mardi 27 juin 2017

Mitterrand, Chirac, Macron, les tueurs !

Elimination systématique des concurrents

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En son temps, Chirac pour la droite, Mitterrand pour la gauche, avaient compris que pour prendre le pouvoir il fallait rassembler son camp, donc annihiler toute velléité de ses alliés potentiels. C'est ce que fit Mitterrand après son échec de 1974 face à Giscard, en signant avec les communistes l'accord de programme commun, qu'il avait déjà rompu bien avant 1981. Pour lui, il s'agissait avant tout de prendre le dessus sur Georges Marchais, donc d'abaisser le plus possible le PC. Opération réussie malgré les cris de Marchais pour réclamer, à défaut de programme commun, des ministres communistes. 

A droite, pour Chirac, l'exercice était plus difficile. Il lui fallait éliminer Giscard, président en exercice. Il s'y employa dès sa nomination au poste de 1er ministre en 1974. Affaiblir Giscard systématiquement fut sa stratégie de tous les instants. Il commença donc par s'attaquer aux alliés des giscardiens, notamment les radicaux et leur chef Jean-Jacques Servan-Schreiber. Celui-ci fut évincé au bout de 13 jours au ministère des Réformes. JJSS, que Chirac appelait "le turlupin", avait le tort de parler haut et fort avec un discours "trop à gauche" selon ce premier ministre chef de guerre. JJSS devint ainsi le ministre le plus éphémère de la cinquième république. Mais Chirac dut reporter ses ambitions à l'après-Mitterrand donc à 1995. Malgré son beau discours de 1981 où il indiquait qu'il ne voterait pour Giscard qu' "à titre personnel". Mais là, Mitterrand l'avait éliminé dès le premier tour.

Le nouveau président Emmanuel Macron a des stratégies analogues à ses deux illustres  prédécesseurs. S'allier aux plus encombrants pour mieux les éliminer. Il a certes eu la chance de trouver le pauvre automutilé Manuel Valls qui lui a facilité la tâche. Plus encombrant est un certain François Bayrou, mais c'est réussi ! Le garde des sceaux et ses amis "têtes fortes" se sont suicidés sur l'autel des affaires, comme le firent auparavant Sarkozy et Fillon. Le Modem décapité, Les Républicains divisés, Macron semble arrivé à ses fins : des ministres godillots inconnus du public pris dans tous les camps, des députés aux ordres car très néophytes pour un groupe majoritaire aux ordres. La boucle semble bouclée... jusqu'à ce que Macron trouve son propre tueur ?

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samedi 24 juin 2017

Gérard Collomb, plus proche des identitaires que des humanitaires

En visite à Calais ce vendredi, le ministre de l'Intérieur s'est lâché sur les migrants pour le plus grand bonheur de Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite, qui lui propose ses services.

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En visite à Calais, suite à la mort d’un chauffeur routier dans un accident consécutif à un barrage dressé sur l’autoroute par des migrants, Gérard Collomb s’est lâché sur les migrants.

Ironisant, tout d’abord, sur les accusations de violences policières qui étaient « tout à fait excessives » au regard de la « douceur légendaire » des migrants, il a affirmé que les forces de l’ordre agissaient avec « beaucoup d’humanité » face à des gens « enkystés ». Le ministre de l’Intérieur - censé représenter la « gauche » d’un gouvernement « progressiste » - propose donc de « renforcer la sécurité avec l’arrivée de deux compagnies de forces mobiles supplémentaires pour éviter que de nouveaux campements ne se forment ».

Annonçant la présentation « dans les quinze jours » d’un plan sur la question migratoire, Gérard Collomb a insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas de centre d’accueil à Calais : « Je me méfie des centres qui se disent prêts à accueillir des migrants pour seulement quelques jours et qui finalement durent dans le temps », a-t-il déclaré.

Jacques Toubon, défenseur des droits, s’est, pour sa part offusqué sur RTL qu’on ne respecte pas « l’obligation légale – et non morale - précise-t-il, de leur donner accès à leurs droits fondamentaux, ne serait ce que manger et boire ! » Mais le ministre de l'Intérieur ne s’en émeut pas, préférant dire aux associations humanitaires « qu'il y a peut-être d'autres lieux que Calais où elles pourront déployer leur savoir-faire ». Parce que, selon lui, « le vrai problème, ce sont les routes de passeurs qu’il faut couper pour pas qu’on ait ces flux d’immigration qui ne sont plus des demandeurs d’asile mais de la migration économique ».

