dimanche 18 novembre 2018

Le 17 novembre vu du Pays de Bade

Comment nos voisins voient les "gilets jaunes"

Badische_Zeitung

Les protestations contre les prix du carburant paralysent le trafic en France : une femme meurt.

En protestation contre les hausses d'impôts prévues en France, des dizaines de milliers de personnes se rendent dans la rue et bloquent la circulation. Mais les gilets de sécurité qui transportent de nombreux manifestants n'ont pas pu empêcher un tragique accident.

Normalement, voitures et camions circulent ici, mais ce samedi, des personnes portant des gilets de sauvetage jaunes circulent dans de nombreuses rues, autoroutes et ronds-points dans toute la France. Ils bloquent la circulation, bloquent les accès ou conduisent lentement à moto.

Selon les autorités, environ 124 000 personnes sont descendues dans la rue pour protester - contre l'augmentation prévue des taxes sur le diesel et l'essence. Ils s'appellent eux-mêmes les "Gilets jaunes", en référence aux gilets de sécurité, que doivent avoir en France tous les automobilistes. Plus de 2000 manifestations ont été rapportées selon les chiffres officiels. 

Déjà à l'avance, les autorités françaises étaient alertées par l'ampleur des manifestations organisées, décentralisées et difficiles à évaluer - ainsi que par les dangers qui y étaient associés. 3000 forces de sécurité supplémentaires ont été déployées samedi.

Contre quoi la colère des manifestants? Il y a d'abord les prix du carburant. Depuis le début de l'année, les taxes sur le carburant diesel ont déjà augmenté de 7,6 cents le litre, selon des données antérieures de l'agence de presse française AFP, et de 3,9 cents pour l'essence. Une nouvelle augmentation est prévue pour 2019. Selon le quotidien "Libération", le litre de super en France s'élevait en moyenne à 1,53 euro en novembre, soit 27 cents de plus qu'il y a huit ans. Le prix du diesel a augmenté de 44 cents au cours de la même période pour atteindre 1,51 euro en moyenne.

gilet1Pour de nombreux observateurs, les augmentations d’impôts prévues ne sont que la baisse qui a provoqué le débordement du baril. Déjà en été, il y avait eu des manifestations contre la nouvelle limitation de vitesse sur les routes de campagne : au lieu de 90 km / heure, seuls 80 km sont autorisés sur les routes de campagne. Surtout dans les zones rurales, le mécontentement est grand.

Mais la colère dépasse les problèmes de circulation. Souvent, la demande d'un salaire minimum plus élevé peut être entendue. Les politiciens, en revanche, devraient gagner moins. Un manifestant impliqué dans un blocus de l'autoroute A7 à Avignon dit sur BFMTV qu'il doit toujours compter à partir du milieu du mois lors de ses achats pour ne pas manquer d'argent. "La France est en colère, et c'était loin de tout." 

De nombreux "Gilets jaunes" attaquent également le président Macron, dont ils perçoivent la politique comme une politique pour les riches.

Macron avait déclaré à l'avance dans une interview télévisée qu'il souhaitait percevoir et comprendre la colère des "gilets Jaunes". Il a également mis en garde contre des demandes contradictoires pour plus d'emplois publics d'une part et moins de taxes de l'autre. 

La "star politique" a participé aux élections de 2017 dans le but de renouveler fondamentalement la France. Mais de nombreux projets de réforme et de nombreuses déclarations maladroites lui ont valu la colère de nombreux citoyens. Sa cote de popularité a chuté au plus bas. (traduit de l'allemand)

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jeudi 8 novembre 2018

Macron à Morhange

Les habitants triés sur le volet pour pouvoir rencontrer le président.

morhangeEmmanuel Macron a débuté lundi un périple à travers l'est et le nord de la France. Première étape à Morhange, une ville sinitrée par la crise et où les Morhangeois qui vont assister à la commémoration ont été soigneusement sélectionnés.

Première étape de sa grande tournée sur les lieux historique de la Première guerre mondiale, Emmanuel Macron a rencontré une centaine d'habitants de Morhange en Moselle, une ville durement touchée par la crise et la désindustrialisation. Les heureux élus ont été triés sur le volet, au grand dam des absents du jour.

