mercredi 8 février 2017

Après le plan B (Berezina) de Fillon, le plan B (Bygmalion) de Sarkozy

Bientôt le procès !

sarko

Le juge Serge Tournaire a ordonné le renvoi en procès de Nicolas Sarkozy et de treize autres protagonistes dans l'enquête sur ses dépenses de campagne lors de la présidentielle de 2012 et les fausses factures de la société Bygmalion, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

L'ancien chef de l'Etat a été renvoyé en procès pour financement illégal de campagne électorale, le juge lui reprochant d'avoir dépassé sciemment le plafond des dépenses électorales, alors fixé à 22,5 millions d'euros.

Après Jacques Chirac, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, c'est la deuxième fois qu'un ancien chef de l'Etat est renvoyé en procès sous la Ve République.

C'est "le magistrat instructeur premier saisi" du dossier, Serge Tournaire, qui a "le 3 février 2017 ordonné le renvoi devant le tribunal correctionnel", selon la source judiciaire. Cela signifie que l'autre juge saisi, Renaud van Ruymbeke, n'a pas signé cette ordonnance, un élément dont les mis en examen pourraient se saisir pour contester leur renvoi.

L'enquête, ouverte en 2014, a porté sur un vaste système de fausses factures destiné à dissimuler le dépassement du plafond des dépenses autorisées.

Outre Nicolas Sarkozy, le juge a ordonné le renvoi en procès de treize autres protagonistes, en visant les délits de faux ou usage de faux, abus de confiance ou recel, escroquerie ou complicité et complicité de financement illégal de campagne. Parmi eux, d'anciens cadres de l'ex-UMP, comme Eric Cesari, des responsables de la campagne présidentielle, comme son directeur Guillaume Lambert ou Jérôme Lavrilleux, et les responsables de la société de communication Bygmalion, dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne sarkozyste.

Tous sont soupçonnés d'avoir participé à la mise en place d'un système de fausses factures pour imputer à l'UMP environ 15 millions d'euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. 

Jérôme Lavrilleux et plusieurs cadres de Bygmalion avaient révélé cette fraude. Les autres protagonistes ont contesté leur participation aux faits.

Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour avoir eu connaissance de cette fraude aux fausses factures. Mais il est soupçonné d'avoir engagé des dépenses supplémentaires en réclamant de nouveaux meetings, alors qu'il ne pouvait ignorer que son budget allait franchir la ligne rouge. Le candidat avait été destinataire de notes des experts-comptables l'alertant sur ce risque. L'ancien président a toujours contesté un dérapage de ses dépenses. Son avocat vient d'annoncer qu'il va faire appel.

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jeudi 30 avril 2015

Réformateur à six ans ?

reformateur

On connaît les grands mensonges de Sarkozy qui s'est dit présent à la chute du mur de Berlin, créateur du G-20 et champion de quelques autres grands faits d'armes (il aurait même été présent à la libération de Paris, bien qu'invisible sur toutes les photos car caché par le grand Charles). Et voici que dans les DN du lundi, 27 avril, son élève, le nouveau président du conseil départemental du Bas-Rhin, le sympathique Fredo Bierry, suit son exemple.

Ainsi, il prétend que, tout jeune attaché parlementaire du député Alain Ferry, il fréquentait les réformateurs. Petit rappel : les "Réformateurs" sont un mouvement créé en 1971 par les centristes Jean-Jacques Servan-Schreiber et Jean Lecanuet, mouvement qui a permis aux législatives de 1973 en Alsace l'élection de Jean-Marie Caro  et Adrien Zeller. Bierry avait 6 ou 7 ans, en voilà un homme politique précoce.

Il y a bien sûr eu en 1992 une nouvelle tentative de créer le MDR par Jean-Pierre Soisson, ancien ministre de Giscard d'Estaing, dans le gouvernement de Raymond Barre, puis de François Mitterrand, dans le gouvernement d'ouverture de Michel Rocard. Mais déjà en 1993, date de l'élection du député "sans étiquette" Alain Ferry dont Bierry devint l'attaché parlementaire, la comète MDR avait à nouveau disparu du paysage politique français. Les anciens de la 6ème circonscription se rappellent même que le sans-parti (ou apartide) Ferry, qui était prêt à obtenir le soutien du PS, déposa une plainte au parquet de Paris contre ce même PS pour soutien abusif non demandé (histoire de se faire un peu de publicité gratuite ?). L'orphelin de parti Alain Ferry, ancien membre de la "fédération des élus républicains et socialistes" en tant que maire de Wisches, n'obtint jamais satisfaction auprès de la justice. L'affaire avait été classée sans suites.

