jeudi 11 octobre 2018

Délibérations du conseil départemental 67

Voilà ce qui concerne notre canton Mutzig - Villé

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C'est le 1er octobre qu'a siégé la commission permanente du Conseil Départemental, sous la présidence de Frédéric Bierry et en présence de notre représentante Frédérique Mozziconacci.

Nul doute que ce sont les plus importantes décisions qui concernent notre grand canton depuis le début de son mandat, qu'il est venu annoncer au marché de Villé ! Cela en valait la peine ! Un grand merci reconnaissant à notre représentant bruchois. Et après une matinée si occupée, bon appétit, monsieur le président.

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Et un peu aussi pour notre bourg-centre :

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jeudi 27 septembre 2018

Vu de Tahiti : la réforme des retraites

Les syndicalistes ne lâcheront rien

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A Papeete, la réforme des retraites fait bouger plus qu'en métropole. Les syndicats se disent déçus, mais la guerre n'est pas terminée. Ils regrettent aussi le comportement de leurs politiciens à l'Assemblée Nationale. "Ils disent qu'il faut regarder la lune, le doigt, ce n'est pas sérieux du tout", dit Patrick Galenon, secrétaire général de la CSTP-FO. "J'ai vu leur attitude dans l'hémicycle et ils se comportent comme des gamins", relance Claude, un gréviste. Tous deux ont pu assister à la séance à Taraho'i, vendredi. 


Après le vote, c'est avec le visage fermé et triste que les syndicalistes ont quitté l'hémicycle pour aller à la rencontre de leurs homologues, restés à l'extérieur. Pour Patrick Galenon, la déception est bien présente. "On fait comme si c'était compliqué, alors que ce n'est pas le cas. Il faut aller chercher dans la poche du riche et pas du plus pauvre". 

Dans le parking de Taraho'i, les quelques grévistes encore présents ont bien compris que le texte venait d'être adopté. Assis contre une voiture, Atonia Teriinohorai, de O Oe To Oe Rima, n'a pas caché sa déception. Malgré la colère, le secrétaire général de O Oe To Oe Rima a essayé, tant bien que mal, à garder son sang-froid. "Dans l'hôtellerie, je ferai en sorte que le pays soit bloqué, parce que tous les patrons cautionnent ça". Avant de poursuivre : "On se reverra, il n'y a pas de problèmes.

Les leaders syndicaux continueront à mettre la pression. Au port autonome, Mahinui Temarii et les dockers maintiendront la cessation d’activité pendant un mois. Motivés, les dockers ne laisseront rien sortir des lieux. 

Après une longue rencontre, vendredi en fin de journée, les syndicalistes ont décidé de se retrouver lundi pour définir la suite à donner. Cependant, tous ont été unanimes, à la fin de cette réunion, "on maintient le mouvement.

On rappelle également que dans le préavis de grève qu’ils avaient déposé, il y a plus d’une semaine, trois points de revendication y figuraient, le retrait du projet de loi concernant la réforme des retraites, la revalorisation du pouvoir d’achat par une augmentation de 2 % des salaires, et l’amélioration des conditions de travail et de sécurité des travailleurs. Des points qu’ils ont bien l’intention de défendre auprès des patrons et du Pays. 

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mardi 25 septembre 2018

La Réunion : Un "week-end No sport"

Contre "les coupes budgétaires et les suppressions d'emploi décidées par l’État". 

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A l'exception des deux stades accueillant deux matches de Coupe régionale de football n'ayant pu être reportés, toutes les installations sportives étaient fermées à l'appel du Comité régional olympique et sportif (Cros). 