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lundi 22 octobre 2018

Chien de garde du macronisme : Castaner

De proche de la pègre à premier flic de France

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Fidèle parmi les fidèles, Christophe Castaner a passé de porte-parole du gouvernement à ministre de l’Intérieur. L’opportunisme comme seul étoffe, il avait mis en jeu sa démission pour devenir le premier flic de France. Pas de doute, au doigt et à l’œil du maître, il saura aboyer.

La personnalité est sans relief. Personnage politique de seconde zone, d’inconnu du grand public Christophe Castaner est passé, en l’espace de quelques mois, au poste de porte-parole du gouvernement, puis aujourd’hui à premier flic de France. Cette promotion fulgurante – de maire de la ville de Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence, et député entre 2012 à 2017 dans la seconde circonscription du Var – Christophe Castaner la doit autant à son opportunisme politique qu’à son obéissance à Macron qui l’a propulsé.

Opportunisme politique de celui qui, après 30 années passées sur le banc de touche au Parti Socialiste, a senti le vent tourner et s’est mis au service du candidat d’En Marche en 2017. Et lorsqu’Hulot et Collomb prenaient la poudre d’escampette, que les remplaçants fuyaient les propositions du chef de l’Etat, a joué un coup de poker, en ancien amateur qu’il est, sans nécessairement avoir les meilleures cartes en main : le ministère de l’Intérieur ou sa démission ! La désertion des troupes faisant, le porte-parole a obtenu le poste.

Encore plus aujourd’hui qu’hier, Castaner doit tout à Macron. Il en est « fan » plaisante-t-il. Ce rapport de loyauté n’est pas pour déplaire au chef de l’Etat qui, avec ce remaniement, a décidé de ne pas céder d’un pouce à la logique jupitérienne. Avec Castaner à la place d’un Collomb qui avait osé, au lendemain de l’affaire Benalla, une sortie sur son manque d’humilité, Macron se préserve de toute dissidence parmi ses rangs. Mieux encore, le ministère de l’intérieur lui sera entièrement dévoué.

La presse s’amuse de son allure de « kéké » décontracté. Il en joue également : de son look des années « rebelles », Castaner n’aurait gardé que la chaîne en or, « cachée sous la cravate », et s’est débarrassé du bouc et du mulet. Autre face cachée de sa jeunesse, sa condamnation judiciaire lorsqu’il milite à Avignon en 1995 mais surtout la fréquentation de Christian Oraison, membre de la pègre de Haute-Provence, ayant appartenu à un gang de braqueurs et de trafiquants surnommé la « dream team » dans les années 1990 et 2000. « C’était mon grand frère, mon protecteur. Il m’appelait l’étudiant » déclare-t-il au sujet de celui qu’il aurait rencontré, à ses vingt ans, alors adepte du poker dans les colonnes de Marianne.

De son passé sulfureux, qui donne déjà au premier flic de France un côté ripoux, Castaner n’a pas seulement retenu la chaîne en or mais aussi la loyauté vis-à-vis du « protecteur ».

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mercredi 17 octobre 2018

Organisation internationale de la francophonie

La rwandaise Louise Mushikiwabo élue secrétaire générale

louise_jeanA Erevan en Arménie, sous les yeux du président français Macron, Louise Mushikiwabo, une Rwandaise est élue aux commandes de la Francophonie. Cette diplomate éprouvée, dont la famille a été tuée dans le génocide de 1994, était favorite.

Diplomate éprouvée qui sait se montrer accommodante, Louise Mushikiwabo, 57 ans, reste une femme de fer qui, depuis neuf ans, porte la politique extérieure du président rwandais. « Elle sait arrondir les angles de Paul Kagame », remarque un vieux routier des sommets africains. Sur le fond, en revanche, elle ne transige pas. Celle qui vient d’être élue par consensus, comme le veut la tradition, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), vendredi 12 octobre, est la deuxième femme à occuper ce poste après sa prédécesseure Michaëlle Jean, diplomate canadienne d’origine haïtienne ; et, surtout, la première Africaine. C’était la raison principale du soutien de la France et de l’Union africaine (UA), qui ont entraîné l’écrasante majorité des 54 Etats membres de plein droit de l’OIF, disposant du droit de vote.

Dès l’annonce officielle de sa candidature depuis l’Elysée, le 23 mai, à l’occasion d’une rencontre entre Emmanuel Macron et Paul Kagame, Louise Mushikiwabo était donnée largement favorite grâce à ce double parrainage. Son habilité et ses réseaux ont fait le reste.