Une position saluée par Génération identitaire, groupuscule d’extrême droite qui « sait avoir contribué, par ses activités, à cette nouvelle position politique au plus haut sommet de l’État ». Vantant son action « Defendre l'Europe » qui « vise à stopper les bateaux de passeurs et à empêcher les bateaux d’ONG complices de ramener les migrants en Europe », le groupuscule proche du Front national propose même ses services au ministère ! « Une demande de subvention publique va être adressée à ce ministère dans les prochaines heures », peut-on lire dans un communiqué.

« Quand aujourd'hui dans le Pas-de-Calais, on s'aperçoit que beaucoup de députés sont Front national, cela veut dire qu'il y a un vrai problème », a osé Gérard Collomb. Mais flirter avec leurs orientations idéologiques n’en pose aucun…

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mercredi 21 juin 2017

Et maintenant, le "front social"

Un nouveau collectif, le «Front social», a lancé ce lundi 19 juin, dans une trentaine de villes de France, un mouvement de protestation contre les «ordonnances Macron» qui visent à réformer le Code du travail. A Paris, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés place de la Concorde, face à l’Assemblée nationale.

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Malgré la forte chaleur de ce début du mois de juin 2017, de nombreux syndicalistes, des jeunes et des associations de gauche ont répondu présent à l’appel du « Front social ». « Reprenons la rue pour contester la politique du gouvernement », scandaient-ils. Les syndicats ne bougent pas assez, regrette Loïc Marin, militant à Force ouvrière : « On est un peu déçus de nos représentants tout en haut qui ne se battent pas assez à notre niveau. Mais nous, la rue, on refuse d’abandonner tout ça, c’est pour ça que l’on est là aujourd’hui, ici, et qu’on espère être de plus en plus nombreux. Il y a des rassemblements dans trente villes en France et on espère que cela va continuer et que ce n’est que le début. »

Atteinte aux droits des salariés

La politique de ce gouvernement est une atteinte aux droits des salariés, s’indigne de son côté Romain Altmann, animateur du « Front social » : « On veut interpeller la nouvelle Assemblée nationale pour leur dire que nous, en tant que syndicalistes, en tant que citoyens, on conteste cette mesure parce qu’elle va avoir un impact négatif à la fois sur l’emploi, mais aussi sur les droits des salariés pour lesquels aujourd’hui, 26 millions de personnes sont concernées. »

L'abstention a été telle aux législatives que le président Macron « n'a aucune légitimité » à faire passer sa réforme du Code du travail par ordonnances.

19 juin contre Macron à Strasbourg

Rassemblement et manif gazée par la police à Paris - 19/06/17

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lundi 12 juin 2017

Elections législatives

5ème circonscription du Bas-Rhin (Sélestat - Erstein - Villé)

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Il fallait s'y attendre. Le candidat LR Herth, macrocompatible, arrive en tête face à un ancien conseiller général de droite UDI. Le FN est éliminé, mais uniquement du fait du faible taux de participation. Quant à Caroline Herth, aux étiquettes changeantes, elle paie sa valse hésitation, se trompant en plus d'élection, confondant notamment élection législative et élection municipale de Sélestat. La gauche représente 19,76 % des voix. Unie, elle aurait été présente au deuxième tour.

Dans un combat droite -  droite, je ne choisirai pas.

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samedi 10 juin 2017

Edouard Philippe, premier ministre irréprochable ?

Les mains sales et radioactives

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L’Observatoire du nucléaire dénonce la nomination au poste de premier ministre de M. Edouard Philippe qui n’est en rien le personnage "modéré" que la communication macronienne tente de mettre en scène. Bien au contraire, M. Philippe a les mains très sales, ou plutôt… radioactives. En effet, lorsqu’il travaillait pour la multinationale atomique Areva, il a participé à de sombres manœuvres dans les coulisses uranifères de la Françafrique.

En octobre 2007, Edouard Philippe est nommé directeur de la communication et directeur des affaires publiques d’Areva. Son activité principale est alors de s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome. Il est ainsi en contact rapprochés avec Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié France-Niger à l’Assemblée Nationale (*).

Les revenus de l'uranium ne profitent pas à la population du Niger

C’est précisément pendant cette période, le 13 janvier 2008, qu’un accord est signé entre Areva et le pouvoir du Niger concernant l’exploitation de l’uranium, accord immédiatement contesté par le Mouvement des Nigériens pour la justice, mouvement touareg en rébellion contre le pouvoir central de Niamey (**).

