mercredi 4 juillet 2018

Faites entrer l'accusé

Jacques Plumain, le fantôme de Kehl

Faites entrer l'accusé Le 19 janvier 2001, deux automobilistes ont une violente altercation sur un parking commercial de Strasbourg. L'un d'eux, Jacques Plumain, ancien militaire devenu vigile, sort un sabre et blesse grièvement son opposant. Immédiatement arrêté, il est condamné à douze ans de prison en septembre 2003. Dès les premiers mois de détention, Plumain est confondu pour les meurtres de trois femmes, survenus de l'autre côté du Rhin, à Kehl, et une tentative d'assassinat sur une quatrième. Acquitté pour celui de Hatice Celik, il est condamné en avril 2006 à la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 20 ans pour les meurtres de Gisela Dallman et Ursula Brelowski. 

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lundi 11 juin 2018

Le nazisme, une crotte d’oiseau…

Le chef du groupe d'extrême-droite AfD au Bundestag, Alexander Gauland, a minimisé les années 1933 à 1945 en les désignant comme « une crotte d’oiseau ». L’homme n’est pas à son premier dérapage.

chiureEn France, il y avait Jean-Marie Le Pen et sa tristement célèbre phrase qui réduisait les chambres à gaz à un « détail de l’histoire » ; maintenant, l’Allemagne doit s’occuper d’Alexander Gauland qui, comme beaucoup de cadors de partis d’extrême-droite, a déraillé lors d’une apparition au congrès des jeunes extrémistes de l’AfD, la « Junge Alternative ». Lors de son intervention, Gauland a qualifié les 12 ans du règne nazi de « crotte d’oiseau », sous-entendant que ces années ne pesaient pas lourd face à « l’histoire allemande de 1000 ans ». Là, Alexander Gauland dépasse les limites de la libre expression d’une opinion. L’apologie du nazisme n’est pas une opinion, mais constitue un délit. Et puisque Gauland n’est pas à son premier dérapage de ce type, tous les regards se tournent vers la justice. Qui elle, ferme les deux yeux devant les extrémistes identitaires.

Il y a deux semaines, le parquet de Mühlhausen a demandé un non-lieu à l’encontre d’Alexander Gauland. Plusieurs personnes avaient porté plainte pour « incitation à la haine », suite à une déclaration ouvertement raciste de Gauland qui avait attaqué la Chargée de l’Intégration du gouvernement allemand, la ministre d’Etat Aydan Özoguz. A son adresse, Gauland avait vociféré : « […] Invitez-là au Eichsfeld et dites-lui ce que c’est que la culture spécifique allemande. Après, elle ne reviendra jamais plus. Et nous pourrons – Dieu soit loué – la déposer sur une déchetterie en Anatolie. » Le parquet de Mühlhausen a estimé le 14 mai dernier qu’il n’y avait « aucun intérêt public de poursuivre Monsieur Gauland ».

Samedi dernier, Alexander Gauland était presque euphorique lorsqu’il s’exprimait devant les 1000 délégués du congrès de la « Junge Alternative » à Seebach en Thuringe. Devant les jeunes extrémistes, il a osé ceci : « Hitler et les nazis ne sont qu’une chiure d’oiseau dans les plus de 1000 ans du succès de l’histoire allemande ! ». La salle applaudissait debout.

Hormis le fait que Gauland, du haut de ses 77 ans, ignore visiblement tout de l’histoire allemande, cette phrase constitue carrément une apologie du nazisme. En utilisant ces termes, Gauland ramène le plus grand crime contre l’humanité jamais perpétré à une petite tache que l’on peut essuyer d’un coup de mouchoir. Son public, aussi peu au courant de l’histoire du pays et de son identité qu’il prétend défendre, est réceptif à ce genre de dérapage verbal. A un moment où le « … first ! » inventé par Donald Trump et repris par la quasi-totalité du monde politique dans les différents pays, cette phrase permet aux jeunes crânes rasés de scander fièrement « Deutschland first ! ». Cette auto-absolution pour les crimes des nazis est insupportable.

