samedi 8 février 2020

«France-Antilles», seul quotidien des Antilles, en liquidation judiciaire

Dernier quotidien des Antilles et de Guyane françaises, « France-Antilles » cesse de paraître. Le journal a été placé en liquidation judiciaire sans poursuite d'activité sur décision du tribunal mixte de commerce de Fort-de-France, en Martinique. Aucun repreneur n'est venu au secours du quotidien.

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« Chers lecteurs, vous avez peut-être entre vos mains la dernière édition de votre journal France-Antilles, créé en 1965 ». Les mots s'étalaient en Une du quotidien France-Antilles ce jeudi 30 janvier et la prophétie s'est réalisée.

La Martinique, la Guadeloupe et la Guyane deviennent les seules régions de France sans aucun journal papier quotidien.

« France-Antilles », en difficulté depuis plusieurs années, était en redressement depuis juin 2019. Le journal perdait entre 450 000 et 600 000 euros par mois, pour un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros annuels. Les ventes étaient en baisse. Le journal tirait à 25 000 exemplaires par jour, un peu plus le samedi, jour de publication des avis de décès. Les recettes publicitaires étaient en berne. Les points de vente fermaient. Aux Antilles et en Guyane, la crise de la presse est encore plus violente qu'ailleurs.

« France-Antilles » avait été fondé par Robert Hersant, magnat des médias surnommé « le papivore », juste après une visite de Charles de Gaulle en Martinique, en 1964. Le pouvoir gaulliste en avait longtemps fait une arme de propagande outre-mer. Le journal s'était aussi fait une spécialité des sujets racoleurs. Mais même ses adversaires en étaient venus à le défendre, au nom du pluralisme. France Antilles employait 245 salariés. Seules les trois radios du groupe ont trouvé un repreneur. Le journal papier, lui, est bel et bien mort.

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lundi 20 janvier 2020

Pièges à VTT

De véritables pièges sur les sentiers mettent en danger la vie des vététistes lors de leurs efforts en montagne. Un nouvel exemple vient d'en être donné en Isère. Mais que faire face à la malveillance pure ?

La montagne est un terrain de jeu dangereux toute l'année. En hiver bien évidemment pour les skieurs et snowboardeurs, mais aussi l'été pour les vététistes. Jeudi dernier, sur la commune de Plateau des Petites Roches, en Isère, l'un d'eux a été stoppé net en plein effort par un fil qui l'entaille à la gorge. « Un fil mince et solide » tendu « « à hauteur de visage par une perche planquée dans les buissons » expliquera le vététiste. Ce dernier a été fauché alors qu'il montait : dans le sens de la descente, on préfère ne pas imaginer les proportions effroyables qu'aurait prises cette simple « estafilade à la jugulaire ».

Outre un signalement effectué à la gendarmerie, la victime adressera son témoignage circonstancié à la "Mountain Bike Foundation". Depuis, l'histoire fait le tour des réseaux sociaux, ravivant de nombreux témoignages qui montrent que le cas n'est malheureusement pas isolé.

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Des pièges minutieusement intégrés au paysage

Même s'il ne faut pas noircir le tableau, les pièges « anti-vététistes » existent sous diverses formes, toutes plus abjectes les unes que les autres : fils et câbles tendus, planches à clous soigneusement enterrées (voire minutieusement dissimulées sous les feuilles), tessons de verre, rochers déplacés en sortie de virage. Ils ne sont pas seulement faits pour contrarier les vététistes en les détournant (comme il peut arriver avec la « simple » obstruction d'un sentier) mais bel et bien pour blesser. Les forums de pratiquants regorgent de témoignages édifiants.

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Ces actes de malveillance sont des infractions pénales qualifiables de délit et, potentiellement, de crime. Comme la haine et imbécillité, on ne peut espérer les voir disparaître totalement. Et si l'on peut espérer que les verdicts rendus par la justice aient quelque effet dissuasif, il faut les faire connaître. À l'image de ce retraité condamné en 2015 à neuf mois de prison dont un ferme, assorti d'une mise à l'épreuve et de l'interdiction de détenir une arme, et d'emprunter les chemins ruraux, forestiers et vicinaux de la commune, pour avoir installé herses et fers à béton préalablement meulés en pointe sur un sentier.

