lundi 12 février 2018

Carnaval dans le Pays de Bade

"Rosenmontag" à Fribourg-en-Brisgau

rosenmontag

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dimanche 21 janvier 2018

7500 mineurs réfugiés dans le Pays de Bade

Le Bade-Wurtemberg a recensé tous les réfugiés mineurs. Auparavant, le ministère de l'Intérieur avait estimé le nombre à 8000. Pour 2017, 7500 ont été comptabilisés.

migrants6Mineurs non accompagnés étrangers jouant au baby-foot au centre de protection de l'enfance et de la jeunesse à Karlsruhe.

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Selon le ministère de l'Intérieur, le Bade-Wurtemberg a été l'un des premiers États fédéraux à réinscrire systématiquement tous les réfugiés mineurs arrivés seuls. Environ 1000 étrangers ont ensuite été enregistrés par le Bureau des enquêtes criminelles d'Etat, a annoncé jeudi le ministère à Stuttgart. Environ 800 autres avaient déjà été enregistrés dans d'autres bases de données ou dans d'autres pays.

Maintenant tous les étrangers soi-disant mineurs non accompagnés (UMA) sont enregistrés. Au moment de l'afflux massif de réfugiés en 2015 et 2016, ces enfants et adolescents n'étaient au début que partiellement enregistrés.

Des réfugiés, âgés de dix ans, parmi les rééduqués

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Dans un deuxième tour, le nombre réel d'UMA devait être clarifié. Avant le suivi, les estimations étaient 8000, on s'attend maintenant à un plus petit nombre. En mars 2017, le suivi a commencé. Selon le ministère de l'Intérieur, les bureaux de protection de la jeunesse ont enregistré l'année dernière les mineurs étrangers non accompagnés, dans ce cas-là, on en est arrivé au chiffre d'environ 7500 UMA. 

Les réfugiés qui n'avaient que dix ans étaient donc parmi les "retracés". La plupart venaient d'Afghanistan, d'Érythrée, de Somalie, de Gambie et de Syrie. La plupart d'entre eux sont pris en charge et soignés dans les maisons ou autres locaux du service de protection de l'enfance et de la jeunesse des districts.

50 cas douteux ont émergé lors du suivi

Une autre raison du réenregistrement systématique était le cas de Hussein K., qui était en procès à Fribourg-en-Brisgau pour suspicion de meurtre. Il est venu en 2015 sans papiers et avait déclaré avoir 17 ans. Une inscription manquait. Pendant ce temps, les rapports sur l'âge du jeune ont prouvé qu'il avait plusieurs années de plus. Selon le ministère, 50 cas de doute sont apparus au cours du suivi.

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lundi 30 octobre 2017

Volksmusik : Robin Leon

Un alsacien au hitparade d'été à Rust 

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vendredi 14 juillet 2017

C'est samedi et dimanche à Elzach

Coupes d'Europe de cyclisme paralympique

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Samedi et dimanche 15-16, l'élite européenne du cyclisme pour handicapés se retrouvera chez nos jumelés d'Elzach. Parmi les athlètes présents seront présents de nombreux médaillés paralympiques, des pays voisins, avec une forte délégation espagnole, et aussi quelques champions venus des Etats-Unis. Pour les concurrents locaux, la journée s'annonce prometteuse aussi, les sportifs d'Elzach ayant réussi de belles performances le week-end dernier aux Pays-Bas dans une course comptant pour la coupe du monde.

Le programme

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Samedi, 15 juillet :

12 h 15 : course contre la montre des tricycles individuels.

14 h 15 : course contre la montre des tandems classe C (18 km sur routes de montagne).

Dimanche, 16 juillet :

- Courses en ligne sur un circuit à travers les rues d'Elzach à partir de 9 h. Le départ de la dernière course (classes C4 et C5) aura lieu à 15 h.

- Remises des prix à la fin des compétitions dans la cour d'école d'Elzach.

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jeudi 8 juin 2017

Le plein emploi dans l’Ortenau…

Avec un taux de chômage de 3,0%, l’Ortenau atteint techniquement le plein emploi. Impressionnant, mais le taux de chômage ne dit pas tout…

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3,0% ! Au mois de Mai, le taux de chômage a encore une fois baissé de 0,2% dans l’Ortenau voisine pour atteindre cette marque mythique des 3,0%, taux considéré comme le seuil du plein emploi. Et l’Ortenau ne fait pas office d’exception – le taux de chômage dans le Bade-Wurtemberg se situe à 3,4% – enviable, pourrait-on penser. Une catastrophe, disent les employeurs qui cherchent des collaborateurs qualifiés qu’ils ne trouvent pas.

