L'organisation israélienne "Courage to Refuse" (le courage du refus) a appelé dans le quotidien Ha'aretz au refus d'intervenir dans la bande de Gaza : "Cette guerre a déjà coûté la vie à plus de 800 personnes, dont de nombreux enfants, et aucune solution n'est en vue. La force brutale mise en oeuvre à Gaza est inacceptable. Nous ne pouvons rester à regarder comment l'armée israélienne envoie des centaines de civils à la boucherie." Des militaires et des officiers membres de cette tendance ont décidé de refuser de participer à l'occupation de Gaza et de s'adresser au gouvernement israélien. Un autre appel émanant de "Juives et Juifs du monde entier" demande aux soldats israéliens de refuser de participer à l'invasion : "Tous ceux qui ont un peu de conscience se doivent d'arrêter la machine de guerre israélienne. Vous seuls le pouvez, vous le devez !" Selon Courage to Refuse une douzaine de réservistes a déjà refusé de prendre les armes, alors que le mouvement vient d'être lancé. La seule réponse des autorités israéliennes pour l'instant est une plainte judiciaire contre les organisations Courage to Refuse et New Profile (autre organisation qui milite contre la guerre) pour incitation à la désobéissance et à la désertion. Depuis le début du conflit, 43 jeunes israéliens ont refusé d'endosser l'uniforme et ont été emprisonnés. Pendant ce temps, dans le monde entier les populations demandent l'arrêt des hostilités.
Il est trop rare, pour ne pas le souligner, que des élus s'opposent au démantèlement du service public dans nos campagnes. On ne peut donc que se féliciter que la municipalité de Fouchy s'oppose aux "batteries de boîtes aux lettres" sur le domaine public de la commune. En effet, ces installations amèneraient à la suppression des tournées de facteurs dans les annexes éloignées de nos villages, là où en majorité habitent des personnes âgées dont le seul contact humain est le facteur ! Il reste dans le Val de Villé de nombreuses annexes où habitent des citoyens qui ont droit au même service public que les autres : Noirceux, Froidefontaine, le Climont, Charbes, Blanc-Noyer, le Kreuzweg, etc... Il appartient à tous les élus de les défendre. Résultat du vote de Fouchy : 2 pour les batteries de boîtes aux lettres, 12 contre, 1 abstention ! Et pendant ce temps, à Villé, sans aucune réaction du conseil municipal, la poste ferme un autre service, les boîtes postales aux particuliers et à certaines petites et moyennes entreprises, à partir du 1er janvier 2009 ! Lorsque j'avais soulevé le problème au mois de février 2008, le maire a répondu qu'il n'était pas au courant. Ah, je vous jure !
Pour que l'Etat ne perde pas la face, et en l'occurence Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, qui avait annoncé un peu rapidement des actes de terrorisme ultra-gauchistes (aux dernières nouvelles, elle orienterait ses recherches plutôt vers un groupuscule de Verts allemands), et Rachida Dati, ministre de la justice, qui veut un règlement exemplaire de cette affaire, un jeune épicier de la France profonde et sa compagne passeront Noël en prison ! Et pendant ce temps, la pagaille des TGV continue, et notamment le 23 décembre sur la ligne du TGV-Est ! Trois TGV à l'arrêt pendant plus de 3 heures dans les gares de Nancy, Dieulouard et Pagny-sur-Moselle, mais aussi une dizaine de TER et des trains de l'axe Nord-Sud (Marseille, Cannes, Nice, Port-Bou). Ce n'est que le soir vers 23h30 que les TGV ont pu reprendre leur parcours...au prix de détournements d'itinéraires et avec trois à cinq heures de retard. En gare de Nancy un panneau s'affichait : "La SNCF vous souhaite de joyeuses fêtes !"
Nicolas Sarkozy est un homme de coup médiatique et il vient d’en tenter un nouveau concernant ArcelorMittal à Florange. Conscient que la sidérurgie lorraine restera le symbole de l’échec de sa politique industrielle, il a annoncé sur France Inter « 17 millions d’investissements pour Florange ».
Or cet argent correspond à des sommes déjà prévues, et sur des parties non menacées du site ! Seuls 2 millions concernent réellement les hauts fourneaux. Et il ne s’agit pas d’investissement mais de maintenance !
Qui plus est déjà promis depuis des mois : ce sont les salariés qui ont obtenu en octobre du Préfet qu’il conditionne les accords de chômage partiel à un budget d’entretien des installations.
Quant aux 15 millions de « nouveaux investissements », ils concernent :
- la cokerie pour 7 millions : mais cela n’alimente pas forcément les hauts fourneaux de Florange. La cokerie tourne encore actuellement alors que les hauts fourneaux sont à l’arrêt.
- 8 millions pour de nouveaux travaux : c’est sur la filière froide, c’est à dire là encore une entité séparée des hauts fourneaux, qui est d’ailleurs alimentée actuellement par de l’acier venu de Dunkerque. Et ces sommes étaient également prévues depuis plusieurs mois pour le projet Usibor.
Quant au redémarrage annoncé au second semestre, cela n’a aucune valeur d’engagement, car ce sera après les élections présidentielles, et Nicolas Sarkozy ne peut garantir la décision de Mittal à ce moment-là.
Rappelons que Mittal a fermé les hauts fourneaux de Liège 48h après avoir pris un engagement écrit de recruter et d’investir sur ce site.
