mercredi 13 juin 2018

PLUi : friches agricoles et viticoles

Le bourg-centre : paroles, paroles ...

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Lors du dernier conseil municipal, nos élus (ou plutôt notre élu, le maire de Villé, car il n'y a pas eu de vote) se sont penchés en point unique de la réunion sur le PLUi. Voici in extenso le compte-rendu intégral ! Un monument du genre ! En contradiction complète avec le projet bourg-centre, établi certes de façon téméraire sans évaluation budgétaire en 2003 (ce qui a en grande partie amené à l'impasse budgétaire actuelle de la commune). J'avais déjà dit à cette époque que ce document pouvait au plus figurer dans les archives de la Société d'Histoire, mais manquait de sérieux et de chiffré pour des demandes de subvention. La suite me donnera raison, puisque toutes les subventions espérées, notamment une grosse partie du FISAC (fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) n'a pas été versée. Les travaux de la succession villoise du baron Haussmann ont été payés par les  seuls villois.

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PV4Pourtant, en 2003, le maire de Villé André Frantz écrivait dans son projet :

"3 secteurs d'Appelation d'Origine Contrôlée partiellement plantés en vignes, au nord et au nord-est de la commune couvrent une superficie totale de 2,1 ha..."

Puis un peu plus loin :

"Après avoir effectué une étude paysagère sur Villé, deux problèmes importants se sont posés, à savoir les friches sur les versants vers Albé et Triembach-au-Val et les plantations forestières sans réglementation pour Villé depuis 1968. Une nouvelle réglementation et une résorpsion des friches passent par la création d'une Commission Communale d'Aménagement Foncier, financée par le Conseil Général du Bas-Rhin.

En date du 12 mars 2002, le conseil municipal décide à l'unanimité de demander au Conseil Général la création d'une C.C.A.F.

Le 21 octobre 2002, la commission permanente du Conseil Général émet un avis favorable à l'institution à Villé d'une C.C.A.F. ayant pour vocation de donner un avis sur la réglementation de certains boisements."

Si par la suite, il a bien été créé une CCAF, celle-ci ne s'est réunie qu'une fois pour sa création et pour deux visites sur le terrain, restées sans aboutissement ! et ceci malgré toutes mes relances (j'en étais membre en tant que représentant des propriétaires forestiers). A mes dernières relances, en 2014, monsieur le maire n'a même pas daigné répondre. (voir ci-dessous)

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Aujourd'hui, à l'heure du PLUi, on  en voit le résultat : 

1) Les friches viticoles et agricoles ne sont pas résorbées. De deux zones, elles sont même devenues trois (Giesshübel, vers Saint-Martin, en plus) !

2) Les zones AOC restantes risquent de disparaître à jamais ! au profit de lotissements-bidon (comme "les Pommiers 2"?). Et pourtant les élus de Villé ont souscrit au P.A.D.D. du PLUi (projet d'aménagement et de développement durables) : "Les terres agricoles et viticoles seront préservées de I'urbanisation. De plus, il s'agira d'en reconquérir d'autres sur les nombreux terrains en friche, pour faire face à la forte demande en foncier agricole ou viticole AOC. Cet objectif est nécessaire au maintien d'une agriculture de montagne dynamique qui entretient le paysage et évite l'enfrichement." Mais c'est connu, à Villé on n'a peur de rien, surtout pas des contradictions.

3) Et la réglementation des boisements n'aura pas lieu ! Voilà encore un point qui va rendre plus complexe le zonage ! J'y reviendrai dans un article ultérieur.

Quelle crédibilité peut-on accorder à un vice-président de la comcom pour la réalisation d'un PLUi cohérent, alors qu'il a échoué dans l'application de sa propre politique dans le bourg-centre qu'il dirige d'une main plus que tremblante ?

NB : Dans les années 1960/70, dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) et à l'occasion des quotas instaurés par la commission de Bruxelles, de nombreuses terres viticoles de la vallée - et notamment à Villé - furent achetées par des viticulteurs de Scherwiller, Nothalten, Dambach-la-Ville, qui ont ainsi contourné la règle des quotas dans leur vignoble. Les anciennes vignes de la vallée, sont restées à l'abandon et devenues des friches. Les 2,1 ha cités par le maire de Villé sont la surface viticole encore cultivée et non le périmètre de la zone AOC.

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Friche d'une ancienne vigne à la Gänzlach !

* Prochain article à propos du PLUi : toujours, et encore des friches,  F.T.V. ou les occasions manquées !

