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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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20 novembre 2023

L'armée ukrainienne repousse les Russes près du Dniepr

L'armée ukrainienne a affirmé dimanche avoir repoussé les Russes "de 3 à 8 km" en profondeur sur la rive du Dniepr occupée par l'armée de Moscou, première estimation chiffrée de l'avancée des troupes de Kiev dans cette zone après des mois de contre-offensive décevante.

dniepr"Les chiffres préliminaires varient de 3 à 8 km, en fonction des spécificités, de la géographie et de la topologie de la rive gauche", a indiqué une porte-parole de l'armée, Natalia Goumeniouk, à la télévision ukrainienne.

Si cette avancée se confirmait, ce serait la plus grosse poussée de l'armée ukrainienne face aux Russes depuis plusieurs mois.

Natalia Goumeniouk n'a toutefois pas indiqué si les forces ukrainiennes contrôlaient complètement cette zone de la région de Kherson (sud) ou si l'armée russe s'en était retirée face aux assauts des troupes de Kiev.

"L'ennemi poursuit ses tirs d'artillerie sur la rive droite", a-t-elle détaillé, estimant le nombre de soldats russes présents dans cette zone à "plusieurs dizaines de milliers".

"Nous avons beaucoup de travail à faire", a poursuivi la porte-parole de l'armée ukrainienne.

Lancée en juin dernier, la contre-offensive tant attendue par Kiev et ses alliés occidentaux a échoué, ne permettant à l'armée ukrainienne de reprendre qu'une poignée de villages dans le sud et l'est. (selon "RTS-info")

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18 novembre 2023

Réfugiés afghans en situation irrégulière au Pakistan

Depuis le mois d’octobre, plus de 165 000 immigrés afghans en situation irrégulière ont dû fuir l’Afghanistan alors que le pays est en proie à une crise politique, économique et sécuritaire de grande ampleur. Aujourd’hui, la population immigrée afghane en situation irrégulière représente environ 1,7 million de personnes au Pakistan, comme le rappelle Didier Chaudet, chercheur associé à l’Institut français d’Études sur l’Asie Centrale (IFEAC) : “on a entre 4 et 4,4 millions de réfugiés afghans, dont 1,7 million d’illégaux environ. Le Pakistan, comme l’Iran, a reçu énormément de réfugiés afghans depuis les crises successives en Afghanistan dans les années 1970 et 1980. Pour un certain nombre de réfugiés, le Pakistan est leur pays : ils y sont nés, mariés, ont eu des enfants et n’ont parfois jamais vu l’Afghanistan.”

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Une xénophobie grandissante dans la société pakistanaise

Pour beaucoup de personnes, ils font partie de la vie pakistanaise. Ils se sont intégrés, mais en même temps, ils appartiennent aux strates les plus pauvres de la société pakistanaise. Cela a notamment pour conséquences de favoriser un sentiment de xénophobie”, explique Didier Chaudet. Par ailleurs, les Afghans sont associés à la montée du TTP, le parti des Talibans Pakistanais qui attaquent la légitimité de l’État pakistanais, ainsi qu’à certains attentats terroristes qui auraient été commis par des Afghans. “Ce rejet de la présence afghane au Pakistan est donc aussi lié à une question sécuritaire”, ajoute le spécialiste de l’Afghanistan.

Le sort futur des réfugiés afghans

La situation économique et sécuritaire du Pakistan ne permettrait pas au régime de maintenir cette présence immigrée sur le territoire, selon Didier Chaudet. “Une bonne partie de ces résidents irréguliers seront renvoyés. Il n’y a pas vraiment d’autre solution, mais les choses peuvent être différentes si la communauté internationale aide le Pakistan à gérer ce flot de réfugiés”, précise-t-il. Enfin, les Talibans afghans ont une position ambivalente : malgré une certaine “haine” anti-pakistanaise, “ Ils ont besoin du Pakistan pour entrer dans la sphère économique chinoise ”, ajoute Didier Chaudet.(selon "RadioFrance")

31 octobre 2023

Raon-l’Etape – Les classiques de Disney en concert

Disney fête ses 100 ans en cette année 2023. L’Harmonie Municipale de Raon-l’Etape s’associe à la célébration d’un siècle de magie Disney, lors d’un concert événement qui sera donné le dimanche 12 novembre prochain, à 15h à la Halle aux Blés de Raon-l’Etape.

A cette occasion, plus de 40 musiciens seront réunis sur scène pour plonger le public dans les classiques de Disney, à travers ses mélodies de légende. « Musique et surprises seront au programme pour vous faire voyager tout au long de de concert. Nostalgique ou grand rêveur, entre amis ou en famille, le concert événement des 100 ans de The Walt Disney Company est un rendez-vous à ne pas manquer ! L’entrée est libre et sans réservation » souligne Louise Sire, présidente de l’Amicale de l’Harmonie Municipale de Raon-l’Etape. (selon "Saint-Dié info")

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20 octobre 2023

Manifestation péruvienne à Paris

Le 12 octobre, au Trocadéro, des membres de la CGT, de la CGT-Pérou et de France Amérique Latine, manifestaient contre les dérives autoritaires du gouvernement péruvien, responsable de l'assassinat de 80 militants.

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« Perú, escucha, París está contigo ! » (« Pérou, écoute, Paris est avec toi ! ») ! Pour leur manifestation en échos à celle de Lima, en ce 12 octobre, jour-anniversaire de la découverte des Amériques, jour fatal pour les peuples indigènes et symbole du début des massacres des autochtones, de la colonisation et de l'esclavage, des militants CGT, CGT-Pérou, l'association France Amérique Latine (FAL) et le Collectif de Péruviens en France, avaient choisi un lieu fort : le parvis des Droits de l'Homme, devant la Tour Eiffel. Juste avant de se faire déloger pour « interdiction de manifester dans un lieu privé ». Quelques mètres plus loin, la troupe s'est donc installée devant le monument aux morts de Paul Landowski, avec pancartes, drapeaux péruvien et andin, pour déployer leur indignation et leurs slogans… Avec ce cri de ralliement : « El pueblo unido jamás será vencido ! » (« Le peuple uni ne sera jamais vaincu ! »)

Vague de colère

Pour rappel, le Pérou traverse une crise politique majeure, qui vire à la crise économique, sociale et culturelle… 7 décembre dernier : à la suite d'un auto-coup d'état manqué, le président de gauche Pedro Castillo, le premier d'origine indigène, instituteur et syndicaliste, est destitué et remplacé par sa vice-présidente, Dina Boluarte. De quoi provoquer, dans le pays, une vague de colère – manifestations, marches sur Lima, blocages de la part des communautés paysannes et andines (Aymaras, Quechuas…) Autant de mouvements réprimés dans le sang, par la nouvelle dirigeante et le congrès, massivement rejeté par la population, vérolé par les mafias (narcotrafic, biens immobiliers…) et proche de groupuscules fascistes : au total, environ 80 militants assassinés depuis le début de la crise, selon la CGT-P. Le bureau des Droits de l'Homme de l'ONU se dit « très préoccupé par la montée de la violence au Pérou » et une enquête pour « génocide, homicide qualifié et blessures graves » a été ouverte, visant Dina Boluarte, par le parquet péruvien.