Nicolas Sarkozy est comme un garagiste qui vous changerait votre pot d’échappement lorsque votre boîte de vitesses est cassée ! Il restera en Lorraine le candidat des promesses non tenues et des engagements qui ne valent que le temps d'une campagne électorale.
Aurélie Filippetti et Michel Liebgott, députés de Moselle,
Jean-Marc Todeschini, sénateur de Moselle, Gisèle Printz, sénatrice de Moselle
Gel du point d’indice, Suppression de 25 postes et règlement intérieur: inacceptable ! ça suffit !
Le gouvernement a confirmé que pour la deuxième année consécutive, la valeur du point d’indice des fonctionnaires sera gelé en 2012. Ainsi, les 5,2 millions de salariés des trois fonctions publiques - Etat, hospitalière, territoriale - n’enregistreront donc pas d’augmentation de salaire en 2012. Pour le gouvernement, c’est clair, c’est le gel du point d’indice pour 2011, 2012, 2013 ! Et d’invoquer la situation économique, les déficits publics, le pacte de compétitivité... Le problème est que le discours ne date pas d’hier. De 2000 à aujourd’hui, l’évolution des prix a augmenté de 19,47% , le point d’indice de 9,05% ! Face à la montée du mécontentement, le gouvernement est obligé d’aménager les dispositions en faveur des plus riches . C’est enfin l’abandon de l’ignominieuse loi TEPA (et notamment du cadeau fiscal lié au bouclier fiscal en moyenne de 35 814 euros par bénéficiaire) et même la promesse du versement d’une prime de 1000 euros aux salariés des entreprises qui versent des dividendes...
Dans nos préoccupations journalières à l'hôpital de Sélestat, notre direction nous propose la cinquième mouture du règlement intérieur et les comités techniques d'établissement défilent. La CGT ne lâchera rien, nos représentants disent non à cette mascarade.
La CGT ne baisse pas sa garde. Alors, Monsieur le Directeur, bas les masques et finalisez votre règlement intérieur ! Les moutons ne sont pas prêts pour la tonte! Aux agents du centre hospitalier, nous donnons rendez vous pour un rassemblement!
Jeudi 16 février à 14 heures devant le bâtiment administratif
" Six Etats décident d'affamer 13 millions d'Européens sous des prétextes juridiques mesquins. Aucun Etat ne peut être européen à mi-temps. Pour aider les banques, on débloque les budgets, par contre pour aider les gens, cette même solidarité s'évapore !", s'offusque Marc Tarabella, Eurodéputé et chef de délégation PS.
Nous demandions une mesure transitoire, suite à la décision désastreuse de la Cour de Justice Européenne de retirer 400 millions d'Euros de l'aide européenne aux citoyens fragilisés. L'objectif était de donner le temps à l'Europe et aux Etats de trouver le moyen le plus approprié de réaffecter ces fonds, sans pousser des millions d'européens vers la révolution du ventre.
" 43 millions d’Européens sont concernés par la pauvreté alimentaire dont 13 millions bénéficient de cette aide européenne. 80 millions de personnes sur notre continent vivent sous le seuil de pauvreté. Des chiffres dont il serait indécent de faire abstraction."
"Depuis des mois, nous réclamons la création ou glissement vers un budget européen spécifique, afin d'aider les citoyens les plus fragilisés. En effet, on ne peut accepter que ces 400 millions d'aide soient affectés ailleurs qu'à l'aide d'Européens en profonde détresse alimentaire"
"Aucun européen ne se reconnaitrait dans une Europe qui laisserait des millions de concitoyens crever de faim sous des prétextes fallacieux et égoïstes! Ce qui se joue ici, ce n'est pas moins que l'avenir du prochain modèle social voulu par l'Union européenne." conclut Marc Tarabella.
Quelques minutes à peine après le lancement des débats jeudi, le maire de Metz, Dominique Gros, a demandé une suspension de séance… ainsi que l’intervention de la police municipale pour exclure la conseillère d’opposition Christine Singer.
Tout est allé très vite. D’entrée, Dominique Gros a annoncé que l’ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, démissionnait de son poste de conseillère municipale. Très affectée par sa défaite aux législatives en juin 2017, l’ancienne députée PS avait pris beaucoup de distance depuis avec la vie politique messine.
C’est d’ailleurs sur ce point que Christine Singer est intervenue à plusieurs reprises en ce début de séance. Selon elle, Aurélie Filippetti aurait dû perdre son poste de conseillère dès le mois de mars après ses nombreuses absences non excusées. « A-t-elle oui ou non continué à toucher son indemnité d’élue depuis ? Si oui, c’est de l’enrichissement sans cause et vous êtes donc, Monsieur le maire, en faute. Ce qui est grave. »
Après avoir rappelé Christine Singer à l’ordre à trois reprises, Dominique Gros, qui n’a pas répondu aux questions de son opposante, a décidé de suspendre la séance… et d’appeler la police municipale pour exclure l’élue de la séance. Après une interruption de séance d’une bonne quinzaine de minutes, des négociations entre Jérémy Aldrin (le président du groupe dans lequel siège Christine Singer) et la majorité, le calme est finalement revenu. Et l’élue a pu regagner sa place au sein de l’assemblée. (selon "Le Quotidien du Luxembourg")
On estime à 450.000 le nombre d’afromexicains dans le pays, mais le chiffre réel est inconnu, car les autorités n’ont pas effectué un décompte précis.
