samedi 16 septembre 2017

Il traite son maire d' "escroc" et obtient gain de cause devant la CEDH

Un conseiller municipal, condamné en France pour diffamation, a remporté une importante bataille pour la liberté d'expression des hommes politiques.

justice

L’Etat français doit verser à un élu du Broc la somme de 11.670 € pour dommages. La Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné, jeudi dernier, la France pour entrave à la liberté d’expression d’un conseiller municipal qui avait été poursuivi pour diffamation, sans possibilité de prouver ses allégations.

La Cour avait été saisie par Michel Lacroix, conseiller municipal du Broc, une commune des Alpes Maritimes, condamné en 2010 à une amende pour « diffamation publique » après avoir accusé le maire et la première adjointe de la ville d’escroquerie sur un marché public dont il était en charge au cours d’une séance du conseil municipal puis dans un tract. La CEDH a jugé que cette condamnation avait violé le droit à la liberté d’expression de Michel Lacroix. 

Le requérant, en tant que conseiller municipal, Michel Lacroix avait « un rôle de vigie et d’alerte » de la population dans le domaine spécifique des marchés publics dont il était en charge, a considéré la cour.

La sanction pénale infligée à Michel Lacroix « n’a pas ménagé un juste équilibre entre la nécessité de protéger le droit du requérant à la liberté d’expression et celle de protéger les droits et la réputation du plaignant », ont estimé les juges européens. Ces derniers ont rappelé que « le prononcé d’une condamnation pénale est l’une des formes les plus graves d’ingérence dans le droit à la liberté d’expression ».

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mardi 5 septembre 2017

Paris capitale du pétrole ?

La place Vendôme

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La place Vendôme, située dans le 1er arrondissement de Paris, se trouve au nord du jardin des Tuileries, au sud de l'Opéra Garnier et à l’est de l’église de la Madeleine.

Typique de l'urbanisme classique français, c'est une des places de Paris les plus célèbres et considérée comme l'une des plus luxueuses du monde. Son architecture est due à Jules Hardouin-Mansart qui conçut en 1699 un plan d'urbanisme strict auquel devaient se conformer les propriétaires des immeubles. Une grande partie des façades est classée monument historique. En son centre, se trouve la colonne Vendôme édifiée en 1810, abattue par les communards, reconstruite ensuite.

Elle a été appelée place Vendôme dès le 17ème siècle. C'était plus anciennement la place Louis le Grand et, à l'origine, la place des Conquêtes. On lui a donné le nom de place des Piques pendant la Révolution. Elle fut nommée place Internationale en 1871, pendant la seconde Commune de Paris, durant laquelle la colonne Vendôme fut détruite par les communards, qui y voyaient un symbole de la tyrannie et du militarisme de Napoléon. Avant de devenir un lieu central pour la joaillerie que l'on connait de nos jours, la place Vendôme est, avec la rue de la Paix, l'épicentre de l'élégance parisienne durant un demi siècle, comptant nombre de couturiers ou modistes.

L’hôtel de Bourvallais, situé au n° 13, abrite le ministère de la Justice.

Son nom lui vient du vaste hôtel de Vendôme, sur l'emplacement duquel on construisit la place, et qui avait été bâti pour César de Vendôme , fils de Henri IV et de Gabrielle d'Estrée.

Place des sultans et émirs

La prestigieuse Place Vendôme "écrin de l’élégance parisienne" est aujourd'hui, par ses luxueux hôtels, propriété de riches étrangers : les hôtels de Coëtlogon et d’Orsigny appartiennent au sultan de Brunei, Hassanal Bolkiah, souverain depuis 1968 de l’Etat du même nom, les hôtels Crozat et de Gramont appartiennent désormais au milliardaire égyptien Mohamed Al Fayed, tandis que l’hôtel Lambert de l’île St-Louis appartient à l’émir du Qatar... Il n'y a pas que le PSG qui intéresse les rois du pétrole. Et n'oublions pas que Dominique Ouattara, épouse du président de Côte d'Ivoire, possède près de 200 hôtels à Paris.

