samedi 24 avril 2021

La Côte d'Ivoire, nouvelle cible djihadiste ?

La Côte d'Ivoire, cible récemment de deux attaques jihadistes dans le nord, illustre les ambitions des groupes islamistes armés basés au Sahel d’étendre leur champ d’action aux pays du Golfe de Guinée.

kafolo

C’était dans la nuit du 28 au 29 mars. Ce soir-là, des hommes armés ont attaqué deux positions de l'armée ivoirienne situées à la frontière avec le Burkina Faso. C'était dans les localités de Kafolo et Kolobougou. Ces attaques opérées de manière simultanée ont occasionné six morts et plusieurs blessés. Parmi les personnes tuées : trois soldats et trois assaillants. Un peu moins d’un an auparavant, le 11 juin 2020, un assaut djihadiste, le premier survenu en Côte d’Ivoire, a fait une dizaine de morts chez les militaires ivoiriens déjà à.…Kafolo.

La première de ces nouvelles attaques jihadistes en territoire ivoirien, a eu lieu dans cette même localité de Kafolo, près de la ville de Kong, dans le Nord-Ouest. L’attaque a eu lieu entre minuit et 1 heure du matin. Une soixantaine d’hommes lourdement armés, venus du Burkina Faso, ont alors ouvert le feu sur un poste avancé de l'armée, faisant deux soldats tués et quatre blessés.

Dans les combats, les assaillants perdront trois hommes. Quatre autres seront interpellés, selon l'Etat-major général des armées de Côte d'Ivoire, qui affirme que du matériel (armement, radio, munitions et motos) a été saisi.

L'armée régulière a, au bout d'une heure de combat intense, repoussé les assaillants. Ensuite, s'en est suivie une opération militaire de ratissage sur le terrain pour rechercher les assaillants en fuite ainsi que leurs éventuels complices.

La deuxième attaque est survenue à Kolobougou, à 60 Km au nord-ouest du département de Téhini, faisant frontière avec le Burkina Faso où un poste de la gendarmerie a été pris d’assaut.

Selon une note de l'Etat-major des armées de Côte d'Ivoire, « un gendarme ivoirien a été tué et un autre blessé ». Aucune victime cependant n'a été enregistrée du côté des auteurs de l'attaque sur ce poste-frontière.

L'assaut contre ce poste de gendarmerie à Kolobougou a eu lieu entre « 2 h et 3h du matin », a indiqué à APA une source locale, rapportant que « les populations actuellement sont gagnées par la frayeur et ne peuvent pas sereinement aller dans leurs champs et vaquer à leurs occupations ».

Les postes sont sous surveillance de l'armée ivoirienne dans la localité et la présence des militaires venus en renfort fait que les riverains ont un peu peur, poursuit cet habitant de la région qui a requis l'anonymat.

La Côte d'Ivoire dans le viseur des djihadistes

 

ATTAQUE

« Ces attaques dénotent du fait que la Côte d'Ivoire est clairement dans le projet expansionniste des groupes terroristes », analyse Lacina Diarra, spécialiste des questions de sécurité dans la région Sahel-Sahara. Les jihadistes « veulent se créer un sanctuaire au niveau de la zone frontalière entre le Burkina-Faso, le Mali et la Côte d'Ivoire », explique cet expert ivoirien, confortant une thèse soutenue récemment par le chef du renseignement extérieur français, Bernard Emié.

Lors d’une réunion consacrée au contre-terrorisme tenue début février sur la base aérienne d'Orléans, en France, le patron des 7.000 espions et analystes français de la DGSE avait prévenu qu’il fallait se préparer à la fois des attentats des grande ampleur et l'expansion jihadiste vers les pays du golfe comme la Guinée, la Côte d'Ivoire ou le Bénin.

Pour une grande partie des experts en sécurité, pour mieux se préparer à contrer une telle éventualité, le gouvernement ivoirien doit s'atteler rapidement « à casser la chaîne de recrutement, développer des stratégies transnationales tout en impliquant les communautés et la société civile ».

Opération « frontières étanches »

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Suite à la première attaque survenue l’année dernière à Kafolo, le gouvernement ivoirien a adopté un décret portant création d'une « Zone opérationnelle Nord » qui s’étend dans les régions situées sur les frontières entre la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.

Cette « Zone opérationnelle Nord » vise à passer de la phase de surveillance des frontières à une posture défensive avec une importante capacité de réversibilité en mission offensive en vue d'empêcher toute infiltration de ces groupes armés sur le sol ivoirien.

