samedi 12 août 2017

Prix éblouissants – 55 555 billets de bus à seulement 5 € avec OUIBUS !

Fantastique ! Vive Macron !

ouibus3On avait cru comprendre que le gouvernement voulait réduire de 5 € les APL (aides personnalisées au logement). Finalement, il n'en est rien, il ne s'agit que d'un malheureux couac de communication, qui avait même amené notre président à parler de "pipi de chat". Il n'y aurait eu qu'un malheureux mélange de dossiers traînant sur un bureau et mal rangés par un collaborateur.

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La réalité serait toute autre. Et pour la comprendre il faut revenir au grand projet de "bus Macron" au moment où notre président n'était encore que ministre des finances. Même de l'Elysée, il continue à suivre ce dossier. Alors ces compagnies sollicitées (Ouibus, Flixbus, et autres sous-traitants) devaient proposer des voyages "low coast" à 5 € ! Ainsi, quatre lignes expérimentaient déjà ce produit : Paris - Lyon, Marseille - Montpellier, Lille - Bruges et ... Strasbourg - Europa Park Rust (Pays de Bade, Allemagne).

Le malheur est que ce dossier mal rangé sur le bureau du président s'est mélangé à celui des APL (allocation personnalisée de logement). Et c'est ainsi que ce mélange explosif de projets se serait retrouvé sur le bureau du premier ministre Edouard Philippe qui aurait rédigé en toute sincérité une note de synthèse : "réduction généralisée des APL pour un montant de 5 €". Désolant, ce couac ! mais l'erreur ne serait-elle pas humaine ? Ce qui serait inhumain et diabolique, ce serait de persévérer dans l'erreur.

D'ailleurs pour réparer ce léger "couac", le président Macron se verrait très bien conduire lui-même un bus à 5 € de Strasbourg à Rust. Encore faudrait-il qu'il passe d'abord son permis de conduire "transports en commun". Il ne faudrait pas qu'on puisse lui reprocher de conduire sans permis, après qu'on lui a déjà reproché son accoutrement de pilote alors qu'il n'a jamais fait son service militaire.

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samedi 5 août 2017

Discours du président Macron concernant l'immigration

Beaucoup de bruit pour rien !

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Présenté comme un discours fondateur de la politique du gouvernement en matière d’intégration et d’immigration, le discours prononcé par Emmanuel Macron à Orléans le 27 juillet 2017 se situe dans la continuité des politiques menées depuis trente ans.
Les mesures à long terme annoncées sont loin d’être à la hauteur des enjeux, et n’apportent pas de solution aux problèmes aigus et urgents que rencontrent les personnes migrantes. Elles sont surtout en contradiction avec la violence des pratiques sur le terrain : gazage à Calais et ailleurs, expulsions vers l’Afghanistan, refoulements quotidiens à la frontière franco-italienne, etc.

Le président maintient une opposition schématique entre migrants et réfugiés. La répression des « migrants économiques » est présentée comme une contrepartie inévitable de la générosité à l’égard des persécutés. Or cette catégorisation simpliste ignore la complexité des motifs de départ souvent entremêlés. Le tri proposé entre « réfugiés politiques » et « migrants économiques » est en contradiction avec l’annonce d’une volonté de lutter contre les actes de rejet.

Mais surtout, certaines des modalités mises en avant pour effectuer ce tri, comme l’examen des demandes d’asile sur le territoire africain, ne garantissent aucunement le respect des droits des personnes. Et l’hypothèse de la création de centres en Libye, qui n’a signé ni la Convention de Genève sur les réfugiés, ni aucun autre traité international de protection des droits humains, apparaît à la fois choquante et irréaliste. Dans ce pays, les personnes migrantes sont quotidiennement les victimes de traitements indignes et de violences. Ce n’est sûrement pas en délocalisant la procédure en dehors de son territoire que la France prendrait ses responsabilités.

Par ailleurs, le président insiste sur le renforcement d’une politique d’intégration, mais associe l’hébergement des personnes au durcissement de la politique d’expulsion, assumant le dévoiement du droit à l’hébergement à des fins d’éloignement. Et dans le plan dévoilé par le gouvernement le 12 juillet, l’objectif d’offrir d’ici la fin de l’année un hébergement d’urgence à toutes les personnes qui sont à la rue ne s’accompagne d’aucune mesure à court terme.