La vie de Louise Mushikiwabo est marquée par toutes les tragédies qui ont secoué le Rwanda le demi-siècle passé. Elle naît en 1961 dans une famille de petits propriétaires terriens, au moment même où commencent les persécutions à l’égard des Tutsi. Elle n’en réussit pas moins à passer le bac et devenir professeure d’anglais. Grâce à une bourse, elle part ensuite en 1986 aux Etats-Unis pour faire des études d’interprétariat. Un exil qui lui sauve la vie.

La plupart des membres de sa famille n’ont pas réussi à échapper, en 1994, aux machettes et aux balles des extrémistes hutu. Son frère Landoald Ndasingwa, grande figure de l’opposition libérale, fut l’une des premières victimes du génocide. « C’est une survivante, elle en a l’efficacité et la détermination », souligne une universitaire qui la connaît bien. Le génocide n’a cessé de la hanter. Avec Jack Kramer, journaliste et ancien marine, elle y a consacré un ample récit, Rwanda Means the Universe : A Native’s Memoir of Blood and Bloodlines, publié en 2006.

En 2008, Louise Mushikiwabo décide finalement de revenir au pays. Après un bref passage en Tunisie comme directrice de la communication de la Banque africaine de développement, elle intègre le gouvernement rwandais, comme ministre de la communication puis comme chef de la diplomatie de Paul Kagame. Fidèle parmi les fidèles de l’homme fort de Kigali même si elle n’a jamais été membre du Front patriotique rwandais, le parti-Etat régnant sans partage, elle serait l’une des rares à bénéficier de sa totale confiance. D’aucuns voient même en elle une possible successeure si le maître du pays – qui selon la Constitution amendée à sa main peut rester au pouvoir jusqu’en 2034 – décidait de se mettre en retrait.

Au sein même de l’OIF, les réticences vis-à-vis de la future nouvelle secrétaire générale restent fortes, notamment parmi les hauts fonctionnaires de l’organisation. « Jamais je n’ai été aussi inquiet sur l’avenir la francophonie », soupire l’un d’eux. Certes, comme le répète volontiers l’Elysée pour justifier son choix, « il s’agit d’élire une personne et non un pays ». Mais Louise Mushikiwabo, en portant depuis des années la politique extérieure rwandaise, est totalement identifiée à un régime défiant nombre des principes fondateurs de la francophonie.

Le pouvoir de Kigali n’est en effet guère un exemple en matière de défense des droits fondamentaux de ses citoyens. Les opposants sont traqués, arrêtés, voire exécutés à l’étranger. Mi-septembre, quelque 2 000 prisonniers politiques, dont la célèbre opposante Victoire Ingabire, ont été libérés par anticipation – un geste avant le sommet de la francophonie. « Toutes ces notions de démocratie et de droits humains, ce n’est pas toujours très clair et très précis », se justifiait encore en août Louise Mushikiwabo, interrogée par l’AFP, rappelant « qu’elle ne croit pas aux donneurs de leçons » en matière de démocratie. Depuis, elle a un peu mieux rodé son discours, ce qui ne signifie pas qu’elle ait changé d’opinion.

Le régime rwandais ne s’est pas illustré non plus, ces dernières années, par la défense de la langue française. Il n’a cessé, au contraire, de prendre ses distances, en mettant fin à l’enseignement du français dans les écoles et en adoptant l’anglais comme langue nationale. Si elle manie un français parfait, Louise Mushikiwabo assure qu’il n’y a pas de contradiction entre la francophonie et ce choix de privilégier l’anglais. « C’est aujourd’hui la langue de la Silicon Valley, de la technologie, de la recherche, des réseaux sociaux. C’est une réalité et, par ailleurs, l’essentiel de l’activité économique du Rwanda se fait avec l’Afrique de l’Est », explique-t-elle au Monde. Une vision en accord avec celle du président français, qui se pose en héraut d’une « francophonie ouverte » aussi bien aux langues locales qu’à l’anglais. (selon "Ivoirebusiness.net")

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mardi 16 octobre 2018

Macron soutient les riches : une réalité

Quand l'enfumage gouvernemental profite aux banques !

A lire la page ci-dessous !banque

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vendredi 31 août 2018

Les lobbies ont-ils envahi l'Elysée ?

