mardi 10 mai 2022

La gauche en marche en Alsace

L’accord des partis de gauche prévoit, on le sait, que La France insoumise (LFI) dispose de 11 des 15 circonscriptions alsaciennes, Europe écologie les Verts (EELV) trois avec la 1re du Bas-Rhin (Strasbourg), la 6e du Bas-Rhin (Molsheim) et la 5e du Haut-Rhin (Mulhouse Habsheim). Le Parti socialiste une circonscription, la 1re du Haut-Rhin (Colmar) et le Parti communiste aucune. Dans la circonscription de Sélestat, et donc à Villé, la gauche serait donc représentée par un candidat LFI. Mais  qui ?

gauche

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dimanche 13 février 2022

Les « pièges à vététistes » se multiplient sur les chemins

En quatre mois, deux de ces actes irresponsables ont conduit à des blessures en Alsace.

vtt1Il va mieux aujourd’hui mais s’en souviendra encore longtemps. Fin septembre, un jeune vététiste de 18 ans avait été grièvement blessé dans le Haut-Rhin. La faute à une chute provoquée par… une planche cloutée. Soit le même dispositif qui a été retrouvé, non sans douleur par une promeneuse à Gries (Bas-Rhin).

Les forêts alsaciennes seraient-elles devenues dangereuses ? « Il y a eu des signalements ces derniers mois mais ces pièges restent des exceptions », nuance Cédric Ficht, directeur de l’agence de l’Office national des forêts (ONF) à Schirmeck (Bas-Rhin). « L’an dernier, sur toute la France, nous avons fait remonter six cas », prolonge Ludovic Lechner, référent de la Mountain Bickers Foundation (MBF) pour le massif des Vosges.

Les VTT tolérés mais pas autorisés

vttLes deux l’assurent, ce phénomène « dangereux et irresponsable » est « en accélération » ces derniers mois. Depuis, notamment, que se mettre au vert est redevenu tendance pour de nombreux Français, lassés des confinements. Le massif des Vosges n’a pas échappé à ce nouvel afflux de population. « Nous sommes sur un territoire très densément peuplé où, à un moment de l’année, jusqu’à 2,5 millions peuvent avoir envie de consommer la pleine nature », résume le président du Club vosgien dans le Haut-Rhin Joseph Peter. « Or c’est un espace où il y a des libertés mais aussi des règles ».

Que certains, à pied ou non, ne respectent pas toujours. « Il y a de plus en plus de gens qui se croisent donc plus en plus de potentielles situations de conflits », reprend Cédric Ficht en témoignant de scènes tendues entre randonneurs et autres usagers de la forêt. Comme avec les cyclistes, eux aussi bien plus nombreux qu’avant grâce au développement de l’assistance électrique au pédalage.

« On est aussi mal vu car beaucoup de gens croient que le VTT est systématiquement interdit sur les sentiers, alors que ce n’est pas le cas », rebondit Ludovic Lechner, de la MBF. « Le code forestier ne le mentionne pas donc on a le droit d’y aller. » Un point sur lequel l’ONF n’est visiblement pas d’accord. « Il est écrit que tous les véhicules sont interdits. Le VTT en est un, non motorisé », précise le directeur de l’agence de Schirmeck. « Mais c’est vrai qu’un tribunal n’a jamais tranché la question. En attendant, nous appliquons une notion de tolérance. Mais elle peut être révoquée localement et les piétons seront toujours prioritaires. »

Des pièges mis par des chasseurs ?

vtt3Revient alors une question : qui pose ces fameux pièges et pourquoi ? En 2015, un homme avait été condamné dans l’Hérault à 9 mois de prison, dont un mois ferme, pour avoir multiplié les obstacles à l’encontre des vététistes. Planches à clous, pieux plantés dans la terre, etc. « A l’origine, c’était souvent pour lutter contre les motos tout-terrain. Des gens en avaient marre du bruit », rappelle Cédric Ficht. « Aujourd’hui, c’est plus flou. »