Lors de la guerre d’indépendance du Mexique dont les célébrations des 200 ans débutent cette semaine, des milliers d’Afromexicains ont combattu dans l’armée rebelle. Deux des héros les plus illustres du mouvement, José María Morelos et Vicente Guerrero avaient une ascendance noire.
Mais ces faits n’ont pas été reconnus. Et deux siècles plus tard, les communautés afrodescendantes vivent isolées et dans des conditions d’extrême pauvreté.
La majorité des habitants du pays ne sait pas qu’il y a des Noirs Mexicains et même les autorités ne connaissent pas totalement ce secteur de la population, affirme Ricardo Bucio, président de Conseil National pour la Prévention de la Discrimination (CONAPRED), un organisme gouvernemental.
"Il n’y a pas de statistiques fiables émanant du gouvernement, ni de politique publique spécifique en leur faveur. L’information empirique que nous avons, c’est qu’ils sont dans une situation désavantageuse", indique-t-il dans un entretien avec BBC Mundo.
Les études de l’Université Nationale Autonome Mexico (UNAM) estiment à environ 450.000 personnes la population des afromexicains, et selon la Chambre des députés, la moitié environ se trouve dans une situation de forte marginalisation.
La population afromexicaine provient des esclaves emmenés en Nouvelle-Espagne dès 1580, pour remplacer les quelques 10 millions d’indigènes morts suite à une série d’épidémies inconnues sur ce territoire.
Certains historiens évaluent à environ 250.000 le nombre d’esclave arrivés dans le pays.
Les africains se mélangèrent aux peuples autochtones, ce qui fit apparaitre les afrométisses (afromestizos) qui constituèrent une nouvelle classe sociale qui vivait en liberté, mais dans des conditions difficiles.
Il y avait cependant encore des milliers d’esclaves, surtout dans les exploitations agricoles du centre et du sud-est du Mexique.
En Décembre 1810, Miguel Hidalgo abolissait l’esclavage dans la ville de Guadalajara, à l’ouest, où l’on trouvait l’un des rares marchés d’êtres humains opérant au Mexique.
De nombreux afromestizos rejoignirent l’armée d’Hidalgo, particulièrement dans le sud du pays.
Mais il y eut également des esclaves dans les forces adversaires, car les propriétaires des haciendas les obligèrent à rejoindre l’armée du Vice Roi espagnol, explique à BBC Mundo le chercheur Faustino Aquino, de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire.
Leur participation à la conquête de l’indépendance a été oublié. "Le patrimoine noir est resté occulté, il a presque disparu", indique Aquino.
Aujourd’hui, deux siècles plus tard, les afromexicains se tiennent habituellement à part.
Leurs manifestations culturelles sont un mélange de traditions indigènes avec des caractéristiques venant d’Afrique.
Les choses ont toujours été ainsi, indique à BBC la chercheuse Alejandra Luz Cardenas, de l’Université Autonome de Guerrero.
"L’Inquisition disait que leurs vêtements étaient condamnables, et certaines femmes furent accusées d’avoir participé aux pratiques de sorcellerie uniquement pour accomplir leurs rituels".
Aucun ne fut condamné à mort, pour une raison perverse : "Les esclaves coûtaient autant qu’une maison, et personne ne voulait perdre tant d’argent", indique Cardenas.
Beaucoup d’esclaves s’échappèrent des plantations pour se réfugier dans les zones montagneuses, où ils fondèrent des communautés qui existent encore, comme à Guerrero et Oaxaca, au sud du pays.
Et comme à l’époque, leurs conditions de vie sont souvent difficiles.
Près de deux siècles après l’abolition de l’esclavage, les communautés d’afromestizos sont virtuellement invisibles.
Par exemple, les recensements de population n’incluent pas de questions visant à mesurer la population noire, ce qui a pour conséquence l’inexistence de statistiques fiables et ce qui entraine à son tour une négligence de la part des autorités, préviennent les organisations de la société civile.
"Les programmes gouvernementaux confinent les communautés noires, car ils semblent avoir été conçues pour une autre population", affirme Israël Reyes, coordinateur de l’association África AC.
En plus, selon le président du CONAPRED, les descendants des Africains sont une minorité qui n’a pas l’habitude de s’organiser pour faire les démarches pour l’obtention de services, ce qui les met dans une situation désavantageuse par rapport aux autres groupes ethniques comme les autochtones.
Dans de nombreuses communautés et selon certaines informations, ils vivent dans des logements sans plancher solide, sans drainage ou entassés. Mais en la réalité, il n y a aucune donnée spécifique.
Alors que l’on célèbre 200 ans d’indépendance du Mexique, les communautés d’afrodescendants ont peu de choses à fêter, ou alors elles le font à leur manière.
À Melchor Muzquiz, Coahuila, au nord du pays, il y a un peuple d’afromexicains qui préfère célébrer le 19 Juin plutôt que l’anniversaire du bicentenaire.
Cette date leur semble plus importante toute la célébration de l’indépendance : un 19 Juin il ya 200 ans, les Noirs Moscongos, comme le nom que porte cette communauté, ont cessé d’être des esclaves et devinrent légalement des citoyens de ce pays.
Inauguration des travaux pour la piste Elzach - Yach
En ce dimanche, 2 juillet, les élus de Elzach et de Yach, avec à leur tête les maires des deux localités, Roland Tibi et Josef Wernet, et le député Alexander Schoch (die Grüne) ont donné les premiers coups de pelle des travaux. De nombreux habitants, venus à vélo, y ont participé.
