vendredi 8 juin 2018

Trop de cigognes sont de retour

L'animal emblématique de l'Alsace, autrefois menacé d'extinction, est de nouveau si nombreux qu'il en résulte des problèmes.

cigognePlusieurs grands médias en ont parlé : la cigogne, sauvée de l'extinction, commence à causer des problèmes en Alsace. D'une part, beaucoup de grands nids sont maintenant une menace, d'autre part, et la présence massive de ces élégants oiseaux est une menace pour d'autres espèces. Pourtant personne ne penserait à prendre des mesures contre la cigogne.

Les problèmes sont multiples, particulièrement à Munster, où les cigognes ont maintenant installé en quelque sorte leur quartier général. Les nids, souvent lourds de plusieurs centaines de kilos, obstruent les cheminées, bloquent le fonctionnement des systèmes d'eau chaude et peuvent même conduire à l'accumulation de gaz d'échappement et dans le pire des cas, à l'empoisonnement au monoxyde de carbone. Sans compter la contamination fécale à grande échelle.

cigogne4

De plus, la grande faim des grandes et petites cigognes était un danger pour d'autres espèces: une cigogne adulte a besoin d'environ un demi-kilo de nourriture chaque jour. Grenouilles, insectes, petits mammifères - tout y passe, même les poussins du grand courlis, espèce alsacienne autrefois nombreuse, aujourd'hui menacée, car les cigognes mangent systématiquement sa progéniture.

Mais que faire pour atteindre l'équilibre ? Alors que la cigogne ait été en danger pendant longtemps, elle est maintenant de retour à la maison et redevient pour l'Alsace un symbole au même titre que les maisons à colombages et les vignobles. Les experts se creusent la tête, car contrairement au loup, par exemple, il n'y aura jamais de lobby anti-cigogne, et l'oiseau est trop ancré dans la culture alsacienne. Il est pratiquement impossible de changer les habitudes des cigognes, car ces animaux ont un mode de vie précis dans les lieux où ils nichent, où ils vivent, où ils peuvent se reproduire en paix. En raison des hivers toujours plus chauds, il y a même beaucoup de cigognes qui ne volent plus vers le sud, mais qui restent sédentaires en Alsace.

Un vrai défi pour la conservation de la nature et les écologistes !  En attendant, cependant, tout le monde est heureux que la survie des cigognes ait été assurée. La façon dont ça se passe, on verra...

cigogne2

Posté par jl boehler à 00:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 16 mars 2018

Manifestations des retraités en Alsace

Mouvements plus importants que prévus

retraitemulhouse

Deux mille personnes se sont rassemblées ce jeudi vers 14h30, place Kléber à Strasbourg, pour dénoncer notamment l’augmentation (de 1,7 point) de la CSG, qui entraîne une baisse importante des montants de certaines pensions. Le cortège devait défiler ensuite dans les rues de la capitale alsacienne. Une première estimation de la police avait évalué le nombre de manifestants entre 1500 et 2000 personnes avant de revoir légèrement ce chiffre à la hausse.

Des rassemblements de protestation étaient prévus dans plusieurs villes de France, à Marseille, Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Lille, Montpellier, Nancy, Rennes, Orléans… Au total, ces rassemblements devaient se tenir dans plus d’une centaine de villes.En Alsace, plusieurs rassemblements étaient prévus, à l’appel des syndicats CGT, FO, FSU, CGC, Solidaires et de la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGR-FP). 

En tout, ce sont donc au moins 4000 retraités qui ont battu le pavé en Alsace ce jeudi.

650 retraités défilent à Colmar

Quelque 650 retraités ont défilé, ce jeudi matin à Colmar, à l'appel de neuf organisations syndicales, contre la baisse de leur pouvoir d'achat. 

Outre les militants syndicaux, beaucoup de manifestants apolitiques. Cette affluence peu habituelle dans la cité de Bartholdi a conduit les organisateurs à transformer le rassemblement statique, place de la mairie, en un défilé dans les rues du centre ville.

retraites2

Forte mobilisation à Mulhouse...

Quelques heures plus tard, le mouvement a fortement mobilisé à Mulhouse: après le départ de la manifestation, peu avant 15h, la police a compté 1350 manifestants, dénonçant notamment la hausse de la CSG et la baisse continue du pouvoir d'achat.