Prévenir et signaler

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Ces faits sont vieux comme l'histoire d'une cohabitation difficile, entre vététiste et marcheurs, et surtout entre vététistes et chasseurs. Ces conflits d'usage furent à l'origine de diverses associations défendant les intérêts des cyclistes : Collectif des Vététistes en Colère, ou Moutain Bike Foundation (MBF). Aplanir par le dialogue des dissensions somme toute « naturelles » fut une des premières missions de la MBF, dont diverses initiatives ont découlé de cette volonté d'entente. « Nous avons vite compris que de réactifs, il nous fallait devenir pro-actifs » nous expliquait son président, M. Kostia Charra. Il fallait prendre les devants, prévenir les conflits avant qu'ils n'adviennent, et montrer patte blanche au nom de la communauté du VTT. Ainsi s'est bâtie une politique d'aménagement concertée des sentiers et, plus largement, la promotion d'une éthique vététiste « durable et responsable ».

Quant aux événements fâcheux toujours susceptibles d'intervenir, il faut rappeler l'existence de "l'application Suricate", créé pour faire remonter « les problèmes que vous rencontrez lors de vos loisirs et activités sportives de nature. Une erreur de balisage, un panneau défectueux, un problème de pollution, un besoin de sécurisation, un conflit avec un propriétaire ou d'autres pratiquants... » (selon "Vélo Magazine")

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vendredi 10 janvier 2020

Paris 2024 : les J.O., ça se rapproche !

Le surf à Tahiti, c'est officiel !

AFPCe jeudi 12 décembre, le conseil d’administration de Paris 2024 a voté en faveur du site de Teahupoo à Tahiti pour accueillir les épreuves féminines et masculines de surf. Au fil des études approfondies menées ces derniers mois, la Polynésie s’est imposée comme le meilleur choix pour ces ces JO qui se veulent novateurs.

En 2024, une épreuve des Jeux Olympiques aura bien lieu à 15.000km de la ville hôte. Ce jeudi matin, le conseil d’administration de Paris 2024 réuni Boulevard Haussmann a voté en faveur du site de Teahupoo à Tahiti pour accueillir les épreuves féminines et masculines de surf. Après l’équitation à Stockholm lors des Jeux de Melbourne de 1956 (pour un problème d’importation de chevaux), c’est la deuxième fois qu’un sport se déroulera aussi loin de sa base. Le Comité International Olympique (CIO) doit encore valider ce choix le 8 janvier prochain, mais ses réticences semblent s’être envolées la semaine dernière à Lausanne lors de la présentation de ce projet lors de sa commission exécutive.

Quand le comité d’organisation de Paris 2024 a reçu la candidature de Tahiti pour organiser le surf, le projet a d’abord fait sourire face aux quatre autres candidatures métropolitaine que sont Biarritz, La Torche, Hossegor et Lacanau. Mais au fil des études approfondies menées ces derniers mois, la Polynésie s’est imposée comme le meilleur choix pour ces JO qui se veulent novateurs. C’est en substance ce qu’a expliqué Tony Estanguet ce jeudi matin lors du conseil d’administration. Le président du COJO a prévenu les quatre candidatures perdantes dès la fin de la réunion.

Une qualité de vague inégalable en Polynésie

Dans la présentation qui a été faite, il a été indiqué que Tahiti remplissait trois critères importants pour Paris 2024: le meilleur site sportif, une incertitude très limitée concernant la qualité de la vague au mois d’août et le la possibilité d’embarquer les DOM-TOM dans l’organisation des Jeux. L’été dernier, les cinq sites ont été visités par des experts de la fédération internationale et par la direction des sports de Paris 2024 et le site de Teahupoo est arrivé en tête.

Parallèlement à ces visites, des études météorologiques et océanographiques ont été menées par Météo France et Surfline. Elles ont révélé une qualité de vague inégalable en Polynésie. Une donnée importante puisque les épreuves de surf doivent se dérouler sur quatre jours, et qu’en l’absence de vague elles risquaient de ne pas pouvoir aller à leur terme. Selon nos informations, une étude menée à en outre mis en avait le fait que Tahiti avait cinq fois plus de chance de proposer "une vague optimale" à cette période de l’année que les candidatures métropolitaines.

Les athlètes rapatriés à Paris après l’épreuve

Si les athlètes qui sont principalement basés dans cette région du monde et qui seront "rapatriés" à Paris pour la deuxième semaine des Jeux étaient globalement favorables à cette idée, les plus lésés seront les spectateurs. Les quatre sites métropolitains prévoyaient une affluence de 15.000 personnes environ, quand Tahiti n’en propose que 1.500. La vague étant situé à plusieurs centaines de mètre du littoral. Mais là encore le comité d’organisation a assumé ce matin en expliquant que les 4 milliards de téléspectateurs seraient comblés. Les épreuves doivent débuter à 8h du matin localement, soit 20h à Paris.

