vendredi 8 mars 2019

Côte d'Ivoire : La Françafrique "à la Macron".

Des soldats français débarquent à Abidjan, les vraies raisons ?

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Deux semaines après la visite du président Ouattara à l'Elysée, voilà que de nouveaux militaires français viennent renforcer l'effectif. Est-ce vraiment l'effet du hasard ? ou faut-il se demander ce qui se trame derrière ça. On se rappelle que c'est l'armée française, sous Sarkozy, qui a mis en place Ouattara. Macron et Ouattara préparent-ils son maintien en place après 2020, année de nouvelles élections dans ce pays africain ? avec une ingérence française supplémentaire de la France macronienne ? Cette présence a en tous cas donné lieu à de multiples supputations sur les rives de la lagune Ebrié.

Et cette situation socio-politique ivoirienne est quelque peu tendue ces derniers temps. Le divorce entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, l'acquittement et la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé par la CPI et leur probable retour en Côte d'Ivoire, la démission de Guillaume Soro de la présidence de l'Assemblée nationale. Voici autant de facteurs qui font monter l'adrénaline à l'approche de la présidentielle de 2020. Le président Ouattara, qui plus est, "réfléchit" à la modification de la constitution pour lui permettre de se présenter pour un troisième mandat. Sans oublier les grèves qui se déclenchent de plus en plus fréquemment, et spontanément, comme celles des enseignants. Et c'est dans cette période d'incertitudes que 500 soldats français débarquent dans la capitale ivoirienne. Pour faire quoi ? Eviter à Ouattara une situation à la "Bouteflika"?

Le rapprochement entre tous ces évènements suscite des craintes au sein de la population ivoirienne. Quelle est donc la mission de ces militaires français arrivés en Côte d'Ivoire ? Telle est l'interrogation qui taraude les esprits des observateurs du paysage politique ivoirien. Il n'y a pourtant pas le feu en la demeure. Mais on ne sait jamais : Ouattara et Macron préfèrent être prévoyants.

A en croire un officier de cette force française, il s'agit d'une opération périodique de relèvement des troupes. « C’est une opération de routine. C’est la relève habituelle chaque mois. Il n’y a pas de raison de s’alarmer », s'est-il expliqué. Il faut rappeler qu'en vertu de l'accord de défense signé entre la France et la Côte d'Ivoire au lendemain des indépendances, les autorités françaises ont entrepris d'installer une base militaire en Côte d'Ivoire. Ainsi, le 43e Bataillon d'infanterie de marine (43ème BIMA) a son garnison à Port-Bouët, non loin de l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Rebaptisé Forces françaises en Côte d'Ivoire (TFCI), cette troupe est plus active dans la lutte contre l'insécurité et le terrorisme dans la sous-région ouest-africaine. Mais ça, c'est la théorie. La pratique en est souvent bien loin. Après tout, n'est-ce pas la "Force Licorne" qui en 2011 a anéanti la flotte aérienne forte de quelques hélicoptères pour permettre au "rebelle Ouattara" de prendre le pouvoir ?

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mercredi 27 février 2019

Franc CFA : Ouattara aux ordres de Macron pour lancer un contre-feu

Ouattara souhaite que "cesse ce faux débat"

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Le président ivoirien Alassane Ouattara a souhaité vendredi soir à Paris, que "cesse le faux débat" sur le franc CFA,"une monnaie solide" utilisée par environ 155 millions de personnes dans 14 pays africains dont 12 anciennes colonies françaises, après un entretien avec son homologue Emmanuel Macron.

"J’ai entendu beaucoup de déclarations sur le franc CFA (...) Je ne comprends pas ce faux débat", a déclaré M. Ouattara à la presse à l’issue de l’entretien à l’Elysée, estimant qu’il faut que ce débat cesse, les gens en parlent sans savoir de quoi ils parlent."