Macron fréquente depuis longtemps le milieu de la chasse !

chasse10Hulot aurait dû le savoir ! Avec les Rothschild, milieu que Macron a beaucoup fréquenté, il était certain que le lobby des chasseurs avait plus de poids que lui auprès du président. Les Rothschild-chasseurs ont de nombreux exploits à leur palmarès !

Violation de propriétés privées, où l'affaire de Lacroix-Saint-Ouen avait fait grand bruit !

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Et le safari-chasse illégal d'éléphants protégés au Cameroun, où des villages entiers de pygmées indigènes ont été "priés de déguerpir", pour le plus grand plaisir des Rothschild. Le tout avec l'accord du président camerounais Paul Biya.

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J'avais déjà publié sur ce blog dès le 7 novembre 2016 :  

Hulot savait donc qu'il n'y a rien à attendre de Macron dans ce domaine, tout comme il n'y a rien à attendre de lui concernant l'écologie : il est aussi borné que Trump. L'ultra-libéralisme et la défense de l'environnement ne font pas bon ménage. Il n'y avait pas besoin de Hulot pour le découvrir.

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lundi 27 août 2018

Le gouvernement va virer à gauche ? tiens, tiens...

... en ne revalorisant pas les aides sociales !

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Le gouvernement envisagerait de faire des économies en ne revalorisant pas certaines allocations, selon le journal Les Échos du vendredi 24 août.

La décision devrait être annoncée dans les prochains jours. Pour boucler son budget de l'an prochain, l'exécutif planche actuellement sur une nouvelle coupe dans les dépenses.

Selon Les Échos, le gouvernement prévoit ne pas augmenter certaines aides, ou ne les revaloriser que partiellement. Chaque année, les différentes aides versées par l'État sont réévaluées en fonction de l'inflation. Sans revalorisation, elles resteraient au même montant, même s'il n'y aurait pas de baisse réelle pour les bénéficiaires. Alors que les fruits et légumes augmentent de 5 à 6 % ! 

À l'inverse, Edouard Philippe et ses ministres auraient définitivement écarté l'option d'une suppression pure et simple des allocations familiales pour les foyers plus riches, précise le quotidien économique. Cette possibilité avait été plusieurs fois évoquées durant l'été.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a affirmé vendredi en marge d'un déplacement à Cognac que "le programme du président de la république sera respecté, y compris au niveau de la revalorisation des prestations sociales". Farceur, va. Virer à gauche avec une nouvelle politique de droite, c'est bien l'ambiguïté du macronisme. Pour faire des cadeaux aux riches, on prend aux pauvres.

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samedi 25 août 2018

Benalla encore !

La fiancée et le coffre-fort disparus !

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"Le climat de défiance, accentué par l’affaire Benalla, peut sérieusement compliquer la seconde moitié de mandat du locataire de l’Elysée, notamment si une forte croissance économique n’était pas au rendez-vous." (Olivier Piacentini, politologue)

Le favoritisme à outrance, l'arme secrète de Macron !

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mercredi 25 juillet 2018

Lettre au Président de la République

Un vieux militant de gauche, conseiller municipal puis maire d'une commune du Nord, vient d'écrire à Emmanuel Macron :

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« Monsieur le Président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être si vous avez le temps… »

Oui Monsieur le Président, comme beaucoup de Français, j’ai voté pour vous en mai 2017, non pas pour les politiques que vous mettez en œuvre depuis et qui consistent à enrichir les très riches tout en appauvrissant, à des degrés divers, tous les autres,

oui j’ai voté pour vous pour éviter l’élection d’une Présidente d’extrême droite ou d’un Président de la droite dure,

avec peut-être un petit zeste d’espoir que vous aviez distillé avec une réelle habileté et que de plus jeunes que moi avaient voulu m’en convaincre de la réalité.

 

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Il ne vous a pas fallu un an pour montrer votre vrai visage quant à la forme et, sur le fond, le vrai sens de vos politiques qui n’ont vraiment rien de neuves et qui, au contraire, nous font reculer de plus d’un siècle en matière économique et surtout sociale.

Finalement, vous avez pu vous féliciter (et vous réjouir) d’avoir su faire passer, en quelques mois, sans trop de tempêtes, ce dont les droites rêvaient depuis des décennies et ce, grâce à votre habileté.