Avec un commandement unique pour les opérations militaires et celles relevant de la défense du territoire, l'Etat ivoirien veut permettre à l'ensemble des forces de défense et de sécurité d'avoir une rapide réactivité sur les missions au niveau des frontières.

 Visite aux troupes

Le chef d'Etat-major général des armées, le général de corps d'armée Lassina Doumbia, a d’ailleurs effectué, lundi 31 mars, une visite aux troupes, en compagnie du commandant supérieur de la gendarmerie, le général de corps d'armée Apalo Touré. « Je voudrais vous féliciter, vous dire nos encouragements, vous adresser nos condoléances et vous dire que vous avez été braves, au vu des circonstances et des efforts que vous avez faits, on ne peut que vous le reconnaître », a dit le général Lassina Doumbia à ses hommes, à Kafolo.

« À mon avis, de par mon expérience, en combat de nuit alors qu'on est surpris, perdre deux hommes, c'est que vous êtes bons (soldats), vous savez vous battre parce que la nuit, quand on voit quelqu'un passer, on ne sait pas si c'est son ami ou c'est son ennemi. Entre nous-mêmes, on peut s'allumer parce que c'est compliqué », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le commandement supérieur de la gendarmerie, a demandé aux soldats « d'avoir de la réaction », car « il faut être prêt à utiliser son arme », a-t-il martelé. (selon "Ivoire-soir")

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vendredi 16 avril 2021

Bombardement de Bouaké en Côte d'Ivoire

Les politiques français à la barre

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Le procès du bombardement du camp militaire français de Bouaké en Côte d’Ivoire, en 2004, qui avait fait dix morts (neuf soldats français et un civil américain), entré dans sa troisième et dernière semaine devant la Cour d’assises de Paris, s'est terminé ce jeudi. Ont été entendus comme témoins les responsables politiques français de l’époque : le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et trois ministres.

C’est une affaire sur laquelle planent encore des zones d’ombre et le procès ne les a pas levés. En particulier sur un épisode survenu au Togo, dix jours après l'attaque. Un groupe d'hommes est arrêté, parmi lesquels, soupçonnent les Togolais, se trouvent les pilotes. À raison pour au moins l'un d'entre eux. Alertés, ni le ministère de l'Intérieur de Dominique de Villepin, ni la Défense de Michèle Alliot-Marie, ni les Affaires étrangères de Michel Barnier ne donnent suite, et les suspects sont libérés.
« Ils ont tout fait pour qu'on ne puisse pas arriver à tirer le fil »

bouak_4Pour Jean Balan, avocat de la majorité des parties civiles, cet épisode montre une entente au plus haut niveau pour que les pilotes échappent aux mains de la justice. C'est l'élément clé de sa thèse : le bombardement serait une « manipulation française qui a tourné à la bavure ». Il l'a redit il y a quelques mois sur l'antenne de RFI : « Les autorités françaises du gouvernement de l'époque ont absolument tout fait, de manière concertée, organisée, et c'est pas moi qui le dit, c'est la juge d'instruction, pour que l'enquête judiciaire ne puisse pas prospérer depuis 2004, et ça a continué par la suite. Ce que je démontre c'est qu'ils ont tout fait pour qu'on ne puisse pas arriver à tirer le fil»

Les autres avocats restent sur la version d’une responsabilité ivoirienne, mais sur cet épisode togolais, ils demandent la « vérité » aux ministres. Quoi qu’il en soit, dans son ordonnance de février 2016, la juge d'instruction Sabine Khéris a estimé que s’il n’existe pas « d'éléments permettant de mettre en cause les hautes autorités de l’État […] tout a été orchestré afin qu’il ne soit pas possible d’arrêter, d’interroger ou de juger les auteurs biélorusses du bombardement ».

