vendredi 16 février 2018

Macron fait dégager la presse de l'Elysée

Il piétine une tradition vieille de 40 ans !

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La présidence de la République veut fermer d'ici l'été la salle de presse installée depuis 40 ans dans l'Élysée pour la déménager dans une annexe, hors du Palais, une décision unilatérale dénoncée comme une "entrave" au travail des journalistes par l'Association de la presse présidentielle.

"La présidence a décidé d'un déménagement de la salle de presse" dans une annexe située rue de l'Élysée, "afin d'augmenter sa taille", a annoncé mercredi la conseillère communication d'Emmanuel Macron, Sibeth Ndiaye, lors d'une réunion avec des journalistes, dont l'AFP.

L'Élysée souhaite également "élargir le champ des accréditations permanentes", a-t-elle ajouté.

Jusqu'ici, les médias avaient accès à une salle de presse donnant sur la cour de l'Élysée à certaines occasions (Conseils des ministres, réceptions de dirigeants étrangers...). Les agences de presse y avaient, elles, accès en permanence.

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Dès son arrivée à l'Élysée, en mai, le chef de l'Etat avait souhaité le départ des journalistes de l'enceinte du Palais. L'Elysée avait remisé à l'été ce projet qui avait déclenché un tollé au sein des rédactions.

L'actuelle salle de presse deviendra "une salle de réunion" pour les conseillers de l'Elysée. Cette décision a été prise "pour une raison fonctionnelle", a ajouté Sibeth Ndiaye.

Alors que les journalistes présents protestaient contre une "volonté politique d'écarter la presse", Mme Ndiaye a affirmé: "Ce n'est pas la volonté qui est celle de la présidence de la République". Elle a reconnu qu'il s'agissait d'une "décision unilatérale, sans concertation". "Il y a des privilèges qui tombent", selon le service de presse.

- Dans l'Élysée depuis VGE -

"Ce dont on peut discuter, c'est l'aménagement" de la nouvelle salle de presse, a souligné Sibeth Ndiaye. Interrogée sur le coût des travaux pour aménager cette salle, elle n'a pas été en mesure de répondre dans l'immédiat.

L'Association de la presse présidentielle (APP) a "déploré vivement" ce "choix unilatéral, malgré les promesses de concertation", jugeant dans un communiqué publié mercredi que "ce déménagement +hors les murs+ de l'enceinte principale du Palais constitue pour les journalistes une entrave à leur travail". L'APP demande ainsi aux services de l'Élysée de "reconsidérer cette décision".

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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a demandé à la presse, lors du compte-rendu du Conseil des ministres, de "ne pas voir des symboles là où il n'y en a pas". Il a lui aussi invoqué des raisons "très fonctionnelles" pour ce déménagement vers une salle qui permettra selon lui d'accueillir, "à 10 mètres à vol d'oiseau" de l'Elysée, davantage de journalistes, "dans de meilleures conditions".

Mardi soir, interrogé sur ce projet de réaménagement lors d'une rencontre avec l'Association de la presse présidentielle, Emmanuel Macron avait évoqué un projet immobilier global rendu nécessaire selon lui par des recommandations de la Cour de Comptes. "Il va y avoir une série de travaux (...) avec toutes les concertations", avait-il assuré.

La salle de presse de l'Élysée avait été installée à l'intérieur du Palais sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing et, en 1984, François Mitterrand l'avait transférée sur la cour d'honneur, dans un souci de transparence.

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mercredi 14 février 2018

Poutine lance un ultimatum à la France de mettre fin au franc CFA dans les 6 mois !

Macron pleure : c'était mon copain, c'était mon ami ...

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Depuis un certain moment, le débat sur le franc CFA et sur la coopération financière avec la France se fait plus ample dans certains pays africains. Et Poutine en profite pour mettre de l'huile sur le feu, son but inavoué étant de remplacer le franc (et donc aussi l'Euro) par la rouble et s'introduire ainsi en Afrique aux côtés de son allié chinois déjà bien implanté.

