lundi 9 septembre 2019

Inondations en Afrique

Niamey désemparée face à la montée des eaux

niger

"Rien à faire: il est temps de vider les lieux!", juge Mamoudou Barkiré, un retraité en béquilles, impuissant devant l'avancée inexorable des eaux vers sa maison de terre dans le quartier Kirkissoye de Niamey.

Maisons effondrées, rizières et jardins envahis par les eaux... Plusieurs quartiers de la capitale nigérienne sont dévastés par les inondations provoquées par la crue exceptionnelle du fleuve Niger qui affectent l'ensemble du pays depuis juin.
Ces deux derniers jours, Mamoudou Barkiré a vainement tenté de combattre le fleuve en construisant des digues d'argile, en empilant des sacs de sable. La plupart de ses voisins ont déjà déserté les lieux depuis longtemps.
"Ma maigre pension de retraite me suffit à peine pour nourrir ma famille et voilà que je risque de perdre ma maison dans ces inondations", se lamente le vieil homme à la barbe blanche bien taillée et vêtu d'un djellaba. Des vieux matelas, des chaises, des vêtements, quelque vaisselle attendent dans un coin sec de la cour l'arrivée d'une charrette qui les transportera "vers un lieu plus sûr".
"Kirkissoye est subitement devenu un véritable marécage et la nuit c'est une cité fantôme", décrit Saouda Abdoulaye, une sinistrée de ce quartier, l'un plus touchés, reconnaissant avoir sous-estimé "les mises en garde des autorités".
Quelques enfants barbotent dans les eaux boueuses des ruelles. Des femmes téméraires font le ménage dans des cours de maisons aux murs déchirés et gorgées d'eau.
Une équipe de pompiers sillonne les zones affectées pour recenser les victimes et évaluer les dégâts. Ces crues sont provoquées par "les abondantes pluies" qui s'abattent sur le Niger et le Burkina Faso et par la rupture d'un barrage au Mali, a expliqué le gouverneur de Niamey, Assane Issaka Karanta.
Dès avant les inondations, il avait invité les habitants exposés "à ranger leurs bagages, à faire des réserves d'eau potable et de nourriture".
Mercredi, il a annoncé le "maintien" de "l'alerte rouge" lancée en début de semaine, au moment où les eaux ont atteint une hauteur de "638 centimètres", un seuil "jamais vu en plus de 50 ans".

Nuit blanche

La quasi-totalité du million et demi d'habitants de Niamey vivent sur les rives du fleuve et certains ont même construit leur maison dans son lit. Pour le moment "le pire est évité": les digues qui protègent la capitale sur une dizaine de km "tiennent bon", assure le maire de Niamey, Mouctar Mamoudou.
Par prudence, il a demandé aux résidents des zones inondées de gagner les sites gouvernementaux "aménagés".
Pourtant certains sont bien décidés à y rester pour défier les eaux.
"Dans tous les cas, on ne dort plus, si les eaux montent encore, on avisera", tranche Ali, membre d'une "brigade" qui "veille" sur les rivages où il vient de passer sa deuxième nuit blanche. 
"Nous avons creusé des canaux pour évacuer les eaux de la maison et nous avons dressé des remparts de sacs de sable pour protéger les murs qui risquent de tomber", explique un étudiant d'une vingtaine d'années résident à Saga, autre quartier touché.
Selon le ministre nigérien chargé de l'Action humanitaire, Lawan Magadji, les fortes pluies ont fait depuis juin 42 morts et 70.000 sinistrés, dont plus de 2.000 à Niamey.
Un paradoxe dans ce pays pauvre désertique et régulièrement confronté à des crises alimentaires en raison de la sécheresse. Même la très désertique région d'Agadez (nord) n'est pas épargnée: les intempéries y ont fait trois morts et 17.000 sinistrés, selon son gouverneur Sadou Soloké.
Seuls 25.000 sinistrés ont pu être assistés, a noté le ministre Magadji qui invite les humanitaires "à accroître leur aide".
Alors que la météorologie prévoit de nouvelles fortes précipitations jusqu'à la "mi-octobre", l'Organisation mondiale de la santé (OMS) craint "une épidémie de choléra". Cette maladie avait fait 73 morts en 2018 principalement dans la région de Maradi (sud-est), actuellement la plus touchée par les inondations.
En 2018, les fortes pluies avaient causé la mort de 52 personnes, fait plus de 200.000 sinistrés et détruit 170.000 maisons, selon l'ONU.
En 2012 elles avaient tué une centaine de personnes et fait quelque 500.000 sinistrés, provoquant des dégâts estimés à environ 148 millions d'euros, selon un bilan officiel. (selon AFP)

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lundi 26 août 2019

Les maires du Val de Villé ne veulent pas mourir

Qui va empêcher ça ?