Intitulée "week-end No sport", l'action coïncidait avec la Fête du sport lancée dans toute la France par le ministère de la Jeunesse et des sports, sur fond de grogne du mouvement sportif. 
Malgré l'obtention il y a un an des JO de Paris-2024, le sport français fait face à une baisse de ses moyens financiers. Dans une lettre de cadrage envoyée fin juillet au ministère des Sports, Matignon fixe son budget 2019 à 450 millions d'euros (hors investissements pour les JO) contre 480 millions en 2018, en baisse pour la seconde année consécutive, avant la loi de finances qui doit être présentée lundi. 
Alors qu'une pétition nationale a été lancée vendredi par le mouvement sportif pour défendre ses moyens, la Réunion, qui compte 145.000 sportifs licenciés dans 1.400 clubs, était samedi le seul département français à boycotter quasi totalement le week-end sportif. 
"Nous sommes là pour montrer que le sport existe", a souligné Monique Cathala présidente du Cros lors d'un rassemblement devant la préfecture à Saint-Denis en présence notamment de la députée Ericka Bareigts (PS), du député Jean-Hugues Ratenon (LFI) et du président de Région, Didier Robert (ex LR). 
"Il faut montrer que nous sommes là. Signer un papier ne sert pas à grand chose", a-t-elle ajouté,faisant allusion à la pétition nationale "#LeSportCompte" du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) qui a déjà recueilli plus de 100.000 signatures samedi à la mi-journée. 
Une motion demandant que "les inquiétudes soient levées et les réponses apportées" a été remise au préfet à la fin du rassemblement devant la préfecture de Saint-Denis.

AMADR_Stade_de_l_Est_004Et dire que la France organise les Jeux Olympiques en 2024 !

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dimanche 9 septembre 2018

Rentrée: Des étudiants comoriens privés de visa pour leurs études

  • La France refuse de délivrer des visas aux ressortissants comoriens, sauf pour des raisons médicales.
  • Environ 300 étudiants qui souhaitaient poursuivre leurs études en France métropolitaine, se retrouvent bloqués.
  • Said Ahamada, député LREM des quartiers Nord de Marseille et Comorien d’origine, a demandé la levée de cette suspension.

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« C’est très compliqué de parler avec des étudiants car ils ont peur de s’exprimer. » Voici dans quelle situation se retrouvent environ 300 étudiants originaires des Comores. L'ambassade de France aux Comores a suspendu jusqu’à nouvel ordre la délivrance de tous les visas demandés par les ressortissants comoriens.
Aucune raison officielle n’a été donnée, même si les questions de migrations semblent en être la cause. Dès lors, impossible pour ces 300 étudiants d’obtenir un visa pour venir étudier en France selon les accords convenus entre les gouvernements comorien et français.
« Les étudiants ne veulent pas trop s’exprimer, ils ont peur de parler. Ils ont peur des réactions et de ne pas obtenir de visas », explique une membre du collectif des étudiants étrangers à Mayotte, qui préfère garde l’anonymat. Même s’ils sont acceptés dans une université ou dans une école, impossible pour eux d’obtenir le sésame qui leur permettra de venir en métropole. « Pour les étudiants Comoriens il n’y a aucune solution. Ni d’étudier en France métropolitaine, ni à Mayotte », précise-t-elle.

Avec son collectif, ils ont bien tenté de trouver des solutions, en vain. «Nous avons envoyé des mails à la préfecture pour avoir des audiences mais nous n’avons jamais eu de contacts. Nous avons envoyé une lettre au préfet, nous avons parlé avec le conseiller du ministre mais rien n’a changé », regrette la militante. « La situation est assez complexe, confie Anli, représentant d’une association d’étudiants Mahorais. On bloque des étudiants, qui sont en dehors de toutes considérations politiques, alors qu’ils sont en droit de poursuivre leurs études et de se construire un avenir. »

Pour toutes ces raisons, Saïd Ahamada, député LREM des quartiers Nord et Comorien d’origine, a appelé à la levée de la suspension des visas étudiants pour les Comores, dans un communiqué de presse. Il s’agit d’un contentieux entre la France et les Comores sur les clandestins au départ de Mayotte. Derrière cette problématique, pointent d’autres considérations culturelles et sécuritaires. Faute de pouvoir étudier en France, les étudiants pourraient aller ailleurs et rejoindre des pays arabes ou des thèses radicales circulent. « Mon communiqué vise à enfoncer le clou pour ceux qui hésiteraient encore. Mais je suis optimiste quant à l’issu de cette histoire », confie Saïd Ahamada. (selon AFP)

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mercredi 29 août 2018

Hulot s'en va, à qui le tour ?

