dimanche 18 février 2018

Strasbourg : 20.000 Kurdes ont défilé

Les manifestants étaient venus de toute l'Europe et particulièrement d'Allemagne.

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Environ 20.000 Kurdes​ ont défilé ce samedi à Strasbourg pour réclamer la libération de leur chef historique Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie, mais aussi pour protester contre l’offensive turque dans l’enclave kurde d’Afrine en Syrie.

Le défilé est parti en fin de matinée de la gare de Strabourg, sous la pluie et la neige. Agitant de nombreux drapeaux kurdes et d’autres à l’effigie de leur leader, les manifestants, venus de toute l’Europe et particulièrement d’Allemagne, ont rejoint en début d’après-midi, sous importante escorte policière, le quartier de la Meinau où un meeting est prévu.

Rappelons que les Kurdes ont combattu DAECH en Syrie et en Irak aux côtés des alliés occidentaux, et sont aujourd'hui réprimés par la dictature d'Erdogan. Les Kurdes espèrent le soutien de l'Union Européenne, et souhaitent que notamment Macron sorte de l'ambiguïté à leur égard.

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vendredi 16 février 2018

Macron fait dégager la presse de l'Elysée

Il piétine une tradition vieille de 40 ans !

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La présidence de la République veut fermer d'ici l'été la salle de presse installée depuis 40 ans dans l'Élysée pour la déménager dans une annexe, hors du Palais, une décision unilatérale dénoncée comme une "entrave" au travail des journalistes par l'Association de la presse présidentielle.

"La présidence a décidé d'un déménagement de la salle de presse" dans une annexe située rue de l'Élysée, "afin d'augmenter sa taille", a annoncé mercredi la conseillère communication d'Emmanuel Macron, Sibeth Ndiaye, lors d'une réunion avec des journalistes, dont l'AFP.

L'Élysée souhaite également "élargir le champ des accréditations permanentes", a-t-elle ajouté.

Jusqu'ici, les médias avaient accès à une salle de presse donnant sur la cour de l'Élysée à certaines occasions (Conseils des ministres, réceptions de dirigeants étrangers...). Les agences de presse y avaient, elles, accès en permanence.

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Dès son arrivée à l'Élysée, en mai, le chef de l'Etat avait souhaité le départ des journalistes de l'enceinte du Palais. L'Elysée avait remisé à l'été ce projet qui avait déclenché un tollé au sein des rédactions.

L'actuelle salle de presse deviendra "une salle de réunion" pour les conseillers de l'Elysée. Cette décision a été prise "pour une raison fonctionnelle", a ajouté Sibeth Ndiaye.

Alors que les journalistes présents protestaient contre une "volonté politique d'écarter la presse", Mme Ndiaye a affirmé: "Ce n'est pas la volonté qui est celle de la présidence de la République". Elle a reconnu qu'il s'agissait d'une "décision unilatérale, sans concertation". "Il y a des privilèges qui tombent", selon le service de presse.

- Dans l'Élysée depuis VGE -

"Ce dont on peut discuter, c'est l'aménagement" de la nouvelle salle de presse, a souligné Sibeth Ndiaye. Interrogée sur le coût des travaux pour aménager cette salle, elle n'a pas été en mesure de répondre dans l'immédiat.

L'Association de la presse présidentielle (APP) a "déploré vivement" ce "choix unilatéral, malgré les promesses de concertation", jugeant dans un communiqué publié mercredi que "ce déménagement +hors les murs+ de l'enceinte principale du Palais constitue pour les journalistes une entrave à leur travail". L'APP demande ainsi aux services de l'Élysée de "reconsidérer cette décision".

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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a demandé à la presse, lors du compte-rendu du Conseil des ministres, de "ne pas voir des symboles là où il n'y en a pas". Il a lui aussi invoqué des raisons "très fonctionnelles" pour ce déménagement vers une salle qui permettra selon lui d'accueillir, "à 10 mètres à vol d'oiseau" de l'Elysée, davantage de journalistes, "dans de meilleures conditions".