Le terreau des dictatures

Au départ, la présidente devait organiser des élections anticipées, réclamées par plus de 80% des Péruviens, avant de se rétracter, en juin. Prochaine échéance ? 2026. En attendant, la situation s'aggrave avec des attaques répétées contre le pouvoir judiciaire et des agressions de journalistes. « Le terreau des dictatures », lance une porte-parole du Collectif de Péruviens en France, lors de la manifestation parisienne. Un représentant de FAL évoque, lui, « un gouvernement autoritaire et d'extrême droite qui n'a plus rien de démocratique », 50 ans, rappelle-t-il, après les coups d'État au Chili et en Uruguay… Les pancartes et les paroles l'affirment : « dictadura, nunca más » (« dictature, jamais plus »), « la sangre derramada nunca será olvidada. » (« Le sang versé ne sera jamais oublié »), « Asamblea Constituyente ahora ! » (« Assemblée Constituante, maintenant ! »), avant l'émergence d'une chanson-phare du mouvement : « Esta democracia ya no es democracia. » (« Cette démocratie n'en est plus une. »). Mais la seule revendication absolue reste la démission de Dina Boluarte : « Dina, fuera ! » (« Dina, dehors ! »), « Dina, corrupta ! » (« Dina, corrompue ! »), « Dina asesina, el pueblo te repudia ! » (« Dina, assassine, le peuple te répudie ! ». La solution passera par l'unité et la solidarité internationale, tous ici l'affirment. Après deux heures, la manifestation se clôt sur ces mots : « Perú, te quiero, por eso te defiendo… Hasta la victoria ! » (« Pérou, je t'aime, c'est pour ça que je te défends… Jusqu'à la victoire ! »). Assurément, les camarades de Lima auront entendu les cris du cœur de leurs homologues parisiens. (selon "NVO")

13 octobre 2023

La chasse s'invite au conseil municipal de Villé

Tous les 9 ans le bail de la  chasse communale est renouvelé. Et c'est ainsi que ce point est apparu, comme dans de nombreuses communes d'Alsace-Moselle, à l'ordre du jour du conseil municipal de Villé (ci-dessous la délibération telle que rapportée dans la presse locale).

chasse5Il y a beaucoup de choses à redire :

- Dabord le montant de la location : 5.000 € alors qu'il était de 9.000 € il y a une vingtaine d'années, et de 5.500 € les  9 dernières  années ! Bravo à cette généreuse municipalité car, j'en suis sûr, elle va aussi diviser par deux les impôts locaux à payer par tous ses contribuables, ne voulant en rien favoriser les chasseurs.

- Le maire soulève la question du reversement du produit de la chasse aux propriétaires : 2 à 3 € par an aux personnes concernées ! Evidemment il n'est pas question d'encombrer la perception avec le virement de telles sommes !

- Il n'empêche que, selon le droit local d'Alsace-Moselle, il se pose la question de l'entretien des chemins ruraux et forestiers. La loi est claire : si la commune redistribue la recette de la chasse, il revient aux propriétaires l'obligation d'entretenir les chemins le long de leurs parcelles. Sinon, cette obligation revient à la commune ! Que va faire la municipalité de Villé qui n'a jamais reversé le produit de la chasse, mais qui de surcroît ne s'est jamais préoccupée de l'état des chemins ruraux ?

- Et,  bien sûr, dès à présent, la location de la chasse est à nouveau attribuée à l'ancienne société de chasseurs, dont le président n'est autre que l'un des adjoints au maire. Mais ça, c'est un pur hasard...

chasse2

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12 octobre 2023

Quand des élus parlent de "revitaliser" la vallée

Décidément, les élus de la vallée ont une curieuse conception des projets d'avenir, et je n'en cite que quelques-uns :

comcom- création d'un périscolaire à Villé : toutes les communes du Val de Villé en sont déjà équipés, sauf ... Villé.

- parc commmunal intergénérationnel : projet qui consiste à détruire le plus beau terrain de football de la vallée, empêchant ainsi toute relance d'un club sportif ! Et vive l'écologie !

- programmation "Leader" : encore une commission du style : "Si vous ne voulez pas réaliser un projet, enterrez-le dans une commission". Et avec la présence du tandem président + maire de Villé, l'efficacité est garantie !

Le tout, sous les yeux  bienveillants du président de la CEA, mais surtout représentant du canton Mutzig-Villé en compagnie de la très silencieuse maire de Steige ! Enfin ... ce cher président a quand même occupé trois gros points de l'ordre du jour... pour ne rien dire.

Et on oublie tout simplement l'essentiel : l'emploi ! et ceci malgré les promesses faites de relancer l'ancienne usine FTV et qui, malgré le changement de l'un ou l'autre actionnaire, reste toujours bien abandonnée.

FTV2Les locaux des FTV : toujours aussi vides !

8 octobre 2023

Miracle, un conseil municipal à Villé

CM_Vill_Il fut un temps où les réunions du conseil municipal étaient mensuelles avec un ordre du jour bien fourni. Qu'en reste-t-il de cette fréquence ? Rien, semble-t-il ! Il faut même s'émerveiller à l'annonce de l'arrivée d'un tel évènement.

Quant à l'ordre du jour, il semble minuscule et comporte des points déjà souvent évoqués (ou abordés, c'est selon).

- Petites villes de demain : ça revient à chaque réunion ! Il s'agit d'une aide financière de l'Etat promise de longue date ! On n'en connaît hélas toujours pas le montant ! Toutes les prévisions pour des projets ou des travaux sont donc vaines.

- Lancement de consultation pour la création d'un accueil périscolaire : Villé est une des dernières communes à ne pas bénéficier d'une telle institution. Au lieu de "consulter" ne faudrait-il pas enfin et sans délai "se lancer", surtout que les bâtiments (cuisine, salle de repos, salle de jeu, etc...) sont là !

- Bail de chasse 2024 - 2033 : A quoi servira-t-il puisque son revenu, selon des délibérations communales de 2003, devait être affecté à l'entretien des chemins communaux, et l'on ne sait toujours pas où l'argent a passé,  tout comme on ne connaît pas de projet à venir dans ce domaine !

On peut donc en déduire : encore une soirée perdue ! Autant regarder un match de rugby à la télé. 

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10 octobre 2023

Le doryphore, l’insecte qui fit trembler le Troisième Reich

La Société d’histoire de la Hardt et du Ried (SHHR), vient de publier son 35e annuaire. Deux articles concernent le sud du Bas-Rhin.

doryphoreNorbert Lombard, vice-président de l’association, y consacre une étude sur les métiers liés à l’agriculture à Saasenheim du XVIIIe au XXe  siècle en évoquant l’inévitable laboureur, mais aussi d’autres métiers comme le gardien d’oies, le domestique ou encore le cocher seigneurial, dressant une impressionnante liste de noms associés à des professions.

Les Allemands soupçonnaient les alliés

Toujours dans le domaine agricole, mais pendant la période d’occupation nazie, Didier Jehl aborde un sujet inédit, sur l’importance de la pomme de terre et la lutte contre les doryphores dans le canton de Marckolsheim. Cette culture était essentielle pour nourrir les hommes et les animaux et tout était mis en œuvre pour en produire le maximum. Les Allemands allaient jusqu’à soupçonner les alliés d’avoir largué des doryphores sur l’Allemagne pour en empêcher la production et affamer l’ennemi.

