vendredi 12 mai 2017

Billet d'humour

Histoire d'investitures

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Décidément, les nouvelles têtes ont le vent en poupe au nouveau parti "En marche" qui, semble-t-il possède déjà une section dans le Val de Villé. En effet, notre vallée va être bien représentée avec la nouvelle candidate Eliane Tomaszewski, conseillère municipale et présidente du dernier Noël à Fouchy. 

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D'ailleurs, cette candidate surprise a déjà rencontré un éminent personnage, à savoir Jean-Marc Riebel, ancien conseiller régional d'Alsace sur la liste PS-Verts, président de la comcom du Val de Villé, maire de Saint-Maurice, vice-président du SDEA. Sera-t-il son suppléant ? Peut-être. Dans ce cas, on peut se demander si le val de Villé, qui a perdu son titre de canton, ne deviendra pas une circonscription législative, ce qui ne pourrait avoir que des avantages pour les dossiers locaux.

 

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Quant à la très socialiste Caroline Reys, candidate autoproclamée du PS et de EELV, qui avait déjà affiché le soutien de Pernelle Richardot et de Christelle Hamm, membres éminents de la fédération PS 67, sans passer par la case "assemblée générale de circonscription", on peut se demander si, à force de vouloir être plus rapide que l'éclair, elle n'a pas contribué à sa perte, n'ayant pas  été investie par "En Marche", ce jeudi matin, après avoir adhéré mercredi matin et ayant demandé l'investiture mercredi soir. La voilà, sans aucune investiture, nue comme un ver.

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jeudi 11 mai 2017

Pernelle Richardot lance les hostilités avec sa proposition de "majorité plurielle"

Une fois de plus, le PS 67 étale ses divisions internes sur la place publique

pernelleLes DNA font paraître un article sur les débats du PS 67, qui, depuis plus de 40 ans, est toujours à l'avant-garde des zizanies internes, c'est connu. Une fois de plus, dans cette fédération ingouvernable, la première secrétaire fédérale marche à contretemps, oubliant sur une question aussi importante que la ligne du parti de consulter les militants, opposant les élus à la base militante, ou les sections  rurales aux sections dites strasbourgeoises, oubliant de dire au passage combien de sections sont ou mortes, ou à l'agonie. Rien que dans la circonscription Sélestat-Erstein, que sont devenues les sections de Benfeld, Barr, Marckolsheim ou Villé ? La première secrétaire donnant le bon exemple, pourquoi me gênerai-je encore de publier ? Voici donc l'article paru ce mardi dans le site des DNA :

Les représentants de la Motion B au bureau fédéral du PS 67 Thomas Risser, Christelle Hamm, Liliane Tetsi, Jean Berton, ainsi que que la coordinatrice de la campagne de Benoît Hamon pour les quartiers Bourse-Esplanade- Krutenau, Alice Renault, de la motion B (A gauche pour gagner), ont réagi à la position de la première secrétaire du PS 67, dans la foulée de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle.

" Insultes aux militants "

Membres de l’aile gauche du PS, pro-Hamon, ils ont peu goûté la phrase de Pernelle Richardot disant que « les socialistes sont prêts à s’inscrire dans une majorité présidentielle. Il appartient au Président de la République de dire comment il gouvernera et constituera cette nouvelle majorité qui devra être plurielle. » Et assimilent ces propos à « une insulte aux militant-e-s qui, pendant des mois, ont mené la campagne de Benoît Hamon sur le terrain sans relâche, alors même que de nombreux-ses élu-e-s et responsables socialistes abandonnaient le candidat en rase campagne. »

Vote barrage et non d'adhésion

Et de prévenir : « Si nous voulons participer à une majorité gouvernementale, elle ne peut être que celle d’une alliance de la gauche, et en aucun cas, celle d’Emmanuel Macron. » Ils rappellent que « le vote Macron n’a pas été un vote d’adhésion pour la plupart des électeurs et électrices du second tour, mais bien un vote pour faire barrage au Front National qui représente un danger pour notre République. » Car, estiment-ils, « le programme de M. Macron, n’est pas celui que nous avons défendu. Il est celui que nous avons combattu durant des mois pendant cette campagne électorale, et pour nombre d’entre nous dès avant, notamment lors du combat contre la loi travail. »