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jeudi 12 avril 2018

Parti socialiste : quel gâchis dans la ruralité

Les nombreuses erreurs se paient maintenant !

PS_Vill__2Il y a longtemps que le feu couve dans les sections rurales du PS du Bas-Rhin. Et cela ne date pas d'hier. L'exemple de la section du PS du Val de Villé n'en est qu'un parmi d'autres du nord au sud et de l'est à l'ouest du département. Le problème est en fait vieux de 10 ans, voire de 15 ans, dans certains secteurs. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est peut-être les élections de responsables socialistes dans la communauté urbaine de Strasbourg qui en sont à l'origine. Les sections rurales sont restées les parents pauvres sans élus, et lors des négociations de désistement ou de soutien à d'autres partis de gauche elles servaient d'office de monnaie d'échange, car il fallait évidemment assurer la réélection des élus de la métropole strasbourgeoise. 

Tel a été le cas pour la section de Villé : les candidats PS locaux, magré de bons scores lorsqu'ils se présentaient, ont dû d'une façon ou d'une autre laisser place à des candidats parachutés de partis dits "frères" (PC en 1998, EELV en 2011), parfois même pour un candidat qui à d'autres élections avait soutenu la droite (voir communiqué du PS ci-dessus, datant de 2011).

Pire, pour des élections primaires aux présidentielles, le bureau de vote de Villé fut abandonné au PRG, à qui la fédération du Bas-Rhin a payé le taxi de Strasbourg à Villé, car il n'y avait bien sûr pas de militant PRG dans la vallée.

Puis les affaires allèrent en se dégradant : à des élections internes suivantes, les militants du Val de Villé furent invités à voter à Ranrupt, et comble, pour le dernier congrès à Dorlisheim.

Tout cela parce-qu'à Strasbourg, il semble que les deux derniers secrétaires fédéraux successifs, malgré les appels des sections rurales - et notamment celle de Villé - n'ont jamais voulu se rendre dans les campagnes.

Comme Jeanne d'Arc, elle veut venir avec son armure !

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Et voici qu'on apprend par la presse, que la nouvelle première secrétaire fédérale, pas différente de l'ancienne co-responsable du gâchis, veut au bout de 7 ou 8 ans faire une incursion dans la vallée, non pas pour relancer la section, mais pour laisser choisir ses éventuels adhérents, entre un rattachement à une grande (géographiquement) section Saâles - Schirmeck - Molsheim - Mutzig - Rosheim - Obernai - Wasselonne - Mossig, ou à une grande section Sélestat - Marckolsheim - Benfeld - Erstein, ce qui permettrait aux militants du Val de Villé de découvrir Rhinau lors d'un prochain vote interne...

« Je prendrai mon armure, sourit Pernelle Richardot, et j’irai à leur rencontre pour savoir s’ils préfèrent être rattachés à la section de Molsheim/Vallée de la Bruche ou à celle du Centre-Alsace. C’est d’ailleurs la première section que je vais rencontrer. » peut-on lire dans les DNA et L'Alsace qui à cette occasion deviennent ces jours-ci l'organe de communication interne de la Fédération 67 du PS.

Eh bien, Pernelle ! toi qui es élue conseillère régionale "à l'insu de ton plein gré", voilà une conception qui marque un peu plus ton mépris pour les campagnes, car ce n'est pas comme ça que tu implanteras un peu plus les sections et le parti dans le monde rural. Et d'ailleurs, la question reste posée : les militants de la plaine et des vallées, ont-ils encore envie de te revoir ?

Et à continuer sur la voie que tu as prise, tu pourras bientôt ne comptabiliser que 3 "grandes sections" : Bas-Rhin nord, Bas-Rhin sud et C.U.S.

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mercredi 28 mars 2018

Une école privée "Montessori" à Villé ?

Que va devenir l'école de la république ?

montessori

Dans le monde rural, le plus fragile au niveau du maintien du service public, voilà qu'apparaissent des école privées qui vont encore être une menace de suppressions de postes. Etait-il opportun pour nos élus de Villé et de la vallée de tolérer cela ? Surtout que ce genre d'institution est une atteinte à la notion d' "école de la république gratuite, laïque et obligatoire". Vu les prix pratiqués dans ces écoles, ce sont évidemment des portes qui se ferment aux enfants de familles pauvres ! Qui peut payer une moyenne de 500 €/mois dans une région très défavorisée par enfant scolarisé ?

