vendredi 9 avril 2021

Une lettre à deux chefs d’état pour l’abolition des tests à la frontière

Le Stiringeois Christophe Mouynet, l’un des organisateurs des manifestations de frontaliers le samedi à la Brême d’Or, enverra dans quelques jours une lettre, signée par des élus locaux, à Emmanuel Macron et Angela Merkel pour demander l’abolition des tests nasopharyngés et le retour à l’attestation employeur pour traverser la frontière.

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Regrettant la trop faible affluence lors des rassemblements de frontaliers chaque samedi depuis un mois aux passages de frontière de la Brême d’Or et de Sarreguemines pour réclamer la fin des tests obligatoires pour entrer en Allemagne, Christophe Mouynet, l’un des organisateurs des rassemblements à la Brême d’Or, a décidé de franchir une étape.

 Saignements, migraines voire malaises

Le Stiringeois va envoyer une lettre au président Emmanuel Macron et à la chancelière Angela Merkel « pour leur demander l’abolition immédiate des tests nasopharyngés et le retour de l’attestation employeur pour traverser la frontière, comme c’était le cas lors du premier confinement. Ces tests sont discriminatoires et provoquent pour beaucoup des saignements, de fortes migraines, voire des malaises pour certains ».

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samedi 27 mars 2021

Congo-Brazzaville et le sentiment « anti-français »

Alimenté par Macron !

congoAlors que la diplomatie française ne se remet toujours pas de l’explosion du sentiment « anti-français » qui a embrasé le Sénégal, il y a quelques jours, Paris s’apprête-t-elle à avaliser des élections fantoches organisées par certains des régimes les plus caricaturaux de son ancien pré carré ? Tout l’indique pour les scrutins en préparation au Tchad et à Djibouti en avril, et dès ce dimanche au Congo Brazzaville. Survie rappelle que le soutien de l’État français à ces dictatures alimente le sentiment « anti-français » sur le continent africain. 

Ce dimanche 21 mars au Congo-Brazzaville, le dictateur-candidat Denis Sassou N’Guesso, au pouvoir depuis  1979 se présente à une élection présidentielle qui semble jouée d’avance. La campagne électorale a été une nouvelle fois rythmée par les arrestations d’opposants et de défenseurs des droits de l’Homme. Dernier en date, jeudi 11 mars dernier, Alexandre Ibacka Dzabana, coordonnateur de la Plateforme congolaise des ONG des droits humains et de la démocratie, membre de la coalition Tournons La Page Congo, qui a été arrêté à son domicile, à Brazzaville. Poil à gratter du régime congolais, cette coalition d’ONG milite pour la transparence du scrutin en sensibilisant les citoyens sur les enjeux du vote et en formant des  observateurs électoraux. Si la diplomatie française demeure discrète sur ce contexte électoral, c’est que le régime de Denis Sassou N’Guesso peut compter sur le soutien sans faille de Paris.

Celui-ci se matérialise notamment par une étroite coopération militaire, maintenue malgré la grossière modification de la Constitution permettant depuis 2015 à Sassou N’Guesso de rester au pouvoir sans limitation de mandats, et la répression sanglante des manifestations populaires s’opposant à ce projet. En 2017, la France se targuait par exemple de disposer d’un « conseiller spécial » auprès du ministre de la Défense. Pas plus tard que le mois dernier, les autorités françaises indiquaient fournir un « appui au commandement et à l’organisation interarmées, en fournissant conseil et ingénierie de formation aux plus hauts niveaux de l’état-major général (CEMG) » congolais, et  de former « plusieurs dizaines d’hommes et de femmes de la Force publique congolaise »

Par ailleurs, dans un pays quasiment en cessation de paiement, le soutien économique de la France reste déterminant pour le maintien au pouvoir de Sassou N’Guesso. La France est ainsi un des principaux investisseurs au Congo et se targue d’être le premier donateur d’aide publique au développement bilatérale. Dans le même temps, l’exploitation pétrolière bat son plein : il y a dix-huit mois, le pays annonçait la découverte d’un gisement onshore qui pourrait faire quadrupler la production nationale, assurer de juteux bénéfices à Total, déjà à la fête dans le pays, et fournir de nouvelles ressources à la présidence à vie de Sassou N’Guesso.

