samedi 11 janvier 2020

Côte d'Ivoire : le camp Ouattara dans le viseur de la CPI

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, assure qu’elle poursuit les enquêtes en Côte d’Ivoire contre les deux protagonistes du conflit post-électoral ivoirien. Des procédures qui pourraient cette fois-ci viser le camp du président Alassane Ouattara, après les procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.

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Alors que l’ancien président Laurent Gbagbo et son ex-ministre Charles Blé Goudé ont été acquittés par les juges de la Cour pénale internationale (CPI), la procureure de l’institution judiciaire basée à La Haye (Pays-Bas), ne lâche pas de lest. Fatou Bensouda veut aller jusqu’au bout dans les crimes contre l’humanité commis lors de la crise post-électorale du 2010-2011 en Côte d’Ivoire. Dans un entretien accordé à France 24 et diffusé mardi 17 décembre 2019, la procureure gambienne a affirmé que son bureau s’attèle à faire la lumière sur tous les crimes commis.

« Les enquêtes se poursuivent. Encore une fois, je souhaite dire les choses clairement. D’emblée, j’ai toujours dit que les deux parties au conflit feraient l’objet d’une enquête et je tiens à respecter cet engagement. Cette enquête est en cours. Le moment n’est pas venu maintenant de révéler publiquement les résultats de ces enquêtes. Mais le moment venu je le ferai. Une chose est certaine et je puis vous en assurer : les enquêtes sont en cours et elles progressent », a assuré Fatou Bensouda.

Et cette fois-ci, elle entend viser les personnes dans le camp du président ivoirien Alassane Ouattara susceptibles d’avoir perpétré des atrocités, puisqu’elle n’a cessé de répéter qu’après ce qu’elle a appelé « Côte d’Ivoire I » qui a concerné le camp Gbagbo, elle lancera « Côte d’Ivoire II », sous-entendu l’autre partie au conflit ivoirien. Les procédures concernant le camp Gbagbo ayant abouti au procès conjoint du fondateur du Front populaire ivoirien (FPI) et de l’ex-leader des jeunes patriotes, exceptée Simone Gbagbo que les autorités ivoiriennes ont refusé jusque-là de transférer à La Haye (en dépit du mandat d’arrêt de la Cour), estimant que la justice ivoirienne est apte à juger tous les crimes commis pendant la crise post-électorale.

D’ailleurs, le président Alassane Ouattara n’a cassé de le répéter : plus aucun ivoirien n’ira à la CPI, malgré les insistances de l’institution judiciaire onusienne qui rappelle invariablement à la Côte d’Ivoire son obligation de coopérer en tant qu’Etat-partie au Statut de Rome. Une question fondamentale se pose donc : quelle suite sera donnée aux procédures si Fatou Bensouda lance des mandats d’arrêt contre des personnes soupçonnées de crimes dans le camp Ouattara ? (selon Anderson Diédri, "Eburnie today")

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mardi 24 décembre 2019

Bribri et Manu en Afrique

En France, la grève fait rage, sans trêve pour les fêtes de fin d'année. Même si Manu vient d'annoncer le renoncement à sa propre retraite, et si Bribri va devoir subvenir à ses besoins après leur départ de l'Elysée.

Pendant que son fêtard insouciant de mari bringuait avec les militaires du campement de Port-Bouët en Côte d'Ivoire, Bribri visitait un hôpital "mère-enfant" dans la banlieue abidjanaise, à Bingerville, en compagnie de la première dame ivoirienne, la très française Dominique Nouvian-Ouattara, qui possède un hôtel particulier à Paris, et une très belle résidence secondaire à Mougins (06). Elle compte venir s'installer dans ce beau coin d'Afrique avec son petit garçon, dès la fin de leur mandat présidentiel. Ils y retrouveront leurs amis Rothschild (chasseurs d'éléphants), Bouygues, ou les millionnaires Bolloré, Bouygues, Vinci, et ne seront donc pas dépaysés.