Une enquête réalisée par LCI auprès de Mme Diane Vandaele, présidente des AMF

Il y a 111 ans, en 1907, ouvrait la première salle de classe Montessori. Imaginée par la célèbre pédagogue italienne, Maria Montessori, elle s’adressait aux enfants d’un quartier pauvre de Rome. Aujourd’hui pourtant, les écoles qui appliquent la méthode éducative sont onéreuses. Pour la scolarisation d’un enfant, il faut compter en moyenne 500 euros par mois. L’Association Montessori de France (AMF) explique :

"C’est très simple !. C'est parce qu'il s’agit d’écoles privées hors contrat." Ne bénéficiant d'aucun soutien financier de l’Education nationale, les établissements doivent s'arranger pour payer par leurs propres moyens les locaux, les salaires (compris entre 1500 et 1800 euros net par mois, selon notre interlocutrice), le matériel, les repas, etc. Autant de dépenses qui se répercutent sur les coûts d'inscription. "C'est comme une petite entreprise".

En moyenne, la scolarisation d'un enfant dans une école Montessori coûte 500 euros par mois. Mais les tarifs sont très aléatoires d'une école à une autre. L'école maternelle Montessori de Vincennes, par exemple, demande 700 euros de frais d'inscription puis 675 euros par mois. A l'école de Bergerac, en Dordogne, les frais d'inscription sont trois fois moins élevés (250 euros) et les frais de scolarité deux fois moins (350 euros/mois).

Pour Diane Vandaele, ces différences de prix s'expliqueraient surtout par le montant du loyer dont doivent s'acquitter les écoles. "Il y a aussi des écoles qui ont 30 ans d'existence et qui sont propriétaires de leurs bâtiment. Les situations sont très variées, commente-t-elle. Je peux en tout cas vous affirmer qu'aujourd'hui, il n'y a aucune école Montessori qui fait des bénéfices excessifs. Ça n'existe pas. Tous les directeurs avec lesquels on travaille ont du mal à boucler leurs fins de mois."

 Il y a une fois de plus les riches et les "rien".  Et qu'a dit le maire de Villé de cette implantation lors du conseil municipal de lundi soir, devant les parents d'élèves venus assister au conseil ? Rien, bien évidemment.

- A lire les articles du "Journal L'Alsace" du 27 mars montessori1 et Montessori2

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dimanche 18 mars 2018

Parti socialiste : pas de vote dans le Val de Villé

Un "bus Macron" pour se rendre au bureau de vote ?

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L'édition locale des DNA vient de nous apprendre le résultat de l'élection du nouveau premier secrétaire national du PS dans la ville voisine de Sélestat, distante de 15 km de Villé. On aurait pu croire que les militants du Val de Villé seraient appelés à voter dans les locaux de la section de cette ville. Il n'en est rien : la fédération du PS 67 a situé le lieu de vote pour les val-de-villois à Dorlisheim (50 km de Villé par monts et par vaux). Autant dire qu'il a fallu un bus pour transporter les adhérents vers cette localité à une heure non précisée dans les invitations. Merci Pernelle Richardot, première secrétaire de la fédération PS bas-rhinoise, qui semble un peu perdue dans tes notions de géographie dès que tu sors de Strasbourg !

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samedi 17 février 2018

Des agriculteurs du Val de Villé en visite au drive fermier de Saint-Dié

Ce vendredi après-midi, des agriculteurs de Schirmeck, Stosswihr et Villé ont visité le drive fermier de Saint-Dié.

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Organisée par les Chambres d’Agriculture des Vosges et d’Alsace, cette rencontre fut l’occasion pour les producteurs agricoles alsaciens de faire connaissance et d’échanger avec leurs homologues vosgiens. Tout particulièrement sur l’organisation, la structuration et l’organisation du drive fermier déodatien, et ce en vue de l’ouverture d’autres drives fermiers que celui de Schirmeck, le seul qui existe actuellement en Alsace. Présidé par Cyril Claude, celui de Saint-Dié-des-Vosges fonctionne depuis le 5 mai 2017 et rassemble actuellement 24 agriculteurs membres. Chaque vendredi, ce sont en moyenne 88 paniers de produits locaux qui sont distribués aux clients du drive fermier.

Pour un drive inauguré il y a moins d'un an, belle réussite. A Villé, un drive prendra-t-il la place ou complétera-t-il le marché du terroir de plus en plus défaillant, n'est-ce pas Monsieur le Maire et la Conseillère Départementale première adjointe chargée  du marché du terroir (si elle l'est encore) ?

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mercredi 7 février 2018

RN 59 à 80 km/h

La RN59 à la télévision du Val d'Argent. Les infos du du 19 janvier 2018.

