mercredi 4 octobre 2017

Après la visite de Le Drian à Abidjan

Les 1,4 milliards d'Euros de financement deviennent 2 milliards prêtés

plateau_2010_abidjan_0

Le ministre des Affaires Etrangères Jean-Yves Le Drian était à Abidjan, comme annoncé. Voici ce qu'en dit RFI (Radio France International) : "Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a assisté, lundi 2 octobre, à l'ouverture de la deuxième édition des rencontres économiques franco-africaines, Africa 2017, dont l'objectif est de relancer les échanges entre la France et l'Afrique dans le secteur privé. Il a réitéré le soutien de la France à la Côte d'Ivoire, soulignant que Paris avait accordé un prêt de deux milliards d'euros devant notamment servir au financement du métro urbain d'Abidjan.

C'est l'un des projets emblématiques du moment dans la capitale économique ivoirienne. La construction du métro de la ville, qui permettra le transport d'environ 300 000 personnes par jour, vise à « résoudre le problème des embouteillages à Abidjan, qui engendrent des pertes importantes pour l'économie ivoirienne », a ainsi indiqué l'ancien ministre des Transports Gaoussou Touré.

C'est l'heure de la présentation du projet en gare de Treichville : « Bonjour à tous. Je suis Kinapara Coulibaly, directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD)… » Sur l’écran, un magnifique train gris et bleu traverse la ville d’Abidjan à vive allure ; mais c'est un convoi qui est encore virtuel. Le tracé de cette ligne n°1, lui, est déjà dessiné : 37 kilomètres du nord au sud de la ville, « en passant par la commune d’Abobo, Adjame, Plateau, Treichville, Marcory et Port-Bouët… », continue Kinapara Coulibaly."

Voitures pare-choc contre pare-choc

Pour mieux se rendre compte de l'ampleur du chantier à venir, direction l’unique voie de chemin de fer à bord d’une draisine. Avant d’arriver dans le sud du quartier d’Adjamé, le petit train jaune se fraie un passage entre les habitants qui traversent les voies. De part et d’autre, des rails, des baraques de taule et de parpaings. Sur la bretelle d’autoroute en contrebas, les voitures sont pare-chocs contre pare-chocs.

Dans cinq ans, cette scène n’existera peut-être plus. « Quand on traverse ces zones très déshéritées, précise Jean-Yves le Drian, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, qui vont être transformées inévitablement, il faudra aussi un accompagnement social très important. Il va permettre la réhabilitation de plusieurs quartiers. Il va permettre un brassage de population. Et il va être aussi très important pour l’environnement. »

Selon nos informations, 80 millions d’euros ont été programmés au titre du dédommagement pour le démantèlement de l’habitat informel sur le tracé de la ligne numéro 1 du métro d’Abidjan."

Ivoiriens entubés, l'arnaque est en place !

Le Drian est un excellent VRP et négociateur pour Macron qui est en fait le vrai décideur de cette affaire. Il n'est pas utile de revenir sur la façon dont Bouygues a remplacé Alsthom sur ce marché ivoirien. Voyons plutôt la suite.

abidjan_adjame_train_futur_metro_0

Il s'agit de rendre l'affaire crédible et populaire, et non de convaincre les responsables ivoiriens qui se sont déjà ralliés aux exigences macroniennes. Alors on présente un beau métro bien conçu et on l'oppose aux pauvres rues de la banlieue abidjanaise. Il apparaît comme une évidence que les abidjanais ne peuvent pas continuer à vivre dans ces conditions, surtout qu'on leur promet "l'émergence pour 2020" ! Evidemment, Le Drian n'est pas là pour prendre en compte leurs voeux prioritaires : ce sera le métro de Bouygues ! Et comme les asiatiques (Japon et Corée du Sud) présentent des projets 30% moins cher, on va jusqu'à promettre de "financer" la différence. Différence de 1,4 milliards d'€ donnés devient brutalement un crédit de 2 milliards : et voilà le tour de passe-passe est réussi ! Finalement, les ivoiriens paieront, leurs dirigeants se féliciteront de cette réussite qui les fera réélire, Macron et Bouygues seront contents du bon tour joué à Alsthom-Lohr-Siemens l'allemand.

