mercredi 16 mai 2018

Macron face à Poutine !

Quel naïf !

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A peine réélu président de la Fédération de Russie, Poutine profitera du 22 ème Forum économique international de Saint-Petersbourg, du 24 au 26 mai 2018, pour pour recevoir  Emmanuel Macron. Lequel pense, mais à tort, infléchir la politique extérieure du Tsar.

Le Forum de Saint-Pétersbourg accueille autant de monde que celui de Davos mais il ne lui ressemble guère. Le Forum de Saint-Petersbourg n’est pas la grande messe de la « mondialisation heureuse » et la célébration de l’hyper capitalisme « bienfaiteur de l’humanité ».
Poutine a fait de ce Forum international une plateforme politique pour accroître les parts de marché de la Russie dans la compétition mondiale. La politique extérieure de la Russie y est omniprésente. Une centaine d’événements aussi économiques que politiques se tiendront dans la ville natale de Poutine.
Macron sur les traces de Sarkozy
Des chefs de l’État, des chefs de gouvernements, de très nombreux ministres sont invités personnellement par le Tsar. Le candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, s’y était rendu, en juin 2016, pour défendre un rapprochement entre l’Union européenne et la Russie, évoquer les situations en Ukraine et en Syrie et essayer de prôner le dialogue pour mettre un terme aux régimes réciproques de sanctions économiques. Emmanuel Macron se rendra en Russie, les 24 et 25 mai 2018, pour participer à ce Forum, en qualité d’invité d’honneur, avec le premier ministre japonais. Il reprendra probablement les mêmes arguments que Nicolas Sarkozy avec les mêmes résultats.
On peut constater que les rencontres, très médiatisées, du président français  avec Donald Trump et Vladimir Poutine n’ont guère infléchi leurs politiques et n’ont pas eu d’incidence sur leurs comportements hostiles. Trump a évidemment, comme prévu, dénoncé l’accord nucléaire avec l’Iran, dénoncé le multilatéralisme béat et n’est toujours pas sensible aux changements climatiques, tandis que Poutine continue la russification de territoires jadis ukrainiens, apporte une fin de non-recevoir aux condamations de son soutien décisif à Bachar El Assad et roule dans la farine les diplomaties occidentales en Afrique, comme en République Centrafricaine.
Si en France, les rencontres internationales du président Macron avec les grands leaders mondiaux sont bien accueillies car élles restaurent la fonction présidentielle, si dégradée avec le précédent chef de l’État, en revanche,  elles montrent aussi les limites de l’action présidentielle et une  certaine méconnaissance des principes fondamentaux des relations internationales.
Au service des grands groupes français
Les visites à l’étranger du président Macron ont essentiellement pour objectif de renforcer l’attractivité de la France et de permettre aux grands groupes français de conquérir de nouveaux marchés. A Saint-Petersbourg, les groupes implantés en Russie, comme  Auchan, Engie, Total, seront particulièrement présents  et le commerce avec la Russie sera au centre de la visite présidentielle . C’est bien un Forum économique international qui motive le voyage du président Macron.
Il est vrai que le quinquennat du président Hollande, avec Laurent Fabius à la manoeuvre destructrice de nos positions commerciales, a été catastrophique dans nos relations commerciales avec la Russie. On se souvient de l’annulation extravagante de la livraison de deux navires de guerre Mistral qui a coûté 950 millions d »euros aux contribuables francais. La France occupe désormais le cinquième rang du commerce avec ce pays, qui est sous sanctions économiques de l’Union européenne, depuis 2014. L’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Pologne devancent la France, incapable de tirer son épingle du jeu des sanctions économiques.
Après l’affaire des Mistral, le président Macron et son ministre des Affaires étrangères ne pourront pas vendre des Rafales ou des navires de guerre. Seuls les secteurs de l’agro alimentaire, de la grande distribution et du pétrole peuvent apporter des satisfactions françaises. Les quatre  États européens, qui devancent la France, apprécient énormément les positions françaises en pointe dans les conflits dans lesquels est impliquée la Russie, comme en Syrie ou en Ukraine. Il n’est pas sûr que les choix politiques français à l’international facilite le  développement du commerce français avec la Russie.
En politique, la cohérence est fondamentale. Le « en même-temps » trouve vite ses limites.(selon "Mondafrique")

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samedi 5 mai 2018

Macron l'a dit avec des fraises

Où est le caractère légal de la dépense ?