Et ce brave Nicolas Hulot, richissime ministre de l'écologie, qui s'imagine un Paris sans pétrole en 2040, il n'est pas au bout de sa peine...

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samedi 29 juillet 2017

Inondations en Afrique

Les sinistrés d'Abidjan se sentent oubliés

abidjanDepuis le début de la saison pluvieuse, au moins vingt personnes sont mortes en Côte d'Ivoire du fait d'inondations ou de glissements de terrain. Dans certaines communes d'Abidjan, les habitants des quartiers sinistrés vivent dans la crainte de nouvelles pluies diluviennes, parfois sans solution de relogement malgré les promesses d'aide financière. Reportage à la cité Coprim, à Yopougon.

Don Paul Kohou regarde avec crainte l’imposante fissure qui strie depuis peu les murs de sa chambre. Si une partie de sa maison, nichée au bord du canal de terre de la cité Coprim à Yopougon, tient encore en partie debout, ce n’est plus le cas de celle de son voisin. Après des pluies diluviennes, une partie de l’immeuble d’à côté s’est brutalement effondrée dans le canal, le 25 mai dernier, entraînant dans sa chute une partie de sa petite villa.

Depuis le début de la saison pluvieuse, le fonctionnaire de 59 ans a vu des pans entiers de deux autres immeubles se fracasser dans le canal, qui a aussi englouti six autres villas basses. Malgré les impressionnants dégâts, Don Paul Kohou « remercie Dieu » : jusqu’à présent, les dommages ne sont que matériels. Seule une femme a été légèrement blessée. Elle était chez elle lorsque sa maison s’est effondrée après un énième glissement de terrain.

Contraints de dormir ailleurs

Dans cette partie de la cité Coprim, l’absence de victimes s’explique d’abord par les réflexes développés par ses habitants. De mémoire de riverain, le premier éboulement remonte à juin 2015. Depuis, à chaque pluie, les occupants des 48 habitations nichées en bordure de canal ont donc pris l’habitude de s’éloigner de leurs maisons par peur de nouveaux glissements de terrain. « Nous ne pouvons pas prendre le risque de dormir chez nous lorsqu’il pleut, nous avons peur que tout s’effondre. Nous sommes contraints de dormir à l’extérieur, en face, ou chez ceux qui peuvent nous accueillir », s’indigne Rigobert Blaka, dont la maison penche désormais dangereusement vers le canal.

La plupart des riverains en veulent à la mairie de Yopougon. Ils assurent que la commune leur avait annoncé en décembre 2015 la réfection tant attendue du canal. Car il y a encore une dizaine d’années, le fossé de terre avait l’envergure d’un petit caniveau que les riverains pouvaient enjamber d’un simple saut. Mais la vigueur des dernières saisons pluvieuses, couplée à la construction d’ouvrages ne laissant pas l’eau s’écouler, ont considérablement creusé le lit de la rigole.

La mairie pointée du doigt

Faute de travaux, le petit canal s’est depuis transformé en un ravin de plus de dix mètres de large par endroit. « Si des travaux avaient été faits pour l’aménager et le consolider, il n’y aurait jamais eu ces glissements de terrain et nos maisons n’auraient pas été mises en danger », déplore Don Paul Kohou, devenu le porte-voix de l’association informelle des habitants de la cité.

Des critiques que balaie la mairie de Yopougon. « La mairie n’a ni les moyens, ni les prérogatives pour effectuer ces travaux, qui relèvent de la compétence de l’État », assure Yaya Coulibaly, directeur de cabinet du maire de la commune, Gilbert Koné Kafana. « Chaque année, le maire demande aux personnes vivant dans des zones à risque de quitter les lieux », tient-il également à préciser.

Reste que les habitants, dont les économies d’une vie ont pour la plupart été investies dans ces maisons, n’ont pas les moyens de se reloger. « On nous dit de quitter les lieux, mais nous n’avons pas les moyens de partir : les logements sont trop chers à Abidjan pour que nous nous logions ailleurs », rétorque Don Paul Kohou.