Les propos du chef de l’Etat ivoirien, interviennent quelques semaines après les critiques du vice-président du Conseil italien et leader du Mouvement cinq étoiles (M5S), Luigi di Maio, qui a accusé la France d’appauvrir l’Afrique par sa politique monétaire et de favoriser la crise migratoire en Europe.

"La France est l'un de ces pays qui, en émettant une monnaie pour 14 pays africains, empêche leur développement économique et contribue au fait que les réfugiés partent de leurs pays et meurent ensuite en mer ou arrivent sur nos côtes", a déclaré M. Di Maio.

Établi en 1945, une quinzaine d’années avant l’indépendance des colonies françaises et imprimé à Chamalières (centre France), fief de l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, le franc CFA fait l’objet de critiques régulières. Paris soutient que le maintien ou non d'un pays dans la zone CFA est du ressort de la souveraineté de chaque pays.

Le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron avait soutenu, dans un discours à Ouagadougou : "Le franc CFA, la France n’en n’est pas le maître, elle en est le garant."

Etabli en 1945, une quinzaine d’années avant l’indépendance des colonies françaises et imprimé à Chamalières (centre France), fief de l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, le franc CFA fait l’objet de critiques régulières.

"Le franc CFA est notre monnaie, c’est la monnaie de pays qui l’ont librement consentie, et mise en place de manière souveraine, et ce, depuis l’indépendance (1960)", précisant que la monnaie est "solide, gérée uniquement par des Africains."

Arrimé à l'euro, depuis 1999, avec le soutien financier du Trésor français, le franc CFA, est utilisé dans deux zones monétaires distinctes : l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo)) et la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

"C’est notre affaire", a ajouté Ouattara, soutenant que "c'est une monnaie pour laquelle nous allons faire des réformes en temps opportun." Ah bon ?  Et moi qui croyais que le franc CFA était géré par la Banque de France !

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jeudi 7 février 2019

Manifestation à Mayotte

"Ras le bol des prises de parole de Macron" 

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"... Fait semblant de nous entendre" !

Le "journal de Mayotte" rapporte que durant cette manifestation du 5 février, deux accessoires étaient indispensables : le sifflet et le parasol. Les manifestants ont voulu faire le maximum de bruits pour ’atteindre les fenêtres’ du vice-recteur. Ils protestent contre les conditions de travail et indemnitaire des enseignants. Les seuls points communs entre la mobilisation à Mayotte et celle en Métropole sont la date (5 février), et "un ras le bol des prises de parole de Macron qui fait semblant de nous entendre".

En France, c’est la CGT qui a lancé un appel à mobilisation touchant plusieurs secteurs publics. A Mayotte, l’éducation nationale a relayé le mot d’ordre. Toujours selon le média local, pas facile de donner un nombre exact quant aux manifestants. En effet, plusieurs groupes sont éparpillés, mais en somme, les enseignants ont globalement répondu présents. Toutefois, un décompte par syndicat va être réalisé. "C’est une manifestation satisfaisante de l’Education Nationale, avec une configuration différente de la métropole, mais avec le même objectif de dénoncer la politique de Macron", affirme Henri Nouri, SNES- FSU.

Les revendications

Les revendications habituelles sont toujours d’actualités : prise en compte de l’ancienneté générale des services pour les agents qui ont commencé à la collectivité de Mayotte, indexation à 53%, moyens insuffisants en Réseau Education Prioritaire (REP), Indemnité générale des services. "A la suite du mouvement de mars 2018, les promesses n’ont pas été tenues, notamment sur les moyens supplémentaires en poste dans les collèges", indique-t-il, et "nous comptons 27 élèves par classe, c’est 3 de plus que la moyenne de REP".

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lundi 28 janvier 2019

Argentine : Soutien aux Gilets Jaunes

Les députés du FIT se réunissent devant l’ambassade de France en soutien aux Gilets Jaunes

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Une délégation du FIT (Frente de Izquierda y de los Trabajadores) s'est rendue devant l’ambassade de France en Argentine ce jeudi. Elle a souhaité apporter son soutien au mouvement des Gilets Jaunes et dénoncé la répression que ceux-ci subissent.