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Emmanuel Macron carbure-t-il aux fraises Tagada ? Les citoyens sont en droit de se poser la question, après l’apparition dans le dossier des comptes de la dernière campagne des présidentielles 2017 d’une étrange facture : l’achat de 17,8 kg de ces fameux bonbons pour un montant de 102,80 euros.

Les sucreries ont été achetées le 1er mars 2017 par le député La République en Marche (LREM) Mickaël Nogal, comme l’indique une facture publiée mercredi 2 mai par La Dépêche du Midi. L’élu s’est fourni dans la boutique Haribo de Nailloux, au sud de Toulouse (Haute-Garonne).

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Contacté par le quotidien occitan, Mickaël Nogal a précisé que ces fraises « n’étaient pas destinées au futur président de la République », ni même aux « marcheurs » mais aux citoyens toulousains. Elles devaient être distribuées à l’occasion d’une opération de tractage dans les rues de la Ville rose. Une manière habile de faire passer un message politique auprès des gourmands.

« À l’occasion de la journée du droit des femmes du 8 mars, nous présentions aux Toulousains les propositions d’Emmanuel Macron sur ce sujet, explique le député. Nous avions distribué des flyers pour la venue de Marlène Schiappa (actuelle secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, NDLR), et les militants avaient eu comme idée de les accompagner de petits sachets de fraises Tagada ».

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La dépense a en tout cas été jugée quelque peu inappropriée par l’instance responsable du contrôle des comptes de campagne. « Veuillez fournir des éléments démontrant le caractère électoral de cette dépense », a demandé la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) à l’équipe électorale d’Emmanuel Macron.

Si cette dernière ne parvient pas à produire ces justificatifs, il leur faudra payer toutes ces fraises Tagada de leur poche.

Et si le candidat Macron était venu dans le Val de Villé ? Combien de litres de kirsch ou de whisky aurait-il acheté pour les distribuer sous forme d'échantillon avec une invitation à un grand meeting au Saint-Gilles ou dans la salle festive de Villé ? Evidemment il aurait pris la dépense sur ses deniers personnels et non sur les impôts du contribuable. Les référents d'En Marche du Val de Villé, que tout le monde connaît, s'en seraient portés garants.

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mercredi 18 avril 2018

Vosges - pas d'arrivée en grande pompe pour Macron

Face à une manifestation, le convoi présidentiel emprunte les petites routes communales

macron1Après avoir été sifflé et hué à la sortie de la mairie de Saint-Dié-des-Vosges, les affaires ne se sont pas arrangées du côté de Mirecourt et Epinal. De Strasbourg où il avait prononcé, dans la matinée au Parlement européen, un discours sur la situation de l’Europe, Emmanuel Macron a rallié les Vosges en atterrissant à l’aéroport de Juvaincourt. Pour rejoindre le Palais des congrès d’Epinal, le convoi du chef de l’Etat a dû faire face à une manifestation au rond-point de Mirecourt. Pour l’éviter,  le convoi a emprunté les petites routes de la commune de Poussay. Et dire que Paris-Match donne notre président au plus haut de sa cote de popularité (42% de satisfaits). Cherchez l'erreur.

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Bachar, Plenel, Bourdin : les esquives jupitériennes

Pas de président au menu !

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On se demande bien si des aviateurs ou des marins français ont envoyé des missiles sur des usines désaffectées en Syrie. Même Poutine annonce que les Russes n'ont détecté aucun avion français dans l'espace aérien syrien. C'est quoi, ça ? Un gros mensonge ? Et de la part de qui ? Ou une fois de plus a-t-on droit à une grossière esquive macronienne, notre président ne souhaitant déplaire ni à Trump, ni à Poutine ?

Et ses esquives dans le débat sur BFMTV avec J-Jacques Bourdin et Edwy Plenel sont d'un bagoût sans limite. Ainsi, on apprend que c'est le président lui-même qui a demandé à ses interlocuteurs journalistes de l'appeler "Emmanuel Macron" et non "Monsieur le Président". Il paraît que ça le rend plus jeune, et les autres plus impolis. 

Et cela évite à notre président, pourtant pas à court d'idées lorsqu'il s'agit de parler finances avec les plus riches, d'éviter d'exposer la suite de son programme. Juste une petite allusion à un deuxième jour férié sacrifié pour les malades et les impotents. Juste pour tâter la température...