L’Ortenau, cette région située juste en face de Strasbourg et de l’Alsace, compte aujourd’hui 7479 personnes qui seraient à la recherche d’un emploi. Parmi ces personnes, certaines sont simplement inscrites comme chercheurs d’emploi pour pouvoir toucher des allocations. Donc, tout le monde est content, plus ou moins. Tout le monde ?

Deux catégories de personnes ne sont pas contentes du tout avec cette évolution. D’une part, les employeurs qui ont de plus en plus de mal à trouver des collaborateurs qualifiés, au point où certaines entreprises réfléchissent à une délocalisation, et d’autre part, les personnes considérées comme « difficiles à placer » et que l’on sort des statistiques officiels pour les prendre en charge dans un autre organisme, la « Kommunale Arbeitsförderung », une sorte d’antichambre de la précarité du troisième âge.

C’est vrai, les chiffres sont mirobolants et cette notion du plein emploi fait rêver certains. Mais force est de constater que ce « plein emploi » est assez trompeur. Dans un pays comme l’Allemagne qui se paye de « luxe » d’accepter que presque 20% de sa population vit en-dessous du seuil de la pauvreté, les chiffres valent ce qu’ils valent.

Oui, les apparences sont formidables. A un moment où le destin de gouvernements dépend du taux de chômage, ce « plein emploi » en Allemagne peut impressionner. Et l’Allemagne est si fière de ses chiffres. Champion à l’exportation, champion au niveau de l’emploi, champion tout court. La précarité d’un cinquième de la population, les 6 millions d’enfants vivant dans la précarité, les retraités dont les retraites se situent au niveau du RMI – tout cela fait désordre et on préfère ne pas trop en parler.

Le « modèle allemand » constitue l’incarnation du capitalisme libéral qui lui, profite un maximum à ceux qui réussissent à bien s’en accommoder, tout en laissant en rade les éléments plus faibles de la société. Quand on accepte un capitalisme qui marche sur des cadavres, le « modèle allemand » est parfait. Par contre, quand on aspire à une société qui met en avant le vivre-ensemble et la solidarité, ce même « modèle allemand » est à proscrire.

3,0%. Le « plein emploi ». Pendant que le champagne coule dans les étages des administrations, les plus démunis de la société allemande rient jaune.(Selon "euro-journaliste")

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jeudi 1 juin 2017

Améliorations à Europa Park

La famille Mack investit des millions d'€ à Rust

rustEuropa-Park s'inscrit  manifestement sur la voie de la croissance, avec une zone d'activités supplémentaire de 120 hectares. En 2019, est prévue la mise en service d'un hôtel supplémentaire et un parc aquatique. L'ensemble hôtelier comprendra alors 1200 lits supplémentaires. "Les 4500 lits actuels sont remplis à 95%, nous devons refuser des demandes." déclare Mickael Kreft, représentant le comité exécutif. Le complexe hôtelier scandinave est déjà bien avancé.

La famille Mack a investi plusieurs centaines de millions, affirme sont représentant Thomas Mack. Le but du parc aquatique est de renforcer l'ouverture à l'année. Le premier hôtel de 512 lits avait été ouvert en 1995 et avait enregistré 150000 nuitées dès la première année.En 2016, les nuitées avaient dépassé le million. Depuis sa création, le parc a accueilli plus de 100 millions de visiteurs.Plus d'un quart des visiteurs est resté au moins pour une nuit. Les visiteurs à la journée ont passé en moyenne 8,5 heures dans le parc.

Le maire de Rust, Kreft de Byern, a souligné aussi les progrès réalisés grâce à internet. Il regrette que l'arrêt ICE à Ringsheim ait été demandé en vain. Il rappelle que grâce à une connexion TGV, 60% des visiteurs du parc Disney à Paris arrivent par le train. Les communautés régionales et locales continuent à démarcher pour obtenir cet arrêt à Ringsheim. 

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vendredi 14 avril 2017

14 avril 1917 : bombardement aérien au dessus de Fribourg-en-Brisgau

En 27 minutes, 64 bombes ont été larguées. 