Mardi soir, interrogé sur ce projet de réaménagement lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle, Emmanuel Macron avait évoqué un projet immobilier global rendu nécessaire selon lui par des recommandations de la Cour de Comptes. "Il va y avoir une série de travaux (...) avec toutes les concertations", avait-il assuré.

La salle de presse de l'Élysée avait été installée à l'intérieur du Palais sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing et, en 1984, François Mitterrand l'avait transférée sur la cour d'honneur, dans un souci de transparence.

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mercredi 14 février 2018

Poutine lance un ultimatum à la France de mettre fin au franc CFA dans les 6 mois !

Macron pleure : c'était mon copain, c'était mon ami ...

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Depuis un certain moment, le débat sur le franc CFA et sur la coopération financière avec la France se fait plus ample dans certains pays africains. Et Poutine en profite pour mettre de l'huile sur le feu, son but inavoué étant de remplacer le franc (et donc aussi l'Euro) par la rouble et s'introduire ainsi en Afrique aux côtés de son allié chinois déjà bien implanté.

La Russie a donné un ultimatum à la France pour mettre fin au système monétaire qu’elle impose à ses ex-colonies en Afrique ou bien elle devra faire face à de graves conséquences. 

Selon certaines sources, il y a eu des discussions entre le ministre russe de l’économie et des finances et son homologue français. sur la question , la fin de la monnaie coloniale le FCFA imposé par la France à certains pays africains. Les Russes ne considèrent pas cette monnaie comme une bonne chose pour l’Afrique car elle constitue un obstacle au développement. Ces sources ont également rapporté que le ministre russe de l’économie a donné à son homologue français un ultimatum de 6 mois pour mettre fin à cette monnaie afin que les pays africains concernés puissent se développer. Dans la cas contraire, il y aura des sanctions économiques russes et une interdiction d’importation de produits français. Un "blocus continental" digne de Bonaparte ? on aura tout vu. "Nous ne pouvons pas rester et voir comment les pays africains retardés, sont dans une misère profonde à cause d’une monnaie qu’ils ne veulent pas. La colonisation est la finit. il est temps pour les pays africains d’avoir leur pleine indépendance et de prendre le contrôle" a t’il dit. Le niveau de paupérisation de ces populations s’en va grandissant. on constate que les populations vivent mieux au Ghana et au Nigéria que celles des pays de la zone franc. Il faut aussi remarquer que la majorité des pays de la zone franc occupe les vingt dernières places du classement de l’IDH 2015.

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Tous les arguments sont bons. Le ministre de Poutine oublie même que le Nigeria est de plus en plus sous la coupe des terroristes de Boko Haram.

Et pendant ce temps, notre jeune président Macron (effectivement encore un peu jeune en politique) reçoit en grande pompe Poutine dans le fastueux palais de Versailles réservé en principe aux "amis". Quant à ce qui se trame en Afrique, qui est loin d'offrir l'indépendance aux Africains, il n'en pipe mot. Au contraire, il se rapproche des Russes en Syrie et en Irak. Bref, il donne les verges pour se faire battre. Adieu la françafrique, vive la russafrique. La guerre colonialiste continue. 

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dimanche 11 février 2018

Guerre d’Algérie : les victimes non françaises indemnisées

Le Conseil Constitutionnel a étendu le droit à des pensions aux victimes d’actes de violence pendant la Guerre d’Algérie à l’ensemble des personnes qui résidaient alors dans le pays.

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Quelle que soit la nationalité, le droit à des pensions aux victimes d’actes de violence pendant la Guerre d’Algérie a été étendu, ce jeudi 8 février 2018, par le Conseil constitutionnel français à l’ensemble des personnes qui résidaient alors dans ce pays d’Afrique du Nord.

Plus de 55 ans après le traumatisme de la guerre d’Algérie, le Conseil constitutionnel français a décidé que les civils algériens ayant subi des dommages physiques du fait de violences liées au conflit pouvaient désormais prétendre, eux aussi, à des pensions versées par la France. Les sages ont purement et simplement censuré les mots « de nationalité française » qui réservaient jusqu’alors ces avantages aux seules victimes qui avaient la nationalité française après l’indépendance de l’Algérie. Pour ce faire, les sages ont invoqué le principe « d’égalité devant la loi » garanti par la Constitution française.

