samedi 16 janvier 2016

A propos des voeux de la municipalité de Villé

Discours très politicien 

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Décidément, dans nos vallées, les voeux de Nouvel An des élus à la population (paraît-il) deviennent traditionnement des règlements de compte polémiques et de tirs "à la kalachnikoff" sur des adversaires supposés. Ce qui était réservé il y a quelques années au Val d'Argent a allègrement contaminé le Val de Villé. Le discours du maire de céans, ex-candidat LR non élu aux dernières Régionales, rapporté par la presse, en est un bel exemple. 

D'abord, un reproche au président du conseiller départemental Bierry accusé d'avoir été trop long dans son intervention ! Une manière plus ou moins habile de ne pas donner la parole à la conseillère départementale locale, qui semble ne plus être dans les bons papiers du premier magistrat, elle qui n'a déjà eu droit qu'au minimum syndical la veille aux voeux de la comcom, où elle n'a pu s'exprimer que sur les camions et le contournement de Châtenois, sujets sur lesquels le président de la comcom et le maire sont peu à l'aise, bien que le représentant de Villé soit vice-président aux transports dans l'intercommunalité. 

Un rapprochement avec l'extrême-droite ?

Autre polémique : l'ancienne gendarmerie ! Monsieur le Maire fait état de banderoles et des affiches dont personne n'avait connaissance ! Grâce à son discours, tout Villé est au courant. Il n'y aura pas de réfugiés dans l'ancienne caserne de gendarmerie, il semblerait qu'on préfère laisser cette friche administrative à l'état d'abandon. Monsieur le Maire semble surtout ne pas vouloir froisser l'extrême-droite locale. On peut se demander quel discours il tiendra sur ce sujet aux élus d'Elzach qui viendront à Villé dans quelques jours et qui ont fait un effort significatif pour l'accueil de réfugiés. Peut-être l'occasion pour la conseillère départementale de "réparer la république", selon son expression, pour prévenir un dérapage éventuel du premier magistrat dans ce domaine ?

Des arguments fallacieux  en guise de réponses

On peut se demander à qui notre premier magistrat veut répondre lorsqu'il énonce les travaux de voirie : à ce blog ? à son opposition ? Va savoir... En tous  cas, les chemins ruraux restent le parent pauvre : il y  a longtemps que le chemin du Schmissberg est une rue longée d'habitations. Le chemin de la Bosse a été goudronné à l'occasion de l'arrivée de hautes personnalités venues du département voisin (munies du nouveau passeport alsacien ?). La rue Bellevue, c'est la commune d'Albé qui le souhaitait. Enfin, le chemin de la Schrann, qui doit être entretenu, c'est l'un des derniers qui a vu des travaux. Quant au roulement pour entretenir tous les chemins ruraux, on l'attend toujours. Les chemins en mauvais état restent en mauvais état, malgré les rentrées financières des baux de chasse.

La vallée reste un désert économique, social, culturel

Monsieur le Maire oublie qu'il  fut un temps où toutes les communes avaient un bureau de poste. Qu'en reste-t-il ? Un seul à Villé. Et encore, il survit en remplaçant la maison des services publics par une table et un ordinateur. Quel beau progrès ! Le Val de Villé, avec la fermeture de la Sécurité Sociale, devient définitivement un désert administratif.

Mais, vous avez dit, monsieur le maire, que le Val de Villé n'est pas un désert économique. Qu'en est-il donc de la friche à "zéro emploi" des FTV ? Qu'en est-il de la ZAC à "zéro emploi" de Maisonsgoutte ? Et qu'en est-il des 58% des salariés qui  quittent la vallée tous les matins pour se rendre à leur travail ?

Vous avez dit, monsieur le maire, que le Val de Villé n'est pas un désert social. Qu'en est-il donc du lotissement "Les Pommiers II" ? des nombreuses dizaines de logements vides dans le bourg ?

Vous avez dit, monsieur le maire, que le Val de Villé n'est pas un désert culturel. Qu'est devenu le grand spectacle annuel du Saint-Gilles qui mobilisait tant d'associations et de bénévoles, et dont vous étiez un dirigeant ? 

