samedi 31 août 2019

Comores : un accord de partenariat avec la France

Un tiers des députés comoriens est contre !

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Plus d'un tiers des députés comoriens ont dénoncé jeudi l’accord de partenariat signé le 22 juillet entre la France et les Comores à l’occasion de la visite à l’Elysée du président comorien Azali Assoumani. 

Douze des 33 députés ont signé une déclaration en ce sens remise à la presse. 

"Les parlementaires de l’Union des Comores considèrent comme nuls et non avenus les accords-cadres signés le 22 juillet 2019 à Paris entre les gouvernements comorien et français et se désolidarisent du gouvernement comorien", indique ce texte. 

Les signataires accusent le président Azali de "piétiner et bafouer" la Constitution des Comores. 

Ils accusent aussi la France de violer la souveraineté des Comores depuis 44 ans "en occupant une partie de son territoire", Mayotte, la quatrième île de l’archipel des Comores, devenue en 2012 le 101e département français mais toujours revendiquée par Moroni. 

Les parlementaires signataires font "du retour de l’île de Mayotte dans son ensemble naturel une priorité nationale.De son côté, le Front démocratique (gauche) a accusé jeudi M. Azali d’avoir "livré les Comores en pâture à la France". 

Le président français Emmanuel "Macron donne 150 millions d’euros qui seront gérés (...) par l’Agence (...) spécialisée dans le blocage du développement des Comores, l’AFD de triste renommée (...). En contrepartie  (...) Azali concède l’occupation de Mayotte", affirme le parti dans un communiqué. 

L’accord, qui a déjà suscité une vague de protestations de l’opposition et de la société civile, prévoit le versement par la France de 150 millions d'euros sur trois ans au profit des Comores, notamment par l'intermédiaire de l'Agence française de développement (AFD).  

Le président Azali s’est pour sa part engagé à mettre en place un programme de lutte contre les traversées illégales entre Anjouan et Mayotte. 

Mayotte subit une forte pression migratoire des îles voisines des Comores dont la plus proche, Anjouan, est située à 70 km de ses côtes.(selon AFP)

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vendredi 23 août 2019

G 7 à Biarritz

UN CONTRE-G7 FACE À MACRON ET SON MONDE

G7

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jeudi 15 août 2019

Copie conforme de Rugy !

Un député, discrédité par ses frais de bouche, représente Macron à l'investiture du nouveau président de Mauritanie.

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Pour le représenter à l’investiture du nouveau président mauritanien, Mohammed Ould Ghazouani, le 1er Août 2019 à Nouakchott, Emmanuel Macron a porté son choix sur le député Jean-Jacques Bridey, un de ses soutiens de la première heure totalement plombé aujourd’hui.

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Le député LREM du Val-de-Marne avait été choisi en sa qualité de président de la Commission de la Défense et des Forces Armées de l’Assemblée nationale. Cette fonction pouvait effectivement valoir à son titulaire l’honneur de représenter la France et son chef de l’État. Jean-Jacques Bridey n’était pourtant pas le meilleur émissaire pour une telle représentation à haute signification politique.

Jean-Jacques Bridey lâché par les siens

Le 24 juillet 2019, soit une semaine avant son voyage à Nouakchott, l’ancien maire de Fresnes ( Val-de-Marne) avait été désavoué par ses pairs du parti présidentiel. Jean-Jacques Bridey n’a pas été reconduit à la tête de la Commission de la Défense et des Forces Armées. Ils lui ont préféré une députée nîmoise pour lui succéder à la prochaine rentrée parlementaire. 

Ses notes de frais  "astronomiques" 

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Outre les reproches des membres de son propre parti concernant une certaine opacité dans la gestion et le management de la commission de l’Assemblée nationale, notamment en matière de finances et de ses déplacements, Jean-Jacques Bridey avait déjà attiré l’attention de Mediapart et d’Anticor sur son train de vie et ses frais de bouche. Avant le président de l’Assemblée nationale, Francois de Rugy, le homard et les vins d’exception étaient déjà à l’honneur chez le député ex PS du Val-de-Marne (PS qui l'avait qualifié de "bon débarras" lors de son ralliement à LREM).

250 euros la bouteille de vin

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Dans son édition du 29 octobre 2018, le site Mediapart avait épinglé Jean-Jacques Bridey pour « des notes de frais astronomiques » qu’il se faisait rembourser, en 2016-2017, par la Société d’économie mixte de l’aménagement de Fresnes ( SEMAF) qu’il présidait. Mediapart évoquait des remboursements de l’ordre de 2000 euros mensuels.