Quant à l'élève Bierry, il est aujourd'hui UMP. Et nous, nous sommes comme tous les lecteurs des réseaux sociaux et de ce blog, MDR ! (morts de rire). 

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lundi 27 avril 2015

Républicain en France, roi en Afrique

Roi

En ce dimanche, 26 avril, Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, se félicitait sur France 3, dont il était l'invité politique, du changement de nom de l'UMP qui va devenir "les Républicains". Propos étonnants de la part de ce personnnage, qui plus est désigné comme tête de liste "Républicains" pour les prochaines élections régionales, lorsqu'on sait que lors d'une visite en Côte d'Ivoire, en vue d'un éventuel jumelage entre Nice et Abidjan, notre cher Estrosi s'est fait intrôniser roi de la lagune Ebrié.
Voilà qui ne nous étonne guère, lorsqu'on se rappelle les joyeux voyages à Abidjan de l'ex-président du Conseil Général du Bas-Rhin Guido Kennel (aujourd'hui en retraite dorée au Sénat). Peut-être aurons-nous bientôt des photos d'un voyage identique du nouveau président UMP Bierry, qui sera soucieux de continuer la politique de coopération décentralisée de son prédécesseur avec la Côte d'Ivoire. Question posée à une réunion électorale à Villé à laquelle il n'a pas su répondre.
Pour Fredo Bierry, je conseille donc d'aller rapidement à Abidjan rencontrer le "gouverneur Beugré" (que son compagnon Estrosi risque de lui souffler comme partenaire économique) et d'en profiter, non pas pour aller au Café de Rome détruit, ou à la rue Princesse qui a perdu de son charme depuis le passage de l'ex-ministre de la culture Jack Lang, mais pour aller à Treichville au restaurant Aboussouan et à son annexe "le caveau du vignoble" (véritable taverne UMP depuis le passage de Chirac), ou au "Saint-Germain" dans la zone 4 de Marcory, établissement qu'il appréciera très certainement. Mieux vaut ne pas emmener les conjointes ... cela creusera moins le trou des finances départementales et, accessoirement, évitera quelques scènes de ménage.

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lundi 6 avril 2015

Les boulettes pascales de nos députés UMP

En cette dernière journée de travail parlementaire avant Pâques, à savoir vendredi 2 avril,  nos députés UMP devaient déjà avoir la tête ailleurs, notamment Bernard Accoyer et André Schneider.

Bernard_Accoyer1

Tout d'abord Bernard Accoyer, il s'offusque d'être obligé de siéger un vendredi-saint, jour férié seulement en Alsace-Moselle. Quel ignorant ! Il ne sait pas que vendredi-saint est aussi jour férié dans les Antilles françaises et dans les îles du Pacifique, sans oublier la Guyane ! S'il avait demandé la délocalisation de la séance de l'Assemblée Nationale à Strasbourg, Metz ou Papeete, peut-être aurait-il évité de siéger ce jour-là. Pour éviter toute nouvelle boulette à ce député, voici tous les jours fériés sur une partie du territoire national :

- Vendredi Saint : vendredi 3 avril 2015 (Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Polynésie Française).
- Abolition de l'esclavage à Mayotte : lundi 27 avril 2015.
- Saint Pierre Chanel : mardi 28 avril 2015 (Wallis-et-Futuna).
- Abolition de l'esclavage en Martinique : vendredi 22 mai 2015.
- Abolition de l'esclavage en Guadeloupe : mercredi 27 mai 2015.
- Abolition de l'esclavage en Guyane : mercredi 10 juin 2015.
- Fête de l'autonomie en Polynésie Française : lundi 29 juin 2015.
- Fête Victor Schoelcher, en Guadeloupe et en Martinique : mardi 21 juillet 2015.
- Fête du Territoire à Wallis-et-Futuna : mercredi 29 juillet 2015.
- Fête de la citoyenneté en Nouvelle Calédonie : jeudi 24 septembre 2015.
- Abolition de l'esclavage à la Réunion : dimanche 20 décembre 2015.
- Saint Etienne : samedi 26 décembre 2015 (Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin).

