lundi 22 mars 2021

Réchauffement climatique en Belgique

60.000 citoyens traînent les autorités en justice

belgesQuelque 60.000 citoyens belges ont décidé de dénoncer devant la justice l'inaction des autorités dans la lutte contre le réchauffement climatique, dans un procès inédit en Belgique, qui s'est ouvert mardi devant un tribunal civil à Bruxelles.

Lancée en 2015 par l'association "Klimatzaak" (l'Affaire climat, en néerlandais), la procédure se veut une réplique belge de celle qui a abouti aux Pays-Bas à la condamnation du gouvernement néerlandais, pour le non respect des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par l'accord de Paris sur le climat.

Cet accord date de fin 2015, et les objectifs ont été révisés entretemps au niveau international, ce dont les plaignants tiennent compte.

Dans la procédure belge, il est demandé à la justice de constater que la Belgique a échoué à réduire au plus tard en 2020 le volume global de ses émissions de "40% ou à tout le moins de 25%" par rapport au niveau de 1990.

En outre, l'association réclame au tribunal, sous peine d'astreinte, que "les mesures nécessaires" soient prises afin que le pays se conforme aux objectifs européens, à savoir une baisse nette des émissions d'"au moins 55%" d'ici à 2030 afin d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

Quatre gouvernements sont cités à comparaître; le gouvernement fédéral et ceux des trois régions du pays (Flandre, Wallonie, Bruxelles) ayant également des compétences en matière d'environnement et de mobilité.

Les plaignants leur reprochent de ne pas avoir mené de politique climatique "comme des autorités publiques normalement prudentes et diligentes l'auraient fait".

"Leur négligence contribue à la progression accélérée vers un réchauffement climatique dangereux", ajoutent dans leurs conclusions leurs avocats, dont le Néerlandais Roger Cox, figure de proue du combat mené aux Pays-Bas.

Ils pointent du doigt une "violation" de plusieurs textes internationaux dont la Convention internationale des droits de l'enfant, stipulant que ce dernier puisse grandir dans un environnement sain et "jouir du meilleur état de santé possible".

"Compte tenu de l'importance et de l'urgence de l'affaire, nous demandons une astreinte d'un million d'euros pour chaque mois de retard dans l'exécution de l'arrêt", ajoutent-ils.

Selon Sarah Tak, porte-parole de Klimatzaak, quelque 58.000 citoyens belges sont associés à la procédure. Et depuis que la liste des plaignants a dû être arrêtée en 2020, plus de 5.000 autres ont manifesté leur soutien sur le site de l'association.

Les plaidoiries, entamées mardi matin, doivent durer jusqu'au 26 mars inclus.

Le tribunal de première instance francophone de Bruxelles, qui siège pour l'occasion à l'ancien siège de l'Otan reconverti en vaste bâtiment de justice, devrait ensuite mettre son jugement en délibéré.

En 2015, quelque 900 citoyens néerlandais réunis derrière l'ONG pro-climat Urgenda avaient obtenu la condamnation de leur gouvernement, une décision qui a ensuite été confirmée devant plusieurs juridictions de recours aux Pays-Bas. (selon AFP)

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jeudi 7 janvier 2021

Trump leur a retiré leur statut d'espèce protégée

Rois du travail d'équipe, connus pour défendre leur famille et leur territoire âprement, les loups sont pour certains l'une des espèces animales au comportement social le plus similaire à celui des humains. Mais ces canidés, symboles de liberté dans l'imaginaire américain, pourraient bientôt être en péril. En cause: la décision en octobre de l'administration Trump de retirer aux loups gris leur statut d'espèce protégée, mis en place dans les années 70 après leur quasi-extinction aux Etats-Unis.

loup"Les loups ne sont actuellement rétablis que dans environ 10% de leur territoire historique", explique à l'AFP Maggie Howell, directrice du Centre de conservation du loup, situé dans l'Etat de New York.