La Russie a donné un ultimatum à la France pour mettre fin au système monétaire qu’elle impose à ses ex-colonies en Afrique ou bien elle devra faire face à de graves conséquences. 

Selon certaines sources, il y a eu des discussions entre le ministre russe de l’économie et des finances et son homologue français. sur la question , la fin de la monnaie coloniale le FCFA imposé par la France à certains pays africains. Les Russes ne considèrent pas cette monnaie comme une bonne chose pour l’Afrique car elle constitue un obstacle au développement. Ces sources ont également rapporté que le ministre russe de l’économie a donné à son homologue français un ultimatum de 6 mois pour mettre fin à cette monnaie afin que les pays africains concernés puissent se développer. Dans la cas contraire, il y aura des sanctions économiques russes et une interdiction d’importation de produits français. Un "blocus continental" digne de Bonaparte ? on aura tout vu. "Nous ne pouvons pas rester et voir comment les pays africains retardés, sont dans une misère profonde à cause d’une monnaie qu’ils ne veulent pas. La colonisation est la finit. il est temps pour les pays africains d’avoir leur pleine indépendance et de prendre le contrôle" a t’il dit. Le niveau de paupérisation de ces populations s’en va grandissant. on constate que les populations vivent mieux au Ghana et au Nigéria que celles des pays de la zone franc. Il faut aussi remarquer que la majorité des pays de la zone franc occupe les vingt dernières places du classement de l’IDH 2015.

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Tous les arguments sont bons. Le ministre de Poutine oublie même que le Nigeria est de plus en plus sous la coupe des terroristes de Boko Haram.

Et pendant ce temps, notre jeune président Macron (effectivement encore un peu jeune en politique) reçoit en grande pompe Poutine dans le fastueux palais de Versailles réservé en principe aux "amis". Quant à ce qui se trame en Afrique, qui est loin d'offrir l'indépendance aux Africains, il n'en pipe mot. Au contraire, il se rapproche des Russes en Syrie et en Irak. Bref, il donne les verges pour se faire battre. Adieu la françafrique, vive la russafrique. La guerre colonialiste continue. 

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vendredi 9 février 2018

Macron au Sénégal : les juteuses affaires du patronat français

Macron donne 47 milliards Cfa et reçoit 300 milliards Cfa

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On en sait un peu plus sur les retombées financières de la visite de 48 heures du président français Emmanuel Macron au Sénégal. Une visite très fructueuse pour les entreprises françaises qui raflent au total, des contrats estimés à plus de 300 milliards de francs Cfa, alors que les subventions octroyées par la France au Sénégal, cumulées, ne dépassent pas 47 milliards de Francs Cfa.

Que gagne le Sénégal dans le cadre de cette coopération avec la France ? Les détails en chiffres : 15 millions d’euros (9,8 milliards de FCfa) pour stopper l’avancée de la mer à Saint-Louis, 25 millions d’euros (16 milliards de FCfa) pour rénover le patrimoine de la vieille ville et ancienne capitale du Sénégal. 12 millions d’euros (7 milliards Cfa) pour la construction de 17 collèges dans la capitale sénégalaise, 41 millions d’euros (20,99) milliards Cfa pour booster les politiques publiques en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, un cumul de 47,09 milliards de FCfa que la France a injectés au Sénégal en termes de retombées de la visite de Macron, d’une part. Et d’autre part, ce sont plus de 300 milliards de FCfa de contrats commerciaux qu’engrangent les entreprises françaises.

Vox Populi, dans ses colonnes, rappelle que l’un des contrats gagnés par la France concerne l’achat par le Sénégal pour 112 milliards de FCfa, de deux Airbus 330-900 neo. Il y a également le contrat relatif à l’entretien du Train express régional (Ter) pour plus de 100 milliards de francs Cfa. Un Ter pour lequel l’Agence française de développement (Afd) a contribué pour plus de 200 milliards de FCFa (à rembourser par le Sénégal), sur un coût de plus de 568 milliards de francs Cfa qui reviennent au patronat et à l'Etat français (Alstom, Sncf, Ratp).