Pour Patrice Garesio, co-président de l’association Survie, « tant que la France apportera son soutien à de tels régimes, à travers une étroite coopération militaire, policière et économique, il ne faut pas s’étonner de voir fleurir un peu partout un « sentiment anti-français ». Il s’agit en réalité d’un rejet de la Françafrique, conforté par la politique actuelle d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. (selon "Afrik.com")

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vendredi 12 février 2021

Arrestations et répression au Tchad

Quand Macron soutient les dictateurs !

tchadSamedi 6 février 2021, de fortes mobilisations contre la présidence à vie du Maréchal Idriss Déby, investi par son parti pour la présidentielle d’avril, ont eu lieu à Ndjamena, réprimées, comme les précédentes, par les forces de sécurité. Une semaine avant le sommet du G5 Sahel à N’Djamena qui aura lieu en présence du président français Emmanuel Macron, Survie demande à la diplomatie française de condamner cette répression et ces arrestations.

De nombreux manifestant.es ont été arrêté.es : parmi eux, Mahamat Nour Ibedou, secrétaire général de la Convention Tchadienne de Défense des Droits Humains, et Fatimé Soumaïla, trésorière du parti Les Transformateurs.

Par ailleurs, plusieurs manifestant.e.s, dont le leader du parti des Transformateurs, Succès Masra, ont dû se réfugier à l’ambassade des USA, encerclé.e.s par les forces de l’ordre. Selon la police, les manifestant.e.s s’en seraient pris aux forces de sécurité de l’ambassade américaine…qui, en réalité, ont donné refuge à des manifestants sous les gaz lacrymogènes.

Quasiment 13 ans jour pour jour après la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh, cette répression vise à empêcher la convergence des luttes entre société civile et opposition politique, à l’approche de l’élection présidentielle d’avril.

Pour Patrice Garesio, coprésident de Survie : « La France a une responsabilité particulière : soutien historique de Idriss Déby, elle en a fait un allié incontournable de son implantation militaire dans le Sahel qui, au nom d’une prétendue stabilité, permet le maintien d’un pouvoir autoritaire. Prompte à donner des leçons de démocratie à la Russie de Poutine ou à la Turquie d’Erdogan, la France ferme les yeux quand il s’agit des dictateurs de son pré carré africain. »

Au nom de la lutte contre le djihadisme, la France soutient un régime autoritaire qui terrorise sa population et les militant.e.s des droits humains, le récent don de 9 blindés de la France à l’armée tchadienne en est le dernier fait visible. Le choix de N’Djamena comme QG de Barkhane et la présence de coopérants militaires auprès de Déby depuis qu’il est au pouvoir montrent les liens organiques qui attachent la dictature de Deby à l’Etat Français. (Source ONG SURVIE)

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dimanche 20 décembre 2020

Mélenchon et Ouattara

Coup de tonnerre : Jean Luc Mélenchon fustige l’investiture anticonstitutionnelle d’Alassane Ouattara, « un non lieu et un non événement »

m_lenchonLe député Jean Luc Melenchon a fustigé l’investiture anticonstitutionnelle d’Alassane Ouattara du 14 décembre 2020 et l’a qualifiée de non lieu et de non évènement.

Pour le leader de la France insoumise, « Ouattara est investi après une parodie d’élection et une dure répression alors même qu’il n’y a pas eu d’élection le 31 octobre 2020 ».

Il a dénoncé les scandaleuses félicitations d’Emmanuel Macron à Alassane Ouattara et adressé ses félicitations au peuple de Côte d’Ivoire.

« Macron le félicite et lui a transmis toute son amitié. Moi la mienne va au peuple ivoirien qui aspire au dialogue national et à la paix civile », a-t-il déclaré.

La crise postélectorale ivoirienne due au non respect de la constitution par Alassane Ouattara laquelle lui interdit en son article 55 de briguer un 3e mandat, a fait plus de 200 morts (par balles et à coups de machettes de miliciens pro-Ouattara) et un millier de blessés.