L'assouplissement des mesures de protection de cette espèce dans certains Etats a par le passé mené à l'envol de la chasse et des pièges, rappelle-t-elle. Les défenseurs de l'environnement craignent donc pour la sécurité des quelque 6.000 loups disséminés à travers les Etats-Unis continentaux, lorsque la nouvelle réglementation entrera en vigueur en janvier.

Mme Howell place ses mains autour de sa bouche et lâche un hurlement. Trois loups adultes -- Alawa, Zephyr et Nikai -- répondent en choeur, leur cri semblant se démultiplier dans l'air. Ils sont les "ambassadeurs" du Centre, essentiels pour éduquer le public qui peut suivre leurs faits et gestes enregistrés 24h sur 24h via des webcams et sur les réseaux sociaux, où ils comptent des centaines de milliers de fans.

L'organisation héberge aussi 40 loups d'espèces cousines extrêmement menacées, notamment des loups mexicains, dont à peine 200 animaux demeurent en liberté, ainsi que des loups rouges, en danger critique d'extinction, avec une vingtaine d'individus seulement subsistant encore dans la nature.

- Campagne d'extermination -

En temps normal, le retrait de la liste des espèces protégées est le signe d'une réintroduction réussie. Pourtant dans ce cas, des experts indépendants mandatés par le gouvernement ont mis en cause les raisons scientifiques de cette décision, et les écologistes ont dénoncé un cadeau fait aux chasseurs et aux éleveurs. Dans le Minnesota, le Michigan et le Wisconsin, la chasse, qui était interdite depuis 2014, pourra reprendre, et des centaines de loups pourraient être tués chaque année a estimé une association.

Près de 250.000 loups vivaient aux Etats-Unis avant que les colons européens ne débarquent au 16e siècle, et avec eux une véritable campagne d'extermination. "Une des premières choses que les pèlerins ont fait dans les colonies du Massachusetts, ça a été de mettre en place une prime où ils vous donnaient de l'argent en fonction du nombre de loups que vous tuiez", détaille Rick McIntyre, vétéran et garde-forestier, auteur de plusieurs livres sur les loups.

A l'inverse, les Amérindiens ont coexisté en harmonie avec les loups pendant des milliers d'années, les vénérant, et ayant conscience de leur importance environnementale. Des études sont notamment venues confirmer le rôle crucial de ces canidés dans le contrôle de la taille des troupeaux de wapitis, qui peuvent brouter trop d'herbe, permettant ainsi d'éviter la destruction de l'habitat.

M. McIntyre étudie le comportement des loups depuis des années, notamment au parc national de Yellowstone où ils ont été réintroduits en 1995. Ces animaux débutent leur journée avec de chaleureuses marques d'affection envers les autres membres de leur meute, nouent des liens en jouant et ont chacun une personnalité distincte.

Certains loups sont cléments envers les meutes rivales, d'autres sont sanguinaires, certains aiment l'aventure quand d'autres sont casaniers. La coopération est la clé de leur survie lorsqu'ils chassent des proies, souvent plus grandes qu'eux, comme les bisons. Contrairement aux croyances, c'est la femelle alpha qui décide où la meute va établir sa tanière, se déplacer et ce qu'ils vont chasser, et non pas le mâle, d'après les découvertes de Rick McIntyre.

- Long chemin -

Les loups gris ont regagné un peu de terrain grâce à des programmes à l'image de celui à Yellowstone, mais les loups mexicains et rouges sont dans une position beaucoup plus précaire.

Le Centre de conservation du loup participe ainsi à un programme gouvernemental d'élevage pour garantir la survie de ces deux sous-espèces. Il y a quelques semaines, l'organisation a envoyé deux loups rouges, tous deux nés en 2018, dans le Tennessee et le Minnesota pour qu'ils s'accouplent avec des partenaires potentiels.