A titre d’exemples, Mediapart citait des frais bouche tels que 680 euros pour deux couverts dans un grand restaurant parisien, 250 euros pour une belle bouteille de Meursault ou encore 85 euros pour des aiguillettes de homard bleu. Selon Mediapart, des bouquets de fleurs à près de 100 euros ou des frais de parking à Roissy étaient aussi parmi les dépenses facturées à la Semaf. Jean-Jacques Bridey aurait perdu la mémoire sur ses invités ou ses voyages et déclare que Mediapart veut atteindre son honneur car toutes ces dépenses avaient été bien validées par la Semaf. En février 2019, l’association Anticor a saisi le procureur de la République de Créteil pour ces faits.

Une avalanche d’indemnités

Jean-Jacques Bridey a aussi été inquiété, suite à un signalement, pour des faits s’apparentant à de la concussion. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ( HATVP) a saisi la justice. Avant la loi de 2017 interdisant le cumul de mandats, l’élu de la Nation aurait perçu, en 2013, 2014 et 2015, des indemnités pour ces différents mandats ( maire, député président de la Semaf) dont le cumul serait bien au-delà du plafond qui était alors admis par la législation. Le parquet a diligenté une enquête préliminaire sur ces informations. Jean-Jacques Bridey invoque la bonne foi et une possible négligence de sa part et qu’en tout état de cause il rembourserait les sommes indues. 

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En attendant les décisions de la justice, et bien qu’ayant perdu son poste de président de la Commission de la Défense et des Forces Armées, c’est bien Jean-Jacques Bridey qui a représenté le chef de l’État français à l’investiture du nouveau président mauritanien et eu des entretiens avec lui et son prédécesseur sur les relations franco-mauritaniennes. Mauritanie, pays où sévissent encore la famine et l'esclavage !

Quelques semaines après la démission du ministre d’État, François de Rugy, la désignation de Jean-Jacques Bridey ne manque pas de soulever quelques questions sur certains choix de personnes du président Macron.

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mercredi 7 août 2019

Macron ignore la Tunisie

Lors de son seul déplacement en Tunisie voici plus d’un an, Emmanuel Macron avait distribué quelques bonnes paroles, promis quelques conversions de la dette et confirmé dans ses fonctions un ambassadeur, Olivier Poivre d’Arvor, jugé à Tunis totalement déconnecté par rapport aux sujets de l’heure.

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Ce n’est guère un mystère. Le chef d’état français n’avait pas de tendresse particulière pour le président tunisien, Beji Caïd Essebsi, « ce vieillard de 92 ans », disait-il en privé. C’est peu de dire que la Tunisie n’aura pas été une priorité dans l’agenda international surchargé qui est celui d’Emmanuel Macron. Entre le jeune président français qui prétend dessiner la carte du monde au pas de charge et le vieux routier de la politique tunisienne, qui, entre deux séances de dialyse, gèrait son pays comme une épicerie familiale, l’entente paraissait impossible.

Le prisme libyen

C’est un peu le destin de la Tunisie de passer toujours après l’Algérie et le Maroc. Certes, durant la parenthèse du printemps arabe, le modèle tunisien fut au coeur de l’actualité internationale et les gouvernements de Nicolas Sarkozy firent un effort notoire, 350 millions d’euros de dons et de prêts, pour aider la jeune démocratie tunisienne. Mais l’euphorie est retombée et les dirigeants tunisiens ont le sentiment d’être négligés à nouveau, alors qu’ils paient aujourd’hui la lourde facture économique et sécuritaire d’une transition semée d’embuches. La Tunisie a plus besoin que jamais de l’aide de leurs amis français et la France semble lointaine.

Quand aujourd’hui les occidentaux regardent vers la Tunisie, c’est pour tenter de gérer, au mieux, le brûlant dossier libyen. La proximité historique entre la Tunisie et la Libye, la présence sur le sol tunisien de nombreux réfugiés libyens, dont des intermédiaires influents, la complémentarité économique entre les deux pays expliquent que Tunis soit incontournable pour toute tentative de médiation à Tripoli. Ce n’est pas un hasard si ces derniers mois, les services français ont trouvé en Tunisie des relais utiles pour faire avancer l’offre de médiation qu’Emmanuel Macron tente entre les protagonistes de la crise libyenne, notamment pour rapprocher les forces islamistes de la région de Misrata et l’entourage du général Haftar.