Enfin, la question environnementale a été centrale dans ce choix. C’est un sujet d’image important pour Paris 2024 qui ne souhaitait pas prendre de risque sur cette question. Mais le COJO a été rassuré par les études sur cette question. L’emprunte carbone des 5 candidatures étaient sensiblement les mêmes, et Teahupoo plutôt dans la moyenne basse dû au faible nombre de spectateurs sur place. Le rapatriement des 48 athlètes et de leur staff à Paris après l’épreuve ayant été pris en compte. (Antoine Arlot, journaliste à RMC)

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jeudi 9 janvier 2020

Piratages en vrac !

Pour Noël et Nouvel An, les pirates d'internet (appelés "brouteurs" en Afrique) ont très certainement beaucoup dépensé en faisant la fête. Il faut donc qu'ils se renflouent au plus vite en ce mois de janvier 2020 ! 

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Les arnaques arrivent donc en vrac ! La première est sous forme de message e-mail où une pseudo-connaissance vous informe qu'elle est en voyage touristique en Grèce ou ailleurs, qu'elle a perdu tous ses papiers et son porte-feuille, et qu'elle a un besoin urgent d'argent, au risque de devoir dormir sous les ponts à Athènes. Elle vous demandera de faire un virement bancaire sur le compte d'un ami et vous promettra de vous rembourser dès son retour.

En réalité, seules vos références bancaires l'intéressent histoire d'y faire des prélèvements à sa guise. Ne vous laissez surtout pas prendre !

Mais notre "brouteur" essaie aussi de "gratter votre carte bancaire" en vous demandant de lui fournir des cartes prépayées pour acheter sur  internet du réseau NEOSURF. Tout est bon à prendre !

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Autre arnaque apparue : un mail de votre percepteur qui ne vous veut que du bien, puisqu'il promet de vous rembourser une partie de vos impôts. Il vous demande de lui envoyer vos coordonnées bancaires ! par internet, dans une missive pleine de fautes d'orthographe. Ne vous laissez pas prendre, votre percepteur ne vous enverra jamais ce genre de mail ! Quant à l'arnaqueur-brouteur, planqué du côté de la Zambie ou de la Moldavie, il ne veut que vider votre compte en banque !

Alors ne répondez surtout pas ! et n'appuyez pas pour valider un formulaire !

percepteurEvidemment, ayant vu apparaître toutes ces tentatives d'arnaque sur ma boîte e-mail, j'ai porté plainte pour vol de données informatiques et extorsion de fonds.

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vendredi 3 janvier 2020

Ce qui a changé au 1er janvier

Ce_Qui_Change_1er_Janvier

Smic, lunettes et prothèses dentaires, homéopathie, paracétamol, réforme de la justice, achat de logement HLM, permis de conduire à 1 euros, particuliers employeurs et prélèvement à la source, prix des cigarettes… Retrouvez ci-dessous une première sélection des nouveautés qui se mettent en place à partir du 1er janvier 2020.

 Travail

  • Montant du Smic

Au 1er janvier 2020, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) augmente de 1,2 % (contre 1,5 % au 1er janvier 2019).

  • Plafond de la sécurité sociale

Calcul du montant des pensions d’invalidité, des indemnités journalières pour maladie, accident du travail ou maternité… À partir du 1er janvier 2020, le plafond de la sécurité sociale est revalorisé.

Santé

  • Remboursement des lunettes et des prothèses dentaires

Dans le cadre de la réforme dite « 100 % santé », un décret publié au Journal officiel du 12 janvier 2019 précise les modalités de la mise en place progressive du remboursement intégral (reste à charge zéro) par la Sécurité sociale et les complémentaires santé notamment de certaines lunettes et prothèses dentaires.

  • Remboursement de l’homéopathie

Le remboursement des préparations homéopathiques passera d’un taux de 25 % à 30 % à un taux de 10 % à 15 % à compter du 1er janvier 2020.

  • Fin du libre accès en pharmacie à certains médicaments

Afin de sécuriser l’usage du paracétamol mais aussi de certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène et aspirine), certains médicaments ne seront plus en libre accès dans les pharmacies d’ici fin janvier 2020.

Justice

  • Réforme de la justice : des changements dans la procédure civile

Un décret publié au Journal officiel le 12 décembre 2019 détaille le contenu de la réforme de la procédure civile, avec notamment, comme porte d’entrée unique à la justice, la création du tribunal judiciaire issu de la fusion du tribunal de grande instance (TGI) et du tribunal d’instance (TI).