"La piste cyclable est un facteur de développement important et indispensable pour notre secteur. Malgré quelques difficultés, la piste va devenir une réalité." a déclaré Roland Tibi; il a remercié aussi les collectivités qui ont participé au financement. La piste permettra d'arriver directement à la gare de chemin de fer de Elzach. Le député a ensuite rappelé l'importance des pistes en zones rurales, notamment pour les écoliers et la préservation des écoles élémentaires.
Pour Yach - Elzach, la piste a été évoquée pour la première fois en 2011. Et encore, nos voisins badois parlent de retards dûs à la modification d'intersections. On a aussi préféré l'achat de terrains à l'amiable plutôt que l'expropriation.
Quant au coût, il se monte à 900.000 €, dont 50% pris en charge par l'Etat. Dans le Bade-Würtemberg, il existe un plan global de pistes cyclables, et le programme financier de ce projet existe depuis 2014. Elzach-Yach est un des trois projets mis en oeuvre dans le district d'Emmendingen.
Le député Schoch a annoncé que l'ensemble de pistes de l'Oberprechtal est un projet qui sera réalisé très rapidement. Elus du Val de Villé, de la comcom, prenez de la graine.
Le Syndicat de la Médecine Générale (1) s’inscrit dans le mouvement social contre la loi Woerth-Sarkozy de réforme des retraites.Il appelle ses sympathisants et adhérents à manifester dans toute la France
Samedi, 6 novembre 2010
Il rappelle les raisons de son opposition à la réforme programmée par le gouvernement. Ce projet voté par l’Assemblée nationale porte en lui uneaggravation de la violence sociale et économique contre l’individu, une barbarie quotidienne qui ne dit pas son nom : celle de l’aliénation de l’individu au travail par l’usure prématurée de son corps et de son psychisme se manifestant entre autres par les maladies dites « professionnelles » et les accidents de travail, dont le nombre explose depuis 20 ans.
Ce projet est une régression sociale, car il reporte les âges légaux de départ à la retraite et de retraite à taux plein, renvoie les individus à une autonomie illusoire, à leur propre culpabilité vis-à-vis de leur santé. Ce projet nie les déterminants collectifs de santé et, notamment, l’organisation du travail aujourd’hui en France comme cause de nombreuses atteintes à la santé : suicides, dépressions, cancers, troubles musculo-squelettiques, maladies cardio-vasculaires.
En outre dans son titre V, entièrement consacré à la retraite parcapitalisation, la loi démantèle le système solidaire de financement des retraites par répartition. L’exemple de la gabegie des fonds de pension américains soumis au marché a prouvé la violence, l’injustice et l’inefficacité de ce système, sobrement nommé en France, d’épargne individuelle.
Dans notre champ professionnel, la loi instrumentalise la médecine et ses praticiens. Dans le texte actuel, ce n’est pas la pénibilité du métier qui donne droit à la retraite à 60 ans, c’est l’infirmité du salarié (2).
La pénibilité au travail n’est plus une question sociale et collective devant être traitée à sa source (organisation et conditions de travail) et produire des réponses collectives par l’ensemble des acteurs sociaux, mais devient une incapacité individuelle au travail qui doit être prouvée par le travailleur puisqu’une expertise médicale devient obligatoire. Il faut que le corps soit fortement marqué pour pouvoir bénéficier de sa retraite.
Ce projet de loi cynique est un déni de la réalité. Il altérera la santé de nos patients, il aggravera la précarité et le chômage, les inégalités sociales, les inégalités hommes-femmes, les inégalités de santé, d’espérance de vie et de handicap. C’est pourquoi le SMG demande, avec les autres organisations syndicales, son retrait pur et simple.
En ce premier dimanche de "vuvuzella à Villé" nous ne pouvons pas ne pas évoquer les pim-pon des automobilistes qui veulent traverser Villé le mercredi matin, et qui trouvent la route bloquée par les stands des marchands ambulants. Une mesure prise unilatéralement par la municipalité de Villé, sans concertation de toutes les parties concernées, notamment pas celle des commerçants sédentaires ou des riverains des rues plus ou moins voisines envahies par le trafic. Et c'est ainsi que Monsieur le Maire promit lors de l'A.G. des commerçants, très remontés, de revoir la question pour le 15 juin, prétextant qu'il ne s'agissait que d'un essai. Cette fois, parole fut tenue, du moins en ce qui concerne la tenue d'une assemblée générale de toutes les parties concernées. Et c'est ainsi que se retrouvèrent dans cette consultation très démocratique une trentaine de marchands ambulants (mais qui ne représentaient en fait qu'une petite dizaine des nombreux stands du marché), uniquement le bureau des commerçants, et surtout aucun riverain (qui, paraît-il, s'étaient montrés trop virulents par le passé). On avait bien "ciblé" les convocations du côté de la mairie. La cause fut donc entendue : on cloua le bec aux quelques récalcitrants présents malgré tout, et à la grande majorité on décida de laisser la route fermée les mercredis pendant tout l'été, en s'asseyant allègrement sur le côté insécuritaire de la décision. Un bon exemple de démocratie appliquée à montrer à tous nos enfants dans les cours d'instruction civique ! Sonnez, trompettes, sonnez !
Le fervent soutien de l'ambassadeur français à Orban
En plein débat sur la crise migratoire, Mediapart fait des révélations à propos d'un diplomate français. Selon le site d’information, l'ambassadeur de France en Hongrie, Eric Fournier, est l’auteur d'une note très dérangeante adressée au Quai d'Orsay et à l'Élysée dans laquelle il tresse des lauriers au Premier ministre Viktor Orban. Dans cette note, il se réjouit notamment du mur construit par la Hongrie pour repousser les migrants et accuse les musulmans d'être antisémites.
