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Depuis l'accident nucléaire de Fukushima, consécutif à un séisme suivi d'un tsunami, la France et l'Allemagne regardent vers la centrale nucléaire de Fessenheim. Dans les deux pays, on considère que la plus ancienne centrale des deux pays a évolué régulièrement dans la protection contre les séismes. Mais il reste des zones d'ombre. Les approches allemande et française divergent : les allemands sont pour un memorandum, les français s'y opposent. Voici les positions de certains membres du CLIS (commission de surveillance du site de Fessenheim) :

  • Michel Habig, membre du CLIS, rejette un memorandum. Selon lui, la surveillance est continuelle et stricte et un memorandum est donc inutile.
  • Thierry Rosso, directeur de la centrale depuis janvier, garantit que la protection contre des séismes est régulièrement améliorée.
  • Jean-Paul Lacôte, militant antinucléaire, membre du CLIS, ne demande non seulement un memorandum mais aussi l'arrêt de la centrale.
  • Du côté allemand, Julian Würtenberger, membre du CLIS côté allemand, s'interroge sur les suites d'un cataclysme de la force de Fukushima.
  • Florian Kraft, de l'observatoire nucléaire de Strasbourg, lui répond : "Les risques de l'amplitude du Japon et un tsunami sont exclus chez nous." Ce à quoi Julian Würtenberger rappelle le séisme de Bâle en 1356, qui avait entraîné l'incendie de toute la ville.
  • La représentante du Landrat (Breisgau-Hochschwarzwald) Dorothea Störr-Ritter estime qu'il y a des limites à l'utilisation de la centrale et qu'en cas d'accident grave il n'est plus possible d'évacuer la population.

Le débat est lancé. Mais les positions des uns et des autres ne se rapprochent guère, l'Allemagne souhaitant l'arrêt de la centrale, la France souhaitant continuer l'exploitation. Et maintenant, la Suisse à son tour demande l'arrêt de la centrale !

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Des milliers de manifestants, côté allemand.