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mercredi 25 novembre 2020

Une conférence de presse très françafricaine

Macron accuse la Turquie et la Russie d'alimenter une campagne antifrançaise en Afrique

macron_erdogan_6Emmanuel Macron a dénoncé, dans un entretien publié vendredi par Jeune Afrique, la "stratégie" menée par la Russie et la Turquie pour alimenter un sentiment antifrançais en Afrique en jouant "sur le ressentiment post-colonial".

"Il y a une stratégie à l'œuvre, menée parfois par des dirigeants africains, mais surtout par des puissances étrangères, comme la Russie ou la Turquie, qui jouent sur le ressentiment post-colonial", déclare le chef de l'Etat. "Il ne faut pas être naïf: beaucoup de ceux qui donnent de la voix, qui font des vidéos, qui sont présents dans les médias francophones sont stipendiés par la Russie ou la Turquie", selon le président français.

Dans ce long entretien, Emmanuel Macron insiste sur la "relation équitable" et le "véritable partenariat" que la France cherche à mettre en oeuvre avec le continent depuis son arrivée au pouvoir en 2017, avec la levée de "tabous" "mémoriels, économiques, culturels, entrepreneuriaux". Il cite ainsi la restitution d'oeuvres du patrimoine africain à plusieurs pays comme le Sénégal, le Bénin ou Madagascar, ou la fin du franc CFA, "un marqueur très symbolique qui alimentait beaucoup de fantasmes et de critiques".

"Je pense qu'entre la France et l'Afrique, ce doit être une histoire d'amour", selon M. Macron, estimant que "nous ne devons pas être prisonnier de notre passé".

Il souligne que sa diplomatie n'est "pas cantonnée à l'Afrique francophone" et qu'il s'est rendu "dans des pays qu'aucun président français n'avait visité".

Après s'être notamment rendu au Nigeria, en Ethiopie et au Kenya, il espère prochainement aller en Afrique du sud et en Angola.

Il indique que le prochain sommet France-Afrique, reporté à cause de l'épidémie de Covid-19, "devrait se tenir en juillet 2021 à Montpellier". Il "illustrera ce changement de méthode. Nous n'allons pas organiser un sommet classique, en invitant des chefs d'État" mais en mettant "en avant les personnes qui incarnent le renouvellement générationnel", annonce-t-il. (selon AFP)

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jeudi 8 octobre 2020

Nouvelle campagne d'affichage "En Marche"

Pourquoi les medias n'en parlent-ils pas ?

macronRevers judiciaire pour Brigitte Macron. La Première Dame, qui avait porté plainte contre un « gilet jaune » après l’inscription de « graffitis s'en prenant » à elle sur un homard gonflable, a été déboutée ce mercredi 30 septembre par le tribunal correctionnel de Toulon (Var). « Aujourd'hui (mercredi), Brigitte et Emmanuel Macron ont été défaits devant un tribunal. L'AFP était présente. Vous n'en entendrez parler nulle part. Aucune raison de s'étonner », a indiqué sur Twitter Juan Branco, l’avocat de l’homme de 49 ans alors jugé pour « injure publique envers le président de la République » et « injure publique et diffamation envers particulier(s) », comme l’indiquait Var Matin.

Les faits avaient eu lieu le 11 août. Le « gilet jaune » en question, originaire de Haute-Savoie, avait inscrit des graffitis sur un homard géant gonflable alors qu’il se baignait non loin du fort de Brégançon, à Bormes-les-Mimosas, où le couple présidentiel passait ses vacances. Le prévenu avait filmé son geste avant de publier la vidéo sur son compte Facebook.

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jeudi 17 septembre 2020

Recherche : le gouvernement annonce 25 milliards...

...mais verse en fait… 224 millions

marie

Le gouvernement annonce 25 milliards sur 10 ans, historique ! En réalité, ce sont 224 millions tout de suite, et le reste si les futurs gouvernants le veulent bien. Macron joue encore au bonneteau : « Tu les vois mes milliards ? Hop, tu les vois plus.