Les deux enquêtes ouvertes en Alsace n’ont, pour l’instant, pas permis de trouver des responsables. « Certains accusent les chasseurs mais pas moi, il n’y a pas de preuve », indique le vététiste, conscient que la majorité des obstacles sont destinés aux pratiquants des deux roues, motorisés ou non. Surtout quand il s’agit de fils tendus à 1,50 m du sol, voire de barbelés… Les deux ont déjà été vus dans la région. (selon "20 minutes")

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dimanche 5 septembre 2021

Le Haut-Koenigsbourg

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mercredi 1 septembre 2021

Récupération politicienne

En Alsace aussi !

philippot2Ce mois d'août aura été fatal aux manifestations antivax, qui se prétendaient "apolitiques" et dont certains dirigeants, comme à Sélestat, refusaient même les slogans anti-Macron. Mais la supercherie a été de courte durée. Très vite on a vu apparaître des dirigeants de l'ultra-droite, tels Florian Philippot (pour qui même le RN serait un parti de gauche), en tête de certains cortèges. Le ton était donné et les slogans n'avaient plus rien à voir avec la covid-19. Ce fut le cas à Saint-Brieuc, Valence (Drôme), Rennes. A Tours, il y  eut même des agressions fascistes.

Et l'Alsace ne fut guère épargnée. Notamment à Mulhouse, dès le 7 août, apparurent en tête du cortège des individus du groupe royaliste "Action Française", ne laissant aucune place aux soignants ! Dans ces conditions, comment à Sélestat l'unique responsable villois peut-il s'étonner le 28 août dernier du lâchage des syndicats hospitaliers qui lui ont demandé de restituer les clés du local mis à disposition ? Et dans ces mêmes  conditions, faudra-t-il s'étonner qu'au mois de septembre à venir le mouvement anti-pass tourne à la peau de chagrin et au discrédit total ?

manifManif anti-vax des prochaines semaines  ?

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mardi 29 juin 2021

Résultats dans le canton Mutzig/Villé

r_sultats1... et un rattachement à la Nouvelle-Calédonie ?

 

En 2013, un referendum sur le sujet avait eu lieu en Alsace. La réponse des alsaciens était "NON" !

Que cherche encore Bierry ?

r_sultats

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dimanche 27 juin 2021

L'Alsace ? Quelle Alsace ?

Texte publié à la demande de Catherine Atticus (Muhlbach-sur-Bruche)

Atticus

Atticus1

Alsace

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lundi 21 juin 2021

Les recherches généalogiques reprennent à Guebwiller

Le centre de recherches de généalogie de Guebwiller m'avait beaucoup aidé pour la constitution de mon arbre familial. Heureux d'apprendre qu'il ouvre à nouveau (article de presse ci-dessous).

guebwiller

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lundi 24 mai 2021

La cigogne est toujours là

Sur le point d’en disparaître voilà une quarantaine d’années, la cigogne plane à nouveau majestueusement sur l’Alsace. Le symbole d’une région autant que d’une action volontariste pour redonner son envol à une espèce en danger.

cigogne_2

Symbole de l’Alsace depuis des générations, la cigogne représentait surtout au milieu des années 1970 un souvenir… «En 1974, n’étaient plus recensés que neuf couples », rappelle Cathy Zell, chargée de mission pour la Ligue de Protection des Oiseaux Alsace. Autant dire que le défi était de taille pour que l’échassier ne perde pas définitivement ses plumes entre Rhin et Vosges, à plus forte raison que les causes de cet effondrement démographique se trouvaient à des milliers de kilomètres de là. À savoir en Afrique subsaharienne où l’hivernage était fatal aux oiseaux en raison des épisodes catastrophiques de sécheresse qui y sévissaient, avec en corollaire la famine des populations humaines qui donc chassaient tout ce qui pouvait les nourrir, sans parler du danger des lignes à haute-tension.

