samedi 6 juillet 2019

Vaisseau fantôme

Plus tu es absent(e), plus tu touches !

fant_me2

L'approche des vacances d'été fait redoubler d'efforts les élus. Alors en à peine une semaine, toutes les collectivités ont siégé : conseil départemental, communauté des communes, conseil municipal. C'en était vraiment de trop pour notre conseillère départementale et municipale la plus assidue tout au long de l'année dans les PV de réunions, très exactement dans la rubrique des absents plus ou moins excusés.

Sans compter que, depuis son élection (ou nomination ?) au poste de vice-présidente du comité de massif elle doit se rendre régulièrement dans les sous-sols de l'Assemblée nationale (où ont lieu habituellement les réunions du groupe montagne, à l'abri des canicules) ou à Forcalquier (chez un certain Castaner).

Alors faut-il s'étonner si aucun dossier du canton Mutzig-Villé, où la représentante de la vallée de Villé est devenue un authentique vaisseau fantôme, n'est évoqué en 33 pages de compte-rendu lors de la dernière séance plénière ? Enfin, soit. Mais peut-être sera-t-elle présente à la dernière réunion de la commission permanente du 8 juillet, histoire de rattraper le temps perdu ?  En attendant, il a quand même été délibéré sur un point qui intéresse tous les parents d'élèves (y compris dans la vallée de Villé) : 

Le tarif des cantines des collèges

cantine

dimanche 9 juin 2019

Un nouvel affront infligé à Vladimir Poutine

Quelle boulette diplomatique de Thérésa May et Emmanuel Macron : le président russe n’a pas été convié aux cérémonies commémorant les 75 ans du débarquement des alliés en Normandie. Trump serait-il déjà le chef suprême en Europe ?

bouletteQuelle faute politique ! Commémorer les 75 ans du débarquement des Alliés sur les plages normandes en se passant sciemment de la présence du président russe, mais en présence de la chancelière allemande, ce n’est pas une maladresse diplomatique, mais un désaveu qui dévalorise l’intégralité de ces commémorations. Les deux gouvernements français et britanniques n’ont pas voulu inviter Vladimir Poutine ; et cela en avançant un argument franchement lamentable : « On invite le président russe pour les commémorations sur les dizaines », comprendre, au 50e, 60e, 70e etc. Si aucune considération raisonnable ne justifie ce geste maladroit, on y lit la signature de Donald Trump qui, lui, est de plus en plus en train de dicter la marche à suivre aux Européens.

A un moment où le monde entier s’incline devant le courage et l’abnégation de centaines de jeunes volontaires du monde entier qui se sont sacrifiés pour sauver le monde du nazisme et du fascisme, il est tout simplement inconcevable de nier l’apport des millions de soldats russes sans lesquels ni le débarquement, ni la victoire sur les nazis n’auraient été possible. Sans le front de l’Est, où les Russes infligeaient défaite sur défaite aux troupes nazies, le débarquement et surtout, la reconquête du continent depuis les côtes de l’Atlantique, n’aurait pas été possible. Le désaveu fait à Vladimir Poutine constitue une insulte aux millions de victimes russes et d’une certaine façon, un geste digne de la Guerre Froide.

Comment les puissants du monde occidental peuvent-ils exclure la Russie des commémorations concernant des faits marquants de cette IIe Guerre Mondiale ?! Est-ce que Donald Trump ne voulait pas voir Poutine dans un tel cadre ? Est-ce que les puissants occidentaux étaient eux-mêmes gênés par l’hypocrisie des « Jamais plus ça ! » prononcés par des gens qui actuellement, mènent des guerres militaires et économiques ?

Il est étonnant de constater que l’Europe n’est même plus capable d’organiser une commémoration digne et sans boulettes diplomatiques. Le désaveu infligé à Poutine dévalorise malheureusement l’aspect historique de cette commémoration, car le format se fonde sur un mensonge – celui de l’absence d’un apport crucial de la Russie dans la lutte contre le fascisme.

Vladimir Poutine, lui, a donné une réponse remarquable. Au lieu de se plaindre du traitement que les Européens et les Américains lui réservent, il a passé son temps avec le président chinois Xi Jinping en resserrant encore davantage des liens au sein de la structures BRICS qui elle, représente une puissance politique et économique 5 fois supérieure à celle de l’Union Européenne.

L’Europe doit réfléchir si elle veut continuer à suivre aveuglement Donald Trump, qui s’assoit de plus en plus lourdement en Europe. Grâce à sa tête de pont en Grande Bretagne, c’est lui qui dicte maintenant la politique économique et même extérieure de l’Union Européenne. L’Union Européenne doit s’émanciper le plus rapidement possible de l’influence néfaste du président américain sur la politique européenne. En suivant ses recommandations, l’Union Européenne se dirige tout droit vers un nouveau conflit d’ampleur mondiale.

