lundi 15 octobre 2018

Visite de Bierry à Villé

Opération réussie !

On a su enfin ce que le président du conseil départemental est venu faire au marché de Villé mercredi dernier. Non, il n'a pas acheté de poulet grillé ni d'ailleurs de nouvelles chaussettes. Il est venu présenter son bilan de mi-mandat, ce dont visiblement tout le monde en saisit l'importance, tant l'enveloppe pour Villé semble fournie. Les élus locaux eux-mêmes étaient absents et n'avaient pas saisi l'importance de l'enjeu. Même le maire avait fui au marché de Saint-Cyr-sur-Mer, où les commerçants alsaciens étaient plus nombreux qu'au marché local, sans déléguer aucun de ses adjoints restants. La fanfare municipale n'a pas accueilli notre président. Les enfants des écoles ne se trouvaient pas sur le passage du président en agitant de petits drapeaux tricolores.

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mercredi 10 octobre 2018

Visite présidentielle à Villé !

Bierry arrive ! On nettoie les rues !

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Quand je parle de visite présidentielle, ce n'est évidemment pas à Macron que je pense ! Mais au président du Conseil Départemental 67 Frédéric Bierry qui est aussi le représentant de notre canton Mutzig-Villé. Les ouvriers communaux se sont dévoués pour poser les panneaux d'interdiction de stationner pour que le balayage soit impeccable. Dès mardi soir à 17h56, le maire de Villé a d'ailleurs prévenu les élus pour les inviter à être présents dès le lendemain matin aux côtés de notre président bas-rhinois. Sûr qu'avec une nuit de délai, nos conseillers municipaux seront présents et nombreux aux côtés du maire. Heureusement que la visite a lieu ce mercredi, les élèves des écoles auront toute latitude pour se rendre dans les rues du vieux Villé en agitant de petits drapeaux tricolores (distribués gratuitement par la mairie?)

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On se demande d'ailleurs à quelle occasion Bierry vient en pélerinage à Villé. Accueil des premiers réfugiés à l'ancienne gendarmerie de Villé ? Nomination d'une nouvelle première adjointe ? Mise à disposition d'un fonds départemental exceptionnel pour finaliser l'élimination des friches agricoles, administratives ou industrielles ? Remise en état des voies communales et notamment des chemins ruraux et forestiers ? Ou viendra-t-il faire quelques courses au marché (achat d'un poulet grillé, de quelques sacs de pommes de terre et d'une nouvelle veste ?). Et aurons-nous droit à un beau discours qui sera retransmis en direct à la télévision ? 

Tous ceux qui espèrent des réponses claires et précises de la part de notre personnalité départementale, rendez-vous au marché de Villé ce mercredi !

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vendredi 28 septembre 2018

Réunions publiques du PLUi

Enfin ? 

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Deux mois de retard pris par la procédure du PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal) qui, à Villé, devrait remplacer le POS (plan d'occupation des sols) dans un délai très rapproché ! Le tout pour une sombre histoire de remarques émises par des Personnes Publiques Associées !

A Villé, un Conseil Municipal a été consacré à trois points du PLUi, un point c'est tout (dont deux à des lotissements). Nettement insuffisant ! Et l'on ne sait toujours pas si le conseil municipal approuve les points abordés (ou sabordés ?)

En tous cas, la date du 12 novembre (à 20 h) est retenue. Pas sûr que le lendemain du centenaire de l'armistice de la 1ère guerre mondiale, ce sera la fin des batailles pour le PLUi. Et espérons qu'à Villé, le ComcomInfo qui invite à la réunion ne sera pas que distribué à partir du 13 novembre ! Veillez-y pour une fois, Monsieur le Maire !

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lundi 17 septembre 2018

Villé : la guerre des paysans a-t-elle encore lieu ?

La dernière épicerie du bourg-centre a fermé !