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A cela ne s’offrait guère d’alternative, d’où le projet de maintenir les cigognes en Alsace afin de leur éviter que leur voyage ne soit le dernier. « Les oiseaux ne meurent pas de froid en hiver, ils meurent de faim », précise Cathy Zell en indiquant que les couples furent dès lors nourris en captivité durant deux-trois ans afin de mettre leur instinct migratoire en sommeil, sans que cela ne se répercute sur les générations suivantes. Néanmoins, le dérèglement climatique incite de plus en plus les cigognes à rester… ou en tout cas partir moins loin.

« La population se porte bien »

Supervisée par l’Association pour la protection et la réintroduction des cigognes en Alsace Lorraine (Aprecial), fondée en 1983, cette politique de maintien a porté ses fruits : en 2004, l’Alsace a recensé 368 couples, puis en 2015, 300 dans le Bas-Rhin et 500 dans le Haut-Rhin pour une population estimée aujourd’hui à un millier de couples sur l’ensemble de la Région. Si les avis étaient partagés sur le sujet, « nous sommes favorables à la LPO à l’arrêt du maintien pour que le processus naturel suive son cours », poursuit Cathy Zell.

cigogne

Car une fois le nid établi, impossible de l’enlever sauf dérogation spécifique. Or, « on ne peut pas laisser des cigognes s’installer partout », évoque encore la jeune femme face à ce voisin certes charmant, mais vite encombrant dont les nids peuvent peser plusieurs centaines de kilos. Entre outre, et bien que chaque commune soit tentée d’arborer « ses cigognes », il n’est évidemment pas sensé de privilégier une espèce au détriment d’une autre. Quoi qu’il en soit, « la population se porte bien », reprend Cathy Zell. Trop bien ? Certains le pensent, dont des chasseurs demandant une régulation. « S’il n’y a plus rien à manger, l’autorégulation se fera parce qu’il s’agit d’une espèce locale », à condition toutefois de ne pas nourrir artificiellement l’espèce. À noter enfin que 2021 a été décrétée année de la cigogne blanche par la LPO Grand Est, ce qui entraînera un comptage exhaustif et donnera une idée précise des effectifs. (extrait des DNA)

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mardi 16 mars 2021

Loups noirs : Jean Macé l'a échappé belle

Dans la presse locale du 21 février 2019, le dernier survivant des auteurs d'attentats sous le sigle "Loups noirs" se dit choqué par la profanation du cimetière de Quatzenheim et par la référence qui y a été faite à ce groupe d'extrême-droite dont il fut le chef.

Ainsi il explique  qu’ils ont soigneusement évité en leur temps les lieux de culte et en veut pour preuve un épisode peu connu de leurs nombreux méfaits : « On avait en vue de plastiquer le monument de Macé à Beblenheim. Quand on a su qu’il y avait les cendres en dessous on a dit, on n’y touche pas (-) On ne touche pas à des choses pareilles. »

Hé oui ! même les pires méchants loups, surtout parmi ces nonagénaires où Alzheimer a eu le temps de faire des ravages, peuvent se transformer en gentils et innocents agneaux qui prétendent n'avoir jamais fait de mal à une mouche.

Et pourquoi vouloir plastiquer le monument d'un sympathique titi parisien, fuyant la dictature napoléonienne, républicain, féministe et laïque, membre de la franc-maçonnerie, devenu président de la Ligue de l'Enseignement, venu habiter à Beblenheim et disant de son village d'adoption qu' "il n'avait d'allemand que le nom" ? insulte suprême pour quelques vieilles têtes brûlées de bas étage ?

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jeanmac_1Qui connaît vraiment Jean Macé (1815-1894) en Alsace ? Qui s’en souvient sinon la charmante commune viticole de Beblenheim près de Colmar, où ce grand républicain et militant de l’enseignement laïc, authentique gamin de Paris, passa une grande partie de sa vie, de 1851 à 1870, et où ses cendres reposent depuis 1946.