Marie Sonnette, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université d’Angers et membre du collectif Facs et labos en lutte était tout à l’heure l'invitée du 5/7de France Inter (à partir d’1h19 dans le podcast).

En question, le projet de loi sur la recherche, examiné au parlement cette semaine. « Un effort que ce gouvernement entreprend sans commune mesure depuis 1945 », d'après Jean Castex, de 25 milliards sur 10 ans. « C’est plutôt une bonne nouvelle, non ? », l’interroge la journaliste Mathilde Munos. « Vous savez, les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent, répond la chercheuse. Et en l’occurrence, ce que nous propose le gouvernement ici, c’est 224 millions dans la prochaine année, et ensuite effectivement jusqu’à 2030 un certain nombre de milliards, dont la plus grande partie seront donnés en 2030, c’est-à dire 3 milliards en 2030. Le gouvernement Macron, lui, en fait, aujourd’hui, s’engage sur 224 millions, ce qui est une toute petite enveloppe pour la recherche. (…) Pour arriver aux 3% du PIB, il nous faudrait 18 milliards d’euros. » Vous la sentez venir, l’entourloupe ?

Mathilde Munos aussi : « Si cette trajectoire budgétaire est votée, elle pourrait être détricotée plus tard par un prochain gouvernement, par exemple, c’est pas gravé dans le marbre ? », avance-t-elle, faussement candide. « C’est pas gravé dans le marbre, confirme la sociologue. Chaque gouvernement est bien-sûr libre de ses choix budgéraires. »

Déjà, le gouvernement parlait fin juillet de 400 millions, qui sont devenus subitement 224. Ensuite, le Premier ministre s’engage sur du vent. Éventuellement, plus tard, si les futurs gouvernements le veulent bien… Un foutage de gueule intégral. Un de plus en Macronie. (selon "Plume de presse")

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dimanche 13 septembre 2020

Navalny, jouet de Poutine, Macron et Merkel

Alexeï Navalny, est, à en croire les médias qui décidément sont un problème démocratique central de notre société tant ils diffusent des fake news qu'ils prétendent cyniquement combattre, le principal opposant à Vladimir Poutine, président de la Russie.

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Qu'un agent stipendié de l'impérialisme étasunien soit le principal opposant de Poutine est simplement un mensonge imbécile. Ce type trimbale tant de casseroles ( son mouvement Da! est financé par les Etats-Unis, il a étudié à Yale grâce à un réseau étasunien d'influence, il flirte avec l'extrême-droite raciste etc) qu'on peut penser qu'il est valorisé par le pouvoir russe pour discréditer toute l'opposition à Poutine.

Rappelons que la principale force d'opposition à Poutine est le Parti Communiste de la Fédération de Russie, mais il faut croire que les résultats des élections sont inconnues des médias de nos milliardaires et de l'Etat macronien.

navalny

Quant à "l'empoisonnement" du héros des médias occidentaux Dieu seul sait ce qu'il en est car le personnage est suffisamment plongé dans toutes sortes de magouilles qu'il peut être ciblé par bien du beau monde. Que le président Poutine soit derrière cette affaire est simplement ridicule : on n'assassine pas quelqu'un d'aussi utile. Mais bien entendu nos médias n'en n'ont que faire, la diabolisation de Poutine (un rude concurrent pour nos maîtres) est une vieille histoire, aussi véridique que les armes de destruction massive de Saddam,  l'armée irakienne comme 4e armée du monde, le charnier de Timisoara provoqué par un autre diable, Ceaucescu, ou les pleurs de la l'infirmière koweïtienne (imaginaire car elle était en fait la fille de l'Ambassadeur du Koweït à Washington) qui dénonçait l'assassinat des bébés par la soldatesque irakienne (alors qu'elle racontait une fake news fabriquée par une agence de com. sur ordre de la CIA). 

Faire la liste des mensonges d'Etat et des médias-mensonges serait trop long et fastidieux. Et ils s'étonnent après ça que la confiance des citoyens à leur égard soit proche de zéro.

