mardi 19 juin 2018

Le PS ne votera pas le projet de loi ELAN

Communiqué du groupe  socialiste au Sénat

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samedi 26 mai 2018

Le PS et la taxe d'habitation

Un communiqué du parti socialiste et des élus des groupes socialistes de l'Assemblée Nationale et du Sénat.

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mercredi 16 mai 2018

Macron face à Poutine !

Quel naïf !

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A peine réélu président de la Fédération de Russie, Poutine profitera du 22 ème Forum économique international de Saint-Petersbourg, du 24 au 26 mai 2018, pour pour recevoir  Emmanuel Macron. Lequel pense, mais à tort, infléchir la politique extérieure du Tsar.

Le Forum de Saint-Pétersbourg accueille autant de monde que celui de Davos mais il ne lui ressemble guère. Le Forum de Saint-Petersbourg n’est pas la grande messe de la « mondialisation heureuse » et la célébration de l’hyper capitalisme « bienfaiteur de l’humanité ».
Poutine a fait de ce Forum international une plateforme politique pour accroître les parts de marché de la Russie dans la compétition mondiale. La politique extérieure de la Russie y est omniprésente. Une centaine d’événements aussi économiques que politiques se tiendront dans la ville natale de Poutine.
Macron sur les traces de Sarkozy
Des chefs de l’État, des chefs de gouvernements, de très nombreux ministres sont invités personnellement par le Tsar. Le candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, s’y était rendu, en juin 2016, pour défendre un rapprochement entre l’Union européenne et la Russie, évoquer les situations en Ukraine et en Syrie et essayer de prôner le dialogue pour mettre un terme aux régimes réciproques de sanctions économiques. Emmanuel Macron se rendra en Russie, les 24 et 25 mai 2018, pour participer à ce Forum, en qualité d’invité d’honneur, avec le premier ministre japonais. Il reprendra probablement les mêmes arguments que Nicolas Sarkozy avec les mêmes résultats.
On peut constater que les rencontres, très médiatisées, du président français  avec Donald Trump et Vladimir Poutine n’ont guère infléchi leurs politiques et n’ont pas eu d’incidence sur leurs comportements hostiles. Trump a évidemment, comme prévu, dénoncé l’accord nucléaire avec l’Iran, dénoncé le multilatéralisme béat et n’est toujours pas sensible aux changements climatiques, tandis que Poutine continue la russification de territoires jadis ukrainiens, apporte une fin de non-recevoir aux condamations de son soutien décisif à Bachar El Assad et roule dans la farine les diplomaties occidentales en Afrique, comme en République Centrafricaine.
Si en France, les rencontres internationales du président Macron avec les grands leaders mondiaux sont bien accueillies car élles restaurent la fonction présidentielle, si dégradée avec le précédent chef de l’État, en revanche,  elles montrent aussi les limites de l’action présidentielle et une  certaine méconnaissance des principes fondamentaux des relations internationales.
Au service des grands groupes français
Les visites à l’étranger du président Macron ont essentiellement pour objectif de renforcer l’attractivité de la France et de permettre aux grands groupes français de conquérir de nouveaux marchés. A Saint-Petersbourg, les groupes implantés en Russie, comme  Auchan, Engie, Total, seront particulièrement présents  et le commerce avec la Russie sera au centre de la visite présidentielle . C’est bien un Forum économique international qui motive le voyage du président Macron.
Il est vrai que le quinquennat du président Hollande, avec Laurent Fabius à la manoeuvre destructrice de nos positions commerciales, a été catastrophique dans nos relations commerciales avec la Russie. On se souvient de l’annulation extravagante de la livraison de deux navires de guerre Mistral qui a coûté 950 millions d »euros aux contribuables francais. La France occupe désormais le cinquième rang du commerce avec ce pays, qui est sous sanctions économiques de l’Union européenne, depuis 2014. L’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Pologne devancent la France, incapable de tirer son épingle du jeu des sanctions économiques.
Après l’affaire des Mistral, le président Macron et son ministre des Affaires étrangères ne pourront pas vendre des Rafales ou des navires de guerre. Seuls les secteurs de l’agro alimentaire, de la grande distribution et du pétrole peuvent apporter des satisfactions françaises. Les quatre  États européens, qui devancent la France, apprécient énormément les positions françaises en pointe dans les conflits dans lesquels est impliquée la Russie, comme en Syrie ou en Ukraine. Il n’est pas sûr que les choix politiques français à l’international facilite le  développement du commerce français avec la Russie.
En politique, la cohérence est fondamentale. Le « en même-temps » trouve vite ses limites.(selon "Mondafrique")