Et du coup, cette commémoration du 75e anniversaire du Débarquement a été transformée en manifestation politique qui cherchait à désavouer Vladimir Poutine. Au lieu de se serrer les coudes dans la lutte pour la paix, les puissants occidentaux ont donné un spectacle hypocrite qui, dans ce format, était un désaveu non seulement pour le président russe, mais plus encore, pour l’intégralité des millions de victimes du nazisme. Quel triste spectacle. (selon "Euro-journaliste")

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 24 mai 2019

Molsheim : le député LREM Michels chahuté

Les gilets jaunes arrivent à la réunion publique.

molsheim_le_depute_lrem_thierry_michels_face_aux_gilets_jaunes_1558470893

Qui redoute les réunions politiques par trop consensuelles aurait dû venir mardi soir à la Monnaie à Molsheim. Dans la salle de part et d’autre de l’allée centrale une toute petite vingtaine de sympathisants de la liste Renaissance, de l’autre une trentaine de Gilets jaunes. Au milieu, le député Thierry Michels. Après des débuts quelque peu anarchiques faits de vives apostrophes et distributions de photos de blessés des manifs, le dialogue s’installe peu à peu. Grâce notamment aux talents de diplomate de Guy Salomon, responsable du Modem, ancien candidat aux législatives et GO du soir.

PAC et travailleurs détachés

Après un bref exposé des grandes lignes du programme le jeu des questions-réponses permet aux Gilets jaunes et aux autres participants de discuter parfois de sujets de fond européens, comme de la directive travailleurs détachés qui devrait permettre en 2020 de freiner le dumping social en Europe. « Mais pour que ça marche il faudrait que les 28 soient d’accord », lance un Gilet jaune « Mais cette directive, elle a été approuvée par les 28 Etats membres et elle va s’appliquer », répond le député qui fait face à des moues dubitatives. Une jeune femme lance le député sur l’élargissement des programmes Erasmus aux apprentis. Un peu de miel pour l’élu, mais le répit ne dure pas. Un Gilet jaune explique qu’il risque de perdre « son emploi à la sucrerie d’Erstein […] parce que vous avez ouvert les quotas ». Le député riposte sur la PAC qui protège les agriculteurs français. « Alors pourquoi ils se suicident », poursuit un GJ ? « Oui il faut que l’on sorte d’un modèle tout productiviste », plaide le Thierry Michels. Une personne se lance alors dans une diatribe anti européenne, acclamée par les GJ. « Bon on va prendre les deux dernières questions », coupe Guy Salomon.

Il est 21 h, dernier échange. Thierry Michels tente de conclure en disant sa foi en une « Europe plus solidaire, plus innovante et plus souveraine ». Les GJ jaunes répondent par de sonores « Macron démission ». Chacun son credo. La messe est dite.(DNA du 23/05, édition de Molsheim). 

Résultat de cette réunion : match nul. L'Europe solidaire, innovante et souveraine, personne n'y croit, pas plus qu'en une démission de Macron.

Posté par jl boehler à 00:09 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 21 mai 2019

Ségolène Royal n'appelle pas à voter LREM

11271861

Pas question de prendre le risque de briser son image d’icône de la gauche. Ségolène Royal ne prendra finalement pas la parole pour donner une consigne de vote avant les élections européennes ce dimanche. L’ancienne ministre de l’Ecologie assure avoir refusé toutes les propositions d’émissions et interviews à ce sujet et répète à qui veut l’entendre qu’elle ne compte pas divulguer pour qui elle vote dans l’isoloir.

Posté par jl boehler à 18:13 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

Un couple qui sait rebondir !

Elisabeth et Jean Louis Guigou, duo de choc !

guigou

Dès 1997, ce duo s'est rendu célèbre. D'abord, madame qui entra au gouvernement Jospin en tant que garde des Sceaux. Et elle allait ouvrir la voie à Jean-Louis, déjà communément appelé de façon ironique par ses proches "le mari de madame", qui ne tarda pas à assumer la fonction de directeur de la DATAR (direction de l'aménagement du territoire et des affaires régionales), où il était surtout chargé de surveiller "les agissements" de nombreux ministre du gouvernement "pluriel".

