vendredi 14 avril 2017

14 avril 1917 : bombardement aérien au dessus de Fribourg-en-Brisgau

En 27 minutes, 64 bombes ont été larguées. 

La défense au sol n'a rien pu faire.

fribourg

Le 14 avril, marquera le 100ème anniversaire de la pire des attaques aériennes sur Fribourg. L'attaque s'est faite en deux vagues. Elle a entraîné 12 morts, dont neuf dans la société industrielle Gebrüder Himmelsbach AG, et un tiers de la ville détruite. La défense au sol n'a été d'aucune utilité car ses tirs ne montaient qu'à 3500 mètres alors que les avions volaient à 4000 mètres. Quant à l'escadron de chasse allemand, alerté trop tard, il n'a même pas pu décoller. Au cours de la première guerre mondiale, Fribourg a subi 25 raids aériens, plus que toute autre ville allemande, entraînant en tout la mort de 31 personnes. Sur la photo, l'Institut d'Anatomie qui fut sérieusement endommagé et qui fut entièrement détruit lors des bombardements alliés de la deuxième guerre mondiale en 1944.  L'institut a été reconstruit, avec un pavillon ouest plus grand, et fut terminé en 1949. 

Le soldat de Fribourg Willi Junge : sa dernière lettre.

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lundi 10 avril 2017

Tout va bien sur le marché de l’emploi badois

Après les mois d’hiver, l’emploi reprend en ce début de printemps. Le taux de chômage dans l’Ortenau baisse de 0,2% pour se situer maintenant à 3,5%. Pas mal.

ortenau

Il est vrai, les deux, trois derniers mois, nous n’avions pas vraiment peur pour le marché de l’emploi outre-Rhin, même si le taux de chômage avait légèrement augmenté de quelques dixièmes de points. Et on avait raison de ne pas nous exciter – avec les beaux jours, ce taux de chômage redescend immédiatement pour se situer maintenant à 3,5%. On frôle à nouveau le plein emploi.

Toutefois, même si les chiffres sont excellents, ils ne le sont pas pour les 8508 hommes et femmes qui actuellement, cherchent un poste dans l’Ortenau. En même temps, dans la même région, 3718 postes sont à pourvoir, donc, tout chercheur d’emploi dans l’Ortenau a de réelles chances de trouver un nouveau poste. Souvent, il suffit de se lancer…

Et les professionnels de l’emploi attendent avec impatience l’ouverture de la saison dans le parc de loisirs EuroaPark, l’un des plus grands employeurs de la région. « Avec le début de la saison touristique, nous nous attendons à une nouvelle baisse du chômage », explique Elisabeth Giesen, directrice opérationnelle de l’Agence pour l’Emploi à Offenburg.

Et que veut dire cette évolution pour les Alsaciens à la recherche d’un emploi ? Le message est clair – avec 3718 postes qui attendent à être occupés, la situation reste inchangée pour les chercheurs d’emploi alsaciens. La meilleure adresse pour trouver un emploi en Pays de Bade, est et reste le « Centre de Placement Transfrontalier » dont les bureaux se trouvent dans le bâtiment de la gare de Kehl. Des conseillers bilingues vous y conseillent et peuvent souvent vous faire des propositions concrètes.

Allez, c’est le printemps – tentez votre chance de l’autre côté du Rhin ! (Selon "Euro-journalist")

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mercredi 29 mars 2017

Syndicalisme franco-allemand

Mosbach est une petite ville pittoresque à l’est de Heidelberg, au pied de l’Odenwald et à proximité du Neckar. Sur le plateau aux horizons boisés, deux bâtiments constituent l’un des neufs centres de formation de Ver.di répartis sur l’ensemble de la République fédérale. C’est là que des syndicalistes français et allemands se sont retrouvés pour en appeler à l’Europe sociale (voir la résolution en fin d’article).

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Ver.di, « syndicat unifié des services », a été créé en 2001 et, fort de ses 2,1 millions de membres, est la plus importante organisation des huit fédérations composant la DGB, la principale confédération de syndicats allemands qui représente, elle, 76% des syndiqués du pays.

