jeudi 5 septembre 2019

Tags antisémites et racistes

Les maires du Grand Est exaspérés

nazis

Les tags antisémites, racistes et anti-migrants se sont multipliés ces derniers jours en Alsace et en Lorraine, laissant des maires exaspérés et parfois désemparés.

A Porcelette (Moselle), petite commune de 2 500 habitants située à moins de 2 km de la frontière allemande, le maire Eddie Muller a annoncé avoir décidé de déposer plainte. Les inscriptions « se sont accumulées depuis plusieurs mois » sur les murs de l’espace culturel : croix gammées, « sieg Heil », « Jude Tot », « Vive Hitler », a-t-il déploré.

Eddie Muller soupçonne « des jeunes de Porcelette et des communes des alentours » – des Français et non des Allemands, bien que sa commune soit située tout près de la frontière -, qui génèrent des nuisances le soir. « On avait déjà eu il y a quelque temps sur l’aire de jeu de la maternelle des croix gammées et des inscriptions anti-juives », remarque-t-il. Pour engager le dialogue avec certains de ces jeunes et leur expliquer « ce qu’ont subi les juifs sous le joug nazi », l’édile envisage d’organiser une rencontre avec « un pasteur, un rabbin et un prêtre ».

L’Open Arms cité

 A Saint-Nabor (Bas-Rhin), au pied du Mont Sainte-Odile, ce sont des tags anti-migrants qui ont été découverts sur la mairie-école mercredi. Certains visent le préfet de la région Grand Est, accusé d’accueillir les migrants, un autre le navire humanitaire espagnol Open Arms qui croise en Méditerranée. L’un de ces tags revendique aussi un incendie qui a visé lundi soir un bâtiment de Schiltigheim, en banlieue de Strasbourg, où une association hébergeait des familles d’origine étrangère.

Le maire, François Lantz, a confirmé le dépôt prochain d’une plainte jugeant « très surprenant » que les auteurs de ces tags « confirment un acte criminel ». Saint-Nabor « est un village paisible de 500 habitants, au pied du Mont Sainte-Odile », observe-t-il.

Des tags haineux comme « stop invasion » ou « virez les clandos » (sic) accompagnés de symboles nazis ont également été découverts mardi sur les murs d’une ancienne brasserie de Strasbourg, aujourd’hui propriété de la ville et occupée par des sans-abri et des migrants. (selon AFP)

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lundi 2 septembre 2019

L'été au SPD d'Elzach

Six membres locaux honorés pour leur fidélité

SPD

Une fête estivale au SPD à Elzach, c'est l'occasion pour les délégués du parlement fédéral et de l'État, ainsi que le chef de groupe du conseil de district de rendre compte de leurs travaux.

Depuis plus de deux décennies, les membres du "SPD Ortsverein" Elzach profitent de leur fête d’été. Si pendant des années les festivités se déroulaient sur le terrain de sport d'Oberprechtal, cette année on était resté au foyer des footballeurs de Yach.

Il est évident, au sein de la section locale du parti, que les représentants responsables sont présents durant cette journée. Le président, Michael Meier, a particulièrement accueilli la députée Sabine Wölfle, le député Johannes Fechner, membre du Bundestag, ainsi que la conseillère de district Pia Lach. Cette dernière a félicité Meier pour sa performance à l'élection municipale ainsi que la présidence du groupe au conseil de district et lui a offert pour son engagement dans son travail social une décoration florale.

Avec les députés, Michael Meier a pu récompenser certains membres pour leur fidélité au parti social-démocrate (SPD) et les remercier d'un certificat, d'une épinglette et d'un bouquet de fleurs. Carmen Pontiggia, qui a «réussi» lors des élections au conseil local, et Franko Liso, membre du conseil local du SPD et mis à la retraite en raison de son poste d'employé dans la ville, ont été honorés pour dix ans de loyauté. Dix ans, comme Martin Singler.