En effet, les maigres revenus de l’uranium, largement sous payé depuis des décennies par Areva, ne bénéficient en rien à la population, et encore moins aux Touaregs, alors que les mines d’uranium sont situées dans leurs zones traditionnelles de vie. 

Il est donc logique de considérer que les manoeuvres en coulisse de M Philippe ne sont pas étrangères aux graves troubles qui ont eu lieu par la suite dans la zone sahélienne (Niger/Mali) et dans le fait que, poussés par la misère, des groupes Touaregs aient fini par s’allier à des mouvements djihadistes.

Mais, surtout, il est légitime de se demander pour qui agit M Philippe lorsqu’il est en charge des affaires publiques, que ce soit auparavant comme maire du Havre et désormais comme premier ministre.

Une première réponse est apportée par le fait que, à peine assis dans le fauteuil de maire du Havre (aimablement offert par son prédécesseur qui a démissionné en cours de mandat !), Edouard Philippe a offert un pont d’or… à son ancien employeur Areva, pour qu’il installe deux usines d’éoliennes off-shore, projet finalement abandonné piteusement en septembre 2016 : il serait intéressant d’enquêter pour voir ce que la sympathie d’Edouard Philippe pour Areva a finalement coûté aux citoyens-contribuables…

Epinglé par la HATVP (haute autorité pour la transparence de la vie publique)

On notera d’ailleurs que, de 2007 à 2010, M. Philippe a cumulé sans état d’âme son poste chez Areva et son mandat d’adjoint au maire du Havre mais, aussi, que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) lui a infligé un blâme pour avoir refusé de fournir des informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi.

(*) cf Charlie Hebdo, 29 avril 2009
(**) cf AFP, 17 janvier 2008

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vendredi 9 juin 2017

Les pas de l'oie de Caroline

Vous avez dit "rebondissement", quel rebondissement ?

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Décidément Caroline Reys aime les feuilletons amusants plutôt qu'un programme sérieux pour sa circonscription.  

S'étant vue refuser le soutien des sections PS de sa circonscription pour avoir "flirté" avec "En Marche", la voilà qui s'adresse au PS national en jouant sur les mots, pour obtenir le soutien tant convoîté. Selon le courrier de retour, elle se serait fait passer pour une adhérente de EELV qu'elle n'est pas. Et partout elle se revendique "sans étiquette". D'ailleurs ne confond-elle pas le "slow-up" associatif de la route du vin du 4 juin avec la politique politicienne hésitante et vacillante qu'elle mène ? Attention à ne pas tomber, chère Caroline ! ni en vélo ni en politique !

Mercredi midi, je reçois un mail d'un aubergiste du centre-ville : Caroline, de passage au marché de Villé, laisse à mon intention un courrier :  une copie d'une lettre qu'elle détient du PS national. Première question que je me pose : veut-elle contribuer au démantèlement du service public dans la vallée en instaurant de nouvelles filières privées pour la distribution du courrier ? ou voulait-elle m'inviter pour l'apéritif ?

Mais, quelle n'est pas ma surprise lorsque je découvre le contenu : un courrier du PS national du 9 mai lui affirmant le soutien du PS,  soutien qui lui a été retiré de fait le 13 mai, jour où sa promenade de santé avec les marcheurs macroniens a été connue. 

Quant à sa page facebook avec EELV, qu'en dire ? sinon que Caroline n'a de vert que le haut de son survêtement ? Et ses documents officiels (absence sur les uns du "poing et la rose" et sa présence sur les autres) ne sont là que pour convaincre l'électeur "des pas de l'oie" de cette originale candidate. Bref, j'ai bien souri à voir cette "fausse preuve" de soutien du PS, qu'elle a été la seule à prendre encore au sérieux. Pour berner l'électeur ?

PSC

Lettre du PS national du 9 mai !

docofficiel2Lettre d'En Marche du 10 mai !

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Un coup sans le PS ...

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... et un coup avec le PS !

La position très claire du PS national

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« 5ème circonscription : position claire du PS national »

En réponse à la prise de position de Patricia Gueguen, Secrétaire régionale d’EELV, soutenant l’utilisation usurpée du logo du Parti socialiste sur les affiches et bulletins de vote de Caroline Reys, candidate non investie par le Parti socialiste, le siège national du Parti socialiste a souhaité clarifié la situation :

«Les directions du PS et d'EELV ont passé un accord national qui concernait notamment cette circonscription. Le PS s'engageait ainsi à soutenir le candidat investi par EELV. Présentée par EELV, Caroline Reys avait donc, conformément à l'accord entre nos deux formations, reçu un courrier du Secrétaire National aux élections lui confirmant notre soutien et la possibilité d'utiliser les logos du parti. C'est sur la base de ce courrier qu'elle a utilisé ceux-ci sur sa propagande électorale.