Jusque-là, chacun s’est dédouané de toute responsabilité dans cet épisode. Le ministre togolais de l'Intérieur de l’époque, François Boko, qui avait lancé l'alerte, a témoigné la semaine dernière que ses interlocuteurs lui avaient déclaré « avoir reçu l’ordre de ne rien faire », et que « Paris n’était pas intéressé par ces Biélorusses ». De l’enquête et des audiences, il ressort qu'à Lomé, l’ambassadeur, les attachés Défense et Sécurité intérieure, comme l'agent des renseignements français ont effectivement dit avoir reçu pour consigne de « ne pas se mêler » de cette affaire, ou pas de consigne du tout.
« Tous les services concernés se renvoient la patate chaude »

Côté Paris, un ancien responsable du ministère de l’Intérieur a assumé avoir « donné consigne de ne pas intervenir directement dans l’enquête » arguant que « cela n’intéressait pas directement le ministère de l’Intérieur ». Une version reprise par le ministre de l’époque, Dominique de Villepin, à la télévision, en 2016 : « Une juge a enquêté pendant 12 ans sur une affaire qu'à aucun moment je n'étais amené à traiter pour une simple raison, c'est que j'étais ministre de l'Intérieur. Je lui ai répondu ce que je savais, c’est-à-dire pas grand-chose, c’est-à-dire, rien. » Conséquence : « J'ai l'impression que tous les services concernés se renvoient la patate chaude », a plusieurs fois fait remarquer le président à l'audience.

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Côté ministère de la Défense, l’ancien attaché à Lomé dit n’avoir reçu « aucune directive » de sa hiérarchie : « On n’avait pas les instructions pour se faire remettre ces hommes » a-t-il témoigné à la barre. Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a expliqué qu’« il n’y avait pas de base légale pour arrêter les pilotes ». Une version que réfute son ancien conseiller juridique, David Sénat, qui sera également entendu cette semaine. En 2015, Il déclarait à RFI ne « jamais avoir été consulté sur l’existence ou non d’une telle base légale », assurait que la flagrance des faits aurait permis une saisie de la justice et un maintien en détention des pilotes. « La question à l’époque était donc d’ordre politique ou militaire, mais en aucun cas procédural », concluait-il.

Ce silence politique agace jusqu'aux anciens dirigeants militaires. Le général Henri Poncet, chef de la force Licorne, l'a dit à sa sortie du tribunal vendredi : « J'en veux un peu à ceux qui n'ont rien vu, ne se souviennent de rien, ne parlent pas. Les trois singes de la sagesse bouddhiste, mal interprétée d'ailleurs... Ce que je veux dire c'est qu'on a arrêté les mercenaires et que si on avait voulu tirer le fil de la pelote de laine... pour des raisons que je ne peux expliquer, ça n'a pas été fait. »

Les familles de victimes attendent les explications des politiques

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Ces anciens ministres, néanmoins, ne risquent rien. Ils sont de simples témoins. Leurs cas ont déjà été étudiés par la chambre des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), cette institution d’exception issue du Parlement et seule habilitée à juger de possibles crimes et délits commis par des membres du gouvernement dans le cadre de leur fonction. Cette chambre a estimé en 2019 que l'« inaction » ne suffisait pas à justifier des poursuites et que les soupçons d'entrave aux investigations n'étaient pas étayés. Une décision qui avait provoqué la colère des parties civiles, dont maître Jean Balan, qui l’a jugée « absolument grotesque. Dire qu'il n'y a pas une action alors que tous les trois ont pris de manière concertée exactement la même décision et ont ordonné clairement aux services secrets et à tout le monde de ne pas s'occuper de l'affaire, de ne rien faire, vous appelez ça une inaction ? »

Les familles de victimes ont pu voir les responsables politiques se réfugier derrière cette procédure les dédouanant. L'hypocrisie ministérielle  a une fois de plus triomphé. (selon RFI)

* Dernière minute : Finalement, trois pilotes ont été condamnés à perpétuité par contumace (deux ivoiriens, un biélorusse). Un coup pour rien : l'un des ivoiriens est mort, les deux autres ne risquent pas l'extradition. C'était prévisible.

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samedi 10 avril 2021

Orange en Afrique

Orange célèbre la Culture à travers une série de festivals et de concerts à Abidjan et en province

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Opérateur multiservices, digital et engagé durablement pour la promotion de la Culture en Côte d’Ivoire, Orange Côte d’Ivoire s’investit aux côtés de partenaires locaux, dans l’organisation d’événements culturels d’ampleur, pour rapprocher les populations de leur essentiel.

Ces rendez-vous réunissent sur scène des artistes de renom issus de la Côte d’Ivoire et de toute l’Afrique, à l’image de Suspect 95, Bebeto Bongo, Venom Cascadeur, Bebi Philip, Kerozen, Fabregas le métis noir, Rocky gold, Ténor, Nessa, 100 Façon et bien d’autres.