La délégation était composée de plusieurs personnalités des partis, ainsi que des députés provinciaux et nationaux, qui composent le FIT étaient présents ce jeudi devant l’ambassade française en Argentine. Le FIT est une coalition électorale de gauche composée de plusieurs partis argentins : le PTS (Partido de los Trabajadores Socialistas), le PO (Partido Obrero) et Izquierda Socialista (IS). Cette coalition dispose de plusieurs députés dans les parlements provinciaux mais aussi au parlement national.

Ceux-ci ont souhaité se réunir ce jour-là pour marquer leur soutien au mouvement des Gilets Jaunes. Pour eux, les « gilets jaunes sont devenus un symbole de l’affrontement des plans des gouvernements capitalistes qui cherchent à ce que ce soient les travailleurs et les classes populaires qui payent la fête des riches ». Ils insistent sur le fait que ceux-ci ont « fait reculer le gouvernement Macron ».

Ceux-ci ont également pointé la « responsabilité des directions syndicales, qui regardent scandaleusement ailleurs ». Pour eux, cette « division est uniquement en faveur de la réaction alors que le mouvement est en plein développement. Pour cela, l’intervention de la classe ouvrière et de ses organisations avec ses propres méthodes, qui se mette à la tête des couches exploitées, est décisive ».

Enfin, ceux-ci ont souhaité remettre une lettre à l’ambassadeur français en poste en Argentine que nous reproduisons ci-dessous. Les signataires du FIT dénoncent l’énorme répression qu’a subi le mouvement des Gilets Jaunes, évoquant le chiffre de 1700 blessés. « Dans notre pays, nous avons une grande histoire de répression de tout type contre les travailleurs et les classes populaires », écrivent-ils. Avant d’exiger « la fin de toutes les actions répressives et la libération et l’arrêt des charges contre tous les inculpés du mouvement des Gilets Jaunes ».

Ce soutien venu de l’Argentine n’est pas le fruit du hasard. Depuis 2015, le président argentin Mauricio Macri impose une politique d’austérité et néo-libérale qui rappelle pour beaucoup les contre-réformes du président Macron. Partout dans le monde, solidarité à ceux qui subissent les mauvais coups du grand patronat !

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mardi 15 janvier 2019

Quand des navires chinois polluent les mers françaises

Des sacs plastiques déchargés au large des îles Marquises :

le navire identifié !

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PAPEETE, le 12 janvier 2019 - La Direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) a confirmé avoir identifié le navire se trouvant à l’origine de l'échouage d'une importante quantité de sacs plastiques sur Hiva Oa. Il s'agirait d'un bateau chinois spécialisé dans la pêche aux calamars. 


L'enquête progresse et les recherches complémentaires effectuées par la DPAM ont permis de retrouver ce vendredi le navire Ocean 2 sous le nom chinois traduit de Hay Yang. 

Le Hai Yang 2 est un navire usine spécialisé dans la pêche aux calamars, et son nom semble bien correspondre à l'inscription portées sur les sacs. 

Après de premières vérifications, l’historique de la route empruntée par le navire montre qu'il semble effectivement avoir pêché dans l’Atlantique sud au large des côtes d'Argentine et qu’il remonte via le Pacifique Est et les côtes chiliennes vers son port d’attache Shidao en Chine. 

La DPAM a communiqué ces informations au JRCC qui va désormais chercher les coordonnées de son armateur pour l'informer de la situation.

Le président Macron, au vu du sérieux de l'affaire, interviendra-t-il auprès de son homologue chinois ?

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dimanche 23 décembre 2018

Tchad : la visite d'Emmanuel Macron suscite l'émoi

Emmanuel Macron, alors que les Gilets Jaunes en sont à l'acte VI, est en visite au Tchad samedi 22 décembre et dimanche 23 décembre. C'est la première fois que le président de la République arrive en visite dans ce pays qui est le principal allié de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Mais cette visite suscite la polémique au sein d'une classe politique tchadienne qui ne comprend pas l'indifférence de la France face à la situation politique et sociale du Tchad, qui souffre de déficit démocratique et de libertés.