Déclin du socialisme

Avant de conclure : « Que ce soit en Allemagne sous Schröder ou en Angleterre sous Blair, à chaque fois que les socialistes ont voulu s’inscrire dans une prétendue « troisième voie» et faire des concessions sur nos valeurs, cela a entraîné le déclin du socialisme, de la gauche, et de profonds reculs sociaux. Face à cette situation politique inédite sous la Vème République, le Parti Socialiste doit prendre ses responsabilités en continuant le combat pour obtenir une majorité de gauche aux législatives de juin et non vendre son âme pour obtenir quelques postes. »

 Fissuré de toutes parts, le PS, au local comme au national, ne fera pas l'économie d'un débat, dans les heures et les jours à venir, pour s'interroger sur la ligne à suivre pour les législatives de juin: dans une majorité avec En Marche ou dans l'opposition au mouvement d'Emmanuel Macron. Et à terme pour sa survie, sous une forme ou une autre.

Et voilà, dorénavant ce sont les quotidiens locaux qui font la ligne politique du PS 67, qui vont sauver ou condamner le parti. Devant cette situation, il me semble qu'il ne faut souhaiter qu'une chose dans l'immédiat, la démission de la secrétaire fédérale. Car pendant ce temps, le PS national prend une position différente selon Le Monde :

"Abandonnant nombre des propositions du candidat socialiste, Benoît Hamon, pendant la présidentielle (sortie du diesel, sortie du nucléaire…), il fixe aussi un certain nombre de lignes rouges par rapport au programme du président élu, Emmanuel Macron (refus de la réforme du code du travail par ordonnances, refus de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune hors patrimoine immobilier…).

Le premier secrétaire du PS doit présenter le texte cet après-midi aux candidats aux législatives réunis à La Mutualité, puis à la presse.

L'accent mis sur le droit des salariés

Selon plusieurs participants au bureau national, le texte initial a été amendé : il n’est plus question dans la version finale de la réforme de la taxe d’habitation, promise par M. Macron. L’accent a été plus clairement mis sur la défense des droits des salariés."

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mercredi 10 mai 2017

A la soupe !

Valls annonce qu'il sera "candidat de la majorité présidentielle" pour les législatives.

valls

L'ancien Premier ministre PS Manuel Valls a annoncé hier qu'il serait "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives de juin, souhaitant "s'inscrire" dans le mouvement du président élu Emmanuel Macron.

"Comme j'invite d'ailleurs tous les députés sortants, les progressistes, ceux qui ont appelé à voter Emmanuel Macron avant le premier tour, ceux qui souhaitaient sa victoire, moi je serai candidat de la majorité présidentielle, et souhaite m'inscrire dans ce mouvement qui est le sien, la République en marche", a-t-il déclaré sur RTL.

"Parce que je suis un républicain, parce que je suis un homme de gauche, parce que je reste un socialiste, je ne vais pas renier 30 ans de ma vie politique, parce que j'ai exercé les responsabilités, parce que je sais que gouverner la France c'est difficile, je ne suis pas en embuscade. Je veux la réussite d'Emmanuel Macron", a ajouté celui qui est redevenu député à Evry après sa démission du gouvernement en décembre.

"Parlons franchement : nous nous retrouvons dans la plupart des propositions du projet qu'Emmanuel Macron porte, oui ou non? Oui", a-t-il dit.

De son côté, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche!, a précisé sur Europe 1 que l'ancien Premier ministre n'avait pas été investi par la commission nationale d'investiture, "ou alors sa candidature m'a échappée".

"La bannière sur laquelle les candidats aux législatives iront s'appelle la République en marche (...) la procédure est la même pour tout le monde, il lui reste 24 heures", a-t-il ajouté.

Les candidats de "La République en marche" doivent être investis pour les législatives avant jeudi midi dans chacune des 577 circonscriptions. 