C’est que la réputation de Jean Macé est quelque peu sulfureuse. Non pas que cet homme vertueux eût mené une vie scandaleuse, mais avoir été républicain et laïc, franc-maçon et déiste, féministe et anticlérical dans l’Alsace d’avant 1870 dénote un peu. Notre province a davantage la réputation d’être alors plus noire que rouge, plutôt conservatrice dans les campagnes surtout. L’Alsace au temps de Napoléon III reste une province rurale : la majorité de la population y habite. En 1870, seuls 25% des Alsaciens résident en ville. Ils seront majoritaires en 1914.

Le cas Macé

On n’ est pas toujours responsable de sa réputation. D’autres s’en chargent volontiers.  La plupart des historiens d’Alsace au XIXe siècle sont prêtres. Excellents historiens certes, le plus souvent, mais non pas moins marqués par leur formation et leur appartenance à l’Eglise pour qui les idées professées par un Macé sont, au mieux, dangereuses et, au pire, diaboliques.  Ils lui firent donc une réputation en le vilipendant ou en l’ignorant. Comme s’il n’avait jamais existé. Vous avez beau le chercher dans le Dictionnaire de biographies alsaciennes de l’érudit abbé Edouard Sitzmann, paru en 1909, vous ne le trouverez pas. Et pour cause !

Le temps heureusement a passé. Jean Macé est devenu fréquentable. On aime aujourd’hui rappeler qu’il créa, en Alsace, les premières bibliothèques communales. Et pour se donner une bonne conscience laïque, on présente volontiers l’Alsace comme étant la terre natale de la Ligue de l’Enseignement. C’est d’ici qu’il lança son appel visant à sa création, en 1866. L’Alsace, en l’occurrence, se limitant surtout à Beblenheim où sa mémoire est vivante et les traces de sa présence nombreuses.

Un monument, à l’entrée du village, vous y accueille. C’est là que ses cendres ont été réunies. A la mairie, la salle du conseil dispose d’une charmante bibliothèque. Elle est historiquement la plus ancienne bibliothèque communale d’Alsace. Elle date de 1862. Durant l’été, une belle exposition pédagogique rappelle son histoire mais surtout celle de Jean Macé.

Secret de bibliothèque

Comme toute bibliothèque, elle recèle quelques secrets. On y a trouvé en 2003, dans une grande enveloppe, un tablier. Pas n’importe quel tablier, mais un tablier maçonnique. Celui que porte le compagnon maçon en séance.  C’est un bel ensemble de soie écru brodé, bordé d’un ruban de soie bleu-ciel. On y distingue aisément quelques symboles connus : Le temple, les deux colonnes, des branchages d’acacia, l’étoile et la lettre G qui symbolise le deuxième degré maçonnique : celui de compagnon.

La découverte fut à la fois inattendue et bienvenue. Hormis les livres, on dispose de peu de choses concernant la présence physique de Macé à Beblenheim. Quelques diplômes, des décorations, quelques manuscrits autographes et des cartes d’abonnement pour les voyages en train que faisait Macé. Un tablier maçonnique c’est autre chose. Cela interroge. Cela vous donne envie d’en savoir plus. Mais qui donc est ce singulier personnage ?

L’enfant du peuple

Un parisien d’origine modeste, né à Montmartre, le 22 août 1815. Son père était « chargeur de voiturettes », sa mère s’occupait des travaux domestiques ; Un étudiant brillant, boursier au collège Stanislas à Paris jusqu’au bac, qui découvrit, après quelques années d’errance, le socialisme de Charles Fourier. Il en fut un de ses prédicateurs, se transformant pendant quelque temps en conférencier ambulant ; Un journaliste d’occasion qui trouva dans l’organe « La République » son bonheur idéologique et son gagne-pain quotidien. Son destin aussi quand en 1850, on l’envoie en Alsace, à Beblenheim pour faire un reportage sur le « Petit Château », un pensionnat de jeunes filles dirigée par Mademoiselle Coraly-Léopoldine Verenet, franc-comtoise d’origine, fille d’un pharmacien lettré de Montbéliard.