Objectif: restaurer la diversité génétique qui a été perdue lorsque l'espèce a disparu de son habitat naturel en 1980, et finir par réintroduire de jeunes louveteaux dans des meutes sauvages. "Il est toujours triste de leur dire au revoir", confie Maggie Howell. "Mais savoir qu'ils vont se reproduire, on est forcément enthousiastes pour eux. En grandissant, en quittant leurs parents, ils peuvent prendre leur destinée en main. Donc nous leur souhaitons bonne chance." (selon AFP)

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vendredi 11 décembre 2020

Réchauffement climatique

Novembre 2020, le plus chaud jamais enregistré dans le monde

52120312_39833711Novembre 2020 a été le mois de novembre le plus chaud jamais enregistré dans le monde, rapprochant encore un peu plus l'année 2020 du record de 2016, selon le service européen Copernicus sur le changement climatique.

La période de douze mois allant de décembre 2019 à novembre 2020 se situe à 1,28°C au-dessus des températures de l'ère préindustrielle, explique Copernicus dans son bilan climatique mensuel publié lundi. Alors que les années 2015 à 2020 sont les six les plus chaudes jamais enregistrées, ce chiffre rapproche dangereusement la planète du premier plafond de l'Accord de Paris qui fête ses cinq ans cette semaine.

Le pacte, conclu en 2015 par près de 200 Etats qui se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, vise à contenir le réchauffement nettement sous les +2°C, si possible à +1,5°C, pour limiter les impacts dévastateurs des tempêtes, sécheresses et autres canicules déjà à l'oeuvre.

Mais la planète gagne en moyenne 0,2°C par décennie depuis la fin des années 1970, insiste Copernicus. 

Le réchauffement atteint déjà environ 1,2°C et 2020 ne risque pas d'inverser la tendance.

L'Organisation météo mondiale (OMM) a ainsi annoncé mercredi que 2020 serait sur le podium des années les plus chaudes. Les données provisoires la place pour l'instant deuxième derrière 2016, mais l'écart étant faible, le classement pourrait changer.

En ajoutant les nouvelles données pour novembre, "2020 est désormais encore plus proche du record de 2016", a indiqué Copernicus lundi, estimant qu'elle pourrait finir sur la première marche, ex-aequo voire seule, à moins d'un changement de tendance toujours possible.

"Sonnettes d'alarme"

Sur novembre, au niveau mondial, la température a nettement dépassé (de 0,13°C) le précédent record détenu à égalité par novembre 2016 et novembre 2019, pour s'établir à +0,77°C au dessus de la température moyenne de la période 1981-2010.

"Ces records sont en ligne avec la tendance à long terme du réchauffement de la planète", a commenté Carlo Buontempo, directeur du service européen Copernicus sur le changement climatique, appelant les dirigeants à "voir ces records comme des sonnettes d'alarme et à chercher les meilleures façons de respecter les engagements de l'accord de Paris".

Les défenseurs du climat espèrent d'ailleurs que le sommet organisé samedi par l'ONU et le Royaume-Uni pour le 5e anniversaire de Paris sera l'occasion de relancer les ambitions de la lutte contre le réchauffement.

Les températures ont été particulièrement élevées ce mois de novembre en Sibérie, sur l'océan arctique, une partie de l'Europe du Nord et des Etats-Unis, l'Amérique latine, l'ouest de l'Antarctique. 

Et la banquise de l'arctique a été à son deuxième niveau le plus bas. Une situation "inquiétante et qui souligne l'importance d'une surveillance globale de l'Arctique, qui se réchauffe plus vite que le reste du monde", a souligné Carlo Buontempo.

Alors que l'été austral commence à peine, l'Australie a elle déjà connu une première canicule, avec 48°C enregistré à Andamooka en Australie-Méridionale, et de nouveaux incendies ravageant les forêts de Fraser Island, île de la côte est classée au patrimoine mondial.