"A ce stade on a 500" candidats, a précisé  le responsable de la commission d'investitures, Jean-Paul Delevoye, sur France 2. "Donc nous sommes en train de travailler, la commission se réunira une dernière fois pour terminer cette liste et jeudi midi nous serons prêts", a-t-il dit.

Oui, mais voilà ! Dans sa circonscription  d'Evry, une candidate d' "En marche" a déjà été investie. Alors fera-t-on une place au "baron de toutes les trahisons" ? au risque de ne pas respecter les règles édictées par Macron ?

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mardi 9 mai 2017

Les rois mages africains font allégeance à Macron

La Françafrique va-t-elle continuer ?

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Le plus jeune de tous les chefs d'état, à la tête de la cinquième puissance mondiale, avait annoncé que la Françafrique serait changée, ce qui est loin en retrait des propos du ministre sarkozyste Jean-Marie Bockel qui avait annoncé la fin de la Françafrique et obtenu ainsi son limogeage.

Dans l'ordre pour adresser les plus sincères félicitations au nouveau président français :

1) Macky Sall (Sénégal)

2) Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire)

3) Roch M.C. Caboré (Burkina-Faso)

4) Faure E. Gnassinbé (Togo)

6) Pierre Nkuruzinza (Burundi)

7) Moïse Katumbi (RDC)

Et chez les personnages marquants sans être chefs de l'Etat : Jean Ping (Gabon). Ces félicitations sont-elles honnêtes, ou attend-on des dividendes du président français ? Ce point reste à éclaircir.

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lundi 8 mai 2017

Et maintenant, qu'allons-nous faire ?

Ce matin, rien n'a changé !

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Macron, le "ni gauche ni droite" a gagné, certes. Mais toutes les questions que les français se posent, restent en suspens.

- Les promesses de campagne seront-elles tenues ? Il n'y en a pas eu, du moins elles ont été occultées par les affaires au 1er tour, par les insultes au 2ème tour. Au moins, Macron n'aura pas à nous mentir.

- Qu'en est-il des acquis sociaux ? Aucune garantie sur les 35 h, sur l'âge de la retraite, sur la retraite.

- Qu'en est-il du fonctionnement démocratique ? L'extrême-droite, voie ouverte vers le fascisme, a été écartée... peut-être. Mais le fonctionnement démocratique de nos institutions, avec une majorité et une opposition, n'est en rien garanti. Il faudra ... peut-être, attendre les législatives, mais rien n'est moins sûr. Quant à la 6ème république, elle semble avoir vécu.

 

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- Comment continuer le combat pour des progrès sociaux ? Depuis toujours, la donne n'a pas changé. Même en 1936, lors de la victoire de la gauche unie avec le Front Populaire, les élections n'ont pas suffi. Même, "la volonté d'écraser les résidus du fascisme" n'a pas eu d'effet, puisque 3 ans plus tard la France a dû faire la guerre contre le fascisme, puis a eu un gouvernement soumis aux nazis. Et nous sommes dans la même situation : la victoire de Macron et des "ni-gauche ni-droite" friables à souhait, ne rassure en rien sur l'élimination politique du FN. En 1936, la victoire électorale seule n'a rien engendré. Il a fallu dans la fallu les mouvements sociaux, les manifestations, les occupations d'usines pour obtenir des  avancées : les congés payés, les 40 heures ! Et après la parenthèse de la guerre de 39/45, il a fallu reprendre ces mouvements à travers les grandes grèves des années 45/55. Il y a de fortes chances qu'il faille pour les mouvements ouvriers et paysans à la mobilisation de la rue pour progresser. Changer de président, fût-il jeune et new-look, ne suffira pas en soi.

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dimanche 7 mai 2017

Après l'OAS, voilà le retour des barbouzes !

Après Dupont-Aignan, Nicolas Miguet rejoint le F-Haine ! 

DSCF0474Expédition nocturne dans le Val de Villé de quelques barbouzes vétérans rêvant de coups d'éclats électoraux ? Toujours est-il que les panneaux d'affichage (officiels et sauvages) ont été recouverts de ce chiffon illégal, qui se revendique d'un rassemblement des contribuables français, groupuscule dirigé par un certain Nicolas Miguet qui tente depuis 1981 à chaque élection présidentielle de réunir désespérément les 500 signatures nécessaires à sa candidature ! Il en a obtenu 15 cette année. 