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samedi 5 mai 2018

Macron l'a dit avec des fraises

Où est le caractère légal de la dépense ?

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Emmanuel Macron carbure-t-il aux fraises Tagada ? Les citoyens sont en droit de se poser la question, après l’apparition dans le dossier des comptes de la dernière campagne des présidentielles 2017 d’une étrange facture : l’achat de 17,8 kg de ces fameux bonbons pour un montant de 102,80 euros.

Les sucreries ont été achetées le 1er mars 2017 par le député La République en Marche (LREM) Mickaël Nogal, comme l’indique une facture publiée mercredi 2 mai par La Dépêche du Midi. L’élu s’est fourni dans la boutique Haribo de Nailloux, au sud de Toulouse (Haute-Garonne).

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Contacté par le quotidien occitan, Mickaël Nogal a précisé que ces fraises « n’étaient pas destinées au futur président de la République », ni même aux « marcheurs » mais aux citoyens toulousains. Elles devaient être distribuées à l’occasion d’une opération de tractage dans les rues de la Ville rose. Une manière habile de faire passer un message politique auprès des gourmands.

« À l’occasion de la journée du droit des femmes du 8 mars, nous présentions aux Toulousains les propositions d’Emmanuel Macron sur ce sujet, explique le député. Nous avions distribué des flyers pour la venue de Marlène Schiappa (actuelle secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, NDLR), et les militants avaient eu comme idée de les accompagner de petits sachets de fraises Tagada ».

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La dépense a en tout cas été jugée quelque peu inappropriée par l’instance responsable du contrôle des comptes de campagne. « Veuillez fournir des éléments démontrant le caractère électoral de cette dépense », a demandé la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) à l’équipe électorale d’Emmanuel Macron.

Si cette dernière ne parvient pas à produire ces justificatifs, il leur faudra payer toutes ces fraises Tagada de leur poche.

Et si le candidat Macron était venu dans le Val de Villé ? Combien de litres de kirsch ou de whisky aurait-il acheté pour les distribuer sous forme d'échantillon avec une invitation à un grand meeting au Saint-Gilles ou dans la salle festive de Villé ? Evidemment il aurait pris la dépense sur ses deniers personnels et non sur les impôts du contribuable. Les référents d'En Marche du Val de Villé, que tout le monde connaît, s'en seraient portés garants.

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mercredi 2 mai 2018

Une insulte aux enseignants

Circulaire Blanquer : ce ministre aurait inventé la poudre ! 

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Dictées, leçons de grammaire, calcul mental, format du cahier : le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a dévoilé jeudi une série de recommandations pour les enseignants du primaire visant à améliorer "la réussite des élèves". La réaction des syndicats et des enseignants ne s'est pas fait attendre : ils dénoncent "un discours démagogique", qui a "une visée politique et non pédagogique".

Dans quatre circulaires, le ministère a détaillé le jeudi 26 avril ses recommandations sur l'enseignement de la lecture, du calcul, de la grammaire et du vocabulaire et la résolution de problèmes, qui s'accompagnent d'un guide de 130 pages adressé aux professeurs des écoles.

Concernant la lecture, Jean-Michel Blanquer est catégorique : "Entre quelque chose qui ne marche pas - la méthode globale - et quelque chose qui fonctionne - la syllabique -, il ne peut y avoir de 'compromis' mixte. Ce sujet ne relève pas de l'opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C'est très clair". Il prône aussi une dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental par jour et le retour des leçons de grammaire dans toutes les classes. Et dit qu'il va travailler à une liste de manuels recommandés.