A voir : Télévision du Val d'Argent

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dimanche 15 octobre 2017

Loi-montagne n° 2 : les déserts médicaux

Une mesure qui va attirer les médecins ? 

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L'acte II de la loi-montagne (loi n° 2016-1888 du 28 décembre 2016 de modernisation,  de développement et de protection des territoires de montagne) aborde le problème des déserts médicaux.

Article 22 : Exemption de cotisations des médecins à la retraite continuant d’exercer en montagne Sont exonérés pour moitié du paiement des cotisations de retraite (vieillesse et invalidité-décés), les médecins retraités qui continuent à exercer leur activité ou qui effectuent des remplacements en zone de montagne caractérisée par une offre de soins insuffisante.

Il est évident que cette seule mesure n'attirera guère de nouveaux médecins, mais elle a le mérite d'exister.

Qu'en est-il chez nous ?

Les vallées vosgiennes alsaciennes sont encore peu touchées (voire pas du tout) par la désertification médicale en monde rural. Pourtant ce problème risque de se poser un jour. Et alors là, que verra-t-on ? L'inadaptation du territoire de montagne ! Par exemple un Val de Villé coupé en deux zones (une partie en zone de montagne, une autre non), résultat d'un alignement sur une directive européenne qui n'a pas tenu compte des spécificités territoriales. 

Nos médecins soignent indifféramment des patients de l'arrière-vallée, classée en zone de montagne, et de l'avant-vallée (qui ne l'est pas). Nos médecins, pour profiter de cet article 22 de la loi-montagne, devraient s'installer au Climont, à Noirceux, au Blanc-Noyer ou au Kreutzweg ? On voit le ridicule de l'application : on en est là, car nos élus n'ont pas tenu compte dans le classement en zone de montagne des bassins de vie, d'économie et d'emploi de la population, mais uniquement de courbes de niveau fantaisistes.

Merci à notre conseillère départementale, première adjointe de Villé, qui, présente à la dernière réunion de l'ANEM, n'a pas jugé utile de soulever ces problèmes, et merci aussi à tous nos élus, siégeant à l'association des maires du Val de Villé sous la présidence du maire de Villé, à la Comcom, à la municipalité de Villé, de ne jamais soulever ces problèmes.

Par contre, elle aurait pu protester contre l'article 93 qui autorise des "sous-médecins" à exercer en zone de montagne. La médecine doit être de qualité sur l'ensemble du territoire !

Article 93 : Résidants de médecine n’ayant pas soutenu leur thèse. Les médecins qui n’ont pas soutenu leur thèse dans les temps mais qui souhaitent pouvoir exercer la médecine, sont autorisés à le faire en contrepartie de l'engagement d'exercer en zone sousdotée.

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lundi 11 septembre 2017

Ecole de Neubois et zone de montagne

Nos élus aux abonnés absents !

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En tant que délégué national "montagne" du PS de 1981 à 1985, j'avais participé à de nombreux travaux de préparation de la loi-montagne adoptée par le parlement (tous groupes confondus). Des critères pour le classement en zones de montagne des communes avaient été établies. Deux thèses s'opposaient : l'une proposait des caractéristiques telles que les handicaps liés au climat, à l'altitude, la pente... Certains allaient jusqu'à retenir l'altitude du coq du clocher de l'église. J'avais quant à moi soutenu la deuxième thèse de classement en zones de montagne des "bassins d'emploi", ou plus globalement des "bassins de vie". Et c'est cette dernière qui a été retenue dans la loi. De ce fait, l'intégralité des 18 communes du Val de Villé étaient intégrées en zone de montagne. 

Ces critères s'appliquaient encore en 2001, où j'ai été élu conseiller municipal de Villé et désigné comme délégué de la commune à l'AMV (association des élus du massif vosgien), jusqu'en 2008. C'est en 2014, que le gouvernement est revenu à la première thèse, suite à la perspicacité d'un ministre de l'économie nommé Emmanuel Macron qui a ressorti la directive européenne 76/401/CEE du Conseil du 6 avril 1976. Remettre à niveau une loi de 1985 en 2014, certes, mais en se basant sur une directive de 1976 mise au placard, était-ce bien judicieux ?

En tous cas, fatal pour notre vallée de Villé, dont une moitié seulement des communes répondait aux critères. Comment expliquer qu'un bassin économique se trouve coupé en deux zones ? Et aucun élu n'a pris garde à ce nouveau découpage, et tous ont accepté les yeux fermés, sans rien comprendre, l'arrêté interministériel qui entérinait cette faute pourtant évidente.