Malgré cet accord,  Caroline Reys a ensuite essayé d'obtenir l'investiture En Marche, trahissant de fait la stratégie nationale d'alliance entre EELV et le PS et perdant ainsi la confiance des militants socialistes locaux.

La Fédération PS du Bas-Rhin a donc considéré lors de son Bureau Fédéral du 13 mai que Caroline Reys ne pouvait plus se prévaloir du soutien du Parti.

Cette dernière en a pris acte et s'est d'ailleurs elle-même décrite comme "sans-étiquette" dans la presse locale.

Informée de cette nouvelle situation, c'est donc en toute logique que la direction nationale a confirmé la décision de la Fédération PS du Bas Rhin. Le nom de Caroline Reys n'apparaît plus sur la liste des candidats soutenus par le Parti socialiste. »

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mercredi 7 juin 2017

Le FN a-t-il changé ?

Le parti n'aime toujours pas les "Banania" !

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Sur les 573 candidats que présente le Front national aux législatives, une centaine poste, aime ou partage des contenus homophobes, antisémites, islamophobes ou racistes.

En janvier 2016, Marine Le Pen a nommé Jean-Lin Lacapelle «secrétaire national aux fédérations et à l’implantation». Avec une mission: sillonner la France pour écarter des législatives les candidats dont le profil sulfureux et les propos outranciers donneraient une mauvaise image du parti. Dans chaque circonscription, le candidat «me fait parvenir un dossier», explique-t-il au Figaro. «Si le candidat est impeccable», la validation est enclenchée. «S'il y a des doutes, le dossier est étudié plus sérieusement. Ceux qui doivent être écartés le sont.» C'est raté.

Voici les épinglés alsaciens : 

Il partage un photomontage sur le lobby juif !

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Grégory Stich, candidat Front national dans la 2e circonscription du Haut-Rhin et conseiller régional dans la région Grand Est.

Fait d'armes: Grégory Stich a partagé un visual en 2014 sur sa page facebook laissant entendre qu'il existe en France un «lobby juif», accompagné de photos de Manuel Valls et François Hollande portant des kippas. Cette «vérité» fait partie d'un triptyque évoquant, outre le «lobby juif», la «théorie du genre» et «l'immigration-invasion». Grégory Stich a également partagé un visuel homophobe mêlant sur fond de drapeau français plug anal, logo du Parti socialiste détourné, et une nouvelle devise: «LGBT, Genderité, Va te faire enculer».

Virée du conseil municipal pour des propos discriminants

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Christelle Ritz, candidate dans la 5e circonscription du Haut-Rhin, responsable du FN à Mulhouse.

Fait d'armes: En 2012, Christelle Ritz démissionne du conseil municipal de Mulhouse après une séance houleuse. L'opposition l'accuse d'avoir tenu, sur son compte Facebook, des «propos stigmatisant certaines personnes issues de l’immigration», comme le rapportaient les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Une activité que ne renie pas complètement la responsable du FN de Mulhouse. Sur son compte Facebook, elle like par exemple une photo publiée en mai 2016 accusant les réfugiés de toucher «11,45€ par jour (sans obligation de nettoyer [leur] merde)».

Obsédé par les Femen qui seraient des prostituées du pouvoir

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Sylvain Marcelli, candidat dans la 6e circonscription du Haut-Rhin. Quand on regarde les photos qu’il a likées ces dernières années, on constate qu’il a pu être un peu obsédé par les Femen : il a liké une caricature parlant d’elles comme des "prostituées du pouvoir" et satanistes soutenues par le milliardaire George Soros. Il a aussi liké une photo de Dieudonné avec Alain Soral, sur la page d’Égalité et Réconciliation. Contactée par mail par BuzzFeed News, il n'a pas donné de réponse.

Salut nazi

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Julia Abraham, candidate dans la deuxième circonscription du Bas-Rhin, épinglée en 2013 par Rue89 pour ses fréquentations avec des radicaux d'extrême droite. Et notamment avec Baptiste Coquelle qui avait posé en faisant un salut nazi. À l'époque, elle avait affirmé ne pas le connaître. Présente à la réunion publique de Villé le 3 décembre 2016, elle a brillé par son discours haineux envers les réfugiés parlant notamment d' "invasion musulmane".