Vous avez allumé ainsi de multiples « petits feux » à première vue inoffensifs, car aux motifs souvent contradictoires (ce qui a d’ailleurs contrecarré Messieurs Mélenchon et Martinez qui espéraient les voir s’agréger).

Mais Monsieur le Président, si vous aviez l’expérience, ne serait-ce que d’un petit élu local comme moi, vous auriez su qu’en multipliant ces petits feux, il suffit un jour d’un bon coup de vent pour que tout s’embrase et qu’on passe presqu’instantanément de petits feux à un vaste incendie.

C’est ce que vous connaissez depuis quelques jours et que « vos pompiers de services Elyséens » ne sont pas prêts de réussir à éteindre.

Et à l’instar du chêne de la fable de Monsieur de La Fontaine  n’oubliez jamais sa conclusion : « le vent redouble ses efforts et fait si bien qu’il déracine celui de qui la tête au Ciel était voisine et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts ».

Ce vent est arrivé en cette semaine écoulée. Il faut dire que « vous aviez fait fort » dans l’affaire en cours.

Monsieur le Président, comme l’aurait dit (nous dit-on), un de vos proches, si vous avez gagné l’Elysée « en mode commando » à coups de grande séduction et de petites « tromperies », en vous appuyant sur certains jeunes attirés par votre jeunesse… tout en veillant bien à « acheter » de « vieux politiciens sur le retour »,

si vous avez pu ainsi démolir de vieilles structures politiques et avec elle « un monde qualifié de vieux », vous avez, en fait, entrepris de reconstruire un monde plus vieux encore avec des outils à l’allure certes plus jeune mais des techniques qu’on aurait pu croire à jamais disparues.

Il y a une semaine, sous les feux de la Coupe du Monde de football et des médias, tout semblait vous être acquis et vos troupes (« gardes rouges » ou « Marie Louise ») rêvaient de faire « main basse » sur bien des villes en mars 2020 après avoir raflé de nombreux sièges de Députés Européens en juin 2019.

Et paf !… à l’image de « la laitière et le pot au lait », poème de Jean de La Fontaine à lire et à relire jusqu’à sa conclusion :

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« Perrette là-dessus saute aussi, transportée.

Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée…

… On m’élit roi, mon peuple m’aime ;

Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant ;

Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;

Je suis gros Jean comme devant ».

En l’occurrence, il a fallu une vidéo pour démasquer un système, une simple vidéo pour mettre à jour certains comportements… et peut-être pire quand on se rappelle les graves incidents survenus dans le cortège parisien du 1er mai dernier !

Monsieur le Président, quoi qu’il en soit, sauf à imaginer l’inimaginable ce que je me refuse de faire, … vous êtes Président jusqu’en mai 2022.

Je vous le demande : Reprenez pied sur « le bon chemin » ! Ecoutez nos forces vives et tous les élu(e)s à tous les niveaux de notre République !

François Mitterrand savait le faire en n’écoutant pas et en ne sollicitant pas que les avis de ses courtisans… Je fus en son temps (parmi bien d’autres) un de ceux là… très éloigné de « la cour Présidentielle » mais proche des citoyens.

Monsieur le Président, élu depuis 42 ans, j’avais décidé de me retirer.

Aujourd’hui devant la situation dans laquelle vous avez plongé la France, je m’autorise à m’interroger encore.

Quand je visite les chantiers de travaux dans ma Ville, je me dis que nous, les élus locaux, grâce à la décentralisation que vous remettez en cause de différentes manières, on fait mieux que l’État.

Quand je visite nos centres de vacances et nos centres de loisirs d’été (sans médias écrits ni télévisions à mes côtés), je peux ajuster en permanence nos politiques aux réalités sociétales et humaines.

Quand je vois « l’état de ma ville », je me dis que plus que des discours et des plans nouveaux portant les noms de leurs ministres successifs, il nous faut de la continuité, de la globalité et de l’humanité, car il faut agir pour éviter de descendre une pente ou pour la remonter au moins sur une ou deux générations.

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Quand nous construisons à Villeneuve d’Ascq un Centre Ville du 21ème siècle « sans jeter l’argent par les fenêtres » nous faisons ce que l’État n’a jamais  plus su faire depuis les Villes Nouvelles du Général de Gaulle.