Des bonnes paroles

Sans marges de manoeuvre budgétaires et privé de toute affinité particulière pour le pays du jasmin, Emmanuel Macron est condamné à distribuer quelque bonnes paroles à une Tunisie hantée par le spectre de l’ancien dictateur, le président Ben Ali. Ces quelques bonnes paroles  pèsent peu face aux immenses difficultés que rencontre l’actuelle transition démocratique.

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Ce n’est pas l’ambassadeur nommé par la France, Olivier Poivre d’Arvor (frère de Patrick), un diplomate dénué de toute culture politique qui va aider le président français à trouver les mots justes et les projets pertinents pour aider la Tunisie. Nommé à Tunis par François Hollande à la demande de sa compagne, l’actrice Julie Gayet, le diplomate est surtout connu à Tunis pour les fêtes nombreuses qu’il donne dans sa résidence de Lamarsa au mépris parfois des règles de sécurité. Ses innombrables apparitions sur les réseaux sociaux et ses projets matrimoniaux vite abandonnés sont jugées totalement déplacées dans une Tunisie livrée aux incertitudes politiques et économiques.

Olivier Poivre d’Arvor, une erreur de casting

Ce diplomate très « people » devenu la star de Facebook n’a pas que des amis en Tunisie où beaucoup de dirigeants politiques ont été heurtés par ses apparitions incessantes. La bonne société tunisienne, sous ses apparences hospitalières, reste très à cheval sur les codes et usages de la culture citadine.

En dehors de sa vie mondaine, Olivier Poivre d’Arvor s’est fait connaître par des positions fermes sur les migrations et par un soutien massif et public au chef de gouvernement, Youssef Chahed. C’est peu.

Au quai d’Orsay, la cote de l’ambassadeur est au plus bas. Pourtant le soutien de l’Elysée, qui pourtant n’a pas hésité à changer de nombreux titulaires de postes diplomatiques, lui est resté acquis pour des raisons mal identifiées

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dimanche 9 juin 2019

Un nouvel affront infligé à Vladimir Poutine

Quelle boulette diplomatique de Thérésa May et Emmanuel Macron : le président russe n’a pas été convié aux cérémonies commémorant les 75 ans du débarquement des alliés en Normandie. Trump serait-il déjà le chef suprême en Europe ?

bouletteQuelle faute politique ! Commémorer les 75 ans du débarquement des Alliés sur les plages normandes en se passant sciemment de la présence du président russe, mais en présence de la chancelière allemande, ce n’est pas une maladresse diplomatique, mais un désaveu qui dévalorise l’intégralité de ces commémorations. Les deux gouvernements français et britanniques n’ont pas voulu inviter Vladimir Poutine ; et cela en avançant un argument franchement lamentable : « On invite le président russe pour les commémorations sur les dizaines », comprendre, au 50e, 60e, 70e etc. Si aucune considération raisonnable ne justifie ce geste maladroit, on y lit la signature de Donald Trump qui, lui, est de plus en plus en train de dicter la marche à suivre aux Européens.

A un moment où le monde entier s’incline devant le courage et l’abnégation de centaines de jeunes volontaires du monde entier qui se sont sacrifiés pour sauver le monde du nazisme et du fascisme, il est tout simplement inconcevable de nier l’apport des millions de soldats russes sans lesquels ni le débarquement, ni la victoire sur les nazis n’auraient été possible. Sans le front de l’Est, où les Russes infligeaient défaite sur défaite aux troupes nazies, le débarquement et surtout, la reconquête du continent depuis les côtes de l’Atlantique, n’aurait pas été possible. Le désaveu fait à Vladimir Poutine constitue une insulte aux millions de victimes russes et d’une certaine façon, un geste digne de la Guerre Froide.

Comment les puissants du monde occidental peuvent-ils exclure la Russie des commémorations concernant des faits marquants de cette IIe Guerre Mondiale ?! Est-ce que Donald Trump ne voulait pas voir Poutine dans un tel cadre ? Est-ce que les puissants occidentaux étaient eux-mêmes gênés par l’hypocrisie des « Jamais plus ça ! » prononcés par des gens qui actuellement, mènent des guerres militaires et économiques ?