Et qui a perdu ? Le salarié sénégalais payé au rabais et le salarié français qui voit son emploi délocalisé s'envoler !

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samedi 3 février 2018

Tunisie - Sénégal : Macron joue du pipeau !

Rencontres pas dues au hasard !

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C'est ce que l'on appelle un coup de com' réalisé dans les règles de l'art. Lors de son déplacement à Clermont-Ferrand le 25 janvier dernier, la route du chef de l'Etat a croisée celle de Maha, jeune femme d'origine tunisienne.

Après un bref échange, Emmanuel Macron convie - sous l'œil attentif des caméras - son interlocutrice à l'accompagner pour sa visite d'Etat en Tunisie, programmée fin janvier. Et Emmanuel Macron a tenu parole, comme en témoignent les images postées sur son compte Facebook mercredi 31 janvier. 

Seulement, d'après le HuffPost, quelques éléments laissent à penser que cette rencontre n'est pas due au hasard. En effet, la jeune invitée est connue pour son engagement militant, notamment lors du printemps arabe. Le quaotidien Le Monde lui avait d'ailleurs consacré un portrait en 2011. Autre indice troublant repéré par le HuffPost : Maha Issaoui a participé sur Facebook au "Tour de France de l'égalité" organisé par la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa, deux semaines avant de croiser la route du président dans les rues de Clermont-Ferrand. Contacté par le site d'information, l'Élysée s'est néanmoins défendu de toute "mise en scène", évoquant un simple "hasard"... qui fait bien les choses ?

Autre hasard ! Arrivé au Sénégal, il y rencontre la chanteuse milliardaire Rihanna, venue des Barbades, qu'il fréquente ainsi pour la troisième fois en quelques mois. Pense-t-il déjà à remplacer maman ?

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mardi 2 janvier 2018

"Plus personne dans les rues": l'"impossible" promesse de Macron

Emmanuel Macron avait promis: "Plus personne dans les rues" d'ici à la fin de l'année. Pourtant, quelques heures après l'échéance, de nombreux sans-abri affrontent encore un froid glacial et les associations jugent que la promesse était "impossible" à tenir sans moyens supplémentaires.

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A Paris, Zkigniew passe les nuits dehors près du canal de l'Ourcq, en attendant une place en hébergement. Un peu plus loin, un groupe de trois hommes s'est installé sous la ligne de métro, près de la station Stalingrad.

Ils se rendent dans des centres d'accueil de jour pour manger et se laver. L'un d'entre eux, Pierre (le prénom a été changé), raconte que leur assistante sociale a fait une demande d'hébergement: ils attendent toujours une réponse.

Lors d'un discours à Orléans sur l'accueil des migrants en juillet, le président de la République avait déclaré: "la première bataille: loger tout le monde dignement. Je veux partout des hébergements d'urgence. Je ne veux plus de femmes et hommes dans les rues". 

Une promesse "impossible à tenir à ce jour" car "aucune mesure sérieuse n'a été prise" a souligné vendredi matin au micro de RFI le président d'Emmaüs France, Thierry Kuhn.

Lundi, le DAL (Droit au logement) a manifesté sous les fenêtres du ministère de la Cohésion des territoires, en charge du logement. Le porte-parole de l'association Jean-Baptiste Eyraud a appelé les ministres Jacques Mézard et Julien Demormandie à la démission "parce qu'ils ont failli à la mission que leur a donnée le président".

Dans une vidéo postée sur son compte Twitter le 21 décembre, la Cimade, association qui vient en aide aux étrangers, pointait également le nombre de personnes encore à la rue. "On fait le constat que la parole présidentielle n'est pas suivie d'effets", a déclaré à l'AFP Jean-Claude Mas, secrétaire général de l'association.

- "Continuité dans l'échec" -

"On a soutenu cette volonté forte" explique Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, "mais sur le terrain, il n'y a rien de nouveau, pas de mobilisation particulière." Il dénonce une "continuité dans l'échec": "il faut mettre fin à cette gestion du thermomètre", consistant à adapter la capacité d'hébergement aux baisses de température.  