La défense au sol n'a rien pu faire.

fribourg

Le 14 avril, marquera le 100ème anniversaire de la pire des attaques aériennes sur Fribourg. L'attaque s'est faite en deux vagues. Elle a entraîné 12 morts, dont neuf dans la société industrielle Gebrüder Himmelsbach AG, et un tiers de la ville détruite. La défense au sol n'a été d'aucune utilité car ses tirs ne montaient qu'à 3500 mètres alors que les avions volaient à 4000 mètres. Quant à l'escadron de chasse allemand, alerté trop tard, il n'a même pas pu décoller. Au cours de la première guerre mondiale, Fribourg a subi 25 raids aériens, plus que toute autre ville allemande, entraînant en tout la mort de 31 personnes. Sur la photo, l'Institut d'Anatomie qui fut sérieusement endommagé et qui fut entièrement détruit lors des bombardements alliés de la deuxième guerre mondiale en 1944.  L'institut a été reconstruit, avec un pavillon ouest plus grand, et fut terminé en 1949. 

Le soldat de Fribourg Willi Junge : sa dernière lettre.

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lundi 10 avril 2017

Tout va bien sur le marché de l’emploi badois

Après les mois d’hiver, l’emploi reprend en ce début de printemps. Le taux de chômage dans l’Ortenau baisse de 0,2% pour se situer maintenant à 3,5%. Pas mal.

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Il est vrai, les deux, trois derniers mois, nous n’avions pas vraiment peur pour le marché de l’emploi outre-Rhin, même si le taux de chômage avait légèrement augmenté de quelques dixièmes de points. Et on avait raison de ne pas nous exciter – avec les beaux jours, ce taux de chômage redescend immédiatement pour se situer maintenant à 3,5%. On frôle à nouveau le plein emploi.

Toutefois, même si les chiffres sont excellents, ils ne le sont pas pour les 8508 hommes et femmes qui actuellement, cherchent un poste dans l’Ortenau. En même temps, dans la même région, 3718 postes sont à pourvoir, donc, tout chercheur d’emploi dans l’Ortenau a de réelles chances de trouver un nouveau poste. Souvent, il suffit de se lancer…

Et les professionnels de l’emploi attendent avec impatience l’ouverture de la saison dans le parc de loisirs EuroaPark, l’un des plus grands employeurs de la région. « Avec le début de la saison touristique, nous nous attendons à une nouvelle baisse du chômage », explique Elisabeth Giesen, directrice opérationnelle de l’Agence pour l’Emploi à Offenburg.

Et que veut dire cette évolution pour les Alsaciens à la recherche d’un emploi ? Le message est clair – avec 3718 postes qui attendent à être occupés, la situation reste inchangée pour les chercheurs d’emploi alsaciens. La meilleure adresse pour trouver un emploi en Pays de Bade, est et reste le « Centre de Placement Transfrontalier » dont les bureaux se trouvent dans le bâtiment de la gare de Kehl. Des conseillers bilingues vous y conseillent et peuvent souvent vous faire des propositions concrètes.

Allez, c’est le printemps – tentez votre chance de l’autre côté du Rhin ! (Selon "Euro-journalist")

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mercredi 29 mars 2017

Syndicalisme franco-allemand

Mosbach est une petite ville pittoresque à l’est de Heidelberg, au pied de l’Odenwald et à proximité du Neckar. Sur le plateau aux horizons boisés, deux bâtiments constituent l’un des neufs centres de formation de Ver.di répartis sur l’ensemble de la République fédérale. C’est là que des syndicalistes français et allemands se sont retrouvés pour en appeler à l’Europe sociale (voir la résolution en fin d’article).

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Ver.di, « syndicat unifié des services », a été créé en 2001 et, fort de ses 2,1 millions de membres, est la plus importante organisation des huit fédérations composant la DGB, la principale confédération de syndicats allemands qui représente, elle, 76% des syndiqués du pays.

Pendant deux journées, du 2 au 4 mars, une quarantaine de militants issus de la CGT Alsace, de Lorraine, de Ver.di Bade-Würtemberg, et de Sarre/Rhénanie-Palatinat se sont retrouvés pour un « séminaire » (selon le vocable utilisé en allemand) qui portait, pour la troisième édition de cette initiative à la fois régionale et transfrontalière, sur deux questions précises : la situation et la syndicalisation des jeunes d’une part, et la coopération ou solidarité possible à l’intérieur d’un groupe présent dans les deux pays, en l’occurrence Veolia et plus spécifiquement sa branche traitement des déchets.

Il a fallu, du côté français, pour composer une délégation en adéquation avec les deux thèmes, piocher au-delà des deux régions frontalières : ainsi, deux porte-paroles d’un collectif « Jeunes » de Lyon et deux responsables syndicaux Veolia de Montpellier et de Paris se sont joints aux Alsaciens et Lorrains.

