jeudi 12 décembre 2019

Guyane : condamné pour violences conjugales et libéré "par erreur"

Un homme, condamné à de la prison ferme en correctionnelle pour violences conjugales, a été libéré le même jour du centre pénitentiaire de Guyane "par erreur" avant d'être repris mercredi par les gendarmes, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Cayenne. 

guyane

"Il venait d'être condamné à de la prison ferme pour violences conjugales à l'audience de comparution immédiate. Il était en détention provisoire avant sa comparution devant le tribunal. Il y a eu une erreur d'analyse sur sa situation à la prison et il a été remis en liberté", a indiqué le procureur Samuel Finielz, confirmant une information du site Guyaweb.

"Il s'agit d'une erreur du greffe du centre pénitentiaire", a affirmé le procureur.
Quand l'erreur a été décelée, "la victime a immédiatement été avisée et s'est vue remettre un téléphone grand danger", a souligné Samuel Finielz.
Il s'agit d'un téléphone qui permet d'alerter rapidement les autorités judiciaires sans composer de numéro. Utilisé en France métropolitaine depuis 2015, ce téléphone est arrivé en Guyane en 2019.
Le condamné a été interpellé au bout de 24 h de cavale par la gendarmerie, a confirmé le général Stéphane Bras, commandant de la gendarmerie en Guyane.
Il a été reconduit au centre pénitentiaire de Remire-Montjoly, près de Cayenne. (selon AFP)

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jeudi 14 novembre 2019

Réseau anti-arnaques et "comme j'aime"

Pratique commerciale trompeuse !

Tout le monde a déjà vu à la télévision cette fabuleuse publicité "Comme j'aime". Mais qui sait que cette société a eu affaire à la justice ? A lire : le compte-rendu du "Réseau anti-arnaques", BP 10179, 79205 Parthenay Cedex.

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mardi 12 novembre 2019

Samira : menacée d'excision en Côte-d'Ivoire, elle peut rester en France

La mobilisation a réussi à faire infléchir les autorités !

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Menacée d'excision dans son pays, le cas d'une fillette ivoirienne avait ému plusieurs personnalités publiques, qui ont milité pour qu'elle ait le droit de rester en France. Alors qu'elle devait être expulsée avec sa famille vers l'Italie, son cas va être réexaminé a annoncé Christophe Castaner.

Après une grosse campagne de mobilisation, le droit au séjour de Samira, fillette ivoirienne de 10 ans et de son père, qui devaient être expulsés vers l'Italie, "va être réexaminé", a annoncé samedi le ministre de l'Intérieur. Son cas avait été médiatisé par l'eurodéputé Raphaël Glucksmann. "Après étude du dossier par le préfet de Police et en lien avec ses services, nous avons demandé que la mesure de transfert ne soit pas exécutée", écrit dans un tweet le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. "Le droit au séjour de Samira et son père va être réexaminé, compte tenu de leur situation familiale particulière", ajoute-t-il.

"La question n'est pas résolue", a réagi Raphaël Glucksmann. "On ne sait pas s'ils vont leur donner un titre de séjour ou non. On attend de recevoir un document officiel et de connaître la nature du document administratif qui sera donné à Samira et son papa". La fillette, scolarisée en Seine-et-Marne, a fui son pays avec ses parents "pour échapper à l'excision", selon le député européen.

Plus de 150.000 signatures

Arrivés en France en janvier, l'enfant et son père devaient être expulsés vers Venise le 12 novembre, conformément au "règlement de Dublin" qui confie l'étude de la demande d'asile au pays d'entrée en Europe, en l'occurrence l'Italie. Sa situation a fait l'objet d'une vaste mobilisation. Après une pétition ayant recueilli plus de 150.000 signatures, près de 200 personnalités ont signé samedi une lettre ouverte adressée au président Macron pour empêcher l'expulsion. Parmi les signataires du texte publié sur le JDD.fr, la maire de Paris Anne Hidalgo, l'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, l'acteur Dany Boon, Michel Drucker, ou le footballeur Marco Verratti. (selon AFP)

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samedi 9 novembre 2019

Une association alerte après deux cas d'implants contraceptifs dans les poumons

Deux jeunes femmes ayant eu recours à un implant contraceptif sous la peau ont été victimes "de graves accidents" suite à la migration de cet implant dans leurs poumons, alerte l'association AVEP.

implant

L'Association des victimes d'embolie pulmonaire et AVC liés à la contraception hormonale (AVEP) explique avoir été contactée par deux femmes, "l'une en 2017, l'autre en 2019 pour informer d'un accident grave dont elles ont été victimes: la migration de leur implant contraceptif dans leur système sanguin puis dans leurs artères pulmonaires entraînant un risque vital". 