Enfin, Emmanuel Macron oppose les «  bons sentiments » de certains à la « politique responsable » qu’il s’engage à mener. Il traite avec mépris les actions de solidarité des associations et des citoyens, et sous-entend qu’elles sont irresponsables, alors qu’elles sont rendues nécessaires par la défaillance de l’État dans la vallée de la Roya, à Calais, Paris, Metz et ailleurs. (selon "Jeune Afrique")

Voir ci-dessous le discours d’Emmanuel Macron à la cérémonie de naturalisation à la Préfecture du Loiret :

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"Plus personne dans les rues et les forêts" : en tous cas, les noyés en Méditerranée n'y seront pas !

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jeudi 27 juillet 2017

Fécondité en Afrique

La CEDEAO se plie aux desiderata de Macron

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Au sommet du G20 en Allemagne, le Président Macron dénonçait le taux de fécondité comme facteur d’appauvrissement de l’Afrique. Les parlementaires de la CEDEAO semblent donc se résigner à cette assertion en luttant désormais contre la forte démographie africaine.

La capitale burkinabè Ouagadougou accueillait, ce week-end, une rencontre régionale sur la démographie. Outre les 15 pays de la CEDEAO, les parlementaires de la Mauritanie et du Tchad ont tous répondu présent. Il était question, lors de ces assises, d’évoquer la baisse de moitié du taux de fécondité à l’horizon 2030. Et ce, par la limitation à trois du nombre d’enfants par femme africaine.

Ainsi, le président de l'assemblée nationale burkinabè Salifou Diallo, hôte de la cérémonie, a-t-il déclaré : « Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique. » Puis, il ajoute : « Il est urgent de contenir la poussée  démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable. »

Cependant, certains observateurs s’interrogent sur « l’urgence » alléguée par Diallo. D’autant plus que quelques jours plus tôt, le président français Emmanuel Macron déclarait que les financements des bailleurs de fonds vers l’Afrique seraient englouties par le fait que les femmes africaines avaient en moyenne huit maternités chacune. Propos qui avaient suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Le timing entre la déclaration de Macron et celles des parlementaires de la CEDEAO est très criant. A telle enseigne que cela s’apparente à une dictée de l’Occident aux Africains. Comme si les leaders africains n’attendaient que le signal de leur puissance tutélaire pour prendre conscience de leurs réalités. Ou bien est ce la condition sine qua non pour recevoir le financement de Macron, fervent soutien de la Françafrique ? (Rufus Polichinelle, "Afrique sur 7")

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mercredi 26 juillet 2017

La démacronisation est en marche

Baisse des APL : Robert Hue lâche Macron 

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Soutien d'Emmanuel Macron, l'ancien Premier secrétaire du Parti Communiste Français dénonce la baisse des aides aux logements décidée par le gouvernement.

La baisse des APL n'en finit pas de faire couler l'encre. Cette fois, c'est l'ancien premier secrétaire du Parti Communiste Français Robert Hue, soutien d'Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle, qui a pris sa plume pour dénoncer la baisse des aides au logement. Dans un communiqué du mouvement des progressistes, sa nouvelle formation politique, Robert Hue dénonce une mesure "particulièrement indécente", conjuguée à l'annonce de la baisse de l'impôt sur la Fortune (ISF), qui "touchera des familles et des jeunes dont on connaît bien les difficultés".

"Fidèle à son profond attachement à la justice sociale, le Mouvement des Progressistes s’insurge contre cette décision et souhaite qu’une toute autre direction soit prise afin que les propositions faites pendant la campagne électorale par le candidat Emmanuel Macron – hausse du pouvoir d’achat, protection des classes sociales les moins favorisées – soient véritablement mises en oeuvre", a averti le sénateur du Val-d'Oise.

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mardi 25 juillet 2017

Le Drian avale des couleuvres

Vers une démission de Le Drian ?

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La question n'est déjà plus de savoir s'il va démissionner, mais quand. La démission du général de Villiers a été un nouvel épisode du désenchantement de l’ancien ministre de la Défense du président Hollande. Si Jean-Yves Le Drian a salué le « grand soldat » qu’est l’ ancien chef d’état-major des Armées, en revanche la nomination du général Lecointre l’a laissé de marbre. 