Il est étonnant de constater que l’Europe n’est même plus capable d’organiser une commémoration digne et sans boulettes diplomatiques. Le désaveu infligé à Poutine dévalorise malheureusement l’aspect historique de cette commémoration, car le format se fonde sur un mensonge – celui de l’absence d’un apport crucial de la Russie dans la lutte contre le fascisme.

Vladimir Poutine, lui, a donné une réponse remarquable. Au lieu de se plaindre du traitement que les Européens et les Américains lui réservent, il a passé son temps avec le président chinois Xi Jinping en resserrant encore davantage des liens au sein de la structures BRICS qui elle, représente une puissance politique et économique 5 fois supérieure à celle de l’Union Européenne.

L’Europe doit réfléchir si elle veut continuer à suivre aveuglement Donald Trump, qui s’assoit de plus en plus lourdement en Europe. Grâce à sa tête de pont en Grande Bretagne, c’est lui qui dicte maintenant la politique économique et même extérieure de l’Union Européenne. L’Union Européenne doit s’émanciper le plus rapidement possible de l’influence néfaste du président américain sur la politique européenne. En suivant ses recommandations, l’Union Européenne se dirige tout droit vers un nouveau conflit d’ampleur mondiale.

Et du coup, cette commémoration du 75e anniversaire du Débarquement a été transformée en manifestation politique qui cherchait à désavouer Vladimir Poutine. Au lieu de se serrer les coudes dans la lutte pour la paix, les puissants occidentaux ont donné un spectacle hypocrite qui, dans ce format, était un désaveu non seulement pour le président russe, mais plus encore, pour l’intégralité des millions de victimes du nazisme. Quel triste spectacle. (selon "Euro-journaliste")

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samedi 1 juin 2019

Bolloré, l'ami de Sarkozy, puis de Macron, toujours en Afrique

Huile de palme au Cameroun: Bolloré assigné en justice par des ONG et des syndicats

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Dix ONG et syndicats, dont Sherpa, assignent en justice l'entreprise Bolloré pour obtenir l'application de mesures améliorant les conditions de vie des travailleurs et riverains de plantations d'huile de palme au Cameroun, gérées par une société dont le groupe est actionnaire, ont-elles annoncé lundi.

Sherpa, ainsi que neuf autres associations et syndicats français, camerounais, belge et suisse, saisissent le Tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre pour demander la mise en oeuvre d'un "plan d'action" conclu en 2013, selon un communiqué.

"Nous demandons au juge français de forcer le groupe Bolloré à exécuter ses engagements pris en 2013 envers les communautés riveraines et les travailleurs des plantations de la Socapalm, entreprise d'exploitation d'huile de palme au Cameroun directement liée au groupe", détaille le communiqué.

Ce dossier remonte à 2010: à l'époque, Sherpa et trois autres ONG avaient saisi un organe de l'OCDE, appelé Point de contact national (PCN), qui avait constaté des "manquements" aux principes directeurs de l'organisation à destination des multinationales. En 2013, Sherpa et Bolloré avaient engagé une médiation qui avait abouti à un "plan d'action" pour la Socapalm, abandonné depuis, indiquent les ONG.

"L'impact ravageur de l'exploitation de l'huile de palme sur la santé, la pollution, la déforestation, ou les droits des travailleurs, est régulièrement dénoncé, mais aucune action ne semble avoir réussi à ce jour à faire bouger les pratiques des géants de l'agroalimentaire", souligne la directrice de Sherpa, Sandra Cossart. "Nos organisations se tournent donc vers le pouvoir judiciaire".

Bolloré détient 38,75% de la holding luxembourgeoise Socfin, qui détient elle-même, par le truchement de deux autres sociétés, une participation dans Socapalm, indiquent les ONG, qui espèrent des "décisions" lors des assemblées générales de la Socfin et de Bolloré, prévues mardi et mercredi.

"Que 10 associations se regroupent pour procéder ainsi, en une salve médiatique concertée, pour asséner des contrevérités est anormal et contre-productif", a réagi auprès de l'AFP l'avocat du groupe, Me Olivier Baratelli, tout en précisant ne pas avoir connaissance du détail de l'assignation.

"Sherpa procède depuis 10 ans par amalgame", a-t-il ajouté. "Bolloré ne possède que 9,35% du capital de cette plantation camerounaise alors que l’État camerounais est actionnaire lui à 27%", a-t-il déclaré, ajoutant que Bolloré "a constamment exercé son influence vis-à-vis de Socfin, mais n’exerce aucun contrôle opérationnel sur ses plantations."