"J'ai une grande confiance dans l'action des professeurs", assure-t-il. Des inspecteurs de l'Éducation nationale "regrettaient de ne pouvoir intervenir quand ils constataient telle ou telle mauvaise pratique en classe, en l'absence de texte national de référence. Désormais, il y en a un, qui est le produit d'une intelligence collective", poursuit-il.

Le message passe mal du côté des professeurs et des syndicats : "On a le sentiment qu'il nous prend un peu pour des branquignols", a expliqué à Franceinfo une directrice d'école de l'Est de la France. "Lui, super pédagogue, va nous apprendre à apprendre". Un enseignant parisien explique à la radio avoir la sensation d'être "un irresponsable qui se fait taper sur les doigts par le ministre". Il déplore un "sentiment d'infantilisation". Pour l'un de ses collègues, "Jean-Michel Blanquer véhicule l'idée que chacun fait ce qu'il veut sans aucune règle. C'est un discours démagogique".

"Une fois encore, on est sur une communication très millimétrée qui a une visée politique et non pédagogique", a déclaré Xavier Suelvès, en charge du primaire au syndicat SE-Unsa. "Le ministre s'adresse à l'opinion publique et veut lui faire croire qu'on a enfin en France le bon ministre avec la bonne méthode et le bon manuel. C'est un leurre", abonde Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat chez les enseignants du primaire. "L'école est quelque chose de beaucoup plus complexe et il faut toute l'intelligence du maître et son adaptation aux besoins des élèves pour enseigner".

Aucun ne prône le statu quo, d'autant que les résultats des petits Français aux évaluations internationales affichent des résultats décevants depuis plusieurs années. Mais ils estiment que le ministre ne donne pas les bons outils. Le guide de 130 pages "n'apporte rien à un enseignant chevronné" car il "correspond grosso modo à ce que le maître fait déjà en mieux", poursuit Francette Popineau. Quant à l'enseignant débutant, "attend-on de lui qu'il s'approprie seul dans son coin ces 130 pages ?".

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La dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental, des leçons de grammaire, tout cela existe déjà, relève Xavier Suelvès. "Reconnaître le verbe dans une phrase et trouver le sujet" se pratique chaque jour dans toutes les classes, poursuit-il. Quant à l'éternel combat entre la méthode syllabique et "le fantôme de la méthode globale", selon Francette Popineau, les enseignants font part de leur lassitude. Et rappellent que le point faible des écoliers relevé dans les études internationales n'est pas le déchiffrage mais la compréhension, qui ne dépend pas du choix entre méthodes syllabique ou globale.

Autre point de friction : l'uniformisation du matériel. Les conseils donnés aux professeurs vont jusqu'au choix du cahier : le guide d'apprentissage de la lecture conseille aux enseignants le format 17x22 cm à "réglure Séyès", c'est-à-dire des grands carreaux et une marge rouge à gauche. Une recommandation qui équivaut pour un professeur à dire "j'obligerai les élèves à manger avec des couverts à la cantine". "En douze années d'exercice, je n'ai jamais vu mes collègues utiliser autre chose que ces cahiers", confirme un autre professeur. "Cela doit faire longtemps qu'il n'est pas allé dans une classe", ironise à France info la directrice d'école.

Les syndicats, comme les instituteurs, insistent sur l'importance de la formation continue, parent pauvre du système éducatif français. Elle est un des facteurs-clé de réussite des systèmes éducatifs étrangers les plus performants. Sur Twitter, certaines réactions étaient vives. Johanna Cornou, professeure des écoles au Havre (Seine-Maritime), reprochait ainsi au ministre de faire croire "qu'on n'a pas de cadre, qu'on enseigne encore la méthode globale ou qu'on n'utiliserait plus de cahiers". Et dit qu'il va travailler à une liste de manuels recommandés. Voilà qui va mettre le ministère au service des éditeurs.