Pour son étude, l’auteur s’est appuyé sur un important fonds d’archives découvertes à Schwobsheim, mais également des journaux d’époques qui permettent d’illustrer ces propos. (selon DNA)

4 octobre 2023

Taïwan dévoile un premier sous-marin face à la menace chinoise

Ne pouvant pas acheter de bâtiments à l'étranger, Taipei mène un ambitieux programme de construction de submersibles qui ulcère le pouvoir chinois.

ta_wanAprès sept années de travaux confidentiels, de coopérations technologiques secrètes traquées par Pékin et un budget de plus d'1,4 milliard d'euros, Taïwan vient de dévoiler le premier sous-marin jamais conçu localement par ses ingénieurs et ses militaires.

Baptisé « Hai Kun » - du nom d'une créature marine de la littérature chinoise - ce bâtiment d'environ 70 mètres de long et 2.500 tonnes de déplacement en surface va prochainement quitter le chantier naval de CSBC, dans le port de Kaohsiung, pour des essais en mer et des travaux d'armement avant une mise en service en 2025. (selon "Les échos")

3 octobre 2023

Russie: Poutine célèbre l'annexion des 4 régions ukrainiennes

Un an après l’annexion des quatre territoires ukrainiens, le 30 septembre est devenu en Russie le jour de l’Unité. L’occasion pour les dirigeants russes de se livrer à quelques déclarations sur la poursuite de la guerre. Une façon d’essayer de mobiliser la population en affirmant que Moscou ira jusqu’au bout.

poutinePour Vladimir Poutine, la défense des populations russophones du Donbass n’est rien d’autre qu’une façon de défendre la Russie elle-même et de préserver la patrie, la souveraineté, les valeurs spirituelles et l’unité russes. C’est ce qu’a déclaré à la télévision le président dans une nouvelle déclinaison du narratif qui présente la Russie comme une victime d’un Occident décadent.

L’occasion aussi de promettre une régénérescence des régions annexées que sont Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson. Dans le style belliqueux, très direct qui le caractérise désormais, l’ancien président Dmitri Medvedev a tenu lui aussi à célébrer ce qu’on appelle ici le rattachement des régions ukrainiennes à la mère Russie.

L’opération en Ukraine se poursuivra jusqu’à la destruction complète du régime nazi de Kiev et la libération de territoires originellement russes, a fait savoir sur son compte Telegram celui qui est désormais nº2 du Conseil de sécurité russe. L’occasion encore pour celui qui n’en est pas à une provocation près d’affirmer que davantage de nouvelles régions intégreront la Russie. Des propos venus du plus haut sommet de l’État qui montrent que les autorités russes sont loin d’envisager une désescalade.(selon "RFI")

24 septembre 2023

Rencontre entre Kim Jong-un et Poutine

Coup de bluff ou vraie menace pour l'Occident ? La venue du dirigeant suprême de la Corée du Nord en Russie est loin d'être anecdotique sur le plan militaire.

cor_eUn nouveau rapprochement s'est déroulé entre Vladimir Poutine et Kim-Jong-un, lors d'une visite officielle du leader nord-coréen dans l'Extrême-Orient russe du mardi 12 au dimanche 17 septembre. L'un est le président de la fédération de Russie, tandis que l'autre est le dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée. Le premier est à la tête d'un immense pays d'une superficie de plus de 17 millions de km2, soit 11,5% des terres émergées du globe. Le second dirige un régime qui occupe seulement 120.538 km2, au nord de la péninsule coréenne.

Fin février 2022, Vladimir Poutine a lancé la Russie dans une offensive contre l'Ukraine qui, à l'évidence, n'a pas eu le succès qu'il espérait. De son côté, Kim Jong-un maintient la Corée du Nord dans une constante opacité et lance régulièrement des provocations militaires à l'égard de ses pays voisins.

Le 13 septembre, les deux hommes se sont vus pendant plus de deux heures sur le cosmodrome Vostochny, situé dans l'oblast de l'Amour, au sud-est de la Sibérie et à plus de 7.000 kilomètres de Moscou. Cette base de lancement de fusées a été construite au début des années 2010. Son objectif est de réduire la dépendance de la Russie au cosmodrome de Baïkonour qui, depuis l'éclatement de l'URSS, se situe dans le sud du Kazakhstan.

Nul doute qu'à Vostotchny, toutes sortes d'engins spatiaux ont pu être montrés à Kim Jong-un. Ce qui l'a sans doute intéressé car, depuis le mois de mai, la Corée du Nord a échoué à deux reprises à mettre en orbite un satellite militaire espion. Par ailleurs, pour la première fois, le président russe a proposé qu'un cosmonnaute nord-coréen fasse partie de l'équipage d'un vol russe dans l'espace.

Après que les deux dirigeants se sont mutuellement  offert un fusil (entre autres cadeaux), Kim Jong-un a déclaré qu'un rapprochement de la Corée du Nord avec la Russie est désormais une «priorité absolue» et Vladimir Poutine, en parlant du «renforcement futur de la coopération» entre les deux pays, va jusqu'à évoquer  "des perspectives" de coopération militaire. Ce qui est difficilement compatible avec les sanctions internationales qui ont été votées à l'ONU –entre autres par la Russie– et qui visent la Corée du Nord en raison de ses programmes dans le nucléaire et le développement de missiles. Puis Kim Jong-un s'est dit convaincu, qu'en Ukraine et ailleurs, la Russie remportera "une grande victoire" sur ses ennemis.

Soupçons et démonstrations, avec la guerre en Ukraine en toile de fond

Tout cela renforce les interrogations des pays occidentaux qui se demandent si la véritable raison de la venue de Kim Jong-un en Russie n'est pas avant tout liée à un possible accord de livraisons d'armes. Les usines d'armement russes arrivent difficilement à fournir du matériel aux troupes d'occupation en Ukraine, tandis que la Corée du Nord possède des stocks importants de munitions qui datent pour la plupart de l'époque soviétique et sont parfaitement compatibles avec les armes russes actuelles.

Mais précisément, les résolutions prises dans le cadre de l'ONU interdisent à la Corée du Nord de recevoir et de livrer des matériels de guerre. Si elle le fait et que des satellites américains l'observent, le pays risque de subir de nouvelles sanctions.

Face à ces soupçons de fourniture d'armes, les responsables russes ont au contraire affirmé que Kim Jong-un était seulement venu voir des installations militaires en Sibérie. Vladimir Poutine a indiqué à la presse russe présente à Vostotchny que ses discussions avec le numéro un coréen avaient surtout été axées sur la coopération technique dans des domaines comme la technologie spatiale. Et deux jours plus tard, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a tenu à préciser à propos d'éventuelles ventes d'armes: «Aucun accord n'a été signé à ce sujet ni d'ailleurs sur aucun autre sujet.» Officiellement donc, Vladimir Poutine et Kim Jong-un auraient essentiellement parlé de perspectives scientifiques générales.

En tout, Kim Jong-un est resté six jours dans l'Extrême-Orient russe. Et la presse du pays hôte s'est employée à donner des détails sur ses visites. À Komsomolsk-sur-l'Amour, le leader coréen a été reçu dans des usines qui produisent des équipements aéronautiques. Le 16 septembre, dans le vaste port de Vladivostok (extrême sud-est de la Russie, près de la frontière avec la Corée du Nord), il est monté à bord du navire de guerre russe Marechal Chapochnikov, qui possède comme armes sous-marines «des quadruples tubes lance-torpilles et des lance-roquettes anti-sous-marins RBU-6000», a précisé l'agence russe Tass.