Venu des Ardennes faire son marché à Villé

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Guillaume Luczka, 29 ans, candidat dans la 2e circonscription des Ardennes (qui a fourbi ses armes en Alsace) et patron local du FN, s'est rendu à "La Traboule", en marge d'un congrès du FN à Lyon, le bar où se retrouvent les identitaires à Lyon. Une erreur selon lui: «Je regrette ma présence ce soir-là, mais je ne veux pas être rattaché à ces gens-là.» Et pourtant il est venu, en tant que conseiller régional du Grand-Est à la réunion publique de Villé citée plus haut, à l'appel d'un tristement célèbre guitariste identitaire de Neubois.

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lundi 5 juin 2017

Histoire de blagues douteuses

Le “ kwassa-kwassa ”, c'est quoi ça ?

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Les « blagues douteuses », depuis toujours, émaillent le feuilleton de la vie politique. André Santini, sortant des obsèques grandioses de Mitterrand, lançait ainsi à la cantonade : « Je ne me souviens pas qu’on en ait fait autant pour Giscard ! ». Là, au moins, c’était drôle. Chirac le fut moins, au bout d’un banquet républicain particulièrement arrosé. Lui, pourtant guère suspect de racisme, évoquait alors « le bruit et les odeurs » des immigrés dans leurs immeubles. Navrant dérapage, comparable à celui de Manuel Valls, comptant les « Blacks » sur le marché d’Ivry et réclamant « plus de Whites et de Blancos ».

Souvenons-nous aussi : Nicolas Sarkozy avec les racailles et son karcher ! Copé et ses pains aux chocolats !

Emmanuel Macron s’est lâché à son tour. On lui parle du « kwassa-kwassa », frêle canot qu’utilisent les migrants de l’archipel des Comores pour gagner Mayotte, département français. L’illégale traversée ne se fait pas sans drames : 10 000 noyés en vingt ans, selon un récent rapport du Sénat. Pas de quoi rigoler, donc. Le Président s’y hasarde néanmoins : "Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien."

Au pays des droits de l'homme, qu'est la France, tout est permis pour humilier l'étranger comme dit le FN (on est chez nous) .

Et voilà le vote utile pour s'opposer au racisme et à la xénophobie? Chapeau, Macron !

Et pendant ce temps :

Une embarcation de type kwassa kwassa a fait naufrage cette nuit sur le récif près de la côte de Mayotte, au sud de Kani Kéli.

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L'alerte a été donnée à 3h30 par un pêcheur qui venait de recueillir 5 naufragés. Aussitôt, Les navires "Odet" de la gendarmerie maritime et "Makini" de la police aux frontières (PAF) déjà en mer, se sont rendus sur les lieux et ont permis le sauvetage de 24 naufragés. Ces moyens ont rapidement été renforcés par un navire supplémentaire et l'hélicoptère de la gendarmerie.

Des personnels et moyens militaires ainsi que les pompiers de Mayotte ont également été engagés pour la prise en charge des victimes.

 

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Le bilan, établi à partir de 33 passagers présumés, fait état de 24 rescapés et de 9 personnes décédées dont 4 femmes et 5 bébés. Parmi les rescapés, 10 ont été conduits au service des urgences du centre hospitalier de Mayotte. Les recherches se poursuivent avec les navires et l'hélicoptère de la gendarmerie afin de retrouver d'éventuels rescapés.

Une cellule d'aide psychologique a été mise en place par la DASS au centre de rétention administrative (CRA).

Les modalités d'identification des corps par les familles seront communiquées dès que possible."

Communiqué de la préfecture de Mayotte (AFP)

 

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Des paroles malheureuses tout aussi inadmissibles au niveau local

* A relire : Meurtres et viols : de simples incidents pour le maire de Villé

Meurtres et viols au Pays de Bade dont fut d'abord soupçonné un jeune afghan réfugié ! Evocation parfaitement scandaleuse et amalgame réussi pour le maire de Villé, en parfaite complicité avec des élus FN lors de la réunion concernant l'accueil de réfugiés dans la gendarmerie de Villé. Pas de chance, Monsieur le Maire, l'auteur présumé vient d'être retrouvé : un chauffeur routier bien européen, domicilié à Endingen (localité où l'un des deux meurtres évoqués a eu lieu).