Dans les rangs, on apercevait notamment des banderoles "retraités maltraités", "A bas le président des riches", "CSG +1,7% = retraités rackettés" ou encore "Les pensions ont diminué, la fortune des riches a augmenté".

retraites4

Philippot dégagé du cortège à Strasbourg

Posté par jl boehler à 00:58 - - Commentaires [36] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 24 février 2018

Keller et Herth : "LR et Wauquiez, bye bye" ?

Les opportunistes en marche vers LREM ?

herthh

Ci-dessous, la lettre de démission des LR Fabienne Keller, sénatrice, et Antoine Herth, député, de ce parti suite aux dérapages assumés du président Laurent Wauquiez. Mais étaient-ils vraiment encore à LR et leur courrier, n'est-il qu'un petit "coup de pub" en vue d'échéances à venir, à travers un rapprochement avec LREM ? Macron le bon cheval sur lequel il faut miser ? Jusqu'à quand ?

keller1

keller2

Posté par jl boehler à 00:37 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

mardi 6 février 2018

ONF : trop de cerfs dans nos forêts

L'Office National des forêts estime que la population de cerfs est quatre fois trop importante dans les bois alsaciens. Ces animaux provoquent des dégâts sur les arbres puisqu'ils se nourrissent de leur écorce ou mangent les jeunes pousses. De quoi faire chuter la valeur du bois des forêts d'Alsace.

onf

Autre signe d'une surpopulation de cerfs : les dégâts sur les jeunes pousses d'arbres. L'ONF table sur une régénération naturelle des forêts mais le gibier raffole des jeunes sapins et quand il ne tue pas la plante, il empêche son bon développement. Les sapins sont étêtés et ne pousseront plus de manière rectiligne, faisant baisser leur valeur.

Diviser par 4 le nombre de cerfs.

Profitant de la renégociation des baux de chasse, l'ONF espère convaincre les communes d'exiger des plans de chasse plus ambitieux. Les quatre cinquième des surfaces de chasse en Alsace sont en effet gérées par les communes. Ce sont elles qui peuvent demander aux chasseurs de prélever plus de cerfs des forêts. Il s'agit là d'une performance de funambule pour les maires qui perçoivent des revenus aussi bien des chasseurs que des ventes de bois de l'ONF provenant de leurs forêts communales.

Pour réduire les dégâts des cerfs et revenir à un équilibre permettant le renouvellement naturel des forêts, l'ONF plaide pour une chasse massive de l'animal « au moins pendant quelques années ».

La filière bois, qui souffre de la perte de valeur des arbres des forêts alsaciennes a édité sa plaquette. Elle rejoint l'ONF dans ses conclusions et estime elle aussi que la population de cerfs est quatre fois trop importante. Son vice-président, Bernard Feidt, par ailleurs PDG d'une société produisant des palettes ne trouve plus en Alsace suffisamment de bois de qualité intermédiaire pour son activité. Alors qu'ils achetait du bois dans un rayon de 80 kilomètres autour de sa scierie de Molsheim, il doit aujourd'hui faire venir sa matière première de deux fois plus loin. (selon Franceinfo.Grandest)
 

Bernard Feidt dénonce les dégâts des cerfs dans les forêts alsaciennes 

  • A lire : une plaquette de la filière-bois.
  • Et malgré la "guerre", un document paradoxalement rédigé par les chasseurs en collaboration avec l'ONF pour modifier les techniques de sylviculture.

Posté par jl boehler à 01:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 22 janvier 2018

Plainte : Qui peut classer "sans suites" ?

La loi est-elle identique si on se réfère à Klinkert ou Bierry ?

police4

Lu dans une certaine presse dite "locale" :

"Vendredi dernier vers 10h, une délégation d’Unser Land s’est présentée devant la gendarmerie de Marmoutier, en soutien à une membre de ce parti régionaliste qui y était convoquée pour outrage à agent public. Habitante de Neuwiller-lès-Saverne, elle avait eu maille à partir avec un agent circulant dans une voiture siglée Grand Est, en gare de Saverne. Considérant que la voiture en question gênait la circulation des bus, elle l’a fait savoir à l’agent qui la conduisait. La discussion, s’envenimant, s’est conclue par une référence disgracieuse à la région Grand Est de la part de la militante.