Et la suite ? La justice allemande fermera à nouveau les yeux, probablement en estimant une nouvelle fois qu’il n’y a aucun intérêt public à sanctionner cet homme haineux. Au lieu de se pencher sur ceux qui invitent la jeunesse allemande à la haine et par conséquent, à la violence, la justice préfère s’occuper, avec la police, de poursuivre au niveau européen des manifestants ayant participé l’année dernière aux manifestations contre le sommet G20 à Hambourg. Ces jours-ci, il fait bon être extrémiste identitaire en Allemagne – plus personne ne pense à vous molester. Mais après, lorsque les excès arriveront dans les rues, il ne faudra peut-être pas s’étonner. A moins que le Bundestag prenne son courage entre les deux mains, vote la levée de l’immunité du député Gauland et porte plainte pour « incitation à la haine ». Car c’est exactement de cela qu’il s’agit. (selon "Euro-journalistes")

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mercredi 9 mai 2018

Inde : Brûlée vive par ses violeurs

Elle avait osé porté plainte ! 

inde_viols_754174_0_1xDans le nord-est de l'Inde, 15 personnes ont été arrêtées vendredi 4 mai pour le viol d'une jeune femme de 16 ans agressée sexuellement puis brûlée vive par des membres de son village. Suite à l'agression sexuelle, la victime a porté plainte auprès du conseil de village qui a simplement imposé une lourde amende aux accusés. Mais ces derniers furieux de ce jugement se sont retournés contre la victime et l'ont brûlée vive dans sa maison. Ce drame montre à quel point ces conseils de village peuvent représenter une entrave pour obtenir justice en Inde.

L'Inde a beau constituer la 6e plus riche économie mondiale, plus de la moitié de ses habitants vivent toujours dans des villages. Et là, les habitants se connaissent et suivent l'ordre traditionnel guidé par le conseil local, appelé "panchayat".

Ces membres sont des élus ou fonctionnaires locaux et ils sont censés s'occuper de problèmes de santé publique ou de voirie, mais ils sont tellement influents qu'ils servent également, comme dans ce cas, de justicier local.

Les disputes entre voisins ou les morts suspectes sont ainsi souvent réglées en silence avant même d'atteindre la police, considérée comme trop lente et corrompue.

Le problème est que ce sont généralement les hommes de castes dominantes qui siègent dans ces conseils, et que leurs décisions concernant des viols de femmes de castes inférieures peuvent être influencées par leur culture patriarcale, surtout dans le nord du pays.

Cette omerta des villages est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles on considère que la grande majorité des viols qui ont lieu en Inde ne sont jamais rapportés aux autorités.

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mercredi 21 mars 2018

Sarkozy en garde-à-vue

Ce que ni Mitterrand, ni Chirac, ni Hollande n'ont réussi, Sarko le fait.

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L’ancien président de la république Nicolas Sarkozy est actuellement entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre sur les soupçons de financement illégal concernant sa campagne présidentielle de 2007. Selon Mediapart et le Monde, Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue ce mardi matin dans le cadre de l’enquête sur le financement libyen de la campagne de 2007. Il est entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre. L’information a été confirmée par une source judiciaire auprès de l’agence Reuters.

C’est « la première fois que Nicolas Sarkozy est entendu à ce sujet depuis l’ouverture d’une information judiciaire en avril 2013 », ajoute le Monde. Cette enquête a été confiée à plusieurs juges d’instruction du pôle financier de Paris, dont Serge Tournaire, qui a déjà renvoyé l’ancien président devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion. Nicolas Sarkozy est entendu par les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre, près de Paris.