À l’origine, le législateur avait justifié la création de ce droit pour les victimes françaises par « la carence du gouvernement algérien » à assurer le paiement des rentes à ces victimes prévues dans les accords d’Evian du 18 mars 1962 mettant fin au conflit. Le Conseil Constitutionnel a considéré que la différence de traitement entre victimes françaises et étrangères n’était pas non plus acceptable en ce qui concerne les ayant-droit des victimes décédées.

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vendredi 9 février 2018

Macron au Sénégal : les juteuses affaires du patronat français

Macron donne 47 milliards Cfa et reçoit 300 milliards Cfa

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On en sait un peu plus sur les retombées financières de la visite de 48 heures du président français Emmanuel Macron au Sénégal. Une visite très fructueuse pour les entreprises françaises qui raflent au total, des contrats estimés à plus de 300 milliards de francs Cfa, alors que les subventions octroyées par la France au Sénégal, cumulées, ne dépassent pas 47 milliards de Francs Cfa.

Que gagne le Sénégal dans le cadre de cette coopération avec la France ? Les détails en chiffres : 15 millions d’euros (9,8 milliards de FCfa) pour stopper l’avancée de la mer à Saint-Louis, 25 millions d’euros (16 milliards de FCfa) pour rénover le patrimoine de la vieille ville et ancienne capitale du Sénégal. 12 millions d’euros (7 milliards Cfa) pour la construction de 17 collèges dans la capitale sénégalaise, 41 millions d’euros (20,99) milliards Cfa pour booster les politiques publiques en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, un cumul de 47,09 milliards de FCfa que la France a injectés au Sénégal en termes de retombées de la visite de Macron, d’une part. Et d’autre part, ce sont plus de 300 milliards de FCfa de contrats commerciaux qu’engrangent les entreprises françaises.

Vox Populi, dans ses colonnes, rappelle que l’un des contrats gagnés par la France concerne l’achat par le Sénégal pour 112 milliards de FCfa, de deux Airbus 330-900 neo. Il y a également le contrat relatif à l’entretien du Train express régional (Ter) pour plus de 100 milliards de francs Cfa. Un Ter pour lequel l’Agence française de développement (Afd) a contribué pour plus de 200 milliards de FCFa (à rembourser par le Sénégal), sur un coût de plus de 568 milliards de francs Cfa qui reviennent au patronat et à l'Etat français (Alstom, Sncf, Ratp).

Et qui a perdu ? Le salarié sénégalais payé au rabais et le salarié français qui voit son emploi délocalisé s'envoler !

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jeudi 8 février 2018

Trump veut un défilé militaire

Impressionné par le défilé français du 14 juillet, Donald Trump souhaite encourager la pratique des parades militaires aux États-Unis, afin de mettre en avant la puissance militaire américaine.

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Le Pentagone étudiera la possibilité d'organiser des défilés militaires sur la demande du Président, a confirmé le Maison-Blanche. «Le Président Trump est complètement solidaire des militaires américains qui risquent chaque jour leur vie pour garantir la sécurité de notre pays. Il a demandé au département de la Défense d'étudier la création d'une cérémonie au cours de laquelle tous les Américains pourront exprimer leur reconnaissance», a déclaré aux journalistes mardi la porte-parole de la Maison Blanche. 

Aux États-Unis, les parades civiles avec la participation de militaires sont fréquentes, mais les défilés purement militaires avec la participation de véhicules de combat ne sont pas pratiqués. Mais le président Trump veut absolument concurrencer les défilés militaires de la Russie, de la Chine ou de la Corée du Nord.

La visite de Donald à Emmanuel aura-t-elle été inutile ? Les Américains, dans leur majorité, ne semblent pas très enthousiastes : "Futile", "Napoléon en devenir" entend-on de l'autre côté de l'Atlantique, au point que la Maison Blanche paraît déjà vouloir reculer sur ce sujet.

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dimanche 4 février 2018

Soixante-huitards !