Monsieur le maire, n'avancez pas des arguments auxquels vous ne croyez pas vous-même.

Le Val de Villé remercie Jean-Pierre Masseret

A l'heure actuelle, le Val de Villé ne peut que se réjouir qu'au nom de la gauche, Jean-Pierre Masseret se soit maintenu au deuxième tour des élections régionales, qui a fait que la gauche soit présente dans cette instance, mais qui a aussi évité au Val de Villé d'avoir un élu régional "LR sans étiquette" inutile, voire contreproductif, sans vision d'avenir, dans cette assemblée de l'ACAL.

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vendredi 15 janvier 2016

Abidjan : Pourquoi le casino "Café de Rome" devait disparaître

Un nouveau "Fouquet's" en Côte d'Ivoire !

Le 8 mai 2015, je publiais sur mon blog l'article concernant la démolition du Café de Rome d'Abidjan, coupable de pollution de lagune selon les autorités : La Côte d'Ivoire se tire une balle dans le pied . Je me posais la question de savoir à quel concurrent profite le crime. Et bien voilà, nous sommes servis grâce au communiqué suivant publié sur le site de la Société des Palaces de Cocody, sise à Abidjan : 

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"La Société des Palaces De Cocody (SPDC), représentée par son Directeur général, Madame DIARRASSOUBA Maférima Epse OUATTARA a procédé ce mardi 08 décembre 2015 à la signature d’une convention de concession avec le Groupe Lucien Barrière pour l’exploitation et la maintenance du Casino « L’Eléphant d’or » de l’Hôtel Ivoire.

Notons que ce patrimoine de la SPDC ouvert en 1969 est resté  fermé depuis 2008. A l’issue d’un appel d’offres restreint, l’opérateur Casinotier de renommée internationale « Lucien Barrière «  a été retenu.

Ce jour marque donc l’aboutissement d’un processus rigoureux de sélection d’un opérateur professionnel à même de hisser ce Centre de profits à la dimension internationale à la  satisfaction de la clientèle.

Monsieur Eric CAVILLON, Directeur général Casinos groupe   du « Groupe Lucien Barrière », accompagné de Monsieur Gilles MAILLET, Directeur général des opérations à l’international,  n’a pas caché sa grande joie de voir son entreprise titulaire dudit marché investir pour la première fois dans un pays d’Afrique dont les potentialités lui confèrent une forte attractivité d’investisseurs.  

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La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités dont Monsieur Roger KACOU, ministre du Tourisme, Monsieur Touré Seydou, représentant du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, les administrateurs, directeurs de départements, directeurs d’unités et Chef de services de la SPDC.

Il faut également souligner la participation de Madame le Directeur général adjoint de la SPDC, Madame Lucette K. TRAORE, messieurs les Directeurs de la Direction des participations et de la privatisation (DPP), des marchés publics (DMP) sans oublier le personnel SPDC.

 La cérémonie a pris fin par des échanges de présents et un Cocktail."

L'histoire pourrait s'arrêter là, si le PDG actuel du groupe Lucien Barrière n'était un certain Dominique Desseigne, petit-fils de Lucien Barrière, et père de l'enfant de l'ex-ministre de la justice sous Sarkozy, Rachida Dati. Il a fait la une de l'actualité people la semaine dernière car il a été condamné à payer une pension alimentaire à Rachida Dati et à sa fille Zohra de 2500 €/mois, une goutte d'eau pour la 116ème fortune de France.  A 70 ans, il faut qu'il pense aussi à l'héritage pour elle. Alors pourquoi ne pas l'envisager en Côte d'Ivoire où se rendent régulièrement les anciens du Fouquet's, dont le propriétaire est le même Dominique Desseigne, qui en 2007 étaient présents pour fêter la victoire de leur ami Nicolas Sarkozy.

Et face à toute cette belle galerie, "les petits mafieux corses" du Café de Rome ne faisaient évidemment pas le poids.

Quant à notre brave Nicolas Sarkozy, qui est, semble-t-il, si sûr de sa victoire en 2017, ne rêve-t-il d'emmener tous ses meilleurs amis dans une virée africaine chez son ami Alassane Ouattara.