Et l'Europe a connu son automne le plus doux jamais enregistré, avec une moyenne de 1,9°C au dessus de la période de référence, et 0,4°C au dessus du précédent record de l'automne 2006.

La base de données satellite de Copernicus pour l'observation des températures remonte à 1979, mais les données conventionnelles terrestres et d'autres agences ne montrent pas d'année plus chaude avant 1979, depuis l'ère préindustrielle.(selon Tahiti.info)

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lundi 7 décembre 2020

Poissons migrateurs au Pays de Bade

Le retour des saumons dans les rivières de la Forêt-Noire

saumonIls sont de retour, et par centaines : les saumons. 200 d'entre eux ont été dénombrés près d'Iffezheim dans le Rhin, en route pour frayer dans leur rivière natale de la Forêt-Noire.

Plusieurs centaines de saumons sont de retour dans les rivières de la Forêt-Noire pour y frayer. Jusqu'au 1er novembre, 200 animaux nageant en amont de plusieurs rivières avaient été recensés, a annoncé vendredi à Stuttgart le ministre de l'agriculture Peter Hauk (CDU). C'est l'un des meilleurs résultats depuis que les enregistrements vidéo ont commencé à la passe à poissons de la centrale électrique du Rhin d'Iffezheim (district de Rastatt) il y a 20 ans.

Depuis 2001, le Baden-Württemberg soutient le développement des stocks de cette espèce de poisson particulièrement exigeante avec un "programme saumon". À cette fin, les saumons sont éclos et élevés dans des stations de reproduction, puis relâchés dans les affluents du Rhin supérieur. De là, les jeunes poissons doivent migrer vers l'Atlantique Nord. Ils reviennent pour frayer.

Selon M. Hauk, le retour des saumons dans leurs eaux d'origine est un signe "que nos mesures élaborées dans le cadre du programme sur les poissons migrateurs portent de plus en plus leurs fruits". Ainsi, le saumon du Rhin pourrait un jour être retrouvé en nombre impressionnant dans les eaux locales.

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mardi 24 novembre 2020

Climat et justice

Pour la première fois, l'Etat mis en demeure de se justifier

climatLa justice française a donné jeudi trois mois à l'Etat pour justifier ses actions en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, une décision "historique" pour les défenseurs de l'environnement.

La plus haute juridiction française avait été saisie en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe (Nord), Damien Carême (élu depuis député européen et qui a donc quitté son mandat), qui estimait que sa commune du littoral du Nord était menacée de submersion par "l'inaction climatique" du gouvernement.

Le Conseil n'a pas immédiatement tranché sur le fond de ce premier dossier contentieux lié au climat à arriver devant lui, mais a donné trois mois à l'Etat - qui avait argumenté par écrit pour un rejet pur et simple de la demande - pour rendre compte de ses actions en matière de lutte contre les émissions responsables du réchauffement climatique.

Les juges administratifs ont notamment relevé que l'Etat s'était engagé, pour mettre en oeuvre l'accord de Paris de 2015 visant à limiter le réchauffement, à atteindre une baisse de 40% des émissions en 2030 par rapport à leur niveau de 1990.

Budgets dépassés

Or les "budgets carbone" d'émissions adoptés dans les différents plans de l'Etat -dont la dernière "stratégie nationale bas carbone" remonte au mois d'avril- ont toujours été dépassés, comme l'ont notamment montré les rapports annuels du Haut Conseil pour le Climat. Et l'Etat a d'ailleurs en conséquence revu ses objectifs à la baisse.

Constatant ce "report (...) d'une partie de l'effort de réduction des émissions devant être réalisé", les juges administratifs ont demandé au gouvernement de justifier de la "compatibilité avec la trajectoire de réduction des gaz à effet de serre" pour tenir son objectif de 2030.

Ils ont ainsi suivi les recommandations du rapporteur public, lors de l'audience du 9 novembre. Ce magistrat chargé de faire une recommandation sur le dossier avait alors souligné que "le coeur du sujet est le calendrier des actions", puisqu'il "y a bien urgence climatique aujourd'hui".