Quant aux 80 millions de dédommagement, on peut se demander où ils iront. Lors des inondations du début d'année 2017, le président Ouattara était venu à Strasbourg quémander une aide (qui s'est élevée à 18 millions d'€) dont peu d'Ivoiriens sinistrés ont vu la couleur. Bien au contraire, la plupart a été sommée de "déguerpir" et vit encore aujourd'hui dans la précarité et la misère. Dans ces histoires, on peut se demander qui sont "les brouteurs" (terme ivoirien pour désigner les arnaqueurs). Pas forcément ceux que l'on croit. Dans le monde rothschildo-macronien, tous les moyens sont bons, y compris l'exploitation de la misère du monde.

Ouattara_et_Le_Drian_Jpg

Posté par jl boehler à 01:55 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 2 octobre 2017

Jean-Yves Le Drian, lieutenant de la Françafrique

Jean-Yves Le Drian effectue les 2 et 3 octobre une visite en Côte d’Ivoire et au Niger. Ce déplacement sera centré sur les enjeux de diplomatie économique. Il sera reçu par le président Ouattara ! 

ledrian

Il y a 2 mois, le président Macron avait tordu le bras au président ivoirien Ouattara pour le convaincre d'accepter le métro de Bouygues dans sa capitale économique d'Abidjan. Le président ivoirien qui avait l’intention de profiter de sa rencontre avec Macron pour solliciter un appui budgétaire à Paris se retrouvait donc dans une difficile position. Si les travaux démarrent dans les prochains mois, cela voudra dire qu’il a cédé au coup de pression du président français en faveur de Bouygues. Et dans ce cas-là, les Ivoiriens se retrouvent avec un métro bien plus coûteux que celui des autres capitales africaines. Les sympathiques pressions de Macron semblent donc avoir porté leur fruit.

On se rappelle qu'il y a quelque temps, après des prises de contact entre le gouverneur d'Abidjan Mambè Beugré et Patrick Kron, PDG d'Alsthom, le tramway sur pneus était promis à cette belle ville d'Abidjan (après le fiasco des négociations avec Bamako dans l'affaire Lohr - Ville de Strasbourg). Mais Alsthom fusionne avec l'allemand Siemens, et c'est donc l'Afrique qui va payer le prix de la facture.

Même si Macron a tenu sa promesse de débloquer 1,4 milliards d'€ (15% du coût du projet) pour une seule ligne de l'aéroport de Port-Bouët à Anyama (nord d'Abidjan), alors que le tramway d'Alsthom-Lohr devait avoir une ligne de l'aéroport au Plateau (centre administratif d'Abidjan). Peut-être même que la première dame de Côte d'Ivoire, Dominique Ouattara née Nouvian, de nationalité française, se verra attribuer en guise de reconnaissance une carte de membre gratuite à LREM, après avoir bénéficié d'une carte LR du temps de Sarkozy.

metro_dabidjan

 

  •  NB : Bouygues a déjà réalisé les métros du Caire et de Sydney.

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 9 septembre 2017

Macron met ses policiers au régime sec

Un banquier ça sait compter et ça économise 

forbach1

Lundi 4 septembre, jour de la rentrée des classes, Emmanuel Macron était en visite dans une école primaire de Forbach. Un voyage officiel (VO) qui nécessitait un important dispositif de sécurité. Les fonctionnaires de la Direction départementale de la sécurité publique de Moselle (DDSP) avaient reçu des renforts extérieurs à l’instar des hommes de la Section d’intervention (SI) de Nancy, à en croire les réseaux sociaux des différentes organisations syndicales.

En poste sur les lieux du VO avant 6 h du matin pour certains, les policiers recevaient, vers 10 h, un petit sachet repas. À l’intérieur : une pomme, une bouteille d’eau de source 50 cl, une mini-brique de jus d’orange et un sachet de 4 biscuits. Un encas dans l’attente d’un repas de midi qui tienne l’estomac ? Que nenni !