Il vient en réalité, comme Jean-Marie Le Pen, des milieux poujadistes. Mais ce sinistre personnage, apparaissant souvent comme un gourou, s'est surtout illustré par son palmarès judiciaire :

En 1997, il est interdit de gérer une entreprise pour cinq ans pour fraude fiscale et faillite douteuse.

En 1999, il est condamné en appel à huit mois de prison avec sursis pour « banqueroute, escroquerie et faux en écriture ».

Le 29 avril 2003, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à 7 500 euros de dommages-intérêts, pour avoir diffamé Jacques Cheminade, candidat concurrent aux présidentielles de 2002. Le tribunal relève la « mauvaise foi caractérisée » de Nicolas Miguet affirmant sans preuve dans son journal que M. Cheminade « anime un mouvement classé comme secte […] et plusieurs fois mis en cause par la justice », qu'il a « un très lourd casier judiciaire comme profession de foi ». Ce casier a été présenté vierge au tribunal par Jacques Cheminade.

En novembre 2003, une information judiciaire à son encontre fait suite à une plainte contre X avec constitution de partie civile de l’ancienne direction d'Eurotunnel. Elle porte sur les délits présumés de « diffusion de fausses nouvelles » et de « manipulation de cours » à but spéculatif. Ceci fait suite aux conseils d'achats donnés à ses clients alors qu'il revendait ses titres au même moment.

En février 2004, il est condamné par le tribunal de grande instance de Paris, à 10 000 euros de dommages-intérêts pour des propos diffamatoires et injurieux tenus entre août et octobre 2003 à l'égard du directeur général d'Eurotunnel, Richard Shirrefs.

Le 6 juillet 2005, le tribunal de grande instance de Paris le condamne à verser 6 000 euros de dommages-intérêts au PDG du groupe de luxe LVMH Bernard Arnault pour diffamation et insultes sur son service de conseils boursiers par téléphone.

Le 18 janvier 2007, la cour d'appel de Rouen le condamne comme dirigeant de la société anonyme « Nicolas Miguet », à six mois de prison avec sursis, trois ans de mise à l'épreuve et 15 000 euros d'amende pour fraude à la TVA. En 1999, il avait soustrait 151.165 € à l'État par application illégale de taux de TVA réduit (5,5 % et 2,1 %) au lieu du taux normal (20,6 %).

Le 26 février 2007, le Conseil constitutionnel met en garde les élus contre de « faux documents officiels » envoyés par Nicolas Miguet dans plusieurs départements préconisant notamment d'envoyer les parrainages à une adresse du VIIIe arrondissement de Paris « RF République Française - Opération parrainage 63 bd de Courcelles 75008 Paris » qui est l'adresse du RCF dirigé par N. Miguet. Un candidat à l'élection présidentielle, Gérard Schivardi, annonce des poursuites pour diffamation, ce « guide officiel » contenant de fausses informations sur sa carrière politique.

Le 6 mars 2007, la brigade de répression de la délinquance aux personnes, sur instruction du parquet, place M. Miguet en garde à vue. Il est mis en examen pour « tentative de détournement d'acte ou de titre remis à une personne dépositaire de l'autorité publique » et « fabrication, vente, distribution d'imprimés officiels de nature à causer une méprise dans l'esprit du public ».

Le 13 janvier 2011, Nicolas Miguet est condamné à 500 000 euros d'amende par l'Autorité des marchés financiers. Ceci fait suite à une plus-value de 133 338 €, réalisée sur les titres de la société Le Bélier. L'AMF lui reproche d'avoir acheté en mars 2009 environ 60 000 actions au prix de 1 euro environ, d'avoir ensuite conseillé à l'achat ce titre dans sa publication La Bourse, et d'avoir revendu ces actions 5 euros environ en avril. Le principal grief fait par l'AMF est le manque de loyauté vis-à-vis de ses clients : « Considérant qu’en diffusant, sans faire état du conflit  d'intérêts dans lequel il s’était placé, des appréciations dont il ne pouvait ignorer qu’elles étaient de nature à induire en erreur ses lecteurs et auditeurs et les exposer à des pertes s’ils venaient à suivre ces recommandations, M. Nicolas Miguet, qui a tiré profit de cette situation, a manqué à la loyauté qu’il devait à ses lecteurs et gravement méconnu des principes essentiels de l’information financière ».