L'histoire ne manque pas de sel lorsqu'on sait qu'en 1999, l'association RN 59 Sécurité avait obtenu du ministre communiste des transports Jean-Claude Gayssot et de la ministre écologiste de l'environnement Dominique Voynet l'accord pour l'incription du contournement de Châtenois à 2x2 voies et d'une nouvelle route Lièpvre - Val de Villé au contrat de plan Etat - Région 2000 - 2006. Et comme par hasard, un soir, nuitamment, le "mari de madame" a atterri à Colmar, emprunté la RN 59 par Sélestat et Sainte-Marie-aux-Mines jusqu'à Saint-Dié (où il a quand même rendu visite au ministre de l'économie Christian Pierret) avant de s'en retourner tout aussi nuitamment à Paris. Il avait rempli son rôle d'espion et le projet RN59 fut retenu. Les ministres avaient bien monté le dossier.

guigou1

Mis en veilleuse à partir de 2002 sous la présidence de Chirac, "le mari de madame" rebondit avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Membre de l'IPEMED (institut de prospection économique du monde méditerranéen) il a vite compris l'avantage qu'il pouvait en tirer auprès d'un président qui prônait l' "union méditerranéenne". Ce projet politique fut vite réduit à néant, mais Guigou était dans la place, et y restera en prônant la réussite économique qui devait camoufler l'échec politique. Il restera d'ailleurs à son poste de directeur de l'IPEMED jusqu'en 2017. 

Et c'est tout naturellement que Macron en fit son homme de confiance pour une "nouvelle politique" en Afrique, une politique ressemblant singulièrement à l'ancienne politique de la "Françafrique".

guigou2

Fallait-il donc s'étonner si aujourd'hui "l'épouse de monsieur" rejoint les soutiens LREM pour les européennes ? pour obtenir en juin une délégation à Bruxelles ? Voilà qui a déjà de quoi faire courir la blonde. En tous cas voilà aussi un couple dans lequel le carriérisme et l'opportunisme l'emportent sur les convictions qui, de toutes façons, ne doivent pas être bien profondes.

Et comme Balkany, Guigou a 71 ans ! oh pardon, comme Balkany 70 ans ! Ces hommes politiques n'aiment pas qu'on les vieillisse, demandez donc Eric Dupond-Moretti, l'avocat.

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

dimanche 28 avril 2019

Hayange : le maire RN (ex-FN) ne lâche pas le Secours populaire

Le maire RN d’Hayange (Moselle) a demandé mardi à la justice (une fois de plus) l’expulsion du Secours populaire d’un local municipal,  nouvel épisode d'un bras de fer judiciaire, qui l’oppose depuis trois ans à l’association.

hayange

Fabien Engelmann avait saisi le tribunal de grande instance de Thionville en référé pour obtenir le départ de l’association, installée depuis 2005 dans un local municipal, qui avait alors été mis à sa disposition par la mairie socialiste.

« Je n’accepte pas de travailler avec des associations qui utilisent l’image de leur association pour faire de la politique et qui occupent sans droit ni titre, ni assurance, des locaux municipaux », a expliqué l’élu.

Les responsables du Secours populaire « parlent d’un bail oral mais en 2016 je leur ai envoyé un courrier par lettre recommandée pour leur demander de quitter ce local qu’ils occupaient illégalement. Même si dans leur esprit il y avait un bail oral, il n’y en a plus depuis 2016 », argue le maire.

Depuis trois ans, Fabien Engelmann reproche à l’antenne locale du Secours populaire d’être « une succursale du Parti communiste » et de faire de la « propagande pro-migrants ».

En décembre 2017, un juge des référés du tribunal de grande instance de Thionville avait ordonné à la commune frontiste de rétablir dans le local du Secours populaire le gaz et l’électricité, coupés depuis un an.

Une décision confirmée en appel à Metz un an plus tard, contre laquelle Fabien Engelmann s’est pourvu en cassation.

«Cela devient du harcèlement et de l’acharnement»

« Les juges de Metz ont précisé dans leurs conclusions que la Ville aurait dû demander une expulsion avant de couper le gaz et l’électricité, c’est chose faite », a expliqué lundi Fabien Engelmann.

« Cela devient du harcèlement et de l’acharnement. C’est vraiment vouloir la mort du Secours populaire de Hayange », estime pour sa part la présidente de la section locale du Secours populaire, Anne Duflot-Allievi.

« En trois ans, il nous a tout fait voir : on a perdu des denrées dans les congélateurs, on a passé un an et demi dans le froid. Il a fallu que les bénévoles et les bénéficiaires soient courageux pour qu’on continue à fonctionner », ajoute-t-elle.

Le Secours populaire d’Hayange a, selon sa présidente, environ 1 000 bénéficiaires réguliers.

Sur le site « mesopinions.com », une pétition contre son expulsion a recueilli près de 35 000 signatures.