Sont reconnus comme SPD très actifs, le couple Nicole et Manfred Kubitschek, qui appartiennent déjà à la section  locale depuis 25 ans. Roswitha Bellaire, qui a récemment quitté Pirmasens pour aller vivre avec sa fille dans la Forêt-Noire et qui est également membre de la section, est honorée pour ses 40 ans de membre du SPD. Meier, Wölfle et Fechner ont rendu hommage à sa longue affiliation au parti.

Ce n'est pas encore chez les jumelés du val de Villé qu'on verrait une telle fête des partis. La dernière "fête de la rose du PS" dans la vallée remonte au 13 novembre 1981. L'intégration des partis politiques dans la vie quotidienne n'est pas encore d'actualité de ce côté du Rhin.

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vendredi 30 août 2019

Le monde a-t-il attendu la fin des vacances des institutions européennes ?

Dans les grands dossiers brûlants (littéralement…) du monde, l’Europe est la grande absente. Normal, les institutions sont en vacances. Mais le monde n’attend pas que les responsables européens se soient reposés.

vacances

Pourquoi l’Europe pèse-t-elle si peu sur l’échiquier politique mondial ? Après tout, avec ses 500 millions d’habitants, l’Union Européenne compte 200 millions d’habitants de plus que les Etats-Unis qui, eux, dominent clairement la politique mondiale. En même temps, l’Europe est la grande absente dans tous les sujets d’actualité – surtout en été, lorsque les institutions européennes cessent d’exister parce que tout le monde est en vacances à la mer ou à la montagne. Difficile d’imaginer les USA ou la Chine cesser leur fonctionnement pendant les deux mois d’été, pour que les dirigeants puissent se la couler douce allongés sur un transat.

On pourrait presque croire que l’ambition européenne de peser sur la politique internationale a disparu. En « fermant la boutique » pendant deux mois en été, les institutions européennes sortent des grands dossiers de ce monde, sur lesquels elles ne pèsent de toute manière que peu, à cause de l’impossibilité de trouver des positions partagées entre 27 (ou 28) Etats-membres. Donc, puisqu’on n’arrive pas à se mettre d’accord, autant partir en vacances et laisser le monde suivre son cours.

Le 24 juin 2016, lorsque le résultat du référendum britannique sur le Brexit avait été annoncé, tout le monde était choqué et la quasi-totalité des responsables politiques européens annonçaient l’élaboration d’un « nouveau projet européen auquel les Britanniques pourraient adhérer, eux aussi ». Sauf que personne n’a pris le soin de s’y atteler et depuis, nous avons perdu plus de 3 ans. Pendant que tout le monde convient que le système intergouvernemental et à l’unanimité ne pouvait fonctionner à l’époque où l’Europe institutionnalisée était composée de 5 pays, personne n’ose s’attaquer à cette Union des 27 (28) qui elle, ne fonctionne plus.

L’unanimité, l’Union Européenne n’y arrive plus que sur des sujets d’une importance mineure, mais sur les grands dossiers de notre époque, il est impossible de mettre d’accord 27 (28) pays qui poursuivent tous leurs propres intérêts. Seul un changement du « règlement intérieur » des institutions européennes pourrait changer cela, mais en votant le 26 mai dernier pour ceux qui nous ont conduits dans ce gouffre, nous autres électeurs et électrices ont empêché nous-mêmes la modernisation de ces institutions. Ce ne sera pas une Ursula Von der Leyen, fidèle disciple d’Angela Merkel, qui déclenchera un projet de réformes des institutions.

Mais l’analyse de cette situation n’est pas nouvelle. On sait que le salut ne viendra pas de ces institutions, dont la mission principale consiste aujourd’hui à s’auto-administrer et à faire profil bas dès lors qu’un sujet important se dessine. A quoi servent alors les innombrables « think tank », souvent financés avec de l’argent public ? Pourquoi donc personne ne travaille sur des modèles des futures institutions européennes ?