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vendredi 27 avril 2018

Loi Collomb !

Sévèrement jugée par le Défenseur des droits comme par les ONG spécialisées qui y voient une profonde atteinte aux droits fondamentaux – c’est à dire aux protections inviolables, sorte de « lignes rouges » consacrées par le droit –, la loi sur l’asile et l’immigration est arrivée lundi sur les bancs de l’Assemblée nationale.

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Dans les tuyaux depuis plusieurs semaines, le projet de loi de Gérard Collomb sur l’asile et l’immigration est arrivé ce lundi soir sur les bancs de l’Assemblée nationale. Intitulé "pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif", il ne comporte finalement que très peu de changements par rapport à la version initialement présentée en Conseil des ministres le 21 février dernier, et ce malgré près de 900 amendements déposés.

La plupart n’ont pas franchi l’obstacle de la commission des lois qui examinait le projet la semaine dernière à l’Assemblée. « Le texte a été modifié à la marge mais nous n’avons rien obtenu de particulier, si ce n’est la réduction de l’allongement de la durée de rétention à 90 jours au lieu des 105 envisagés au départ » souffle-t-on du côté du Secours Catholique. Pour le reste, la teneur reste donc sensiblement la même, fidèle à une double démarche : le durcissement des mesures répressives pour les migrants en général, et un affaiblissement considérable des droits pour les demandeurs d’asile en particulier. « C’est un texte de police qui franchit la ligne rouge des droits fondamentaux », résume Vanina Rochiccioli, présidente du Gisti.

Raccourcissement des délais jusqu'à l'absurde

La grande mesure défendue par le ministre de l’Intérieur est la réduction du temps d’instruction des demandes d’asile à six mois. Problème : censée aider les demandeurs à obtenir une réponse plus rapidement, la mesure se fera à leur détriment. « En réalité, rien n’est fait pour que l’entrée dans le droit soit rendu possible et pour que les délais soient respectés par l’administration », poursuit Vanina Rochiccioli. Ce raccourcissement des délais de procédure s’applique en fait à sens unique, contre les migrants. « Les personnes qui demanderont l’asile plus de 90 jours après leur arrivée en France verront ainsi leur demande examinée en procédure accélérée, et seront privées d’hébergement et de ressources », alerte ainsi Gérard Sadik, responsable asile à la Cimade.

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Les déboutés de l’asile verront par ailleurs leur délai de recours pour contester la décision devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) divisé par deux : d’un mois, il passerait désormais à quinze jours. « Un mois, c’était déjà très court par rapport au droit commun, rappelle la présidente du Gisti. Aujourd’hui, lorsque vous souhaitez contester un permis de construire, vous avez deux mois. » Constituer un recours solide en quinze jours, compte tenu des conditions de précarité de nombreux demandeurs d’asile, deviendra très compliqué.

L'enfermement des enfants confirmé

Autre mesure très fortement contestée, le doublement du délai de rétention administrative de 45 à 90 jours. Dans le même temps, l’interdiction de la rétention des mineurs n’a finalement pas été retenue. Le mois dernier pourtant, le Défenseur des droits interpellait le Premier ministre au sujet de l’inquiétante augmentation des enfants au  centre de rétention : sur l’année 2017, la France a vu 275 enfants, « dont de nombreux nourrissons », enfermés dans ces "prisons" pour étrangers, soit autant que pour les années 2012, 2013, 2014 et 2015 réunies. Une situation pour laquelle la France avait déjà été condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en 2016, considérant alors qu’imposer à des enfants une telle privation de liberté, même aux côtés de leurs parents, était assimilable à un "traitement inhumain ou dégradant". Le Président de la République Emmanuel Macron s’est pourtant prononcé, lors de son interview du 15 avril, contre l’enfermement des mineurs isolés, mais pas contre la rétention de familles avec enfants, qui pourront donc être emprisonnés pendant trois mois.