"Toutes deux ont subi plusieurs chirurgies lourdes pour retirer leur implant de leur vaisseau sanguin et ont évité de justesse une ablation partielle du poumon", ajoute l'association dans un communiqué.
Les implants contraceptifs sont de petits bâtonnets cylindriques de quelques centimètres de long et quelques millimètres de diamètre, qui sécrètent une hormone progestative en continu. Ils sont implantés juste sous la peau, généralement sur la face interne du bras.
Ces accidents "sont-ils le fait d'un problème de pose du dispositif? Donc d'un problème de formation des praticiens (...) et qui doivent faire l'objet d'une campagne de formation?" Ou "sont-ils intrinsèques au dispositif? Et si oui, quel est le risque auquel s'exposent les femmes qui y ont recours?".
"À ce jour, 30 cas de migration d'implants Nexplanon dans l'artère pulmonaire, ont été signalés à l'ANSM", a commenté l'Agence du médicament (ANSM) auprès de l'AFP, les premiers signalements ayant eu lieu en 2016.
"Chaque année, environ 200.000 femmes ont recours" à cet implant du groupe pharmaceutique Merck, précise l'ANSM.
Les premiers signalements en 2016 "ont conduit à la mise en place immédiate d'une surveillance renforcée", à l'ajout du risque de migration dans l'artère pulmonaire dans la notice et à l'envoi d'une lettre d'information aux professionnels de santé, souligne l'agence.
Par ailleurs, une dizaine de "centres d'excellence à la pose et au retrait d'implant contraceptif" ont été créés en France pour "former les professionnels volontaires à la pose".
Des cas de migration continuant à être rapportés malgré ces mesures, l'ANSM "a initié un arbitrage au niveau européen en juillet 2019 dans l'objectif de mieux sécuriser la pose et le retrait de l'implant". 
"Cette procédure vient de s'achever et va conduire dans les prochaines semaines à un renforcement de l'information et de la formation à la fois des professionnels santé et des patientes vis-à-vis de ce risque", ajoute l'autorité sanitaire.
Un article paru en juillet dans la revue médicale British medical journal (BMJ) analysait un cas similaire, survenu chez une jeune femme portugaise de 31 ans, avec un implant posé en 2017.
L'implant en cause était un Implanon NXT, du groupe Merck.
Ce genre d'accident est "très rare, avec peu de cas décrits dans la littérature scientifique", soulignaient les auteurs de l'article.
Une "insertion trop profonde" de l'implant et la pratique d'un "exercice physique intense" après la pose sont les principaux facteurs de risques d'une telle migration dans le système sanguin, ajoutaient-ils. (selon AFP)

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jeudi 7 novembre 2019

De Wallis-et-Futuna à Rennes

Sofia a parcouru la moitié de la planète pour soigner son cancer

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Après un éprouvant voyage de plus de trente heures, Sofia, 53 ans, a été prise en charge par le centre Eugène-Marquis, à Rennes, pour traiter son cancer au cerveau. Une opération dans le cadre d’un accord de coopération entre le centre et les îles Wallis-et-Futuna.

Je vais mieux. Ici le personnel est particulièrement gentil et attentionné. Je sais que c’est une véritable chance pour moi, assure Sofia, 53 ans. Cette femme est née et vit à Futuna. Une des îles de l’archipel de Wallis-et-Futuna, dans l’océan Pacifique, et située à 16 230 km de la capitale bretonne.

Ce n’est pas une image quand la quinquagénaire dit qu’elle a traversé la moitié de la planète. Ça a été très long et très fatigant. On a dû passer par le Japon. Plus de trente heures de voyage raconte-t-elle. D’autant que sa santé est particulièrement fragile.

Traitement et rechute…

Un voyage qu’elle a effectué fin août, dans le cadre d’un accord de partenariat passé entre le centre Eugène-Marquis de Rennes et l’hôpital de Wallis-et-Futuna. En fait d’hôpital, plutôt un dispensaire vieillot et sous-équipé, très loin des standards hospitaliers de l’hexagone.