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C'est fini, la dernière petite épicerie du bourg-centre a fermé définitivement ses portes, laissant pantois toute cette population qui n'a pas à disposition un véhicule pour se rendre à un supermarché périphérique. Laissant un centre-ville économique un peu plus fragilisé, alors qu'il est censé se développer ! Laissant les élus à leur seule réflexion concernant leur réélection dans 18 mois (oui, oui, malgré tous ses échecs, le maire de Villé songerait à se représenter).  Ah qu'il est loin le temps où Villé abritait près de 6 ou 7 épiceries (Knobloch, Meyer, Sadal, Jehl, ECO, Stephan, Heitz entre autres). Villé se meurt, il n'y a que le premier magistrat et son entourage qui ne le voient pas. Pourtant même le marché du mercredi matin baisse de volume. Alors quelles solutions de rechange ?

Des initiatives diverses 

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Le marché du terroir de Villé est une idée intéressante, permettant aux producteurs locaux d'écouler leur marchandise. Lancé en 2001 les jeudis soirs, il rassemblait près de 30 stands. Mais peu à peu, surtout les six dernières années, il s'est dégradé, notamment après le départ de deux éléments majeurs de ce marché, que malgré tout son investissement, ni la commune, ni la conseillère générale responsable du marché n'avaient su retenir. Au plus bas lors de l'abandon de fait de ses responsabilités dans cette affaire, le marché semble avoir repris depuis la prise en charge par un conseiller municipal bénévole. Il reste qu'une partie des "dissidents" du marché du terroir continue à faire bande à part dans les locaux de l'ancien Signal-Lux, alors qu'ils auraient pu s'intégrer au marché.

La concurrence arrive ! 

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Il s'agit certes d'un nouveau concept, le "drive", comme le pratiquent déjà depuis un certain temps nos voisins de Saint-Dié-des-Vosges, où ces agriculteurs villois s'étaient rendus pour copier le fonctionnement. J'en avais rendu compte sur mon blog.

  • A relire : 

Un drive fermier à Saint-Dié du 4 septembre 2017

Des agriculteurs du Val de Villé au drive de Saint-Dié du 17 février 2018.

Si l'initiative semble intéressante, pourquoi ne pas avoir regroupé tout ce monde dans une même association de la vallée pour dynamiser l'ensemble ? Cela ne ressemble en l'état, en voyant les listes des organisateurs et participants d'un côté ou de l'autre, qu'à une malheureuse "guerre des paysans" du Val de Villé d'un autre temps. C'est dommage, vraiment dommage ! La volonté de "monopoliser" l'organisation du marché affichée par le maire de Villé (pour s'accaparer de façon ridicule un mérite qui n'a jamais été le sien), ni les conflits latents de quelques personnes apparus à tous les niveaux, n'ont pas aidé. 

L'occasion n'est-elle pas enfin venue de relancer le tout ? avec la bonne volonté de tout le monde ? Ou va-t-on rester à de petits intérêts personnels et des querelles ridicules et mortifères entre les quelques paysans restants d'une vallée où ce sont surtout les friches agricoles et les ronces qui prennent le dessus ?

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vendredi 7 septembre 2018

Réunions publiques reportées !

Le PLUi n'est pas prêt ! A avoir suivi la réunion du conseil municipal de Villé réservée à ce seul sujet, rien d'étonnant. Il risque même de ne pas l'être avant la Saint-Glinglin. J'avais promis d'aller à cette réunion où le maire de Villé ne pourra pas me couper la parole. J'attends avec impatience la nouvelle date.(ci-dessous : annonce dans la presse - DNA du 6/9/2018)

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jeudi 30 août 2018

Stadtfest Elzach !

Les invités de la commune jumelée de Telfs (Autriche) se sont sentis chez eux, ceux de Villé aux abonnés absents. 

elzachLa commune partenaire de Telfs dans le Tirol est venue nombreuse à Elzach, avec ses élus et ses musiciens. 80 personnes ont fait le déplacement pour 3 jours, essentiellement pour profiter de la fête en Forêt Noire. Car les joyeux tyroliens ne manquent pas une occasion pour s'amuser et renforcer les contacts. La délégation de Telfs, arrivée à Elzach dès vendredi matin, était conduite par le maire Christian Härting et ses deux adjoints Christoph Walch et Cornelia Hagele. Cette dernière est aussi membre du parlement du Land du Tyrol. Selon le Bürgermeister Roland  Tibi, le jumelage avec Telfs monte en intensité. Les visiteurs autrichiens ont pu même meubler leur samedi en assistant à un match du SC Fribourg club de la Bundesliga, après avoir goûté à l'Europapark de Rust .