Pendant deux journées, du 2 au 4 mars, une quarantaine de militants issus de la CGT Alsace, de Lorraine, de Ver.di Bade-Würtemberg, et de Sarre/Rhénanie-Palatinat se sont retrouvés pour un « séminaire » (selon le vocable utilisé en allemand) qui portait, pour la troisième édition de cette initiative à la fois régionale et transfrontalière, sur deux questions précises : la situation et la syndicalisation des jeunes d’une part, et la coopération ou solidarité possible à l’intérieur d’un groupe présent dans les deux pays, en l’occurrence Veolia et plus spécifiquement sa branche traitement des déchets.

Il a fallu, du côté français, pour composer une délégation en adéquation avec les deux thèmes, piocher au-delà des deux régions frontalières : ainsi, deux porte-paroles d’un collectif « Jeunes » de Lyon et deux responsables syndicaux Veolia de Montpellier et de Paris se sont joints aux Alsaciens et Lorrains.

Pour ce qui fut de l’atelier consacré aux jeunes, les constats convergent : ceux d’une précarité croissante empêchant de construire le cadre d’existence suffisamment stable et autonome pour permettre d’envisager un engagement syndical.

Le système « dual » allemand (apprentissage simultané en école et en entreprise), très répandu, ne fournit plus les mêmes garanties d’embauche et les parcours de formation allemands débouchent désormais aussi, comme en France, sur une succession de stages ou de périodes d’essai interminables.

Un étudiant en maîtrise d’histoire intervient pour témoigner des difficultés matérielles que rencontrent nombre de ses collègues en Allemagne obligés de trouver des petits boulots pour survivre ; il relève aussi le recul de l’enseignement de l’histoire dans le parcours scolaire, et en particulier la disparition de toute référence au rôle du syndicalisme.

Il est à noter du côté allemand une approche plus pragmatique des questions, en préalable à des conclusions générales assises sur le concret, alors que les jeunes militants français procèdent à l’inverse d’une démarche un peu abstraite, au risque d’être à l’occasion en décalage avec le réel. Il est vrai que deux jeunes gens de Ver.di sont manifestement des permanents spécifiquement en charge du dossier de la jeunesse. Il n’est de ce fait pas étonnant que leur souci, dans le contexte d’effritement syndical partagé, soit de rendre le syndicat plus attrayant (plus « sexy », dira l’un d’eux) : un jeune cheminot lorrain rappelle qu’il importe avant tout d’en faire comprendre la nécessité.

On dénonce conjointement les dangers et l’imposture des extrême-droites dans les deux pays.

« Ce qui se passe en-dehors des débats est aussi important que pendant », dit un des organisateurs. Les temps de travail et d’atelier laissent de ce fait suffisamment de plages pour permettre des échanges informels et plus personnels, mais qui, sans le concours des deux traducteurs/trices chevronnés, sont très limités, et l’on s’aperçoit que l’absence de plurilinguisme constitue un obstacle de taille au rapprochement syndical transfrontalier : même la langue de Wall Street n’est pas maîtrisée et très peu utilisée lors des deux journées (ce qui, dans un sens, n’est pas plus mal …).

Le rédacteur de ces lignes aura le plaisir et l’honneur d’apporter une touche culturelle au séminaire en interprétant, lors d’une soirée fraternelle, des chansons sociales dans les deux langues à parité.

Difficile de dire sur quelles suites concrètes peut avoir une telle rencontre, au-delà d’une simple reconduction : les difficultés auxquelles font face les deux organisations sont communes, mais les constats partagés n’apportent en soi pas de solutions nouvelles (sauf peut-être en interne d’une multinationale comme Veolia, qui a fait l’objet d’un atelier auquel je n’ai pas participé).

Les contacts sont pris, les adresses courriel échangées : cela suffira-t-il à combler le retard accumulé sur un patronat qui s’est hissé il y a beau temps à l’échelle du continent? Ou faudra-t-il créer, en parallèle, un partenariat plus structuré à l’échelle du bassin de vie que forme le Rhin supérieur ?

Il n’empêche que de telles rencontres restent indispensables, ne serait-ce que pour construire un syndicalisme européen par le « bas », ou, si l’on veut éviter cette image trop hiérarchique, le faire reposer sur le seul socle qui puisse le rendre vivant, à savoir l’adhérent.

Il convient de le rappeler, la rencontre de Mosbach a eu ceci de particulier qu’elle a été à la fois européenne et de proximité ; un voisinage apte à encore mieux faire saisir l’urgence qu’il y a à dépasser au plus vite les nationalismes économiques qui ne sont plus de mise, mais dont les salariés d’Europe restent encore prisonniers.