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jeudi 14 janvier 2016

Concours de la chanson francophone au Vietnam

Vainqueur : Hua Thanh Tu

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La finale du concours national de chanson francophone s’est déroulée le 5 décembre à l’Institut français de Hanoi (L’Espace) avec la participation de neuf candidats. Si le jury de présélection avait choisi dix candidats finalistes, Mac Mai Suong (Hanoi), actuellement en République de Corée, a dû se désister.

Les neuf candidats restants sont passés à tour de rôle pendant plus d’une heure. À l’issue de ce qui s’est apparenté à un véritable concert, le jury de la finale a attribué le premier prix à Hua Thanh Tu, 23 ans et étudiante à l’École supérieure des arts de Hanoi.

D’après Pierre-Yves Turellier, attaché de coopération éducative de l’ambassade de France du Vietnam, et l’un des organisateurs du concours : «Il s’agit du premier concours national de la chanson francophone organisé par l’ambassade de France au Vietnam. Le but est de diffuser non seulement la richesse de la chanson francophone mais encore la richesse de la langue».

Eva Nguyên Binh, conseillère à la coopération et à l’action culturelle de l’Ambassade de France au Vietnam, membre du jury de la finale et du comité d’organisation, a de son côté déclaré que le niveau des neuf finalistes était«très élevé» et que ces derniers étaient «extrêmement talentueux».

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mercredi 13 janvier 2016

Le canal du Mozambique, plus meurtrier que la Méditerranée pour les réfugiés

2500 morts en Méditerranée, 10000 entre les Comores et Mayotte 

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Le Canal du Mozambique, un bras de mer de l’océan Indien séparant les Comores et l’île de Madagascar du reste de l’Afrique, connait, lui aussi, le mêmes horreurs depuis 1995, avec au moins une dizaine de milliers de vies fauchées, après des tentatives échouées d’atteindre Mayotte, département français au large de l’Afrique.

Chaque année, des milliers de Comoriens traversent le bras de mer entre l’île d’Anjouan et Mayotte, pour vivre dans cette plus prospère île de la région, devenue le 101e département français en 2011, et territoire de l’Union européenne (UE) en 2014.

Le phénomène de l’immigration clandestine entre les deux îles toujours aussi remarquable date de1995, où l’ancien Premier ministre français Edouard Balladur a imposé un visa pour les Comoriens, mais il s’est progressivement aggravé depuis que Mayotte a été déclarée partie intégrante de la France et de l’UE.

Surnommé « canal de la mort » par les locaux, le bras de mer de 70 kilomètres qui sépare l’île d’Anjouan de Mayotte est emprunté chaque année par des milliers de Comoriens à bord de « kwassa kwassa », des petits canots de pêche. 

 Un phénomène difficile à évaluer

L’ampleur de ce phénomène migratoire est pourtant difficile à mesurer, dès lors que les chiffres officiels ne sont souvent pas actualisés et qu’aucune agence internationale n’observe la situation sur place, contrairement à ce qui se passe en mer Méditerranée, où l’Agence européenne intergouvernementale pour la gestion de la coopération aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne « Frontex » est présente. En 2014,  seuls 597 kwassas transportant 12 879 migrants ont été interceptés à la frontière mahoraise, selon la Préfecture de Mayotte. 

D’autres chiffres importants sur la vague migratoire, tels que le nombre de personnes en situation irrégulière, ou celui des migrants éloignés ou morts sur le chemin, restent inexacts voire peu fiables. Un rapport d’information de l’Assemblée nationale, datant de 2009, évoque déjà un chiffre de 60 000 clandestins, ce qui équivaut à un tiers de la population totale de l’île. Or, selon les dernières estimations de 2015, ce nombre atteindrait 100 000, dès lors que 70 % des naissances à Mayotte sont le fait de femmes sans-papiers, selon l’ Institut national de la satatistique et des études économiques « Insee ».