« Nous vivons dans nos maisons la mort dans l’âme »

Des sinistrés que les autorités se sont pourtant engagées à aider. Le 14 juin dernier, une délégation ministérielle est venue promettre des travaux, ainsi qu’une enveloppe financière aux riverains. « Les propriétaires des 48 villas se sont ensuite vus proposer 300 000 Francs CFA [457 euros] pour se reloger provisoirement. Mais pour l’instant nous sommes seulement six riverains à avoir reçu l’argent. Quarante-deux autres attendent toujours. Le dossier traîne, et nous ne savons toujours pas quand commenceront les travaux », déplore Don Paul Kohou, qui fait partie des six premiers bénéficiaires.

En attendant, le canal continue de s’élargir, creusé par les eaux usées et les ordures qui s’y accumulent. Un quatrième immeuble, toujours habité, menace désormais de s’effondrer. « On évoque l’incivisme et l’inconscience des personnes qui continuent de vivre dans les zones dangereuses, mais comment ceux qui n’ont pas l’argent pourraient-ils faire pour en partir ? », s’indigne Don Paul Kohou. Avant de lâcher, amer : « Nous vivons dans nos maisons la mort dans l’âme. » (selon Claire Rinfroy, "Jeune Afrique")

NB : Lors de son voyage à Paris et Berlin, le président Ouattara a sollicité à Strabourg l'aide de l'Europe. Qu'est devenue cette aide ?

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vendredi 28 juillet 2017

Touristes arnaqués

Avion payé, mais pas de réservation !

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Quatre-vingt-dix personnes ont déposé plainte mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon contre l’agence Anatolia Voyage pour escroquerie. Certaines ont constaté que leur réservation n’avait jamais été effectuée alors que les billets avaient été payés. D’autres, coincées à l’étranger, ont appris que le vol retour n’existait pas

Pour eux, les vacances ont tourné au cauchemar. Ces touristes pensaient avoir réservé des séjours de rêve (pour la majorité en Turquie) mais rien ne s'est déroulé comme prévu, rapporte franceinfo.

Tous ont un point commun, avoir fait confiance à cette agence. Mais, l'établissement du second arrondissement de la ville a mis la clé sous la porte.

Au total, une centaine de victimes ont déposé plaintes devant le tribunal de Lyon. Certains passagers n'ont pas pu prendre l'avion car leur billet n'avait pas été payé par l'agence. "Et puis, on a des gens qui vont pouvoir faire l'aller mais lorsqu'ils sont arrivés à l'aéroport pour rentrer, le retour n'avait pas été payé", explique à franceinfo Aurélie Sauvayre, l'avocate en charge de l'affaire. Certains voyageurs ont également appris que leur vol n'existait pas.

Cette agence de voyages facturait donc les billets d'avion aux clients mais sans effectuer la réservation. D'après l'avocate, le préjudice pourrait s'élever au moins à 200 000 euros. Une page Facebook a été créée afin de rassembler les victimes. Aujourd'hui, l'agence reste injoignable. Selon des informations de franceinfo, les responsables se seraient envolés à l'étranger.

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mardi 11 avril 2017

Au coeur de la légion étrangère française

Chaque année, 10 000 jeunes venus du monde entier se présentent au Centre de sélection et d'incorporation de la Légion étrangère d'Aubagne. Seulement 10% réussiront les tests d'entrée. L'américain Lim, le Malgache Vaifana, les Français Liénart et Revel espèrent faire partie de cette troupe d'élite. Au même moment, à quelques kilomètres de Sper Kunday, en Afghanistan, 250 légionnaires tiennent un poste de combat avancé entourés par des insurgés. Le harcèlement est quotidien.

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dimanche 26 mars 2017

Passage à l'heure d'été

L'heure d'été. Problème ou solution ? - TATOU FAUX

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dimanche 5 mars 2017

Réunion à propos du bilinguisme à l'école

En Alsace, zone frontalière, le bilinguisme intéresse tout le monde.