Evidemment, il faudra faire vite, car la Françafrique et le franc cfa vont disparaître, pour laisser la place aux technocrates russes et aux nouveaux capitalistes chinois. Bribri devrait même insister pour que Manu démissionne de suite, même si cela risque d'attrister quelques marcheurs bien de chez nous.

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lundi 23 décembre 2019

Macron en Côte d'Ivoire

Un meeting de l’opposition interdit pendant la présence du président français !

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Le meeting de l’opposition ivoirienne, qui devait se dérouler samedi, lors de la visite du président français Emmanuel Macron, a été interdit par les autorités ivoiriennes.

La mairie de Yopougon – quartier réputé acquis à la cause de l’opposition ivoirienne – a pris un arrêté « interdisant toutes manifestations publiques pouvant entraîner des mouvements de foule sur les espaces ouverts de la commune ». L’arrêté signé du maire Gilbert Koné Kafana (du parti au pouvoir) dont Ebunie Today a eu copie précise que cette interdiction s’étend « du 16 décembre 2019 au 5 janvier 2020 » ; période durant laquelle le président français séjournera en Côte d’Ivoire.

Emmanuel Macron doit se rendre en Côte d’Ivoire du 20 au 22 décembre, pour célébrer les fêtes de fin d’année en compagnie des forces françaises stationnées dans le pays et renforcer les relations bilatérales.

La décision du maire vient contrecarrer les plans des deux coalitions d’opposition, la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CRDP) et Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) qui avaient appelé à un meeting commun sur la grande place FICGAYO de Yopougon. La mairie avait déjà refusé une première date pour ce meeting, le 14 décembre, expliquant que la place était déjà prise par une autre manifestation.

Pour un cadre du Front populaire ivoirien le parti au pouvoir veut fermer la bouche à tout opposant à l’occasion de l’arrivée de M. Macron, réfutant la logique d’un quelconque trouble à l’ordre public mais évoquant bien plus une manœuvre politicienne visant à museler.

La CRDP a été lancé à l’initiative du premier parti d’opposition ivoirien, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dirigé par l’ex-président Henri Konan Bédié. EDS est proche du FPI, l’autre grand parti d’opposition de l’ex-président Laurent Gbagbo. (Anderson Diédri, blogueur à "Eburnie today")

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jeudi 5 décembre 2019

Forte croissance du trafic de chimpanzés

Les chimpanzés sont des animaux protégés particulièrement ciblés par les trafiquants fauniques et leurs réseaux. Le trafic de cette espèce est particulièrement préoccupant en Côte d’Ivoire.

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Il y a de cela 29 ans, la Côte d’Ivoire comptait entre 8.000 et 12.000 chimpanzés. Selon les derniers chiffres officiels publiés dans la revue Current Biology datée d’Octobre 2008 (se basant sur un recensement des nids de chimpanzés entre juillet à décembre l’année précédente), 1.000 était alors le nombre de chimpanzés dans les parcs nationaux ivoiriens. Le parc de Taï dans l’ouest de la Côte d’Ivoire comptait à lui seul près de 500 individus. Ces chiffres datent d’il y a presque 10 ans et certaines ONG estiment que la population de chimpanzé dans le pays ne doit guère avoisiner le millier d’individus en raison d’un trafic intense. Les braconniers et autres revendeurs illégaux s’attaquent à l’espèce dès le berceau.

Les bébés et très jeunes chimpanzés sont les plus prisés par les acheteurs, généralement richissimes demandeurs originaires d’Asie du sud-est, du golfe persique, de la Chine, de l’Europe ou des Etats-Unis pour servir d’animal de compagnie. Pour un seul bébé chimpanzé capturé, une dizaine d’adultes sont tués. L’animal vivant en clan est très protecteur, prêt à tout pour protéger les jeunes du groupe. Les braconniers et les réseaux de revendeurs ont aussi pu asseoir un mécanisme sophistiqué de corruption d’agent de l’Etat. Faux documents administratifs, corruption de policiers et douaniers sont autant d’actes qui favorisent le trafic.