Nicolas Miguet a fait appel mais, par un arrêt du 15 mars 2012, la cour d'appel de Paris l'a débouté de l'ensemble de ses demandes. En janvier 2014, il appelle à la manifestation Jour de colère. Sa participation à cette journée a été rappelée tout au long des municipales parisiennes, Miguet apportant son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet. Patrick Klugman, avocat de SOS racisme et conseiller de Paris PS, dénonce ainsi les « fiançailles » de la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, avec l'homme d'affaires Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables français (RCF) qu'il qualifie d'« affairiste en affaires et poujadiste en politique ». Miguet dément un accord avec NKM comme son appartenance au mouvement du Jour de colère.

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samedi 6 mai 2017

Macron – Le Pen : l’élection présidentielle française vue d’Algérie

55 ans après l'indépendance, le FN reste l'héritier de l'OAS

Alors que les Algériens ont voté pour élire leurs députés dans un certaine indifférence (au point qu'il a fallu prolonger l'ouverture des bureaux de vote), le pays se passionne pour l’élection présidentielle française. Le débat télévisé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron a été très suivi et commenté.

macron

Ce jeudi 4 mai, jour d’élection en Algérie, a été une journée chômée et payée afin que chacun puisse aller voter. Mais le beau temps a peut-être incité bon nombre d’Algériens à prendre un long week-end férié pour aller au bord de mer, leur laissant aussi le temps de suivre l’élection présidentielle française de dimanche qui les passionne davantage.

Macron : "La colonisation, un crime contre l'humanité"

Il faut dire que les deux candidats français en lice ont, chacun à sa façon, fait parler d’eux en Algérie pendant la campagne. C’est d’abord Emmanuel Macron qui, en visite en Algérie mi-février avait déclaré que la colonisation « est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie, et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes ». Une déclaration qui avait été très bien accueillie de ce côté de la Méditerranée mais qui, en France, avait été très critiquée par ses adversaires, en particulier par les soutiens de François Fillon et de Marine Le Pen.

Emmanuel Macron de préciser ensuite « il y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie : « La France a installé les Droits de l’Homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire. C’est une jolie formule pour expliquer ce qu’est cette période, c’est-à-dire qu’il y a eu des crimes terribles, il y a eu de la torture, il y a eu de la barbarie - parce que la colonisation est un acte de domination et de non-reconnaissance de l’autonomie d’un peuple. Mais en même temps, je ne veux pas qu’on tombe, tout en reconnaissant ce crime, dans la culture de la culpabilisation sur laquelle on ne construit rien ».

Marine Le Pen prétend défendre les rapatriés, les harkis ...

Marine Le Pen a aussi parlé de l’Algérie et de la colonisation, mais avec une approche radicalement opposée, considérant lors d’une interview sur BFM TV - RMC le 19 avril 2017, que la colonisation avait beaucoup apporté à l’Algérie a déclaré la candidate FN : « Le FN a soutenu de toutes ses forces les rapatriés de l’Algérie. Je défends les harkis, les rapatriés, je pense qu’ils ont été maltraités, mal accueillis dans leur pays, les harkis ça a été encore pire, ils ont été mis dans des camps dans des conditions épouvantables  », a indiqué Marine Le Pen. Pieds-noirs, harkis, oui... et tous les autres ?

Et elle enchaîne : « Moi je pense, et chacun d’ailleurs qui est de bonne foi admet, que la colonisation a beaucoup apporté, notamment, puisqu’on parle de l’Algérie, à l’Algérie : des hôpitaux, des routes, des écoles... Même des Algériens qui sont de bonne foi l’admettent ». Une sortie qui avait beaucoup choqué en Algérie et dans l’ensemble des anciennes colonies françaises.