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L’opposition tchadienne qui s’est tenue informée de la visite d’Emmanuel Macron est vent debout contre la France et se pose des questions.

« On ne peut pas être président d’un pays dit "patrie des droits de l’homme et des libertés" et ami d’un chef d’Etat qui ne donne aucune possibilité à son peuple de s’exprimer avec tous leurs modes d’expressions et de jouir des ressources de leur pays. Monsieur Emmanuel Macron, la France est-elle amie du Tchad ou de Monsieur Idriss Deby Itno ? », interroge Max Kemkoye, président de l’Union des démocrates pour le développement et le progrès.

Le député et président d'un parti d'opposition, Ngarlejy Yorongar, dénonce aussi une visite qui vient conforter le pouvoir du président Idriss Déby.

« Pour moi, c’est inapproprié. Si Macron a pris la décision d’aller rendre visite à Idriss Déby qui a les mains pleines de sang, je dis bien pleines de sang, je crois qu’il est passé complètement à côté. Qu’est-ce Macron devrait dire au président Déby dès qu’il est là ? Qu’il lui dise que 28 ans c’est trop, bientôt 29 ans ; et qu’il essaye de retirer un peu son épingle du jeu. Il faut qu’il lui dise dans le creux de l’oreille que ce n’est pas bon, parce que nous ne sommes plus à l’époque où un chef d’Etat africain peut se permettre d’arrêter des gens, de les torturer, de les tuer... »

La Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution est tout aussi indignée, mais espère qu’en venant à Ndjaména, le président français appréhendera mieux ce que vivent les Tchadiens.

« On aurait aimé au moins que ce chef d'état s’intéresse un peu au calvaire que vivent les populations tchadiennes, estime Poddi Djimé Bichara, le porte-parole. La visite du président Emmanuel Macron devrait peut-être lui permettre de tâter du doigt les réalités du drame tchadien. »

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Les "gilets jaunes" assiégeant sa villa du Touquet, le président réveillonnera à Ndjaména. 

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dimanche 25 novembre 2018

Macron en fuite, reconnu à Varennes

Il voulait préparer la contre-révolution des "lingots d'or" !

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Déconcerté par le succès de la révolution des gilets jaunes, le président Macron, accompagné de sa femme et de son premier ministre a tenté de rejoindre son fief d’Amiens, où se trouvent ses derniers fidèles, pour lancer avec ses amis riches un contre-mouvement : la révolution des lingots jaunes.

Pour éviter tous les barrages mais également pour brouiller les pistes, le président a du faire de nombreux détours. De plus, le couple présidentiel était muni de faux passeports.

Notre président tenta de se faire passer pour un certain M. Durand, intendant de la baronne de Korff, tandis que sa femme Brigitte avait pris le pseudo de Mme Rochet, gouvernante des enfants de Mme de Korff.

Malheureusement, cette tactique ne s’est pas avérée payante…

La voiture des fuyards s’arrête devant une station-service de Sainte-Menehould. Le pompiste, Jean-Baptiste Drouet, qui a séjourné à Paris, reconnaît le président mais ne réagit pas tout de suite.

Il ne se lance à la poursuite de la berline royale que lorsque la municipalité le mandate après délibération. La voiture présidentielle arrive à Varennes, mais doit s’y arrêter, le président est surpris de ne pas trouver une autre voiture qui doit l’escorter pour la suite du périple.

Jean-Baptiste Drouet et Jean-Chrisosthome Guillaume arrivent à Varennes, passent devant le véhicule arrêté et avertissent le procureur-syndic, l’épicier Jean-Baptiste Sauce, que la voiture du président en fuite est arrêtée en haut de la ville. Ils décident de barricader le pont de l’Aire en mobilisant les gilets jaunes locaux qui ne se firent pas prier. Ils ont exaucé les voeux du président qui souhaitait "qu'ils viennent le chercher".