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Les décharges sauvages se multiplient, y compris dans notre vallée. Plus ou moins grandes ou petites, selon le degré d'incivisme des déposants, que ce soient des privés ou des professionnels (ces derniers étant trop "avares" pour participer financièrement au traitement de leurs détritus à la décharge officielle, ou craignant de mettre leur entreprise en difficultés financières ?). Et par les temps qui courent n'attendons pas de nos maires, dont plus d'une moitié aspire à une retraite bien méritée en mars 2020, qu'ils risquent leur vie pour un dépôt de ferraille, de gravats, d'amiante et d'objets divers, à quelques mois de leur fin de règne. L'histoire du maire de Signes n'est pas un exemple à suivre pour eux.

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NB : En presque une décennie, les valdevillois ont quand même réalisé quelques progrès ! Voir ou revoir mes articles du 18/11/2009 L'ONF va-t-elle concurrencer le SMICTOM ? et du 5/4/2010 La plus belle des vallées ... 

Et le progrès, il est où ? A Villé, au lieu-dit "Redel", où quelques déchets ont servi à monter sur la place du dépôt une mangeoire pour oiseaux !

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lundi 12 août 2019

Villé : vers un sabotage du ramassage des biodéchets ?

Le maire ignore les consignes du SMICTOM  

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Ah décidément, le chef sait tout, commande tout et n'accepte rien des autres. Cela se vérifie encore avec la mise en place du ramassage des biodéchets prévue pour le 1er septembre.

Certes la municipalité a publié (pour une fois à temps) un bel article très certainement rédigé du côté de Scherwiller expliquant l'intérêt de cette affaire. Oui, mais voilà ! Les responsables du Smictom avaient établi un nombre de points de dépôt par commune, huit pour Villé (selon les services) !

Mais le chef villois a dit quatre ! la moitié, pas un de plus ! Et ils sont situés de telle sorte que certains villois des faubourgs (rue de Neuve-Eglise, rue de Luttenbach, rue du soleil, route d'Albé, route de Saint-Martin ou route de Bassemberg et lotissements périphériques) devront parcourir pas loin d'un kilomètre pour déposer leurs biodéchets. Voilà qui va contribuer à la réussite du système.

Mais c'est sûr, Monsieur le Maire, qui en son mandat précédent imaginait le lotissement "Pommiers 2" en "éco-quartier" avec aire de covoiturage, va nous organiser un déplacement collectif des citoyens vers les points de dépôt. Et pour les personnes âgées, il imaginerait même la possibilité de déplacements en taxi ou en ambulance payés par la commune (jusqu'à Scherwiller ?).

Mais après tout ? pourquoi n'a-t-il pas pensé à un conteneur unique placé près de l'entrée de l'église ? Tous les dimanches, les villois pourraient déposer leurs biodéchets en se rendant à la messe, aux vêpres ou au rosaire. Ce serait faire d'une pierre deux coups. On pourrait compter sur une participation de 90% des habitants.

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NB : ci-dessous l'article concernant les biodéchets paru dans Villé-Infos. A noter qu'il n'est déjà plus d'actualité puisque le point de dépôt "Giratoire entrée-Est" a été déplacé au parking de l'ancien Signal-Lux, semble-t-il !  

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mardi 30 juillet 2019

Biodiversité marine

Mayotte et ses 25 espèces de requins : un argument touristique

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Plusieurs études conjointes ont permis de recenser 25 types différents de requins dans le lagon de Mayotte, selon nos confrères de France Mayotte Matin. Mais contrairement à La Réunion, aucune attaque n'a été signalée depuis le début de l'année. La découverte des requins fait d'ailleurs partie des sorties mer prisées des touristes, à la recherche de sensations fortes ou de découverte marine.

Différentes études ont recensé 24 types différents de requins présents à Mayotte dont le requin gris de récif, le requin de pointe noire ou encore le requin baleine. C'est ce que rapportent nos confrères de France Mayotte Matin. Le requin blanc lui aussi serait passé aux larges des côtes de l'île française.

Il y a quatre ans, une 25ème espèce a pu être recensée : le squale chagrin cagao. Mesurant environ un mètre pour les plus grands spécimens, il peut vivre jusqu'à 800 mètres de profondeur. Davantage connu au Mozambique, aux Comores ou en Afrique du Sud, il a été pêché accidentellement à Mayotte en 2015, ce qui a permis de le classer parmi les espèces repérables autour de l'île. Mais il se fait rare dans le lagon et les plus curieux doivent s'armer de patience.