Pour preuve, des journalistes d’investigations de la BBC ont pu se procurer de faux permis d’exportation de chimpanzé contre la somme de 4.000 dollars l’unité ; soit 2.000.000 Fcfa en décembre 2016 à Abidjan lors d’une enquête-reportage sur le trafic du chimpanzé. Les trafiquants pillent le patrimoine et les ressources naturelles du pays, compromettant ainsi la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, et la transition vers des économies vertes.

Comment freiner ce trafic ?

Pour freine ce trafic, « il faut d’abord empêcher les gens d’acheter les chimpanzés » soutient Sarah Crawford, Directrice de Akatia, une ONG spécialisée dans la conservation du chimpanzé en Côte d’Ivoire. « Il faut qu’il soit toujours une amende pour toute personne trouvée avec un chimpanzé à la maison. Il faut également toujours poursuivre les trafiquants ». Des poursuites dont les autorités ivoiriennes assistées d’EAGLE-Côte d’Ivoire sont en train d’intensifier actuellement.

Dans la même veine de solutions, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) avait proposé certaines recommandations un rapport d’évaluation publié en 2013 car selon le PNUE, réussir la lutte contre le commerce illégal chimpanzés équivaut à enquêter d’une part sur les trafiquants et les acquéreurs internationaux de grands singes en raison de leur complicité dans le cadre d’activités de criminalité organisée transfrontalière. Et de d’autres part, améliorer la formation des officiers de polices, des agents des douanes et du corps judiciaire sur les problèmes liés au commerce illégal des grands singes, aux atteintes portées à l’environnement et au trafic d’espèces sauvages.

Aussi, il s’agit d’intégrer des mesures de lutte contre la corruption dans les initiatives d’application de la loi tout en mettant en place de nouveaux permis CITES (Convention Internationale sur le Commerce des Espèces Sauvages en voie d’extinction) et réviser les systèmes de rapports pour lutter contre la contrefaçon et la falsification, et lutter contre le commerce en mettant l’accent sur la législation et les sanctions dissuasives.

Vers une législation plus dissuasive

Le commerce illégal des espèces protégées ne faiblit pas, conscient des dangers qui guettent la faune et la flore ivoirienne du fait de l’accroissement du trafic lié aux espèces sauvages, la Côte d’Ivoire entame sa révolution au niveau de la loi sur la faunique puisque l’actuelle loi N°65-255 du 4 août 1965 relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse, s’élève à seulement un an de prison. Les 8 et 9 août, le Ministère des Eaux et Forêts a initié un atelier national d’analyse et de validation des textes sur l’avant-projet de loi relative à la faune. Avec ses partenaires, ils se sont planchés sur la révision de la loi obsolète de ladite loi.

Si le projet de loi est adopté, un trafiquant de chimpanzé pourrait par exemple désormais être puni d’une peine d’emprisonnement allant de 10 à 20 ans et d’une amende de 10.000.000 à 100.000.000 francs CFA ou de l’une de deux peines, sans préjudice des dommages et intérêts, enfreint les dispositions de la présente loi et de ses textes d’application, concernant une espèce inscrite à l’annexe 1. Des peines qui correspondraient mieux à la hauteur des crimes fauniques selon les organisations de défenses des espèces protégées.

Elles espèrent de cette nouvelle loi, un moyen efficace pour réduire considérablement le trafic illégal des espèces protégées et par la même occasion mettre en mauvaise posture les trafiquants, mais surtout sauver le peu d’espèces protégées dont le pays regorge.  Les chimpanzés d’Afrique de l’Ouest sont parmi les plus menacés parmi la famille des grands singes. Et depuis 2016, ils sont classés en danger critique d’extinction par la CITES. (Source : EAGLE, Côte d'Ivoire)

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mardi 12 novembre 2019

Samira : menacée d'excision en Côte-d'Ivoire, elle peut rester en France

La mobilisation a réussi à faire infléchir les autorités !