Enfin comment ne pas être ému aux larmes en voyant Macron et Merkel, soulevés par une Sainte indignation par les méfaits du (Ras)Poutine du Kremlin, proposer de recevoir Navalny dans leurs pays respectifs où il pourrait se réfugier de la vindicte de Vladimir-le-Terrible.

Il ont simplement oublié qu'ils ont refusé d'accorder l'asile à Julian Assange dont le seul crime est d'avoir informé le monde des crimes des gouvernements et en particulier de l'Exécutif des Etats-Unis. Deux poids, deux mesures. Mais il serait naïf de la part des progressistes d'attendre autre chose de cette pègre. En revanche il est de notre devoir de rappeler quelques vérités, avec nos tout petits moyens, à nos concitoyens. (selon Antoine Manessis, "NBH, le nouveau blog historique")

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samedi 12 septembre 2020

Macron, grand maître d'Afrique

Et si Ouattara et Macron avaient parlé de financement de la Présidentielle en Côte d’Ivoire

1599377457_ado_macron2_696x485Quel sujet a pu être au centre des discussions entre Alassane Ouattara et Emmanuel Macron, qui vaille, en ces temps de coronavirus, que le Président ivoirien fasse un déplacement jusqu’à Paris, pour rencontrer son homologue français ? Une question qui ne pouvait être abordée au téléphone !

Dès l’instant qu’ils ont tenu secret leurs échanges, toutes les supputations sont permises. Car, visiblement, même les services secrets français et ivoiriens ne pourront jamais savoir de quoi ont parlé Macron et Ouattara. Car, il ne fallait surtout pas en parler même en visioconférence. C’est évident qu’il ne fallait laisser aucune trace. Même dans la cours de l’Elysée, car ils ont réussi à tout étouffer sous leur masque anti-Coronavirus. A remarquer que les deux dirigeants n’ont pas manqué de se toucher. D’après ce qui se dit, le virus peut vivre des heures sur certaines matières. Bref.

Le débat n’est pas là. Qu’est-ce qui peut valoir à Emmanuel Macron de prendre le risque de recevoir chez lui un visiteur, avec tous les dangers que cela comporte, en ces temps de forte pandémie ? Un tête-à-tête seul à seul ! Que cache Emmanuel Macron aux Français ? Dans la même veine, que cache Alassane Ouattara aux Ivoiriens ? Que cachent ces deux chefs d’Etat au monde entier ? Ont-ils parlé Mali ou ont-ils traité de la Côte d’Ivoire ?

A cet instant précis, Macron et Ouattara ne peuvent pas se rencontrer sans parler Côte d’Ivoire. Justement, en Côte d’Ivoire démarrera bientôt la campagne électorale pour la Présidentielle du 31 octobre prochain à laquelle Alassane Ouattara va prendre part, par force. Une campagne qui avait été budgétisée avec des fonds, sans doute conséquents que Ouattara pense devoir gérer lui-même, à défaut de pouvoir compter sur Amadou Gon Coulibaly, son ancien candidat pour ce scrutin présidentiel, emporté par la grande faucheuse.

Et si Ouattara et Macron avaient parlé de financement de la campagne présidentielle ivoirienne ? L’exemple du Sénégal, avec notamment le financement de la campagne présidentielle de 2019 donne matière à réflexion. Ce n’est un secret pour personne que financer une campagne présidentielle requiert beaucoup de moyens. En 2012, il a été prêté au Sénégalais Macky Sall d’avoir été financé par des fonds russes, issus du scandale de l’IAAF. En 2019, cette question n’a pas été posée, car Macky Sall était Président et avait entre les mains toutes les cartes pour financer sa campagne électorale.

Avec tout ce que cela comporte comme mystère, un parallèle peut être fait entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Fin 2017, année pré-électorale au Sénégal, Emmanuel Macron et Macky Sall trouvent un accord pour la construction d’un métro devant relier Dakar à Diamniadio. Pour une distance de 35 km, ce métro, appelé TER (Train Express régional) dont le coût est estimé à plus d’1,5 milliard d’euros (1 000 milliards FCFA), devait être opérationnel depuis 2019. A ce jour, il n’a pas fait un kilomètre de rail pour transporter des passagers. Les Sénégalais ont toutefois trouvé ce coût faramineux, pour un projet élaboré à la veille d’une année électorale.