Ce sera la seule et unique collation - un « goûter d’écolier » plaisantent certains - distribuée aux forces de l’ordre chargées d’assurer la sécurité autour du déplacement présidentiel. Autant dire qu’il fallait avoir de la réserve pour tenir une vacation sur le terrain d’une durée de près de 10 h. « Quand on a su qu’il s’agissait du seul et unique repas auquel nous aurions droit, on a cru à une blague », note un policier. « C’est un manque criant de considération pour des économies de bout de chandelle. S’il y avait eu au moins un sandwich dans le colis, la pilule aurait peut-être pu passer mais là… D’autant que, bloqués sur le dispositif, on ne pouvait pas aller acheter de quoi se restaurer ».

Le buzz !

Le « goûter présidentiel » fait le buzz sur les pages Facebook à l’instar de celle du Syndicat Unité-SGP-Police FO. Et les commentaires fusent : « On dirait le goûter de mon fils de 6 ans » ; « Honteux » ; « Les voyous en prison ont des repas chauds matin, midi et soir » ; « Au prochain repas à l’Elysée, le cuistot devrait reprendre cette merveilleuse idée »…

Secrétaire départemental d’Unité-SGP-Police FO en Meurthe-et-Moselle, Abdel Nahass « n’accepte pas de telles conditions de travail ». Le représentant syndical compte « alerter le préfet délégué et saisir le CHSCT ». « C’est toujours la DDSP qui reçoit - ici la Moselle - qui à la charge d’assurer la restauration. Avec la possibilité de demander un remboursement à l’administration et en cas de déplacement hors du lieu de résidence, les fonctionnaires ont droit à un forfait repas de 15,25 €. Là, on en est loin ! ».

Un raté de cantine qui amenait nombre de policiers extérieurs au département de la Moselle, à se précipiter vers la première enseigne de restauration ouverte à la fin du VO. A priori, l’administration devrait tout de même rembourser le ticket à hauteur du forfait : 15,25 €. (selon "L'Est Républicain").

NB : Evidemment, ce repas est l'équivalent de celui pris à la tour Eiffel par les couples Trump et Macron le 14 juillet dernier. Une rentrée scolaire à Forbach, ça vaut bien une belle fête nationale.

trump

Posté par jl boehler à 00:08 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 30 août 2017

Un labrador au conseil des ministres

Capitaine Nemo !

17_08_29_macron_conseil__1_

Le président français Emmanuel Macron doit être l'un des rares élus à lire ce blog. Il a ainsi pu voir l'exemple du maire de Villé qui préside des réunions avec sa petite fille de 3 ans sur ses genoux. Le "chef Jupiter" a voulu faire mieux et a adopté ce week-end, dans un refuge de la société protectrice des animaux, un labrador croisé de griffon, baptisé Nemo, que des journalistes ont pu apercevoir lundi à l'Elysée au Conseil des ministres...

- A relire : Petite-fille ou 3ème femme ?

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 12 août 2017

Prix éblouissants – 55 555 billets de bus à seulement 5 € avec OUIBUS !

Fantastique ! Vive Macron !

ouibus3On avait cru comprendre que le gouvernement voulait réduire de 5 € les APL (aides personnalisées au logement). Finalement, il n'en est rien, il ne s'agit que d'un malheureux couac de communication, qui avait même amené notre président à parler de "pipi de chat". Il n'y aurait eu qu'un malheureux mélange de dossiers traînant sur un bureau et mal rangés par un collaborateur.

ouibus2

La réalité serait toute autre. Et pour la comprendre il faut revenir au grand projet de "bus Macron" au moment où notre président n'était encore que ministre des finances. Même de l'Elysée, il continue à suivre ce dossier. Alors ces compagnies sollicitées (Ouibus, Flixbus, et autres sous-traitants) devaient proposer des voyages "low coast" à 5 € ! Ainsi, quatre lignes expérimentaient déjà ce produit : Paris - Lyon, Marseille - Montpellier, Lille - Bruges et ... Strasbourg - Europa Park Rust (Pays de Bade, Allemagne).