L’un des organisateurs du côté allemand est en fait un frontalier mosellan, qui a commencé sa vie syndicale avec la CGT, l’a poursuivi chez Ver.di et compte, pour sa retraite, revenir à la première !

 Daniel MURINGER, pour "L'Alterpresse 68"

La résolution

Le troisième séminaire des travailleurs franco-allemands s’est déroulé à Mosbach du 2 au 4 mars 2017. Il a réuni des syndiqués, militants, responsables des structures syndicales de VER.DI « ouvriers » des régions de Sarre, Rhénanie Palatinat et Bade-Wurttemberg côté allemand et des comités régionaux CGT d’Alsace et de Lorraine côté français.

Ce séminaire a abordé les deux thèmes suivants :

Les défis pour la jeunesse et le renforcement de leur engagement syndical.

La coopération syndicale dans les groupes multinationaux dans une Europe où la concurrence fait rage et se répercute négativement dans les conditions de travail des salariés.

Les jeunes participants à ce séminaire ont mis en évidence les situations difficiles qu’affrontent les jeunes dans le domaine de la formation, de l’emploi et du niveau des salaires. La précarité de leur situation est un frein à l’engagement dans l’activité syndicale.  Le défi pour nos deux organisations syndicales est d’amener les jeunes à s’emparer de l’outil syndical. Pour ce faire nous décidons de mettre en place des rencontres régulières et  de favoriser la construction de projets d’actions et de revendications en commun.

L’échange entre les délégués français et allemands du groupe multinational Veolia  a permis d’éclairer la stratégie du groupe en comparant les conditions de travail, la sécurité, la formation et  les rémunérations. Nous avons abordé le fonctionnement des institutions représentatives du personnel et les difficultés respectives pour peser sur les décisions économiques du groupe. Les délégués ont décidé de poursuivre les liens et de travailler en réseau.

Les débats ont aussi mis en évidence un constat commun des deux organisations sur les dangers de l’extrême droite pour les travailleurs et la démocratie. Dans ce contexte d’une année électorale déterminant pour les orientations politiques des deux pays, nous décidons lors d’une initiative commune de rappeler l’imposture des idées développées par l’extrême droite. Les salariés n’ont rien à attendre d’un repli nationaliste et xénophobe, mais bien au contraire d’une Europe ouverte sur le monde.

Pour combattre la montée des extrêmes, il y a nécessité de mettre en place une Europe avec un haut niveau de garanties sociales, un salaire minimum garanti et la réduction du temps de travail à 32h. Cela passe avant tout par l’arrêt des politiques d’austérité !!!

Mosbach le 4 mars 2017

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mercredi 15 février 2017

De plus en plus d'alcool aux défilés de Carnaval

L'exemple de Gundelfingen (Haut-Pays de Bade) 

alcoolL'inesthétique n'est qu'un effet secondaire de la consommation de plus en plus forte des jeunes aux fêtes de Carnaval. A Gundelfingen, les cas qui tournent mal sont si fréquents que la municipalité a décidé de faire payer des amendes (pour les déplacements des agents), tout comme sont devenues payantes les interventions des secours.

Et les mesures prises envers les alcoolisés sont radicales. Ben (le prénom a été changé) s'en souviendra longtemps. Avant de s'effondrer après une longue beuverie, il s'était battu avec les policiers qui voulaient le contrôler. Il a été ligoté et couché sur un matelas dans la cour de l'école. En attendant qu'il soit transporté au poste de police. Il n'était pas seul, plusieurs dizaines de jeunes gens étaient dans le même état que lui, dont une majorité de jeunes filles. Ben a fini sa soirée à l'hôpital des enfants, car il n'a que 15 ans. Un hôpital qui a fait le plein ce jour-là.

Pourtant, malgré l'interdiction de vente d'alcools forts dans les rues et dans les deux "villages de fous", la consommation augmente. Aucun de ces jeunes ne semble penser à sa santé. "Dans les contrôles, nous avons trouvé de la vodka au jus d'orange ou du thé glacé au rhum", affirme un policier de Gundelfingen. Les jeunes affluent par trains entiers avec un "sac au dos ivrogne" rempli d'alcool et de drogue.