Pour ce qui fut de l’atelier consacré aux jeunes, les constats convergent : ceux d’une précarité croissante empêchant de construire le cadre d’existence suffisamment stable et autonome pour permettre d’envisager un engagement syndical.

Le système « dual » allemand (apprentissage simultané en école et en entreprise), très répandu, ne fournit plus les mêmes garanties d’embauche et les parcours de formation allemands débouchent désormais aussi, comme en France, sur une succession de stages ou de périodes d’essai interminables.

Un étudiant en maîtrise d’histoire intervient pour témoigner des difficultés matérielles que rencontrent nombre de ses collègues en Allemagne obligés de trouver des petits boulots pour survivre ; il relève aussi le recul de l’enseignement de l’histoire dans le parcours scolaire, et en particulier la disparition de toute référence au rôle du syndicalisme.

Il est à noter du côté allemand une approche plus pragmatique des questions, en préalable à des conclusions générales assises sur le concret, alors que les jeunes militants français procèdent à l’inverse d’une démarche un peu abstraite, au risque d’être à l’occasion en décalage avec le réel. Il est vrai que deux jeunes gens de Ver.di sont manifestement des permanents spécifiquement en charge du dossier de la jeunesse. Il n’est de ce fait pas étonnant que leur souci, dans le contexte d’effritement syndical partagé, soit de rendre le syndicat plus attrayant (plus « sexy », dira l’un d’eux) : un jeune cheminot lorrain rappelle qu’il importe avant tout d’en faire comprendre la nécessité.

On dénonce conjointement les dangers et l’imposture des extrême-droites dans les deux pays.

« Ce qui se passe en-dehors des débats est aussi important que pendant », dit un des organisateurs. Les temps de travail et d’atelier laissent de ce fait suffisamment de plages pour permettre des échanges informels et plus personnels, mais qui, sans le concours des deux traducteurs/trices chevronnés, sont très limités, et l’on s’aperçoit que l’absence de plurilinguisme constitue un obstacle de taille au rapprochement syndical transfrontalier : même la langue de Wall Street n’est pas maîtrisée et très peu utilisée lors des deux journées (ce qui, dans un sens, n’est pas plus mal …).

Le rédacteur de ces lignes aura le plaisir et l’honneur d’apporter une touche culturelle au séminaire en interprétant, lors d’une soirée fraternelle, des chansons sociales dans les deux langues à parité.

Difficile de dire sur quelles suites concrètes peut avoir une telle rencontre, au-delà d’une simple reconduction : les difficultés auxquelles font face les deux organisations sont communes, mais les constats partagés n’apportent en soi pas de solutions nouvelles (sauf peut-être en interne d’une multinationale comme Veolia, qui a fait l’objet d’un atelier auquel je n’ai pas participé).

Les contacts sont pris, les adresses courriel échangées : cela suffira-t-il à combler le retard accumulé sur un patronat qui s’est hissé il y a beau temps à l’échelle du continent? Ou faudra-t-il créer, en parallèle, un partenariat plus structuré à l’échelle du bassin de vie que forme le Rhin supérieur ?

Il n’empêche que de telles rencontres restent indispensables, ne serait-ce que pour construire un syndicalisme européen par le « bas », ou, si l’on veut éviter cette image trop hiérarchique, le faire reposer sur le seul socle qui puisse le rendre vivant, à savoir l’adhérent.

Il convient de le rappeler, la rencontre de Mosbach a eu ceci de particulier qu’elle a été à la fois européenne et de proximité ; un voisinage apte à encore mieux faire saisir l’urgence qu’il y a à dépasser au plus vite les nationalismes économiques qui ne sont plus de mise, mais dont les salariés d’Europe restent encore prisonniers.

L’un des organisateurs du côté allemand est en fait un frontalier mosellan, qui a commencé sa vie syndicale avec la CGT, l’a poursuivi chez Ver.di et compte, pour sa retraite, revenir à la première !

 Daniel MURINGER, pour "L'Alterpresse 68"

La résolution

Le troisième séminaire des travailleurs franco-allemands s’est déroulé à Mosbach du 2 au 4 mars 2017. Il a réuni des syndiqués, militants, responsables des structures syndicales de VER.DI « ouvriers » des régions de Sarre, Rhénanie Palatinat et Bade-Wurttemberg côté allemand et des comités régionaux CGT d’Alsace et de Lorraine côté français.