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lundi 13 février 2017

L’origine des descendants d’immigrés en France

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L’Insee a publié, mercredi, une étude sur les descendants d’immigrés venus en France. Trois cartes aide à comprendre la situation des enfants d’immigrés en France, d’origines principalement européenne et africaine. D’abord en provenance d’Espagne et d’Italie dans les années 30, les vagues d’immigration sont ensuite venues du Maghreb dans l(après guerre pour les Algériens et dans les années 70 pour les marocains. À partir du milieu des années soixante-dix, l’immigration concerne davantage les pays de l’Afrique.

En 2015, 7,3 millions de personnes nées en France ont au moins un parent immigré, soit 11 % de la population. L’origine des descendants d’immigrés est le reflet des flux d’immigration qu’a connus la France depuis plus d’un siècle. Les descendants d’immigrés sont dans leur ensemble plus jeunes que l’ensemble de la population résidant en France ; c’est notamment le cas de ceux d’origine africaine.

La moitié des descendants d’immigrés ont un seul parent immigré. Lorsque les deux parents sont immigrés, ils viennent presque toujours du même pays. Entre 18 et 24 ans, les descendants d’immigrés partent plus tardivement du foyer familial que les autres jeunes. C’est surtout le cas pour ceux dont les deux parents sont immigrés : le comportement de décohabitation des jeunes issus de couples mixtes est plus proche de celui de l’ensemble de la population. Deux tiers des descendants d’immigrés de 25 ans ou plus vivant en couple ont choisi un conjoint sans lien direct avec l’immigration. La localisation géographique des descendants est proche de celle des immigrés, même si elle est un peu moins concentrée dans l’unité urbaine de Paris.

Voir l’étude complète sur le site de l’Insee.

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dimanche 25 décembre 2016

Noël à travers le monde

En Nouvelle - Calédonie 

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En Nouvelle-Calédonie, 2 signes annoncent Noël : la saison des letchis et la fin de l’année scolaire.

Ici, Noël est surtout fêté le soir du réveillon entouré de la famille et des amis. L’occasion de faire une bonne « bringue » avec les enfants. Au menu, principalement langoustes, crabes, crevettes, huîtres de palétuviers sans oublier le riz et la sauce soyo pimentée. En tribu, le bougna, plat traditionnel kanak, sera à l’honneur dans les familles. Les Tahitiens et les Wallisiens prépareront le cochon cuit à la broche. Les Asiatiques privilégieront leurs recettes traditionnelles. De nombreuses familles étant métissées, il arrive très souvent que les tables accueillent tous ces plats à la fois côtoyant de plus en plus souvent foie gras et chapon.

Les fruits, mangues et letchis, composent généralement le dessert mais on trouve désormais  la traditionnelle bûche généralement glacée, température élevée oblige. Le jour de Noël, les Calédoniens ont l'habitude de passer cette journée sur un îlot en pleine mer, à la plage ou au bord de la rivière.

La décoration est souvent traditionnelle dans les maisons et inspirée de la culture française. Ne soyez pourtant pas surpris de découvrir dans les jardins des particuliers palmiers, frangipaniers et arbustes décorés de guirlandes et boules de Noël !

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dimanche 13 novembre 2016

Avez-vous payé votre téléphone ?

Qu'est-ce qui prouve que c'est une arnaque ?

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1) L'adresse e-mail d'origine : kfsdfr@kbelectronics.com, la géolocalisation prouve que l'envoi vient d'un cybercafé, boulevard Giscard d'Estaing, Treichville, Abidjan en Côte d'Ivoire. 

2) L'envoi est fait le 11/11/16 ! Les "brouteurs" (surnom donné à Abidjan aux arnaqueurs) semblent ignorer que cette date est un jour férié en France ! 

3) Les fautes d'orthographe : "votre établissement financière" : Au moins un brouteur se devrait de retourner à l'école.

4) En cas de rejet de virement, Orange n'envoie pas de mail. Vous constatez le non-paiement sur votre relevé bancaire bien avant qu'Orange ne soit informé du rejet de la transaction.

Que faire ?

1) Surtout ne pas donner vos références bancaires, votre compte serait vidé en un temps record !

2) Informer Orange.

3) Le cas échéant, si la tentative revient trop souvent, portez plainte ... avec cependant peu de chances de la voir aboutir.

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