Pour ne pas vexer les jumelés du "Weilerthal", Roland Tibi a rappelé que le jumelage avec les alsaciens lui semblait important aussi. Alors que les valdevillois lui semblent avoir des "compétences très limitées" en matière de festivités, il a quand même remercié les deux présents, André Frantz, maire de Villé, et Jean-Marc Riebel, président de la communauté des communes , qui ont pris leur courage à deux mains pour venir à Elzach. Beaucoup d'autres élus de la vallée et de Villé "grognent" : aucune invitation ne leur est parvenue tant de la comcom que de la commune de Villé. Certains n'étaient même pas au courant qu'ils y avait une grande fête à Elzach.

Des photos de Stadtfest Elzach 2018 !

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Nos deux visiteurs villois ont aussi pu participer à la fête, surtout du côté d'une buvette !

Le maire de Villé a eu bien du mal à ne pas renverser sa bière.

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Pendant que le président de la comcom attendait impatiemment la sienne !

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jeudi 23 août 2018

Des Fugger aux Choiseul-Meuse

L'Albrechtstal, vous connaissez ?

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Depuis le Moyen Age, les actuelles communes de Saâles, Bourg-Bruche, Ranrupt et Colroy faisaient partie d’une seigneurie appelée Albrechtstal, puis Val de Villé, du nom du bourg où siégeait l’administration. À nous, qui avons l’habitude de voir la fin du Val de Villé au col de Steige, cela peut paraître bizarre. C’est que la Révolution et le Traité de Francfort ont chamboulé la géographie administrative de la Haute Bruche.

Le ruisseau de Grand Roué entre Bourg-Bruche et Saulxures, la Bruche – qui séparait la seigneurie de Villé et le Pays de Salm – et la Climontaine constituaient des limites plus clairement définies qu’un abornement. C’est ce qui explique que ce qu’on croit être l’entrée de Saint-Blaise, quand on vient de Saâles, soit en fait l’extrémité de la commune de Colroy !

La « Dame de Meuse »

À la veille de la Guerre de Trente Ans, le Val de Villé, y compris ses villages bruchois, appartenait aux Habsbourg, mais était laissé en fief, à titre viager, au puissant comte Jean-Ernest Fugger et à son fils Christophe-Rodolphe, à qui l’empereur devait des sommes astronomiques. En 1648, les Traités de Westphalie donnent à Louis XIV les biens patrimoniaux des Habsbourg en Alsace – donc aussi le Val de Villé –. Le roi, qui n’aime pas du tout voir là des gens si proches de l’empereur, cherche un moyen de se débarrasser d’eux. En 1679, il fait proclamer que nul ne peut détenir une terre d’Alsace en fief ou en gage s’il ne peut y résider. Cela ne concerne évidemment que les secteurs déjà placés sous son sceptre, et pas toute l’Alsace. Les Fugger, occupant de hautes charges et brassant des affaires importantes dans l’Empire, ont autre chose à faire que d’habiter à Villé et, en 1681, le roi confisque purement et simplement la seigneurie pour l’offrir à Conrad de Zurlauben, un noble d’origine suisse, en récompense de bons et loyaux services. L’ennui, c’est que ladite seigneurie ne pouvait être héritée que par un mâle et que Conrad n’avait pas de fils. À son décès, Louis XIV l’accorde à son neveu, Béat-Jacques, pour qui la seigneurie est érigée en baronnie en 1686. Elle devient même comté en 1692. Or Béat-Jacques meurt héroïquement à la guerre en 1704.