La Hongrie, pour Eric Fournier, est un pays idéal. Le populisme de Viktor Orban est un mythe inventé par les médias, écrit l'ambassadeur français. Aucun autre gouvernement européen ne peut se prévaloir d'une triple victoire aux élections. La Hongrie d'Orban, poursuit le diplomate, est un peu le Real Madrid du monde politique moderne.
En matière migratoire, c'est un modèle, selon Eric Fournier. Un modèle qui a su anticiper les problèmes posés par les mouvements migratoires illégaux. En clair, le représentant de la France à Budapest se félicite que les Hongrois aient construit un mur à leur frontière pour bloquer le passage des demandeurs d'asile (à la mode mexicaine de Trump?).
Mais le télégramme va plus loin. Il devient nauséabond à propos de l'antisémitisme. Si la presse accuse en permanence la Hongrie d'être antisémite, estime Eric Fournier, c'est pour détourner l'attention du véritable antisémitisme moderne, qui est le fait « des musulmans de France et d'Allemagne », selon lui.
Interrogé sur cette note en marge du sommet de Bruxelles, Emmanuel Macron déclare qu'elle ne correspond en rien à la position française. Ah bon ? L'ambassadeur n'est plus la "voix de son maître" ? A la sortie du "sommet", la voix du maître semblait "floue", même l'italien Conte le trouvait fatigué. Alors le chien ? aurait-il interprété plus ou moins bien le message de Manu ?
Abidjan. Une opération de déguerpissement des constructions anarchiques et du curage du caniveau principal au niveau de la Rue Ministre (Riviera Palmeraie) a démarré ce samedi suite aux instructions du Gouvernement.
Les inondations ont passé en Afrique, notamment à Abidjan, où l'une des rues les plus touchées est la "rue ministre" (évidemment pas la "rue des ministres"). Certains habitants avaient déjà été arnaqués à l'achat de leur maison : les raccordements sanitaires, bien que payés, n'ont pas été réalisés, et la construction s'était faite directement sur le caniveau. On imagine le résultat lors de ces fortes pluies.
Et voilà comment sont secourus ces victimes : elles reçoivent une légère obole de 1500 € environ et sont priées de déguerpir. Leur maison sera rasée. Pour les autorités ivoiriennes le problème est réglé.
Ah j'oubliais : officiellement, les inondations ont fait 20 morts ! Les familles ont touché aussi 1500 € par décès pour frais d'obsèques. L'Etat ivoirien, avec à sa tête un certain Ouattara, a débloqué ces sommes sur une banque suisse où le président possède des comptes personnels. Un généreux donateur qui n'oubliera pas de rappeler son effort personnel lors des élections de 2020.
Depuis le 1er Juillet 2018, les poids lourds doivent payer un droit de péage non seulement sur les autoroutes allemandes, mais aussi sur la totalité des routes nationales. L’Allemagne devient chère…
Voilà une décision que le monde politique aime bien placer en pleine période de vacances et de Coupe du Monde : le 1er Juillet 2018, le réseau routier payant en Allemagne a été élargi de 39000 km, à savoir la totalité du réseau des routes nationales, en plus des autoroutes. Ainsi, les transporteurs qui laissaient rouler leurs camions sur les routes secondaires allemandes se voient privés de la dernière possibilité de traverser l’Allemagne sans passer par la caisse. Pour l’Allemagne, il s’agit d’une excellente source de revenus.
A l’occasion de l’introduction du droit de péage pour les camions de plus de 7,5 tonnes en 2005, certaines grandes routes nationales faisaient partie des tronçons payants. 2300 km de routes nationales étaient déjà concernées par ce droit de péage (Maut), mais désormais, ce sont les 39000 km du réseau des routes nationales qui sont payants. Le gouvernement allemand table sur des recettes d’environ 7,2 milliards d’euros, un plus de 2,5 milliards.
Le marché du transport, déjà hautement concurrentiel, doit désormais composer avec cette nouvelle donne qui risque d’avoir des répercussions sur les calculs de tous les transporteurs qui desservent l’axe nord-sud européen. Le droit de péage, lui, est assez compliqué. L’état tient compte de la classe de pollution du véhicule (A à F) ainsi que du nombre d’axes du véhicule. Le droit de péage se situe entre 8,1 cent/km et 21,8 cent/km et les transporteurs doivent doter leurs chauffeurs d’une série de nouveaux documents, car ce sont les chauffeurs qui doivent être en mesure de justifier à tout moment de s’être acquittés de la bonne somme.
Avec de tels droits de péage, il est évident que le prix du transport à travers l’Allemagne augmentera, puisque logiquement, les transporteurs passeront ce surcoût à leurs clients. Si on comprend aisément que l’Allemagne cherche à financer la rénovation urgente de son réseau routier par le biais d’un tel droit de péage, la situation est particulièrement ennuyeuse pour toutes les régions frontalières de l’Allemagne où les échanges économiques avec les pays limitrophes risquent de s’en trouver alourdis. Pourtant, au début de la discussion, plusieurs ministres-présidents de Länder frontaliers avaient demandé une dérogation dans les régions frontalières, il n’y en aura pas.