"Il manque 3.000 places d'hébergement d'urgence", selon Eric Pliez, président du Samu Social. Car chaque soir, le 115 est saturé. En novembre, le baromètre du 115 révèle que sur 35.380 demandes d'hébergement, soit des appels passés par 5.900 personnes, seules 25% ont abouti. 

A l'échéance, le ministère de la Cohésion des territoires a répondu vendredi que 9.000 places d'hébergement d'urgence ont été ouvertes cet hiver. En 2016, 10.000 places avaient été ouvertes, selon Florent Gueguen. 

Au total, 140.000 places sont disponibles sur tout le territoire "soit 13.000 de plus que l'an dernier", selon le ministère. En plus de ces places, 80.000 sont destinées aux demandeurs d'asile. 

"La différence importante est que cette année, le gouvernement ne s'est pas engagé à pérenniser des places", dénonce M. Gueguen. La Fédération demande ainsi à l'exécutif de "pérenniser au moins 5.000 places" en 2018. 

L'Etat "doit avoir une connaissance des publics qui vivent à la rue" et "mettre les moyens pour développer les places d'hébergement dignes avec des travailleurs sociaux, et non pas juste des dortoirs", précise Aurélie el Hassak-Marzorati, directrice générale adjointe d'Emmaüs Solidarité.

Le ministère a aussi annoncé que 500 places supplémentaires seront ouvertes à Paris "entre le 26 décembre et le 15 janvier". 

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samedi 23 décembre 2017

Polémique autour des voyages en avion de nos dirigeants

Emmanuel Macron veut avoir un nouvel avion présidentiel Air Macron One

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dimanche 3 décembre 2017

Sommet UE-UA à Abidjan

Ouattara applique la réciprocité à Macron

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Les présidents français ont cette coutume de ne jamais recevoir les dirigeants africains à leur descente d'avion à l’aéroport. Alassane Ouattara qui a récemment fait l’expérience lors de sa réception par Emmanuel Macron lui a réservé le même type accueil, une sorte de réciprocité. Le jeune président français avait reçu le chef de l'État ivoirien sur le perron de l'Élysée comme l'ont toujours fait tous ses prédécesseurs.

En effet, pour la première fois de l’histoire de la relation franco-ivoirienne, ce n’est pas le président ivoirien qui a fait le déplacement à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny pour accueillir son homologue français, mais son vice-président. Emmanuel Macron qui arrivait à Abidjan pour le Sommet UE-UA en provenance de Ouagadougou ne verra évidemment aucun problème dans le fait d’être reçu par le vice-président Daniel Kablan Duncan pendant que le président Alassane Ouattara se chargeait en personne d’accueillir le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la République de Guinée équatoriale, personnalité autrement plus importante que le nouveau petit Napoléon français.

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Rappelons que le premier empereur français ne connaissait de l'Afrique que les pyramides égyptiennes, où il s'est exclamé : "Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent !" autrement plus sérieux que "Il va réparer la climatisation" dans l'amphithéâtre de Ouagadougou.

Ceci dit, la réciprocité a été respectée comme du temps de Sarkozy. Macron, lors de ses vacances à Marseille, a été invité à Mougins, dans l'arrière-pays cannois, comme il a été invité à Assinie, résidence secondaire de Ouattara (une de plus) en Côte d'Ivoire. 2 - 0 pour Ouattara ! Puis Macron a été invité par Ouattara (ou Ouattara par Macron ?) à poser le premier pavé du métro abidjanais qui a scellé la réconciliation Bouygues - Alsthom. Amitié capitaliste franco-française retrouvée et financée on ne sait pas combien par le contribuable français : 2 milliards d'€ prêtés selon Le Drian, 1,4 milliards d'€ offerts selon Macron. Et comme le chef a toujours raison, rien n'est encore inscrit au budget par les députés français. 3 - 0 pour Ouattara ! Drogba doit se régaler devant la télé !

