61051376Résultats du 1er tour du 20 mars :

Inscrits : 8901 - Abstentions : 4394 (49,37%) - Votants : 4507 (50,63%) - bulletins nuls : 200.

- Frédérique MOZZICONACCI (centriste sans étiquette) : 1490 voix (34,59 %).

- Bernard SCHMITT (UMP sans étiquette) : 1217 voix (28,26 %).

- Daniel MANGIN (FN) : 854 voix (19,83%)

- Claude LEDERGERBER (EELV) : 746 voix (17,32 %).

Il y a donc ballotage.

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Quelques leçons à tirer du scrutin :

1) D'abord le fort taux d'abstention, comme dans de nombreux cantons. Pourtant lors des scrutins précédents la participation était souvent supérieure à la tendance générale dans notre vallée. Ce n'est plus le cas et il faudra en trouver les raisons. Visiblement ce sont les électeurs de l'UMP et du PS qui ne se sont pas mobilisés.

2) Parrainage et manque de clarté d'étiquettes : L'électeur ne veut pas de candidats "parrainés", c'est un signe de faiblesse et de manque de caractère, alors que le citoyen veut des élus ayant force de caractère et affichant la clarté dans les positions prises. Enfin, l'électeur ne supporte pas que la répartition des rôles (conseil régional, conseil général) se fasse au sein d'une mouvance ou d'une institution comme la comcom. Le candidat UMP sans étiquette, tout en se voulant oecuménique et appelé de tous bords,  "dauphin du sortant", en a payé le prix, tout comme le candidat EELV à géométrie variable, soutien d'un camp à une élection et revendicant le soutien du camp adverse la fois suivante, en a payé encore un prix plus élevé par une élimination cinglante. Ce n'est là non seulement l'échec de deux candidats, mais surtout celui du président de la comcom qui était à la manoeuvre aux dernières élections, manoeuvre qui avait surtout pour but de saborder la gauche avec des hommes de droite. Il n'est pas sûr que ce soient ceux qu'on a voulu abattre qui auront le plus mauvais sort.

3) Le vote de contestation s'est donc logiquement reporté sur la candidate centriste qui est apparue blanche comme neige dans cet horrible micmac que représentaient les deux candidats cités ci-dessus.

4) Le vote FN est revigoré comme partout, du fait que l'extrême-droite présentait un candidat unique et du fait de l'effet Marine. Il est important, et ce ne sont pas les petites manoeuvres de la route de Bassemberg qui l'ont fait baisser..