L’Intérieur du pays enregistre une belle palette d’évènements dont le top départ a été la fête de l’igname AGNIA, dans le Royaume de l’Indénié à Abengourou en février dernier. Le Festival des Musiques du Monde de Bouaké avec Kedjevara DJ a occupé la scène du 20 au 21 mars. Puis du 26 au 28 mars à Yamoussoukro, le Festival Yakro Yôfê dédié à la musique et la gastronomie a procuré du fun aux jeunes. Arrive le Séwé Festival d’Eric Patron à San-Pedro les 3 et 4 avril.

Abidjan n’est pas en reste. Les chanceux ont eu rendez-vous avec l’artiste musicien Suspect 95 – brand ambassadeur de la marque Orange – pour un concert inédit le samedi 27 mars, au Palais de la culture à Treichville, en partenariat avec Universal Music Africa.

À travers ces temps forts, Orange Côte d’Ivoire renforce son ancrage territorial et réaffirme son soutien aux acteurs du monde de la culture, en proposant par là même aux publics ivoiriens des séquences de partage inoubliables.

Muriel Cissé, Directrice de la Communication Externe et de la Marque d’Orange Côte d’Ivoire, déclare : «Orange Côte d’Ivoire promeut depuis de nombreuses années les cultures ivoiriennes et africaines. C’est donc avec fierté que nous soutenons ces événements musicaux d’ampleurs, à travers lesquels s’illustrent des artistes tels que Suspect 95, véritable symbole de la jeunesse énergique dont est dotée la Côte d’Ivoire».

A propos d’Orange Côte d’Ivoire

Le Groupe Orange Côte d’Ivoire est un cluster régional composé des filiales Orange de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Liberia. Leaders sur chacun de ces marchés, nous comptons +26 millions de clients et contribuons à hauteur de 25% du chiffre d’affaires du Groupe Orange dans la zone Afrique- Moyen Orient.

Depuis plus de 10 ans, Orange CI impulse l’innovation du secteur ivoirien des télécoms : 1er opérateur à lancer les réseaux très haut débit (la 3G, la 4G, la Fibre), le service de mobile Money, les services TV via mobile, l’accès à l’électricité́ dans les zones reculées grâce à l’offre Orange Energie.

En Côte d’Ivoire, avec +15 millions de clients, Orange CI est leader sur les principaux indicateurs de performance dans les domaines du Fixe, du Mobile, d’Internet et du Mobile Money, tant sur les marchés Grand Public que Entreprises. En tant qu’opérateur digital et engagé et convaincus du rôle prépondérant du numérique dans le développement de notre pays, nous sommes résolument engagés dans le développement et la promotion du numérique en Côte d’Ivoire avec 11% du PIB national, nous sommes également un acteur social majeur du pays avec la Fondation Orange Côte d’Ivoire et Orange Digital Center.

Orange Côte d'Ivoire en chiffres 

1er employeur du secteur des Télécoms, nous mettons l’humain et la promotion du genre au cœur de notre démarche. C’est en cela que nos performances réalisées grâce à la qualité́ et à l’engagement des près de 1.500 Femmes et Hommes ont valu à Orange CI d’obtenir les certifications ‘’Top Employer’’ 8 fois consécutives depuis 2014 pour l’excellence des conditions de travail offertes à ses salariés et ‘‘ISO 9001’’ par l’AFAQ- AFNOR pour son Système de Management de la Qualité́. (selon "Afriquinfos")

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jeudi 28 janvier 2021

Reconnu innocent, et pourtant...

Scandale: Alassane Ouattara voudrait assigner Laurent Gbagbo à résidence privée à Mama à son retour en Côte d’Ivoire

gbagbo3Selon des informations dignes de foi, Alassane Ouattara qui a brigué en toute illégalité un 3e mandat anticonstitutionnel sans avoir été élu par le peuple de Côte d’Ivoire, voudrait assigner le président Laurent Gbagbo à résidence privée dans son village natal de Mama (Gagnoa) à son retour en Côte d’Ivoire, et lui interdire tout déplacement notamment à Abidjan, la capitale où pourtant vivent son épouse Simone Gbagbo et ses enfants.

Ce serait l'une des conditions qu’il pose à son retour en Côte d’Ivoire.

Une autre condition serait de lui interdire de faire de la politique une fois rentré, autrement dit le contraindre à une retraite politique anticipée.