Le débat de mercredi soir entre les deux prétendants à la Présidence française était donc très attendu, et une nouvelle fois, la candidate du Front National a choqué son auditoire en revenant, de façon inattendue, sur les propos d’Emmanuel Macron concernant la colonisation :« Est-ce que vous ne croyez pas que vous avez, vous, une part de responsabilité dans la haine qui se développe chez un certain nombre de jeunes ? Quand vous allez en Algérie pour accuser la France de crime contre l’humanité, c’est-à-dire le crime le plus grave qui puisse exister. Comment vous étonnez-vous que certains jeunes disent pourquoi on ne vient pas lui faire payer son crime ? Ne croyez-vous pas que vous avez une responsabilité considérable lorsque vous tenez ce genre de propos ?  ». Une accusation grave tant vis-à-vis du candidat d’En Marche que pour les jeunes Français d’origine algérienne qui deviennent tous des terroristes potentiels.

Au final, le débat d’entre deux tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen a été d’une brutalité inédite relevée par l’ensemble de la presse, avec bien peu de hauteur de vue et très loin de l’enjeu attendu par les spectateurs. Mais dont Emmanuel Macron ressort malgré tout vainqueur pour la plupart des analystes. Et avant tout, 55 ans après l'indépendance, le FN reste l'héritier de l'OAS, des généraux du putsch d'Alger, des tortionnaires de tous bords ... 

 

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NB : OAS = organisation de l'armée secrète.

L'Organisation armée secrète, ou Organisation de l'armée secrète, surtout connue à travers le sigle OAS, est une organisation politico-militaire clandestine, créée le 11 février 1961 pour la défense de la présence française en Algérie par tous les moyens, y compris le terrorisme à grande échelle. Un an après l'échec de la semaine des barricades, alors que le gouvernement français souhaite manifestement se désengager en Algérie, elle est créée à Madrid, lors d'une rencontre entre deux activistes importants, Jean-Jacques Susini et Pierre Lagaillarde, ralliant par la suite des militaires de haut rang, notamment le général Raoul Salan. Le sigle « OAS » apparaît sur les murs d'Alger le 16 mars 1961, et se répand ensuite en Algérie et en métropole, lié à divers slogans : « L'Algérie est française et le restera », « OAS vaincra », « l'OAS frappe où elle veut et quand elle veut », etc.

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vendredi 5 mai 2017

Séance de travail ou repas d'adieu ?

Maroc : les détails de la visite de Mohammed VI

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François Hollande a eu un invité de marque, ce mardi 2 mai 2017 à l’Élysée. Il s’agit du roi du Maroc Mohammed VI qui a effectué une visite privée à dimension politique et culturelle, apprend la Présidence française, dans un communiqué.

Après un tête-à-tête d’une vingtaine de minutes, le chef de l’Etat français et le roi du Maroc ont partagé un déjeuner en compagnie de quelques personnalités, notamment les ministres des Affaires étrangères français et marocain Jean-Marc Ayrault et Nasser Bourita, les ministres françaises de la Culture et de l’Environnement, Audrey Azoulay et Ségolène Royal, le président de l’Institut du Monde arabe Jack Lang et celui de la Fondation nationale des musées marocains Mehdi Qotbi.

Etaient également présents les écrivains Leïla Slimani et Tahar Ben Jelloun, l’islamologue Rachid Benzine, le comédien Jamel Debbouze, le judoka Teddy Riner entre autres. L’Élysée a précisé que François Hollande et Mohammed VI ont évoqué, entre autres questions, la lutte contre le terrorisme et le réchauffement climatique, d’autant que, au mois de novembre 2016, le Maroc a organisé la COP22 dans la continuité de l’Accord de Paris.

