La crise sociale n'arrête pas

venezuela11012018

Les foyers de protestation se multiplient, la population se rebelle contre le manque de nourriture dans de nombreuses régions du Venezuela. Les émeutes, les pillages et les vols commencent en général au coucher du soleil  et durent jusqu'à l'aube, créant un profond climat d'insécurité.

Selon l’ONG Provea, 44 personnes ont été arrêtées depuis le début de l’année pour avoir exprimé leur mécontentement face à la crise sociale actuelle qui afflige le pays.

« 2018 commence avec une dictature s’attaquant aux pauvres. 44 nouveaux prisonniers politiques qui ont réclamé de la nourriture et ont exprimé leur mécontentement et leur inquiétude au sujet du chaos économique et social », a souligné l’organisation à travers le réseau social Twitter.

La semaine dernière, le gouvernement du président Nicolás Maduro a ordonné aux propriétaires de plus de 200 supermarchés privés de baisser les prix après que des Vénézuéliens soient descendus dans la rue en scandant « nous avons faim, nous voulons manger ».

Le Venezuela a enregistré une grave crise, avec une pénurie marquée de produits de base et de médicaments, Maduro muselant l’opposition invoque une « guerre économique »  menée par ce qu’il qualifie d’« ultra droite et ses alliés internationaux » pour mettre fin à la révolution bolivarienne et le chasser du pouvoir. En plus de la contrebande de produits vers la Colombie, les îles voisines et d’autres territoires voisins, le gouvernement impute la crise sociale à une conspiration fomentée par les États-Unis, l’opposition et les commerçants « spéculateurs » dans le pays.

Les perspectives économiques du Venezuela sont de plus en plus décourageantes, puisque l’hyperinflation, selon le FMI, atteindra 2 350% en 2018. Selon les principales universités vénézuéliennes, la pauvreté a atteint 30,2% en 2016 et l’extrême pauvreté 51,5%, le gouvernement avance de son côté des chiffres respectifs de 18,3% et 4,4%.

Le 6 janvier, l’accès aux chaînes de supermarchés vénézuéliens a été placé sous surveillance policière en charge d’observer la baisse des prix réclamée par les inspecteurs du gouvernement après les pillages qui ont éclaté dans plusieurs régions du pays.L’inflation en 2017 a atteint un niveau estimé de 2000% et le président Nicolas Maduro a déclaré le 31 décembre une augmentation de 40% du salaire minimum national, les commerçants décidant alors d’une nouvelle augmentation dans les rayons. (selon "Actu.latino")