S’agissant du nombre des morts en mer, un rapport du Sénat français fait état d’entre 7 000 et 10 000 morts depuis 1995 et 2012, pourtant selon Marie Duflo, Secrétaire générale du Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), « c’est probablement beaucoup plus car les chiffres avancés se basent sur ce qu’on voit dans les eaux territoriales de Mayotte« .

« Même pour la Méditerranée, les chiffres sont approximatifs alors que la Méditerranée est beaucoup observée par les Etats et par l’agence Frontex. Pour l’archipel des Comores, personne ne fait cette observation », souligne Duflo dans une interview avec Anadolu. Et d’ajouter: « Le trajet des kwassas qui cherchent à éviter la police française est de plus en plus long et risqué. L’île d’Anjouan n’est qu’à 70 km de La Mayotte mais ils font de gros détours et la mer est mauvaise ». Les autorités locales évoquent même 50 000 morts depuis 1995, insiste-t-elle. 

Un phénomène peu connu en France et dans le reste du monde

Le phénomène migratoire entre les Comores et Mayotte est beaucoup plus ancien et vraisemblablement plus meurtrier que celui en mer Méditerranée, pourtant il reste faiblement médiatisé à l’échelle globale et même en France elle-même. 

Les représentants de l’Union européenne (UE) et l’Afrique se sont réunis à Malte en novembre dernier pour discuter de la vague migratoire entre les deux régions, cependant la question de La Mayotte ne figurait pas dans l’agenda du sommet. 

Selon Marie Duflo, ce faible intérêt pour Mayotte repose sur plusieurs facteurs à la fois régionaux et internationaux. « Il s’agit principalement de Comoriens ou parfois de Malgaches originaires de pays dont les États sont, surtout les Comores, extrêmement faibles », explique Duflo, soulignant que la population comorienne, durement touchée par les morts, n’a pas les moyens de s’exprimer. « Les enjeux économiques régionaux pèsent sans doute un peu pour la France mais pas tellement au total et les organismes africains susceptibles éventuellement solidaires ont une faible audience« , poursuit-elle.

S’agissant de la France métropolitaine, on a tendance à « caricaturer ce qui ce passe dans une petite île éloignée et inconnue », ce qui permet, selon Duflo, de « supprimer à  Mayotte des droits acquis dans les autres départements ».

A l’échelle internationale, le phénomène est vu comme une « affaire française » ou, « au mieux, une curiosité exotique qu’on découvre en passant », déplore-t-elle. 

La France « déterminée à mettre fin » aux tragédies en mer

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Du point de vue des autorités françaises, l’affaire est avant tout considérée comme une question qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine et de la coopération avec les Comores. Un Conseil conjoint est établi entre la France et les Comores en juin 2013 pour « faciliter la circulation des personnes et d’améliorer la sécurité maritime, afin de mettre fin à ces tragédies en mer », rappellent les sources diplomatiques du Quai d’Orsay dans une déclaration à Anadolu. 

La France « est totalement déterminée à mettre fin à cette situation », insiste-t-on encore au Quai d’Orsay, ajoutant que les deux parties s’efforceront « comme en mer Méditerranée » à « trouver des solutions acceptables par tous, avant tout pour lutter contre les trafiquants d’êtres humains et tous ceux qui profitent de la détresse des migrants ». 

La France et les Comores ont par ailleurs signé la Déclaration de Paris sur l’amitié et la coopération en juin 2013, évoquent les sources diplomatiques, notamment pour « prendre toutes les mesures appropriées, notamment en matière de coopération et d’opérations conjointes nécessaires à la sécurité maritime ».

Contournement de l’état d’urgence à l’encontre des migrants 

Alors que l’état d’urgence est instauré en France métropolitaine depuis le 13 novembre dernier suite aux attentats de Paris, la Préfecture de Mayotte n’a pas tardé à imposer le même régime d’exception sur l’île pour entraver la vague migratoire. En effet, contrairement à la France métropolitaine, l’état d’urgence à Mayotte, en cours depuis le 24 novembre, sert à renforcer le contrôle des frontières et à s’assurer de la régularité du séjour des personnes et non pas à endiguer la menace terroriste. 