Dimanche dernier, la surveillance policière était permanente par deux douzaines d'agents. "Nous voulions éviter les saccages" confirme le responsable du service d'ordre. Il y a malgré tout eu deux bagarres vite étouffées dans l'oeuf. Malgré tout, une poignée de jeunes a été mise en garde à vue pour détention de marijuana. Les parents ont été invités à les récupérer au poste de police. Ceux-là sont souvent choqués, ils sous-estiment leurs enfants.

L'âge pour ingurgiter des boissons (18 ans) n'est guère respecté. La loi interdit les spiritueux et autres alcools forts en-dessous de 18 ans. Bière et vin sont interdits en-dessous de 16 ans. On retrouve pourtant des enfants de 14 ans à consommer ces alcools. Et évidemment, les actes de violence augmentent en conséquence. Même les policiers prennent des coups de pied et se font insulter.

Malgré tout, selon la police, la fête s'est déroulée sans incident majeur. Mais, non loin de là, à Denzlingen, il y a eu des émeutes.

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mercredi 25 janvier 2017

Europa-Park propose 250 nouveaux emplois

Les candidats à une embauche peuvent se rendre sur place

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Du 26 au 28 janvier, des visites d'embauche ont lieu à l'Europa-Park à Rust en coopération avec l'Agence pour l'emploi Offenburg, le Pôle Emploi Alsace de Sélestat et la Promotion de l' emploi local de Lahr. Le parc, pour la saison à venir,  recherche 250  nouveaux employés, que ce soit sur les montagnes russes, à l'hôtel ou sur le stand de bonbons. Les personnes intéressées ont la possibilité dans la semaine à venir voir sur place l'emploi qui les intéresse. Avec environ 3600 employés, le parc est l' un des plus grands employeurs de la région. "Qualification, convivialité et motivation des employés contribuent à la réussite de l' entreprise familiale selon un communiqué de presse du parc. Nous recherchons des collaborateurs pour les zones attractions, la restauration, la vente, le service, la cuisine et le nettoyage.  Avec le grand nombre de postes vacants, nos candidats à Europa-Park ont une bonne chance d'obtenir satisfaction", annonce Marcus Beck, chef du personnel et de l' administration de la station de l'hôtel. Pour fixer un rendez-vous, les candidats doivent écrire sur le net à http://www.europapark.de/jobs ou appeler le 07822/7715444. Cette année , les candidats seront accueillis du jeudi au samedi de 9h à 20h.

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lundi 12 décembre 2016

Viol et meurtre à Fribourg, un "incident" pour le maire de Villé

Le terrible meurtre de Fribourg-en-Brisgau a été élucidé – le meurtrier d’une étudiante de 19 ans a été confondu grâce à des traces d’ADN et ils sont nombreux maintenant à vouloir en tirer profit à des fins politiques. Eh oui, le meurtrier était un réfugié. Et non, cela ne veut pas dire que les réfugiés représentent un danger pour l’ordre public. Même si l’extrême-droite se trouve déjà sur ses grands chevaux pour dénoncer l’ensemble des réfugiés. Et lors de la réunion d'information concernant l'accueil de demandeurs d'asile, le maire de Villé n'a rien trouvé de mieux que d'évoquer ce drame en le qualifiant d' "incident". Aurait-il voulu mettre le feu aux poudres, il ne s'y serait pas pris autrement ! Il est vrai qu'avec de tels propos, on peut supposer que celui qui se disait "sans étiquette" au début de son premier mandat, qui est devenu l'un des premiers sarkozystes avec sa candidature aux élections régionales, pourrait bien être en mesure d'attirer les voix de l'extrême-droite au profit de son nouveau patron Fillon.  

non_a_la_xenophobie

Tout le Pays de Bade et toute l'Alsace étaient choqués après la découverte de ce terrible crime commis juste derrière le stade de football de Fribourg. En évaluant les traces laissées sur le lieu du crime et les enregistrements vidéo des caméras de surveillance, le meurtrier a pu être arrêté en peu de temps. Un jeune réfugié afghan, arrivé il y a un an non-accompagné et accueilli dans une famille d’accueil, est donc le meurtrier. A lire les médias, on pourrait avoir l’impression que la qualité de réfugié intéresse plus que le fait qu’un jeune homme se soit transformé en violeur et meurtrier. Mais cet adolescent n’a pas agi en tant que réfugié, il a agi en tant que meurtrier et les tentatives de diffamer maintenant l’ensemble des réfugiés comme meurtriers potentiels, constitue non seulement un abus terrible d’un crime aussi terrible, mais aussi un manque de respect vis-à-vis de la victime et de ses proches.