Le malheur est que ce dossier mal rangé sur le bureau du président s'est mélangé à celui des APL (allocation personnalisée de logement). Et c'est ainsi que ce mélange explosif de projets se serait retrouvé sur le bureau du premier ministre Edouard Philippe qui aurait rédigé en toute sincérité une note de synthèse : "réduction généralisée des APL pour un montant de 5 €". Désolant, ce couac ! mais l'erreur ne serait-elle pas humaine ? Ce qui serait inhumain et diabolique, ce serait de persévérer dans l'erreur.

D'ailleurs pour réparer ce léger "couac", le président Macron se verrait très bien conduire lui-même un bus à 5 € de Strasbourg à Rust. Encore faudrait-il qu'il passe d'abord son permis de conduire "transports en commun". Il ne faudrait pas qu'on puisse lui reprocher de conduire sans permis, après qu'on lui a déjà reproché son accoutrement de pilote alors qu'il n'a jamais fait son service militaire.

ouibus1

Posté par jl boehler à 00:02 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

samedi 5 août 2017

Discours du président Macron concernant l'immigration

Beaucoup de bruit pour rien !

discours

Présenté comme un discours fondateur de la politique du gouvernement en matière d’intégration et d’immigration, le discours prononcé par Emmanuel Macron à Orléans le 27 juillet 2017 se situe dans la continuité des politiques menées depuis trente ans.
Les mesures à long terme annoncées sont loin d’être à la hauteur des enjeux, et n’apportent pas de solution aux problèmes aigus et urgents que rencontrent les personnes migrantes. Elles sont surtout en contradiction avec la violence des pratiques sur le terrain : gazage à Calais et ailleurs, expulsions vers l’Afghanistan, refoulements quotidiens à la frontière franco-italienne, etc.

Le président maintient une opposition schématique entre migrants et réfugiés. La répression des « migrants économiques » est présentée comme une contrepartie inévitable de la générosité à l’égard des persécutés. Or cette catégorisation simpliste ignore la complexité des motifs de départ souvent entremêlés. Le tri proposé entre « réfugiés politiques » et « migrants économiques » est en contradiction avec l’annonce d’une volonté de lutter contre les actes de rejet.

Mais surtout, certaines des modalités mises en avant pour effectuer ce tri, comme l’examen des demandes d’asile sur le territoire africain, ne garantissent aucunement le respect des droits des personnes. Et l’hypothèse de la création de centres en Libye, qui n’a signé ni la Convention de Genève sur les réfugiés, ni aucun autre traité international de protection des droits humains, apparaît à la fois choquante et irréaliste. Dans ce pays, les personnes migrantes sont quotidiennement les victimes de traitements indignes et de violences. Ce n’est sûrement pas en délocalisant la procédure en dehors de son territoire que la France prendrait ses responsabilités.

Par ailleurs, le président insiste sur le renforcement d’une politique d’intégration, mais associe l’hébergement des personnes au durcissement de la politique d’expulsion, assumant le dévoiement du droit à l’hébergement à des fins d’éloignement. Et dans le plan dévoilé par le gouvernement le 12 juillet, l’objectif d’offrir d’ici la fin de l’année un hébergement d’urgence à toutes les personnes qui sont à la rue ne s’accompagne d’aucune mesure à court terme.

Enfin, Emmanuel Macron oppose les «  bons sentiments » de certains à la « politique responsable » qu’il s’engage à mener. Il traite avec mépris les actions de solidarité des associations et des citoyens, et sous-entend qu’elles sont irresponsables, alors qu’elles sont rendues nécessaires par la défaillance de l’État dans la vallée de la Roya, à Calais, Paris, Metz et ailleurs. (selon "Jeune Afrique")

Voir ci-dessous le discours d’Emmanuel Macron à la cérémonie de naturalisation à la Préfecture du Loiret :

naufrage

"Plus personne dans les rues et les forêts" : en tous cas, les noyés en Méditerranée n'y seront pas !