 Logement

  • Achat de logement HLM

Une ordonnance publiée au Journal officiel du 8 mai 2019 prévoit un dispositif permettant de ne pas immédiatement faire porter au nouveau propriétaire d’un logement HLM l’ensemble des charges de copropriété.

Transports

  • Permis à 1 euro

À partir du 1er janvier 2020 (et au plus tard au 1er mars 2020), le dispositif du « permis à 1 € par jour » sera uniquement accessible aux écoles de conduite et aux associations disposant du label « qualité des formations au sein des écoles de conduite ».

  • Voitures-radar

Après une mise en service en avril 2018 des premières voitures-radar en Normandie, ce dispositif géré par des opérateurs privés va être étendu aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir de janvier 2020.

Argent

  • Particulier employeur et prélèvement à la source

Vous êtes un particulier employeur et, à partir du 1er janvier 2020, vous devrez vous occuper du prélèvement à la source pour votre salarié à domicile ou votre assistante maternelle. Retrouvez le site monprelevementalasource.urssaf.fr pour savoir comment gérer le prélèvement et le reversement de l’impôt à la source auprès des services fiscaux.

  • Prix des cigarettes

À partir du 1er janvier 2020, le prix de certaines cigarettes va augmenter.

  • Interdictions des cotons-tiges

La mise sur le marché en France des cotons-tiges à usage domestique avec tige en plastique est interdite au 1er janvier 2020.

  • Suspension de l’additif E171

Un arrêté paru au Journal officiel du 25 avril 2019 prévoit la suspension de la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant l’additif E171 (dioxyde de titane) pour une durée d’un an à compter du 1er janvier 2020.

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mercredi 25 décembre 2019

Joyeux Noël

Glass Tiger & Brigitte Boisjoli - Joyeux Noël/Happy Xmas (war is over)

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jeudi 12 décembre 2019

Guyane : condamné pour violences conjugales et libéré "par erreur"

Un homme, condamné à de la prison ferme en correctionnelle pour violences conjugales, a été libéré le même jour du centre pénitentiaire de Guyane "par erreur" avant d'être repris mercredi par les gendarmes, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Cayenne. 

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"Il venait d'être condamné à de la prison ferme pour violences conjugales à l'audience de comparution immédiate. Il était en détention provisoire avant sa comparution devant le tribunal. Il y a eu une erreur d'analyse sur sa situation à la prison et il a été remis en liberté", a indiqué le procureur Samuel Finielz, confirmant une information du site Guyaweb.

"Il s'agit d'une erreur du greffe du centre pénitentiaire", a affirmé le procureur.
Quand l'erreur a été décelée, "la victime a immédiatement été avisée et s'est vue remettre un téléphone grand danger", a souligné Samuel Finielz.
Il s'agit d'un téléphone qui permet d'alerter rapidement les autorités judiciaires sans composer de numéro. Utilisé en France métropolitaine depuis 2015, ce téléphone est arrivé en Guyane en 2019.
Le condamné a été interpellé au bout de 24 h de cavale par la gendarmerie, a confirmé le général Stéphane Bras, commandant de la gendarmerie en Guyane.
Il a été reconduit au centre pénitentiaire de Remire-Montjoly, près de Cayenne. (selon AFP)

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jeudi 14 novembre 2019

Réseau anti-arnaques et "comme j'aime"

Pratique commerciale trompeuse !

Tout le monde a déjà vu à la télévision cette fabuleuse publicité "Comme j'aime". Mais qui sait que cette société a eu affaire à la justice ? A lire : le compte-rendu du "Réseau anti-arnaques", BP 10179, 79205 Parthenay Cedex.

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mardi 12 novembre 2019

Samira : menacée d'excision en Côte-d'Ivoire, elle peut rester en France

La mobilisation a réussi à faire infléchir les autorités !

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Menacée d'excision dans son pays, le cas d'une fillette ivoirienne avait ému plusieurs personnalités publiques, qui ont milité pour qu'elle ait le droit de rester en France. Alors qu'elle devait être expulsée avec sa famille vers l'Italie, son cas va être réexaminé a annoncé Christophe Castaner.

Après une grosse campagne de mobilisation, le droit au séjour de Samira, fillette ivoirienne de 10 ans et de son père, qui devaient être expulsés vers l'Italie, "va être réexaminé", a annoncé samedi le ministre de l'Intérieur. Son cas avait été médiatisé par l'eurodéputé Raphaël Glucksmann. "Après étude du dossier par le préfet de Police et en lien avec ses services, nous avons demandé que la mesure de transfert ne soit pas exécutée", écrit dans un tweet le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. "Le droit au séjour de Samira et son père va être réexaminé, compte tenu de leur situation familiale particulière", ajoute-t-il.