Face à la barbarie humaine, on se tait et on n’essaye pas de récupérer un tel crime pour ses propres ambitions politiques. Et que les xénophobes arrêtent de dire « vous voyez… on a toujours dit que les réfugiés étaient dangereux » – malheureusement, des viols et des meurtres sont commis par toutes les nationalités, par des malades mentaux de toute origine. Et dans la plupart des cas, il s’agit de « bons Européens », souvent de membres de la famille, très rarement de réfugiés: En fait, et c’est une information qui n’aidera ni la victime, ni ses proches, les réfugiés commettent statistiquement moins de crimes que le reste de la population ; cet Afghan de 17 ans constitue donc l’exception qui confirme la règle.

Cet adolescent qui a pris la vie à une jeune victime, sera jugé selon les règles de l’état de droit. Et ce procès sera difficile, car en vue du jeune âge du meurtrier, il sera jugé selon la loi des adolescents, avec un plafond de la peine qui sera donc inférieure à la peine qu’un adulte se verrait infliger – et là aussi, l’extrême-droite tentera de « récupérer » cette tragédie pour elle. La défense fera certainement valoir le vécu de ce jeune homme, son exposition à la violence, à la mort et ses traumatismes – et pourtant, nombreux sont ceux qui voudrait le pendre.

Le respect pour la victime voudrait qu’on laisse maintenant agir la justice qui elle seule, est en droit d’évaluer ce crime terrible, les circonstances et qui doit trouver un verdict qui correspond à la gravité des faits. Non, il ne s’agit pas d’un « crime de réfugiés », il s’agit d’un crime commis par un criminel qui sera jugé pour son acte. Et que tous les autres se taisent. Et que tous ceux qui veulent abuser de cette tragédie humaine, se taisent en baissant la tête en ayant honte – on ne profite pas d’une telle tragédie pour manipuler les gens et pour prêcher la haine. (voir Euro-journal.net)

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mardi 6 décembre 2016

Féerie de Noël à Europa-Park

Comme chaque année, le parc d’attractions Europa-Park, à Rust, brille de mille feux avec l’hiver et les fêtes de fin d’année.

europapark

Cette 16e saison hivernale a débuté le 26 novembre et durera jusqu’au 8 janvier. Pour la première fois, cette féerie sera également accessible le week-end du 13 au 15 janvier.

Outre des attractions bien connues, les visiteurs auront l’occasion de profiter de nombreuses attractions hivernales supplémentaires, telles qu’un marché de Noël typiquement allemand, une grande roue de 55 mètres de haut, une patinoire, un monde des merveilles destiné aux enfants, une école de ski pour enfants, une descente enneigée et quelques expositions. Parmi ces dernières, épinglons celle qui présentera au public plus de 30 sculptures de glace féériques.

Enfin, le programme comprend aussi de nombreux spectacles adaptés à cette période romantique de l’année : un cirque d’hiver, un spectacle de patinage, une parade de lumières et des comédies musicales. Et si la météo le permet, outre les grands huit toujours ouverts, le grand huit en bois «Wodan» et le Megacoaster «blue fire» seront également accessibles.

Bien entendu, toutes les autres attractions, à l’exception des attractions aquatiques et de quelques grands huit extérieurs, fonctionneront normalement durant cette saison. En outre, des attractions spéciales pour cette saison hivernale seront également proposées. Les enfants pourront par exemple rouler en motoneige ou suivre leur première leçon de ski. Il sera également possible de descendre une pente enneigée en glissant sur un pneu ou de goûter aux joies de la glisse sur une patinoire.

Deux expositions pour rêver

De même, le nouveau «Limerick Castle», une plaine de jeux couverte, promet de nombreux moments d’amusement aux petites têtes blondes. Enfin, le château Balthasar accueillera un marché médiéval regroupant des artisans d’antan, alors que le quartier allemand se transformera en véritable marché de Noël.