En 2017, Emmanuel Macron n’était pas qu’au Sénégal. Il était aussi en Côte d’Ivoire pour inaugurer le lancement des travaux de construction du métro d’Abidjan. Il n’y a pas eu d’accord. Peut-être que rien ne pressait. Il aura fallu attendre octobre 2019 pour que l’Etat ivoirien et la société de BTP trouvent un terrain d’entente sur le coût final du métro. Là aussi, d’un montant total d’un milliard et demi d’euros, à peu près comme pour le Sénégal, et financé intégralement par un prêt de Paris.

Si pour le Sénégal, le métro était prévu sur 35 km, en Côte d’Ivoire, il devra relier le village d’Anyama situé au nord d’Abidjan à l’aéroport qui est situé au Sud, sur une distance de 37 km. Le spécialiste des transports, Barthélémy Kouamé, a estimé que cet axe reliant le nord au sud d’Abidjan est mal choisi. Pour lui, cet itinéraire ne répond pas aux besoins de la plupart des Abidjanais. Ce sera, en effet, un axe loin des habitations et le problème d’embouteillage ne sera pas résolu pour autant. Mais Ouattara a fermé les yeux et les oreilles.

Même réaction au niveau du Sénégal où la société civile a dénoncé cet ouvrage « inutile et coûteux », qui ne vient pas à son heure. Les populations ont beau dénoncer l’ouvrage en Côte d’Ivoire, l’inauguration et le lancement officiel des travaux du métro d’Abidjan ont eu lieu, le samedi 21 décembre 2019. A un mois du début de la campagne électorale en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et Macron défient le coronavirus et les règles de transparence en matière de gestion d’un Etat pour un tête-à-tête seul à seul.

Le jeu doit bien en valoir la chandelle. et dès lors, on peut se permettre de tout imaginer. Car, il y a un an, il était question de gros sous à Abidjan. Un véritable butin de guerre. Electorale pour ne pas dire de campagne ?  Mystère. En attendant la Présidentielle française.

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mercredi 9 septembre 2020

MoDem : hold-up chez LaREM

"Décisions prises de Paris", "bien-pensance" : trois députés supplémentaires quittent LREM

ANL'hémorragie se poursuit dans le groupe parlementaire, qui continue de perdre des membres au profit du MoDem.

La République En Marche continue de perdre des éléments à l'Assemblée nationale. Les députés Christophe Blanchet (Calvados), Perrine Goulet (Nièvre) et Blandine Brocard (Rhône) ont annoncé lundi 7 septembre rejoindre le groupe MoDem, quelques semaines après les appels du pied du président du groupe centriste dans l'hémicycle, Patrick Mignola.

"Je reste clairement dans la majorité présidentielle en me retrouvant dans ce groupe mais j'effectue un pas de côté pour mieux avancer", écrit le député dans un communiqué. Il assure rester "loyal au président de la République" et "cohérent avec (s)on engagement politique depuis (s)es plus jeunes années en tant que militant UDF puis MoDem". "Je ne peux que constater que nous avons parfois fait preuve de manque d'explication dans nos réformes, que les territoires ne sont pas assez écoutés, et que trop de décisions sont prises de Paris", a déclaré Perrine Goulet dans une vidéo, où elle annonce son changement de groupe.

Blandine Brocard a elle aussi confirmé son départ pour le groupe MoDem, tout en soulignant qu'elle "restait dans la grande famille de la majorité présidentielle". Le groupe LREM n'a pas réussi une "ouverture à toutes les idées d'où qu'elle viennent", et a "facilement tendance à dériver vers une sorte de bien-pensance", a-t-elle déclaré, en affirmant "se retrouver davantage" dans le MoDem.

Bref, une petite tempête dans un grand verre d'eau. Irait-on en 2022 vers une primaire à droite Macron-Bayrou ? Qui sait ?

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