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mercredi 29 novembre 2017

Macron : première étape au Burkina-Faso

Burkina Faso : attaque à la grenade, caillassage du cortège présidentiel, manifestations, et ce n'est que la première journée ?

 Il fallait s'y attendre ! Les grands mots de "réconciliation de la jeunesse africaine et de l'Europe" ne suffisent plus. Tout comme dire en long et en large que "les crimes de la colonisation européennes sont incontestables", reconnaître qu' "il y a eu des fautes et des crimes" ajoutant que c'est "un passé qui doit passer", c'est du périmé. Le mal est plus profond. 

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On en est à des cris de désespoir et de haine contre l'Europe qui les exploite et les réduit à la misère avec le soutien des dictateurs locaux hyper-riches qui planquent leurs fortunes dans les paradis fiscaux, tout en asservissant leurs concitoyens. Et cela ne concerne pas seulement le Burkina-Faso, mais pratiquement l'intégralité d'un continent mis au pas par une clique de corrompus. Quant à Macron, pourquoi serait-il considéré autrement que le pire des chefs colonisateurs qui, malgré un discours léché, a eu autant de paroles malheureuses à l'égard des africains que Sarkozy lors de son discours de Dakar. L'affaire des femmes "qui ont 7 ou 8 gosses" et auxquelles il veut imposer le planning familial dont personne ne veut.

La misère, le manque de démocratie, la corruption ne passent plus. Alors faut-il s'attendre à autre chose de la part des Africains qu'un désintérêt, qu'une vague de protestations, qu'une révolte, quand arrive un "chef" qui plus est représentant du monde financier et économique dont les Bouygues, Bolloré et autres sont les exploiteurs patentés.

Et les nouvelles petites phrases malheureuses telles que "Ce n'est pas à moi de réparer votre électricité." ne vont pas arranger le climat. Humilier le président du pays d'accueil au point que ce dernier quitte la salle, il y a longtemps que l'on n'avait pas vu ça. Et sa réflexion hilare et moqueuse : "Il est parti réparer la clim !" est indigne d'un chef d'Etat ! Pourquoi ne l'a-t-il pas fait à Trump, Poutine ou Xi-Jinping ? Le résultat aurait été immédiat !

Discours intégral de Macron à Ouagadougou 

Humilié par Macron, le président Kaboré quitte la salle

Manifestation anti-Macron à Ouagadougou

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mercredi 15 novembre 2017

LREM en marche vers la Berezina ?

Plus de 100 démissions à la veille du congrès !

