samedi 16 mars 2019

Parité homme-femme en politique

La Guadeloupe est "le modèle", selon l'Insee.

guadeloupeLa Guadeloupe est "un modèle de parité" homme-femme en politique, note l'INSEE dans une étude parue vendredi, soulignant que "la féminisation des élus y est plus élevée qu'au niveau national".

"Le modèle matrifocal antillais, qui place les femmes au centre de la structure familiale, semble gagner la vie publique. Ceci participe à l’amélioration de la représentation des femmes en politique", estime l'Insee, dans cette étude parue pour la journée de la femme.  
Dans les conseils municipaux, "la parité est quasiment atteinte", souligne l'institut. Dans les 32 communes guadeloupéennes, qui doivent appliquer la parité au sein de leurs conseils municipaux puisqu'elles comptent toutes plus de 1.000 habitants, "on compte 95 femmes pour 100 hommes dans lesdits conseils. Les autres régions françaises affichent entre 82 et 92 conseillères pour 100 conseillers municipaux". 
Par ailleurs, avec, "huit des 32 maires" qui sont des femmes, la Guadeloupe "reste la plus paritaire de France, devant le Centre-Val de Loire et l’Île-de-France qui comptent 20 % de femmes maires", ajoute l'Insee. 
De même, dans les six intercommunalités guadeloupéennes, "où aucune loi n’impose de manière directe la parité, il y a 44% de conseillères communautaires, ce qui est comparable aux autres DOM et bien supérieur au niveau national (31 %)". 
Au 1er mars 2019, "deux des six intercommunalités sont présidées par des femmes, qui représentent également 30 % des vices-présidents. Cette situation reste plus paritaire que dans le reste de la France où seulement 8 % des intercommunalités sont dirigées par des femmes". 
La parité est également respectée au niveau de l’exécutif, puisque le conseil régional de Guadeloupe est présidé par un homme, tandis que le conseil départemental l’est par une femme. Les vice-présidences des deux conseils sont occupées pour moitié par des femmes.  
Enfin, les femmes guadeloupéennes occupent aussi "la moitié" des quatre sièges guadeloupéens à l’Assemblée nationale et "un des trois sièges au Sénat". 
"Au niveau national, avec 39 % de députées et 32 % de sénatrices, la parité est encore loin d’être atteinte même si elle progresse", note l'Insee.

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jeudi 7 février 2019

Manifestation à Mayotte

"Ras le bol des prises de parole de Macron" 

macron

"... Fait semblant de nous entendre" !

Le "journal de Mayotte" rapporte que durant cette manifestation du 5 février, deux accessoires étaient indispensables : le sifflet et le parasol. Les manifestants ont voulu faire le maximum de bruits pour ’atteindre les fenêtres’ du vice-recteur. Ils protestent contre les conditions de travail et indemnitaire des enseignants. Les seuls points communs entre la mobilisation à Mayotte et celle en Métropole sont la date (5 février), et "un ras le bol des prises de parole de Macron qui fait semblant de nous entendre".

En France, c’est la CGT qui a lancé un appel à mobilisation touchant plusieurs secteurs publics. A Mayotte, l’éducation nationale a relayé le mot d’ordre. Toujours selon le média local, pas facile de donner un nombre exact quant aux manifestants. En effet, plusieurs groupes sont éparpillés, mais en somme, les enseignants ont globalement répondu présents. Toutefois, un décompte par syndicat va être réalisé. "C’est une manifestation satisfaisante de l’Education Nationale, avec une configuration différente de la métropole, mais avec le même objectif de dénoncer la politique de Macron", affirme Henri Nouri, SNES- FSU.

Les revendications

Les revendications habituelles sont toujours d’actualités : prise en compte de l’ancienneté générale des services pour les agents qui ont commencé à la collectivité de Mayotte, indexation à 53%, moyens insuffisants en Réseau Education Prioritaire (REP), Indemnité générale des services. "A la suite du mouvement de mars 2018, les promesses n’ont pas été tenues, notamment sur les moyens supplémentaires en poste dans les collèges", indique-t-il, et "nous comptons 27 élèves par classe, c’est 3 de plus que la moyenne de REP".