Un Le Drian meurtri

Le Breton a peu apprécié le discours du président Macron à l’hôtel de Brienne, le 13 juillet. Il a été meurtri par les discours contre les pratiques anciennes du ministère de la Défense vis-à-vis de Bercy et, notamment, les attaques contre son ancien directeur de cabinet, Éric Lewandowski. Le premier ministre, le ministre de l’Economie et des Finances et celui des comptes publics sont issus du parti Les Républicains et ne sont pas réputés pour être des amis de l’ancien ministre préféré du président Hollande. Les économies demandées au ministère des Armées, qui n’est plus chargé seul de la Défense, sont aussi une stratégie visant à mettre la lumière sur les faveurs du hollandisme envers les militaires et de leur ancien ministre. Bercy tient sa revanche. Les échanges entre Darmanin et Le Drian doivent être très différents de ceux qu’avaient jadis Jean-Yves Le Drian avec Michel Sapin.

La revanche des diplomates

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De même au Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian mesure l’hyper présidence d’Emmanuel Macron. Les diplomates prennent aussi leur revanche sur les militaires. La politique étrangère est, plus que jamais, définie à l’Élysée avec Philippe Étienne, le conseiller diplomatique, et Franck Paris, le conseiller Afrique. Ces deux diplomates sont des spécialistes de l’Europe et de l’Afrique, aussi le ministre des Affaires étrangères se trouve souvent cantonné dans un rôle de porteur de messages. Jean-Yves Drian est aussi sous la surveillance rapprochée de son dircab, Emmanuel Bonne, spécialiste du Proche et Moyen Orient qui vient du Liban où il etait ambassadeur mais qui avait été aussi, jadis, un collègue apprécié d’Emmanuel Macron, à l’Élysée. Il n’est pas sûr que ce nouveau rôle ministériel convienne à l’ancien « duc de Bretagne ».

Entre deux

Sur ses terres bretonnes, Jean-Yves Le Drian a également beaucoup perdu de son aura. Son ralliement précoce au candidat Macron a déçu les socialistes bretons, légitimistes envers le président Hollande. Le Drian n’est plus des leurs, d’autant qu’il n’est plus le président du conseil régional. Lâché par les socialistes, il n’est pas devenu pour autant un leader macroniste. La place est prise. Richard Ferrand tisse sa toile pour devenir le nouveau « duc de Bretagne », sans égards pour Jean-Yves Le Drian qui commence à s’interroger sur sa place dans un tel gouvernement. Homme de caractère et en bon Breton, le Lorientais ne mangera pas son chapeau très longtemps.

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jeudi 20 juillet 2017

Armes offertes, puis volées

Un grand merci, messieurs Macron et Le Drian

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Dès la mi-mai, l'ancien ministre de la défense socialiste, nouveau ministre LREM Jean-Yves Le Drian (le plus rapidement opérationnel) faisait don gratuitement de matériel militaire, d'armes, de véhicules et même d'hélicoptères de combat au gouvernement ivoirien, alors que le président de ce pays Alassane Ouattara était le premier à être reçu par Macron à l'Elysée. Sans compter que dans ce pays que l'armée française était sensée quitter à la fin de l'opération Licorne, less effectifs ont été renforcés, sous prétexte que l'aéroport de Port-Bouët (Abidjan) devait servir de base arrière pour l'envoi de troupes et de matériel vers le Mali-Nord.

La bonne blague ! Voici que cette nuit du 19 au 20 juillet, des tirs ont empêché les abidjanais de dormir, des hommes masqués ont envahi deux casernes d'Abidjan, dans les quartiers de Yopougon et de Cocody, et ont "embarqué" des véhicules, des armes et des munitions. Et ce n'est pas la première fois que cela arrive dans ce pays, où les mutineries sont nombreuses et où le terrorisme a déjà fait bien des victimes.

Alors que ce matériel tombe forcément "en de bonnes mains", Macron annonce une réduction de 850 millions d'€ du budget militaire, limoge l'un des meilleurs généraux ! C'est vrai, il utilise la meilleure méthode pour éradiquer le monde du terrorisme qui le ronge. Avec du matériel vétuste par les réductions militaires, nos soldats vont-ils devoir se battre contre des bandes armées de bon matériel français ? Messieurs Macron et Le Drian, un grand merci, que vos consciences reposent en paix !