Après le feuilleton Benalla de l'été, voilà la rentrée sans Hulot 

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La deuxième rentrée du gouvernement s'avère très mouvementée. Mardi matin, Nicolas Hulot a officialisé son départ de l'exécutif, au lendemain d'une rencontre entre Emmanuel Macron et les chasseurs. "Je prends la décision de quitter le gouvernement", a déclaré le ministre sur l'antenne de France Inter, expliquant qu'il se sentait "tout seul à la manœuvre" sur les enjeux environnementaux. "On me dit d'être patient, mais ça fait 30 ans qu'on est patient", a insisté le ministre démissionnaire.

"Je vais prendre pour la première fois la décision la plus difficile de ma vie. Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l'illusion que ma présence au gouvernement signifie qu'on est à la hauteur sur ces enjeux-là (environnementaux, ndlr). Et donc je prends la décision de quitter le gouvernement", a-t-il annoncé, visiblement ému.

Le ministre était en position inconfortable depuis plusieurs mois, critiqué à gauche par ses anciens alliés écologistes. Il avait pourtant clamé haut et fort au mois de juin qu'il ne démissionnerait pas ! Qui l'a poussé à changer d'avis ? Ségolène Royal ? Yannick Jadot ou ... Brigitte Bardot ?

Démission de Nicolas Hulot : "une crise gouvernementale", analyse Elizabeth Martichoux

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lundi 27 août 2018

Le gouvernement va virer à gauche ? tiens, tiens...

... en ne revalorisant pas les aides sociales !

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Le gouvernement envisagerait de faire des économies en ne revalorisant pas certaines allocations, selon le journal Les Échos du vendredi 24 août.

La décision devrait être annoncée dans les prochains jours. Pour boucler son budget de l'an prochain, l'exécutif planche actuellement sur une nouvelle coupe dans les dépenses.

Selon Les Échos, le gouvernement prévoit ne pas augmenter certaines aides, ou ne les revaloriser que partiellement. Chaque année, les différentes aides versées par l'État sont réévaluées en fonction de l'inflation. Sans revalorisation, elles resteraient au même montant, même s'il n'y aurait pas de baisse réelle pour les bénéficiaires. Alors que les fruits et légumes augmentent de 5 à 6 % ! 

À l'inverse, Edouard Philippe et ses ministres auraient définitivement écarté l'option d'une suppression pure et simple des allocations familiales pour les foyers plus riches, précise le quotidien économique. Cette possibilité avait été plusieurs fois évoquées durant l'été.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a affirmé vendredi en marge d'un déplacement à Cognac que "le programme du président de la république sera respecté, y compris au niveau de la revalorisation des prestations sociales". Farceur, va. Virer à gauche avec une nouvelle politique de droite, c'est bien l'ambiguïté du macronisme. Pour faire des cadeaux aux riches, on prend aux pauvres.

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dimanche 26 août 2018

Mayotte : la mise au ban des étrangers

Mayotte, quatrième île constituant l’archipel des Comores, s’est détachée de ses trois sœurs lors de l’ultime référendum sur l’indépendance de 1976. Elle choisit alors de rester française, contrairement au reste de l’archipel. Les rivalités d’avec les Comores n’ont alors fait que s’aggraver.

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Aujourd’hui une nouvelle étape dans ce combat a été franchie. Depuis quelques semaines, tout un chacun est en mesure de se demander ce qu’il est arrivé au service de l’intégration et de l’immigration de la préfecture de Mayotte. Cela n’aura échappé à personne à Mamoudzou, la foule compacte d’hommes et de femmes se pressant habituellement autour de la porte d’entrée s’est envolée !

Plus personne ne joue des coudes ou se marche sur les pieds dans l’espoir, un jour, d’obtenir le Saint Graal : un récépissé de demande de carte de séjour, a minima. La préfecture de Mayotte serait-elle devenue la plus performante de France, la mieux organisée ? Se serait-elle lassée de jouer la grande dame froide et aurait-elle décidé d’ouvrir son cœur et nos frontières ?

Que nenni ! Elle s’est fait prendre au piège ! Encerclée de toute part, à l’extérieur comme à l’intérieur, elle ne peut faire un pas, faire un geste sans que les foudres de la vindicte populaire ne s’abattent sur elle ! Car la foule garde la grille, elle gronde, elle menace !

