle-Calédonie où la communauté est estimée à plus de 25.000 personnes. Amorcé dans les années 1970 par la construction d'un barrage et le "boom" du nickel, leur flux ne s'est depuis jamais tari. Plusieurs milliers de Wallisiens et Futuniens sont également installés en Métropole. (Source : AFP - Mata'Utu) 

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vendredi 10 mai 2019

Un jeune migrant ivoirien se suicide en France

Un Ivoirien de 25 ans, qui venait de purger quatre ans de détention à Grasse, dans le sud de la France qui et devait être libéré puis expulsé vers la Côte d’Ivoire, a été retrouvé pendu, seul, dans sa cellule.

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Une source proche du dossier souligne qu’il « a été retrouvé lors de la dernière ronde du matin, dans la nuit de samedi à dimanche, vers 06 h 00. Il était seul en cellule et l’autopsie devrait confirmer le suicide ».

Il était incarcéré pour des faits d’aide à l’entrée illégale d’étrangers sur le territoire national.  Au sein du lieu de détention, on explique qu’il n’a pas laissé d’explications.

Le journal Nice-Matin relaie ce drame dans ses colonnes et parle d’un jeune homme arrivé en France via l’Italie. Ce pays, qui semble être celui de sa première entrée en Europe ne voulait pas le reprendre. Le jeune migrant savait donc que la police aux frontières allait venir le chercher pour l’expulser. « On n’en sait pas plus sur les enjeux, si c’est la perspective de retourner en Côte d’Ivoire ou s’il était menacé à l’extérieur » précise la source proche du dossier qui n’a pas divulgué l’identité de la victime.

L’échec de la migration ou un retour sans réussite après avoir foulé le sol européen est vécu par de nombreuses familles africaines comme une humiliation. La pression reste énorme car les volontaires au départ ont soit contracté des prêts ou les familles ont dû s’endetter pour financer le voyage. Des paramètres et plusieurs autres qui conduisent par moment à forcer le destin ou à préférer la mort à l’humiliation.

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mardi 16 avril 2019

Notre-Dame de Paris en flammes

Les images de l'effondrement de la flèche 

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samedi 13 avril 2019

Un poisson-lune géant échoué au sud de l'Australie

Un poisson-lune de 1,8 mètre, poisson osseux le plus lourd existant sur Terre, s'est échoué sur une plage australienne, et les images de ce spécimen méconnu ont fait le tour du monde.

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Le poisson-lune ou môle a été retrouvé mort à l'embouchure du fleuve Murray, au sud de l'Australie ce week-end. Ce type de poisson se distingue par sa grande taille et sa forme plate particulière. Il peut peser jusqu'à 2,5 tonnes selon le National Geographic. 
Les raisons de l'échouage du poisson-lune ne sont pas connues. "Il est fréquent qu'ils se heurtent aux bateaux et certains sont si gros qu'ils peuvent faire couler un voilier", a affirmé Ralph Foster, le responsable de la collection de poissons du South Australian Museum. 
Le poisson-lune échoué était en fait d'une taille plutôt moyenne pour son espèce, selon lui.  Les poissons-lunes "peuvent être beaucoup plus gros (...) près du double de cette taille", a-t-il expliqué à la chaîne Australian Broadcasting Corporation (ABC). 
"Nous savons très peu de chose sur (cette espèce) ce n'est que dernièrement que la technologie nous a permis de commencer à avoir des informations". Elle est classée comme "vulnérable" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). 
Ces poissons ont pour particularité d'étendre une partie de leur corps au soleil ce qui lui vaut son nom anglais de "sunfish". 
Ils peuvent aussi plonger à plusieurs centaines de mètres de profondeur. 
Les images du poisson échoué, postées sur Facebook par Linette Grzelak, ont suscité la curiosité. "Le nombre de médias du monde entier qui veulent en parler est incroyable. Je ne m'attendais pas à ça", a-t-elle indiqué à l'AFP.

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