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mercredi 6 février 2019

Bierry maire de Strasbourg ?

Spécialiste des zones de montagne !

bierry

Lors d'une réunion publique à Villé, à propos d'un bilan à mi-mandat du conseil départemental 67, la représentante des vallées n'a pas su répondre à ma question concernant les zones de montagne. Pas plus d'ailleurs que le président Bierry qui s'est limité à un commentaire succinct : "Il manque un peu de volonté politique aux élus locaux." Histoire de dire: "Ce n'est pas moi, c'est les autres." Quant à la volonté politique, il faut reconnaître qu'il en a ! Comme le rapportent les DNA du lundi 4 février, il aurait même la volonté de s'attaquer à la mairie de Strasbourg.

Qu'est-ce à voir avec les zones de montagne ? Si ce n'est que Strasbourg, avec la flèche de sa cathédrale, possède le point le plus élevé de la plaine d'Alsace. A défaut de réussir à faire classer en zone de montagne les villages de Neubois, Neuve-Eglise ou Saint-Pierre-Bois, il réussira à y faire classer la capitale européenne et même l'ensemble de la C.U.S., pour le plus grand plaisir du président Robert Hermann qui n'en attend pas tant.

Et peut-être se voit-il même un avenir du côté de Paris, où il aurait déjà envoyé en mission l'un ou l'autre de ses collaborateurs (ou collaboratrices) les plus proches, histoire de tâter le terrain ? Après tout, la tour Eiffel et la butte Montmarte pourraient aussi justifier un classement de la capitale en zone de montagne.

Les agriculteurs des places Kléber et Gutenberg, comme ceux des Champs Elysées, seraient ravis de toucher des primes européennes à ce titre.

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lundi 4 février 2019

Egypte, une répression made in France !

En sept ans, les livraisons d’armes et de systèmes de surveillance de la France à l’Egypte ont été multipliées … par 33 alors que le maréchal Sissi a intensifié la répression contre tout ce qui bouge encore dans son pays.

egypte_abdelfatah_al_sissi_chef_de_l_armee_2530528_696x392L’auteur de ce papier est Rabha Attaf, grand reporter spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient qui a écrit « Place Tahrir, une révolution inachevée », éditions Workshop 19.

Il était grand temps que les ONG de défense des droits humains tapent du poing sur la table concernant les relations franco-égyptiennes ! C’est désormais fait, depuis le 2 juillet dernier, jour de la visite officielle à Paris de Mohamed Zaki, le ministre Egyptien de la Défense, quelques jours après  celle du ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian au Caire, le meilleur VRP des ventes d’armes depuis l’ère Hollande. La FIDH, la LDH, l’Observatoire des armements et the Cairo Institue for human rights studies ont, en effet, rendu public un rapport détonnant sur les ventes d’armes de la France à l’Egypte. Et lancé dans la foulée une campagne intitulée « Exportons nos valeurs, pas nos armes ».

A lui seul, le titre de ce rapport donne le ton : « Egypte, une répression made in France ». L’accusation est grave mais justifiée !

Une répression implacable

Depuis le coup d’état militaire de juillet 2013 orchestré par le maréchal Abdel Fattah Al Sissi, l’Égypte est en proie à une répression implacable. Le bilan est accablant : dispersions de manifestations avec des moyens militaires (plus de 1 000 morts pour la seule dispersion du sit-in de Rabaa Al Adawiya, le 14 août 2013 au Caire) ; incarcération d’au moins 60 000 prisonniers politiques depuis 2013 ; des milliers d’exécutions extra-judiciaires et disparitions forcées (entre juillet 2013 et juin 2016, 2 811 cas de disparition forcées aux mains des services de sécurité sont parvenus aux ONG ) ; recours systématique à la torture ; augmentation vertigineuse des condamnations à mort (le 25 décembre 2017, 15 personnes ont été collectivement pendues malgré les protestations internationales, suivies de  5 personnes en janvier 2018 !)