« Que les Comores acceptent leurs ressortissants et alors nous libérerons les grilles ! » scande-t-elle.

Une poignée de manifestants impose sa loi à l’Etat

Cette foule révolutionnaire et décidée se compte sur les doigts d’une main, de deux lors des jours fastes. En tout et pour tout, pas plus de dix personnes tiennent les grilles de la préfecture et empêchent quiconque d’entrer au service dit « des étrangers ». Initialement considéré comme un piquet de grève c’est maintenant d’un « siège » que se réclame le Collectif des Citoyens de Mayotte.

Depuis mars 2018, en pleine grève générale, craignant des débordements, la préfecture a fermé ses portes mais recevait sur rendez-vous les personnes pour qui la carte de séjour arrivait à terme. Aucune première demande n’était enregistrée. Cette organisation était déjà absolument scandaleuse et contrevenait au principe d’ouverture et d’accueil des services publics.

Or depuis fin juillet, le petit groupe de militants susmentionné a décidé, à lui seul, que plus aucune carte et encore moins de visas ne seraient édités. Et la préfecture n’a pas bougé pour les en empêcher.

Des conséquences catastrophiques pour les étrangers

Un grand nombre d’hommes et de femmes perdent leur emploi du fait de ne pouvoir renouveler leur carte. Ils perdent également leur droit à la sécurité sociale. Les porteurs du VIH/SIDA par exemple n’ont plus accès à leur traitement, ne pouvant renouveler leurs droits, et redeviennent contagieux. Les personnes en situation de handicap sont de même privées de traitements adaptés. Nombre de professeurs ne pourront plus exercer à la rentrée. Des femmes, des maris, ne pourront pas partir en vacances avec leur époux ou épouse comme ils l’avaient prévu de longue date… 

Non, empêcher les personnes d’avoir accès à leurs droits ne réglera pas la situation éminemment complexe de Mayotte et des Comores. Cela ne fera qu’accentuer la pauvreté, l’insécurité, le chômage, le développement des maladies, la mortalité, la colère, et l’injustice. Comment peut-on se battre pour ce monde-là ? Et surtout, comment est-il possible que l’État accepte un tel état de fait ?

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samedi 25 août 2018

Benalla encore !

La fiancée et le coffre-fort disparus !

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"Le climat de défiance, accentué par l’affaire Benalla, peut sérieusement compliquer la seconde moitié de mandat du locataire de l’Elysée, notamment si une forte croissance économique n’était pas au rendez-vous." (Olivier Piacentini, politologue)

Le favoritisme à outrance, l'arme secrète de Macron !

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lundi 20 août 2018

L’Europe en vacances

L’association « Les Jeunes Européens – France » organise en ce mois d'août 2018 une grande campagne de sensibilisation à la citoyenneté européenne.

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Cet été, l’Europe se déplace sur les plages et centres de vacances du littoral français. L’objectif de cette campagne intitulée « Europe en Vacances » est d’expliquer de manière ludique les enjeux et les droits liés à la citoyenneté européenne, via des animations et jeux pédagogiques adaptés à toutes les générations.

Le projet « Europe en Vacances » est parti du constat suivant : les élections européennes sont souvent traitées peu de temps avant l’échéance électorale par les partis politiques et les médias. 50% des citoyens européens considèrent actuellement que leur voix ne compte pas dans la détermination des politiques de l’Union européenne (Eurobaromètre automne 2017). Reléguées au second plan, ces élections sont pourtant cruciales pour faire avancer l’Union Européenne et la rendre plus démocratique.

Du 6 août au 19 août, à bord de vans, des équipes de bénévoles se rendent pendant deux semaines sur plusieurs plages de France ainsi que dans des campings, des centres de vacances, des auberges de jeunesse et des festivals afin de s’adresser à un public jeune et familial.

Les équipes sont parties de Strasbourg, ville symbolique et siège du Parlement européen, avant de sillonner les côtes françaises de Bordeaux à San Sebastian, de Marseille à Nice. Mais les actions ne se limitent pas à ces zones. En effet, depuis le mois de juin et jusqu’à la fin du mois d’août, l’association organise des actions similaires dans différentes communes et régions de France, y compris dans la région Grand Est et en Alsace, à l’occasion de certains événements estivaux (festivals, compétitions sportives, etc.).