Et il avait estimé que les engagements de la France, dans le cadre de l'accord de Paris, des législations européennes ou nationales ne pouvaient avoir "un objectif uniquement programmatique mais bien contraignant".

"Renvoyer les requérants à 2030 ou 2050 pour voir si les objectifs sont atteints vous conduirait à participer à cette tragédie" climatique, car "le risque existe que tout retard soit irréversible", avait-il argumenté.

"Jolis engagements"

En le suivant, le Conseil d'Etat a pris "un arrêt qui me parait historique", a salué Corinne Lepage, avocate de la commune de Grande-Synthe. "Le Conseil d'Etat souligne que l'Etat a des obligations non pas de moyens mais de résultats. A deux reprises, il utilise le mot d'+effectivité+, ce qui veut bien dire que les politiques ne doivent pas être seulement de jolis engagements sur le papier", a-t-elle ajouté.

Une avancée également saluée par Hugues Hannotin, avocat du regroupement d'ONG "l'Affaire du siècle", qui ont elles aussi engagé une procédure contre l'Etat pour inaction climatique et s'était jointes comme "intervenants" à la procédure de la municipalité nordiste. "L'Etat va devoir rendre des comptes, les lois de programmation ne sont pas seulement pour la galerie."

"Décision historique: l'Etat doit respecter ses engagements pour le climat (et) devra également justifier des moyens qu'il met en oeuvre pour atteindre ces objectifs", s'est félicité sur Twitter "l'Affaire du siècle", soutenue par une pétition de 2,3 millions de citoyens, alors que Greenpeace France a tweeté un grand "BOOM!".

Le gouvernement n'a pas immédiatement réagi, mais à l'issue de l'audience du 9 novembre, le ministère de la Transition écologique avait indiqué à l'AFP qu'il serait en cas de décision lui demandant de se justifier de ses actions "entièrement à disposition". "Nous avons des choses à défendre", notamment en matière d'actions de décarbonation, avait indiqué une source au cabinet de la ministre Barbara Pompili. (selon "Tahiti.infos")

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lundi 12 octobre 2020

40% de la forêt amazonienne risque de devenir savane

Jusqu'à 40% de la forêt amazonienne risque de se transformer en savane d'ici la fin du siècle, à cause du manque de précipitations entraîné par les émissions de gaz à effet de serre, selon une étude parue lundi.

amazonieLes forêts sont particulièrement sensibles aux changements de régimes pluviaux sur de longues périodes, le manque d'eau finissant par tuer les arbres.

Le phénomène n'est pas sans conséquence, avec la perte d'écosystèmes tropicaux, et une capacité réduite à absorber les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine.

Une équipe de scientifiques européens a utilisé les dernières données atmosphériques disponibles pour simuler la réaction des forêts humides à un changement du régime de pluies. Et notamment les conséquences d'une poursuite de l'utilisation de combustibles fossiles jusqu'à la fin du siècle. 

Ils ont calculé que les chutes de pluie en Amazonie sont déjà si basses que jusqu’à 40% de sa forêt pourrait se transformer en système de savane, selon cette étude du Stockholm Resilience Center, parue dans Nature Communications.

Son auteure principale, Arie Staal, a remarqué que les forêts humides créent normalement leurs propres précipitations par évaporation, bénéficiant à la croissance des arbres.

Mais l'inverse est aussi vrai. Quand les pluies se raréfient, la forêt disparaît. "Quand la forêt diminue, on a moins de pluies sous le vent, qui entraîne la sécheresse, et plus de feux et de perte d'arbres: c'est un cercle vicieux", selon elle.

L'étude s'est penchée sur la résilience des forêts tropicales humides dans des scénarios extrêmes.

Dans l'un d'eux, les chercheurs ont conclu que si elles disparaissaient brutalement, les forêts humides auraient beaucoup de mal à se reconstituer.