Et pour gagner un jour férié supplémentaire  à l'assemblée nationale, peut-être pourra-t-il demander le déplacement de la fête de l'abolition de l'esclavage à la Réunion, qui tombe un dimanche.

vendredi

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Quant au député alsacien André Schneider, il reproche à Jean-Pierre Pernaut de situer Strasbourg en Allemagne. Lui au moins n'avait donc pas de raison d'être absent vendredi matin. Pourtant son banc était vide. Peut-être a-t-il siégé au Bundestag à Berlin ?

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Toujours est-il qu'il n'a dû voir que le début et la fin de l'émission de Jean-Pierre Pernaut qui a fait d'abord un reportage sur Strasbourg, et ensuite un reportage en Allemagne. Entre les deux reportages, notre cher député UMP, après une semaine de travaux de forçat, a dû s'assoupir devant son poste de télévision. Bon sang, pourvu qu'il n'ait pas trop souvent ce genre de coups de fatigue à l'Assemblée Nationale, surtout pendant les séances de questions au gouvernement retransmises en direct dans toute la France ! Cela donnerait une très mauvaise image des élus alsaciens.

Mais peut-être André Schneider avait-il accompagné dès 1989 son ami Nicolas Sarkozy à la chute du Mur de Strasbourg ? Il est vrai que ce dernier, venu en tant que Président de la République visiter une des grandes scieries alsaciennes, avait par un regrettable lapsus situé notre province en Allemagne.  Et peut-être aussi se prend-il à rêver de devenir ministre des affaires étrangères dans un prochain gouvernement d'Angela Merkel ? Et peut-être rêve-t-il aussi qu'Angela Merkel désigne Strasbourg comme candidate aux Jeux Olympiques en Germanie en 2024 ? Et peut-être a-t-il vu Jean-Pierre Pernaut non sur TF1, mais sur ARD (1ère chaîne allemande) ? 

Décidément nos élus UMP ont un grand potentiel pour se rendre ridicules, surtout au moment où l'on s'y attend le moins. Qu'ils continuent donc à dormir du sommeil du juste.

 

270px_PortedeBrandebourg_nuitLa porte de Strasbourg (selon André Schneider ?)

strasbourg_cathedrale_de_nuit_661La cathédrale de Berlin (toujours selon André Schneider ?)

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mercredi 28 janvier 2015

UMP à géométrie variable

Les élections départementales auront lieu dans deux mois et on commence à peine à connaître des candidats ! Les premiers à se mettre sur les rangs ont été le tandem Bierry-Mozziconacci  de l'UMP, paraît-il, car l'historique de ces deux personnages prouve qu'ils ont surtout comme conviction l'ambition personnelle par la valse des étiquettes.

Rappelons leur CV : 

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- Frédéric Bierry : entre en politique en 1993, où il parcourt la circonscription législative Molsheim - Villé avec son maître à penser Alain Ferry, candidat sans étiquette, mais qui avait déjà passé par les cases "Fédération des Elus Socialistes et Républicains" du Bas-Rhin et "Mouvement des Réformateurs" où la voie était bouchée par le sortant Jean-Marie Caro. C'est sur cette ligne tortueuse que Frédéric Bierry est devenu l'attaché parlementaire d'Alain Ferry, puis maire de Schirmeck, puis conseiller général. Une voie si tortueuse qu'il a glissé comme tous les "sans étiquette" vers l'aspirateur UMP.

 

MOZZICONACCI_Frederique

- Frédérique Mozziconacci : entre en politique au conseil municipal de Villé en 2008, pour être élue conseillère générale en 2011.Elle se dit alors centriste sans étiquette, plutôt de droite, comme son suppléant Roland Mangin, ancienne figure de proue de l'UDF. Mais la donne va vite changer, surtout au referendum pour le conseil unique d'Alsace, où notre conseillère au sens politique très aigu se rapproche du conseiller d'extrême-droite, provisoirement rallié à l'UMP pour motif de réélection, Christian Chaton (si, si, elle a même ses commentaires sur la page facebook de ce dernier), pour exiger la fusion des cantons de Sainte-Marie-aux-Mines et Villé. Hélas trois fois hélas pour ces deux-là, l'électeur alsacien n'a pas voulu de cette fusion. Et voilà que pour sauver son poste, après avoir en vain réclamé le rattachement du canton de Villé à Sélestat, cette chère Frédérique se raccroche au canton de Mutzig et surtout à la pieuvre UMP pour s'opposer à la grande région Alsace - Lorraine - Champagne - Ardennes.

Voilà un tandem de sortants dont tous les électeurs attendent de connaître le bilan, peu visible pour l'instant. Les tracts et surtout les réunions publiques nous éclaireront à coup sûr.