Un gagne-pain touristique

De nombreux touristes s'aventurent dans les eaux de l'île aux parfums en espérant apercevoir des requins. Mais pour avoir la chance d'en croiser, il faut se rendre à l'extérieur du lagon, en plongée. Dans ces coins, il n'est rare de voir des bancs de requins marteaux. A noter qu'ils ne font pas partie des espèces qualifiées comme dangereuses pour l'homme, contrairement au requin blanc, le requin tigre ou encore le requin bouledogue.

Le bouledogue lui, a déjà été repéré à Mayotte mais il se fait plus rare que dans les eaux réunionnaises. Les grandes stars des excursions plongée ou bateau restent les requins marteaux ou les requins baleines.

Les sorties requins ont du succès à Mayotte. A raison de 70 euros la journée la plupart du temps, ce business équivaut à nos sorties baleines. Assez rares à croiser totalement par hasard, la technique utilisée reste de les attirer en utilisant des leurres, afin de les faire remonter jusqu'à 3 ou 5 mètres de la surface.

Rappelons qu'il existe aussi une nurserie de requins située au Nord de l'île. Elle permet notamment aux associations locales d'effectuer un gros travail de collecte de données sur les requins de l'île aux parfums.

Pas d'accident mortel

Malgré les attaques que nous connaissons à La Réunion, la plupart des requins sont inoffensifs. Et à Mayotte, la présence fréquente des nageurs n'ont pas entraîné pour autant d’accidents mortels.

Le requin à Mayotte est très peu pêché. En 2015, le préfet de l'époque, Seymour Morsy, avait signé un arrêté interdisant la commercialisation de la chair de requins tigres et bouledogues à Mayotte suite à leur contamination par des ciguatoxines, des micro-algues associées aux récifs coralliens. (selon "France Matin Réunion")

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samedi 20 juillet 2019

Un million d’espèces menacées d’extinction dans le monde

Le rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES) publié lundi peint un tableau assez sombre en ce qui concerne la biodiversité dans le monde. Les recherches menées par les spécialistes ont permis d’identifier près d’un million d’espèces menacées d’extinction.

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L’avenir de l’être humain dépend de la nature à tous les niveaux et à tous les stades de sa propre évolution. Pour boire, respirer, manger, se chauffer ou se soigner, l’homme a eu recours et aura toujours recours aux plantes, animaux, matériaux et minéraux divers que lui offre la nature. Or l’Homme qui s’est lancé dans une course au développement incontrôlé et dans une quête de richesse uniquement exprimé en termes de PIB est en train de dégrader la nature.

Déforestation, agriculture intensive, surpêche, urbanisation galopante, mines…75% des terres et 66% des océans ont été gravement modifiés par les activités humaines. Le réchauffement climatique, la fonte des glaciers et la pollution de l’air, de l’eau et des sols sont les signes visibles de cette activité humaine qui met en péril un héritage qui doit être préservé pour des générations avenirs. Résultat : environ un million d’espèces animales et végétales sur les quelque 8 millions estimées sur Terre sont menacées d’extinction.

De nombreux scientifiques parlent de plus en plus du début de la 6ème ‘extinction de masse’ contre laquelle l’Homme peut encore agir.

Les coupables identifiés

L’homme est tenu pour premier responsable de cette menace qui plane sur la nature à travers cinq de ces activités. Dans le rapport de de l’IPBES, produit grâce au travail de près de 450 experts pendant trois ans, les cinq activités humaines sont dans l’ordre, l’utilisation des terres (agriculture, déforestation), l’exploitation directe des ressources (pêche, chasse), le changement climatique, les pollutions et les espèces invasives. Toutes ces activités contribuent au réchauffement climatique, privent les espèces animales de leurs habitats naturels et polluent les océans.

L’homme est donc le seul capable de sauver la planète où il vit en adoptant des changements pour ralentir les moteurs de la perte de la biodiversité et ainsi contribuer à refroidir la planète comme le préconise l’accord de Paris sur le climat. « Les gouvernements doivent penser au-delà du PIB comme mesure de la richesse et incorporer d’autres formes de capital » préconise également Robert Watson.