Le projet de loi prévoit également de répartir les demandeurs dans les régions françaises en conditionnant le versement de leur allocation (l’aide aux demandes d’asile – Ada) à la résidence dans cette région – sans que ne leur soit pour autant garanti un hébergement. « Un véritable cantonnement inédit », pour la Cimade, qui dénonce aussi l’inscription dans la loi de la logique d’« un accueil sous surveillance »tel que véhiculé par la circulaire du 12 décembre qui doit permettre le contrôle de la situation administrative des personnes hébergées en accueil d’urgence. Attaquée en justice et accusée d’ouvrir la voie au tri des migrants, à rebours du principe d’inconditionnalité de l’accueil, la circulaire n’a finalement pas été suspendue par le Conseil d’État,qui s'est contenté d'en réduire la portée dans sa décision. En allongeant la durée de la « retenue pour vérification du droit au séjour » de 16 heures à 24 heures, les associations dénoncent également une « garde à vue bis dédiée aux personnes étrangères » – une privation de liberté qui est normalement attaché à un délit...

"Ce projet ne répond absolument pas aux besoins"

« Le Défenseur des droits dénonce une logique de suspicion ainsi qu’un renforcement inédit des moyens coercitifs mis au service de l’éloignement des étrangers », a fait savoir vendredi sa représentante, Anne du Quellennec, lors d’une conférence de presse organisée par les États généraux des migrations – un processus de concertations décentralisées engagées sur le sujet dans 69 départements français depuis le mois de novembre. Deux jours plus tôt, le Défenseur des droits en personne, Jacques Toubon, avait lui-même vertement tancé le projet de loi lors de son audition à l'Assemblée Nationale : « Il n’y a pas de caricature à proclamer les droits fondamentaux ! » avait-il ainsi rappelé aux députés de la République en marche (LREM) sceptiques devant ses critiques répétées – dans son avis officiel en date du 15 mars -, le Défenseur des droits n’hésitait pas à parler d’un projet de loi « répressif ».

Le son de cloche est sensiblement similaire du côté de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), qui rendra son avis le 2 mai prochain, à en croire l’avocat Alexandre Duval-Stalla, qui en est membre : « La tonalité générale sera : "les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires". Ce projet de loi ne répond absolument pas aux besoins en la matière, et il est regrettable de ne pas respecter la tradition républicaine qui consiste à traiter les questions d’asile et celles de droit des étrangers dans des projets de loi séparés ». Au mois de mars, le Commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe s'était lui aussi "inquiété - de certaines dispositions du projet de loi.

Des interpellations qui rejoignent celles de nombreux autres acteurs, opposés à ce plan de « dissuasion migratoire ». Parmi les nombreuses associations engagées, on retrouve la Ligue des Droits de l’homme : « Il faut considérer les migrants comme des sujets de droit, non comme des objets. Et arrêter de faire croire que si on donne des droits aux migrants, on en retire aux français ! Plus il y a de droit dans une société, mieux elle se porte », explique la vice-présidente, Dominique Noguères. La liste des opposants va jusqu’à compter quelques députés LREM, frondeurs au sein de la majorité. A l’image de Jean-Michel Clément (Vienne) ou Matthieu Orphelin (Maine-et-Loire) qui ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne voteraient pas la loi. Cela suffira-t-il à la recaler, lors du vote – probablement ce vendredi – qui clôturera les débats dans l’hémicycle ? C’est très peu probable. Pire, l’examen du projet au Sénat, pourrait encore aggraver le texte initialement présenté. Et confirmer le tournant coercitif de la France dans le régime du droit d’asile.

- selon Barnabé Binctin (Bastamag)

  • Photos : manifestation pour le droit d’asile, le 21 février 2018 à Paris.