Le chemin de Beblenheim

La rencontre aurait pu être un échec. Tout opposait les deux personnes. D’un côté, un enfant du peuple, républicain fervent, qui venait d’épouser une fille d’origine humble comme lui, analphabète de surcroit, à qui il enseigna la lecture et l’écriture ; de l’autre, une femme d’origine bourgeoise, dont l’établissement à Beblenheim était surtout ouvert aux jeunes demoiselles bourgeoises et fortunées. Il fit la classe durant un jour. Le courant passa. On se séduisit mutuellement, on sympathisa. À l’heure du départ, la directrice Coraly Verenet l’invita « à recommencer chez elle la classe un jour, le cas échéant ».  Invitation prémonitoire ? Peu de temps après, le parisien Macé, après la fermeture du journal « La République » par les troupes du prince-président Louis Napoléon, quitta la capitale, avec son épouse, dans la nuit du 31 décembre 1851 pour prendre la route de …Beblenheim ! Il y resta vingt ans, prolongeant sa collaboration jusqu’à Monthiers dans l’Aisne quand l’école s’y installa après avoir quitté l’Alsace devenue allemande après 1870.

La pédagogie inventive d’un professeur de demoiselles

« Le professeur des demoiselles », comme il se désignait lui-même, expérimenta en Alsace une pédagogie active du coeur et de la raison, fondée sur l’amour et la confiance, adaptée à la nature, ne négligeant ni l’éducation physique ni la travail manuel, intégrant les contes, les fables et les pièces de théâtre sans oublier les sciences par une approche concrète aux antipodes de l’abstraction, péché mignon de l’enseignement en général. Cela donna, entre autres, cette merveilleuse « Histoire d’une bouchée de pain » sous la forme d’une lettre à une petite fille sur la vie des hommes et des animaux que l’imprimeur Hetzel, son ancien camarade de collège, publia gracieusement en 1863. C’est à Beblenheim aussi qu’il tint la revue pédagogique La Ruche et collabora au Magazin d’éducation et de récréation de Hetzel et de Jules Verne.

Bibliothèques communales et caisse de crédit

En 1862, Macé y créa à la première bibliothèque communale d’Alsace n’hésitant pas à forcer amicalement la main au maire de la commune en lui offrant, en cadeau de nouvel an, une douzaine de livres pris à son cabinet de travail avec, sur chacun d’entre eux, la mention « Bibliothèque communale de Beblenheim ». Il n’y avait plus qu’à la créer.  L’idée se répandit. La Société des bibliothèques du Haut-Rhin, patronnée par le préfet Odent et présidée par l’industriel philanthrope Jean Dollfus de Mulhouse, est lancée à son initiative en 1863. Trois ans plus tard, 83 bibliothèques communales étaient recensées dans le Haut-Rhin.

Beblenheim, grâce à Macé, ouvre son premier crédit mutuel en 1865. Il s’agit de la  première caisse de crédit mutuel en France, vingt ans avant la naissance des Caisses Raiffeisen dans l’Empire allemand !

Le père de la Ligue de l’enseignement

La Ligue de l’Enseignement reste son œuvre maitresse.  S’inspirant de l’exemple de la Ligue de l’Enseignement belge, Macé lance dans le journal l’Opinion Nationale, le 15 novembre 1866, un appel pour constituer, sur le plan français, une Ligue de l’Enseignement dont le but est de « provoquer l’initiative individuelle en faveur du développement de l’instruction publique, en fondant des cours publics pour adultes, des écoles pour les enfants là où les besoins se feront sentir…»

Cet appel recueillit rapidement une grande audience. Il est vrai que Macé n’avait pas hésité à envoyer 80 000 bulletins et circulaires dans toute la France à partir de Beblenheim. Au printemps 1868, le Bulletin national de la Ligue de l’Enseignement recensait 5319 adhérents, dont une forte majorité en région parisienne et en Alsace.  Ils seront 20 000 en 1870.