"La question n'est pas résolue", a réagi Raphaël Glucksmann. "On ne sait pas s'ils vont leur donner un titre de séjour ou non. On attend de recevoir un document officiel et de connaître la nature du document administratif qui sera donné à Samira et son papa". La fillette, scolarisée en Seine-et-Marne, a fui son pays avec ses parents "pour échapper à l'excision", selon le député européen.

Plus de 150.000 signatures

Arrivés en France en janvier, l'enfant et son père devaient être expulsés vers Venise le 12 novembre, conformément au "règlement de Dublin" qui confie l'étude de la demande d'asile au pays d'entrée en Europe, en l'occurrence l'Italie. Sa situation a fait l'objet d'une vaste mobilisation. Après une pétition ayant recueilli plus de 150.000 signatures, près de 200 personnalités ont signé samedi une lettre ouverte adressée au président Macron pour empêcher l'expulsion. Parmi les signataires du texte publié sur le JDD.fr, la maire de Paris Anne Hidalgo, l'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, l'acteur Dany Boon, Michel Drucker, ou le footballeur Marco Verratti. (selon AFP)

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samedi 9 novembre 2019

Une association alerte après deux cas d'implants contraceptifs dans les poumons

Deux jeunes femmes ayant eu recours à un implant contraceptif sous la peau ont été victimes "de graves accidents" suite à la migration de cet implant dans leurs poumons, alerte l'association AVEP.

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L'Association des victimes d'embolie pulmonaire et AVC liés à la contraception hormonale (AVEP) explique avoir été contactée par deux femmes, "l'une en 2017, l'autre en 2019 pour informer d'un accident grave dont elles ont été victimes: la migration de leur implant contraceptif dans leur système sanguin puis dans leurs artères pulmonaires entraînant un risque vital". 

"Toutes deux ont subi plusieurs chirurgies lourdes pour retirer leur implant de leur vaisseau sanguin et ont évité de justesse une ablation partielle du poumon", ajoute l'association dans un communiqué.
Les implants contraceptifs sont de petits bâtonnets cylindriques de quelques centimètres de long et quelques millimètres de diamètre, qui sécrètent une hormone progestative en continu. Ils sont implantés juste sous la peau, généralement sur la face interne du bras.
Ces accidents "sont-ils le fait d'un problème de pose du dispositif? Donc d'un problème de formation des praticiens (...) et qui doivent faire l'objet d'une campagne de formation?" Ou "sont-ils intrinsèques au dispositif? Et si oui, quel est le risque auquel s'exposent les femmes qui y ont recours?".
"À ce jour, 30 cas de migration d'implants Nexplanon dans l'artère pulmonaire, ont été signalés à l'ANSM", a commenté l'Agence du médicament (ANSM) auprès de l'AFP, les premiers signalements ayant eu lieu en 2016.
"Chaque année, environ 200.000 femmes ont recours" à cet implant du groupe pharmaceutique Merck, précise l'ANSM.
Les premiers signalements en 2016 "ont conduit à la mise en place immédiate d'une surveillance renforcée", à l'ajout du risque de migration dans l'artère pulmonaire dans la notice et à l'envoi d'une lettre d'information aux professionnels de santé, souligne l'agence.
Par ailleurs, une dizaine de "centres d'excellence à la pose et au retrait d'implant contraceptif" ont été créés en France pour "former les professionnels volontaires à la pose".
Des cas de migration continuant à être rapportés malgré ces mesures, l'ANSM "a initié un arbitrage au niveau européen en juillet 2019 dans l'objectif de mieux sécuriser la pose et le retrait de l'implant". 
"Cette procédure vient de s'achever et va conduire dans les prochaines semaines à un renforcement de l'information et de la formation à la fois des professionnels santé et des patientes vis-à-vis de ce risque", ajoute l'autorité sanitaire.
Un article paru en juillet dans la revue médicale British medical journal (BMJ) analysait un cas similaire, survenu chez une jeune femme portugaise de 31 ans, avec un implant posé en 2017.
L'implant en cause était un Implanon NXT, du groupe Merck.
Ce genre d'accident est "très rare, avec peu de cas décrits dans la littérature scientifique", soulignaient les auteurs de l'article.
Une "insertion trop profonde" de l'implant et la pratique d'un "exercice physique intense" après la pose sont les principaux facteurs de risques d'une telle migration dans le système sanguin, ajoutaient-ils. (selon AFP)

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