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mercredi 18 avril 2018

Vosges - pas d'arrivée en grande pompe pour Macron

Face à une manifestation, le convoi présidentiel emprunte les petites routes communales

macron1Après avoir été sifflé et hué à la sortie de la mairie de Saint-Dié-des-Vosges, les affaires ne se sont pas arrangées du côté de Mirecourt et Epinal. De Strasbourg où il avait prononcé, dans la matinée au Parlement européen, un discours sur la situation de l’Europe, Emmanuel Macron a rallié les Vosges en atterrissant à l’aéroport de Juvaincourt. Pour rejoindre le Palais des congrès d’Epinal, le convoi du chef de l’Etat a dû faire face à une manifestation au rond-point de Mirecourt. Pour l’éviter,  le convoi a emprunté les petites routes de la commune de Poussay. Et dire que Paris-Match donne notre président au plus haut de sa cote de popularité (42% de satisfaits). Cherchez l'erreur.

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Bachar, Plenel, Bourdin : les esquives jupitériennes

Pas de président au menu !

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On se demande bien si des aviateurs ou des marins français ont envoyé des missiles sur des usines désaffectées en Syrie. Même Poutine annonce que les Russes n'ont détecté aucun avion français dans l'espace aérien syrien. C'est quoi, ça ? Un gros mensonge ? Et de la part de qui ? Ou une fois de plus a-t-on droit à une grossière esquive macronienne, notre président ne souhaitant déplaire ni à Trump, ni à Poutine ?

Et ses esquives dans le débat sur BFMTV avec J-Jacques Bourdin et Edwy Plenel sont d'un bagoût sans limite. Ainsi, on apprend que c'est le président lui-même qui a demandé à ses interlocuteurs journalistes de l'appeler "Emmanuel Macron" et non "Monsieur le Président". Il paraît que ça le rend plus jeune, et les autres plus impolis. 

Et cela évite à notre président, pourtant pas à court d'idées lorsqu'il s'agit de parler finances avec les plus riches, d'éviter d'exposer la suite de son programme. Juste une petite allusion à un deuxième jour férié sacrifié pour les malades et les impotents. Juste pour tâter la température...

Quant au "match de boxe électrique", il a bien eu lieu comme prévu. Enfin, c'est ce qu'on veut nous faire croire. Même nos amis africains s'en sont rendus compte (voir ci-contre l'extrait de "L'éléphant déchaîné", journal satirique de Côte d'Ivoire).

Il n'y a pas eu besoin de faire appel au KGB pour détecter que le "combat de coqs" était arrangé en "envoi de gentillesses cogitées à l'avance". Pour le plus grand plaisir du président ou d'Emmanuel Macron ?

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mardi 17 avril 2018

Syrie : le coût d'une nuit de frappes

La France a tiré pour la première fois des missiles de croisière navals à 2,86 millions d'euros pièce

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Neuf avions de chasse, cinq frégates de premier rang, et pour la première fois, des tirs de missiles de croisière navals: la France a mobilisé d'importants moyens pour frapper des "sites de production et de stockage d'armes chimiques" du régime syrien, aux côtés de ses alliés américain et britannique.

Paris a tiré douze missiles de croisière sur la centaine ayant visé la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, à partir de 3 heures à Paris, (4 heures en Syrie), selon les informations fournies par l'Élysée et le ministère des Armées.

Parmi eux, trois missiles de croisière navals MdCN, d'une portée de 1000 km et d'une précision de l'ordre du mètre, ont été tirés par une frégate multimissions (FREMM). Une première pour la France qui n'avait encore jamais utilisé cet armement en situation réelle. Paris rejoint ainsi le club fermé des pays disposant, comme les États-Unis (avec le Tomahawk) ou la Grande-Bretagne, de missiles de croisière embarqués sur des bâtiments de guerre.

Ces missiles, développés par la groupe français MBDA, sont très coûteux, souligne BFMTV. D'après la loi de finance de 2015, sur laquelle la commande de ces missiles est enregistrée, chacun d'eux coûte 2,86 millions d'euros, deux fois plus cher que le Tomahawk américain (1,5 million d'euros selon un rapport du sénat américain).

Ce missile, long de près de sept mètres et d'une portée de 1000 kilomètres peut être lancé depuis un navire ou depuis un sous-marin.