Remarquables, ces jeunes Européens et Européennes. Pendant que d’autres s’adonnent au dolce farniente, ils investissent leur temps et leurs moyens pour porter la parole européenne à un moment où l’Europe fait l’objet de toutes les critiques. Exemplaire. (selon "Euro-journalistes")

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vendredi 3 août 2018

Centrafrique : trois journalistes russes assassinés

Ils enquêtaient sur une société militaire privée

russieEn Centrafrique, trois journalistes russes ont été tués à environ 200 km de la capitale Bangui. Les trois hommes, reporter, caméraman, et documentariste, ont été retrouvés morts lundi soir à Sibut. L’identité des victimes a été confirmée mardi soir par le ministère des Affaires étrangères russe dans un communiqué. Ce mercredi, les médias indépendants russes ont beaucoup évoqué le professionnalisme des victimes.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a confirmé à la télévision l’identité des trois journalistes tués. Il s’agit du reporter de guerre Orkhan Djemal, du documentariste Alexandre Rastorgouïev et du caméraman Kirill Radtchenko. Maria Zakharova a aussi déclaré que la diplomatie russe n’était pas informée de leur présence en Centrafrique, car leur voyage avait été déclaré comme touristique.

Sur quoi avaient-ils décidé d'enquêter ?

Les journalistes collaboraient avec le Centre de gestion des investigations, un projet lancé par l’opposant en exil Mikhaïl Khordorkovski. L’organisme l’a confirmé, les trois journalistes étaient partis il y a quelques jours enquêter sur « les activités de la société militaire privée Wagner » en Centrafrique, une société qui a notamment été active dans l’est de l’Ukraine à partir de l’été 2014.

Que fait cette société privée en Centrafrique ? C’est justement ce que cherchaient à savoir les 3 journalistes assassinés. Depuis le début de l’année, Moscou a déployé des instructeurs militaires, livré des armes et assure même la sécurité du président Touadéra.*

Selon la rédactrice en chef adjointe du site pour lequel les trois journalistes travaillaient, ils avaient tenté de s’approcher d’une base présumée du groupe Wagner à Bangui, mais en ont été empêchés au motif qu’ils n’avaient pas d’accréditations. Le lendemain, ils ont pris la route pour rejoindre un collaborateur de l'ONU, prénommé Martin qui devait leur servir de fixeur. C'est lui qui leur aurait recommandé le chauffeur, qui est le seul rescapé de l'attaque.

Des professionnels reconnus

L'information sur l'enquête sur la société Wagner est mentionnée dans les médias indépendants russes qui rendent hommage au professionnalisme de ces journalistes. La chaîne de télévision Dodj leur a consacré une émission spéciale dans laquelle on a pu voir le documentariste Vitali Manski très ému. Il avait travaillé avec Alexandre Rastorgouïev qui avait réalisé une dizaine de films.

Trois professionnels reconnus, qui avaient fait beaucoup de terrain. Le plus âgé du groupe, Orkhran Dzhemal, 51 ans, était un reporter de guerre qui a écrit pour des journaux comme Novaya GazetaKommersant, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Géorgie. En Libye, il avait été blessé à une jambe et depuis il se déplaçait avec une canne. Cela ne l’a pas empêché de repartir dans le Donbass ukrainien en guerre. Le documentariste Alexandre Rasstorgouïev, 47 ans, avait filmé le mouvement d’opposition et les soldats de la guerre en Tchétchénie. Enfin, le plus jeune du groupe, Kirill Radtchenko, 33 ans, cameraman et photographe avait notamment travaillé en Syrie.

Aux dernières nouvelles, ils enquêtaient sur un groupe de miliciens privés russes présents en RCA.

Le motif et les circonstances du drame doivent encore être éclaircis. Les corps des victimes seront rapatriés samedi en Russie. En France l’'ONG "Reporters sans frontières" demande aux autorités russes et centrafricaines de mener une enquête sérieuse et approfondie sur la mort des trois journalistes russes en Centrafrique. Ils seraient tombés dans une embuscade, mais peu d’informations ont filtré sur l'identité des assaillants et leurs motivations. (selon RFI)

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