L’agent a ensuite déposé plainte à la gendarmerie. Pour Jean-Marie Lorber, secrétaire de la « section Zawere - Krumme Elsass » d’Unser Land, la mobilisation d’hier était « l’occasion de montrer qu’il n’y a pas lieu de se résigner. C’est notre manière de soutenir l’initiative de Frédéric Bierry et de Brigitte Klinkert pour créer une collectivité à statut spécifique en Alsace ».

Pour la petite histoire, la plainte a été classée sans suite à la gendarmerie."

Pour la grande histoire, un gendarme peut-il classer une plainte sans suite ? Bien sûr que non : il la transmet au procureur de la république qui est seul habilité à prendre une décision à ce sujet. Mais avec l'intervention d'hommes politiques, on ne sait jamais ...

Posté par jl boehler à 00:11 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

jeudi 4 janvier 2018

La tempête passe en Alsace

Visite d'Eleanore

eleanor5

eleanor4

eleanor3

elanor3

eleanor1

eleanor

Posté par jl boehler à 00:51 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 7 juin 2017

Le FN a-t-il changé ?

Le parti n'aime toujours pas les "Banania" !

banania

Sur les 573 candidats que présente le Front national aux législatives, une centaine poste, aime ou partage des contenus homophobes, antisémites, islamophobes ou racistes.

En janvier 2016, Marine Le Pen a nommé Jean-Lin Lacapelle «secrétaire national aux fédérations et à l’implantation». Avec une mission: sillonner la France pour écarter des législatives les candidats dont le profil sulfureux et les propos outranciers donneraient une mauvaise image du parti. Dans chaque circonscription, le candidat «me fait parvenir un dossier», explique-t-il au Figaro. «Si le candidat est impeccable», la validation est enclenchée. «S'il y a des doutes, le dossier est étudié plus sérieusement. Ceux qui doivent être écartés le sont.» C'est raté.

Voici les épinglés alsaciens : 

Il partage un photomontage sur le lobby juif !

Gregory_Stich

Grégory Stich, candidat Front national dans la 2e circonscription du Haut-Rhin et conseiller régional dans la région Grand Est.

Fait d'armes: Grégory Stich a partagé un visual en 2014 sur sa page facebook laissant entendre qu'il existe en France un «lobby juif», accompagné de photos de Manuel Valls et François Hollande portant des kippas. Cette «vérité» fait partie d'un triptyque évoquant, outre le «lobby juif», la «théorie du genre» et «l'immigration-invasion». Grégory Stich a également partagé un visuel homophobe mêlant sur fond de drapeau français plug anal, logo du Parti socialiste détourné, et une nouvelle devise: «LGBT, Genderité, Va te faire enculer».

Virée du conseil municipal pour des propos discriminants

ritz1

Christelle Ritz, candidate dans la 5e circonscription du Haut-Rhin, responsable du FN à Mulhouse.

Fait d'armes: En 2012, Christelle Ritz démissionne du conseil municipal de Mulhouse après une séance houleuse. L'opposition l'accuse d'avoir tenu, sur son compte Facebook, des «propos stigmatisant certaines personnes issues de l’immigration», comme le rapportaient les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Une activité que ne renie pas complètement la responsable du FN de Mulhouse. Sur son compte Facebook, elle like par exemple une photo publiée en mai 2016 accusant les réfugiés de toucher «11,45€ par jour (sans obligation de nettoyer [leur] merde)».

Obsédé par les Femen qui seraient des prostituées du pouvoir

Sylvain_marcelli_ok

Sylvain Marcelli, candidat dans la 6e circonscription du Haut-Rhin. Quand on regarde les photos qu’il a likées ces dernières années, on constate qu’il a pu être un peu obsédé par les Femen : il a liké une caricature parlant d’elles comme des "prostituées du pouvoir" et satanistes soutenues par le milliardaire George Soros. Il a aussi liké une photo de Dieudonné avec Alain Soral, sur la page d’Égalité et Réconciliation. Contactée par mail par BuzzFeed News, il n'a pas donné de réponse.