Puis, en compagnie du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, Kim Jong-un est allé sur la base aérienne de Kniévitchi (à Vladivostok), où il a pu admirer un chasseur MIG-31, muni d'un système de missiles hypersoniques Kinjal, avant de passer en revue des bombardiers Tu-160 et Tu-22M3. Après quoi, le dirigeant nord-coréen a assisté à une «démonstration» de la Flotte du Pacifique (qui fait partie de la marine russe). Tout un programme qui atteste bien sûr que Moscou accorde de l'importance à la visite du chef d'État voisin. Mais qui permet aussi de montrer la puissance des équipements militaires russes, alors que la guerre en Ukraine se poursuit.

Une politique nord-coréenne militaire plutôt qu'alimentaire

Le 17 septembre, Kim Jong-un est reparti vers la capitale Pyongyang en reprenant le train avec lequel il était ven . Il s'agit d'un convoi ferroviaire, long, luxueux et parfaitement blindé, dans lequel prennent places quantité de dignitaires du régime nord-coréen. Les emmener permet au dirigeant suprême d'être sûr qu'aucun d'entre eux ne complotera contre lui à Pyongyang.

Cela étant, il est difficile de savoir quels avantages précis Kim Jong-un a pu tirer de ce déplacement en Russie. Vendre des armes pourrait évidemment permettre à la Corée du Nord d'amoindrir le délabrement de son économie. Sur cette question, le régime évite de donner des renseignements. Mais des informations alarmantes parviennent de temps à autres en Occident. En 2020, officiellement pour lutter contre la pandémie de Covid-19, les frontières ont été fermées et le pays a connu de  dramatiques épisodes de pénuries alimentaires car il n'était plus possible d'importer des céréales ou des engrais d'une Chine qui, elle-même, était étroitement confinée.

Par ailleurs, Pyongyang poursuit continuellement une politique de renforcement de son potentiel militaire. Le 8 septembre, son armée a lancé un sous-marin nucléaire d'attaque qui s'ajoute à la soixantaine de submersibles classiques que possède la Corée du Nord.

Régulièrement, le pays procède à des essais nucléaires et des tirs de missiles dans l'Océan Pacifique qui provoquent de vives protestations de la part de la Corée du Sud et du Japon. En 2022, soixante-trois missiles balistiques ont été testés. Le coût total de ces tirs est estimé à 500 millions de dollars, soit plus que ce qu'il faudrait importer pour combler le manque de céréales qui sévit chaque année en Corée du Nord.

Des rencontres diplomatiques rares pour les dirigeants nord-coréens

En juillet 1953, un simple armistice a mis fin à quatre années de guerre entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. La première avait été aidée militairement par la Chine et l'URSS, la seconde par divers pays du monde dont les États-Unis ou la France. Depuis, les deux entités de la péninsule coréenne ont pris des trajectoires diamétralement opposées.

La Corée du Nord est un pays fermé et économiquement faible. La Corée du Sud, à l'approche de l'an 2000, a abandonné un régime dictatorial pour installer une véritable démocratie. Il a fait partie des "quatre dragons asiatiques" (avec Hong Kong, Singapour et Taïwan),qualificatif appliqué alors aux pays dont l'économie s'est amplement développée en étant dynamisée par des groupes industriels de taille internationale et par une musique, des films, une nourriture, tout un soft power répandu dans le monde entier.

Hormis la Chine et la Russie, les contacts de la Corée du Nord dans le monde sont extrêmement limités et ce depuis des décennies. En février 1981, quelques mois avant l'élection présidentielle qu'il allait remporter, François Mitterrand avait décidé de s'éloigner une dizaine de jours de la campagne électorale en allant en Chine et en passant deux jours à Pyongyang. Le grand-père de Kim Jong-un, Kim-Il-sung, formé en URSS à l'époque de Staline, était alors le dirigeant suprême et avait chaleureusement reçu le candidat socialiste.

cor_e0Chaque année, d'ailleurs, une demi-douzaine de gradés nord-coréens en uniforme et vastes casquettes se rendaient dans la résidence d'été de François Mitterrand, à Latche dans les Landes, afin de lui offrir des livres réunissant les derniers discours de Kim Il-sung traduits en français. En dînant avec lui à Pyongyang, François Mitterrand l'avait trouvé intéressant et lui avait incidemment demandé pourquoi il ne se faisait pas enlever le goître qu'il avait dans le cou. Kim Il-sung avait répondu: «Parce que je crains que les chirurgiens en profitent pour m'assassiner.»

Il n'est pas certain que François Mitterrand ait commis l'imprudence d'annoncer que, s'il était élu président de la République, la France procéderait à une reconnaissance diplomatique de la Corée du Nord. Mais, Kim Il-sung ne cessa de la réclamer à l'Élysée à partir de mai 1981. En vain.

À la mort de Kim Il-sung, en juillet 1994, son fils Kim-Jong-il lui succède et maintient la ferme autorité du régime. Il accepte cependant deux tentatives de rapprochement avec la Corée du Sud en 2000 et en 2007. Les deux présidents sud-coréens de l'époque font alors le voyage de Séoul à Pyongyang et signent des documents communs en faveur de la paix et de la prospérité dans la péninsule.

Mais ces contacts diplomatiques n'auront pas de suite pendant la décennie qui a suivi. Et tandis que la Corée du Nord connaissait périodiquement de terribles famines, l'action de Kim Jong-il au pouvoir aura surtout pour effet de proclamer la priorité au renforcement de l'armée et de procéder, en octobre 2006 et en mai 2009, à des essais nucléaires aussitôt dénoncés en Occident.

Se tourner vers Moscou plutôt que Pékin pour Kim Jong-un?

En décembre 2011, après le décès de Kim Jong-il, son fils Kim Jong-un, né en 1982 ou 1983 –la véritable date est secrète– lui succède. Le jeune homme a la particularité d'avoir été envoyé pendant quatre années en Suisse. De ses 14 à 18 ans, sous l'identité de Pak Un, il étudie à l'International School of Berne puis à l'école de Liebefeld, également dans le canton de Berne. Il y obtient de bons résultats en mathématiques et en arts plastiques, mais il se fait surtout remarquer comme joueur de basket-ball. Plusieurs gardes du corps nord-coréens veillent à ce qu'il n'ait pas trop de contact avec d'autres élèves et il rentre à Pyongyang en 2000.

Quand l'actuel leader nord-coréen arrive au pouvoir, il privilégie à son tour la continuité du régime en y ajoutant un certain talent à se mettre en scène. Il commence par se lancer dans une escalade de menaces contre la Corée du Sud et le Japon, tout en relançant les essais de missiles balistiques ou de bombes à hydrogène.

Puis, en 2018, Kim Jong-un change de cap: il participe à un sommet avec le président sud-coréen Moo Jae-in et, surtout, il propose à Donald Trump une rencontre pour parler notamment des armes nucléaires. Et le président des États-Unis accepte à la surprise générale. Les deux hommes se verront trois fois, à Singapour en juin 2018, à Hanoï en février 2019 et dans la zone démilitarisée qui séparent les deux Corées en juin 2019. Mais, manifestement, leurs conversations n'ont pas amorcé le moindre progrès sur la question de la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Aujourd'hui, tandis que la continuation des essais nucléaires de la Corée du Nord irrite et inquiète les pays du Pacifique, se tourner ostensiblement vers la Russie semble être la nouvelle option choisie par Kim Jong-un. Cependant, une interrogation reste ouverte: que pense la Chine de ce renforcement de l'amitié entre Pyongyang et Moscou? Depuis le début de la guerre en Ukraine, Pékin prend soin de ne pas prendre clairement parti dans ce conflit, tout en affichant de bons rapports diplomatiques et économiques avec la Russie.