La décision est attendue le 7 mai. En tous cas voilà un élu du même courant politique que celui fréquenté autrefois par Nathalie Loiseau (LREM aux européennes), et plus récemment par Florian Philippot, député (RN, puis "Les Patriotes"), de Lorraine, venu soutenir Engelmann à Hayange. 

hayange1

Posté par jl boehler à 00:03 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 22 avril 2019

Corruption étatique et fiscale

La France a effacé la dette fiscale d’un riche industriel indien

000_tr8q1

Le journal « Le Monde » révèle qu’au moment où la France négociait la vente de 36 « Rafale » à l'Inde par le groupe français Dassault, l’État français a effacé plus de 143 millions d’euros de dette fiscale d’un industriel indien, lui-même impliqué dans cette vente. Une découverte qui s’ajoute à des soupçons de corruption autour de cette vente, qui agitent l’Inde depuis fin 2017.

Il s'appelle Anil Ambani au centre sur la photo, en compagnie de Florence Parly, ministre des armées, et de Eric Trappier, PDG de Dassault. C'est un proche du Premier ministre indien, Narendra Modi, et un richissime industriel impliqué dans la vente de 36 avions Rafale français à l'Inde, en 2015.

Anil Ambani possède un groupe de télécommunications avec une filiale en France, Reliance Flag Atlantic France. Que les services fiscaux français ont soumis à deux redressements, après avoir découvert des pratiques d'évasion fiscale remontant à 2007. En janvier 2015, l'entreprise de l'Indien Anil Ambani devait plus de 150 millions d'euros au fisc français. Quelques mois plus tard, fin octobre, un accord à l'amiable est conclu et plus de 143 millions d'euros de cette dette sont effacés.

Outre une perte abyssale pour les caisses de l'État français, ce que révèle le journal Le Monde, c'est comment ce proche du Premier ministre indien a, dans l'intervalle, raflé plusieurs partenariats industriels très juteux, avec Dassault et Thalès notamment, dans le cadre de la vente des chasseurs Rafale à l'Inde.

Ce favoritisme supposé d’Anil Ambani en France va être certainement utilisé par l’opposition indienne pendant cette campagne pour les législatives. Le parti du Congrès soutient depuis des mois que le Premier ministre Narendra Modi a aidé l’entrepreneur à obtenir des contrats. Et la Cour suprême indienne vient d’accepter d’inspecter des documents qui, selon l’accusation, prouveraient ces irrégularités.

Et en France, que va-t-il se passer ? Surtout que le ministre de l'économie de l'époque s'appelait Emmanuel Macron ?

Posté par jl boehler à 04:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

dimanche 14 avril 2019

La campagne des élections européennes commence

Une réunion à Sélestat

europ_ennes

Posté par jl boehler à 00:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 6 avril 2019

Retraites : le pouvoir cafouille...

...et la réforme s'embrouille

retraite

La polémique sur l'âge de la retraite enfle à l'approche de la réforme promise par Emmanuel Macron, l'exécutif et la majorité se divisant entre ceux qui poussent à "travailler plus longtemps" et ceux qui s'opposent au report de l'âge légal, sans que l'Elysée ne tranche le débat. 

Bientôt trois semaines de confusion au sommet de l'Etat, déclenchée par Edouard Philippe, qui a le premier jugé "légitime" d'envisager que les Français travaillent "un peu plus longtemps". 
Pas pour financer les retraites, selon le Premier ministre, mais pour dégager les milliards d'euros nécessaires à la réforme de la dépendance. 
Aussitôt, Agnès Buzyn a abondé dans le même sens: "Je n'y suis pas hostile", a reconnu la ministre de la Santé, faisant valoir que "la durée de vie augmente d'année en année". 
Puis son collègue des Comptes publics, Gérald Darmanin, s'est engouffré dans la brèche, estimant que la proposition était "très courageuse", "s'étudie" et "se regarde". 
Une pluie de pavés dans la mare du Haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye, qui prépare le terrain depuis 18 mois avec syndicats et patronat, pour un projet de loi attendu cet été. 
Cette concertation se basait notamment sur la promesse du candidat Macron d'un maintien de l'âge légal de départ à 62 ans dans le futur système "universel" censé remplacer les 42 régimes actuels. Un engagement réaffirmé noir sur blanc en octobre dernier. 
Et de nouveau "confirmé" par le gouvernement, affirmait il y a deux semaines M. Delevoye, assurant que "le contrat avec les partenaires sociaux ne change pas d'un iota". 
Mais en début de semaine, M. Darmanin a expliqué "qu'indépendamment de la réforme Delevoye" il y avait "une question de savoir si on fait une réforme d’âge", à laquelle il s'est dit "plutôt favorable".