Salut nazi

abraham

Julia Abraham, candidate dans la deuxième circonscription du Bas-Rhin, épinglée en 2013 par Rue89 pour ses fréquentations avec des radicaux d'extrême droite. Et notamment avec Baptiste Coquelle qui avait posé en faisant un salut nazi. À l'époque, elle avait affirmé ne pas le connaître. Présente à la réunion publique de Villé le 3 décembre 2016, elle a brillé par son discours haineux envers les réfugiés parlant notamment d' "invasion musulmane".

Venu des Ardennes faire son marché à Villé

luczka

Guillaume Luczka, 29 ans, candidat dans la 2e circonscription des Ardennes (qui a fourbi ses armes en Alsace) et patron local du FN, s'est rendu à "La Traboule", en marge d'un congrès du FN à Lyon, le bar où se retrouvent les identitaires à Lyon. Une erreur selon lui: «Je regrette ma présence ce soir-là, mais je ne veux pas être rattaché à ces gens-là.» Et pourtant il est venu, en tant que conseiller régional du Grand-Est à la réunion publique de Villé citée plus haut, à l'appel d'un tristement célèbre guitariste identitaire de Neubois.

Posté par jl boehler à 00:12 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

samedi 8 avril 2017

Licenciements secs chez "Forestiers d'Alsace"

80 années d'expérience forestière s'envolent !

foret2

Faute de soutiens durables, Forestiers d'Alsace se retrouve contraint de licencier ses cinq salariés qui cumulaient près de 80 années d'expériences dans les petites forêts privées alsaciennes ! Ci - dessous le communiqué de presse officiel:

"L'association "Forestiers d'Alsace" perdurera mais avec une dynamique forcément réduite.

Au delà de l'histoire récente de Forestiers d'Alsace, ce sont aussi 50 années de développement forestier et d'innovations qui s'éclipsent depuis la création du développement forestier en Alsace en mars 1967 !

Ces 50 belles années, pas toujours évidentes, ont été écrites par des personnes dont beaucoup sont aujourd'hui encore présentes et actives dans la filière forêt  - bois. Ellles ont été construites en bonne intelligence avec les Chambres d'Agriculture, le CRPF et l'interprofession FIBOIS et donné naissance à des opérateurs aujourd'hui reconnus tel que COSYLVAL.

Ce développement forestier alsacien s'est aussi très vite adapté au foncier morcelé de l'Alsace et que l'on retrouve dans de nombreuses autres régions françaises où l'on connait les propriétaires forestiers de plus de 4 hectares depuis belle lurette ! Le seuil de 4 hectares est aujourd'hui retenu par le Programme National de la Forêt et du Bois comme seuil minimal d'intervention. Et aujourd'hui ce seuil tout théorique est devenu parole d'évangile lors des nombreux synodes parisiens de 2016.

On ne peut que ressentir une certaine révolte face à ces diktats et ces raccourcis qui cataloguent et soumettent les forêts et on en viendrait même à imaginer des "forêts insoumises".

 

L'assemblée générale de Forestiers d'Alsace aura lieu le samedi 13 mai 2017 à STEIGE où les forêts privées sont très présentes avec 250 hectares partagés entre 354 propriétaires.

Posté par jl boehler à 00:23 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 12 octobre 2016

Un camp de travail nazi méconnu en Alsace

Les camps de travail des nazis proches de nous sont connus : Struthof, Schirmeck, Sainte-Marie-aux-Mines. Moins connu est celui du sud du massif vosgien situé à Urbès, dans la vallée de la Thur.

urbesAprès le débarquement des alliés en Normandie, les nazis ont cherché pour leur industrie des lieux moins exposés aux bombardements aériens. Les moteurs d'avions Daimler étaient jusqu'alors fabriqués à Genshagen, près de Berlin. Le tunnel d'Urbès dans les Vosges (à 40 km de Mulhouse) devait être un lieu de repli provisoire.