L’automobile est immobilisée à quelques encablures de la barricade, devant la voûte de l’église Saint-Gengoult qui enjambe la rue 12.

Jean-Baptiste Sauce, sous la pression des patriotes qui se trouvaient à l’estaminet du « Bras d’or », oblige les voyageurs à descendre et les fait entrer dans sa maison qui est à quelques pas. A cette heure, le président et sa femme se trouvent encore dans cette maison. A n’en pas douter, ils seront reconduits sous bonne escorte vers la capitale.

Enervé au moment ou il fut interpellé, Emmanuel Macron se serait écrié : « Mais je perds la tête ! » Ce à quoi Jean-Baptiste Sauce aurait rétorqué : « Pas encore, mais ça peut venir !» (selon "Nordexpress")

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dimanche 18 novembre 2018

Le 17 novembre vu du Pays de Bade

Comment nos voisins voient les "gilets jaunes"

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Les protestations contre les prix du carburant paralysent le trafic en France : une femme meurt.

En protestation contre les hausses d'impôts prévues en France, des dizaines de milliers de personnes se rendent dans la rue et bloquent la circulation. Mais les gilets de sécurité qui transportent de nombreux manifestants n'ont pas pu empêcher un tragique accident.

Normalement, voitures et camions circulent ici, mais ce samedi, des personnes portant des gilets de sauvetage jaunes circulent dans de nombreuses rues, autoroutes et ronds-points dans toute la France. Ils bloquent la circulation, bloquent les accès ou conduisent lentement à moto.

Selon les autorités, environ 124 000 personnes sont descendues dans la rue pour protester - contre l'augmentation prévue des taxes sur le diesel et l'essence. Ils s'appellent eux-mêmes les "Gilets jaunes", en référence aux gilets de sécurité, que doivent avoir en France tous les automobilistes. Plus de 2000 manifestations ont été rapportées selon les chiffres officiels. 

Déjà à l'avance, les autorités françaises étaient alertées par l'ampleur des manifestations organisées, décentralisées et difficiles à évaluer - ainsi que par les dangers qui y étaient associés. 3000 forces de sécurité supplémentaires ont été déployées samedi.

Contre quoi la colère des manifestants? Il y a d'abord les prix du carburant. Depuis le début de l'année, les taxes sur le carburant diesel ont déjà augmenté de 7,6 cents le litre, selon des données antérieures de l'agence de presse française AFP, et de 3,9 cents pour l'essence. Une nouvelle augmentation est prévue pour 2019. Selon le quotidien "Libération", le litre de super en France s'élevait en moyenne à 1,53 euro en novembre, soit 27 cents de plus qu'il y a huit ans. Le prix du diesel a augmenté de 44 cents au cours de la même période pour atteindre 1,51 euro en moyenne.

gilet1Pour de nombreux observateurs, les augmentations d’impôts prévues ne sont que la baisse qui a provoqué le débordement du baril. Déjà en été, il y avait eu des manifestations contre la nouvelle limitation de vitesse sur les routes de campagne : au lieu de 90 km / heure, seuls 80 km sont autorisés sur les routes de campagne. Surtout dans les zones rurales, le mécontentement est grand.

Mais la colère dépasse les problèmes de circulation. Souvent, la demande d'un salaire minimum plus élevé peut être entendue. Les politiciens, en revanche, devraient gagner moins. Un manifestant impliqué dans un blocus de l'autoroute A7 à Avignon dit sur BFMTV qu'il doit toujours compter à partir du milieu du mois lors de ses achats pour ne pas manquer d'argent. "La France est en colère, et c'était loin de tout." 

De nombreux "Gilets jaunes" attaquent également le président Macron, dont ils perçoivent la politique comme une politique pour les riches.

Macron avait déclaré à l'avance dans une interview télévisée qu'il souhaitait percevoir et comprendre la colère des "gilets Jaunes". Il a également mis en garde contre des demandes contradictoires pour plus d'emplois publics d'une part et moins de taxes de l'autre. 