Juste une idée – on pourrait abolir la Commission Européenne et même le Conseil Européen, en réorganisant la seule institution européenne démocratiquement élue : le Parlement Européen. Celui-ci pourrait, comme tous les parlements au monde, élire en son sein un gouvernement, qui définirait les grandes lignes de la politique européenne. Un tel parlement, comme tous les parlements (démocratiques) du monde, voterait ses textes à la majorité. Voilà un « projet » d’une grande simplicité qui permettrait de rendre l’Union Européenne plus démocratique, moins onéreuse et plus efficace. Evidemment, les grands spécialistes et juristes devraient peaufiner une telle idée qui n’est qu’une idée. Considérant que nos grandes écoles et universités forment tous les ans des experts en Sciences Politiques, il doit bien y avoir quelqu’un qui aurait une idée sur la réforme des institutions qui se paralysent mutuellement, qui définissent la politique de ce continent derrière des portes fermées et systématiquement dans l’intérêt du Big Business. Il faut se mettre au travail au lieu de profiter des deux mois d’été pour bronzer sur la plage !

Si l’Europe est aujourd’hui tellement faible, c’est parce que nous la maintenons dans cet état de faiblesse. Nos élus européens attendent quoi (en dehors de la fin des vacances…)? Le monde n’attend pas, il est en pleine mutation et actuellement, les cartes sont redistribuées. Il est ahurissant que l’Union Européenne ne soit pas assise à la table des grands pour avoir aussi quelques cartes en main. Mais non, nos responsables sont en vacances. Et nous avec eux. (Selon "Euro-journalist")

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vendredi 23 août 2019

G 7 à Biarritz

UN CONTRE-G7 FACE À MACRON ET SON MONDE

G7

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dimanche 18 août 2019

Evasion ou enlèvement ?

Qui a vu la conseillère départementale - conseillère municipale de Villé ?

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Décidément, les citoyens du canton de Mutzig/Villé, et encore plus les habitants de Villé, ont du mal à contacter, à rencontrer ou même à apercevoir l'élue Frédérique Mozziconacci, pourtant la mieux payée de la vallée de Villé (près de 2000 € du Conseil Départemental, sans compter l'indemnité de vice-présidente du Comité du Massif Vosgien dont la commission permanente siège régulièrement à la préfecture de Metz).

En fait, elle a disparu du monde politique depuis près de six ou sept mois. Ainsi elle a été aperçue la dernière fois à Villé lors de la réunion de bilan de mi-mandat du 14 janvier 2019. Elle s'était surtout fait remarquer par son manque total de connaissance des dossiers (voir extrait de presse ci-dessous). Elle s'est ensuite absentée des réunions dans la vallée de la Bruche.

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Au Conseil Départemental du Bas-Rhin, elle a assisté pour la dernière fois à une session plénière ou à une commission permanente le 4 février dernier !

Quant à la mairie de Villé, c'est bien longtemps qu'elle n'y met plus les pieds tout comme on ne la voit plus à ses permanences dans les locaux départementaux de la rue de Luttenbach. Le beau bureau qu'elle est censée y occuper reste désespérément vide.

Pour couronner le tout, elle n'a évidemment même pas assisté aux repas de Noël et Nouvel An des seniors dans une quelconque commune de son canton.

Alors où est-elle ? fugue-t-elle ou est-elle enlevée par des djihadistes en quête de rançon ? Tous les bruits courent  dans la vallée.  S'est-elle évadée du canton et a-t-elle abandonné ses fonctions ? Et continue-t-elle à toucher ses indemnités pour ne rien faire, avec une démission de fait, alors que même sa ligne téléphonique semble coupée?

Un autre point inquiétant : sur les réseaux sociaux, toutes ses parutions ont disparu, y compris sa photo. En fait, on ne trouve qu'une indication d'un séjour sur une plage espagnole du côté de Barcelone (sur la Costa Dorada) en ce début du mois d'août. Selon certains, elle serait allée à la rencontre de Manuel Valls pour obtenir quelques conseils sur les suites à donner à sa carrière. Elle aurait publié sur facebook, pour échapper à la vigilance de ses geôliers, sous son nom de jeune fille.