En contre-partie, il abandonnerait sa condamnation à 20 ans de prison dans l’affaire du casse de la BCEAO par la justice ivoirienne sans même avoir été convoqué au procès.
Son premier ministre Hamed Bakayoko était porteur de ces propositions indécentes lors de sa recente visite privée en France où il s’est entretenu au téléphone avec Laurent Gbagbo, selon nos informations.

Il lui aurait même proposé d’appeler Alassane Ouattara comme signe de dégel politique entre les deux hommes.
Refus catégorique du président du front populaire ivoirien sur toute la ligne.

Laurent Gbagbo aurait tenu un langage de fermeté à son interlocuteur, lui faisant savoir que jamais il ne marchanderait sa liberté et son retour en Côte d’Ivoire son pays natal, ce qui est un droit et non une quelconque faveur de qui que ce soit.

Concernant sa condamnation à 20 ans de prison en Côte d’Ivoire, il l’a rejetée catégoriquement car il a été blanchi de toutes les charges même les plus fantaisistes par la cour pénale internationale. Il entend maintenant jouir pleinement de sa liberté.

On comprend alors pourquoi, alors qu’il avait annoncé son retour en décembre 2020 en Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo n’a toujours pas foulé la terre de ses ancêtres. Il fait comme on le voit, l’objet d’un chantage incroyable de la part d’Alassane Ouattara, qui manifestement a une peur bleue de son retour.

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dimanche 20 décembre 2020

Mélenchon et Ouattara

Coup de tonnerre : Jean Luc Mélenchon fustige l’investiture anticonstitutionnelle d’Alassane Ouattara, « un non lieu et un non événement »

m_lenchonLe député Jean Luc Melenchon a fustigé l’investiture anticonstitutionnelle d’Alassane Ouattara du 14 décembre 2020 et l’a qualifiée de non lieu et de non évènement.

Pour le leader de la France insoumise, « Ouattara est investi après une parodie d’élection et une dure répression alors même qu’il n’y a pas eu d’élection le 31 octobre 2020 ».

Il a dénoncé les scandaleuses félicitations d’Emmanuel Macron à Alassane Ouattara et adressé ses félicitations au peuple de Côte d’Ivoire.

« Macron le félicite et lui a transmis toute son amitié. Moi la mienne va au peuple ivoirien qui aspire au dialogue national et à la paix civile », a-t-il déclaré.

La crise postélectorale ivoirienne due au non respect de la constitution par Alassane Ouattara laquelle lui interdit en son article 55 de briguer un 3e mandat, a fait plus de 200 morts (par balles et à coups de machettes de miliciens pro-Ouattara) et un millier de blessés.

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vendredi 4 décembre 2020

Côte d’Ivoire : Ouattara, un politicien hors pair ou un gros manipulateur ?

Malgré le boycott des élections d'une majorité des citoyens, Alassane Ouattara dans son discours à la nation a remercié les ivoiriens de l’avoir élu et a indiqué qu’il gouvernera pour tous les ivoiriens.

Alassane_Ouatara_Election_2020« Je continuerai d’être le Président de tous les Ivoiriens ; je continuerai de maintenir la paix et de poursuivre l’œuvre de cohésion sociale et de réconciliation », a indiqué le président Alassane Ouattara après avoir été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire lundi. « Je sais qu’ensemble, dans l’Union, la Discipline et le Travail, nous parviendrons à bâtir une Côte d’Ivoire plus solidaire, une Côte d’Ivoire Meilleure », a indiqué le président.

Ce discours du président Alassane Ouattara intervient alors que le pays est en proie à une crise politique qui fait des morts dans le pays. Le président a appelé à la paix et a assuré de sa disponibilité pour rencontrer le leader de l’opposition Henri Konan Bédié pour un « dialogue franc et sincère ». Cependant, une question reste posée. Depuis son arrivé au pouvoir pour la première fois en 2011, Alassane Ouattara a fait la promesse de construire une meilleure côte d’Ivoire et un pays réconcilié.

La politique de la bouche clouée

Bien des années plus tard, 10 ans passés, il semble que cette Côte d’Ivoire unie et réconciliée n’est toujours qu’un rêve et une promesse dans la bouche du politique qui en fait un cheval de bataille. On peut aisément constater aujourd’hui que les plaies ouvertes depuis 2010 sont restées ouvertes et le pays déchiré l’est tout comme les politiciens. En réalité, Ouattara et ses alliés ne vendaient qu’un simulacre de paix et de réconciliation au monde car la Côte d’Ivoire n’a toujours pas pansé ses blessures.