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lundi 15 décembre 2014

Chaton : un Alsacien-Lorrain qui veut une Alsace "seule"

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Christian Chaton est né à Baccarat en Lorraine, habite Rombach-le-Franc en Alsace, ne parle pas un mot d'alsacien, mais il n'a pas peur de marcher avec ses sabots sur un service de cristal et de porcelaine pour réclamer une Alsace autonome et identitaire ! Il est vrai que son parcours politique est indicateur de son idéologie : 

- dès l'âge de 14 ans, en 1977, il adhère au PFN (Parti des Forces Nouvelles) qui se situe à l'extrême-droite faschiste. En 1980, bien qu'astreint au devoir de réserve lié à son statut de militaire, il signe des articles dans le journal de ce parti "Espace Nouveau".

- en 1988, il adhère au Front National, de Jean-Marie le Pen. Puis il va au MNR (parti frère du FN).

- en 2002, il adhère au mouvement identitaire "Alsace d'abord" d'extrême-droite, lui-aussi.

- Et enfin, en 2009, il rejoint l'UMP de Nicolas Sarkozy, dont il se fait le chantre par intérêt électoraliste.

Une ouverture de l'UMP sarkozyste vers la pire des extrêmes-droites ?

Et voilà qu'il revient à ses origines identitaires, certainement après avoir appris, que bien que conseiller général UMP sortant, son parti ne lui a pas donné l'investiture pour un nouveau mandat. Le nouveau découpage cantonal rend les places rares, même Bernadette Chirac n'a plus de canton. A moins qu'il ne s'agisse de l'ouverture vers la pire des extrêmes-droites de l'aile sarkozyste de l'UMP, représentée en Alsace par le tandem Rottner - Chaton ?

En tous cas, voilà le communiqué de presse de la coordination "le peuple alsacien contre la fusion" paru le 9 décembre pour une manifestation organisée en toute hâte pour le 13 :

MANIFESTATION DU 13 DECEMBRE

"Où êtes-vous, grands d’Alsace ?

Le collectif « le peuple alsacien contre la fusion » appelle à manifester le samedi 13 décembre à Strasbourg, à 14 h Place de Bordeaux, pour résister encore et toujours à la disparition/dilution de l' Alsace.
Pour autant, il s’étonne. 
Où sont les grands noms d’Alsace ? 
Où sont nos artistes ?
Où sont les chefs d’entreprises ?
Où sont nos élus régionaux et départementaux en dehors d'une partie des élus du CG68 ?
Où sont nos élus nationaux en dehors de vaillants députés que l’on a vus à l’Assemblée ?
Où sont les chambres de commerce et d’agriculture qui promettaient la « résistance » le 11 octobre ? 
Ont-ils disparus ? Ont-ils déjà fait acte d'allégeance à Paris ?
Sont-ils en train de négocier leur place contre les intérêts de l’Alsace ?

Ne comprennent-ils pas que chaque jour la colère monte et le fossé se creuse entre les absents et le peuple alsacien ? 
Où êtes vous, grands d’Alsace ?"

Lorsqu'on sait que dès 1933 les autonomistes identitaires ont préparé la voie au nazisme et l'annexion de l'Alsace en 1940, l'idéologie et les actions menées par leurs héritiers, avec des discours fracassants repris par la droite UMP sarkozyste, voilà qui ne peut faire que froid dans le dos.

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samedi 11 octobre 2014

Alsace : le Waterloo de l'UMP ?

CarteAlsace_LorraineNB

Evidemment, l'UMP ne reconnaîtra pas son échec, qui pourtant est flagrant. D'abord la participation : sans vouloir polémiquer sur les chiffres (30000 participants selon quelques ultras de l'UMP et Richert, ce qui donne 12 personnes au mètre carré, 10000 à 15000 selon les organisateurs qui veulent y voir la justesse de leur prévision, 6000 à 7000 selon la police, ce qui correspondrait à un échec sérieux de l'UMP alsacien), l'UMP et ses TER à 5 € (les billets étant difficiles à trouver, peu de manifestants ont pu en profiter), le grand parti de droite est apparu miné par les dissensions comme dans le reste du pays. D'ailleurs même FR3-Alsace reconnaît que la mobilisation n'a pas été celle attendue.