Ou alors ses éventuels preneurs d'otages se seraient-ils accordé quelques jours de détente surveillée avant de l'emmener vers l'Afrique et le Sahel, dans l'antre de AQMI ou d'Al-Qaïda ? et la vendre comme esclave en Libye ? Selon certains enquêteurs, les recherches risquent d'être longues.

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Autre question qui se pose : le président Bierry est-il au courant de ce qui se passe ? a-t-il enregistré une démission ? ou est-il tenu au secret sous la menace de ces djihadistes qui lui font miroiter l'éventualité de l'exécution de leur otage et exigent le reversement en rançon de l'indemnité mensuelle de leur prisonnière ? ou est-il complice de cette évasion, notamment en attribuant à sa recordwoman des absences des procurations de complaisance ? Difficile à savoir.

Serait-ce aussi l'une de ces raisons qui l'amène à publier même en l'absence de la conseillère la "lettre du canton" à laquelle elle n'est pas en capacité de participer. Le canton tout entier, de Mutzig à Villé, le remercie pour cet acte très courageux. Car Fredo parcourt en long et en large et au pas de charge, son grand canton en place de la conseillère pour éviter que cette absence ne soit très visible et pour éviter que ... le contribuable ne se pose des questions sur les émoluments versés à sa dévouée collègue ?  

Alors, évasion ou enlèvement ? Suite à un prochain numéro.

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jeudi 15 août 2019

Copie conforme de Rugy !

Un député, discrédité par ses frais de bouche, représente Macron à l'investiture du nouveau président de Mauritanie.

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Pour le représenter à l’investiture du nouveau président mauritanien, Mohammed Ould Ghazouani, le 1er Août 2019 à Nouakchott, Emmanuel Macron a porté son choix sur le député Jean-Jacques Bridey, un de ses soutiens de la première heure totalement plombé aujourd’hui.

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Le député LREM du Val-de-Marne avait été choisi en sa qualité de président de la Commission de la Défense et des Forces Armées de l’Assemblée nationale. Cette fonction pouvait effectivement valoir à son titulaire l’honneur de représenter la France et son chef de l’État. Jean-Jacques Bridey n’était pourtant pas le meilleur émissaire pour une telle représentation à haute signification politique.

Jean-Jacques Bridey lâché par les siens

Le 24 juillet 2019, soit une semaine avant son voyage à Nouakchott, l’ancien maire de Fresnes ( Val-de-Marne) avait été désavoué par ses pairs du parti présidentiel. Jean-Jacques Bridey n’a pas été reconduit à la tête de la Commission de la Défense et des Forces Armées. Ils lui ont préféré une députée nîmoise pour lui succéder à la prochaine rentrée parlementaire. 

Ses notes de frais  "astronomiques" 

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Outre les reproches des membres de son propre parti concernant une certaine opacité dans la gestion et le management de la commission de l’Assemblée nationale, notamment en matière de finances et de ses déplacements, Jean-Jacques Bridey avait déjà attiré l’attention de Mediapart et d’Anticor sur son train de vie et ses frais de bouche. Avant le président de l’Assemblée nationale, Francois de Rugy, le homard et les vins d’exception étaient déjà à l’honneur chez le député ex PS du Val-de-Marne (PS qui l'avait qualifié de "bon débarras" lors de son ralliement à LREM).

250 euros la bouteille de vin

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Dans son édition du 29 octobre 2018, le site Mediapart avait épinglé Jean-Jacques Bridey pour « des notes de frais astronomiques » qu’il se faisait rembourser, en 2016-2017, par la Société d’économie mixte de l’aménagement de Fresnes ( SEMAF) qu’il présidait. Mediapart évoquait des remboursements de l’ordre de 2000 euros mensuels.