En 2007, j’ai appris que j’avais un cancer du sein, explique-t-elle. À plusieurs reprises, j’ai dû me rendre à Nouméa, à trois heures d’avion de chez moi, pour me faire soigner. Le traitement est efficace, mais elle rechute en 2017. De nouveau, elle doit se rendre dans la grande île voisine pour de nouvelles séances de chimiothérapie. Mais en janvier 2019, on a aussi découvert des cellules cancéreuses dans mon cerveau. Une pathologie qui dépasse les compétences médicales de sa région.

Partenariat avec le centre Eugène-Marquis

Elle entre alors en contact avec les Dr Marlène Knezynski et Olivier Riou. Un couple qui, après avoir travaillé à Saint-Pierre-et-Miquelon, s’est installé à Wallis-et-Futuna pour apporter leurs compétences médicales. Nous avions déjà établi des relations de travail avec ce couple de médecins lorsqu’ils étaient à Saint-Pierre-et-Miquelon, explique le Dr Marc Pracht, oncologue à Eugène Marquis. Ils nous ont donc contactés pour voir ce que l’on pouvait faire pour cette patiente en particulier et pour Wallis-et-Futuna plus globalement. L’idée étant d’établir un partenariat pour développer l’oncologie, qui est totalement absente des deux îles lointaines.

Appareil de radiothérapie de dernière génération

Sofia est donc venue, accompagnée de Koleti et Emanuelé, deux infirmiers de l’agence de santé de Wallis. Ils vont effectuer un stage d’immersion de trois semaines dans notre établissement et nous allons les former à la préparation de la chimiothérapie.

Est aussi prévue, à moyen terme, la mise en place de télémédecine. Le but étant de leur donner une certaine autonomie et d’éviter aux habitants de Wallis-et-Futuna de se déplacer à Nouméa. Un véritable enjeu de santé.

Quant à Sofia, elle a pu bénéficier du Cyberknife, implanté à Eugène-Marquis. Un appareil de radiothérapie ultra-perfectionné de dernière génération, adapté au traitement des tumeurs du cerveau. Elle a également fait l’objet d’une petite chirurgie du cerveau. Elle va aujourd’hui beaucoup mieux et on espère qu’elle pourra rentrer chez elle bientôt. En attendant, Sofia peut profiter de la présence de ses trois enfants, qui vivent à Rennes depuis des années. (Samuel Nohra, journaliste à Ouest-France)

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mercredi 23 octobre 2019

Démarchage téléphonique abusif

Engie condamné à près de 900.000 € d'amende

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Le fournisseur d'énergie Engie a été condamné à payer près de 900.000 euros d'amende pour démarchage abusif, a annoncé vendredi la Répression des fraudes (DGCCRF).

Ses agents "ont mis en évidence des manquements de la part d'Engie quant aux obligations règlementaires visant à protéger les consommateurs dans le cadre d'un démarchage téléphonique", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

La sanction fait suite à une enquête de ses services dans le département des Hauts-de-Seine entre juin 2017 et février 2019, à la suite de plusieurs plaintes de consommateurs.
La DGCCRF, une administration qui dépend de Bercy, a souligné que "des contrats de fournitures d'énergie ont été conclus sans que la confirmation de l'offre faite par démarchage téléphonique ait été transmise au consommateur sur support durable", comme une lettre ou un courriel.
Autres griefs: Engie a refusé des droits de rétractation "à plusieurs reprises" et n'a pas respecté l'obligation d'informer de l'existence d'un Médiateur de l'énergie, chargé de régler les litiges.
Engie, ancien GDF Suez, est un fournisseur de gaz mais aussi d'électricité, pour les particuliers comme pour les entreprises.
Le groupe est régulièrement pointé du doigt par le Médiateur de l'énergie pour ses pratiques, dans un contexte concurrentiel exacerbé sur le marché de l'énergie.
Poursuivi par EDF, Engie avait aussi été en mars condamné en appel à 1 million d'euros de dommages et intérêts en raison de ses pratiques de démarchage de clients. L'électricien avait accusé son concurrent de démarcher des clients de manière agressive et en usurpant le nom d'EDF. (selon AFP)
Pour un "démarcheur abusif" sanctionné, combien d'autres continuent en toute impunité?