Ce séminaire a abordé les deux thèmes suivants :

Les défis pour la jeunesse et le renforcement de leur engagement syndical.

La coopération syndicale dans les groupes multinationaux dans une Europe où la concurrence fait rage et se répercute négativement dans les conditions de travail des salariés.

Les jeunes participants à ce séminaire ont mis en évidence les situations difficiles qu’affrontent les jeunes dans le domaine de la formation, de l’emploi et du niveau des salaires. La précarité de leur situation est un frein à l’engagement dans l’activité syndicale.  Le défi pour nos deux organisations syndicales est d’amener les jeunes à s’emparer de l’outil syndical. Pour ce faire nous décidons de mettre en place des rencontres régulières et  de favoriser la construction de projets d’actions et de revendications en commun.

L’échange entre les délégués français et allemands du groupe multinational Veolia  a permis d’éclairer la stratégie du groupe en comparant les conditions de travail, la sécurité, la formation et  les rémunérations. Nous avons abordé le fonctionnement des institutions représentatives du personnel et les difficultés respectives pour peser sur les décisions économiques du groupe. Les délégués ont décidé de poursuivre les liens et de travailler en réseau.

Les débats ont aussi mis en évidence un constat commun des deux organisations sur les dangers de l’extrême droite pour les travailleurs et la démocratie. Dans ce contexte d’une année électorale déterminant pour les orientations politiques des deux pays, nous décidons lors d’une initiative commune de rappeler l’imposture des idées développées par l’extrême droite. Les salariés n’ont rien à attendre d’un repli nationaliste et xénophobe, mais bien au contraire d’une Europe ouverte sur le monde.

Pour combattre la montée des extrêmes, il y a nécessité de mettre en place une Europe avec un haut niveau de garanties sociales, un salaire minimum garanti et la réduction du temps de travail à 32h. Cela passe avant tout par l’arrêt des politiques d’austérité !!!

Mosbach le 4 mars 2017

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mercredi 15 février 2017

De plus en plus d'alcool aux défilés de Carnaval

L'exemple de Gundelfingen (Haut-Pays de Bade) 

alcoolL'inesthétique n'est qu'un effet secondaire de la consommation de plus en plus forte des jeunes aux fêtes de Carnaval. A Gundelfingen, les cas qui tournent mal sont si fréquents que la municipalité a décidé de faire payer des amendes (pour les déplacements des agents), tout comme sont devenues payantes les interventions des secours.

Et les mesures prises envers les alcoolisés sont radicales. Ben (le prénom a été changé) s'en souviendra longtemps. Avant de s'effondrer après une longue beuverie, il s'était battu avec les policiers qui voulaient le contrôler. Il a été ligoté et couché sur un matelas dans la cour de l'école. En attendant qu'il soit transporté au poste de police. Il n'était pas seul, plusieurs dizaines de jeunes gens étaient dans le même état que lui, dont une majorité de jeunes filles. Ben a fini sa soirée à l'hôpital des enfants, car il n'a que 15 ans. Un hôpital qui a fait le plein ce jour-là.

Pourtant, malgré l'interdiction de vente d'alcools forts dans les rues et dans les deux "villages de fous", la consommation augmente. Aucun de ces jeunes ne semble penser à sa santé. "Dans les contrôles, nous avons trouvé de la vodka au jus d'orange ou du thé glacé au rhum", affirme un policier de Gundelfingen. Les jeunes affluent par trains entiers avec un "sac au dos ivrogne" rempli d'alcool et de drogue.

Dimanche dernier, la surveillance policière était permanente par deux douzaines d'agents. "Nous voulions éviter les saccages" confirme le responsable du service d'ordre. Il y a malgré tout eu deux bagarres vite étouffées dans l'oeuf. Malgré tout, une poignée de jeunes a été mise en garde à vue pour détention de marijuana. Les parents ont été invités à les récupérer au poste de police. Ceux-là sont souvent choqués, ils sous-estiment leurs enfants.

L'âge pour ingurgiter des boissons (18 ans) n'est guère respecté. La loi interdit les spiritueux et autres alcools forts en-dessous de 18 ans. Bière et vin sont interdits en-dessous de 16 ans. On retrouve pourtant des enfants de 14 ans à consommer ces alcools. Et évidemment, les actes de violence augmentent en conséquence. Même les policiers prennent des coups de pied et se font insulter.

Malgré tout, selon la police, la fête s'est déroulée sans incident majeur. Mais, non loin de là, à Denzlingen, il y a eu des émeutes.

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