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jeudi 13 juillet 2017

Guillaume Soro, le nouvel ami africain de Macron

Soro, chargé d'instruire Ferrand ?

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La République "En Marche" vient de tenir son premier grand congrès. Alors c'est normal, on invite des personnalités étrangères amies ... comme Guillaume Soro, président de l'assemblée nationale de Côte d'Ivoire.

On sait le poids que peut avoir la France sur la nomination ... pardon, l'élection (ma langue a fourché) des chefs d'Etat africains. Voyez la place prise par Sarkozy en 2011 pour le "couronnement" d'un certain Alassane Ouattara. Et il se dit que Guillaume Soro ambitionne la présidence dans son pays à l'horizon 2020. Ne vient-il pas, comme Macron, de créer son propre parti !

On pensait malgré tout ce genre de pratique terminée. Il semble qu'il n'en est rien. Mais que penser lorsqu'on sait que Guillaume Soro est impliqué dans de nombreuses affaires, y compris en France où un juge d'instruction l'attend toujours pour l'entendre dans des affaires d'enlèvement, de séquestration ou d'esclavagisme. Excusez du peu. Mais voyez la video ci-dessous ! Mieux qu'un long discours !

Mais peut-être a-t-il été invité par certains responsables LREM pour qu'il leur explique comment échapper à la justice ?

Quand le parti d'Emmanuel Macron adoube Guillaume Soro...

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dimanche 2 juillet 2017

Macron devant le Congrès à Versailles : un discours entre 200.000 et 600.000 €

Point d'indice gelé, sauf pour Jupiter !

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Ce lundi 3 juillet, le président de la République s'exprimera devant les parlementaires pour une réunion extraordinaire par son caractère rarissime mais aussi sur le plan financier. Emmanuel Macron a prévu de tenir un discours à Versailles devant les 577 députés et les 348 sénateurs réunis en Congrès lundi prochain. Une réunion qui a un coût, comme le rapporte Paris Match jeudi 29 juin, citant les dépenses engendrées par ce discours. "Outre les aménagements des lieux, il faut aussi sécuriser le site, y acheminer les parlementaires, les accueillir", précise ainsi le site du magazine.

C'est notamment ce coût que dénonce le groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée. Jean-Luc Mélenchon et ses troupes vont donc boycotter le Congrès. "La violence que nous avons subie ne peut pas rester sans réplique, nous la retournons contre ceux qui nous la font subir, a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse au Palais Bourbon jeudi. Nous nous rebellons et nous n'irons pas" à Versailles. Le groupe LFI rejoint la décision de deux députés UDI, Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, qui avaient annoncé dès mercredi qu'ils n'iraient pas à la réunion de l'Assemblée et du Sénat en Congrès pour écouter le chef de l'État. 

Lorsque Nicolas Sarkozy avait lui aussi réuni le Congrès en juin 2009, le discours avait coûté 400.000 € selon Bernard Accoyer, beaucoup plus selon les socialistes qui tablaient, quant à eux, sur 600.000 €. 

Quant à François Hollande, qui avait réuni les parlementaires à Versailles au lendemain des attentats de novembre 2015, il avait tenu un Congrès "low-cost", à 200.000 euros, en supprimant les collations pour les parlementaires et en optant pour de l'eau, plutôt que d'autres options plus coûteuses.

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mardi 27 juin 2017

Mitterrand, Chirac, Macron, les tueurs !

Elimination systématique des concurrents

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En son temps, Chirac pour la droite, Mitterrand pour la gauche, avaient compris que pour prendre le pouvoir il fallait rassembler son camp, donc annihiler toute velléité de ses alliés potentiels. C'est ce que fit Mitterrand après son échec de 1974 face à Giscard, en signant avec les communistes l'accord de programme commun, qu'il avait déjà rompu bien avant 1981. Pour lui, il s'agissait avant tout de prendre le dessus sur Georges Marchais, donc d'abaisser le plus possible le PC. Opération réussie malgré les cris de Marchais pour réclamer, à défaut de programme commun, des ministres communistes. 