Le rapport de l’IPBES évoque des pistes de solution sans être prescriptif notamment dans le domaine de la production agro-pastorale. D’ici 2050, le système agro-alimentaire doit pouvoir nourrir 10 milliards de personnes de façon durable. Un impératif qui implique une transformation (en amont) de la production agricole actuel vers un modèle agro-écologie, une meilleure utilisation des sols, moins de pesticides et une meilleure gestion de l’eau. En aval, les habitudes de consommation doivent aussi changer pour mettre fin au gaspillage et au suremballage. (Eburnie today - Ebony T. Christian)

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lundi 1 avril 2019

Des poissons jaunes manifestent dans le Giessen !

Y en a marre de bouffer de l'huile de vidange !

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Il fallait s'y attendre. La pollution des eaux du Giessen n'est pas du tout du goût de ces truites vagabondes dont certaines sont retrouvées "sur le dos, ventre en l'air" (pour une sieste éternelle) par les promeneurs de la piste piétonne qui longe le ruisseau !

Face aux pratiques d'un ferrailleur international autocasseur, face au silence des pêcheurs et face à l'inertie de la comcom et de la mairie de Villé, les truites survivantes ont décidé de prendre leur destin en main, et de manifester devant les bouches d'égoûts provenant de l'usine textile voisine.

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Elles seront habillées exceptionnellement d'un gilet jaune, certaines pouvant même être entièrement peintes dans cette nouvelle couleur de la contestation.

Elles invitent tous les humains de Villé et des environs à manifester à l'entrée de l'usine, coiffés d'un bonnet jaune visible au loin. Les poissons rouges des bocaux peuvent également être peints en jaune par leur propriétaire et pourront se joindre aux truites sauvages. Le rendez-vous de tout ce beau monde est fixé au lundi, 1er avril à 10h01 au pont de la rue de Breitenau. Pour une fois, les lignes de pêche seront interdites !

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lundi 18 février 2019

En Guyane : la Montagne d'or

Le tribunal administratif annule l’arrêté préfectoral autorisant la Compagnie Montagne d’ Or à exploiter de l’or alluvionnaire.

guyaneRien à voir avec le projet de méga-mine industrielle, le 13 décembre 2017, Patrice Faure, le Préfet de Guyane avait autorisé CMO à ouvrir des travaux d'exploitation d'or alluvionnaire sur le territoire de la commune de Saint-Laurent du Maroni. Aujourd’hui la justice annule l’autorisation.
 La justice a donné raison à Guyane Nature Environnement et Maiouri Nature Guyane, deux associations de protection de l’environnement, qui avaient sollicité l'annulation de l'arrêté par lequel le préfet de la Guyane a autorisé la société Compagnie Minière Montagne d'Or (CMO) à ouvrir des travaux d'exploitation d'or alluvionnaire. Le jugement en date du 11 février 2019 a retenu deux motifs d’annulation.
D’une part : le tribunal a estimé que les travaux d'exploitation d'or alluvionnaire autorisés et le programme d’extraction industrielle envisagée dans le même secteur, connu sous le nom de projet « Montagne d’Or », situés à proximité immédiate l’un de l’autre, constituaient en fait un seul projet d’exploitation minière. Dans ce contexte, l’étude d’impact du programme d’exploitation alluvionnaire aurait dû comporter une appréciation des impacts de l’ensemble des travaux susceptibles d’affecter le secteur Montagne d’Or. Ainsi, le caractère partiel de l’étude d’impact n’a pas permis à l’autorité environnementale puis au préfet de la Guyane de disposer d’une vue précise et cohérente des enjeux et effets du projet dans son ensemble.
D’autre part : le tribunal, se fondant sur la jurisprudence de la cour de justice de l’Union européenne et du Conseil d’Etat, a jugé que l’autorité environnementale, en l’espèce un fonctionnaire de la direction de l’environnement, de l’aménagement du logement (DEAL) de Guyane, en charge de donner un avis sur le programme d'exploitation d'or alluvionnaire en cause, ne disposait pas de l’autonomie requise par rapport à Patrice Faure, préfet de la Guyane, signataire de l’arrêté en litige. (Source : Tribunal Administratif de Cayenne)

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mardi 15 janvier 2019

Quand des navires chinois polluent les mers françaises

Des sacs plastiques déchargés au large des îles Marquises :

le navire identifié !

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PAPEETE, le 12 janvier 2019 - La Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) a confirmé avoir identifié le navire se trouvant à l’origine de l'échouage d'une importante quantité de sacs plastiques sur Hiva Oa. Il s'agirait d'un bateau chinois spécialisé dans la pêche aux calamars. 


L'enquête progresse et les recherches complémentaires effectuées par la DPAM ont permis de retrouver ce vendredi le navire Ocean 2 sous le nom chinois traduit de Hay Yang. 