Un patrouilleur de la marine française est déployé au large de l’île et des avions appartenant au détachement AIR des Forces armées dans la zone sud de l’océan indien devront bientôt survoler la région pour renforcer la surveillance.

L’utilisation des mesures de sécurité exceptionnelles à l’encontre des migrants est déjà contestée par des associations de défense des droits des migrants, dont la Cimade, qui y voit une « accusation implicite comparant des migrants, essentiellement attirés par Mayotte pour des raisons sanitaires et économiques, aux exécutants de Daech ».

Dans sa lettre ouverte, l’association appelle les autorités mahoraises à ne plus faire un « amalgame entre immigration et terrorisme » et à abandonner « la politique répressive de contrôle des frontières des autorités françaises, qui ne fait que cacher une absence criante de réflexion de fond sur l’amélioration de la situation de Mayotte et de l’archipel des Comores ». (selon "Oeil d'Afrique")

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mardi 12 janvier 2016

Un virus informatique à Saint-Pierre-et-Miquelon

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Victime d’un virus informatique, l’association « Restons chez nous » a décidé de porter plainte. Il s’agirait du troisième cas de piratage en quelques semaines dans l’archipel. Toutes les données de l’association sont devenues inaccessibles. Explications.

saintpierre1Silencieusement, en toute discrétion, un virus informatique s’est glissé dans un ordinateur de l’association d’aides aux personnes âgées " Restons chez nous ", à Saint-Pierre. " C’est toute la mémoire de l’association qui s’en va ", déplore l’un de ses membres.

Des données personnelles deviennent inaccessibles

En quelques heures à peine, le virus a crypté de nombreuses données stockées dans les ordinateurs de l’association : courriers, lettres, documents textes ou encore photos, tout est devenu inaccessible. " Il s’agit d’un virus rançon, explique Jean-Christophe Paulau, consultant en informatique dans l’archipel. Il peut s’introduire dans un ordinateur via une pièce jointe dans un mail ou via le téléchargement d’un programme. On s’en rend compte lorsqu’on ne peut plus rien ouvrir de ses documents mais en général c’est que le mal est fait et à 99 % les données sont fichues ".

                              Un virus rançon qui réclame 500 dollars

Et ce virus ne s’arrête pas là. Après avoir crypté vos données personnelles, il vous laisse un message dans lequel il vous demande de payer une rançon de 500 dollars. " C’est  quitte ou double, explique Jean-Christophe Paulau. Même si vous acceptez de payer vous n’avez pas la garantie de pouvoir récupérer vos données ".
(Selon Saint-Pierre et Miquelon.La 1ère)

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lundi 11 janvier 2016

Tensions entre Chine et Vietnam

"Guerre froide" entre deux pays communistes

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Un petit avion qui fait un atterrissage forcé sur une île désertique vietnamienne, y a-t-il de quoi fouetter un chat ? On pourrait à la limite parler de tempête dans un verre d'eau si l'incident ne s'inscrivait dans une ambiance de conflits d'intérêts économiques de longue date.

Toujours est-il que Hanoï a adressé des protestations à Pékin qui les a rejetées, à propos de l'atterrissage d'un avion chinois sur un récif disputé de mer de Chine méridionale, en affirmant que l'appareil s'était posé en territoire chinois, et non vietnamien. Un "vol d'essai" a atterri sur le récif de "Fiery Cross", a déclaré samedi soir Hua Chungying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué posté sur internet.

Le Vietnam revendique également la souveraineté de ce récif de l'archipel des Spratleys. Mais la Chine a commencé en 2014 des opérations de remblaiement pour aménager sur ce récif situé à un millier de kilomètres de la province de Hainan, dans le sud de la Chine, une piste de 3000 mètres. Le Vietnam avait déjà vivement protesté contre l'atterrissage d'un appareil chinois, estimant qu'il s'agissait d'une violation de sa souveraineté.

Des responsables vietnamiens ont par ailleurs indiqué qu'ils avaient demandé à Pékin d'enquêter sur le naufrage d'un bateau de pêche vietnamien percuté par un bateau chinois présumé vendredi, à une soixantaine de milles de l'île de Con co, dans la province de Quang Tri. Les 11 membres d'équipage du bateau ont pu être secourus. 