Sa garde à vue peut durer 48 heures. Il pourrait être présenté aux magistrats à l’issue de sa garde à vue afin d’être mis en examen. Les magistrats étudient la piste d’un possible financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, il y a plus de dix ans, par la Libye de Mouammar Kadhafi.

L’enquête porte sur des chefs de corruption active et passive, trafic d’influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et blanchiment, complicité et recel de ces infractions. Dans la même affaire, l'homme d'affaires français Alexandre Djouhri, proche de Sarkozy, a été interpellé début janvier à Londres, avant d'être libéré sous caution. L’ex-président français, qui a quitté le pouvoir en mai 2012, a toujours formellement démenti les faits allégués notamment par un autre homme de réseaux, le franco-libanais Ziad Takieddine.

Décidément, Sarkozy réussit à aller là où ni Mitterrand, ni Chirac, ni Hollande n'ont jamais mis les pieds.

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dimanche 28 janvier 2018

Plainte de Bolloré au tribunal de grande instance de Paris (suite)

C'est la Société camerounaise de palmeraies, SOCAPALM, avec siège au Luxembourg, qui a porté plainte contre plusieurs journaux français dont Médiapart, l'Obs et Le Point.

Deux ONG, SHERPA et REACT sont également poursuivis.

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La SOCAPALM, la plus grande entreprise de production d'huile de palme du Cameroun, poursuit ces médias pour diffamation.

Dans des reportages publiés en 2015 par ces médias, des villageois camerounais accusent l'entreprise d'avoir accaparé leurs terres.

La SOCAPALM est une filiale du groupe luxembourgeois SOCFIN, dont l'industriel français VINCENT BOLLORE détient 40% du capital.

Selon le journal Médiapart, 6 000 villageois camerounais se mobilisent depuis une dizaine d'années contre, l'accaparement par la SOCAPALM de 40 000 hectares de terres leur appartenant.

La SOCAPALM, réfute formellement les accusations de vol de terres, et parle de diffamation.

La première journée d'audience a été consacrée à l'audition des témoins des deux parties.

Le procès s'est achevé ce vendredi. La SOCAPALM demande un euro de dommages et intérêts aux médias et aux ONG accusés, ainsi que la publication du jugement dans les journaux concernés. Le jugement est mis en délibéré.

La position d'Edwy Plenel, de Mediapart 

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"L'objectif c'est de nous empêcher de dire ce que les populations concernées au Cameroun, au Nigéria, en Côte d’Ivoire ou au Libéria disent sur les pratiques du groupe Bolloré via une entreprise basée au Luxembourg. Une holding, Socfin, dont il possède 39 %. Nous sommes simplement poursuivis pour avoir fait état de la déclaration de ces populations, de ces collectifs regroupés dans une association, une ONG qui s’appelle ReAct et qui parle d’accaparement aveugle des terres qui ne laisse aux riverains aucun espace vital, de faiblesse des compensations accordées aux populations riveraines, de mauvais traitements des populations par des escouades de gendarmes, et ainsi de suite… Tout ça, c’est simplement un communiqué qui a été remis en mains propres à Monsieur Bolloré devant le groupe Bolloré en 2013. A ce moment-là, Monsieur Bolloré n’a rien trouvé de diffamatoire et il n’a pas poursuivi. Simplement, nous en avons refait état et ces populations, comme des syndicats. Et là, tout d’un coup, Monsieur Bolloré s’est réveillé sur un nouvel article de 2015 et il nous poursuit. Simplement pour nous empêcher de faire état de cet intérêt public. C’est ce que nous avons appelé avec nos avocats et tous les médias concernés des procédures bâillon".

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vendredi 26 janvier 2018

Bolloré en procès contre des journalistes et des ONG qui dénoncent sa politique africaine

La multinationale Bolloré a engagé des poursuites judiciaires contre plusieurs médias français et des ONG. L’un de ces nombreux procès s’est ouvert ce jeudi 25 janvier 2018 à Paris. 