La Corée du Nord aura-t-elle la même prudence? Ne va-t-elle pas discrètement livrer des armes à la Russie? Depuis longtemps, la Chine préserve l'économie nord-coréenne d'une totale faillite et lui évite des famines encore plus meurtrières qu'elles ne le sont. Au résultat, les dirigeants chinois considèrent que la Corée du Nord est dans leur sphère d'influence, tout en admettant que Kim Jong-un est parfois imprévisible. Dans la situation actuelle du conflit russo-ukrainien, le comportement de la Corée du Nord va être observé partout dans le monde et en particulier à Pékin.

Au cours de son séjour en Russie, Kim Jong-un a proposé à Vladimir Poutine de faire une visite en Corée du Nord. Et le président russe a accepté "avec plaisir". Il était déjà allé à Pyongyang, en 2001, au début de son mandat de maître du Kremlin. Y retourner lui permettrait de montrer qu'il peut se déplacer dans certains pays sans risque d'être appréhendé par la Cour Pénale internationale de La Haye, pour qui il est "présumé responsable" de crimes de guerre en Ukraine. La Corée du Nord est loin d'adhérer à ce genre de procédure.

D'autre part, Vladimir Poutine pourra apprécier un voyage dans une Corée du Nord qui sait organiser des réceptions d'accueil grandioses. Et Kim Jong-un sera mis en valeur par la présence à Pyongyang du dirigeant du vaste pays voisin. (selon "Slate")

21 septembre 2023

Violentes émeutes à Stuttgart

Plus de 200 personnes ont été interpellées suite à des heurts survenus samedi entre Érythréens et policiers, en marge d’un événement proche du régime d’Asmara.

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Des échauffourées entre Erythréens et policiers samedi à Stuttgart en Allemagne se sont soldées par 228 interpellations, a indiqué dimanche la police locale.

Les personnes concernées, qui seraient proches de l’opposition au gouvernement érythréen, sont accusées d’avoir agressé des policiers samedi en début de soirée, en voulant perturber un événement organisé par une association érythréenne proche du régime autoritaire de ce pays du nord-est de l’Afrique. Au total, 26 policiers, quatre participants à l’événement et deux membres de l’opposition ont été blessés lors de ces incidents.

«Ni l’étendue, ni l’intensité de la violence n’étaient prévisibles»

Près de 300 membres des forces de l’ordre mobilisés se sont retrouvés dans une «zone tampon» d’un «conflit érythréen survenu avec une violence massive» dans les rues de Stuttgart entre ces deux groupes pro et anti-gouvernementaux, a déclaré le directeur adjoint de la police de la ville, Carsten Höfle. «Ni l’étendue, ni l’intensité de la violence n’étaient prévisibles», a-t-il ajouté. Le rassemblement d’associations érythréennes a réuni environ 80 à 90 participants proches du régime d’Asmara. En face, plusieurs centaines d’opposants ont refusé de se rendre à un lieu de manifestation désigné par la police. Des échauffourées ont suivi pendant lesquelles les policiers ont été agressés avec des lattes de bois, clous, tiges métalliques, bouteilles et autres pierres, selon les autorités.

Incidents similaires, en Suisse aussi

En juillet déjà, une vingtaine de policierrs avaient été blessés en marge d’un festival controversé de musique érythréenne organisé à Giessen, au nord de Francfort, conduisant à l’interpellation d’environ 130 personnes. La Suisse n'est pas épargnée non plus par ces débordements. Le samedi 2 septembre, 12 personnes avaient été blessées à Opfikon (ZH) dans une bagarre entre plusieurs groupes d’Érythréens après l’annulation d’un festival qui devait se ternir le jour même à Saint-Gall.

L’Érythrée est officiellement devenue un Etat en mai 1993, deux ans après s’être défaite de la domination de l’Éthiopie. Depuis, le pays est dirigé par Issaias Afeworki, héros de l’indépendance, qui a instauré un régime de parti unique, sans élection, où toute opposition est sévèrement réprimée. (selon "Le Matin")

12 août 2023

Niger : les risques d’une intervention militaire pour l’Algérie

L’Algérie a mis en garde contre une intervention militaire au Niger à l’expiration dimanche de l’ultimatum fixé par la Cedeao aux putschistes nigériens pour réinstaller dans ses fonctions le président élu Mohamed Bazoum.

alg_rieMalgré la menace d’une intervention militaire de la part des pays de la Cedeao, les auteurs du coup d’État campent sur leur position et refusent de rétablir l’ordre constitutionnel.

 La fin de l’ultimatum aggrave les risques de guerre et d’instabilité au Niger, ce qui pourrait embraser toute la région du Sahel, déjà en proie à l’instabilité, aux activités terroristes et à une grave crise économique. Redoutant une intervention militaire, les putschistes ont fermé dans la nuit de dimanche à lundi, l’espace aérien du Niger.

Les pays de la Cedeao ne sont pas passés de la parole à l’acte. Ce lundi, ils ont annoncé dans un communiqué la tenue d’un sommet extraordinaire jeudi 10 août à Abuja au Nigéria pour discuter de la situation au Niger.

L’Algérie qui partage une longue frontière avec le Niger a exprimé à maintes reprises son opposition à une intervention militaire dans ce pays. « Nous rejetons totalement et catégoriquement toute intervention militaire au Niger », a déclaré le président Abdelmadjid Tebboune dans un entretien accordé à des médias algériens qui a été diffusé samedi sur la Télévision algérienne (ENTV).

Le président Tebboune a donné l’exemple des pays qui ont connu des interventions étrangères. « Regardez la situation des pays où il y a eu des interventions étrangères. Leurs problèmes sont toujours posés », a-t-il demandé, en donnant les exemples de la Syrie et de la Libye qui en proie à l’instabilité et aux guerres depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, suite à l’intervention militaire française. « L’intervention militaire ne règle aucun problème », a tranché Abdelmadjid Tebboune.

Niger : l’Algérie opposée à une intervention militaire

Le chef de l’État a dit que la situation en Niger après le coup d’État du 26 juillet dernier constitue une menace directe pour l’Algérie. Cette menace va s’aggraver en cas d’intervention étrangère qui risque d’embraser le Sahel, après les soutiens apportés par les juntes au pouvoir au Mali et le Burkina Faso aux putschistes nigériens.

 « La situation s’est aggravée après la décision du Niger et du Mali d’entrer dans la bataille », a mis en garde le président Tebboune qui a évoqué un risque d’embrasement du Sahel.

« La crise peut se résoudre par la logique », a-t-il ajouté, en assurant que l’Algérie a les moyens de protéger ses frontières. « Notre armée est forte », a-t-il dit, en indiquant qu’aucune solution n’est viable sans l’Algérie qui est la « première concernée » par cette crise.

En cas d’aggravation de la situation au Niger, l’Algérie qui est entourée de foyers de tensions risque un afflux massif de migrants subsahariens.

 Des centaines de migrants entrent chaque semaine en Algérie via ses longues frontières sud, et ceux qui sont interceptés sont souvent renvoyés dans leur pays, mais de nombreux clandestins réussissent à passer les contrôles pour s’établir dans le pays ou tenter leur chance en Europe.