Vietnam

Chine et Vietnam continuent de s'opposer à propos des îles Paracels et Spratleys en mer de Chine méridionale ainsi que sur les droits d'exploration pétrolière et de pêche dans les eaux contestées. L'installation d'une plateforme pétrolière chinoise dans des eaux disputées près des Paracels avait provoqué en 2014 au Vietnam les émeutes antichinoises les plus violentes depuis des décennies, poussant Pékin à évacuer des milliers de ses ressortissants.

La guerre économique entre les deux pays fait rage, de nombreuses entreprises occidentales quittent même la Chine pour s'implanter au Vietnam plus attractif. Même l'un ou l'autre groupe du Centre-Alsace, implanté en Chine, vient d'ailleurs de "délocaliser" chez le voisin vietnamien.

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dimanche 10 janvier 2016

Maison des services publics de Villé : ouverte ou fermée ?

Un site municipal bien à jour ? 

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A grand renfort de publicité, le maire de Villé annonçait le 28 décembre 2015 que par manque d'aide de l'Etat, il se voyait obligé de fermer la maison de services publics, et que dorénavant elle serait remplacée par une table et un ordinateur (appelés MSPA) installés à la Poste !

Voir ou revoir l'article du blog du 29/12/2015 : Démantèlement du service public à Villé 

Et pourtant, ce jour, le site internet officiel de la commune fait encore état des informations ci-dessous :

"La maison des services publics propose des permanences tout au long de l'année. Elle est située près de l'église catholique Notre- Dame, 3 rue René Kuder.

CPAM : tous les jeudis de 8h00 à 12h00 et de 13h00 à 17h00

CRAM : Mme GRANDGEORGE, assistante sociale. Prendre rendez-vous au 03 68 33 81 30 à la maison du Conseil Général

Croix rouge : les 1er et 3ème mercredis du mois (semaine impaire uniquement)

Conciliateur de justice : contacter le tribunal d'instance de Sélestat  au 03 88 82 98 97

Armée de terre : 3ème mercredi du mois de 10h à 12h

Entr'aide : les 1er et 2ème lundis du mois de 15h à 18h (rez-de-chaussée du bâtiment bleu de l'école primaire). Pour toute question, joindre M. André BAUER : 03 88 57 17 23.

La CRAV ne fait plus de permanences à Villé. Pour toute demande, veuillez vous adresser aux bureaux de Sélestat situés 8 rue Sainte Barbe 67600 SELESTAT.

La mission locale propose des permanences dans les locaux de la Mairie, les lundis après-midi, sur rendez-vous uniquement."

Comprenne qui pourra !

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samedi 9 janvier 2016

Menace de grève chez Bolloré Africa Logistics

Les salariés sénégalais mécontents 

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Rien ne va plus entre la Direction Générale de Bolloré Africa Logistique Sénégal et les travailleurs! Après un bras de fer tendu entre les deux entités, les choses se sont empirées puisque les travailleurs de Bolloré arborent des brassards rouges depuis ce matin. Et ce pour 72 heures. La raison de la colère des délégués de personnel accompagnés par l’ensemble des travailleurs est basée sur une discrimination totale et entière entre les expatriés français et les travailleurs locaux. 

Il s’agit en vérité d’un traitement illégal dans tous les domaines, si les travailleurs locaux ne sont pas purement et simplement mis au frigo au moment où « les expatriés qui ne sont d’ailleurs pas plus compétent sont promus ». 

Une source proche des délégués du personnel explique que les raisons de ce mouvement d’humeur s’articulent autour de trois points essentiels,  à savoir une augmentation conséquente et immédiate des salaires, la levée  des mesures de sécurité  nouvellement imposée et une motivation sérieuse  du personnel local. «Nous ne voulons pas d’un semblant d’augmentation de salaire pour des sommes dérisoires. Nous voulons un meilleur traitement salarial. Parce qu'au moment où les expatriés se sucrent, nous on trinque. La Direction Générale doit comprendre que la colonisation est terminée depuis longtemps et que tous les travailleurs doivent être traités sur le même pied d’égalité aux yeux de la législation du travail », s’insurge notre source qui est révoltée par les promesses jamais tenues de la direction générale.