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mardi 22 octobre 2019

Les facteurs de la vallée de Villé en grève illimitée

A l’appel de la CGT FAPT, les facteurs du centre courrier de Villé seront en grève illimitée à partir de ce mardi 22 octobre. Les postiers feront un piquet de grève devant l’établissement. Ils refusent une réorganisation devant prendre effet cette semaine et modifiant les activités de cet établissement.

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« La direction prévoit une suppression d’emploi et une refonte complète des tournées de distribution. Des changements d’horaires impacteront profondément la vie privée des agents. Cela aura également des conséquences sur la qualité du service rendu aux usagers », indique-t-on à la CGT, soulignant qu'« une part des plis et colis devrait être distribuée de plus en plus tard l’après-midi, sans que La Poste prenne réellement en compte les besoins de ses usagers, qu’il s’agisse des particuliers ou des entreprises. Avec cette réorganisation des tournées, les grands perdants seront les usagers et les postiers, premiers relais auprès de la population. »

Reçue en audience vendredi dernier, la CGT constate que « malgré des propositions des représentants du personnel, La Poste ne veut pas revenir sur la réorganisation prévue et se refuse à tout aménagement de son projet, concédant à la marge quelques avancées ne remettant pas en cause ce qui crée le mécontentement des postières et postiers, à savoir les horaires de travail et l’organisation de celui-ci. »

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samedi 5 octobre 2019

Les failles d'un système

Un étudiant estime avoir gagné à un jeu-concours et attaque Auchan : la justice lui donne raison !

auchanLe juge du tribunal d’instance de Toulouse (Haute-Garonne) a rendu une décision en sa faveur. Ce jeudi 12 septembre 2019, Valentin Desgranges, un jeune étudiant de 19 ans a obtenu gain de cause dans l’affaire qui l’opposait à Auchan, au sujet d’un jeu-concours qu’il estimait avoir gagné.

L’enseigne de grande distribution a été condamnée à lui verser la somme de 734,80 euros.

Cette histoire débute le 27 août 2018. Sur sa page Facebook, Auchan France propose à ses fans de résoudre une petite énigme afin de gagner un ordinateur portable, une souris, une imprimante et un ensemble de services de traitement de textes, tableurs et diaporamas.

Des milliers de personnes répondent à cette énigme mathématique. Et pour la grande majorité des participants, la réponse au calcul proposé par l’enseigne de grande distribution est 9. Mais par pour Valentin Desgranges, qui estime que le résultat est 8+√2, soit environ 9,414.

Mais Auchan ne valide pas sa démonstration et organise le tirage au sort parmi les participants qui ont répondu 9 à l’énigme. Valentin conteste la décision d’Auchan par plusieurs biais, faisant même appel à l’UFC-Que choisir.

Mais ses sollicitations restent sans réponse. Il décide alors de porter l’affaire devant les tribunaux et monte son dossier avec le soutien bénévole d’un avocat parisien.

Il dépose l’ensemble au greffe, en février 2019. Auchan entre enfin en contact avec lui, par courriel, courant mai : « Ils m’ont proposé une solution à l’amiable : un ordinateur et un bon d’achat de 30 euros », raconte Valentin qui réclame les lots et un dédommagement de plusieurs milliers d’euros. L’enseigne lui propose alors un bon d’achat de 800 euros, que le jeune homme refuse.

Fin mai, il plaide sa cause devant le tribunal d’instance, sans avocat et sans représentant de la partie adverse. Et ses arguments convainquent le juge qui vient donc de se prononcer en sa faveur. "Il a considéré que j’étais le seul à avoir donné la bonne réponse au jeu."

Le juge a donc estimé que le préjudice subi par Valentin devait être réparé par la somme de 734,80 euros, soit le montant global du lot mis en jeu dans le concours. Une décision qui satisfait pleinement le jeune homme : "Je suis un simple étudiant toulousain qui s’est attaqué à Auchan, qui n’est pas la plus petite des sociétés, et on m’a écouté : je suis très content de la justice française. Mon calcul m’avait valu pas mal de critiques sur les réseaux sociaux, le juge a estimé que mon résultat était le bon et j’en suis très satisfait."