Tant que cette formule « paix et réconciliation pour une Côte d’Ivoire meilleure » restera à l’étape de promesse de campagne, le pays ne pourra plus connaitre la paix et la tranquillité à chaque joute électorale. Le seul qui peut arrêter la saignée est bien le président Alassane Ouattara en jouant un jeu franc avec les citoyens de Côte d’Ivoire. Il faut qu’Alassane Ouattara commence à réaliser ses promesses un de ces jours pour montrer sa bonne foi afin de donner l’exemple au peuple au lieu de faire les mêmes promesses chaque fois que la situation dérape, un comportement frisant la manipulation pure du peuple.

Si cette stratégie du président a toujours fonctionné depuis environ une dizaine d’années, c’est dire que les ivoiriens sont réellement en quête de paix et de réconciliation. La Côte d’Ivoire et en pleine stagnation sociale et rien ne bouge dans le sens de cette fameuse réconciliation qui semble n’être que des promesses en l’air d’un dirigeant apeuré de faire face à ses propres démons. Ce qui se passe aujourd’hui dans ce pays est exactement ce que Ouattara lui-même a fait pour venir au pouvoir (avec l’aide des armes). Il devrait bien comprendre désormais ceux qui le font maintenant, ayant expérimenté les deux bords, pour savoir comment gérer la crise.

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mardi 1 décembre 2020

Réfugiés ivoiriens au Libéria

Les violences liées à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire ont provoqué un afflux de réfugiés ivoiriens dans les pays voisins. Plus de 10.000 d’entre eux ont traversé la frontière ouest avec le Libéria selon des sources officielles.

c_ted_ivoireLe chef de la commission des réfugiés du Libéria, Festus Logan confirme que des centaines d’Ivoiriens ont passé la frontière. L’ampleur de ce mouvement de personnes fait craindre une nouvelle crise de réfugiés dans un pays qui lutte encore pour se relever dix-sept ans après la fin de sa guerre civile. Les Ivoiriens ont commencé à entrer au Liberia depuis septembre lorsque le climat socio-politique pré-électoral laissait planer de forts risques de tension.

La représentante résidente de l’agence des Nations unies pour les réfugiés, le UNHCR, Roseline Okoro, a dirigé une équipe d’agences des Nations unies afin de constater l’ampleur de ce déplacement massif de population et de trouver les voies et moyens pour assister les arrivants.  Elle a déclaré aux journalistes à quel point elle était soulagée que le problème initial des Ivoiriens ne soit pas lié aux difficultés à les faire accepter par les communautés d’accueil. L’assistance aux réfugiés ivoiriens qui a commencé et se poursuit porte sur l’accès à la nourriture, à l’eau, aux soins de santé primaire et au logement.

La frontière du Libéria avec la Côte d’Ivoire s’étend sur 600 kilomètres, l’une des plus longues que la Côte d’ Ivoire ait avec un de ses voisins. En l’absence de moyens logistiques permettant aux services d’immigration libériens de surveiller la frontière, on s’attend à ce qu’il y ait plus de réfugiés ivoiriens dans les villes le long de la frontière avec la Côte d’Ivoire si la situation socio-politique ne se calme pas. (selon "Eburny.today, Traoré Bakary)

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samedi 31 octobre 2020

Côte d’Ivoire : Pas d’élection ce 31 octobre ?

De nombreux centres d'élections incendiés !

CI Ce vendredi, les CEI de Koun Fao, Daloa, Gueyo, Liliyo, saccagées et incendiées, empêchant ainsi le scrutin présidentiel dans ces villes.

La population de Koun Fao est sortie massivement ce vendredi pour dire non à un 3e mandat illégal et anti-constitutionnel du président Alassane Ouattara, a appris un journaliste.
A l’instar de plusieurs autres localités, elle a tout saccagé au bureau locale de la commission électorale indépendante (CEI) pour clairement signifier que conformément au mot d’ordre de désobéissance civile de l'opposition, il n’y aura pas d’élection à Koun Fao comme dans tout le reste du pays le samedi 31 octobre 2020.

Même scénario aux CEI loccales de DALOA et GUEYO également parties en fumée.

En effet ce vendredi, plusieurs villes de l’interieur étaient en ébullition comme Daloa, Bonoua, Gagnoa, Alepé , Koun Fao, Lakota, Divo, Soubré, Yamoussoukro, Gueyo, Tankessé, etc…et de nombreux bureaux de vote et sièges locaux de la CEI saccagés ou incendiés.