Relevons quand même les incohérences historiques du grand chef UMP de la Région qui pour défendre le "conseil unique d'Alsace" cite les grandes manifestations ayant rassemblé les Alsaciens par le passé, comme celles de 1924 pour le droit local. Il oublie de dire (puisque malgré une conférence de presse récente avec le président de la Région Lorraine il défend maintenant l'idée d'une Alsace isolée), que le droit local couvrait l'Alsace-Moselle et que les manifestations pour le droit local avaient certes eu lieu à Strasbourg, mais étaient parties des mineurs lorrains qui s'étaient mobilisés à Metz. Voilà qui conforte l'idée d'une région Alsace-Lorraine. 

Il est remarquable aussi que les seuls intervenants à la tribune, qui voulaient rassembler "large" étaient UMP. Même pas les UDI, type Bockel, n'ont eu droit à la parole. Beau rassemblement de la droite alsacienne. Quant aux discours, les nuances apparaissent de plus en plus entre sarkozystes tels Rottner et Furst, et autres juppéistes ou fillonistes. L'Alsace du 11 octobre pourrait bien ressembler à un Waterloo pour l'UMP.

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vendredi 29 août 2014

La France a le droit de savoir : qu'il parle !

"Si on m'exclut de ce parti, [...] alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai", a menacé l'ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé.

lavvrilleux

L'UMP n'est pas encore sorti de l'affaire Bygmalion. L'un des chefs d'orchestre de ce système de financement occulte présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux est menacé d'être exclu de l'UMP. Il a averti, dans un entretien avec Le Parisien vendredi, que s'il était exclu il "parlerait".

"Pour le moment je me tais. Mais si on m'exclut de ce parti auquel j'appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai", avertit Jérôme Lavrilleux.

Et de poursuivre sur le même ton : "si on m'exclut de l'UMP, ça se réglera devant les tribunaux. J'ai déjà pris plusieurs avocats."

L'ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé qui est sous le coup d'une suspension par l'UMP se dit "déterminé à aller jusqu'au bout" pour contester la procédure d'exclusion lancée contre lui fin juin.

Il a obtenu le report de la commission des recours qui aurait dû statuer aujourd'hui sur son cas, selon le quotidien.

"Je suis en vacances. Je ne vois pas pourquoi je les annulerais pour répondre à une convocation qui m'a été envoyée au tout dernier moment. Et puis avant d'être entendu, j'aimerais bien qu'on me fasse parvenir le dossier fondant les motifs de mon exclusion. Curieusement, on ne me l'envoie pas. Tout simplement parce qu'il n'existe pas", explique-t-il au journal.

Et de rappeler qu'à ce jour, il "n'a pas été poursuivi par la justice, n'a pas été mis en examen et encore moins été condamné... contrairement à d'autres qui ont toujours leur carte à l'UMP."

Pour lui, "la sagesse serait simplement qu'on oublie toute cette procédure."

Jérôme Lavrilleux qui était aussi directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, avait reconnu le 26 mai, en direct sur le plateau de BFM TV, gorge serrée et larmes aux yeux, que la campagne avait donné lieu à "un dérapage sur le nombre" de meetings et qu'un système occulte avait été mis en place pour éviter de dépasser le plafond autorisé des frais de campagne, soit environ 22,5 millions d'euros.

Ce système consistait pour la filiale de Bygmalion, Event and Cie, à facturer indûment à l'UMP des dépenses qui auraient dû entrer dans le compte de campagne de Nicolas Sarkozy, pour 10 à 11 millions d'euros, selon l'avocat de Bygmalion, Me Patrick Maisonneuve, et Jérôme Lavrilleux qui a été placé en garde à vue pour cette affaire.(selon AFP)

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lundi 7 juillet 2014

L'UMP a commandité un audit, on est servi ...

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Des billets d'avion privés remboursés par le parti, des salaires exorbitants... Les auditeurs des comptes de l'UMP sont allés de surprise en surprise.

 Le Journal du dimanche publie les découvertes faites par le cabinet Advolis sur "le train de vie de la maison Copé". La présidence de Xavier Bertrand n'est pas épargnée non plus. L'audit final des comptes du principal parti d'opposition commandé suite à l'affaire Bygmalion devrait être rendu à Luc Chatel lundi.

En avant-première, le JDD révèle notamment que Jean-François Copé avait dépensé en 2013 quelque 27 000 euros de billets d'avion. De plus, le parti aurait remboursé quasiment la même somme (24 000 euros) pour les vols de Nadia Copé, la femme du président de l'UMP poussé à la démission. "Génération France avait pris en charge les billets d'avion de Mme Copé et après, Jérôme Lavrilleux avait dit qu'il s'en occupait ; apparemment c'est le parti qui a payé", a affirmé au JDD une source haut placée.