Il ne laisse que deux filles, mais il avait pris ses précautions et demandé au roi de leur transmettre le comté, ce qu’il a obtenu. La plus jeune meurt célibataire en 1713 ; seule l’aînée se retrouve donc « seigneur » du Val de Villé. Elle est mariée depuis 1711 à un grand seigneur, Henri-Louis de Choiseul, marquis de Meuse. Autant dire qu’ils ne séjournent guère à Villé, c’est un intendant qui y gère la seigneurie. Ils y font toutefois construire en 1739 un hôtel particulier qui existe toujours. La marquise mourra vingt ans plus tard et ses descendants garderont le Val de Villé jusqu’à la Révolution.

Se souvient-on, à Saâles, Bourg-Bruche, Ranrupt ou Colroy, de la « Dame de Meuse », née demoiselle de Zurlauben, dont les archives révèlent qu’elle savait fort bien tirer de l’argent de ses sujets ? (publié  dans les DNA - édition de Molsheim) 

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mercredi 13 juin 2018

PLUi : friches agricoles et viticoles

Le bourg-centre : paroles, paroles ...

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Lors du dernier conseil municipal, nos élus (ou plutôt notre élu, le maire de Villé, car il n'y a pas eu de vote) se sont penchés en point unique de la réunion sur le PLUi. Voici in extenso le compte-rendu intégral ! Un monument du genre ! En contradiction complète avec le projet bourg-centre, établi certes de façon téméraire sans évaluation budgétaire en 2003 (ce qui a en grande partie amené à l'impasse budgétaire actuelle de la commune). J'avais déjà dit à cette époque que ce document pouvait au plus figurer dans les archives de la Société d'Histoire, mais manquait de sérieux et de chiffré pour des demandes de subvention. La suite me donnera raison, puisque toutes les subventions espérées, notamment une grosse partie du FISAC (fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) n'a pas été versée. Les travaux de la succession villoise du baron Haussmann ont été payés par les  seuls villois.

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PV4Pourtant, en 2003, le maire de Villé André Frantz écrivait dans son projet :

"3 secteurs d'Appelation d'Origine Contrôlée partiellement plantés en vignes, au nord et au nord-est de la commune couvrent une superficie totale de 2,1 ha..."

Puis un peu plus loin :

"Après avoir effectué une étude paysagère sur Villé, deux problèmes importants se sont posés, à savoir les friches sur les versants vers Albé et Triembach-au-Val et les plantations forestières sans réglementation pour Villé depuis 1968. Une nouvelle réglementation et une résorpsion des friches passent par la création d'une Commission Communale d'Aménagement Foncier, financée par le Conseil Général du Bas-Rhin.

En date du 12 mars 2002, le conseil municipal décide à l'unanimité de demander au Conseil Général la création d'une C.C.A.F.

Le 21 octobre 2002, la commission permanente du Conseil Général émet un avis favorable à l'institution à Villé d'une C.C.A.F. ayant pour vocation de donner un avis sur la réglementation de certains boisements."

Si par la suite, il a bien été créé une CCAF, celle-ci ne s'est réunie qu'une fois pour sa création et pour deux visites sur le terrain, restées sans aboutissement ! et ceci malgré toutes mes relances (j'en étais membre en tant que représentant des propriétaires forestiers). A mes dernières relances, en 2014, monsieur le maire n'a même pas daigné répondre. (voir ci-dessous)

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Aujourd'hui, à l'heure du PLUi, on  en voit le résultat : 

1) Les friches viticoles et agricoles ne sont pas résorbées. De deux zones, elles sont même devenues trois (Giesshübel, vers Saint-Martin, en plus) !

2) Les zones AOC restantes risquent de disparaître à jamais ! au profit de lotissements-bidon (comme "les Pommiers 2"?). Et pourtant les élus de Villé ont souscrit au P.A.D.D. du PLUi (projet d'aménagement et de développement durables) : "Les terres agricoles et viticoles seront préservées de I'urbanisation. De plus, il s'agira d'en reconquérir d'autres sur les nombreux terrains en friche, pour faire face à la forte demande en foncier agricole ou viticole AOC. Cet objectif est nécessaire au maintien d'une agriculture de montagne dynamique qui entretient le paysage et évite l'enfrichement." Mais c'est connu, à Villé on n'a peur de rien, surtout pas des contradictions.