La deuxième menace qui pèse sur l’Algérie si le Niger est livré au chaos est la prolifération des groupes terroristes, comme ce fut le cas après l’intervention étrangère en Libye. Présents au Sahel, les groupes terroristes vont saisir l’occasion d’une guerre pour se renforcer et attaquer des pays comme l’Algérie, ce qui signifie la mobilisation de moyens importants pour sécuriser les frontières.

Le troisième risque de l’utilisation de la force au Niger sur l’Algérie est l’installation durable de troupes étrangères aux frontières sud du pays. L’Algérie s’est toujours montrée hostile à une présence militaire étrangère à ses frontières en raison des risques qu’elle comporte pour sa sécurité. (selon "Jeune Afrique")

15 août 2023

"Sublime Côte d'Ivoire" sur les tenues des joueurs de l'OM

L’OM et le Ministère du Tourisme ivoirien annoncent un partenariat pour les trois prochaines saisons. Le logo "Sublime Côte d’Ivoire" figurera sur le short des footballeurs en championnat et sur le dos de leurs tenues d'entraînement.

marsseille"Sublime Côte d’Ivoire" est la stratégie nationale de développement touristique du pays africain, dont l’ambition est de faire de la Côte d’Ivoire l’une des cinq destinations principales d’Afrique. L’Olympique de Marseille, qui a des liens forts avec la Côte d'Ivoire, y apporte donc sa contribution.

La promotion du tourisme en Côte d'Ivoire sur les tenues des Olympiens

Le logo "Sublime Côte d’Ivoire" figurera sur le short des footballeurs en championnat et sur le dos de leurs tenues d'entraînement. Un match à l’Orange Vélodrome sera également  dédié à la promotion du tourisme en Côte d'Ivoire.

Avec près de deux millions de visiteurs l'an dernier, la Côte d'Ivoire est en plein essor touristique, auquel participera donc l'OM. "Associer l’image de notre Sublime Côte d’Ivoire à celle de l’OM est collaboration stratégique, mais surtout une opportunité sans pareille qui aura à coup sûr un effet positif sur la perception globale et le tourisme de notre pays" reconnaît Siandou Fofana, Ministre du Tourisme de la Côte d’Ivoire, accompagné dans ce partenariat par l’agence du Ministère baptisée « More by Entourage ».

Une "connexion historique"

Ce n'est pas vraiment étonnant que le club marseillais s'engage avec la Côte d'Ivoire. L'OM entretient des liens forts avec le pays, notamment avec de nombreuses légendes ivoiriennes qui ont joué à Marseille : Basile Boli, Didier Drogba ou encore Bakari Koné, Eric Bailly ou Ibrahima Bakayoko.

"C’est une grande fierté pour l’ensemble du club de renforcer encore un peu plus nos liens avec la Côte d’Ivoire et de contribuer, à travers ce partenariat, au rayonnement de ce formidable pays", déclare Pablo Longoria, président de l’Olympique de Marseille.

Le pays africain compte aussi une communauté importante de supporters de l'OM. L’OM annonce dans un communiqué que le club "s’appuiera sur cette connexion historique et sur les forces de sa communauté digitale de plus de 20 millions d’abonnés, pour participer au développement du programme et au rayonnement du pays". (selon "France Bleu")

5 juillet 2023

Pakistan : la démocratie sous tutelle de l’armée

Au Pakistan, des manifestations contestent l’influence de l’armée, accusée d’être à l’origine de l’évincement de l’ancien Premier ministre Imran Khan.

pakistanLe 9 mai 2023, des paramilitaires, connus au Pakistan sous le nom de rangers, pénètrent dans un tribunal d’Islamabad en cassant portes et fenêtres. À l'intérieur, Imran Khan, ancien Premier ministre évincé du pouvoir un an plus tôt par une motion de censure, est en état d’arrestation. Maintenu en détention pendant trois jours, puis jugé et libéré sous conditions par la Cour suprême, Imran Khan vit reclus chez lui, dans sa maison de Lahore encerclée par la police. Il dénonce les menaces de l’armée contre son parti le PTI -Mouvement du Pakistan pour la justice- ainsi que les milliers d'arrestations et les cas de torture contre ses soutiens massivement descendus dans les rues.

La confrontation entre l’armée et Imran Khan dure depuis un peu plus d’un an. Après la chute de l'homme politique par une motion de censure du Parlement en avril 2022, l’armée veut empêcher la tenue d'élections législatives, qui le verraient certainement revenir au pouvoir. Cette confrontation politique soulève des inquiétudes, dans un pays qui a connu trois coups d'État militaires, et qui a été dirigé pendant trente ans par l’armée.

Dans les gigantesques cortèges qui sillonnent plusieurs villes pakistanaises pour exprimer leur colère, est-ce l’institution militaire qui est contestée ? Quel est le poids de l’armée dans les affaires politiques et économiques du Pakistan ? Le gouvernement actuel de Shehbaz Sharif, certes rival d’Imran Khan, est-il prêt à se battre pour sauvegarder la prééminence des autorités civiles sur les autorités militaires ?

Pour répondre à ces questions, Julie Gacon reçoit Laurent Gayer, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) à Sciences Po Paris.

Laurent Gayer explique qu'en dépit du discours anti-système qu'il porte, Imran Khan est un produit classique de l'establishment pakistanais : “Il incarne l’image d’un outsider qui dénonce la corruption des dynasties politiques traditionnelles, pourtant, il n’aurait pas pu devenir Premier ministre sans un coup de pouce de l’armée qui souhaitait se débarrasser de Nawaz Sharif, son prédécesseur. Au Pakistan, systématiquement, les leaders civils arrivés au pouvoir grâce au soutien de l’armée finissent par vouloir s’en autonomiser et sont mis de côté.”

Selon Laurent Gayer, l’armée se présente comme l’institution tutélaire du Pakistan, au-dessus des partis et des politiciens : “Depuis la fondation du pays en 1947, la raison d’être de l’armée, c’est la sauvegarde de la sécurité nationale face à l’ennemi historique indien, mais aussi contre la corruption et l’incurie des élites civiles.”

Pour aller plus loin :

    Laurent Gayer est l'auteur de l'ouvrage "Le Capitalisme à main armée : caïds et patrons à Karachi" publié par les éditions du CNRS en 2023.
    Il est également à l'origine d’un reportage photo intitulé “Jours de colère au Pakistan” paru en mai 2023 dans la revue numérique du Grand Continent.

19 juin 2023

Au Brésil, les reptiles sont utilisés comme traitement thérapeutique

Les séances thérapeutiques avec des reptiles ont lieu dans sous un grand auvent, près d'un haras où d'autres patients sont en contact avec des chevaux. La thérapeute brésilienne a l'embarras du choix, avec plusieurs espèces de serpents, des lézards ou des tortues, et même un petit caïman.

br_sil"Je n'ai pas peur", assure David de Oliveira Gomes, pendant qu'un imposant boa jaune aux taches marron s'enroule doucement autour de son cou. Cet adolescent brésilien de 15 ans, autiste, fréquente un centre thérapeutique de Sao Paulo qui utilise des reptiles pour aider les patients atteints de divers troubles à se détendre et à améliorer leurs capacités motrices ou leur communication avec les autres.