Des axes routiers entiers étaient bloqués à la circulation comme à Alépé et l'axe Divo-Lakota, par de gros troncs d’arbres où par des grumiers comme constaté par des sources jointes sur place.

Le début de contestations et de troubles post-électoraux ? L'Afrique nous y a habitués. (selon Ivoire business)

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lundi 28 septembre 2020

Présidentielle en Côte d’Ivoire

Ouattara va semer la pagaille !

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À moins d’un mois et demi de la présidentielle, l’opposition ivoirienne appelle à la désobéissance civile face à la candidature d’Alassane Ouattara, qui brigue un troisième mandat. Un passage en force qui mène le pays vers “le précipice”, estime ce média burkinabé, qui appelle le président à agir avec responsabilité.

Plus qu’à une simple fièvre préélectorale qui monte, à une quarantaine de jours de l’élection présidentielle, c’est à une ébullition inquiétante que la Côte d’Ivoire s’attend. Un tison supplémentaire, au bout rougeoyant de feu, vient d’être ajouté sous la marmite, par des plates-formes de l'opposition qui ne demanant ni plus ni moins que la désobéissance civile contre ce qu’elles qualifient, comme d’autres partis politiques et mouvements de la société civile, de “forfaiture” d’Alassane Dramane Ouattara (ADO), qui, envers et contre tous, court vers un troisième mandat inconstitutionnel.

Le retrait de la candidature d’Alassane Ouattara ; la dissolution du Conseil constitutionnel ; l’audit de l’actuelle liste électorale, qui a gommé des noms comme ceux de l’ancien président, Laurent Gbagbo, et de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro ; la libération de tous les prisonniers politiques ; le retour de tous les exilés politiques, avec à leur tête le président Laurent Gbagbo ; et, enfin, la mobilisation de tout le peuple de Côte d’Ivoire… ce sont les exigences de l’opposition ivoirienne, qui est vent debout contre ce troisième mandat qui ne fait que diriger la Côte d’Ivoire vers un tourbillon de violences, certes souhaité par personne mais qui, visiblement, se précise.

L’entêtement d’un seul individu, fût-il président de la République et soutenu par des zélateurs aux intérêts égoïstes et très personnels, va-t-il jeter tous le pays dans le chaos, qu’il a déjà frôlé à la suite de la guerre civile de 2002-2003 et de la crise postélectorale meurtrière de 2010-2011 ?

Une nouvelle descente aux enfers

Tout porte à le croire. Du reste, à moins qu’il ne vise carrément la présidence à vie, que peut apporter de plus un quinquennat, qu’il soit un troisième mandat de la deuxième République ou premier mandat de la troisième République, à un presque octogénaire – il a 78 ans – qui, pourtant, a redonné vie à une Côte d’Ivoire qui avait amorcé une descente aux enfers après les secousses sanglantes de la décennie 2000-2010 ?

Comme son challenger principal, le candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, 86 ans, ADO doit pouvoir prétendre à une retraite paisible et méritée, donnant ainsi la chance d’un souffle nouveau à ce pays qu’il a servi, alors qu’il avait été écarté de la course à la présidentielle, ses adversaires l’ayant déclaré, en son temps, d’une autre nationalité que celle ivoirienne. (selon "Courrier international")

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samedi 12 septembre 2020

Macron, grand maître d'Afrique

Et si Ouattara et Macron avaient parlé de financement de la Présidentielle en Côte d’Ivoire

1599377457_ado_macron2_696x485Quel sujet a pu être au centre des discussions entre Alassane Ouattara et Emmanuel Macron, qui vaille, en ces temps de coronavirus, que le Président ivoirien fasse un déplacement jusqu’à Paris, pour rencontrer son homologue français ? Une question qui ne pouvait être abordée au téléphone !

Dès l’instant qu’ils ont tenu secret leurs échanges, toutes les supputations sont permises. Car, visiblement, même les services secrets français et ivoiriens ne pourront jamais savoir de quoi ont parlé Macron et Ouattara. Car, il ne fallait surtout pas en parler même en visioconférence. C’est évident qu’il ne fallait laisser aucune trace. Même dans la cours de l’Elysée, car ils ont réussi à tout étouffer sous leur masque anti-Coronavirus. A remarquer que les deux dirigeants n’ont pas manqué de se toucher. D’après ce qui se dit, le virus peut vivre des heures sur certaines matières. Bref.