Aujourd'hui, toutes les administrations vont répondre, y compris pour l'école, que Neubois n'est pas en zone de montagne, et que le maintien d'une école, possible à Urbeis, ne l'est pas à Neubois. Mais qu'en ont à faire nos élus qui continuent à dormir, et pas seulement dans un poème d'Arthur Rimbaud intitulé "Le dormeur du val".

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vendredi 12 mai 2017

Billet d'humour

Histoire d'investitures

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Décidément, les nouvelles têtes ont le vent en poupe au nouveau parti "En marche" qui, semble-t-il possède déjà une section dans le Val de Villé. En effet, notre vallée va être bien représentée avec la nouvelle candidate Eliane Tomaszewski, conseillère municipale et présidente du dernier Noël à Fouchy. 

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D'ailleurs, cette candidate surprise a déjà rencontré un éminent personnage, à savoir Jean-Marc Riebel, ancien conseiller régional d'Alsace sur la liste PS-Verts, président de la comcom du Val de Villé, maire de Saint-Maurice, vice-président du SDEA. Sera-t-il son suppléant ? Peut-être. Dans ce cas, on peut se demander si le val de Villé, qui a perdu son titre de canton, ne deviendra pas une circonscription législative, ce qui ne pourrait avoir que des avantages pour les dossiers locaux.

 

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Quant à la très socialiste Caroline Reys, candidate autoproclamée du PS et de EELV, qui avait déjà affiché le soutien de Pernelle Richardot et de Christelle Hamm, membres éminents de la fédération PS 67, sans passer par la case "assemblée générale de circonscription", on peut se demander si, à force de vouloir être plus rapide que l'éclair, elle n'a pas contribué à sa perte, n'ayant pas  été investie par "En Marche", ce jeudi matin, après avoir adhéré mercredi matin et ayant demandé l'investiture mercredi soir. La voilà, sans aucune investiture, nue comme un ver.

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mercredi 3 mai 2017

Taxival, première victime des bus Macron ?

Offre de plus en plus réduite ! 

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D'habitude, avant une élection, on voyait fleurir des mesures, certes symboliques et démagogiques, d'amélioration dans la vie des électeurs, tels augmentation des salaires et des retraites, report des dates-limites de paiement des impôts, etc... Cette fois-ci, même pas. Au contraire, voilà qu'on nous annonce à 5 jours du deuxième tour de l'élection présidentielle, une dégradation du service public dans la vallée ! Bien sûr, cela ne fait pas la "une" de la presse locale, et pourtant de nombreuses personnes vont être touchées, telle cette grand'mère qui, non prévenue, a dû se résigner à prendre un taxi de Villé à Albé pour un montant de 20 € !  

Je me suis posé la question de savoir si à distance rapprochée du débat public entre deux candidats, dont l'une m'horripile, et l'autre m'inspire la plus grande méfiance, j'allais m'exprimer de suite, ou le lendemain de l'élection. Finalement, considérant que le libéralisme sauvage n'accorde aucune trêve, il n'y a pas de raison que je ne réponde pas.

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A partir du 2 mai, l'offre Taxival est réduite de 9h à 15h30, bref une dégradation supplémentaire des transports publics et du service public, dans une vallée qui ne brille déjà pas beaucoup dans ce domaine ! Ce service, mis en place pour permettre un meilleur transport des particuliers dans le Val de Villé, à un coût réduit (2 € au départ, 2,50 € jusqu'en septembre 2016, 2,80 € jusqu'à aujourd'hui) il y a à peine une douzaine d'années, à l'époque où je siégeais à la commission "transports" de la comcom, le voilà en voie de destruction. Qui est responsable ? Les élus locaux ou départementaux en place aujourd'hui, qui ne réagissent pas au démantèlement d'un service public, que, pourtant ils subventionnent ? Les sociétés privées qui ont leur siège à Lons-le-Saunier ou Dijon, qui travaillent pour une société allemande nommée Flixbus, celle-ci ayant adopté le système des bus Macron ? Qu'importe. La seule question qui se pose, c'est de savoir quand s'arrêtera le démantèlement du service public au nom d'une soi-disante rentabilité ? Où va-t-on, après la suppression de Taxival ? Au démantèlement des transports scolaires, des lignes régulières, et j'en passe ? Et tout cela au nom d'un slogan : les bus Macron. Serons-nous ainsi obligés de combattre dès lundi matin celui qui aura été élu dimanche ?

Ici, le slogan de mai 1968 "Elections, piège à cons" semble toujours d'actualité.

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