Outre le bassin amazonien, l'étude a établi que celui du Congo risquait lui aussi de se transformer en savane. 

"Nous comprenons maintenant que les forêts humides sur tous les continents sont très sensibles aux changements globaux et peuvent rapidement perdre leur capacité d'adaptation", selon Ingo Fetzer, lui aussi du Stockholm Resilience Centre. 

"Si elles disparaissent, leur restauration à l'état originel prendra des décennies", a-t-il dit. (selon "Tahiti.infos")

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dimanche 6 septembre 2020

Guêpes et frelons : « Cet été est exceptionnel » dans le Grand Est

« Quand beaucoup de guêpes volent comme ça, il y a forcément un nid pas loin » : dans le Bas-Rhin comme ailleurs en France, les destructions de nids de guêpes et de frelons se multiplient, les professionnels n’hésitant pas à parler d’une année « record ».

gu_tesAprès la destruction d’un nid sous la toiture d’un immeuble, puis d’un deuxième à l’entrée d’une aire de jeux pour enfants, il est à peine 10h lorsque David Oliveira Texeira fonce vers sa troisième intervention de la journée, dans une maison de la banlieue sud de Strasbourg. En ville ou à la campagne, chez des particuliers ou dans les entreprises, guêpes et frelons prolifèrent. « Cet été est exceptionnel », juge le chef d’équipe de la société DMKExperts.

Mais l’entreprise a constaté un phénomène similaire dans bien d’autre régions en France. A l’échelle du Bas-Rhin, les chiffres qu’elle avance sont autant de « records » : 300% d’augmentation de l’activité de destruction de nids de guêpes et de frelons, une centaine d’appels par jour contre une trentaine en pleine saison les années précédentes, une cinquantaine d’interventions quotidiennes…

Confrontés à l’explosion du nombre de sollicitations, les pompiers du Bas-Rhin facturent depuis le printemps 2019 la destruction de nids, activité devenue chronophage, pour « se recentrer sur leurs missions prioritaires ». Selon David Oliveira Texeira, la prolifération d’hyménoptères (guêpes, abeilles, frelons et bourdons) s’explique notamment par la météo des derniers mois. Avec un hiver et un printemps doux, même les insectes les plus faibles ont survécu. Outre les conditions climatiques, « il est aussi possible que les guêpes viennent chercher de la nourriture chez les hommes », ne disposant plus des ressources nutritives nécessaires dans la nature.

« Ils se sont donné le mot, quelqu’un vient les attaquer »

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« Ça vous empoisonne la vie ce genre de chose », soufflent Raphaële et Fabien. Sous la toiture de leur maison de trois étages à Illkirch-Graffenstaden, au sud de Strasbourg, le couple pense avoir identifié la présence d’un nid entre deux cheminées, pariant plutôt sur des frelons que sur des guêpes. Les insectes pénètrent depuis une dizaine de jours jusque dans une chambre et la salle de bain. Équipé de la tête aux pieds d’une combinaison bleue, une grille devant le visage et un pulvérisateur blanc dans une main, David Oliveira Texeira s’extrait de la fenêtre de toit et escalade la toiture. « C’est un nid de frelons européens », confirme le technicien, perché à plusieurs mètres du sol. A peine a-t-il bougé une tuile, qu’un nuage d’une centaine d’insectes s’élève dans les airs, l’encerclant. « Ils se sont donné le mot, quelqu’un vient les attaquer », observe sereinement le technicien depuis l’arête du toit. En réaction, les ouvrières sortent défendre leur nid, qui, en pleine saison, peut contenir jusqu’à un millier d’individus et atteindre plus d’un mètre de long.