A terme, les usagers du réseau routier sur l’axe nord-sud européen choisiront leur itinéraire selon le paramètre du coût – et il y aura davantage de circulation sur le réseau français, si les tarifs devaient se situer en-dessous des tarifs allemands. En tout cas, ce sera un groupe français qui régulera ce flux de la circulation. Outre le GCO à hauteur de Strasbourg, le groupe Vinci s’est également assuré d’un goulot d’étranglement sur l’autoroute allemande A5 entre Malsch et Offenburg. Et qu’importe l’itinéraire choisi par les transporteurs entre les pays scandinaves, baltes et de l’Europe Centrale et les pays du sud de l’Europe : tout le monde paiera chez Vinci. C’est aussi ça, l’Europe… (selon "Euro.journalist")
La fête de l'agriculture de montagne du 27 septembre à Steige devait obtenir une subvention de 2848,50 € de la comcom du Val de Villé, sous réserve qu'elle annulle les promenades en quad pour les enfants, engin très polluant, responsable entre autres du réchauffement planétaire ou même ... des trous dans la couche d'ozone ? Le quad est pourtant le moyen moderne de nombreux agriculteurs, éleveurs et bûcherons pour un déplacement rapide à travers champs ou forêts. Et si le maire de Steige n'en voulait pas, un arrêté municipal aurait certainement suffi. Ne s'agissait-il pas en réalité pour tous ces élus de faire allégeance au nouveau président de la comcom, futur candidat ? (aux Régionales et/ou aux Cantonales) et tout nouvel adhérent à Europe-Ecologie-Alsace, après avoir été très longtemps un disciple de Corine Lepage, ancienne ministre de Alain Juppé (candidate pour laquelle il a signé à plusieurs reprises aux présidentielles et qui vient d'atterrir au Modem) ! Après l'ère des "UMP sans étiquette" verrons-nous dans le Val de Villé naître une nouvelle espèce, celle des "UMP variables" ? Ne faudrait-il pas apprendre aux hommes politiques de la vallée à rouler en quad pour leur apporter un tant soit peu de stabilité ?
Alors que la communauté internationale a les yeux braqués depuis plusieurs mois sur la situation chaotique au Venezuela, et sur les heurts qui ont secoué le pays en faisant des dizaines de victimes, un autre pays d’Amérique latine vit actuellement une période troublée sous fond de répression violente, il s’agit du Nicaragua.
De nombreux épisodes violents durant lesquels les opposants au régime de Daniel Ortega ont été réprimés par les forces de l’ordre ont secoué ce petit pays d’Amérique centrale sous fond de crise socio-politique.
Nouveaux actes de violence au Nicaragua, alors que les derniers chiffres du Centro Nicaragüense de Derechos Humanos (Cenidh) font mention de 157 morts depuis que des manifestations anti-gouvernement ont éclaté en avril en raison de réformes de la Sécurité Sociale ( baisse de 5 % des pensions de retraite associée à une hausse des cotisations). Voilà qui rappelle la hausse de la CSG décidée par Macron et qui peut expliquer l'absence d'information dans nos medias ! Partout où les mesures d'austérité passent, le peuple gronde.
La crise la plus sanglante depuis 1980, les pays voisins menant la même politique très inquiets.
Le Nicaragua vit la crise sociopolitique la plus sanglante jamais enregistrée depuis les années 1980, comme dans les cas précédents, la majorité des morts au Nicaragua ont été victimes de coups de feu précis à la tête, un témoignage d’une réelle volonté de tuer.
Les manifestations contre Ortega et sa femme, la vice-présidente Rosario Murillo, ont commencé le 18 avril, depuis s’en est suivi une demande de démission contre le couple de dirigeants après onze ans de pouvoir sous fond d’accusations d’abus et de corruption.
Devant la gravité des faits, le gouvernement chilien a réitéré sa profonde « préoccupation » face aux « actes de violence » qui ont lieu au Nicaragua et qui ont fait, outre les victimes mortelles, plus d’un millier de blessés.
« Le Chili espère que le gouvernement nicaraguayen se conformera aux 15 recommandations formulées par le rapporteur de la Commission interaméricaine des droits de l’homme lors de sa récente visite dans ce pays », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le Mexique a de nouveau lancé un appel au calme le 12 juin par l’intermédiaire du Ministère des Affaires étrangères, le gouvernement mexicain s’est déclaré préoccupé par la persistance de la violence dans ce pays et a réitéré son appel à la cessation immédiate de tout acte de violence, d’intimidation ou de menace.
En même temps, il a exhorté le gouvernement de Daniel Ortega, président du Nicaragua, et tous les secteurs de la société du Nicaragua à reprendre d’urgence le dialogue national avec la participation de la Conférence épiscopale du Nicaragua, et à mettre en œuvre les recommandations de la Commission Commission interaméricaine des droits de l’homme, émises le 15 mai de cette année.
Le président du Costa Rica a de son côté jugé indispensable que le gouvernement d’Ortega respecte les droits de l’Homme pour surmonter la profonde crise que traverse son voisin nicaraguayen.
Et pourtant la violence continue !
Outre la grève générale dans le pays, la violence s’est encore invitée dans plusieurs villes du Nicaragua (avec de nouvelles victimes à déplorer) avant la reprise du dialogue national qui vise à mettre fin à cette période sous haute tension.
Cet appel à une grève de 24h a été lancé par l’Alliance civique pour la Justice et la Démocratie, qui réunit des hommes d’affaires, des membres de la société civile, des étudiants et des paysans pour exiger la fin de la répression gouvernementale. La grève nationale a commencé à minuit avec une « cacerolada » qui a été perçue dans de nombreux quartiers de la capitale.