"Contrat non exécuté"

Le plan, que l'AFP a pu consulter, définissait une liste d'objectifs rendus publics par le PCN le 17 mars 2014.

Il visait notamment à "garantir" à tous les travailleurs "la sécurité au travail" et améliorer les "conditions de transport et de logement" afin qu'il soit "décent" et réduire le recours à la sous-traitance.

Le plan prônait le "règlement amiable des conflits" avec les riverains après des "violences" de la part de personnes en charge de la sécurité des plantations, ainsi que l'apaisement des conflits fonciers avec notamment un "système d'indemnisation individuel, juste et équitable".

Il s'agissait aussi de "prévenir tous les types de nuisances existants (gestion des déchets, bruit, qualité de l'air et de l'eau" et "d'accompagner les autorités sanitaires locales dans leurs actions de dépistage des maladies liées aux atteintes environnementales".

Pour Sherpa, Bolloré s'est "engagé de façon formelle": elle demande donc à la justice de reconnaître ce plan comme un "contrat" qui n'a pas été exécuté.

L'entreprise estime, elle, qu'elle ne s'est "jamais engagée à un suivi sur place", mais qu'elle "a simplement indiqué vouloir assumer, comme [elle] l'a toujours fait, ses responsabilités et user de son influence vis-à-vis de ses partenaires", selon une lettre de Me Baratelli de novembre 2018.

Le cas de la Socapalm avait été abordé dans le portrait-enquête du journaliste Tristan Waleckx, couronné en 2017 du prix Albert-Londres, avec des témoignages de sous-traitants, pour certains présentés comme mineurs, payés à la tâche, travaillant sans vêtements de protection et logeant dans des conditions insalubres.

Dans une tribune en 2018, Vincent Bolloré avait parlé sur ce dossier d'une "chasse aux sorcières". Le groupe, qui a attaqué le documentaire en diffamation, a été débouté à deux reprises et il devait se pourvoir en cassation.

Socfin gère environ 187.000 hectares de plantations, principalement de palmiers à huile et d'hévéas, en Afrique et en Asie. En novembre 2018, dans un communiqué, elle se disait accusée "à tort d'accaparements de terres, de déforestations et de refus de dialogue", en dénonçant des "informations inexactes issues d'enquêtes partiales".

Selon AFP

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mardi 21 mai 2019

Un couple qui sait rebondir !

Elisabeth et Jean Louis Guigou, duo de choc !

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Dès 1997, ce duo s'est rendu célèbre. D'abord, madame qui entra au gouvernement Jospin en tant que garde des Sceaux. Et elle allait ouvrir la voie à Jean-Louis, déjà communément appelé de façon ironique par ses proches "le mari de madame", qui ne tarda pas à assumer la fonction de directeur de la DATAR (direction de l'aménagement du territoire et des affaires régionales), où il était surtout chargé de surveiller "les agissements" de nombreux ministre du gouvernement "pluriel".

L'histoire ne manque pas de sel lorsqu'on sait qu'en 1999, l'association RN 59 Sécurité avait obtenu du ministre communiste des transports Jean-Claude Gayssot et de la ministre écologiste de l'environnement Dominique Voynet l'accord pour l'incription du contournement de Châtenois à 2x2 voies et d'une nouvelle route Lièpvre - Val de Villé au contrat de plan Etat - Région 2000 - 2006. Et comme par hasard, un soir, nuitamment, le "mari de madame" a atterri à Colmar, emprunté la RN 59 par Sélestat et Sainte-Marie-aux-Mines jusqu'à Saint-Dié (où il a quand même rendu visite au ministre de l'économie Christian Pierret) avant de s'en retourner tout aussi nuitamment à Paris. Il avait rempli son rôle d'espion et le projet RN59 fut retenu. Les ministres avaient bien monté le dossier.

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Mis en veilleuse à partir de 2002 sous la présidence de Chirac, "le mari de madame" rebondit avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Membre de l'IPEMED (institut de prospection économique du monde méditerranéen) il a vite compris l'avantage qu'il pouvait en tirer auprès d'un président qui prônait l' "union méditerranéenne". Ce projet politique fut vite réduit à néant, mais Guigou était dans la place, et y restera en prônant la réussite économique qui devait camoufler l'échec politique. Il restera d'ailleurs à son poste de directeur de l'IPEMED jusqu'en 2017. 