3) Et la réglementation des boisements n'aura pas lieu ! Voilà encore un point qui va rendre plus complexe le zonage ! J'y reviendrai dans un article ultérieur.

Quelle crédibilité peut-on accorder à un vice-président de la comcom pour la réalisation d'un PLUi cohérent, alors qu'il a échoué dans l'application de sa propre politique dans le bourg-centre qu'il dirige d'une main plus que tremblante ?

NB : Dans les années 1960/70, dans le cadre de la PAC (politique agricole commune) et à l'occasion des quotas instaurés par la commission de Bruxelles, de nombreuses terres viticoles de la vallée - et notamment à Villé - furent achetées par des viticulteurs de Scherwiller, Nothalten, Dambach-la-Ville, qui ont ainsi contourné la règle des quotas dans leur vignoble. Les anciennes vignes de la vallée, sont restées à l'abandon et devenues des friches. Les 2,1 ha cités par le maire de Villé sont la surface viticole encore cultivée et non le périmètre de la zone AOC.

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Friche d'une ancienne vigne à la Gänzlach !

* Prochain article à propos du PLUi : toujours, et encore des friches,  F.T.V. ou les occasions manquées !

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jeudi 12 avril 2018

Parti socialiste : quel gâchis dans la ruralité

Les nombreuses erreurs se paient maintenant !

PS_Vill__2Il y a longtemps que le feu couve dans les sections rurales du PS du Bas-Rhin. Et cela ne date pas d'hier. L'exemple de la section du PS du Val de Villé n'en est qu'un parmi d'autres du nord au sud et de l'est à l'ouest du département. Le problème est en fait vieux de 10 ans, voire de 15 ans, dans certains secteurs. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est peut-être les élections de responsables socialistes dans la communauté urbaine de Strasbourg qui en sont à l'origine. Les sections rurales sont restées les parents pauvres sans élus, et lors des négociations de désistement ou de soutien à d'autres partis de gauche elles servaient d'office de monnaie d'échange, car il fallait évidemment assurer la réélection des élus de la métropole strasbourgeoise. 

Tel a été le cas pour la section de Villé : les candidats PS locaux, magré de bons scores lorsqu'ils se présentaient, ont dû d'une façon ou d'une autre laisser place à des candidats parachutés de partis dits "frères" (PC en 1998, EELV en 2011), parfois même pour un candidat qui à d'autres élections avait soutenu la droite (voir communiqué du PS ci-dessus, datant de 2011).

Pire, pour des élections primaires aux présidentielles, le bureau de vote de Villé fut abandonné au PRG, à qui la fédération du Bas-Rhin a payé le taxi de Strasbourg à Villé, car il n'y avait bien sûr pas de militant PRG dans la vallée.

Puis les affaires allèrent en se dégradant : à des élections internes suivantes, les militants du Val de Villé furent invités à voter à Ranrupt, et comble, pour le dernier congrès à Dorlisheim.

Tout cela parce-qu'à Strasbourg, il semble que les deux derniers secrétaires fédéraux successifs, malgré les appels des sections rurales - et notamment celle de Villé - n'ont jamais voulu se rendre dans les campagnes.

Comme Jeanne d'Arc, elle veut venir avec son armure !

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Et voici qu'on apprend par la presse, que la nouvelle première secrétaire fédérale, pas différente de l'ancienne co-responsable du gâchis, veut au bout de 7 ou 8 ans faire une incursion dans la vallée, non pas pour relancer la section, mais pour laisser choisir ses éventuels adhérents, entre un rattachement à une grande (géographiquement) section Saâles - Schirmeck - Molsheim - Mutzig - Rosheim - Obernai - Wasselonne - Mossig, ou à une grande section Sélestat - Marckolsheim - Benfeld - Erstein, ce qui permettrait aux militants du Val de Villé de découvrir Rhinau lors d'un prochain vote interne...