Les visiteurs du parc peuvent également découvrir une exposition au sein de l’Arène du quartier espagnol. Un hall spécial a été construit pour «Magic Ice». Sous une température constante de -8 °C, les visiteurs effectuent un voyage à travers l’histoire d’Europa-Park retracée par une trentaine de sculptures de glace atteignant parfois quatre mètres de haut. Une équipe de 50 personnes a travaillé des journées entières pour sculpter ce monde féerique avec 150 tonnes de glace et une quantité similaire de neige. La glace, claire comme du cristal et présentant des reflets bleutés, est originaire de Belgique. Mises en valeur par des jeux de lumière, ces sculptures donnent forme à un spectacle fascinant.

La gare de départ du Silver Star, le grand huit le plus haut du parc (culminant à 73 mètres), est, cet hiver, le décor d’une exposition de plus de 200 œuvres du célèbre illustrateur et auteur pour enfants allemand Janosch. En Allemagne, tous les enfants connaissent ses dessins comiques et humoristiques.

Dans un même temps, les hôtels accueilleront des sculptures en bois signées de l’artiste Clemens Heinl. Les visiteurs feront ainsi connaissance avec ses personnages grandeur nature hyperréalistes même s’ils ont vu le jour au départ d’un travail mené à la tronçonneuse. Cette exposition se déroule jusqu’au 9 janvier.

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jeudi 3 novembre 2016

Marché de la Saint-Martin chez nos jumeaux d'Elzach

Dimanche, 6 novembre, le traditionnel "Martinimarkt"

header_martinimarkt_2016Cette année, c'est dimanche 6 novembre qu'aura lieu le "Martinimarkt" de nos jumeaux badois d'Elzach. De nombreux exposants, vendeurs, artistes amateurs, des élèves des écoles, des clubs sportifs participeront à la manifestation. Le marché débutera à 11 h et les magasins ouvriront à 13 h. Les restaurateurs et les bouchers proposeront des menus du crû. La zone de marché s'étend sur toute la ville et invite à flâner, regarder, s'informer, acheter et se régaler. Une nouveauté est le programme réservé aux enfants. Il comprend un atelier sur le thème du cirque, un autre de fabrication de lanternes de rue, et un programme de jeux de ballon. La communauté catholique des femmes organisera à l'intérieur du centre paroissial une vente gigantesque de gâteaux et de pâtisseries. Enfin la journée se terminera sur un défilé ouvert par Saint-Martin à cheval et la fanfare de la ville.

Il est certain que si une délégation de Villé (plus nombreuse que celle qui s'est rendue récemment à Ferrette) se rendait à ce marché, elle aurait à y gagner au niveau des idées, tout comme elle pourrait inviter une délégation d'Elzach à venir le 6 décembre fêter la Saint-Nicolas à Villé.

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mercredi 26 octobre 2016

Des ivoiriens réfugiés en Allemagne

Sasbachwalden en Forêt Noire 

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Sasbachwalden, ses vignes, ses vergers, ses superbes maisons à colombages, ses restaurants gastronomiques, ses hôtels de luxe, son parc à daims et ses… 500 réfugiés. C’est dans ce petit village de 2.400 habitants, l’un des plus beaux du pays, que le gouvernement allemand a choisi de loger en 2015 des centaines de réfugiés arrivés de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, du Pakistan, du Bangladesh et d’Afrique. Un hôtel entier, le Bel Air, a été réquisitionné sur les hauteurs, avec vue imprenable sur la plaine d’Alsace. Abandonné depuis trois ans, il est à la disposition du Land de Bade-Würtemberg. Nous sommes ici sur le versant ensoleillé de la Forêt Noire, dans le canton d’Ortenau, tout près de Strasbourg. Un véritable paradis pour randonneurs, cavaliers, touristes, retraités et amateurs de bonne chère et de bons vins !

Au centre du village, les habitants n’expriment que timidement leur opinion sur l’arrivée massive de tant de pauvres hères. Une employée de la mairie, sous couvert d’anonymat, laisse entendre que la décision avait été prise en haut lieu, à Fribourg, et que le maire a bien été obligé de s’y plier. La plupart des restaurateurs et des hôteliers, qui acceptent de s’exprimer, observent une neutralité de bon aloi et soulignent que personne, au cœur de Sasbachwalden, n’a encore vu des migrants de près.