Quant au "match de boxe électrique", il a bien eu lieu comme prévu. Enfin, c'est ce qu'on veut nous faire croire. Même nos amis africains s'en sont rendus compte (voir ci-contre l'extrait de "L'éléphant déchaîné", journal satirique de Côte d'Ivoire).

Il n'y a pas eu besoin de faire appel au KGB pour détecter que le "combat de coqs" était arrangé en "envoi de gentillesses cogitées à l'avance". Pour le plus grand plaisir du président ou d'Emmanuel Macron ?

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vendredi 6 avril 2018

Macron "bien accueilli"

Une majorité de français approuve les actions des cheminots

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Emmanuel Macron a été accueilli par une centaine de manifestants, dont des cheminots, des étudiants et des personnels soignants, lors de son arrivée à Rouen ce jeudi. En déplacement sur le thème de l'autisme au CHU, le chef de l'Etat a été hué par des manifestants qui entendent défendre le service public.

"Macron, on t'attend", lance le groupe rassemblé devant le pavillon de pédiatrie sans avoir la certitude que le président de la République vienne à leur rencontre.

Emmanuel Macron a été interpellé par une aide-soignante mécontente des nouvelles coupes dans le budget de l'hôpital. En ce printemps de contestations sociales, des comités d'accueil remontés attendent le président de la République à chacun de ses déplacements : c'était le cas ce jeudi au CHU de Rouen, où Emmanuel Macron, arrivé sous les hués d'une foule hétéroclite, a été pris à partie par une aide-soignante.


"On a besoin de moyens"

"Vous avez vu ? On travaille bien, on fait de belles choses, et on a besoin d'argent. Il y a encore moins 2% cette année (dans le budget) alors qu'on augmente le taux d'activité de 4%. Au quotidien, il y a des fermetures de lits dans les services, des fermetures de service faute de personnel. On a besoin de moyens, on a besoin de personnel. (...) Il y a des gens formidables qui se donnent un mal de chien pour bien travailler.", a-t-elle expliqué au chef de l'Etat.


"De l'argent, il y en a dans le pays ! Les déficits publics, c'est beaucoup les banques. C'est pas tellement les cheminots ou les hôpitaux", a-t-elle continué, tandis qu'Emmanuel Macron invoquait la baisse des déficits publics pour justifier la "réorganisation" des budgets hospitaliers. "Il y a des coupes budgétaires dans tous les services publics", a constaté cette membre du personnel médical du CHU, alors que cheminots, employés municipaux, retraités et étudiants accompagnaient la grogne de ses collègues devant l'hôpital.

Face à cette colère, Emmanuel Macron s'est voulu rassurant, sans pour autant reculer sur le fond : "Il y a toujours des inquiétudes, parfois légitimes. Il y a des annonces qui suscitent aujourd'hui des protestations, qui sont totalement légitimes, qui supposent un travail, des explications quant au changement et à son sens", a déclaré le locataire de l'Elysée. "Ça ne doit pas empêcher le gouvernement de gouverner et de faire des choses importantes pour des millions de Français." Emmanuel Macron reste donc, pour l'heure, "droit dans ses bottes". Pour combien de temps ?


Selon un sondage pour BFMTV, 44% des Français approuvent la mobilisation des cheminots, et 41% y sont opposés. La tendance s'est inversée en deux semaines.

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mardi 3 avril 2018

Les messages cryptés de Macron and co

Comme des djihadistes ?

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La messagerie cryptée Telegram ne serait pas seulement la préférée des jihadistes, elle serait également celle des membres du gouvernement, rapporte ce jeudi L'Obs. 

L'engouement de la majorité pour la messagerie instantanée Telegram daterait du début de la campagne présidentielle. "C'est devenu très vite le seul canal naturel", déclare même un proche de l'exécutif au magazine.

Fini les SMS ou autres mails, toutes les discussions et décisions politiques transiteraient par la messagerie cryptée. Et certains ministres ne pourraient d'ailleurs plus s'en passer, comme Gérald Darmanin. "Sa boucle [son groupe de discussion, ndlr] est spectaculaire. On peut y poser des questions en direct, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Le ministre y cajole les députés", révèle à L'Obs un parlementaire. Emmanuel Macron serait également un adepte. L'Opinion révélait d'ailleurs en septembre dernier que le chef de l'État échangerait via la messagerie cryptée avec un groupe d'une dizaine de ses plus proches collaborateurs.