« Alors que le Conseil Européen annonçait la cessation des exportations de matériel militaire et de surveillance pour condamner la dérive dictatoriale en Égypte, la France gagnait des parts de marché et réalisait des exportations records ! » remarque ainsi Dimitris Christopoulos, Président de la FIDH. Au moins huit entreprises françaises – encouragées par les gouvernements successifs – ont au contraire profité de cette répression pour engranger des profits records. Entre 2010 et 2016, les livraisons d’armes françaises vers l’Égypte passent de 39,6 millions à 1,3 milliards d’euros. Ainsi, depuis 2013, la France est devenu le premier exportateur d’armes lourdes vers l’Egypte !

Certaines entreprises françaises ont vendu des armes conventionnelles à une armée responsable de la mort de centaines de civils au nom de la guerre contre le terrorisme, notamment dans le Sinaï : navires de guerre Mistral (DCNS) ; frégates Fremm (DCNS) ; corvettes (Gowind) ; avions de combat Rafale ; véhicules blindés (Arquus) ; missiles air-air Mica et de croisière SCALP (MBDA) ; missiles air-sol 2ASM (SAGEM). D’autres ont livré des véhicules blindés (200 Renault Trucks Defense vendus entre 2012 et 2014) et des machines-outils à fabrication de cartouches (Manurhin) à des services de police qui n’hésitent pas à disperser des manifestations au fusil mitrailleur, voire même à les écraser avec des véhicules blindés.

Surveillance généralisée de la population

Plus grave encore : des sociétés ont vendu aux services de sécurité des technologies de surveillance individuelle (AMESYS/NEXA/AM Systems) ; d’interception de masse (SUNERIS/ERCOM) ; de collecte des données individuelles (IDEMIA) et de contrôle des foules (drones Safran, satellite AIRBUS/THALES, blindés légers Arquus ex-RTD, adaptés au milieu urbain). Ce faisant, elles ont toutes participé à la construction d’une architecture de surveillance généralisée et de contrôle des foules, visant à empêcher toute dissidence ou mouvement social, et ayant conduit à l’arrestation de dizaines de milliers d’opposants, de militants et de bloggers. Aucune communication en Egypte n’échappe à la surveillance électronique, y compris le système Telegram -très prisé des égyptiens- pourtant réputé comme inviolable.

L’une des dernière arrestation en date est celle d’Amal Fathy, l’épouse de Mohamed Lotfy, l’un des dirigeant de la Commission Egyptienne pour les Droits et les Liberté, une ONG égyptienne spécialisée, par la force des choses, sur les disparitions forcée. Le 9 mai 2018, elle avait posté sur sa page Facebook un message vidéo dénonçant le harcèlement sexuel qu’elle avait subi le jour même et l’atteinte aux libertés en général. S’en était suivi un véritable lynchage médiatique à son encontre ainsi qu’une avalanche de menaces. Finalement, deux jours après, les forces de police sont venus la cueillir à son domicile de Maadi au Caire, en pleine nuit, à 2h30. Son mari et Zinedine, leur fils agé de trois ans, ont été emmenés en même temps qu’elle, puis relâchés quelques heures après. Amal Fathy a été incarcérée et est poursuivie pour « appartenance à organisation interdite » et « incitation au terrorismes ». Précisons que depuis juin 2015, Mohamed Lotfy est interdit de voyage, de même qu’une dizaine d’autres responsables d’ONG en Egypte.

« Si la révolution égyptienne de 2011 avait été portée par une « génération Facebook » ultra-connectée ayant su mobiliser les foules, la France participe aujourd’hui à l’écrasement de cette génération via la mise en place d’un système de surveillance et de contrôle orwellien, visant à écraser dans l’œuf toute expression de contestation. » a déclaré Bahey Eldin Hassan, Directeur du Cairo Institute for Human Rigths Studies. Résultat, communiquer avec des correspondants en Egypte est devenu un vrai casse-tête !

Bien sûr, les ONG signataires de ce rapport demandent aux entreprises et aux autorités françaises la cessation immédiate de ces exportations mortifères. Elles exigent non seulement l’ouverture immédiate d’une enquête parlementaire sur les livraisons d’armes à l’Égypte depuis 2013, aussi une totale refonte du système français de contrôle des exportations d’armes et de matériel de surveillance. Caractérisé par son opacité et sa trop grande dépendance au pouvoir exécutif, c’est ce système lacunaire qui permet aujourd’hui la livraison de matériel contribuant à de graves violations des droits humains en Égypte. (selon "Mondafrique")

On comprend mieux les dessous de la visite de Macron en Egypte, après celle non moins surprenante au Tchad (où il a été précédé par un certain nouveau "consultant" en armement Benalla).