Le débat n’est pas là. Qu’est-ce qui peut valoir à Emmanuel Macron de prendre le risque de recevoir chez lui un visiteur, avec tous les dangers que cela comporte, en ces temps de forte pandémie ? Un tête-à-tête seul à seul ! Que cache Emmanuel Macron aux Français ? Dans la même veine, que cache Alassane Ouattara aux Ivoiriens ? Que cachent ces deux chefs d’Etat au monde entier ? Ont-ils parlé Mali ou ont-ils traité de la Côte d’Ivoire ?

A cet instant précis, Macron et Ouattara ne peuvent pas se rencontrer sans parler Côte d’Ivoire. Justement, en Côte d’Ivoire démarrera bientôt la campagne électorale pour la Présidentielle du 31 octobre prochain à laquelle Alassane Ouattara va prendre part, par force. Une campagne qui avait été budgétisée avec des fonds, sans doute conséquents que Ouattara pense devoir gérer lui-même, à défaut de pouvoir compter sur Amadou Gon Coulibaly, son ancien candidat pour ce scrutin présidentiel, emporté par la grande faucheuse.

Et si Ouattara et Macron avaient parlé de financement de la campagne présidentielle ivoirienne ? L’exemple du Sénégal, avec notamment le financement de la campagne présidentielle de 2019 donne matière à réflexion. Ce n’est un secret pour personne que financer une campagne présidentielle requiert beaucoup de moyens. En 2012, il a été prêté au Sénégalais Macky Sall d’avoir été financé par des fonds russes, issus du scandale de l’IAAF. En 2019, cette question n’a pas été posée, car Macky Sall était Président et avait entre les mains toutes les cartes pour financer sa campagne électorale.

Avec tout ce que cela comporte comme mystère, un parallèle peut être fait entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Fin 2017, année pré-électorale au Sénégal, Emmanuel Macron et Macky Sall trouvent un accord pour la construction d’un métro devant relier Dakar à Diamniadio. Pour une distance de 35 km, ce métro, appelé TER (Train Express régional) dont le coût est estimé à plus d’1,5 milliard d’euros (1 000 milliards FCFA), devait être opérationnel depuis 2019. A ce jour, il n’a pas fait un kilomètre de rail pour transporter des passagers. Les Sénégalais ont toutefois trouvé ce coût faramineux, pour un projet élaboré à la veille d’une année électorale.

En 2017, Emmanuel Macron n’était pas qu’au Sénégal. Il était aussi en Côte d’Ivoire pour inaugurer le lancement des travaux de construction du métro d’Abidjan. Il n’y a pas eu d’accord. Peut-être que rien ne pressait. Il aura fallu attendre octobre 2019 pour que l’Etat ivoirien et la société de BTP trouvent un terrain d’entente sur le coût final du métro. Là aussi, d’un montant total d’un milliard et demi d’euros, à peu près comme pour le Sénégal, et financé intégralement par un prêt de Paris.

Si pour le Sénégal, le métro était prévu sur 35 km, en Côte d’Ivoire, il devra relier le village d’Anyama situé au nord d’Abidjan à l’aéroport qui est situé au Sud, sur une distance de 37 km. Le spécialiste des transports, Barthélémy Kouamé, a estimé que cet axe reliant le nord au sud d’Abidjan est mal choisi. Pour lui, cet itinéraire ne répond pas aux besoins de la plupart des Abidjanais. Ce sera, en effet, un axe loin des habitations et le problème d’embouteillage ne sera pas résolu pour autant. Mais Ouattara a fermé les yeux et les oreilles.

Même réaction au niveau du Sénégal où la société civile a dénoncé cet ouvrage « inutile et coûteux », qui ne vient pas à son heure. Les populations ont beau dénoncer l’ouvrage en Côte d’Ivoire, l’inauguration et le lancement officiel des travaux du métro d’Abidjan ont eu lieu, le samedi 21 décembre 2019. A un mois du début de la campagne électorale en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et Macron défient le coronavirus et les règles de transparence en matière de gestion d’un Etat pour un tête-à-tête seul à seul.

Le jeu doit bien en valoir la chandelle. et dès lors, on peut se permettre de tout imaginer. Car, il y a un an, il était question de gros sous à Abidjan. Un véritable butin de guerre. Electorale pour ne pas dire de campagne ?  Mystère. En attendant la Présidentielle française.

Posté par jl boehler à 00:56 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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