"Il s'appelle Gold, il est froid et il mange des souris", dit ce grand gaillard au crâne rasé, qui sourit tandis que le serpent se promène le long de sa veste en treillis. "Pour David, c'est un travail de mémoire et d'élaboration du discours", explique Andrea Ribeiro, orthophoniste et spécialiste des thérapies avec les animaux. Elle reçoit de jeunes autistes, des personnes handicapées, mais aussi des patients souffrant de dépression ou de crises d'angoisse.

Ce type de thérapie n'a pas reçu de validation scientifique. Mais "la médecine a montré que, quand une personne est en contact avec un animal, son organisme libère des neurotransmetteurs comme la sérotonine ou la beta-endorphine, qui donnent une sensation de bien-être", affirme Andrea Ribeiro.

De bons résultats obtenus grâce aux reptiles

Gabriel Pinheiro, 10 ans, n'a pas peur de caresser un petit caïman aux dents acérées. "C'est son préféré", révèle la thérapeute. "Il est mouillé", dit le garçonnet autiste, tout en regardant le saurien dans les yeux à travers ses épaisses lunettes. Andrea Ribeiro lui fait décrire les contrastes du corps de l'animal, ses écailles "dures" et son ventre "mou". Ensuite, ils chantent la "chanson du caïman", pour exercer sa mémoire auditive.

"Il est tout heureux de venir ici", dit sa mère Cristina de Oliveira Pinheiro. En quatre ans de thérapie, Gabriel a fait des progrès "dans la compréhension, la communication et la motricité", assure-t-elle. Avec les reptiles, "on obtient de meilleurs résultats, et plus rapidement, (...) car les patients se sentent bien et ont envie d'apprendre".

Les patients autistes, par exemple, n'ont "pas de préjugés" contre les serpents ou les caïmans, qui inspirent habituellement la peur. Et les reptiles "sont impassibles", contrairement aux chiens, qui, comme ils sont souvent très affectueux et réclament de l'attention, peuvent causer une gêne chez les enfants autistes.

Des reptiles non-venimeux

Paulo Palacio Santos, 34 ans, a subi de graves troubles neurologiques après un traumatisme crânien lors d'un accident qui a réduit presque à néant ses capacités motrices. Ses membres inférieurs sont paralysés, les supérieurs bougent à peine, et il ne peut plus parler.

Andrea Ribeiro pose sur son cou un boa dont la peau froide provoque chez lui un réflexe de déglutition. Puis elle fait glisser sur son visage un serpent plus fin, qui stimule les muscles autour de la bouche.

La thérapeute est toujours accompagnée de la biologiste Beatriz Araujo, qui veille à éviter le moindre risque pour les patients au contact des reptiles, dont la possession est régulée par l'organe public environnemental Ibama.

"Il y a des risques au contact de tout type d'animal. Ici, nous n'utilisons pas de serpents venimeux, et je surveille les reptiles en permanence", explique-t-elle. Andrea Ribeiro assure qu'aucun incident n'a été déploré en dix ans de thérapies. (selon "Geo")

18 juin 2023

Abidjan, un vaste chantier à ciel ouvert avant la Coupe des Nations de 2024

La capitale économique ivoirienne se transforme pour accueillir cet événement sportif majeur du continent.

abidjan1D’un bout à l’autre de l’agglomération d’Abidjan, d’énormes travaux éventrent la ville, la tailladent, la restructurent. La capitale économique est un immense chantier à ciel ouvert. Vitrine de la Côte d’Ivoire, tous les regards de l’Afrique seront fixés sur elle en février 2024 lors de la Coupe d’Afrique des nations de football.

La ville tout entière devra incarner la réussite économique du pays. Félix Houphouët-Boigny avait à son époque remplacé la vieille ville coloniale du Plateau par un quartier de gratte-ciel ; Alassane Ouattara entend lui aussi laisser son empreinte sur la cité.

11 juin 2023

Plattaschlackerbalade et produits locaux

En ce jour la "marche gourmande" est lancée ! Et pour la restauration, les produits locaux (pardon, "des spécialités concoctées par des artisans locaux") sont annoncés ! Et même l'animation semble très locale à lire son intitulé "Plattaschlackerbalade" ! Mais alors, pourquoi chercher les boissons des entrées,  du plat et du fromage à Blienschwiller, alors que nous avons du très bon vin dans la vallée, notamment à Albé ? Le tout annoncé dans le bulletin municipal "Villé-infos" paru ces jours...

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16 mai 2023

En Uruguay, mobilisation contre la réforme des retraites portée par la droite

Il n’y a pas qu’en France que les citoyens descendent dans les rues pour les retraites. En Uruguay, le PIT-CNT, l’unique centrale syndicale du pays, avait appelé à une journée de grève le mercredi 22 mars contre la réforme des retraites portée par la coalition de droite au pouvoir. Elle prévoit notamment de faire passer graduellement l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 65 ans.

uruguay« Nous ne travaillerons pas plus longtemps pour gagner moins ! » Les travailleurs de l'éducation, des transports, de la santé et du secteur bancaire ont débrayé, mercredi 22 mars à Montevideo, pour protester contre le projet de réforme des retraites du gouvernement uruguayen. 

Devant le Parlement, les manifestants et l’intersyndicale ont dénoncé une réforme « criminelle », « impopulaire » et « injuste », qui sacrifierait selon eux les travailleurs et les secteurs les plus vulnérables de la société.

Un nouveau mode de calcul des pensions

En plus de repousser progressivement l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 65 ans, le texte prévoit notamment une convergence des régimes particuliers, un nouveau mode de calcul pour les pensions et un supplément solidaire pour les petites retraites. De quoi alimenter la bataille de chiffres entre partisans et opposants sur les éventuels gagnants ou perdants de cette réforme. 

Adopté par le Sénat en décembre 2022, le texte est actuellement en débat à la chambre des députés, où la coalition de droite est majoritaire.

En amont de la mobilisation, le gouvernement du président Luis Lacalle Pou a défendu une réforme nécessaire à la viabilité du système mixte uruguayen, qui mêle répartition et épargne individuelle. On croirait entendre Macron ! (selon RFI)

5 mai 2023

La SNCF renforce sa desserte en TGV de Fribourg et de la Forêt Noire

Envie d'aller goûter à la beauté des paysages et aux marchés de Forêt Noire ? La SNCF, qui propose déjà un aller-retour quotidien entre Paris Est et Fribourg, met en place deux allers-retours supplémentaires à partir du 11 décembre permettant de relier les deux villes en 3h.

allemagne

Un nouvel aller-retour hebdomadaire entre Bordeaux et Fribourg-en-Brisgau est effectué en TGV : dans le sens Fribourg-en-Brisgau – Bordeaux : départ à 12h23, le samedi. Dans le sens Bordeaux – Fribourg-en-Brisgau : départ à 8h54, le dimanche.

Le TGV dessert aussi les gares d’Angoulême, Poitiers, Saint-Pierre des Corps, Massy TGV, Marne-la-Vallée Chessy, l’aéroport Paris CDG (uniquement dans le sens Fribourg vers Bordeaux), Meuse TGV. Les porteurs de la carte Avantage bénéficient entre autres du prix plafonné à 79€ en 2e classe.