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Menacée d'excision dans son pays, le cas d'une fillette ivoirienne avait ému plusieurs personnalités publiques, qui ont milité pour qu'elle ait le droit de rester en France. Alors qu'elle devait être expulsée avec sa famille vers l'Italie, son cas va être réexaminé a annoncé Christophe Castaner.

Après une grosse campagne de mobilisation, le droit au séjour de Samira, fillette ivoirienne de 10 ans et de son père, qui devaient être expulsés vers l'Italie, "va être réexaminé", a annoncé samedi le ministre de l'Intérieur. Son cas avait été médiatisé par l'eurodéputé Raphaël Glucksmann. "Après étude du dossier par le préfet de Police et en lien avec ses services, nous avons demandé que la mesure de transfert ne soit pas exécutée", écrit dans un tweet le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. "Le droit au séjour de Samira et son père va être réexaminé, compte tenu de leur situation familiale particulière", ajoute-t-il.

"La question n'est pas résolue", a réagi Raphaël Glucksmann. "On ne sait pas s'ils vont leur donner un titre de séjour ou non. On attend de recevoir un document officiel et de connaître la nature du document administratif qui sera donné à Samira et son papa". La fillette, scolarisée en Seine-et-Marne, a fui son pays avec ses parents "pour échapper à l'excision", selon le député européen.

Plus de 150.000 signatures

Arrivés en France en janvier, l'enfant et son père devaient être expulsés vers Venise le 12 novembre, conformément au "règlement de Dublin" qui confie l'étude de la demande d'asile au pays d'entrée en Europe, en l'occurrence l'Italie. Sa situation a fait l'objet d'une vaste mobilisation. Après une pétition ayant recueilli plus de 150.000 signatures, près de 200 personnalités ont signé samedi une lettre ouverte adressée au président Macron pour empêcher l'expulsion. Parmi les signataires du texte publié sur le JDD.fr, la maire de Paris Anne Hidalgo, l'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, l'acteur Dany Boon, Michel Drucker, ou le footballeur Marco Verratti. (selon AFP)

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samedi 2 novembre 2019

Un trafiquant vietnamien d’espèces protégées condamné

Le trafiquant international vietnamien Tran Van Tu et ses complices ont été condamnés pour trafic d’espèces protégées. Ce verdict rendu ce vendredi 31 Mai émane du Tribunal de première instance (TPI) d’Abidjan Plateau.

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Tran Van Tu et ses autres complices ont écopé de la peine maximale prévue par la loi ivoirienne (N° 65-255 du 04 aout 1965) relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Ils sont tombés dans les filets de la police dans le cadre d’une opération dénommée ‘Stop à l’ivoire’ lancée du 18 au 21 janvier puis les 21 mars 2018 par les autorités ivoiriennes avec l’assistance technique de EAGLE-Côte d’Ivoire et du grand réseau EAGLE international. Les trafiquants ont obtenu et gardé par devers eux – avec intention de revendre – 469,15 kg d’ivoire et 578 kg d’écailles de pangolins. L’objet de la saisie représente des parties d’espèces intégralement protégée par la loi faunique ivoirienne.

La structure du réseau criminel est composée de trois trafiquants asiatiques. Il s’agit de Tran Van Tu et Phung Tan Hung de nationalité vietnamienne qui sont à la tête du réseau et du français d’origine chinoise Zhang Fan Paul. Ils sont épaulés par le guinéen Koné Kabiné, le burkinabé Ouédraogo Moussa et l’ivoirien Vanié Bi Magloire Luc.

Le juge a suivi le réquisitoire de la procureure qui avait requis au cours de l’audience une peine exemplaire assortie d’amendes contre chacun des prévenus. Les prévenus ont été reconnus coupables pour infraction et complicité d’infraction à la législation relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse. Ils écopent que de 12 mois de prison ferme qui est la peine maximum et assortie de 300.000 F CFA d’amende chacun comme prévue par les textes régissant la faune en ses articles 32 et 33.