Il y a cinquante ans, la jeunesse du monde se révoltait contre la génération de ses parents qui avaient créé un monde de guerre, de misère et d’austérité.

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Il fut un temps, chers enfants, où le terme « soixante-huitard » ne désignait pas un retraité en jeans qui marmonne des slogans qui datent littéralement d’un autre siècle, mais où le mot désignait un révolutionnaire, un combattant contre la génération de la guerre, contre cette génération de parents traumatisée par l’horreur suprême que l’humanité avait connue. La signification de « soixante-huitard » est paradoxalement passée de « moderne et radicalement progressiste » à « arriéré ». Elle rappelle une époque où la jeunesse du monde aspirait à une entente universelle, au « love and peace », à un monde sans guerre et franchement, ils étaient sympas, les « soixante-huitards ».

En 1968, la jeunesse protestait contre tout ce qu’il n’allait plus. Aux États-Unis, le mouvement pour les droits civiques s’organisait avec les Black Panthers ; le monde entier manifestait contre la guerre que les Américains menaient au Vietnam ; en France, intellectuels et ouvriers sonnaient le glas de l’ère du Général de Gaulle ; en Allemagne, les étudiants se révoltaient contre la génération de ceux qui avaient survécu au nazisme et souvent porté ce régime ; à Prague, les Tchécoslovaques vivaient un court instant de liberté avant que les tanks russes écrasent, dans tous les sens du terme, les manifestants ; en Irlande, le conflit autour de la séparation entre l’Eire et l’Irlande du Nord entrait dans sa phase violente, une véritable guerre civile ; et partout dans le monde, la jeunesse était dans la rue pour que cessent injustice, guerre, corruption et violence.

Les protagonistes « soixante-huitards », c’étaient les cheveux longs, les nuits de discussions et les jam sessions dans les bars enfumés de Saint-Germain, Berlin-Kreuzberg ou Prague, c’était le jazz de Miles Davis, la créativité débordante de la « beat generation » avec ses auteurs et poètes comme Jack Kerouac ou Alan Ginsberg, c’était les voyages à Katmandou, Matala ou Ibiza. Les « soixante-huitards » étaient les premiers à vivre « en tribu » dans la société d’après-guerre, un peu marginaux, mais en même temps, trop nombreux pour vraiment l’être.

Oui, oui, chers enfants, je sais, tout cela sort des livres d’histoire… et pourtant, rendons aux « soixante-huitards » ce qui leur revient. La société d’aujourd’hui leur doit beaucoup : du droit à l’avortement (qui, incroyable, n’existe toujours pas dans tous les pays européens…) à l’humanisation des conditions de travail en passant par l’abolition de la peine de mort. Les « soixante-huitards » étaient les déclencheurs d’une autre façon de penser et ce n’est pas par hasard que la plupart de ces mouvements prenaient leurs origines dans les universités et parmi les intellectuels.

Ils étaient courageux, les « soixante-huitards », car on se moquait d’eux, on les arrosait de gaz lacrymogène, on les matraquait, et on les tuait, comme en 1970 à la Kent State University dans l’Ohio, où la Garde Nationale tirait sur des étudiants qui manifestaient paisiblement, tuant 4 jeunes par balles.

Mais que sont-ils devenus, les « soixante-huitards » ? Ils se sont mis, un peu comme aujourd’hui, « en marche ». Mais cette marche-là, c’était la « longue marche à travers les institutions » prônée par la grande figure du mouvement 68 en Allemagne, Rudi Dutschke. La « longue marche à travers les institutions », c’était l’engagement révolutionnaire dans les structures de l’État, dans la fonction publique, dans les organisations politiques. Ainsi le voyait Rudi Dutschke, changer démocratiquement le système depuis l’intérieur. Dutschke décédait en 1979 des suites des blessures d’un attentat commis sur lui, en 1968.