Et c'est tout naturellement que Macron en fit son homme de confiance pour une "nouvelle politique" en Afrique, une politique ressemblant singulièrement à l'ancienne politique de la "Françafrique".

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Fallait-il donc s'étonner si aujourd'hui "l'épouse de monsieur" rejoint les soutiens LREM pour les européennes ? pour obtenir en juin une délégation à Bruxelles ? Voilà qui a déjà de quoi faire courir la blonde. En tous cas voilà aussi un couple dans lequel le carriérisme et l'opportunisme l'emportent sur les convictions qui, de toutes façons, ne doivent pas être bien profondes.

Et comme Balkany, Guigou a 71 ans ! oh pardon, comme Balkany 70 ans ! Ces hommes politiques n'aiment pas qu'on les vieillisse, demandez donc Eric Dupond-Moretti, l'avocat.

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lundi 22 avril 2019

Corruption étatique et fiscale

La France a effacé la dette fiscale d’un riche industriel indien

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Le journal « Le Monde » révèle qu’au moment où la France négociait la vente de 36 « Rafale » à l'Inde par le groupe français Dassault, l’État français a effacé plus de 143 millions d’euros de dette fiscale d’un industriel indien, lui-même impliqué dans cette vente. Une découverte qui s’ajoute à des soupçons de corruption autour de cette vente, qui agitent l’Inde depuis fin 2017.

Il s'appelle Anil Ambani au centre sur la photo, en compagnie de Florence Parly, ministre des armées, et de Eric Trappier, PDG de Dassault. C'est un proche du Premier ministre indien, Narendra Modi, et un richissime industriel impliqué dans la vente de 36 avions Rafale français à l'Inde, en 2015.

Anil Ambani possède un groupe de télécommunications avec une filiale en France, Reliance Flag Atlantic France. Que les services fiscaux français ont soumis à deux redressements, après avoir découvert des pratiques d'évasion fiscale remontant à 2007. En janvier 2015, l'entreprise de l'Indien Anil Ambani devait plus de 150 millions d'euros au fisc français. Quelques mois plus tard, fin octobre, un accord à l'amiable est conclu et plus de 143 millions d'euros de cette dette sont effacés.

Outre une perte abyssale pour les caisses de l'État français, ce que révèle le journal Le Monde, c'est comment ce proche du Premier ministre indien a, dans l'intervalle, raflé plusieurs partenariats industriels très juteux, avec Dassault et Thalès notamment, dans le cadre de la vente des chasseurs Rafale à l'Inde.

Ce favoritisme supposé d’Anil Ambani en France va être certainement utilisé par l’opposition indienne pendant cette campagne pour les législatives. Le parti du Congrès soutient depuis des mois que le Premier ministre Narendra Modi a aidé l’entrepreneur à obtenir des contrats. Et la Cour suprême indienne vient d’accepter d’inspecter des documents qui, selon l’accusation, prouveraient ces irrégularités.

Et en France, que va-t-il se passer ? Surtout que le ministre de l'économie de l'époque s'appelait Emmanuel Macron ?

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vendredi 8 mars 2019

Côte d'Ivoire : La Françafrique "à la Macron".

Des soldats français débarquent à Abidjan, les vraies raisons ?

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Deux semaines après la visite du président Ouattara à l'Elysée, voilà que de nouveaux militaires français viennent renforcer l'effectif. Est-ce vraiment l'effet du hasard ? ou faut-il se demander ce qui se trame derrière ça. On se rappelle que c'est l'armée française, sous Sarkozy, qui a mis en place Ouattara. Macron et Ouattara préparent-ils son maintien en place après 2020, année de nouvelles élections dans ce pays africain ? avec une ingérence française supplémentaire de la France macronienne ? Cette présence a en tous cas donné lieu à de multiples supputations sur les rives de la lagune Ebrié.

Et cette situation socio-politique ivoirienne est quelque peu tendue ces derniers temps. Le divorce entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, l'acquittement et la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé par la CPI et leur probable retour en Côte d'Ivoire, la démission de Guillaume Soro de la présidence de l'Assemblée nationale. Voici autant de facteurs qui font monter l'adrénaline à l'approche de la présidentielle de 2020. Le président Ouattara, qui plus est, "réfléchit" à la modification de la constitution pour lui permettre de se présenter pour un troisième mandat. Sans oublier les grèves qui se déclenchent de plus en plus fréquemment, et spontanément, comme celles des enseignants. Et c'est dans cette période d'incertitudes que 500 soldats français débarquent dans la capitale ivoirienne. Pour faire quoi ? Eviter à Ouattara une situation à la "Bouteflika"?