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«La démotivation est totale à cause de certaines pratiques  et injustices que nous vivons tous les jours », regrette-t-on du côté des délégués du personnel. 
Se prononçant sur les mesures de sécurité nouvellement imposées, on nous apprend qu’il est même interdit à certaines personnes de garer leur véhicules dans l’enceinte de la boite. Chose qui n’est pas normale en ce sens que cela constitue un grand «danger » pour eux… 
Ce mouvement d’humeur qui couvait depuis plusieurs mois à Bolloré Africa Logistique Sénégal est la manifestation d’un mal vivre de plusieurs mois des travailleurs. Ainsi ont-ils décidé d’organiser une assemblée générale qui sera suivie d’un dépôt de préavis de grève. 

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vendredi 8 janvier 2016

Arnaques asiatiques

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Plus de 500 personnes ont été arrêtées dans différents pays asiatiques et au moins 15 centres d’appels ont été fermés, a annoncé Interpol, l’organisation internationale de coopération policière dont le siège se trouve à Lyon en France. L’opération baptisée «First Light 2015» (Première lueur) a été menée entre les 29 août et 31 octobre de cette année, précise Interpol. Les criminels opéraient par téléphone ou par Internet. La plupart étaient basés en Indonésie ou au Cambodge.

C’est la peur du gendarme qui a servi de ressort dans la plupart de ces arnaques. La peur du faux gendarme évidement, car ici tout est question de manipulation. Un téléphone ou un ordinateur pour contacter les victimes; et les criminels qui leur racontent qu’un colis à leur adresse est impliqué dans des activités illégales.

Puis l’appel ou l’email est transféré à un soit-disant centre de police qui confirme la pseudo infraction et réclame une amende. Les bandits ont été jusqu’à recréer de faux site web sur le modèle des portails des forces de l’ordre, avec de faux mandats d’arrêt aux noms des victimes, a confié Interpol à RFI. Certains exigeaient même l’argent en liquide, en prétextant qu'« un policier va arriver dans quelques minutes » et les victimes de régler la pseudo amende en espèces au complice usurpateur d’uniforme.

Au total, 23 pays ont participé à cette opération « Première lueur ». Le plus gros réseau était basé en Indonésie où 245 Taiwanais et Chinois ont été interpellés. 168 Chinois ont également été arrêtés au Cambodge. Des Coréens, des Nigérians, des Russes, des Thaïlandais et des Vietnamiens figurent encore dans cette longue liste des faux centres d’appels.

Vu l’ampleur du préjudice chiffré à plusieurs millions de dollars, la coopération devrait se poursuivre, affirme aujourd’hui Interpol. La police chinoise se dit notamment très satisfaite de cette opération qui lui a permis de réduire de 40 % les arnaques téléphoniques.(selon RFI)

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jeudi 7 janvier 2016

Téléphonie mobile à Wallis et Futuna

.Wallis et Futuna, petit atoll perdu dans le Pacifique Sud, était la dernière collectivité française à ne pas avoir de réseau mobile. Le 23 décembre prochain, le territoire aura enfin le droit aux téléphones portables.

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En effet, en partenariat avec l’opérateur local Manuia, Ericsson a annoncé le déploiement d’un réseau 3G et 4G sur l’archipel. Neuf sites radio vont être utilisés pour permettre aux 15 000 habitants du territoire d’avoir enfin un réseau.

"L’objectif que nous nous sommes fixés est que le premier appel puisse être effectué avant Noël, un beau cadeau pour tous les habitants de notre région.indique Manuelle Tupu Taofifenua, le chef du service des portes et télécommunications, relayée par l’AFP.

Wallis et Futuna devient ainsi le dernier territoire français à avoir un réseau mobile. Bon, il reste des zones blanches du côté de la Terre Adélie et du Val de Villé, mais ça, ça ne compte pas vraiment.

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