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Ce jeudi 25 janvier s’est ouvert un procès contre trois journaux (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct), attaqués en diffamation par la holding luxembourgeoise Socfin et sa filiale camerounaise Socapalm, pour des articles relatant les mobilisations de villageois et d’agriculteurs ouest-africains voisins d’exploitations gérées par ces deux sociétés. Celles-ci sont fortement liées au groupe Bolloré, Vincent Bolloré lui-même siégeant au sein de leur conseil d’administration.

Ce procès marque une nouvelle étape dans les poursuites judiciaires lancées par le groupe Bolloré et ses partenaires contre des médias, des organisations non gouvernementales ou des journalistes, qui ont évoqué les coulisses de ses activités économiques et commerciales en Afrique, ses liens avec la holding luxembourgeoise Socfin et les conséquences des acquisitions de terre à grande échelle.

Depuis 2009, pas moins d’une vingtaine de procédures en diffamation ont ainsi été lancées par Bolloré ou la Socfin en France et à l’étranger – pour contourner la loi de 1881 sur la liberté de la presse – contre des articles, des reportages audiovisuels, des rapports d’organisations non gouvernementales, et même un livre. France Inter, France Culture, France Info, France 2, Bastamag, Libération, Mediapart, L’Obs, Le Point, Rue 89, Greenpeace, React, Sherpa… Plus d’une quarantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias, ont été visés par Bolloré et ses partenaires !

Le groupe Bolloré a transformé la justice française en agent de dissuasion contre tous ceux qui évoquent publiquement ses activités africaines. Ces attaques en justice contre les journalistes viennent s’ajouter à d’autres types d’entraves à la liberté de la presse dont est désormais coutumier le groupe Bolloré. En 2014, son agence de communication Havas avait par exemple supprimé 7 millions d’euros de publicité au journal Le Monde suite à une enquête sur ses activités en Côte d’Ivoire. Sans oublier la déprogrammation ou la censure de plusieurs documentaires que Canal+ (groupe Vivendi) devait diffuser.

Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de géants économiques comme le groupe Bolloré. 

Historique des poursuites entreprises par Bolloré 

- Plainte en diffamation de Bolloré contre l’Agence Ecofin (Agence africaine d’informations économiques et financières). Relaxe le 15 juin 2016, Relaxe confirmée en appel le 7 juin 2017
- Plainte en diffamation de Bolloré contre Maureen Grisot et Renaud Candelier (France Culture) : retrait de la plainte le 10 mars 2016 (21jours avant l’audience prévue le 31 mars 2016)
- Plainte en diffamation de Bolloré et Socapalm (filiale Socfin) contre France Inter et Benoît Collombat : condamnation le 6 mai 2010 avec relaxe concernant la Socapalm.
- Plainte en diffamation de Bolloré contre France Inter et Isabelle Ricq : retrait de la plainte le 18 juin 2010 (14 jours avant l’audience prévue prévue le 2 juillet 2010)
- Plainte en diffamation de Bolloré contre l’association Sherpa : retrait de la plainte le 5 juin 2013
- Plainte en diffamation de Bolloré contre Benoît Collombat et David Servenay (Rue 89) : retrait de la plainte le 7 janvier 2014.
- Plainte en diffamation de Bolloré contre Martine Orange (Mediapart) : retrait de la plainte le 9 décembre 2013
- Plainte en diffamation de Bolloré contre Libération et Fanny Pigeaud : condamnation de Libération pour la légende de la photo en novembre 2014, relaxe de Fanny Pigeaud.

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lundi 22 janvier 2018

Plainte : Qui peut classer "sans suites" ?

La loi est-elle identique si on se réfère à Klinkert ou Bierry ?