Ligne rouge et réticences

En réaction, le Haut commissaire a réclamé mardi "une clarification du gouvernement" en faisant planer le spectre de sa démission: "Si les engagements concernant l'âge minimum étaient remis en cause, il en tirerait les conséquences", a indiqué son entourage. 
Le soir même, il s'est entretenu en tête-à-tête avec M. Philippe, avant une réunion mercredi matin avec les ministres concernés par la réforme des retraites. 
"Le mandat de Jean-Paul Delevoye n'a pas changé", a fait savoir Matignon, tout en rappelant la préférence du Premier ministre pour un financement "par le travail" de la réforme de la dépendance: "C'est plutôt ce en quoi il croit". 
Une conviction partagée par ses anciens camarades des Républicains. Ces derniers jours, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Eric Woerth ont appelé à reculer l'âge légal à 65 ans. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a également estimé qu'"il faudra toucher au paramètre de l'âge". 
Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, est sur la même longueur d'onde: "Soit on ne touche rien et on va être obligés de baisser les pensions, soit on se pose la question". 
Mais le sujet est une ligne rouge pour les syndicats. "Sinon il n'y aura plus de sens à discuter", a prévenu la CFDT. Mercredi, la CGT a exigé "la tenue immédiate" d'une "réunion multilatérale" et FO a menacé de "mettre fin à (sa) participation à la concertation". 
Le président de l'Assemblée, Richard Ferrand, a souligné en début de semaine le risque de "porter atteinte au lien de confiance établi par le Haut commissaire avec les syndicats".  
Les députés de la majorité sont aussi réticents. Un de leurs groupes de travail sur la dépendance a averti du "risque politique" lié à une éventuelle annonce d'un allongement de l'âge de départ à la retraite. 
"Le relèvement de l'âge est une fausse bonne idée", proclamait même un projet de tribune rédigé par l'élue de Haute Garonne Corinne Vignon, remisé à la demande de Gilles Le Gendre. 
Le patron du groupe LREM a toutefois déclaré mercredi partager "l'exaspération du président de la République" sur cette polémique. Mais ce dernier ne s'est pas encore exprimé publiquement. (selon AFP)

Posté par jl boehler à 06:17 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 16 mars 2019

Parité homme-femme en politique

La Guadeloupe est "le modèle", selon l'Insee.

guadeloupeLa Guadeloupe est "un modèle de parité" homme-femme en politique, note l'INSEE dans une étude parue vendredi, soulignant que "la féminisation des élus y est plus élevée qu'au niveau national".

"Le modèle matrifocal antillais, qui place les femmes au centre de la structure familiale, semble gagner la vie publique. Ceci participe à l’amélioration de la représentation des femmes en politique", estime l'Insee, dans cette étude parue pour la journée de la femme.  
Dans les conseils municipaux, "la parité est quasiment atteinte", souligne l'institut. Dans les 32 communes guadeloupéennes, qui doivent appliquer la parité au sein de leurs conseils municipaux puisqu'elles comptent toutes plus de 1.000 habitants, "on compte 95 femmes pour 100 hommes dans lesdits conseils. Les autres régions françaises affichent entre 82 et 92 conseillères pour 100 conseillers municipaux". 
Par ailleurs, avec, "huit des 32 maires" qui sont des femmes, la Guadeloupe "reste la plus paritaire de France, devant le Centre-Val de Loire et l’Île-de-France qui comptent 20 % de femmes maires", ajoute l'Insee. 
De même, dans les six intercommunalités guadeloupéennes, "où aucune loi n’impose de manière directe la parité, il y a 44% de conseillères communautaires, ce qui est comparable aux autres DOM et bien supérieur au niveau national (31 %)". 
Au 1er mars 2019, "deux des six intercommunalités sont présidées par des femmes, qui représentent également 30 % des vices-présidents. Cette situation reste plus paritaire que dans le reste de la France où seulement 8 % des intercommunalités sont dirigées par des femmes". 
La parité est également respectée au niveau de l’exécutif, puisque le conseil régional de Guadeloupe est présidé par un homme, tandis que le conseil départemental l’est par une femme. Les vice-présidences des deux conseils sont occupées pour moitié par des femmes.  
Enfin, les femmes guadeloupéennes occupent aussi "la moitié" des quatre sièges guadeloupéens à l’Assemblée nationale et "un des trois sièges au Sénat". 
"Au niveau national, avec 39 % de députées et 32 % de sénatrices, la parité est encore loin d’être atteinte même si elle progresse", note l'Insee.

Posté par jl boehler à 01:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,