Monsieur le Maire de Villé, encore une occasion que vous avez manquée de vous taire.

frantzL'Alsace du 4/6/2017

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dimanche 4 juin 2017

Ferrand ferré ?

La trahison, un défaut héréditaire ?

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Le 27 juillet 1214, le roi de France Philippe (Auguste, pas Edouard) gagne la bataille de Bouvines. Le comte Ferrand, fut fait prisonnier et enfermé avec des chaînes dans la tour du Louvres, pour haute trahison. Il semble que son descendant Richard Ferrand risque un sort identique ? 

En tous cas, les affaires ternissent de plus en plus l'image de Macron, de son gouvernement, de son ministre. Question de plus en plus d'actualité : va-t-il démissionner ? Certes, comme Fillon, il prétend n'avoir rien fait d'illégal. Mais l'étau se resserre. 

Cette fois, la justice se saisit de l'affaire Ferrand. Le procureur de la République de Brest (Finistère) a annoncé, jeudi 1er juin, l'ouverture d'une enquête préliminaire dans l'affaire immobilière impliquant le ministre de la Cohésion des territoires. Dans un premier temps, ce même procureur avait pourtant estimé, après avoir "procédé à une analyse juridique pour déterminer s'il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête", qu'il n'y avait pas matière à poursuivre.

Alors, comment expliquer ce revirement ? Le procureur Eric Mathais se justifie en évoquant désormais "des éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause Richard Ferrand (...), révélés par différents organes de presse"

Le flou du montage immobilier

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Dans sa première communication, le procureur de la République ne trouvait rien, dans les révélations du Canard enchaîné, qui justifiait l'ouverture d'une enquête. Alors que l'actuel ministre était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d'une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d'administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l'unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n'existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n'a acheté les locaux qu'ensuite, alors qu'elle avait déjà la certitude de les louer. 

Mais l'avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un "enfumage" de la part du ministre : "La vraie question, c'est pourquoi Richard Ferrand n'a pas fait acheter l'immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d'un bien largement fructifié. Là, c'est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position." 

Le flou dans la sélection immobilière

C'est Libération qui s'interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres : "16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu".

Mais Libération note que ces prix n'intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l'intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse.

L'emploi de sa compagne et de son ex-femme

Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n'a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d'acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même "au tournant des années 2000".

Quant à l'ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l'aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d'Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a "conçu des installations sonores et visuelles", entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d'illégal, souligne Le Monde, d'autant que le couple a divorcé en 1994.

L'emploi à l'Assemblée Nationale du compagnon de celle qui lui a succédé à la Mutuelle de Bretagne

Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l'attention du Monde : jusqu'en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n'est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d'elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017. "Echange de bons procédés ?", s'interroge Le Monde.

Richard Ferrand est en tous cas en train de s'embourber et d'enfoncer avec lui dans les sables mouvants tout le gouvernement.

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samedi 3 juin 2017

Hold-up électoraliste dans la 5ème circonscription du Bas-Rhin

Caroline, madame sans-gêne ! 

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Ah décidément, la candidature de Caroline Reys ne passe pas inaperçue. Après avoir fait valser les étiquettes, la voilà qui colle les affiches munies du logo de soutien du Parti Socialiste, soutien jamais obtenu notamment du fait de sa dérive macronienne. Curieuse démarche pour une militante qui semble plus intéressée par un financement partisan que par un projet cohérent correspondant aux partis affichés.

D'ailleurs, toujours prétendûment sans étiquette,  ses louvoiements ont réussi à lui faire obtenir de EELV un mandataire financier en la personne d'un certain Daniel Ehret, qui n'est pas un inconnu. En 2012, il s'était présenté dans la même circonscription. Il avait tenu à l'époque des propos incohérents concernant la RN59 et le contournement de Châtenois, ignorant les chiffres du financement tout comme il ignorait le nombre de victimes sur cette route classée très dangereuse. Sauver les papillons blancs lui semblait plus important. Ah l'écologie du Centre-Alsace, ce n'est plus ce que c'était il y a quelques décennies.

A la lecture de cet article, Caroline enlèvera-t-elle le logo du PS ? ou préférera-t-elle assumer des recours en justice ? Et toujours à la lecture de cet article, le SMICTOM du Centre-Alsace ne va-t-il pas s'enrichir d'un paquet d'affiches n'ayant pas servi ?

* A lire aussi : Que vient faire Ehret dans cette galère ?

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