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Lu dans une certaine presse dite "locale" :

"Vendredi dernier vers 10h, une délégation d’Unser Land s’est présentée devant la gendarmerie de Marmoutier, en soutien à une membre de ce parti régionaliste qui y était convoquée pour outrage à agent public. Habitante de Neuwiller-lès-Saverne, elle avait eu maille à partir avec un agent circulant dans une voiture siglée Grand Est, en gare de Saverne. Considérant que la voiture en question gênait la circulation des bus, elle l’a fait savoir à l’agent qui la conduisait. La discussion, s’envenimant, s’est conclue par une référence disgracieuse à la région Grand Est de la part de la militante.

L’agent a ensuite déposé plainte à la gendarmerie. Pour Jean-Marie Lorber, secrétaire de la « section Zawere - Krumme Elsass » d’Unser Land, la mobilisation d’hier était « l’occasion de montrer qu’il n’y a pas lieu de se résigner. C’est notre manière de soutenir l’initiative de Frédéric Bierry et de Brigitte Klinkert pour créer une collectivité à statut spécifique en Alsace ».

Pour la petite histoire, la plainte a été classée sans suite à la gendarmerie."

Pour la grande histoire, un gendarme peut-il classer une plainte sans suite ? Bien sûr que non : il la transmet au procureur de la république qui est seul habilité à prendre une décision à ce sujet. Mais avec l'intervention d'hommes politiques, on ne sait jamais ...

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lundi 23 octobre 2017

Justice : ils découpent le radar pédagogique à la meuleuse

Quand l'alcool donne des idées !

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L’alcool est néfaste pour la santé, et encore plus pour les neurones. C’est la conclusion qu’on peut tirer au regard des faits commis par trois prévenus convoqués cette semaine devant le tribunal. Face aux juges, deux hommes et une femme d’une vingtaine d’années regardent leurs baskets et se disent que tourner à l’eau claire peut parfois éviter des ennuis judiciaires…

Pour comprendre l’affaire, il faut remonter à une soirée de l'été dernier. Cette nuit-là, le trio absorbe de l’alcool jusqu’à plus soif, au domicile de l’un d’entre eux. Soudain, ils sont frappés par le génie de Thomas Edison, ou plus certainement par les verres de « bibine » qu’ils ont absorbés et décident d’aller explorer l’univers mystérieux des… radars pédagogiques.

Un choix qui n’est pas dû au hasard puisqu’il y en a un à quelques mètres de leur lieu de beuverie. Ils sortent de la maison, traversent la route en déroulant un câble et s’arrêtent devant le radar. Ce câble, c’est celui d’une meuleuse électrique. Les prévenus ont en effet décidé de découper le socle de l’appareil. Pour ce faire, ils montent sur le toit de la voiture garée devant l’engin. Mais pendant qu’ils « ferraillent » avec le radar, le voisin, lui, est réveillé par le boucan. En observant la scène, il prévient la gendarmerie et filme les trois acolytes en pleine action et notamment une scène digne du film « Nuit d’ivresse ». La jeune femme alcoolisée a pour rôle de rattraper le radar une fois scié. Mais elle n’a plus vraiment le compas dans l’œil. Résultat : elle a beau tendre les bras, le radar s’écrase lamentablement au sol…

Ce dossier est bien plus léger que les affaires courantes d’un tribunal correctionnel et fait sourire les magistrats. Mais les prévenus, eux, ne font pas les fiers et ne bronchent pas face aux peines d’amende requises à leur encontre. Pour expliquer leur geste, un des protagonistes avance, un brin gêné, qu’ils voulaient « voir ce qu’il y avait dedans… »

L'avocat de la défense, estime que ces amendes sont appropriées et fait part des regrets de ses clients. Après avoir émergé de ses excès nocturnes, l’un d’entre eux s’est en effet excusé auprès du maire et s’est proposé de payer les réparations de l’appareil. Le juge a même endossé le rôle de sage en lançant une conclusion qui s’est souvent révélée exacte : « Est-ce que quelqu’un a déjà eu une grande idée en buvant beaucoup d’alcool ? Dans le domaine artistique, vraisemblablement. Mais dans un domaine plus technique, non… »

Jugement : 200 € pour le vol du radar et 100 € pour le tapage nocturne qu’ils ont provoqué. Les frais de justice et de remise en état du radar en plus.