A titre d’exemples, Mediapart citait des frais bouche tels que 680 euros pour deux couverts dans un grand restaurant parisien, 250 euros pour une belle bouteille de Meursault ou encore 85 euros pour des aiguillettes de homard bleu. Selon Mediapart, des bouquets de fleurs à près de 100 euros ou des frais de parking à Roissy étaient aussi parmi les dépenses facturées à la Semaf. Jean-Jacques Bridey aurait perdu la mémoire sur ses invités ou ses voyages et déclare que Mediapart veut atteindre son honneur car toutes ces dépenses avaient été bien validées par la Semaf. En février 2019, l’association Anticor a saisi le procureur de la République de Créteil pour ces faits.

Une avalanche d’indemnités

Jean-Jacques Bridey a aussi été inquiété, suite à un signalement, pour des faits s’apparentant à de la concussion. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ( HATVP) a saisi la justice. Avant la loi de 2017 interdisant le cumul de mandats, l’élu de la Nation aurait perçu, en 2013, 2014 et 2015, des indemnités pour ces différents mandats ( maire, député président de la Semaf) dont le cumul serait bien au-delà du plafond qui était alors admis par la législation. Le parquet a diligenté une enquête préliminaire sur ces informations. Jean-Jacques Bridey invoque la bonne foi et une possible négligence de sa part et qu’en tout état de cause il rembourserait les sommes indues. 

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En attendant les décisions de la justice, et bien qu’ayant perdu son poste de président de la Commission de la Défense et des Forces Armées, c’est bien Jean-Jacques Bridey qui a représenté le chef de l’État français à l’investiture du nouveau président mauritanien et eu des entretiens avec lui et son prédécesseur sur les relations franco-mauritaniennes. Mauritanie, pays où sévissent encore la famine et l'esclavage !

Quelques semaines après la démission du ministre d’État, François de Rugy, la désignation de Jean-Jacques Bridey ne manque pas de soulever quelques questions sur certains choix de personnes du président Macron.

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mercredi 7 août 2019

Macron ignore la Tunisie

Lors de son seul déplacement en Tunisie voici plus d’un an, Emmanuel Macron avait distribué quelques bonnes paroles, promis quelques conversions de la dette et confirmé dans ses fonctions un ambassadeur, Olivier Poivre d’Arvor, jugé à Tunis totalement déconnecté par rapport aux sujets de l’heure.

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Ce n’est guère un mystère. Le chef d’état français n’avait pas de tendresse particulière pour le président tunisien, Beji Caïd Essebsi, « ce vieillard de 92 ans », disait-il en privé. C’est peu de dire que la Tunisie n’aura pas été une priorité dans l’agenda international surchargé qui est celui d’Emmanuel Macron. Entre le jeune président français qui prétend dessiner la carte du monde au pas de charge et le vieux routier de la politique tunisienne, qui, entre deux séances de dialyse, gèrait son pays comme une épicerie familiale, l’entente paraissait impossible.

Le prisme libyen

C’est un peu le destin de la Tunisie de passer toujours après l’Algérie et le Maroc. Certes, durant la parenthèse du printemps arabe, le modèle tunisien fut au coeur de l’actualité internationale et les gouvernements de Nicolas Sarkozy firent un effort notoire, 350 millions d’euros de dons et de prêts, pour aider la jeune démocratie tunisienne. Mais l’euphorie est retombée et les dirigeants tunisiens ont le sentiment d’être négligés à nouveau, alors qu’ils paient aujourd’hui la lourde facture économique et sécuritaire d’une transition semée d’embuches. La Tunisie a plus besoin que jamais de l’aide de leurs amis français et la France semble lointaine.

Quand aujourd’hui les occidentaux regardent vers la Tunisie, c’est pour tenter de gérer, au mieux, le brûlant dossier libyen. La proximité historique entre la Tunisie et la Libye, la présence sur le sol tunisien de nombreux réfugiés libyens, dont des intermédiaires influents, la complémentarité économique entre les deux pays expliquent que Tunis soit incontournable pour toute tentative de médiation à Tripoli. Ce n’est pas un hasard si ces derniers mois, les services français ont trouvé en Tunisie des relais utiles pour faire avancer l’offre de médiation qu’Emmanuel Macron tente entre les protagonistes de la crise libyenne, notamment pour rapprocher les forces islamistes de la région de Misrata et l’entourage du général Haftar.