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samedi 26 janvier 2019

Réponse à l' "urgence sociale"

La CGT appelle "à la grève" le 5 février 

cgtLa CGT a appelé "à la grève" le 5 février et à "des manifestations" sur tout le territoire, pour répondre à l'"urgence sociale", réclamant de nouveau une hausse du Smic et une réforme de la fiscalité. 

La CGT "appelle à tenir des assemblées générales, sur tous les lieux de travail et dans tous les secteurs professionnels, pour réussir la grève et les manifestions" le 5 février "et débattre des suites à construire dans la durée". 
Dans un communiqué, elle écrit que "depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales".  
"Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des +gilets jaunes+ qui répondent aux urgences sociales", ajoute-t-elle, considérant que "les 57 milliards d'euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l'ampleur des richesses créées par les travailleurs". 
La CGT appelle donc à "construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses". 
Elle réclame une augmentation du Smic, une suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, exonérations) de même qu'une réforme de la fiscalité avec une refonte de l'impôt sur le revenu. Cette dernière doit conférer "une plus grande progressivité afin d'assurer une plus grande redistribution des richesses et d'alléger le poids de l'impôt indirect pénalisant les salariés et les ménages". 
Elle réclame aussi le "développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population, avec des moyens suffisants en personnels pour un bon exercice de leurs missions". 
Le 14 décembre, la CGT avait organisé 170 rassemblements et manifestations pour demander des hausses de salaires. La centrale syndicale avait dénombré 15.000 manifestants à Paris, la préfecture de police en comptant 6.000.

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vendredi 25 janvier 2019

Vers un incident diplomatique franco-italien ?

L’Italie accuse la France d’appauvrir l’Afrique avec le franc CFA.

FCFA

Luigi Di Maio, vice-président du Conseil italien a accusé la France d’appauvrir l’Afrique, notamment en maintenant la colonisation à travers le franc CFA, et d’être ainsi à l’origine du drame des migrants en Méditerranée. Une leçon qui n’est pas apprécié du tout côté français mais qui pourrait relancer le débat sur la monnaie africaine.

La France a convoqué L’ambassadrice d’Italie en France, Teresa Castaldo, après que le vice-Premier ministre italien ait accusé les Français d’exploiter l’Afrique et d’alimenter les migrations. Dimanche, en effet, Luigi di Maio a appellé l’Union européenne à imposer des sanctions à la France pour ses politiques en Afrique ajoutant que la France « n’a jamais cessé de coloniser des dizaines d’États africains« .

Les relations entre la France et l’Italie sont plus tendues que jamais, les deux pays transalpins procèdent de plus en plus régulièrement à des joutes verbales sur la question des migrants. M. Di Maio, dirigeant du Mouvement des cinq étoiles (M5S), a par ailleurs soutenu les manifestants « gilets jaunes » en France, les exhortant à continuer leur combat renoncer et leur offrant si besoin du soutien.

Mais le coeur des échanges actuels concerne l’Afrique et les attaques de Luigi di Maio sont assez violentes car il considère que la question des migrants est largement le fait de la politique africaine de la France  : « Si aujourd’hui il y a des gens qui partent, c’est parce que certains pays européens, la France en tête, n’ont jamais cessé de coloniser des dizaines de pays africains», explique-t-il,  en poursuivant « il y a des dizaines de pays africains où la France imprime une monnaie, le franc des colonies et avec cette monnaie elle finance la dette publique française (…) Si la France n’avait pas les colonies africaines, parce que c’est ainsi qu’il faut les appeler, elle serait la 15e puissance économique mondiale alors qu’elle est parmi les premières grâce à ce qu’elle est en train de faire en Afrique ». « L’UE devrait imposer des sanctions à la France et à tous les pays comme la France qui appauvrissent l’Afrique et obligent ce peuple à partir« , a-t-il encore déclaré.