« Je prendrai mon armure, sourit Pernelle Richardot, et j’irai à leur rencontre pour savoir s’ils préfèrent être rattachés à la section de Molsheim/Vallée de la Bruche ou à celle du Centre-Alsace. C’est d’ailleurs la première section que je vais rencontrer. » peut-on lire dans les DNA et L'Alsace qui à cette occasion deviennent ces jours-ci l'organe de communication interne de la Fédération 67 du PS.

Eh bien, Pernelle ! toi qui es élue conseillère régionale "à l'insu de ton plein gré", voilà une conception qui marque un peu plus ton mépris pour les campagnes, car ce n'est pas comme ça que tu implanteras un peu plus les sections et le parti dans le monde rural. Et d'ailleurs, la question reste posée : les militants de la plaine et des vallées, ont-ils encore envie de te revoir ?

Et à continuer sur la voie que tu as prise, tu pourras bientôt ne comptabiliser que 3 "grandes sections" : Bas-Rhin nord, Bas-Rhin sud et C.U.S.

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mercredi 28 mars 2018

Une école privée "Montessori" à Villé ?

Que va devenir l'école de la république ?

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Dans le monde rural, le plus fragile au niveau du maintien du service public, voilà qu'apparaissent des école privées qui vont encore être une menace de suppressions de postes. Etait-il opportun pour nos élus de Villé et de la vallée de tolérer cela ? Surtout que ce genre d'institution est une atteinte à la notion d' "école de la république gratuite, laïque et obligatoire". Vu les prix pratiqués dans ces écoles, ce sont évidemment des portes qui se ferment aux enfants de familles pauvres ! Qui peut payer une moyenne de 500 €/mois dans une région très défavorisée par enfant scolarisé ?

Une enquête réalisée par LCI auprès de Mme Diane Vandaele, présidente des AMF

Il y a 111 ans, en 1907, ouvrait la première salle de classe Montessori. Imaginée par la célèbre pédagogue italienne, Maria Montessori, elle s’adressait aux enfants d’un quartier pauvre de Rome. Aujourd’hui pourtant, les écoles qui appliquent la méthode éducative sont onéreuses. Pour la scolarisation d’un enfant, il faut compter en moyenne 500 euros par mois. L’Association Montessori de France (AMF) explique :

"C’est très simple !. C'est parce qu'il s’agit d’écoles privées hors contrat." Ne bénéficiant d'aucun soutien financier de l’Education nationale, les établissements doivent s'arranger pour payer par leurs propres moyens les locaux, les salaires (compris entre 1500 et 1800 euros net par mois, selon notre interlocutrice), le matériel, les repas, etc. Autant de dépenses qui se répercutent sur les coûts d'inscription. "C'est comme une petite entreprise".

En moyenne, la scolarisation d'un enfant dans une école Montessori coûte 500 euros par mois. Mais les tarifs sont très aléatoires d'une école à une autre. L'école maternelle Montessori de Vincennes, par exemple, demande 700 euros de frais d'inscription puis 675 euros par mois. A l'école de Bergerac, en Dordogne, les frais d'inscription sont trois fois moins élevés (250 euros) et les frais de scolarité deux fois moins (350 euros/mois).

Pour Diane Vandaele, ces différences de prix s'expliqueraient surtout par le montant du loyer dont doivent s'acquitter les écoles. "Il y a aussi des écoles qui ont 30 ans d'existence et qui sont propriétaires de leurs bâtiment. Les situations sont très variées, commente-t-elle. Je peux en tout cas vous affirmer qu'aujourd'hui, il n'y a aucune école Montessori qui fait des bénéfices excessifs. Ça n'existe pas. Tous les directeurs avec lesquels on travaille ont du mal à boucler leurs fins de mois."

 Il y a une fois de plus les riches et les "rien".  Et qu'a dit le maire de Villé de cette implantation lors du conseil municipal de lundi soir, devant les parents d'élèves venus assister au conseil ? Rien, bien évidemment.

- A lire les articles du "Journal L'Alsace" du 27 mars montessori1 et Montessori2

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