Tran Van Tu et Zhang Fan Paul ont aussi été entendu pour d’autres faits retenus contre eux, notamment la détention illégale d’armes à feu de 6ème et 7ème catégories découvertes chez eux lors de leur arrestation. Notons que les trafiquants étaient incarcérés depuis leur arrestation à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Le réseau criminel de Tran van Tu est l’un des réseaux spécialisés du crime faunique le plus sophistiqué jamais démantelé en Côte d’Ivoire. (Ebony T. Christian – source EAGLE-Côte d’Ivoire)

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vendredi 25 octobre 2019

Neuf pays appellent à la fermeture des marchés d’ivoire

Neuf pays – notamment africains – demandent à l’Europe de fermer son marché intérieur d’ivoire pour mieux protéger les éléphants. Ces pays estiment que même vendu de manière légale, le négoce de l’ivoire reste un danger pour les éléphants dont le nombre ne fait que baisser au fil des années.

elephants_701x430La population d’éléphants est passée de plusieurs millions au début du XXe siècle à environ 400.000 en 2015 sur le continent africain, décimée par le braconnage. « 60% des décès d’éléphants constatés sont dus au braconnage », selon la WWF. En théorie, seuls les objets en ivoire datant d’avant 1947 peuvent être commercialisés librement dans l’UE, force est de constater. Entre 1947 et 1990, il faut un certificat pour les objets travaillés. Cependant en 2018, une étude réalisée par l’ONG Avaaz et l’université d’Oxford sur des pièces en ivoire montrait qu’un cinquième était issu d’éléphants tués après l’interdiction mondiale du commerce d’ivoire en 1989.

Pour protéger le plus grand mammifère terrestre, le commerce international de l’ivoire est interdit depuis 1989, à l’exception de très rares dérogations. Pour le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Gabon, le Kenya, le Libéria, le Niger, le Nigeria et la Syrie, ces rares dérogations ne militent pas en faveur de la protection des éléphants. C’est la raison pour laquelle ils demandent la fermeture des marchés intérieurs. C’est déjà le cas en Chine et aux Etats-Unis. Les USA ont fermé en 2016 leur marché intérieur d’ivoire, à part quelques exceptions, suivis en 2017 par la Chine.

En dehors de ces deux grands marchés, d’autres régions et pays du monde autorisent toujours la vente d’ivoire, comme le Japon et l’Union européenne. Afin de fermer le marché intérieur d’ivoire au sein de l’Union Européenne, des ONG et la France mènent un plaidoyer. Les neuf pays demandent à la CITES « d’appeler en urgence à la fermeture de tous les marchés intérieurs de l’ivoire restants ». Mais la CITES, (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) n’a pas voulu trancher. La CITES fixe les règles du commerce international de plus de 35.000 espèces de faune et de flore sauvages.

La question de la fermeture du marché intérieur européen de l’ivoire était à l’ordre du jour mercredi lors de la conférence de l’ONU sur les espèces menacées. La rencontre se tient depuis samedi et jusqu’au 28 août à Genève, en Suisse. Pour les pays qui militent en faveur de la fermeture totale des marché intérieur « le maintien d’un marché de l’ivoire crée des opportunités de blanchiment d’ivoire illégalement acquis, pose des problèmes de suivi et d’application et compromet les interdictions dans d’autres pays en fournissant un débouché alternatif aux fournisseurs et trafiquants ».

Afin de les pousser à fermer leurs marchés intérieurs d’ivoire, une coalition de 17 ONG, a lancé une campagne pour faire pression sur l'UE et le Japon.

Anderson Diédri (Eburnie today)

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vendredi 18 octobre 2019

Le rugby à la conquête de l''Afrique de l'Ouest

Le rugby était jusqu'à maintenant confiné en Afrique du Sud. Il s'étend peu à peu à tout le continent. 

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Dans sa politique de développement du rugby, la FIR (la Fédération Ivoirienne de Rugby) peut désormais compter sur le Consulat Général de France qui a décidé de s’impliquer dans la formation et la promotion de la balle ovale en Côte d’Ivoire.