Au total, en Méditerranée, Paris a déployé trois FREMM (sur les cinq actuellement en service dans la Marine), une frégate anti sous-marine, une frégate antiaérienne et un pétrolier... (selon le Huffington Post)

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jeudi 12 avril 2018

Parti socialiste : quel gâchis dans la ruralité

Les nombreuses erreurs se paient maintenant !

PS_Vill__2Il y a longtemps que le feu couve dans les sections rurales du PS du Bas-Rhin. Et cela ne date pas d'hier. L'exemple de la section du PS du Val de Villé n'en est qu'un parmi d'autres du nord au sud et de l'est à l'ouest du département. Le problème est en fait vieux de 10 ans, voire de 15 ans, dans certains secteurs. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c'est peut-être les élections de responsables socialistes dans la communauté urbaine de Strasbourg qui en sont à l'origine. Les sections rurales sont restées les parents pauvres sans élus, et lors des négociations de désistement ou de soutien à d'autres partis de gauche elles servaient d'office de monnaie d'échange, car il fallait évidemment assurer la réélection des élus de la métropole strasbourgeoise. 

Tel a été le cas pour la section de Villé : les candidats PS locaux, magré de bons scores lorsqu'ils se présentaient, ont dû d'une façon ou d'une autre laisser place à des candidats parachutés de partis dits "frères" (PC en 1998, EELV en 2011), parfois même pour un candidat qui à d'autres élections avait soutenu la droite (voir communiqué du PS ci-dessus, datant de 2011).

Pire, pour des élections primaires aux présidentielles, le bureau de vote de Villé fut abandonné au PRG, à qui la fédération du Bas-Rhin a payé le taxi de Strasbourg à Villé, car il n'y avait bien sûr pas de militant PRG dans la vallée.

Puis les affaires allèrent en se dégradant : à des élections internes suivantes, les militants du Val de Villé furent invités à voter à Ranrupt, et comble, pour le dernier congrès à Dorlisheim.

Tout cela parce-qu'à Strasbourg, il semble que les deux derniers secrétaires fédéraux successifs, malgré les appels des sections rurales - et notamment celle de Villé - n'ont jamais voulu se rendre dans les campagnes.

Comme Jeanne d'Arc, elle veut venir avec son armure !

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Et voici qu'on apprend par la presse, que la nouvelle première secrétaire fédérale, pas différente de l'ancienne co-responsable du gâchis, veut au bout de 7 ou 8 ans faire une incursion dans la vallée, non pas pour relancer la section, mais pour laisser choisir ses éventuels adhérents, entre un rattachement à une grande (géographiquement) section Saâles - Schirmeck - Molsheim - Mutzig - Rosheim - Obernai - Wasselonne - Mossig, ou à une grande section Sélestat - Marckolsheim - Benfeld - Erstein, ce qui permettrait aux militants du Val de Villé de découvrir Rhinau lors d'un prochain vote interne...

« Je prendrai mon armure, sourit Pernelle Richardot, et j’irai à leur rencontre pour savoir s’ils préfèrent être rattachés à la section de Molsheim/Vallée de la Bruche ou à celle du Centre-Alsace. C’est d’ailleurs la première section que je vais rencontrer. » peut-on lire dans les DNA et L'Alsace qui à cette occasion deviennent ces jours-ci l'organe de communication interne de la Fédération 67 du PS.

Eh bien, Pernelle ! toi qui es élue conseillère régionale "à l'insu de ton plein gré", voilà une conception qui marque un peu plus ton mépris pour les campagnes, car ce n'est pas comme ça que tu implanteras un peu plus les sections et le parti dans le monde rural. Et d'ailleurs, la question reste posée : les militants de la plaine et des vallées, ont-ils encore envie de te revoir ?

Et à continuer sur la voie que tu as prise, tu pourras bientôt ne comptabiliser que 3 "grandes sections" : Bas-Rhin nord, Bas-Rhin sud et C.U.S.

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