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 27 juillet 2017

Fécondité en Afrique

La CEDEAO se plie aux desiderata de Macron

Femme_Enceinte_7

Au sommet du G20 en Allemagne, le Président Macron dénonçait le taux de fécondité comme facteur d’appauvrissement de l’Afrique. Les parlementaires de la CEDEAO semblent donc se résigner à cette assertion en luttant désormais contre la forte démographie africaine.

La capitale burkinabè Ouagadougou accueillait, ce week-end, une rencontre régionale sur la démographie. Outre les 15 pays de la CEDEAO, les parlementaires de la Mauritanie et du Tchad ont tous répondu présent. Il était question, lors de ces assises, d’évoquer la baisse de moitié du taux de fécondité à l’horizon 2030. Et ce, par la limitation à trois du nombre d’enfants par femme africaine.

Ainsi, le président de l'assemblée nationale burkinabè Salifou Diallo, hôte de la cérémonie, a-t-il déclaré : « Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique. » Puis, il ajoute : « Il est urgent de contenir la poussée  démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable. »

Cependant, certains observateurs s’interrogent sur « l’urgence » alléguée par Diallo. D’autant plus que quelques jours plus tôt, le président français Emmanuel Macron déclarait que les financements des bailleurs de fonds vers l’Afrique seraient englouties par le fait que les femmes africaines avaient en moyenne huit maternités chacune. Propos qui avaient suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Le timing entre la déclaration de Macron et celles des parlementaires de la CEDEAO est très criant. A telle enseigne que cela s’apparente à une dictée de l’Occident aux Africains. Comme si les leaders africains n’attendaient que le signal de leur puissance tutélaire pour prendre conscience de leurs réalités. Ou bien est ce la condition sine qua non pour recevoir le financement de Macron, fervent soutien de la Françafrique ? (Rufus Polichinelle, "Afrique sur 7")

Posté par jl boehler à 00:06 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

mercredi 26 juillet 2017

La démacronisation est en marche

Baisse des APL : Robert Hue lâche Macron 

hue1

Soutien d'Emmanuel Macron, l'ancien Premier secrétaire du Parti Communiste Français dénonce la baisse des aides aux logements décidée par le gouvernement.

La baisse des APL n'en finit pas de faire couler l'encre. Cette fois, c'est l'ancien premier secrétaire du Parti Communiste Français Robert Hue, soutien d'Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle, qui a pris sa plume pour dénoncer la baisse des aides au logement. Dans un communiqué du mouvement des progressistes, sa nouvelle formation politique, Robert Hue dénonce une mesure "particulièrement indécente", conjuguée à l'annonce de la baisse de l'impôt sur la Fortune (ISF), qui "touchera des familles et des jeunes dont on connaît bien les difficultés".

"Fidèle à son profond attachement à la justice sociale, le Mouvement des Progressistes s’insurge contre cette décision et souhaite qu’une toute autre direction soit prise afin que les propositions faites pendant la campagne électorale par le candidat Emmanuel Macron – hausse du pouvoir d’achat, protection des classes sociales les moins favorisées – soient véritablement mises en oeuvre", a averti le sénateur du Val-d'Oise.

Posté par jl boehler à 01:56 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

mardi 25 juillet 2017

Le Drian avale des couleuvres

Vers une démission de Le Drian ?

couleuvres

La question n'est déjà plus de savoir s'il va démissionner, mais quand. La démission du général de Villiers a été un nouvel épisode du désenchantement de l’ancien ministre de la Défense du président Hollande. Si Jean-Yves Le Drian a salué le « grand soldat » qu’est l’ ancien chef d’état-major des Armées, en revanche la nomination du général Lecointre l’a laissé de marbre. 