Quand nous protégeons la nature et l’agriculture de proximité, quand nous aidons la vie associative citoyenne, quand nous faisons du partenariat économique, quand nous valorisons nos universités et que nous ouvrons nos écoles sur le monde, quand nous développons du sport et des sports pour tous, quand nous diversifions des habitats adaptés à chacun(e)s,

oui, nous élu(e)s locaux, nous faisons notre travail et vous feriez bien, Monsieur le Président, de vous en inspirer !

« Monsieur le Président je vous fait cette lettre que vous lirez peut-être » :

Arrêtez d’allumer des feux,

Arrêtez de vous croire « le centre du monde » et même celui de la France en vous rappelant le pourcentage et le nombre de voix que vous avez fait au premier tour des Présidentielles de 2017,

Arrêtez de prétendre faire du neuf quand vous ne faites que recycler du « très vieux ».

Regardez les femmes et les hommes de France plutôt que d’attendre qu’ils vous regardent et vous admirent.

Il vous a fallu un an pour tout gagner. Craignez de tout perdre en encore moins de temps.

Croyez-moi, Monsieur le Président, vous allez d’abord perdre celles et ceux qui vous doivent tout puis celles et ceux qui ont cru en vous, et je ne parle pas de celles et ceux qui ont trahi leurs camps pour vous… certains ont d’ailleurs commencé à faire mine d’être « En marche… arrière ».

« Monsieur le Président je vous fais cette lettre »… que vous ne lirez sûrement pas…, je suis trop petit, trop anonyme sans doute, pour cela.

Mais je sais que bon nombre de vos amis et de vos adversaires la liront, que ma parole au moins dans ma région continue à compter et que j’ai la capacité d’un élu local d’éviter de commettre trop d’erreurs et ce, en écoutant mes concitoyens.

J’ai eu pour cela un Maître qui, lui, est resté Président de la République Française durant 14 ans,

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François Mitterrand, un Président et un homme qui reste et restera dans nos cœurs et dans nos mémoires… en particulier de celles et de ceux, qui comme moi se réclament encore fièrement de « la Génération Mitterrand ».

Monsieur le Président, je vous fais cette lettre que vous ne lirez pas, faute de temps… et c’est compréhensible, faute surtout d’intérêt pour ce qui n’est pas vous et votre monde…,

et cela c’est bien dommage, sinon pour vous, mais pour notre pays, la France, à la tête duquel vous êtes et peut être resterez…

Avec mes salutations citoyennes et républicaines !"

 Gérard Caudron, conseiller municipal, puis maire de Villeneuve d'Asq

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samedi 21 juillet 2018

Alexandre Benalla and co !

Sa voiture était dotée d'équipements de police

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AFFAIRE BENALLA - C'est instantanément devenu une affaire nationale. Mercredi 18 juillet, Le Monde révélait qu'un collaborateur d'Emmanuel Macron avait été filmé le 1er mai en train de frapper un manifestant, le tout affublé d'un casque et d'un brassard de la police, avant d'être simplement suspendu deux semaines puis finalement réintégré au sein du cabinet présidentiel. La classe politique s'est en grande partie insurgée contre les faits et leur traitement par l'Élysée, pendant qu'un syndicat de police portait plainte pour "usurpation de fonction" et "usurpation de signe réservé à l'autorité publique" et qu'une enquête était ouverte auprès de l'IGPN, la police des polices. 

Depuis, aussi, des éléments de portrait d'Alexandre Benalla sont révélés petit à petit, à l'image de sa tentative de se fournir en matériel d'intervention policière pour équiper le service de protection d'un Emmanuel Macron alors candidat à la présidentielle, ou de plusieurs accès de colère et des réactions disproportionnées dans le cadre de son action en tant que garde du corps.

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Dernière révélation en date et dernière buche dans le brasier, une photo publiée par BFMTV, et sur laquelle il est possible de constater que la voiture personnelle d'Alexandre Benalla est équipée de différents dispositifs normalement propres aux véhicules de police, et notamment des systèmes d'éclairage utilisés par les forces de l'ordre. Un élément supplémentaire dans le portrait d'un homme parfois gros bras, équipé le 1er mai d'un brassard et d'un casque de police, et prompt à se prendre en photographie aux côtés de militaires armés et en treillis au cours de missions. (selon "Huffington Post")

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 "En 28 ans de police, je n'ai jamais vu ça"

Les ruses de Sioux de Macron pour esquiver les questions gênantes

Alexandre Benalla a travaillé sept jours pour Arnaud Montebourg avant d'être "viré...

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