Effectivement, beaucoup de « soixante-huitards » ont fini par se faire couper les cheveux et mettre un costard, pour aller travailler dans une administration, dans les écoles, dans la police et dans l’armée. Peu à peu, le système, la famille et les années les ont engloutis et aujourd’hui, ils sont à la retraite, marmonnent des slogans qui, littéralement, datent d’un autre siècle et le terme « soixante-huitard » est devenu péjoratif. Has-been, quoi. Et ce n’est pas juste.

Il convient de dire un grand merci aux « soixante-huitards ». Sans vous, le monde n’aurait pas connu Woodstock, sans vous la libération sexuelle n’aurait pas eu lieu, sans vous le monde penserait moins librement, sans vous, personne ne se soucierait aujourd’hui du climat et de l’environnement et c’est pour cela et bien plus encore, chers « soixante-huitards », que je vous dis merci. Vous ne méritez pas que « soixante-huitard » soit une insulte. Voilà. (Journal "euro-journaliste")

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samedi 3 février 2018

Tunisie - Sénégal : Macron joue du pipeau !

Rencontres pas dues au hasard !

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C'est ce que l'on appelle un coup de com' réalisé dans les règles de l'art. Lors de son déplacement à Clermont-Ferrand le 25 janvier dernier, la route du chef de l'Etat a croisée celle de Maha, jeune femme d'origine tunisienne.

Après un bref échange, Emmanuel Macron convie - sous l'œil attentif des caméras - son interlocutrice à l'accompagner pour sa visite d'Etat en Tunisie, programmée fin janvier. Et Emmanuel Macron a tenu parole, comme en témoignent les images postées sur son compte Facebook mercredi 31 janvier. 

Seulement, d'après le HuffPost, quelques éléments laissent à penser que cette rencontre n'est pas due au hasard. En effet, la jeune invitée est connue pour son engagement militant, notamment lors du printemps arabe. Le quaotidien Le Monde lui avait d'ailleurs consacré un portrait en 2011. Autre indice troublant repéré par le HuffPost : Maha Issaoui a participé sur Facebook au "Tour de France de l'égalité" organisé par la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa, deux semaines avant de croiser la route du président dans les rues de Clermont-Ferrand. Contacté par le site d'information, l'Élysée s'est néanmoins défendu de toute "mise en scène", évoquant un simple "hasard"... qui fait bien les choses ?

Autre hasard ! Arrivé au Sénégal, il y rencontre la chanteuse milliardaire Rihanna, venue des Barbades, qu'il fréquente ainsi pour la troisième fois en quelques mois. Pense-t-il déjà à remplacer maman ?

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mercredi 24 janvier 2018

Nicolas Sarkozy de retour en Côte d’Ivoire

Que cachent toutes ces visites éclair de Nicolas Sarkozy ?

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Nicolas Sarkozy a effectué une visite à Kigali (Rwanda) le 15 janvier 2018 avant de gagner Abidjan le lendemain. Ces visites express de l’ancien président dans la capitale soulèvent bien des interrogations. Serait-il devenu le nouveau ministre des affaires étrangères de Macron ? Le Drian a-t-il été viré ? Ou veut-il saboter la politique de Macron au moment où ce dernier réunit des chefs d'entreprise à Versailles ?

On sait que l’ancien chef d’État français Nicolas Sarkozy entretient un lien de confiance avec le président Alassane Ouattara. Il est régulièrement venu en Côte d'Ivoire depuis l'accession de ce dernier au pouvoir et a même décroché d'importants contrats pour certains industriels français.

L’ex-président français a même été coopté par le Chef d'État ivoirien pour le renforcement de la coopération entre Abidjan et Doha (capitale du Qatar). Et lors de la crise postélectorale de 2011, l'ancien locataire de l'Élysée avait fait intervenir les troupes françaises de l'opération Licorne (destinées à protéger les expatriés européens) en soutien aux forces pro-Ouattara pour déloger le président Laurent Gbagbo. Voir donc l'ex-président régulièrement aux côtés du président ivoirien passe mal aux yeux de l'opposition ivoirienne et des milieux politiques français.