La convention de partenariat entre la FIR et le Consulat Général de France en Côte d’Ivoire a été paraphée par les deux parties le lundi 07 octobre 2019 à la salle de conférence du ministère des Sports au Plateau. C’est en présence du ministre des Sports, Paulin Claude Danho et l’Ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson que cette convention a été signée. Le Président Elvis Tano a apposé sa signature au bas de cette convention pour le compte de la Fédération Ivoirienne de Rugby.

Laurent Souquière, le consul Général a fait de même au nom du Consulat Général de France en Côte d’Ivoire. Cette signature matérialise le renforcement de la coopération entre la Côte d’Ivoire et la France dans le domaine sportif.

Cette toute première convention vise à faciliter l’obtention de Visa Schengen longue durée aux athlètes de haut niveau ainsi qu’aux cadres techniques de la Fédération dans le cadre de leur formation. Cette signature de convention intervient quelques mois après le partenariat signé entre la Fédération Ivoirienne de Rugby et la Fédération Française de Rugby (FFR). En visite de travail à Abidjan en avril 2019, Serge Simon Premier vice-président de la FFR a scellé l’union entre ces deux fédérations membre de la World Rugby.

C’est dans la continuité de cette collaboration entre ces deux fédérations que le Consulat Général de France en Côte d’Ivoire a décidé de parapher cette convention avec la FIR. La convention historique entre la FIR et la FFR devra permettre entre autres, aux encadreurs Ivoiriens de bénéficier de l’expertise des cadres techniques de la FFR. Elle permettra également aux entraineurs ivoiriens de renforcer leurs compétences à travers des stages. (Traoré Bakary, journaliste) 

Les fédérations ivoirienne et française de rugby signent une convention

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L’objectif de la convention signée entre la Fédération Ivoirienne de Rugby (FIR) et la Fédération Française de Rugby (FFR) est de contribuer au développement de cette discipline sportive en Côte d’Ivoire.

La salle de conférence du ministère des Sports (Abidjan-Plateau) a servi de cadre pour la signature de cette entente visant à faire bénéficier à la Côte d’Ivoire l’expertise du rugby français. L’ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire, SEM Gilles Huberson a apposé sa signature sur le document au nom de la Fédération Française de Rugby (FFR) et Elvis Tano pour le compte de la Fédération Ivoirienne de Rugby (FIR).

De façon pratique la convention entre la FIR et FFR permettra aux encadreurs du rugby ivoirien de bénéficier de l’expertise des cadres techniques français à travers des stages. Au-delà de ce volet formation, l’équipe nationale de Rugby de Côte d’Ivoire pourra se préparer pour ses compétitions internationales sur les installations sportives de la FFR. Les clubs et athlètes pourront également bénéficier des retombés de cette convention.

Serge Simon, le vice-président de la FFR, qui est présent à Abidjan dans le cadre d’une visite de travail auprès des acteurs de la balle ovale ivoirienne a souhaité que ce partenariat soit un partenariat gagnant-gagnant.

Le ministre des sports Danho Paulin, présent lors de la signature de cette convention a souligné pour sa part que l’accord de coopération entre la Fédération Française de Rugby (FFR) et la Fédération Ivoirienne de Rugby (FIR) est une belle leçon de diplomatie par le sport. (Bakary Traoré, "Eburnie today")

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vendredi 16 août 2019

Tunisie : SOS de migrants ivoiriens refoulés dans le désert

Plusieurs organisations non gouvernementales tunisiennes accusent les autorités du pays d'avoir arrêté un groupe de 36 migrants ivoiriens : des hommes, des femmes - dont une enceinte - et trois bébés. Des migrants qui dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux lancent un appel au secours. Samedi 3 août 2019, 10 heures du matin, des hommes en uniforme pénètrent dans une maison de Sfax. Ils procèdent à l'arrestation de 36 migrants ivoiriens. "On les accuse de vouloir migrer clandestinement vers l'Italie. C'est faux !", nous explique Mostapha Abdel El Kebir, président de l'Observatoire tunisien des droits de l'homme. Ce que semble confirmer une vidéo largement reprise sur les réseaux sociaux.