Des bonnes paroles

Sans marges de manoeuvre budgétaires et privé de toute affinité particulière pour le pays du jasmin, Emmanuel Macron est condamné à distribuer quelque bonnes paroles à une Tunisie hantée par le spectre de l’ancien dictateur, le président Ben Ali. Ces quelques bonnes paroles  pèsent peu face aux immenses difficultés que rencontre l’actuelle transition démocratique.

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Ce n’est pas l’ambassadeur nommé par la France, Olivier Poivre d’Arvor (frère de Patrick), un diplomate dénué de toute culture politique qui va aider le président français à trouver les mots justes et les projets pertinents pour aider la Tunisie. Nommé à Tunis par François Hollande à la demande de sa compagne, l’actrice Julie Gayet, le diplomate est surtout connu à Tunis pour les fêtes nombreuses qu’il donne dans sa résidence de Lamarsa au mépris parfois des règles de sécurité. Ses innombrables apparitions sur les réseaux sociaux et ses projets matrimoniaux vite abandonnés sont jugées totalement déplacées dans une Tunisie livrée aux incertitudes politiques et économiques.

Olivier Poivre d’Arvor, une erreur de casting

Ce diplomate très « people » devenu la star de Facebook n’a pas que des amis en Tunisie où beaucoup de dirigeants politiques ont été heurtés par ses apparitions incessantes. La bonne société tunisienne, sous ses apparences hospitalières, reste très à cheval sur les codes et usages de la culture citadine.

En dehors de sa vie mondaine, Olivier Poivre d’Arvor s’est fait connaître par des positions fermes sur les migrations et par un soutien massif et public au chef de gouvernement, Youssef Chahed. C’est peu.

Au quai d’Orsay, la cote de l’ambassadeur est au plus bas. Pourtant le soutien de l’Elysée, qui pourtant n’a pas hésité à changer de nombreux titulaires de postes diplomatiques, lui est resté acquis pour des raisons mal identifiées

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vendredi 2 août 2019

Benalla bientôt directeur de campagne en Côte d'Ivoire ?

Un tête-à-tête Soro - Benalla pour prévoir 2020 ?

benallaGuillaume Soro est déterminé à mener une bataille électorale farouche contre ses anciens alliés du RHDP unifié. L'ancien Président de l'Assemblée nationale ivoirienne multiplie les contacts en Europe, où il se trouve depuis quelques temps.Tous deux mis à la touche du camp présidentiel, en France comme en Côte d'Ivoire, Alexandre Benalla et Guillaume Soro ont le temps de se retrouver pour partager un copieux repas et discuter sur des projets d'avenir. En effet, lors de son séjour au Maroc, l'ancien chef du Parlement ivoirien a dîné avec l'ex-chargé de mission du cabinet d'Emmanuel Macron, révèle Jeune Afrique. Et ce n'est pas leur première rencontre.

Rien n'a pour l'instant filtré de ce que ces deux hommes se sont dit. L'on devine cependant aisément que Soro voudrait se faire accompagner dans ses ambitions présidentielles par des soutiens extérieurs, dont Benalla. Le président du Comité politique se trouve, depuis la mi-juillet, à l'étranger où il mutiplie les rencontres avec certaines personnalités. Une rumeur prédit même que Benalla sera le directeur de campagne de Soro en 2020. Voilà qui promet. 

Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois lors du Congrès de La République en Marche (LREM) grâce à leur ami commun Gérard Collomb. Et depuis, ils ne manquent pas une occasion pour renforcer ce lien d'amitié. Ce dîner partagé dans le Royaume chérifien vient assurément booster cette relation.