Mardi 16 janvier 2018, Nicolas Sarkozy a effectué une visite éclair à Abidjan. Le jet privé à bord duquel il voyageait a atterri dans la capitale ivoirienne très tôt dans la matinée. Il a eu un tête-à-tête à la présidence avec son ami Alassane Ouattara avant d’être rejoint par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le ministre de la Défense Hamed Bakayoko et Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence.

Si l’on ignore concrètement l’objectif de cette rencontre, il apparaît qu’elle avait pour but de connecter les chefs d'entreprises français aux dirigeants ivoiriens pour la signature de contrats d'affaires. À noter que la veille, Nicolas Sarkozy avait rencontré le Président Paul Kagamé à Kigali (Rwanda). Il était accompagné d’une forte délégation d’hommes d’affaires français, dont Cyrille Bolloré, fils de l'industriel français bien connu (le grand à droite sur la photo). Bolloré ! Voilà un nom français qui revenait souvent en Côte d'Ivoire au temps de Sarkozy président, remplacé par Bouygues -semble-t-il- sous l'ère Macron. Et si cette visite était tout simplement un épisode de la guerre franco-française pour contrer Bouygues qui vient de remporter, avec l'appui de Macron, le juteux marché pour la construction du métro d'Abidjan ?

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mercredi 17 janvier 2018

Video des lycéennes de Chibok

«Nous ne reviendrons pas», affirment des lycéennes de Chibok enlevées par Boko Haram.

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« Nous sommes les filles de Chibok (…) Par la grâce de Dieu, nous ne vous reviendrons pas ». Dans une vidéo diffusée ce lundi par le groupe djihadiste nigerian Boko Haram, 14 présumées lycéennes de Chibok (nord-est), dont l'enlèvement de masse il y a quatre ans avait déclenché l'indignation du monde entier, déclarent refuser de rentrer chez elles.

Dans cette vidéo de 21 minutes une des jeunes filles s’exprime au nom du groupe tandis que trois d’entre elles tiennent des nourrissons dans leurs bras.

C’est la première vidéo de ce genre depuis le mois de mai, lorsqu’une jeune femme affirmant être une des 219 lycéennes enlevées en avril 2014 dans l’Etat du Borno, était apparue brandissant une arme et refusant elle aussi de rentrer chez elle. 

Lavage de cerveau et menaces

Aucun élément n’indique quand et où ce message a été enregistré, ni si les personnes présentes sont sous la contrainte. Mais la plupart d’entre elles, vêtues de longs hijabs bleu ou noir, affichent des visages fermés, les yeux baissés vers le sol, évitant de regarder la caméra. Le "lavage de cerveau" et "les menaces" des geôliers semblent évidentes.

« Nous plaignons les autres filles de Chibok qui ont choisi de retourner au Nigeria. Dieu vous a bénies et vous a amenées au + Califat + (…) mais à la place, vous avez choisi de retourner dans la mécréance », poursuit-elle à propos de ses camarades ayant réussi à s’échapper au moment de l’enlèvement. 

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La jeune fille, qui alterne entre le haoussa et le langage local chibok, s’adresse aussi à leurs parents : « Vous devez vous repentir (…) les flammes de l’enfer sont votre destin si vous ne vous repentez pas, car Allah nous a créés pour que nous l’adorions ». Bref, un discours idéologique forcé et appris par coeur.

Elle remercie également le chef du groupe djihadiste, « notre père Abubakar Shekau, qui nous a mariées. Nous vivons dans le confort (…) Abubakar Shekau est notre chef ». Donné plusieurs fois pour mort par les autorités nigérianes, Shekau apparait lui aussi sur la vidéo, tirant avec une mitrailleuse lourde avant de délivrer un sermon décousu d’environ 13 minutes, affirmant que les filles ont « compris la folie » de l’éducation laïque.

« Allah nous ordonne soit de retenir prisonnier, de libérer sans condition ou d’échanger les otages que nous capturons (…) celles qui préfèrent rester des infidèles et retourner chez leurs parents, nous leur permettons de partir, selon ce qu’Allah nous commande », ajoute le chef djihadiste avant de s’en prendre au président Muhammadu Buhari et aux autres chefs d’Etats de la région.

After four years, Boko Haram video shows supposed Chibok girls

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