Voilà qui ne va pas manquer de relancer le débat sur l’avenir du Franc CFA. Le 18 février 2018, Poutine avait déjà lancé un ultimatum de 6 mois à Macron, pour qu'il annulle cette monnaie.

L’ambassadrice italienne en France, Teresa Castaldo, a été convoquée lundi au ministère des Affaires étrangères à Paris. Selon des sources diplomatiques françaises citées par l’agence de presse italienne Ansa, les propos de M. Di Maio sont « hostiles et sans motif compte tenu du partenariat entre la France et l’Italie dans l’Union européenne« .

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jeudi 24 janvier 2019

Bilan départemental, réunion de Saâles !

Disparue dans le col de Steige ?

Décidément, les disparitions de notre dame du canton de Mutzig/Villé sont très fréquentes. Après sa sortie ratée du lundi précédent à Villé, le président Bierry l'aurait-il renvoyé définitivement dans ses foyers ? ou se serait-elle perdue dans les virages glissants du col de Steige ? A moins qu'elle n'ait été retenue à une commission permanente de massif (où elle est vice-présidente) du côté de Metz, Nancy ou Epinal, ou à une autre de l'ANEM (peut-être même à Forcalquier, chez la nouvelle tête forte montagnarde Castaner). En tous cas, notre cher Fredo a tenu (malgré un mal de gorge ?) la réunion de Saâles tout seul, sans sa Frédérique ! Il paraît que ce n'était pas plus mal.

sa_les1

sa_les* A lire ci-dessous l'extrait de presse du 23/1 relatant la réunion de Villé :

ANEM

* Et l'adhésion du CD à l'ANEM (association nationale des élus de montagne) sans y porter un quelconque souhait de ses électeurs, ça sert à quoi ? sinon à dépenser une partie de 14.000 € de façon inutile ? - voir délibération du CD ci-dessous :

ANEM1

AMV2

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mercredi 9 janvier 2019

Nos conseillers départementaux viennent présenter leur bilan !

A l'heure des "grands débats macroniens",

enfin une initiative louable dans le Val de Villé !

mozzico

Ce n'est pas souvent que des élus sont disposés à dialoguer avec la population ! Alors profitons-en ! Bien des questions méritent d'être posées ! Et le débat se doit d'être contradictoire, aussi j'y serai ! Surtout que les qualifications des élus présents permettront d'avoir des réponses !

- Frédéric BIERRY n'est autre que le président du Conseil Départemental 67 !

- Frédérique MOZZICONACCI est la vice-présidente alsacienne de la commission permanente du Comité du Massif Vosgien !

Voilà qui promet ! rendez-vous pour tous, le lundi 14 janvier à 19 h 00 à la "salles des fêtes à Villé"! Oui mais voilà ... Villé n'ayant pas de salle des fêtes, peut-être faudra-t-il aller à la MJC ou à la salle de réunions de l'école primaire de Villé ? Une petite imprécision dûe au fait que la villoise Mozziconacci n'est plus adjointe, et donc plus au courant des affaires municipales ? Comme aucun élu ne lit ce blog, la soirée commencera donc par un "espace game" à travers le bourg-centre et se terminera par un verre de l'amitié.

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* NB : Merci au président qui  m'a confirmé personnellement que la réunion aura lieu au groupe scolaire de Villé. Au moins ceux qui liront ce blog échapperont à un jeu de piste ! 

jeudi 6 décembre 2018

En conseil des ministres

Le projet de loi Blanquer

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Le projet de loi de Jean-Michel Blanquer, qui instaure la scolarité obligatoire dès trois ans, crée un nouvel organisme d'évaluation des politiques éducatives, ou encore modifie des écoles formant les enseignants, a été présenté mercredi en conseil des ministres. 

Ce texte baptisé "Loi pour une école de la confiance" a été mal reçu par plusieurs syndicats, qui y ont lu "une reprise en main autoritaire" sur de nombreux sujets.  