Des ivoiriens migrant depuis 2009

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Parmi eux, deux jeunes ivoiriens, Zacharia Koné, 25 ans et son petit frère Ahmed, 17 ans, qui se préparent une salade de tomates à même le sol, au pied de leur lit de camp. Ces deux Ivoiriens ont fui la guerre civile à Abidjan, en 2009. Le reste n’est qu’une longue suite de souffrances au Niger, en Libye puis en Italie, après une traversée sur un frêle esquif. « Nous avons été battus, emprisonnés en Libye, maltraités en Italie », raconte l’aîné dans un français parfait. « Nous étions un groupe d’une centaine à voyager ensemble en Libye. Une vingtaine seulement a survécu. Tous les autres sont morts… »

Tant de risques pour poursuivre quel rêve ? Zacharia veut savoir à combien de kilomètres se trouve Strasbourg et la France, dont ils parlent la langue à la perfection, alors qu'ils ne comprennent pas un mot d'allemand. Depuis la fenêtre de sa chambre, il regarde en direction du pont de Kehl, les yeux brillants, et interroge : « On peut passer facilement ? ».

Voilà où ils en étaient en septembre 2015, persuadés qu'ils allaient enfin arriver rapidement en France et retrouver des amis ivoiriens. Ils allaient vite déchanter.

L'opposition du maire de Sasbachwalden

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Après un accueil réservé, le maire a donné de la voix. Valentin Doll, est furieux contre les autorités du Land de Bade-Wurtemberg, qui ne l'auraient pas prévenu de ces arrivées. "On aurait aimé en discuter en conseil municipal", dit-il, penaud et sans un regard pour les Syriens et les Afghans qui conversent, en petits groupes, sous l'auvent qui servait d'entrée à l'ancien trois étoiles. A Sasbachwalden, le tourisme reste le moteur de l'économie.  "Qui paiera si le taux d'occupation de nos hôtels s'effondre? Les touristes n'aiment pas les endroits où on sent la crise de trop près", s'est inquiétée la propriétaire d'un hôtel situé à l'autre bout du village, lors de la première réunion publique organisée jeudi soir dans la salle des fêtes. "On va tenir compte des réfugiés dans nos statistiques de population. Ça fera augmenter nos dotations publiques. Je parle d"une somme à six chiffres. C'est toujours ça de pris", a répondu le maire. Puis, il s'est adressé au tribunal de Karlsruhe pour obtenir le départ de ces migrants. Son argument : « Le Land a volé la commune ! »

 Méfiance et malveillance

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Dans la foulée, l'hiver fut chaud pour les réfugiés. Regardés avec méfiance, voire même du mépris, dans le village, ils furent les victimes de nombreuses brimades. Les actes de malveillance de la part d'inconnus furent nombreux : fausses alertes incendie ou autres alertes à la bombe, barrages obligeant à des évacuations intempestives, et amenant de nombreux pompiers et démineurs sur les lieux … pour rien. Au mois de janvier 2016, il y eut une journée avec quatre alertes de cette sorte et 18 la semaine suivante. Des alertes restées bien sûr, très anonymes. On ne va pas parler de tout le reste : plaintes de vol contre X... (sous-entendu : des réfugiés), interdictions nombreuses prises par le maire pour de soi-disantes raisons de sécurité, route bloquée nuitamment par l'abattage d'arbres, etc... Les réfugiés, devant une telle mauvaise foi, manifestèrent même un jour pour protester contre ces traitements « de faveur » en se rassemblant sur la route qui mène à l'hôtel Bel Air. Ce fut leur tort : la tension étant devenue telle que le Land décida, au mois de mars 2016, d'évacuer l'hôtel.

Que sont devenus les deux jeunes ivoiriens ?

Pendant leur séjour à Sasbachwalden, ils ne purent jamais obtenir de papiers pour venir en France. Motif : la réglementation européenne dit que les réfugiés ne peuvent demander le droit d'asile dans deux pays de l'union européenne. Or, ils avaient fait les démarches en Allemagne pour ne pas être expulsés vers l'Italie, voire la Libye, et n'étaient donc pas accessibles à un droit d'asile en France ! Et ceci bien qu'étant parfaitement francophones ! Charmante législation européenne avec un espace de Schengen soi-disant ouvert, acceptée par la France, championne des fêtes de la francophonie (à Nice en 2005). Alors nos deux jeunes, ont dû monter dans un bus, les reconduisant à Karlsruhe, puis à Heidelberg, puis à Berlin.