Souvent confondu avec la guêpe, le frelon se distingue par sa taille moyenne, atteignant 30 millimètres, et seul son abdomen est bariolé de jaune et de noir. Depuis le jardin, Fabien appelle sa femme pour qu’elle assiste également à l’intervention, « impressionné ». La procédure est immuable : insérer la buse du pulvérisateur dans un espace qui permettra à la poudre insecticide – conçue à partir d’une plante à fleurs blanches, le pyrèthre – de rendre le nid inactif. Puis les frelons qui bourdonnent autour du professionnel achèveront eux-même le travail. « En rentrant, ils vont emmener de la poudre directement à l’intérieur du nid », l’objectif final étant de tuer la reine, pour éviter qu’elle n’en construise un autre ailleurs et continue de pondre. Après quelques pulvérisations, David Oliveira Texeira annonce la bonne nouvelle : « Le nid est traité ! » Mais « il faudra penser à fermer toutes les fenêtres de ce côté pendant 48 heures » pour éviter que les derniers survivants, particulièrement agressifs, n’entrent dans la maison, prévient-il. (selon Le Quotidien du Luxembourg et AFP)

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vendredi 4 septembre 2020

A propos de zone industrielle dans la vallée de Villé

Toujours les papillons d'Alsace-Nature !

AlsaceNature

En 2012 déjà, Le responsable local d'Alsace-Nature évoquait les papillons pour engager un recours contre la DUP du contournement de Châtenois ! Recours qui retarde toujours ce projet ! Et qu'on ne vienne pas nous dire que les retards sont dûs depuis huit ans au covid-19 et au confinement !

Ces mêmes papillons ont d'ailleurs aussi été évoqués par Alsace-Nature pour contester le tracé des pistes cyclables dans la vallée, notamment à hauteur de Saint-Maurice.

Et voilà qu'à travers la presse locale la même association s'en prend, au moment où le pays entier souffre de la crise économique et du chômage liés à la crise sanitaire, au projet d'agrandissement d'une zone industrielle intercommunale qui ne peut être que créatrice d'emplois. Il est vrai que ce n'est plus une, mais trois variétés de papillons qui risquent selon l'association de disparaître.

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Rappelons quand même que l'important responsable local d'Alsace-Nature est conseiller municipal de Thanvillé, élu majoritaire sur une liste qui avait comme opposants une liste écologiste. En son temps, la commune de Thanvillé (et donc lui-même) avait approuvé le PLUi qui a permis d'envisager l'extension  de la zone industrielle évoquée. On peut donc se demander ce que cherche cet illustre personnage très proche de la nature (quand ça l'arrange ?). On peut se demander aussi à quoi correspond cette guéguerre larvée avec l'ex-président de la comcom Riebel, lui-même connu comme un écologiste (farouche, semble-t-il).

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jeudi 2 juillet 2020

Saint-Pierre-et-Miquelon

L'archipel perdu

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mercredi 17 juin 2020

Naissance aux Galapagos

Six oiseaux d'une espèce menacée : le moucherolle vermillon

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Six oisillons d'une espèce endémique aux couleurs splendides mais en danger d'extinction, le moucherolle vermillon de Darwin (Pyrocephalus nanus), surnommé aussi "l'oiseau sorcier", ont pu voir le jour dans une zone ne comptant plus qu'une quarantaine de couples reproducteurs, a annoncé le Parc national des îles Galapagos.

Les petits passereaux sont nés dans la partie haute de Santa Cruz, l'une des trois îles principales de l'archipel équatorien, patrimoine naturel de l'humanité qui a inspiré la théorie de l'évolution au naturaliste britannique Charles Darwin.

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"En termes de conservation, cela signifie pour l'oiseau sorcier que la structure de la population de cette espère augmente de six nouvaux individus dans son territoire et ses zones de vie", explique le directeur du Parc, Danny Rueda, dans une vidéo diffusée mardi par l'organisme.

"L'oiseau sorcier est une espèce qui est en danger d'extinction en raison du faible nombre d'individus sur son territoire", ajoute-t-il, soulignant que le Parc s'est doté d'un programme pour en accroître le nombre. (selon AFP)

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