Le rapprochement entre tous ces évènements suscite des craintes au sein de la population ivoirienne. Quelle est donc la mission de ces militaires français arrivés en Côte d'Ivoire ? Telle est l'interrogation qui taraude les esprits des observateurs du paysage politique ivoirien. Il n'y a pourtant pas le feu en la demeure. Mais on ne sait jamais : Ouattara et Macron préfèrent être prévoyants.

A en croire un officier de cette force française, il s'agit d'une opération périodique de relèvement des troupes. « C’est une opération de routine. C’est la relève habituelle chaque mois. Il n’y a pas de raison de s’alarmer », s'est-il expliqué. Il faut rappeler qu'en vertu de l'accord de défense signé entre la France et la Côte d'Ivoire au lendemain des indépendances, les autorités françaises ont entrepris d'installer une base militaire en Côte d'Ivoire. Ainsi, le 43e Bataillon d'infanterie de marine (43ème BIMA) a son garnison à Port-Bouët, non loin de l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Rebaptisé Forces françaises en Côte d'Ivoire (TFCI), cette troupe est plus active dans la lutte contre l'insécurité et le terrorisme dans la sous-région ouest-africaine. Mais ça, c'est la théorie. La pratique en est souvent bien loin. Après tout, n'est-ce pas la "Force Licorne" qui en 2011 a anéanti la flotte aérienne forte de quelques hélicoptères pour permettre au "rebelle Ouattara" de prendre le pouvoir ?

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mercredi 27 février 2019

Franc CFA : Ouattara aux ordres de Macron pour lancer un contre-feu

Ouattara souhaite que "cesse ce faux débat"

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Le président ivoirien Alassane Ouattara a souhaité vendredi soir à Paris, que "cesse le faux débat" sur le franc CFA,"une monnaie solide" utilisée par environ 155 millions de personnes dans 14 pays africains dont 12 anciennes colonies françaises, après un entretien avec son homologue Emmanuel Macron.

"J’ai entendu beaucoup de déclarations sur le franc CFA (...) Je ne comprends pas ce faux débat", a déclaré M. Ouattara à la presse à l’issue de l’entretien à l’Elysée, estimant qu’il faut que ce débat cesse, les gens en parlent sans savoir de quoi ils parlent."

Les propos du chef de l’Etat ivoirien, interviennent quelques semaines après les critiques du vice-président du Conseil italien et leader du Mouvement cinq étoiles (M5S), Luigi di Maio, qui a accusé la France d’appauvrir l’Afrique par sa politique monétaire et de favoriser la crise migratoire en Europe.

"La France est l'un de ces pays qui, en émettant une monnaie pour 14 pays africains, empêche leur développement économique et contribue au fait que les réfugiés partent de leurs pays et meurent ensuite en mer ou arrivent sur nos côtes", a déclaré M. Di Maio.

Établi en 1945, une quinzaine d’années avant l’indépendance des colonies françaises et imprimé à Chamalières (centre France), fief de l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, le franc CFA fait l’objet de critiques régulières. Paris soutient que le maintien ou non d'un pays dans la zone CFA est du ressort de la souveraineté de chaque pays.

Le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron avait soutenu, dans un discours à Ouagadougou : "Le franc CFA, la France n’en n’est pas le maître, elle en est le garant."

Etabli en 1945, une quinzaine d’années avant l’indépendance des colonies françaises et imprimé à Chamalières (centre France), fief de l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, le franc CFA fait l’objet de critiques régulières.

"Le franc CFA est notre monnaie, c’est la monnaie de pays qui l’ont librement consentie, et mise en place de manière souveraine, et ce, depuis l’indépendance (1960)", précisant que la monnaie est "solide, gérée uniquement par des Africains."

Arrimé à l'euro, depuis 1999, avec le soutien financier du Trésor français, le franc CFA, est utilisé dans deux zones monétaires distinctes : l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo)) et la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

"C’est notre affaire", a ajouté Ouattara, soutenant que "c'est une monnaie pour laquelle nous allons faire des réformes en temps opportun." Ah bon ?  Et moi qui croyais que le franc CFA était géré par la Banque de France !

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