Au final, le jeune homme qui a décidé de ne pas faire appel de la décision, a gagné moins en valeur que s’il avait accepté le bon d’achat de 800 euros proposé par la marque. « Cela prouve que je n’ai pas fait ça pour l’argent comme on a pu me le reprocher. »

Il utilisera sans doute la somme pour financer son permis de conduire… mais n’a aucunement l’intention de la dépenser chez Auchan !

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samedi 28 septembre 2019

Cabines téléphoniques, où êtes-vous ?

Victimes du mobile, les cabines téléphoniques sont utilisées moins de 30 secondes par mois

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Elles étaient 300 000, il y a encore une vingtaine d’années, elles sont désormais 1 000 fois moins nombreuses. Il ne restent plus que 300 cabines téléphoniques en France aujourd’hui, dont seulement 100 fonctionnent toujours. Ces chiffres transmis à BFM par Orange, l’opérateur historique en charge de ce dispositif de communication en voie d’extinction, traduisent l’irrésistible ascension de la téléphonie mobile sur l’ensemble du territoire. Enfin presque.

Alors que la 5G est attendue pour 2020, des zones blanches, où l’accès à la 3G et à la 4G est inexistant, demeurent. C’est là que la centaine de cabines téléphoniques toujours actives sont installées. Mais leur utilité reste toute relative. Leur temps d’utilisation n'était que de 28 secondes en 2018 en moyenne. Il est même passé à seulement « quelques secondes par mois », dixit Orange.

Seul, 1% de la population n'a ni fixe, ni mobile !

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samedi 14 septembre 2019

Assurances obsèques

"60 millions de consommateurs" épingle le "business de la mort"

cercueilL'association dénonce également le business de la crémation, avec notamment la récupération et la revente des métaux des prothèses qui ne brûlent pas.

"Plus on vit longtemps, plus on a de risques de cotiser à fonds perdus". C'est la conclusion de l'étude de l'association 60 millions de consommateurs, publiée jeudi 5 septembre.

Elle dénonce les "placements ruineux" que constituent les contrats d'assurance obsèques souscrits afin d'obtenir un capital pour financer ses funérailles.
60 millions de consommateurs a ainsi passé au crible onze contrats d'assurances vendus par les principaux acteurs du marché.

Quel que soit le montant des versements, la personne reçoit le capital choisi à la signature du contrat. Résultat: les cotisations dépassent largement la prime reçue. En moyenne un souscripteur de 62 ans verse ainsi 5.385 euros sur vingt ans pour récolter à peine plus de 4.000 euros.

"Plus on vit longtemps, plus on a de risques de cotiser à fonds perdus", résume 60 millions de consommateurs, à l'heure où les frais d'obsèques ont augmenté de plus de 8% en trois ans. L'association pointe également des "frais de gestion très gonflés" et des délais de versement qui peuvent parfois atteindre un mois, après réception de multiples pièces justificatives.

"Ce sont parfois des personnes pas forcément riches qui font ça pour éviter à leurs familles d'avancer les frais mais en réalité la famille doit les avancer car elle doit d'abord présenter une liste de justificatifs longue comme le bras", s'indigne Christelle Pangrazzi, rédactrice en chef adjointe de ce hors-série de 60 millions de consommateurs.

Dans un numéro largement consacré au "business de la mort", l'association épingle également le manque d'éthique autour des crémations. Les matériaux précieux issus des prothèses, dents ou stérilets qui ne brûlent pas, sont par exemple collectés par des entreprises de recyclage puis revendus à diverses entreprises pour être réutilisés.

Les pompes funèbres également épinglées

Deux sociétés, la française EMC et surtout le néerlandais OrthoMetals se partagent ce business. EMC évalue à entre 500.000 et 700.000 euros les 10 à 12 tonnes de métaux récupérés chaque année sur laquelle l'entreprise prélève 20% avant de rétrocéder le reste aux crématoriums qui peuvent utiliser la somme comme bon leur semble. 

Les pompes funèbres entrent enfin elles aussi dans le collimateur de l'association, cette fois pour l'opacité de certains devis. De nombreuses prestations non obligatoires sont présentées comme "courantes" poussant ainsi les familles à y souscrire. Selon un arrêté de 2010, les prestations obligatoires pour une inhumation restent minimes : un véhicule agréé pour le transport du corps, un cercueil de 22 millimètres d'épaisseur avec une garniture étanche et quatre poignées ainsi que les opérations nécessaires pour l'enterrement.(selon Orange/AFP)

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