Le but de la grève était de faire pression sur le président Ortega pour mettre fin aux émeutes et permettre une sortie de crise de façon pacifique.
Un gouvernement soi-disant populaire
Les tirs de la police, les bombes de mortier et les sirènes qui retentissent sont monnaie courante dans les rues du Nicaragua depuis avril. Les groupes anti-émeutes sont ceux qui essaient d’éviter les manifestations, avec une forme similaire à celle des forces paramilitaires bolivariennes de Nicolás Maduro au Venezuela.
Le gouvernement sandiniste estime, à l’instar de son homologue vénézuélien, que cette agitation vise uniquement à destituer le mariage présidentiel au pouvoir, en invoquant un complot nord-américain toujours enclin à « s’en prendre aux gouvernements populaires ». Si populaire que ça ? (Aline Timbert - Actu Latino)
Nos élus cantonaux s'étaient félicités du maintien du RASED (réseau d'aide aux enfants en difficulté) de Villé, alors qu'un certain nombre de ces structures est voué, au plan national, à la disparition. Mais on vient d'apprendre que si le RASED est maintenu, aucun enseignant ne sera nommé sur le poste "geléen attendant un futur redéploiement des réseaux". Farce de mauvais goût du nouveau ministre de l'Education Nationale, vocabulaire de la langue de bois, fausses promesses pour tromper son monde, les enfants les plus démunis de la vallée vont en faire les frais !
Aujourdhui les médias informent largement sur les manifestations étudiantes et scolaires en Grèce, qui auraient dégénéré après la mort d'un étudiant. Pourtant les revendications de ces jeunes sont plus profondes dans un des pays de l'Europe les plus touchés par le chômage. "Pas de F-16, des écoles et des profs !" disent leurs banderoles dans ce pays que la France vient de pourvoir en avions de combat. Les revendications sont claires, et d'ailleurs elles vont être suivies dès ce jour par une grève générale dans tout le pays ! Seul moyen qui reste au gouvernement grec, c'est discréditer les manifestants en les opposant aux forces de l'ordre, histoire de dénoncer le désordre causé par ces jeunes. Nos dirigeants respectifs, qui appliquent tous la même politique libérale qui amène à réfléchir au cours de la bourse en se désintéressant des citoyens, voient apparaître dans de nombreux pays les mêmes mouvements de revendication :
L'Allemagne a vu des mouvements des étudiants, des parents d'élèves, des enseignants ce printemps et cet automne.
L'Italie a vu un octobre chaud que la presse de Berlusconi a occulté ! Les jeunes dénonçaient le manque de moyens dans les écoles !
La Hollande s'est enflammée à la mi-novembre, pour les mêmes raisons !
La France voit régulièrement des grèves et des manifestations contre les suppressions de postes (3000 RASED doivent disparaître), et encore aujoudhui à Colmar, ville réputée "tranquille" dans une Alsace peu tentée en général pour les mouvements de rues, 500 manifestants étudiants, enseignants, personnels administratifs et de direction ont battu le pavé pour défendre l'I.U.T. (Institut Universitaire de Technologie).
Partout la même politique libérale qui amène par des temps de crise économique et sociale les Etats à tout donner à ceux qui, ayant voulu toutes les libertés de gestion et de bénéfice, leur demandent aujourdhui à pallier à leurs propres défaillances, quitte à laisser au bord du chemin toute la jeunesse d'un continent. Mais malgré tous ces mouvements, rien n'interpelle nos dirigeants ! Aujourdhui, l'Europe n'est pas malade d'une absence de constitution, ou de ses limites géographiques, ethniques ou religieuses, mais bien de la désespérance de cette jeunesse qu'on ne sait aider à construire son avenir. Et la situation est si tendue qu'elle peut dégénérer n'importe où et à n'importe quel moment ! A l'avenir, la Grèce ne restera peut-être pas le seul cas de dérapage.
Dans la nuit de Halloween, un feu s'est déclaré dans le tunnel de la "Schützenallee" à Fribourg ! C'était le thème d'un exercice de manoeuvre, dans un tunnel qui, comme celui de Sainte-Marie-aux-Mines possède une galerie de sécurité. La conclusion des experts est édifiante : la galerie d'évacuation pourrait devenir un piège mortel pour les automobilistes tentant de s'échapper... Les raisons : le ballet des engins de pompiers, des voitures de secours, etc... crée dans certaines conditions un circuit pour les gaz nocifs. D'autre part, le feu dû à l'accident dans la galerie de circulation mettrait les gaz à une telle pression qu'aune porte de SAS ne résisterait. L'ouverture brutale de ces SAS provoquerait un souffle tel qu'aucun être humain n'en réchapperait. Les responsables du tunnel, qui ne s'attendaient pas à de telles conclusions, vont se réunir ce lundi pour étudier les mesures à prendre. Toutes les conclusions n'ont d'ailleurs pas encore été tirées, mais il semblerait que dans certaines conditions météorologiques, les gaz nocifs pourraient être refoulés dans le tunnel. L'expert Christian BRAUNER, qui a étudié de nombreux feux de tunnel en Suisse, est catégorique : "Si un tel accident se passe à un moment de fort trafic, on aurait droit à une catastrophe. La vague de fumée avancerait de 12 m/secondes, et il faut 5 respirations à un homme pour être intoxiqué gravement. Selon lui, les mesures les plus élémentaires ont été négligées. Il serait nécessaire de trouver une solution, qui pourrait consister à isoler par des parois glissantes automatiques le lieu de l'accident." Il faut rappeler aussi que lors d'un incendie réel d'une voiture, il y a environ 6 mois, une équipe d'intervention avait été fortement incommodée et mise en danger par une muraille de fumée venant vers elle. A Fribourg, le Schützenalleetunnel (900 mètres), aménagé seulement il y a 6 ans, et le Kapplertunnel qui le rejoint (1200 m) voient passer un trafic de 34.000 véhicules/jour. Et qu'en est-il de ces retours de gaz et de fumées dans le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines ? La galerie parallèle est-elle vraiment le nec plus ultra en matière de sécurité ?