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Une centaine de "marcheurs" ont annoncé ce mardi qu'ils quittent le mouvement à la veille du congrès de LREM. Parmi eux des élus, des animateurs de comités locaux, des référents et des militants. Les dirigeants macroniens reconnaissent eux-mêmes que seuls 10% des militants seront présents à ce congrès qui se prétend "fondateur". Serait-ce le début de la Berezina ou de Waterloo ?
Ci-dessous le texte intégral de la lettre de démission. 
Par « 100 démocrates »En Marche ! Mouvement citoyen lancé par Emmanuel Macron en avril 2016, partait d'une conviction : « Les Français devaient être au cœur de la vie politique, et non son décor.» En inscrivant cette promesse, dès la première ligne de la Charte des valeurs du mouvement En Marche, Emmanuel Macron a passé le plus formidable des contrats moraux avec les citoyens français.
Les marcheurs sincères mus par une vision humaniste de l'engagement politique, se sont sentis compris. Ils allaient enfin pouvoir s'engager derrière un homme, avec la promesse d'en finir avecla politique comme profession réglementée et tout faire pour que les citoyens soient mieux associés aux décisions qui les concernent.
  Au-delà de l’action, la déception.
 Respecter les lois de la République, ainsi que les règles élémentaires de la courtoisie, respecterautrui, l'honnêteté, la probité, s'engager à ne commettre aucune discrimination ou abus de pouvoir, signaler tout conflit d'intérêt, se dresser contre les corporatismes, transcender les intérêts particuliers et croire en l'intérêt général, étaient là les principes de la Charte pour avancerensemble au sein du mouvement présidentiel.
Comment expliquer que les comités se soient vidés de leurs marcheurs cinq mois seulement après l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron ? Que s'est-il passé pour que certains de ces marcheurs authentiques et loyaux finissent par déposer plainte au cours de l'été contre le mouvement pour lequel ils se sont engagés sans compter ni leurs heures, ni leur temps ?Ces valeurs, des marcheurs ont tenté de les défendre, de les rappeler à la gouvernance de la République en Marche, pour empêcher que des opportunistes puissent entrer dans les arcanes du pouvoir, ce pouvoir si convoité, ce pouvoir qui trop souvent corrompt le libre jugement de la raison, et met sur la scène politique des hommes-loups qui n’ont guère le souci de leurs semblables.
La République en Marche, une grande muette !
 Puisque le choix a été fait de ne contrôler aucune entrée et de permettre un accès libre à tous, il fallait donc dès le départ faciliter le travail de la gouvernance en installant des instances internes pour réguler les dérives et éviter aux vieux comme aux jeunes loups, qui avaient flairé la bonne affaire, de mettre hors-jeu la base militante lanceuse d'alerte sur ces jeux politiques pervers.
Aucune instance de régulation n'a été activée. Pire, les nouveaux statuts avec une représentativité très affaiblie de la base militante ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni unecritique interne du pouvoir contre ses propres abus.
Sous le poids des process marketing, des #LoveLaRem, #LoveLaTeamMacron, les piliers de la démocratie se sont effondrés entraînant dans leur chute l'engouement et la motivation des marcheurs.
Le prochain « sacre » de Christophe Castaner, élu à la tête du parti, avant l'heure en l'absence de concurrents, laisse peu d'espoirs aux militants en attente de démocratie.
Et malgré une profession de foi porteuse d'un futur fait de rêves, pour raccrocher la base militante, malgré une profession de foi porteuse d'une nouvelle promesse d'entendre la colère des concitoyens français, le mal est fait.
 La République en Marche entend mais n’écoute pas.
 La gouvernance de La République en Marche a confondu entendre et écouter. Alors oui, La République en Marche a des oreilles qui marchent bien et qui entendent tout, mais elle ne semble pas avoir ni les dispositions affectives ni la structuration psychique qui lui permettent de savoir écouter.
Entendre et écouter, la même différence que voir et regarder. Quand les uns ne concernent que les capacités physiques (le simple fait de posséder des organes sensoriels qui marchent), les autres font appel à des dispositions affectives et psycho-affectives : j’écoute et je regarde celui auquel je prête de l’attention, celui que je considère comme mon semblable, celui que je considère comme digne d’être écouté et regardé.
La République en Marche est tout sauf bienveillante et empathique.
Ce n’est pas parce qu’elle a su mobiliser ces dispositions affectives comme des concepts marketing pour vendre le produit En Marche que La République en Marche est dotée de ces dispositions. Les marcheurs en colère ont bien tenté d'instaurer un dialogue, de proposer des pistes d'amélioration, d'inviter les acteurs à s'écouter jusqu'à solliciter un tiers pour ouvrir une médiation.
Le mépris et l'arrogance qu'ils ont essuyés, les menaces ou les tentatives d'intimidation ne sontpas des pratiques bienveillantes et laissent à penser que La République en Marche marchedésormais sur la tête.
Nous espérons que Monsieur Castaner soit un excellent équilibriste qui pourra se contorsionner pour permettre à La République en Marche de retomber sur ses jambes.
 Passer du mythe de « l’Armée de l’An II  » au militantisme éclairé.
Entre le jeu des statuts, l'opacité des instances, la loterie du tirage au sort de ceux qui ne représenteront qu'un quart des voix au Conseil National, le jeu du chat et de la souris avec les instances ou les services ou les pôles de La République en Marche, les tirs aux pigeons sur les réseaux sociaux, les balles au prisonnier sur les boucles de communication telegram, nous avons pour notre part suffisamment joué au sein de l'expérimentation politique en Marche.
L'expérimentation est partie d'un postulat, d'une idée, de la volonté de construire un « nouveaumonde politique ».Hormis les savants fous, les scientifiques savent en principe poser des limites à l'expériencemenée : le cobaye humain volontaire, dont on aura recherché le consentement éclairé, ne seramobilisé qu'en dernière instance et à la condition que toutes les sécurités aient été prises pourprotéger son intégrité. L’éthique, en tant que limites que l’on se fixe dans son rapport au monde et dans sa relation àautrui, est essentielle en sciences comme en politique si l’on veut chasser les pratiques de « l’ancien monde ».
• Dommage que le Comité d'éthique de l'expérimentation politique en marche n'existe que sur le papier.
 