"Il n'y aura pas de loi Blanquer", avait pourtant assuré le ministre peu après son arrivée rue de Grenelle en mai 2017. 
La mesure-phare du projet de loi, annoncée au printemps par le président Emmanuel Macron, est l'abaissement à trois ans, contre six ans auparavant, de l'âge du début de la scolarité obligatoire, à partir de la rentrée 2019.  
Le texte prévoit une contribution financière des collectivités publiques aux écoles maternelles privées, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent puisque la scolarisation en maternelle n'était pas obligatoire.  
Il acte aussi le remplacement du Cnesco (Conseil d'évaluation du système scolaire) par un Conseil d'évaluation de l'école. Le Cnesco avait été créé sous le précédent quinquennat pour évaluer le système scolaire français en s'appuyant souvent sur des exemples tirés de ce qui se fait à l'étranger. 
La quasi-totalité des organisations représentant le personnel dénoncent cette suppression et critique vivement le manque d'indépendance de l'organisme chargé de le remplacer, soulignant qu'il sera composé de "quatre personnalités choisies par le ministre de l’Éducation", "quatre représentants du ministre", ainsi qu'un député et un sénateur désignés par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. 
Les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé), créées en 2013 par le ministre d'alors, Vincent Peillon, et qui forment les enseignants de la maternelle au lycée, seront remplacées par des Instituts nationaux supérieurs du professorat (INSP).  
Les directeurs seront nommés par arrêté conjoint des ministres de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur. Jusqu'ici, cette nomination se faisait sur proposition du conseil de l'Espé. En octobre, le Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire, avait dénoncé une "reprise en main par le ministère de la formation des maîtres". 
Les syndicats s'inquiètent également, entre autres mesures, du recrutement des assistants d'éducation, qui pourront se voir confier des fonctions d'enseignement s'ils préparent les concours de l'enseignement. Bref, encore bien des points de crispations à venir entre le ministre et les enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

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lundi 3 décembre 2018

Partager le siège de la France à l'ONU ?

Jean-Pierre Chevènement : "Ce serait réduire l'Europe à l'impuissance"

(réponse à un commentaire du 30/11)

chevenement

Que pensez-vous de l'idée consistant à partager avec l'Union européenne le siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU ?

Cette idée est contraire à la charte des Nations-Unies de 1945, qui confère à la France le rôle de membre permanent du Conseil de sécurité, avec droit de veto. Elle est de surcroît impraticable. Comment vingt-sept pays pourraient-ils s'entendre pour l'exercice du droit de veto ? Ce serait réduire l'Europe à l'impuissance. Au contraire, la France saura, d'une voix claire, faire valoir les intérêts européens. L'Allemagne doit nous faire confiance.

Comment interpréter cette nouvelle prise de position des Allemands ? Quelle est leur stratégie ?

Le « forcing » allemand s'inscrit dans une longue suite d'initiatives unilatérales prises sans concertation préalable avec la France, comme la sortie du nucléaire en 2011, la règle d'or en matière budgétaire en 2009-2012, la menace de jeter la Grèce en dehors de la zone euro, l'ouverture de l'Union européenne à l'afflux des réfugiés en 2015, etc... L'Allemagne avait déjà imposé, en 2008, la reprise dans le texte du traité de Lisbonne de la « substance » du projet de traité constitutionnel européen rejeté à 55% par le peuple français.

"C'est au Président de la République de mettre les points sur les i"

Cette méthode, qu'ont tolérée en silence Messieurs Sarkozy et Hollande, n'est pas la bonne entre nos deux pays. L'Allemagne ne doit pas donner le sentiment qu'elle renoue avec le vieux dessein de vouloir réduire l'influence de la France en Europe. Le Chancelier Kohl reprenait souvent le mot de Thomas Mann : « Mieux vaut une Allemagne européenne qu'une Europe allemande ». L'Allemagne doit s'accommoder de l'égalité avec la France qui figurait dans le pacte fondateur de la construction européenne.

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une « bourde » de Olaf Scholtz. Le contrat de coalition CDU-CSU-SPD revendique un siège permanent pour l'Union européenne au Conseil de sécurité. Il n’était pas dit que ce serait au détriment de la France. La réaction française ne peut se borner à un tweet de Monsieur Araud, notre ambassadeur à Washington. C’est au Président de la République de mettre les points sur les i. (extrait de "Marianne")

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