Plutôt réticent au départ, le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, aurait lui aussi sauté le pas le 21 mars dernier. La porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée, Aurore Bergé, serait elle aussi une adepte et l'utiliserait "une centaine de fois par jour", tout comme la chef de file de la majorité à la commission des Finances, Amélie de Montchalin, qui passerait même ses consignes de vote, via Telegram.

Mais selon L'Obs, certains ministres seraient quant à eux récalcitrants, comme la ministre du Travail Muriel Pénicaud, et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui trouve l'application "trop moderne pour elle". Le président du groupe LREM à l'Assemblée et ancien ministre, Richard Ferrand, tire quant à lui la sonnette d'alarme et s'inquiète de possibles fuites dans la presse. "Vous pouvez être sûrs qu'un jour, le contenu de nos boucles sera dans les médias".

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samedi 10 mars 2018

La guerre Bouygues - Bolloré se déplace vers l'Inde

Le très opportun voyage de Macron

bollor_Décidément, quand les frères capitalistes ennemis se disputent, Sarkozy et Macron ne sont jamais bien loin. C'est la raison, semble-t-il, notamment du voyage en Inde de notre président.

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Il est vrai que Bouygues était installé dans ce pays depuis 2016, suite à une visite d'un certain Nicolas Sarkozy qui a certes visité le musée Gandhi à New Delhi le 13 avril de cette année (ça c'est pour les medias) mais qui avait aussi mis en avant Bouygues pour la réalisation de deux condominiums à Bombay. 

Alors aujourd'hui, que va faire le nouveau concurrent en Inde, si ce n'est soutenir le concurrent Bolloré. Car, comme par hasard, après l'Afrique où vient de séjourner Sarkozy (Rwanda, Côte d'Ivoire) en compagnie du fils Bolloré, après le passage de Macron et Bouygues pour la construction du métro d'Abidjan, et que Bolloré, en compensation, avait obtenu la construction de lignes de chemin de fer Abidjan - Ouagadougou - Lomé, voilà que le partage français se déplace vers l'Inde. L'équilibre Bouygues - Bolloré va être rétabli, car l'opérateur français va obtenir la concession pour l'aménagement et l'exploitation du terminal portuaire de Tuticorin, juste en face du Sri Lanka (port qui est en plein développement). Il est vrai que Bolloré, en matière portuaire, est un fin connaisseur, puisqu'après l'Afrique (Côte d'Ivoire, Cameroun) le voilà qui après avoir investi dans deux plates-formes portuaires au Bangladesh (Chittagong, premier port de ce pays, et Payra) se retourne vers le voisin indien qui est sur le point de ravir à la France la cinquième place du développement mondial.

Alors, c'est logique : le "made in China" va petit à petit être remplacé par le "made in India", pour des raisons de coût de la main d'oeuvre. La Chine est devenue trop chère dans ce domaine ! Alors, vive l'Inde aux salaires de misère qui va enrichir un peu plus le tandem Bouygues - Bolloré et autres gros capitalistes, au détriment des ouvriers locaux qui resteront pauvres d'entre les pauvres. Et nos gouvernants passés et actuels soutiennent cette politique d'exploitation des peuples.

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dimanche 25 février 2018

A propos de la visite de Georges Weah à l'élysée

La Françafrique, n'existe plus : c'est nouveau ça !

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Dit comme ça, dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, cela pourrait paraître véridique. Oui, mais voilà, beaucoup d'informations très récentes contredisent cette affirmation qui vient pourtant d'un ancien ambassadeur en Afrique.

Evidemment pour Macron, le Liberia de Weah est un petit pays qui n'a que peu d'intérêt financier et économique pour la France. Ce qui a surtout permis à notre président de réaliser une opération de com' vers le monde sportif français  : le seul "ballon d'or" africain, ancien joueur du Paris-Saint-Germain et de Monaco, représentait une occasion idéale. Et cette publicité s'est faite avec une aumône à la clé : 10 millions d'€ offerts gracieusement aux "riens" du pauvre Liberia. Cela se passait le 21 février 2018 !

La remise des pendules à l'heure s'est faite dès le lendemain ! 