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samedi 14 octobre 2017

Par manque d'argent, la CPI suspend un procès

Nouveau scandale à La Haye !

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La Cour pénale internationale (CPI) continue de se parfumer au goût des scandales. Et ce, au détriment de ses justiciables. Après le gros pavé jeté dans la mare par Mediapart au sujet des faits de corruption impliquant l’ancien procureur Luis Moreno Ocampo, voilà un autre impair qui vient discréditer cette justice internationale. Le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé vient à nouveau d’être suspendu. Ainsi que le justifie le juge-président Cuno Tarfusser après le témoignage du médecin légiste Eric Bacard : « Il ne me reste plus qu’à lever l’audience, et nous allons reprendre le 6 novembre. Puisqu’il y aura d’autres procès en cours, nous n’avons pas suffisamment d’argent pour mener de front trois procès simultanés. » Poursuivant, le magistrat italien ajoute : « C’est l’une des raisons de ce décalage. »

La messe est ainsi dite. L’ex-président ivoirien qui vient de se voir refuser une énième demande de mise en liberté provisoire sera maintenu en prison avec son dernier ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé. Attendant, bien sûr, la reprise de leur procès après près d’un mois de suspension. Et pourtant, certains observateurs s’insurgent contre la lenteur de ce procès qui est du reste très suivi.

D’aucuns voient en cette suspension, la confirmation de la théorie du complot pour maintenir Gbagbo en prison, aussi longtemps qu’Alassane Ouattara sera au pouvoir. Ceux indiquent par ailleurs que la CPI se prévaut de ses propres turpitude pour maintenir l’ex-président ivoirien en détention. Toutefois, les avocats des accusés s’activent pour obtenir une libération provisoire de leurs clients. À défaut, la célérité du procès pourrait être l’autre alternative.

Notons par ailleurs que des voix s’élèvent de plus en plus pour réclamer des enquêtes contre des pro-Ouattara. La procureur Fatou Bensouda aurait transmis un message au président Ouattara pour intensifier les enquêtes contre les anciens rebelles. (Rufus Polichinelle, journaliste à "Afrique sur 7")

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samedi 16 septembre 2017

Il traite son maire d' "escroc" et obtient gain de cause devant la CEDH

Un conseiller municipal, condamné en France pour diffamation, a remporté une importante bataille pour la liberté d'expression des hommes politiques.

justice

L’Etat français doit verser à un élu du Broc la somme de 11.670 € pour dommages. La Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné, jeudi dernier, la France pour entrave à la liberté d’expression d’un conseiller municipal qui avait été poursuivi pour diffamation, sans possibilité de prouver ses allégations.

La Cour avait été saisie par Michel Lacroix, conseiller municipal du Broc, une commune des Alpes Maritimes, condamné en 2010 à une amende pour « diffamation publique » après avoir accusé le maire et la première adjointe de la ville d’escroquerie sur un marché public dont il était en charge au cours d’une séance du conseil municipal puis dans un tract. La CEDH a jugé que cette condamnation avait violé le droit à la liberté d’expression de Michel Lacroix. 

Le requérant, en tant que conseiller municipal, Michel Lacroix avait « un rôle de vigie et d’alerte » de la population dans le domaine spécifique des marchés publics dont il était en charge, a considéré la cour.

La sanction pénale infligée à Michel Lacroix « n’a pas ménagé un juste équilibre entre la nécessité de protéger le droit du requérant à la liberté d’expression et celle de protéger les droits et la réputation du plaignant », ont estimé les juges européens. Ces derniers ont rappelé que « le prononcé d’une condamnation pénale est l’une des formes les plus graves d’ingérence dans le droit à la liberté d’expression ».

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