L'audit fait apparaître aussi les salaires "très confortables" de certains cadres. 12 500 euros brut mensuels pour le directeur général de l'UMP, Eric Cesari, mis à pied depuis l'affaire Bygmalion. Idem pour Michel Bettan, un proche de Xavier Bertrand, patron du parti à l'époque où ces salaires ont été négociés. Geoffroy Didier touchait 8 500 euros bruts pour un travail de collaborateur auprès de Brice Hortefeux. "Du temps de Xavier Bertrand, la masse salariale était de plus de 8 millions d'euros. A l'époque, on payait aussi le réveillon du président et de sa famille dans un Center Parcs", a raconté un ancien au JDD. "Depuis, on est passé de 147 à 97 salariés".

Quant au montant du duel Copé-Fillon pour la tête de l'UMP, il aurait coûté près d'un million d'euros. Au total, l'audit devrait évaluer la dette du parti à l'automne 2013 à près de 80 millions d'euros. Dette que le triumvirat Fillon-Raffarin-Juppé a promis de rendre publique.

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samedi 21 juin 2014

La Françafrique, financeur de l'UMP depuis bien longtemps

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Prévue le 26 juin prochain, la sortie du livre de l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo ne va décidément pas passer inaperçue. Dans cet ouvrage coécrit avec un journaliste français, l’ancien chef de l’État détenu à la CPI apporte des témoignages inédits notamment sur ses anciennes relations avec le gouvernement Chirac.

« Villepin et Bourgi m’ont demandé de financer la campagne de Chirac en 2002 ». C’est l’une des phrases extraites du livre « Pour la vérité et la justice » de Laurent Gbagbo que s’est procuré l’Agence de Presse Africaine (APA) ce vendredi. Selon la note de présentation du livre, Laurent Gbagbo restitue à François Mattei, journaliste et co-auteur du livre,« un récit riche en révélations sur les responsabilités françaises dans cette affaire hors norme, rythmé par les confidences inédites » du chef de l’État ivoirien déchu. L’ouvrage qui paraît le 26 juin prochain aux Éditions du Moment revient, entre autres, sur des « dossiers noirs des relations françafricaines », comme l’indique l’APA.

En effet, Gbagbo y raconte avoir été sollicité, en 2001, par Dominique de Villepin, alors ministre français des Affaires étrangères, et l’avocat franco-libanais Robert Bourgi, pour rémunérer la campagne présidentielle de Jacques Chirac. « C’était en 2001, je pense. Villepin et Robert Bourgi m’ont demandé de cracher au bassinet pour l’élection en 2002 en France. Nous étions au Voltaire, un restaurant qui est sur le quai du même nom, près de la Documentation française », a t-il révélé, ne lésinant pas sur les détails. « C’était le prix pour avoir la paix, en Françafrique » peut-on lire dans le livre.

Le journaliste français François Mattei, complète le propos en pointant la difficulté à refuser une telle faveur aux « autorités françaises lorsque celles-ci sont militairement les patrons sur le terrain ». C’est semble t-il le dilemme auquel était confronté l’ancien président ivoirien, conscient de la force de ses adversaires français. « Quand il y a un tel déséquilibre entre le puissant et le faible, quelle marge de manœuvre reste-t-il au faible ? C’est ce sur quoi compte les tenants de la Françafrique », dénonce le journaliste dans le livre. 

Les confidences de Gbagbo se muent en confessions lorsqu’il avoue ne pas être « fier de cet épisode ». « Je pensais y gagner la marge de manœuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs », admet-il. L’ex chef d’État souligne quand même qu’il ne se serait jamais autorisé à financer la campagne de Chirac. « Je n’aurais pas accepté. Ils le savaient. Cela n’a pas amélioré nos relations » écrit-il. D’ailleurs, Mamadou Koulibaly, Président de l’Assemblée nationale, cité dans l’ouvrage, y révèle avoir signifié au Président ses réticences. «  J’ai dit au président (Gbagbo) que nous étions un pays pauvre et que nous n’avions pas d’argent pour financer des élections d’hommes politiques de pays riches », peut-on lire dans le livre.

L’ouvrage dont le sous titre est Côte d’Ivoire : révélations sur un scandale français compte 320 pages et promet des révélations qui risquent de bousculer le paysage politique français.

texte signé : Marie Hélène SYLVA
Paris – Oeildafrique.com

gbagbo

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