Ainsi Urbès abrita un des 70 camps annexes du camp de concentration de Natzwiller-Struthof. Les premiers prisonniers y arrivèrent le 23 mars 1944. Le nom de code de ce lieu qui devait rester secret, était alors "A-10 Kranich". Peu à peu, de plus en plus de prisonniers furent acheminés dans cette arrière-vallée vosgienne. En mai 1944, ils étaient déjà plus de 1400 : polonais, russes, français, allemands, italiens, luxembourgeois. Parmi eux 500 Juifs, venus d'Offenbourg. Ce sont les prisonniers eux-mêmes qui ont construit leurs baraquements, avec une litière de paille comme chambre à coucher. A l'approche des Alliés à l'automne 1944, la plupart d'entre eux fut transférée à Neckaretz, un autre camp annexe du Struthof. Quant aux juifs, ils furent directement déportés au camp de concentration de Sachsenhausen.

Contrairement au tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines qui reprit après la guerre sa vocation ferroviaire de traversée des Vosges, celui d'Urbès resta à l'abandon, ne servant que de refuge aux chauves-souris. Mais depuis 1980, suite aux études réalisée l'historienne Arlette Hasselbach de Willer-sur-Thur, une cérémonie de commémoration a lieu tous les ans à l'entrée du tunnel. Un itinéraire mène à un mémorial à partir de la place de l'église d'Urbès. 16 panneaux d'information se trouvent sur le chemin avec des notices explicatives. A l'intérieur du bunker, des peintures retracent la vie des prisonniers.

Un luxembourgeois, Ernest Gillen, survivant de ce camp, a raconté lors de la commémoration : "En raison du risque de fièvre typhoïde, tout le camp devait être vacciné. Mais nous n'avons eu deux ou trois injections." Gillen a aussi signalé les passages à tabac qui avaient lieu plusieurs jours de suite quand une personne tentait de s'évader.

Un historien allemand de Rammersweier près d'Offenbourg a réalisé une étude sur l'origine des Juifs venus dans ce coin des Vosges. C'était pour la plupart des juifs polonais venus du ghetto de Varsovie, en passant par Treblinka, Lublin, Budzyn, Majdanek, Flossenbürg et enfin Urbès. Ceux qui à l'arrivée, étaient trop faibles et inaptes à travailler le métal, furent gazés. Quant aux autres travailleurs forcés, parmi lesquels des jeunes et des enfants, ils furent traités de façon humiliante, mal nourris, astreints à des travaux durs, et évidemment sans toucher le moindre salaire.

m_moriel

urb_s

Posté par jl boehler à 00:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

mercredi 7 septembre 2016

Quand passent les cigognes ...

La Champagne remplace-t-elle l'Alsace ?

cigogne

Décidément, la Région du Grand-Est, avec ses nouveaux panneaux, déroute même les cigognes qui, au lieu de passer par l'Alsace, migrent par l'autre bout de la Région. Encore une dérive pour laquelle Philippe Richert devra rendre des comptes aux Alsaciens privés de leur palmipède emblématique.

C'est ainsi que dimanche vers 17 heures, un à un les automobilistes se sont immobilisés le long de la D951, à hauteur de Champfleury, à la sortie de Reims en direction d’Épernay pour admirer un spectacle gratuit. Dans un champ voisin, des dizaines de cigognes se sont posées, d’autres peu farouches ont même atterri sur les lampadaires d'un hypermarché voisin. Un spectateur en a dénombré 67 !

« Rien d’exceptionnel » selon la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de la Marne, « Nous sommes en plein dans le pic de migration des cigognes blanches. Les oiseaux les plus précoces ont commencé leur voyage vers le 15 juillet et les retardataires passeront dans la région début septembre. En effet, l’ensemble de la région Grand Est est sur le chemin de migration entre l’Europe du Nord (Allemagne, Pologne…) et l’Afrique du centre, lieu traditionnel d’hivernage ». Après cette étape « réparatrice », où les animaux ont pu se nourrir et recharger les batteries, les cigognes devraient reprendre leur envol « direction le détroit de Gibraltar, lieu de passage vers le continent africain ».

En période de migration, ces oiseaux – qui ne volent que la journée pour profiter des courants d’air ascendants – parcourent entre 150 à 300 km par jour. Lundi matin, les cigognes de Champfleury avaient repris leur envol, car ces cigognes semblent avoir encore en tête le "Concordat" valable en Alsace-Moselle depuis Napoléon Ier et tiennent au repos du dimanche.

cigogne1

Posté par jl boehler à 00:04 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,