Où sont-ils aujourd'hui ? Difficile à dire, dans un hôtel en Allemagne en attendant une improbable suite dans leur pérégrination vers la France ? Renvoyés à Rome ou à Tripoli ? J'ai appris ces jours qu'en Allemagne de nombreux francophones, exilés du Tchad, de Côte d'Ivoire, du Niger, du Burkina-Faso, de Somalie, étaient dans le même cas qu'eux. Le gouvernement ivoirien, qui veut sans grand succès rapatrier les réfugiés des pays voisins (Sénégal, Ghana, etc...) sous prétexte de réconciliation nationale, se préoccupe-t-il de ces centaines de compatriotes que la guerre a jeté sur les routes européennes ? Quant à l'Europe, quand aura-t-elle une politique cohérente de l'immigration et de l'accueil des réfugiés ?

Aux dernières nouvelles, le maire de Sasbachwalden ayant été débouté par le tribunal de Karlsruhe, le Land pourra de nouveau héberger des réfugiés, en nombre moindre cependant.

sasbachwalden3Alerte à la bombe

sasbachwalden6Barrage sauvage établi par des anonymes

sasbachwalden4Evacuation lors d'une alerte

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dimanche 23 octobre 2016

Pays de Bade : des exemples d'intégration de réfugiés

La vie de deux Syriens à Malterdingen

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Malterdingen est un village de 3000 habitants situé non loin de Marckolsheim du côté allemand, à la sortie de l'autoroute Karlsruhe - Fribourg. C'est là que deux jeunes hommes de Syrie ont trouvé leur bonneur. L'un d'eux, Hesham Arnaooti, 38 ans, a été embauché comme stagiaire "ingénieur en électronique"  dans l'entreprise Elktro Krumm. Le 1er octobre il a signé un contrat de trois ans, avec une possibilité d'embauche définitive au bout. Il explique dans un allemand encore approximatif son travail : "Hier j'ai installé des plafonniers et des lampes murales dans une cage d'escalier. Aujourd'hui j'ai tiré des câbles électriques à travers des gaines." Le patron de l'entreprise Bernd Krumm est déjà convaincu : "J'ai rarement vu un étudiant aussi intéressé et engagé, ce qui lui a permis d'être adopté de suite par l'ensemble du personnel." Hesham espère rapidement trouver un appartement qui lui permettront de faire venir sa femme et ses deux enfants qui sont pour l'instant restés en Turquie.

Kashim Shhadt, 22 ans, un Palestinien originaire de Syrie, est en apprentissage dans la société de chauffage et de plomberie Andreas Bühler à Bahlingen, un village voisin. Il suit une formation pour sanitaires, chauffage et climatisation. Andreas Bühler, le patron dit de lui : "Il est très attentif et intéressé par tout et n'hésite jamais à donner un coup de main."

Pour l'instant, les deux réfugiés vivent dans des studios dans un ancien hôtel aménagé pour l'accueil de ces arrivants. Ils peuvent y rester un an. Sonja Saad, la responsable administrative d'un groupe de 70 réfugiés, s'est chargée de leur trouver ces emplois.

Quatre fois par semaine, Hesham et Kashim prennent le train vers Fribourg pour suivre des cours d'allemand. 

A Bad-Säckingen, le bâtiment écologique de Gettnau

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Bad-Säckingen se trouve sur le Rhin, près de Lörrach et de Rheinfelden, à la frontière suisse. Le bâtiment Gettnau, lui aussi un ancien hôtel, a été rénové, et l'accueil des réfugiés a été bien accepté par la population. Le maire Alexander Guhl n'oublie pas de féliciter l'architecte municipal Michael Rohr et son équipe qui ont tout fait pour accélérer la construction. Il reconnaît aussi la bonne entente et l'aide avec la direction du Land de Bade-Würtemberg. Les associations ont également tout fait pour intégrer ces réfugiés venus d'horizons divers. Il y a eu notamment des jeunes qui se sont inscrits dans les clubs de football de FC Wallbach et de SV Obersäckingen. Tous les enfants ont pu être scolarisés. Et le maire n'hésite pas à dire : "Nous avons dépassé le stade des premiers secours, nous en sommes à l'intégration." La majorité des réfugiés est reconnue maintenant comme demandeurs d'asile. Quant aux adhérents de Pegida (mouvement anti-migrants d'extrême-droite), qui prophétisaient au début un avenir noir pour Bad-Säckingen, ils ont été très vite réduits au silence.

Posté par jl boehler à 00:02 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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