Le Hai Yang 2 est un navire usine spécialisé dans la pêche aux calamars, et son nom semble bien correspondre à l'inscription portées sur les sacs. 

Après de premières vérifications, l’historique de la route empruntée par le navire montre qu'il semble effectivement avoir pêché dans l’Atlantique sud au large des côtes d'Argentine et qu’il remonte via le Pacifique Est et les côtes chiliennes vers son port d’attache Shidao en Chine. 

La DPAM a communiqué ces informations au JRCC qui va désormais chercher les coordonnées de son armateur pour l'informer de la situation.

Le président Macron, au vu du sérieux de l'affaire, interviendra-t-il auprès de son homologue chinois ?

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jeudi 27 décembre 2018

Terres australes et antarctiques françaises : l'archipel de Crozet

Sur l'île aux Cochons, dans l'archipel subantarctique de Crozet, dans les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises) la plus grande colonie de manchots royaux au monde aurait fondu de 88% en 35 ans.

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 "Une réduction énorme"
Entre le début des années 1980 et aujourd'hui, "la colonie a décliné de 88%, passant d'environ 500.000 couples reproducteurs à 60.000 couples", selon cette étude publiée dans Antartic Science. Dans la mesure où l'on estime qu'un couple reproducteur représente quatre individus (le couple et deux jeunes), cela signifie qu'il resterait environ 240.000 manchots royaux sur l'île.

"C'est une réduction énorme", a déclaré vendredi à l'AFP Henri Weimerskirch, chercheur CNRS et premier auteur de l'étude parue cette semaine. "Si les causes de la disparition de ces manchots pourraient être environnementales, le mystère reste entier", souligne le CNRS.

Connue depuis les années 1960, cette colonie se trouve dans la réserve naturelle des Terres australes françaises (TAAF). Dans les années 1980 elle était considérée comme la plus grande colonie de manchots royaux au monde. Mais en raison de son isolement et de son inaccessibilité, il n'y avait pas eu d'évaluation récente de cette colonie depuis des décennies.

crozet1Le manchot royal (Aptenodytes patagonicus) a un ventre blanc, un bec noir et une tache orange sur le côté de la tête. Il est un peu plus petit que le manchot empereur. Les chercheurs du Centre d'études biologiques de Chizé (CNRS/Université de la Rochelle) ont utilisé des images haute résolution prises par satellites pour mesurer les changements de taille de la colonie depuis la dernière visite de l'île par une équipe scientifique en 1982. A l'époque, la colonie comptait 500.000 couples reproducteurs, soit une population de plus de 2 millions d'individus.

Des images satellitaires

Pour évaluer les surfaces occupées par les manchots entre 1960 et aujourd'hui, les scientifiques ont mesuré sur les images satellitaires les bords de la colonie année après année et se sont rendus compte que celle-ci diminuait au profit d'un retour de la végétation.

"L'élément déclenchant" a été sans doute un épisode climatique majeur dans l'océan Austral lié au phénomène El Niño en 1997. Celui-ci aurait affecté temporairement les capacités de recherche de nourriture des manchots royaux, comme cela a été observé sur une colonie dans une autre île de l'archipel de Crozet et aux Kerguelen. "Mais ces colonies se sont ensuite stabilisées (...), alors que celle de l'île aux cochons a continué à décliner", relève le scientifique. "C'est étonnant. Il s'est passé quelque chose en plus sur cette île. Il faudrait aller sur place pour comprendre",ajoute-t-il.

Plusieurs facteurs ont pu jouer : une très forte densité rend la compétition plus rude entre les individus, surtout lorsque la nourriture manque. Ce qui peut accentuer le déclin. Autre hypothèse avancée : une maladie comme le choléra aviaire.

"Jusqu'à cette étude, dans tout l'océan austral, la population de manchots royaux était estimée à 1,5 million de couples reproducteurs". Cette mauvaise nouvelle venant de l'île aux Cochons "signifie qu'on a perdu un tiers de la population globale de manchots royaux", souligne le chercheur.

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mercredi 28 novembre 2018

Le chlordécone, pesticide de Martinique et de Guadeloupe

De 1972 à 1993, plus de 300 tonnes de chlordécone ont été déversées sur la Guadeloupe et la Martinique. Ce pesticide très toxique a créé une véritable crise sanitaire et environnementale. Et même s'il n'est plus utilisé depuis 25 ans, il est toujours présent dans la chaîne alimentaire. Aujourd'hui, la Martinique et la Guadeloupe possèdent les deux plus hauts taux de cancers de la prostate au monde et un taux de naissances prématurées 4 fois plus élevé que la moyenne nationale.

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