A Colmar, les adhérents étaient au nombre de 535, moins d’un an après le démarrage de la section. C’était une des plus importantes associations de la ville. La plupart des acteurs du groupe local appartenaient à la famille libérale, républicaine et laïque, qui se recrutait essentiellement parmi les milieux protestants et juifs. Professionnellement, négociants et commerçants étaient les plus nombreux. Les fondateurs de la Chambre de commerce y étaient en totalité. Les avocats, les « propriétaires » et les fonctionnaires formaient le reste du groupe. L’organisation de cours, la tenue de conférences et surtout la constitution d’une bibliothèque constituèrent l’essentiel de l’activité de l’association colmarienne qui ne survécut pas au rattachement de l’Alsace à la France

Une notoriété tardive

Macé connut tardivement la notoriété. Ses idées avaient fait des émules. Les lois Ferry, de 1881 et 1882, introduisant l’obligation scolaire, la gratuité de l’enseignement et la laïcité doivent beaucoup à la philosophie et à l’action de la Ligue de l’Enseignement. Jean  Macé devint sénateur à vie en 1883 mais ne profitant guère de l’éternité sénatoriale,  mourut un an plus tard.

Contrairement à la réputation qui lui fut faite, Macé, quoique favorable à un enseignement neutre, abordait avec prudence le problème de la laïcité. Pour autant, son engagement maçonnique fut constant. Initié en 1866 à la loge de la Parfaite Harmonie de Mulhouse, il fréquenta la loge de la Fidélité à Colmar avant de rejoindre la loge Alsace-Lorraine à Paris après 1870. Le tablier maçonnique retrouvé à la mairie de Beblenheim témoigne de cette appartenance. Il fera l’objet, grâce à l’opportun soutien de la Fondation du Patrimoine, d’une prochaine restauration. Il viendra, par la suite, enrichir la liste des objets exposés à Beblenheim qui rend fidèlement à Jean Macé tout ce que celui-ci lui a donné, se souvenant de ce qu’il écrivit au soir de sa vie :  «  Beblenheim! Mon coeur se serre quand se remuent en moi les souvenirs attachés à ce mot. Jour béni entre tous les jours de ma vie fut celui où ma course errante me porta dans ce village d’Alsace qui n’avait alors d’allemand que le nom». (Blog de Gabriel BRAEUNER, historien)

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samedi 6 février 2021

Haut-Rhin : les chasseurs s'opposent à la prolongation ... de la chasse

La préfecture du Haut-Rhin a ordonné par arrêté l'organisation de tirs de destruction de l'espèce cerf et daim. La fédération des chasseurs du département refuse et dénonce dans un communiqué une "véritable déclaration de guerre".

chasseDes chasseurs qui refusent de chasser... Dans le Haut-Rhin, la préfecture a ordonné par arrêté l'organisation de tirs de destruction de l'espèce cerf et daim jusqu'au 28 février inclus. Selon cet arrêté, ces animaux sont trop nombreux et causent d'importants dégâts. Contre toute attente, la fédération des chasseurs du Haut-Rhin refuse et dénonce dans un communiqué "une véritable déclaration de guerre".

La fédération dénonce un véritable abattage de masse

"La chasse s'est terminée le 1er février", explique Gilles Kaszuk le président de la fédération à France Bleu Alsace "nous estimons avoir rempli nos obligations de tirs. Maintenant laissons ces animaux tranquilles!". Selon Gilles Kascuk, ces animaux ont été suffisamment mis à l'épreuve cet hiver entre la chasse, la neige et les inondations, ils ont droit au repos. La fédération explique n'avoir pas été consultée et entend s'opposer à "un véritable abattage de masse."

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