L'affaire en diffamation vient d'être jugée en première instance. L'auteur des tracts a été relaxé. Il y aurait donc des périodes non électorales où la diffamation est un délit, et des périodes électorales où la diffamation serait vertu et liberté d'expression. Curieux code pénal à deux vitesses... J'ai décidé de faire appel du jugement, qui sera donc évoqué prochainement à la Cour d'Appel de Colmar.
Sifflé par les maires de France, le premier ministre François Fillon s'est fait mieux accueillir en Suisse, où utilisant sa plus belle langue de bois il a déclaré haut et fort :
"La Suisse n'est pas un paradis fiscal !"
Cette astucieuse "contre-lapalissade" qui a conclu la première visite officielle française depuis 17 ans, a réchauffé le coeur de nos voisins helvètes et a même, paraît-il, fait sourire le célèbre "demi-suisse" Johnny Halliday !
Le 10 octobre, un supermarché vendait l'article ci-contre à 2,32 € (voir l'article de mon blog de ce jour). Aujourd'hui il est vendu à 2,70 €. Il a augmenté de 0,38 € soit 17 % ! Quel salarié a 17 % d'augmentation sur sa paye ? même en travaillant plus ? Une seule catégorie y arrive, et sans augmenter son rythme de travail :
CELLE DES ACTIONNAIRES !
Et pour le mois de novembre, l'INSEE a publié une baisse des prix de -0,5 % !
La presse de ce jour révèle que la collaboration des conseils généraux 67 et 68, qui s'étaient même réunis en congrès à Sélestat, n'est pas exactement ce qu'elle devrait être et fait apparaître des "couacs". L'un d'eux part d'un conseiller général de la vallée de St-Amarin, François Tacquard et touche particulièrement le conseiller général du Val de Villé, René Haag, initiateur en son temps de la démarche "Hommes & Territoires" qui a débouché sur les contrats de territoire. Et voilà que François Tacquard, qui dirige une agence privée de consultants "DAT conseils", utilise cette dernière pour évaluer les actions publiques du département voisin, ce qui lui fait dire publiquement que "la territorialisation dans le Bas-Rhin ne marche pas bien" et que "le bilan des contrats de territoire de ce département est mitigé". Sans vouloir revenir sur le contenu des contrats de territoire (j'avais donné mon avis en son temps sur mon blog), et sans vouloir attiser une guéguerre entre deux conseillers généraux (de surcroît de la même mouvance des "sans étiquette") qui devraient s'entendre pour défendre solidairement des vallées de plus en plus sinistrées au niveau de l'emploi, je trouve quand même curieux le procédé qui consiste pour un élu d'une collectivité à évaluer en privé les travaux d'une autre collectivité, évaluation qui n'a certainement pas été commanditée. Mais Mr. François Tacquard est un homme qui évalue tout, c'est bien connu, lui qui, avait estimé dès 1999 (avant la fermeture du tunnel pour insécurité) que tous les poids lourds de la RN66 devaient être déviés vers la RN59 et qui se levait même les nuits pour compter les camions passant dans "son col" de Bussang !
La vallée de la Bruche a la particularité d'avoir le même député que le Val de Villé, et l'horizon économique y est aussi sombre que chez nous. Les responsables de la CFDT, en conférence de presse à Schirmeck, ont présenté un bilan édifiant. Les responsables syndicaux ont fait le point sur TRW Schirmeck, entreprise de fabrication de composants moteurs, notamment des soupapes. 21 jours chômés ont déjà eu lieu, tous les CDD et intérimaires ont été renvoyés, une équipe de travail a été supprimée. Outre toutes les crises subies par le passé, avec démantèlement de pans entiers de l'économie, cette vallée est touchée par la baisse de production dans le secteur automobile. Dans la basse vallée, Lohr-Industrie basée à Duppigheim, qui occupe 1100 salariés, a programmé deux semaines de chômage technique. Les syndicalistes ont alerté par un courrier tous les maires des cantons de Schirmeck et de Saales.
Le ferroutage, vérité des écologistes en Alsace (il y en a même qui souhaitent le rétablissement d'une voie ferrée dans le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines), n'est pas aussi bien vu dans le pays de Bade. Samedi après-midi, malgré les intempéries, 1500 manifestants ont défilé pour protester contre le doublement de la ligne ferroviaire "die Rheintalbahn". Les manifestants estiment que les plans doivent être revus pour éloigner l'aménagement des agglomérations. Les riverains redoutent en effet la nuisance dûe au bruit. Certaines communes, comme Lahr, exigent même la construction de tunnels là où l'éloignement est impossible. Les manifestants menacent de porter l'affaire devant le tribunal administratif des Länder à Leipzig. Ils regrettent aussi l'absence des élus.