A droite, pour Chirac, l'exercice était plus difficile. Il lui fallait éliminer Giscard, président en exercice. Il s'y employa dès sa nomination au poste de 1er ministre en 1974. Affaiblir Giscard systématiquement fut sa stratégie de tous les instants. Il commença donc par s'attaquer aux alliés des giscardiens, notamment les radicaux et leur chef Jean-Jacques Servan-Schreiber. Celui-ci fut évincé au bout de 13 jours au ministère des Réformes. JJSS, que Chirac appelait "le turlupin", avait le tort de parler haut et fort avec un discours "trop à gauche" selon ce premier ministre chef de guerre. JJSS devint ainsi le ministre le plus éphémère de la cinquième république. Mais Chirac dut reporter ses ambitions à l'après-Mitterrand donc à 1995. Malgré son beau discours de 1981 où il indiquait qu'il ne voterait pour Giscard qu' "à titre personnel". Mais là, Mitterrand l'avait éliminé dès le premier tour.

Le nouveau président Emmanuel Macron a des stratégies analogues à ses deux illustres  prédécesseurs. S'allier aux plus encombrants pour mieux les éliminer. Il a certes eu la chance de trouver le pauvre automutilé Manuel Valls qui lui a facilité la tâche. Plus encombrant est un certain François Bayrou, mais c'est réussi ! Le garde des sceaux et ses amis "têtes fortes" se sont suicidés sur l'autel des affaires, comme le firent auparavant Sarkozy et Fillon. Le Modem décapité, Les Républicains divisés, Macron semble arrivé à ses fins : des ministres godillots inconnus du public pris dans tous les camps, des députés aux ordres car très néophytes pour un groupe majoritaire aux ordres. La boucle semble bouclée... jusqu'à ce que Macron trouve son propre tueur ?

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mercredi 14 juin 2017

Que devient l'ex-futur tramway de Bamako ?

Françafrique : quand c'est fini, ça recommence !

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A Strasbourg, tout le monde se souvient de l'affaire du tramway mort-né de Bamako qui devait être l'affaire du siècle pour Lohr et Alstom, grâce au maire Roland Ries conseillé par l'expert en affaires africaines Michel Rocard, aujourd'hui décédé. C'est donc son ami Alain Juppé, maire de Bordeaux, qui avait relancé l'affaire en présentant ce tramway sur pneumatique à son homologue abidjanais Beugré Mambè.

Oui, mais voilà ! Le président Alassane Ouattara a d'autres soucis : des mutineries dans les casernes ivoiriennes menacent de plus en plus le trône de ce petit potentat africain. Il vient en fait en ce jour d'élections législatives (meilleur jour pour que les journalistes français aient d'autres chats à fouetter) pour demander et obtenir (au nom de l'hypocrite motif de lutte contre le djihadisme) des renforts de troupes françaises susceptibles de l'aider à garder son pouvoir.

D'ailleurs Macron et Ouattara s'entendent bien et se promettent deux rendez-vous, l'un en juillet-août lorsque ce chef d'Etat africain, plus souvent en France qu'à Abidjan où les habitants vivent dans la misère et sous les inondations, recevra la famille Macron dans sa somptueuse propriété de Mougins (06), et l'autre fin novembre en Côte d'Ivoire dans la non moins somptueuse propriété d'Assinie par laquelle passe régulièrement l'ex-président Sarkozy pour fêter les réveillons de nouvel an, et où plus récemment un premier ministre nommé Manuel Valls a aussi passé quelques nuitées.

Et les bons comptes faisant les bons amis, Emmanuel Macron a proposé au président ivoirien d'acheter à Bouygues un métro pour sa capitale Abidjan. Au grand dam de Juppé et Beugré ? ou en complément, ce qui permettrait à Abidjan d'avoir un meilleur équipement en transports collectifs que Paris ou Londres ? On ne risque rien de dire que le tram d'Alstom/Lohr est proche d'un enterrement de première classe. Et en bon banquier rothschildien, Macron impose son prix !

Un article paru dans "l'Eléphant déchaîné" n° 552 du 13/06/2017, journal satirique de Côte d'Ivoire, équivalent de notre Canard national

beugreHistorique du tramway de Bamako selon "L'éléphant déchaîné"

mambe

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