• Dommage que le mouvement de La République en Marche qui refuse l'appellation de parti ne soit pas parvenu à sortir de l'expérimentation des mooc, des laboratoires d'idées, des protocoles, des process.
 
• Dommage que La République en Marche n'ait pas su s'appuyer sur une démarche éthiqueresponsable qui respecte les principes démocratiques : la liberté de conscience et d’expression de ses militants.
 
• Dommage que La République en Marche n'ait pas su mettre en avant une ligne politiqueaffirmée proposant un corpus idéologique et assumant des convictions dans lesquelles les militants puissent se retrouver.
 
• Dommage qu’en faisant le choix d'un fonctionnement vertical et d'une gouvernance d'élites, qu’en méprisant les compétences et l'intelligence collective, La République en Marche se soit progressivement coupée de ses forces-vives.
En refusant le principe d’élections démocratiques consacré par la Révolution française de 1789 et par la Constitution de notre pays, pour permettre aux adhérents de la Républiqueen Marche de choisir leurs dirigeants, en imposant des directions autocratiques qui demandent aux adhérents de se satisfaire d’un budget dérisoire et indigne de 400 € par mois et par département, en organisant un système opaque et arbitraire de tirage au sort, en imposant un vote à main levée alors même qu’un vote à bulletin secret est sollicité, La République en Marche offense les principes fondamentaux de la démocratie avec un mode d’organisation digne de l’Ancien Régime.
Les 100 humanistes que nous sommes, étudiants, ouvriers, universitaires, médecins, juristes, enseignants, travailleurs sociaux, retraités...qui faisaient la force de ce mouvement,partent justement pour ne pas se retrouver en souffrance éthique dans un vide idéologiquenavrant où seul demeure le jeu pervers de la courtisanerie, censé appartenir à « l'ancien monde politique ».
Les 100 citoyens que nous sommes, indépendants, libres, militants des droits de l’Homme, partisans de la démocratie, ne peuvent pas continuer au sein d'un mouvement ou parti sans ligne politique qui n’a pas su s’appuyer sur les piliers de la démocratie et qui a nié avec arrogance et mépris l’intelligence du peuple.
Signé « 100 démocrates »

berezina

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jeudi 2 novembre 2017

Nadine Morano conseillère de Macron ...

... pour sauver la chrétienté !

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Les déclarations de Nadine Morano sont fréquentes et toujours amusantes. Alors que les Constructifs ont été officiellement exclus des Républicains, mardi 31 octobre, Le Point explique dans sa version abonnée que la députée européenne aurait tenu à prévenir Emmanuel Macron de la fourberie de cette frange dissidente du parti de droite.

"Vous savez, ils nous ont trahis, ils vous trahiront ", aurait ainsi déclaré Nadine Morano au président Macron. "Ne vous inquiétez pas, j'en suis conscient...", aurait même répondu le chef d'État français à son interlocutrice, qui n'a décidément pas sa langue dans sa poche. En atteste sa déclaration, ce mercredi 1er novembre sur France-Info, sur sa volonté d'inscrire dans la Constitution les "racines chrétiennes " de la France. Jupiter le dieu païen à la tête d'un empire chrétien ?

Deux trahisons en deux jours et pas exclue des Républicains. Il faut être Nadine pour le faire.

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