Et ça se passait à Abidjan où le richissime français Bolloré avait déjà fait "main basse" sur les trois plates-formes portuaires, sans autre forme de procès. Et en ce 22 février 2018, li inaugure avec les autorités ivoiriennes son nouveau dépôt d'Abidjan-Vridi. Il suffit de lire la presse ivoirienne : 

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"Le ministre des Transports Amadou Koné a visité les installations de Bolloré Transports & Logistics, à Vridi, le 22 février 2018. A cette occasion, il a invité les autres entreprises exerçant en zone portuaire à s’inspirer de l’exemple de cette société. « Renforcez vos capacités d’action pour accélérer la cadence », leur a-t-il conseillé, à l’inauguration du nouvel entrepôt et de la nouvelle station d’empotage.

Pour lui donc en renforçant  leurs outils d’empotage et de dépotage, cela va contribuer à accélérer la cadence des activités dans différents Ports de la Côte d’Ivoire, les rendant ainsi compétitives. C’est d’ailleurs pourquoi, il a salué la construction de cette station d’empotage de cacao en vrac et l’acquisition de deux ponts bascules

En se dotant  d’un entrepôt moderne de 10.000 m2, Bolloré Transports & Logistics vient d’augmenter sa capacité de stockage à 26.000 m2 à Vridi. La superficie de destockage à Abidjan et San Pedro s’élève à 400.000 m2. Avec l’aménagement de 4000 m2 dans les jours à venir, Bolloré Transports & Logistics va augmenter sa capacité d’entreposage. Au cours cette cérémonie, le ministre des Transports à encourager les opérateurs économiques à renouveler leur parc-auto.

M. Bruno Merilhet, directeur général de Bolloré Transport & Logistics qui avait à ses côtés la Président du Conseil d’administration, Martine Coffi-Studer s’est réjoui de la décision du gouvernement ivoirien d’interdire le stationnement anarchique des véhicules dans la zone portuaire. Avant de réaffirmer le soutien de son entreprise à l’économie ivoirienne pour une croissance durable."

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 Et la Françafrique, c'est donc bien fini ? Tu parles !

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Je ne vais pas revenir ici sur tous les mauvais côtés de la Françafrique. Retenons juste quelques faits très récents :

  • Nicolas Sarkozy fait régulièrement des "sauts de puce" en Afrique, dernièrement au Rwanda (où il est reçu par le président Kagamé) en compagnie ... du fils de Bolloré ! Comme lorsqu'il était président, ce déplacement de Nicolas Sarkozy avait pour but de connecter les chefs d'entreprises français aux dirigeants rwandais pour la signature de contrats d'affaires.
  • Pendant ce temps, à Abidjan en Côte d'Ivoire, Macron impose le métro de Bouygues au détriment du tramway de Lohr-Alstom à son homologue Ouattara.
  • Poutine menace Macron de représailles commerciales à propos du franc CFA : au moment où les chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest affirment leur attachement à cette monnaie ! 

Alors ? Françafrique morte ? Malgré quelques tentatives de déstabilisation par la Chinafrique et la Russafrique, la Françafrique est bien là.

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vendredi 16 février 2018

Macron fait dégager la presse de l'Elysée

Il piétine une tradition vieille de 40 ans !

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La présidence de la République veut fermer d'ici l'été la salle de presse installée depuis 40 ans dans l'Élysée pour la déménager dans une annexe, hors du Palais, une décision unilatérale dénoncée comme une "entrave" au travail des journalistes par l'Association de la presse présidentielle.

"La présidence a décidé d'un déménagement de la salle de presse" dans une annexe située rue de l'Élysée, "afin d'augmenter sa taille", a annoncé mercredi la conseillère communication d'Emmanuel Macron, Sibeth Ndiaye, lors d'une réunion avec des journalistes, dont l'AFP.

L'Élysée souhaite également "élargir le champ des accréditations permanentes", a-t-elle ajouté.

Jusqu'ici, les médias avaient accès à une salle de presse donnant sur la cour de l'Élysée à certaines occasions (Conseils des ministres, réceptions de dirigeants étrangers...). Les agences de presse y avaient, elles, accès en permanence.

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Dès son arrivée à l'Élysée, en mai, le chef de l'Etat avait souhaité le départ des journalistes de l'enceinte du Palais. L'Elysée avait remisé à l'été ce projet qui avait déclenché un tollé au sein des rédactions.

L'actuelle salle de presse deviendra "une salle de réunion" pour les conseillers de l'Elysée. Cette décision a été prise "pour une raison fonctionnelle", a ajouté Sibeth Ndiaye.