Autre ordre du jour de cette rencontre qui a eu lieu à quelques semaines de la fin de la magistrature de Hollande, le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine en début d’année, ainsi que sa volonté d’adhérer à la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

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jeudi 4 mai 2017

Du FBI à l’Etat islamique : l’incroyable histoire de Daniela Greene

Une histoire digne d’un film hollywoodien 

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Alors qu’elle enquêtait sur un combattant de l’organisation Etat islamique en qualité de traductrice du FBI, Daniela Greene a fui vers la Syrie pour prévenir le dénommé Denis Cuspert, un ancien rappeur allemand reconverti en djihadiste, que l’agent secret a fini par épouser.

L’histoire remonte à juin 2014, alors qu’elle enquêtait sur un combattant de l’organisation terroriste Etat islamique, Daniela Greene, à l’époque détentrice d’une habilitation "Top Secret", a décidé de mentir à son responsable basé aux Etats-Unis. Comme prétexte servi, la traductrice indique vouloir partir en Allemagne pour rendre visite à sa famille, révèle CNN.

La suite est invraisemblable. En réalité, Daniela Greene s’est rendue en Syrie pour prévenir le dénommé Denis Cuspert, un ancien rappeur allemand reconverti en djihadiste dont les agissements faisaient l’objet d’une enquête de l’agence. Pire, quelque temps après, Daniela Greene épousait l’homme, qui se faisait désormais appeler Abou Talha Al-Almani et qui officie comme recruteur pour l’EI, objet de l’enquête diligentée par le FBI.

Après deux mois passé en Syrie, Daniela Greene signait son retour aux Etats-Unis. Arrêtée par le FBI, elle a écopé d’une peine de deux ans de prison, mais a bénéficié de la clémence de la cour du fait d’un casier vierge et sa coopération.

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mercredi 3 mai 2017

Taxival, première victime des bus Macron ?

Offre de plus en plus réduite ! 

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D'habitude, avant une élection, on voyait fleurir des mesures, certes symboliques et démagogiques, d'amélioration dans la vie des électeurs, tels augmentation des salaires et des retraites, report des dates-limites de paiement des impôts, etc... Cette fois-ci, même pas. Au contraire, voilà qu'on nous annonce à 5 jours du deuxième tour de l'élection présidentielle, une dégradation du service public dans la vallée ! Bien sûr, cela ne fait pas la "une" de la presse locale, et pourtant de nombreuses personnes vont être touchées, telle cette grand'mère qui, non prévenue, a dû se résigner à prendre un taxi de Villé à Albé pour un montant de 20 € !  

Je me suis posé la question de savoir si à distance rapprochée du débat public entre deux candidats, dont l'une m'horripile, et l'autre m'inspire la plus grande méfiance, j'allais m'exprimer de suite, ou le lendemain de l'élection. Finalement, considérant que le libéralisme sauvage n'accorde aucune trêve, il n'y a pas de raison que je ne réponde pas.

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A partir du 2 mai, l'offre Taxival est réduite de 9h à 15h30, bref une dégradation supplémentaire des transports publics et du service public, dans une vallée qui ne brille déjà pas beaucoup dans ce domaine ! Ce service, mis en place pour permettre un meilleur transport des particuliers dans le Val de Villé, à un coût réduit (2 € au départ, 2,50 € jusqu'en septembre 2016, 2,80 € jusqu'à aujourd'hui) il y a à peine une douzaine d'années, à l'époque où je siégeais à la commission "transports" de la comcom, le voilà en voie de destruction. Qui est responsable ? Les élus locaux ou départementaux en place aujourd'hui, qui ne réagissent pas au démantèlement d'un service public, que, pourtant ils subventionnent ? Les sociétés privées qui ont leur siège à Lons-le-Saunier ou Dijon, qui travaillent pour une société allemande nommée Flixbus, celle-ci ayant adopté le système des bus Macron ? Qu'importe. La seule question qui se pose, c'est de savoir quand s'arrêtera le démantèlement du service public au nom d'une soi-disante rentabilité ? Où va-t-on, après la suppression de Taxival ? Au démantèlement des transports scolaires, des lignes régulières, et j'en passe ? Et tout cela au nom d'un slogan : les bus Macron. Serons-nous ainsi obligés de combattre dès lundi matin celui qui aura été élu dimanche ?

Ici, le slogan de mai 1968 "Elections, piège à cons" semble toujours d'actualité.

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