Un Le Drian meurtri

Le Breton a peu apprécié le discours du président Macron à l’hôtel de Brienne, le 13 juillet. Il a été meurtri par les discours contre les pratiques anciennes du ministère de la Défense vis-à-vis de Bercy et, notamment, les attaques contre son ancien directeur de cabinet, Éric Lewandowski. Le premier ministre, le ministre de l’Economie et des Finances et celui des comptes publics sont issus du parti Les Républicains et ne sont pas réputés pour être des amis de l’ancien ministre préféré du président Hollande. Les économies demandées au ministère des Armées, qui n’est plus chargé seul de la Défense, sont aussi une stratégie visant à mettre la lumière sur les faveurs du hollandisme envers les militaires et de leur ancien ministre. Bercy tient sa revanche. Les échanges entre Darmanin et Le Drian doivent être très différents de ceux qu’avaient jadis Jean-Yves Le Drian avec Michel Sapin.

La revanche des diplomates

ledrian1

De même au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian mesure l’hyper présidence d’Emmanuel Macron. Les diplomates prennent aussi leur revanche sur les militaires. La politique étrangère est, plus que jamais, définie à l’Élysée avec Philippe Étienne, le conseiller diplomatique, et Franck Paris, le conseiller Afrique. Ces deux diplomates sont des spécialistes de l’Europe et de l’Afrique, aussi le ministre des Affaires étrangères se trouve souvent cantonné dans un rôle de porteur de messages. Jean-Yves Drian est aussi sous la surveillance rapprochée de son dircab, Emmanuel Bonne, spécialiste du Proche et Moyen Orient qui vient du Liban où il etait ambassadeur mais qui avait été aussi, jadis, un collègue apprécié d’Emmanuel Macron, à l’Élysée. Il n’est pas sûr que ce nouveau rôle ministériel convienne à l’ancien « duc de Bretagne ».

Entre deux

Sur ses terres bretonnes, Jean-Yves Le Drian a également beaucoup perdu de son aura. Son ralliement précoce au candidat Macron a déçu les socialistes bretons, légitimistes envers le président Hollande. Le Drian n’est plus des leurs, d’autant qu’il n’est plus le président du conseil régional. Lâché par les socialistes, il n’est pas devenu pour autant un leader macroniste. La place est prise. Richard Ferrand tisse sa toile pour devenir le nouveau « duc de Bretagne », sans égards pour Jean-Yves Le Drian qui commence à s’interroger sur sa place dans un tel gouvernement. Homme de caractère et en bon Breton, le Lorientais ne mangera pas son chapeau très longtemps.

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 20 juillet 2017

Armes offertes, puis volées

Un grand merci, messieurs Macron et Le Drian

armes4

Dès la mi-mai, l'ancien ministre de la défense socialiste, nouveau ministre LREM Jean-Yves Le Drian (le plus rapidement opérationnel) faisait don gratuitement de matériel militaire, d'armes, de véhicules et même d'hélicoptères de combat au gouvernement ivoirien, alors que le président de ce pays Alassane Ouattara était le premier à être reçu par Macron à l'Elysée. Sans compter que dans ce pays que l'armée française était sensée quitter à la fin de l'opération Licorne, less effectifs ont été renforcés, sous prétexte que l'aéroport de Port-Bouët (Abidjan) devait servir de base arrière pour l'envoi de troupes et de matériel vers le Mali-Nord.

La bonne blague ! Voici que cette nuit du 19 au 20 juillet, des tirs ont empêché les abidjanais de dormir, des hommes masqués ont envahi deux casernes d'Abidjan, dans les quartiers de Yopougon et de Cocody, et ont "embarqué" des véhicules, des armes et des munitions. Et ce n'est pas la première fois que cela arrive dans ce pays, où les mutineries sont nombreuses et où le terrorisme a déjà fait bien des victimes.

Alors que ce matériel tombe forcément "en de bonnes mains", Macron annonce une réduction de 850 millions d'€ du budget militaire, limoge l'un des meilleurs généraux ! C'est vrai, il utilise la meilleure méthode pour éradiquer le monde du terrorisme qui le ronge. Avec du matériel vétuste par les réductions militaires, nos soldats vont-ils devoir se battre contre des bandes armées de bon matériel français ? Messieurs Macron et Le Drian, un grand merci, que vos consciences reposent en paix !

Posté par jl boehler à 11:15 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,