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"Venez-nous en aide ! On a besoin de vous !"

Sur les images, un homme commente hors caméra : "Nous étions en pleins préparatifs de la fête de l'indépendance de notre pays, la Côte d'Ivoire. Ils nous prennent et ils nous envoient dans le désert (...) Ils savent que la Libye est un pays dangereux et ils nous jettent en Libye". "Nos enfants n'ont pas d'eau à boire, ayez pitié de nous, on ne sait pas comment faire", se plaint aussi une femme dans cette même vidéo d'environ une minute.

On peut y voir des hommes, des femmes, de très jeunes enfants l'air hagard, certains gisant à même le sol sous un soleil de plomb. A tour de rôle ils se plaignent d'avoir été rejetés dans le désert sans nourriture et sans eau par les autorités tunisiennes.

 Un appel à l'aide relayé par les ONG tunisiennes.

Dans un communiqué conjoint, elles dénoncent une "violation des droits des migrants". Elles appellent les autorités tunisiennes à "permettre à ces migrants d'entrer d'urgence sur le territoire tunisien pour qu'ils soient pris en charge par des organisations humanitaires".Pour sa part, le ministère tunisien de la Défense ne dément pas leur présence dans la zone frontalière entre la Tunisie et la Libye. Selon lui, ce sont 53 personnes  -des Ivoiriens et des Soudanais - qui ont été arrêtées parce qu'elles "franchissaient illégalement la frontière".

"Ce n'est pas logique, explique Mostapha Abdel El Kebir, la Tunisie accueille des dizaines de migrants par terre ou mer chaque jour. Alors pourquoi ces personnes ont-elles été refoulées ? Surtout que la zone militaire entre la Libye et la Tunisie est totalement fermée. Aucun Tunisien ne peut y aller."

Selon un rapport du Forum tunisien des droits économiques publié en juillet 2019, le nombre de migrants arrivés en Tunisie via la frontière terrestre (essentiellement des Subsahariens arrivant de Libye) a plus que doublé au premier semestre 2019.

Lucie Monier-Reyes, journaliste à TV5Monde

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mardi 13 août 2019

Décès du chanteur africain DJ Arafat

Victime d'un grave accident de moto

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L’artiste-chanteur ivoirien, DJ Arafat, l’une des stars du Coupé-décalé ( musique urbaine en vogue en Côte d’Ivoire) est décédé lundi à Abidjan après un grave accident de moto survenu la veille dans l’Est d’Abidjan, a appris APA (agence de presse africaine) dans la capitale économique ivoirienne. Dans un communiqué parvenu à APA, le ministre ivoirien de la Culture et  de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman a annoncé officiellement le  décès du chanteur et a présenté ses condoléances à sa famille  ainsi  qu’aux mélomanes ivoiriens. 

« Le ministre de la Culture et de la  Francophonie présente ses condoléances à sa famille et à tous les  mélomanes ivoiriens et entend prendre toutes les dispositions de concert  avec le chef de l’État pour les hommages  à l’artiste et invite tous  les mélomanes à la retenue et au calme », indique le communiqué. 

Dans la  nuit de dimanche à lundi,  DJ Arafat a fait un accident de moto à Angré  dans l’Est d’Abidjan où il a percuté un automobiliste. Il avait  aussitôt été pris en charge par le Groupement des sapeurs-pompiers  militaires ( GSPM) qui l’a évacué d’urgence vers un établissement  sanitaire de la capitale économique ivoirienne. 

DJ ARAFAT EST MORT, C'EST OFFICIEL ! TOUTE L'AFRIQUE EN PLEURS

DJ ARAFAT MOTO MOTO

DEBORDO DJ FT ARAFAT DJ - Sessegnon (CLIP)

DJ Arafat - Enfant béni

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