La "star politique" a participé aux élections de 2017 dans le but de renouveler fondamentalement la France. Mais de nombreux projets de réforme et de nombreuses déclarations maladroites lui ont valu la colère de nombreux citoyens. Sa cote de popularité a chuté au plus bas. (traduit de l'allemand)

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jeudi 8 novembre 2018

Macron à Morhange

Les habitants triés sur le volet pour pouvoir rencontrer le président.

morhangeEmmanuel Macron a débuté lundi un périple à travers l'est et le nord de la France. Première étape à Morhange, une ville sinitrée par la crise et où les Morhangeois qui vont assister à la commémoration ont été soigneusement sélectionnés.

Première étape de sa grande tournée sur les lieux historique de la Première guerre mondiale, Emmanuel Macron a rencontré une centaine d'habitants de Morhange en Moselle, une ville durement touchée par la crise et la désindustrialisation. Les heureux élus ont été triés sur le volet, au grand dam des absents du jour.

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lundi 22 octobre 2018

Chien de garde du macronisme : Castaner

De proche de la pègre à premier flic de France

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Fidèle parmi les fidèles, Christophe Castaner a passé de porte-parole du gouvernement à ministre de l’Intérieur. L’opportunisme comme seul étoffe, il avait mis en jeu sa démission pour devenir le premier flic de France. Pas de doute, au doigt et à l’œil du maître, il saura aboyer.

La personnalité est sans relief. Personnage politique de seconde zone, d’inconnu du grand public Christophe Castaner est passé, en l’espace de quelques mois, au poste de porte-parole du gouvernement, puis aujourd’hui à premier flic de France. Cette promotion fulgurante – de maire de la ville de Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence, et député entre 2012 à 2017 dans la seconde circonscription du Var – Christophe Castaner la doit autant à son opportunisme politique qu’à son obéissance à Macron qui l’a propulsé.

Opportunisme politique de celui qui, après 30 années passées sur le banc de touche au Parti Socialiste, a senti le vent tourner et s’est mis au service du candidat d’En Marche en 2017. Et lorsqu’Hulot et Collomb prenaient la poudre d’escampette, que les remplaçants fuyaient les propositions du chef de l’Etat, a joué un coup de poker, en ancien amateur qu’il est, sans nécessairement avoir les meilleures cartes en main : le ministère de l’Intérieur ou sa démission ! La désertion des troupes faisant, le porte-parole a obtenu le poste.

Encore plus aujourd’hui qu’hier, Castaner doit tout à Macron. Il en est « fan » plaisante-t-il. Ce rapport de loyauté n’est pas pour déplaire au chef de l’Etat qui, avec ce remaniement, a décidé de ne pas céder d’un pouce à la logique jupitérienne. Avec Castaner à la place d’un Collomb qui avait osé, au lendemain de l’affaire Benalla, une sortie sur son manque d’humilité, Macron se préserve de toute dissidence parmi ses rangs. Mieux encore, le ministère de l’intérieur lui sera entièrement dévoué.

La presse s’amuse de son allure de « kéké » décontracté. Il en joue également : de son look des années « rebelles », Castaner n’aurait gardé que la chaîne en or, « cachée sous la cravate », et s’est débarrassé du bouc et du mulet. Autre face cachée de sa jeunesse, sa condamnation judiciaire lorsqu’il milite à Avignon en 1995 mais surtout la fréquentation de Christian Oraison, membre de la pègre de Haute-Provence, ayant appartenu à un gang de braqueurs et de trafiquants surnommé la « dream team » dans les années 1990 et 2000. « C’était mon grand frère, mon protecteur. Il m’appelait l’étudiant » déclare-t-il au sujet de celui qu’il aurait rencontré, à ses vingt ans, alors adepte du poker dans les colonnes de Marianne.

De son passé sulfureux, qui donne déjà au premier flic de France un côté ripoux, Castaner n’a pas seulement retenu la chaîne en or mais aussi la loyauté vis-à-vis du « protecteur ».

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