Alors que les journalistes présents protestaient contre une "volonté politique d'écarter la presse", Mme Ndiaye a affirmé: "Ce n'est pas la volonté qui est celle de la présidence de la République". Elle a reconnu qu'il s'agissait d'une "décision unilatérale, sans concertation". "Il y a des privilèges qui tombent", selon le service de presse.

- Dans l'Élysée depuis VGE -

"Ce dont on peut discuter, c'est l'aménagement" de la nouvelle salle de presse, a souligné Sibeth Ndiaye. Interrogée sur le coût des travaux pour aménager cette salle, elle n'a pas été en mesure de répondre dans l'immédiat.

L'Association de la presse présidentielle (APP) a "déploré vivement" ce "choix unilatéral, malgré les promesses de concertation", jugeant dans un communiqué publié mercredi que "ce déménagement +hors les murs+ de l'enceinte principale du Palais constitue pour les journalistes une entrave à leur travail". L'APP demande ainsi aux services de l'Élysée de "reconsidérer cette décision".

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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a demandé à la presse, lors du compte-rendu du Conseil des ministres, de "ne pas voir des symboles là où il n'y en a pas". Il a lui aussi invoqué des raisons "très fonctionnelles" pour ce déménagement vers une salle qui permettra selon lui d'accueillir, "à 10 mètres à vol d'oiseau" de l'Elysée, davantage de journalistes, "dans de meilleures conditions".

Mardi soir, interrogé sur ce projet de réaménagement lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle, Emmanuel Macron avait évoqué un projet immobilier global rendu nécessaire selon lui par des recommandations de la Cour de Comptes. "Il va y avoir une série de travaux (...) avec toutes les concertations", avait-il assuré.

La salle de presse de l'Élysée avait été installée à l'intérieur du Palais sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing et, en 1984, François Mitterrand l'avait transférée sur la cour d'honneur, dans un souci de transparence.

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mercredi 14 février 2018

Poutine lance un ultimatum à la France de mettre fin au franc CFA dans les 6 mois !

Macron pleure : c'était mon copain, c'était mon ami ...

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Depuis un certain moment, le débat sur le franc CFA et sur la coopération financière avec la France se fait plus ample dans certains pays africains. Et Poutine en profite pour mettre de l'huile sur le feu, son but inavoué étant de remplacer le franc (et donc aussi l'Euro) par la rouble et s'introduire ainsi en Afrique aux côtés de son allié chinois déjà bien implanté.

La Russie a donné un ultimatum à la France pour mettre fin au système monétaire qu’elle impose à ses ex-colonies en Afrique ou bien elle devra faire face à de graves conséquences. 

Selon certaines sources, il y a eu des discussions entre le ministre russe de l’économie et des finances et son homologue français. sur la question , la fin de la monnaie coloniale le FCFA imposé par la France à certains pays africains. Les Russes ne considèrent pas cette monnaie comme une bonne chose pour l’Afrique car elle constitue un obstacle au développement. Ces sources ont également rapporté que le ministre russe de l’économie a donné à son homologue français un ultimatum de 6 mois pour mettre fin à cette monnaie afin que les pays africains concernés puissent se développer. Dans la cas contraire, il y aura des sanctions économiques russes et une interdiction d’importation de produits français. Un "blocus continental" digne de Bonaparte ? on aura tout vu. "Nous ne pouvons pas rester et voir comment les pays africains retardés, sont dans une misère profonde à cause d’une monnaie qu’ils ne veulent pas. La colonisation est la finit. il est temps pour les pays africains d’avoir leur pleine indépendance et de prendre le contrôle" a t’il dit. Le niveau de paupérisation de ces populations s’en va grandissant. on constate que les populations vivent mieux au Ghana et au Nigéria que celles des pays de la zone franc. Il faut aussi remarquer que la majorité des pays de la zone franc occupe les vingt dernières places du classement de l’IDH 2015.

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Tous les arguments sont bons. Le ministre de Poutine oublie même que le Nigeria est de plus en plus sous la coupe des terroristes de Boko Haram.

Et pendant ce temps, notre jeune président Macron (effectivement encore un peu jeune en politique) reçoit en grande pompe Poutine dans le fastueux palais de Versailles réservé en principe aux "amis". Quant à ce qui se trame en Afrique, qui est loin d'offrir l'indépendance aux Africains, il n'en pipe mot. Au contraire, il se rapproche des Russes en Syrie et en Irak. Bref, il donne les verges pour se faire battre. Adieu la françafrique, vive la russafrique. La guerre colonialiste continue. 

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