Notons cependant qu'Alexandre Benalla est poursuivi après des violences du 1er mai et l'utilisation d'un passeport diplomatique qu'il aurait frauduleusement acquis après avoir été démis de ses fonctions à l'Elysée. N'empêche qu'il continue de garder des contacts avec ses amitiés africaines, dont Guillaume Soro. Avec l'assentiment de Macron ? dans le cadre d'une nouvelle relance de la Françafrique et d'une intervention systématique dans les présidentielles africaines ?

Notons aussi que Guillaume Soro, candidat souvent annoncé aux présidentielles ivoiriennes de 2020, est depuis 2016 sous le coup d'un mandat d'amener. Il possède en effet une belle propriété à Nanterre où il loge sa deuxième épouse. Le couple avait fait venir une servante du Burkina Faso, qui n'était pas payée, mais séquestrée dans la cave de la maison. Ayant réussi à s'enfuir elle a porté plainte contre ses maîtres pour esclavagisme. Une personnalité française très bien placée serait intervenue pour faire lever le mandat d'amener. Et Guillaume Soro semble aussi impliqué dans une affaire où un ressortissant franco-ivoirien Michel Gbagbo a porté plainte contre lui.

D'autres bruits laissent penser que Benalla cherche toujours un lieu sûr pour planquer un de ses coffres-forts disparu. Aux dernières nouvelles, la police n'aurait retrouvé qu'un téléphone portable au contenu compromettant pour un dénommé Macron. Et si Soro voulait quant à lui planquer quelques-uns de ses secrets dans ce même coffre-fort ?

Et l'affaire est loin d'être une fake-new : Alexandre Benalla a créé la société "COMYA GROUP" et il affiche son ambition d'en faire “un géant européen” de la sécurité et de l’intelligence économique en Afrique. De la sécurité ? Tiens donc : les événements qui ont suivi la campagne ivoirienne de 2010 avaient fait au moins 1.100 morts. Avec Benalla, habitué des violences, ce sera combien en 2020 ?

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jeudi 18 juillet 2019

Elections municipales...

... les 15 et 22 mars 2020

affiche

Les élus attendaient impatiemment la date. Les candidats aux différentes mairies de France sans doute tout autant. Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars pour le 1er tour et 22 mars 2020 pour le second tour, a annoncé le ministère de l'Intérieur​.

Ces dates feront l’objet à la rentrée d’un décret de convocation des électeurs en Conseil des Ministres. Les demandes d’inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le 7 février, précise le ministère.

Dans la France entière, les citoyens se posent la question : "Le maire sortant va-t-il se représenter ?" A Villé, c'est l'inverse : le maire cherche à savoir qui va se présenter ! et ses espions circulent dans le village, à l'écoute de tout bruit suspect.

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samedi 6 juillet 2019

Vaisseau fantôme

Plus tu es absent(e), plus tu touches !

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L'approche des vacances d'été fait redoubler d'efforts les élus. Alors en à peine une semaine, toutes les collectivités ont siégé : conseil départemental, communauté des communes, conseil municipal. C'en était vraiment de trop pour notre conseillère départementale et municipale la plus assidue tout au long de l'année dans les PV de réunions, très exactement dans la rubrique des absents plus ou moins excusés.

Sans compter que, depuis son élection (ou nomination ?) au poste de vice-présidente du comité de massif elle doit se rendre régulièrement dans les sous-sols de l'Assemblée nationale (où ont lieu habituellement les réunions du groupe montagne, à l'abri des canicules) ou à Forcalquier (chez un certain Castaner).

Alors faut-il s'étonner si aucun dossier du canton Mutzig-Villé, où la représentante de la vallée de Villé est devenue un authentique vaisseau fantôme, n'est évoqué en 33 pages de compte-rendu lors de la dernière séance plénière ? Enfin, soit. Mais peut-être sera-t-elle présente à la dernière réunion de la commission permanente du 8 juillet, histoire de rattraper le temps perdu ?  En attendant, il a quand même été délibéré sur un point qui intéresse tous les parents d'élèves (y compris dans la vallée de Villé) : 

Le tarif des cantines des collèges

cantine