3 mai 2023

Namibie : 2 tribus veulent participer aux négociations avec l'Allemagne

Les Namas et Hereros, peuples indigènes de Namibie, ont réclamé jeudi de participer directement et indépendamment du gouvernement namibien aux renégociations avec l'Allemagne de l'accord contesté sur le génocide conclu en 2021 entre les deux gouvernements.

namibie4Cette demande fait suite à un rapport récent de rapporteurs des Nations unies soulignant le statut juridique particulier des deux peuples aux yeux du droit international et rappelant que les mécanismes visant à réparer les crimes coloniaux doivent être élaborés avec les peuples autochtones.

"Nos demandes de réparations sont désormais entre les mains de l'ONU. Nous allons maintenant leur demander de veiller à ce que l'Allemagne respecte les obligations des Nations unies et des nations du monde", a déclaré le haut représentant des Hereros, Mutjinde Katjiua, lors d'une conférence de presse dans la capitale namibienne Windhoek.

L'Allemagne fut responsable dans le pays d'Afrique australe de massacres des peuples indigènes Herero et Nama, que de nombreux historiens considèrent comme le premier génocide du XXe siècle. Au moins 60 000 Hereros et environ 10 000 Namas furent tués entre 1904 et 1908.

En mai 2021, après plus de cinq ans d'âpres négociations, l'Allemagne a reconnu avoir commis un "génocide" sur ce territoire qu'elle a colonisé entre 1884 et 1915 et promis une aide au développement de 1,1 milliard d'euros sur trente ans, qui doit profiter aux descendants des deux tribus.

L'Allemagne a souligné que cette aide sera versée sur "une base volontaire" et que l'accord n'est pas comparable à des "réparations". De nombreux Namibiens ont rejeté l'accord, estimant que les descendants des Hereros et des Namas n'avaient pas suffisamment été impliqués dans les négociations.

Le montant négocié a également été jugé "insultant" par les représentants des deux peuples, qui réclament le versement de réparations.

La Namibie a annoncé en octobre, sous pression de l'opposition, avoir demandé à l'Allemagne une renégociation, sans préciser les modifications demandées. (selon "Afrikanews")

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1 mai 2023

Le Pérou bloque les migrants en provenance du Chili

La présidente péruvienne a annoncé le déploiement de l’armée pour renforcer les points de contrôles à la frontière chilienne.

chili

La présidente du Pérou a décrété mercredi l’état d’urgence aux frontières et ordonné le déploiement de l’armée. Le but est de renforcer les points de contrôle et bloquer des migrants qui font route depuis le Chili.

Des centaines de migrants ayant vécu au Chili, principalement originaires d’Haïti et du Venezuela selon les Nations Unies, tentent de quitter le pays et sont bloqués, depuis des semaines, à la frontière entre la ville péruvienne de Tacna et Arica, dans le nord du Chili.
Des personnes qui ne veulent que traverser le pays
Alors que le Chili renforce les contrôles migratoires, beaucoup affirment souhaiter rentrer chez eux ou s’en aller plus au nord, vers les Etats-Unis. Le gouvernement péruvien a déjà envoyé 200 policiers pour renforcer les postes frontaliers dans le but, selon lui, de limiter la criminalité transnationale.

Mercredi, la présidente Dina Boluarte a déclaré que des soldats seraient déployés en renfort de la police aux postes-frontières avec le Chili, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur et la Colombie. «La police nationale maintiendra le contrôle de l’ordre interne avec le soutien des forces armées», a-t-elle déclaré à la presse.

Le gouvernement n’a pas précisé ce que l’état d’urgence impliquerait en termes de restriction de libertés individuelle et publique, ni combien de temps il resterait en place. (selon "AFP")

20 avril 2023

L’Inde remplace la Chine dans le plus grand port d’Israël

C’est un milliardaire indien qui contrôle désormais 70 % du port israélien de Haïfa, où la Chine avait pourtant implanté récemment un terminal de containers.

indeEn septembre 2021, la branche internationale du port de Shanghaï ouvre à Haïfa, le principal port d’Israël, un terminal automatisé de containers d’une capacité annuelle de traitement d’un million de navires. Cet investissement de l’ordre d’un milliard d’euros garantit à la Chine l’exploitation de ce terminal durant vingt-cinq ans. Les deux dynamiques des accords d’Abraham et des « routes de la soie » semblent alors converger.

La normalisation israélo-arabe, lancée en septembre 2020 par les Emirats arabes unis et Bahreïn, paraît en effet vouée à s’étendre à l’Arabie saoudite, qui trouverait à Haïfa le débouché naturel de ses échanges avec la Méditerranée.

Quant à « l’initiative de ceinture et de route » (de la soie), impulsée par Pékin dès 2013, elle s’appuie au Moyen-Orient sur des investissements massifs dans des ports situés en Arabie saoudite, à Oman et en Egypte, un dispositif dont l’implantation en Israël assure le volet occidental. C’est pourtant l’Inde qui vient de supplanter la Chine dans ce bras de fer stratégique pour le plus grand port d’Israël.

Les Etats-Unis, qui attribuent environ quatre milliards de dollars d’aide militaire à Israël chaque année, ont très mal réagi à cette surprenante transaction. (selon "Le Monde")

23 mars 2023

Manifestations au Kenya

Un total de 238 personnes ont été arrêtées et 31 policiers blessés lundi au Kenya à la suite d'affrontements entre forces de l'ordre et partisans de l'opposition, a annoncé mardi dans un communiqué la police.

kenyaLe chef de l'opposition Raila Odinga, avait appelé ses partisans à manifester contre l'inflation et le gouvernement. Selon la police, 213 personnes ont été arrêtées dans la capitale kényane Nairobi et 25 autres dans l'ouest du pays, bastion de l'opposition.

«Personne n'est au-dessus des lois»

La manifestation dans la capitale avait été interdite dimanche par les autorités en raison d'un non-respect du délai de dépôt de la demande d'autorisation. «Nous voulons rappeler à la population que personne n'est au-dessus des lois», a affirmé la police, tout en dénonçant les «manifestations illégales».

Lundi, un étudiant avait été tué par la police à Maseno dans l'ouest du pays. Selon la police, quelque 31 membres des forces de l'ordre ont été blessés. «Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles la violence injustifiée à l'encontre de nos officiers dans l'exercice de leurs fonctions», indique le communiqué.

Il s'agit des premiers troubles majeurs depuis l'arrivée au pouvoir de William Ruto, victorieux en août d'une élection présidentielle très serrée, au résultat contesté par son rival malheureux Odinga qui continue d'affirmer qu'elle lui a été «volée» et que le gouvernement Ruto est «illégitime». M. Odinga a appelé ses partisans à manifester chaque lundi. (selon AFP)

20 mars 2023

Nouvelle-Calédonie : le seul quotidien cesse de paraître

Le groupe auquel appartiennent Les Nouvelles calédoniennes, seul quotidien calédonien, a été liquidé vendredi 17 mars. Le journal, qui n’était plus publié qu’en ligne, va donc cesser de paraître.

noum_a3Le tribunal de commerce de Nouméa a prononcé, vendredi 17 mars 2023, la liquidation judiciaire du groupe Melchior, auquel appartiennent Les Nouvelles calédoniennes . Il s’agit du seul journal quotidien du territoire. Le procureur Yves Dupas avait pourtant demandé que soit privilégié un plan de redressement avec une poursuite d’activité.

Melchior avait racheté Les Nouvelles Calédoniennes en 2013 au groupe Hersant, sans jamais réussir à trouver l’équilibre.

Le quotidien, fondé en 1971, a paru pour la dernière fois jeudi, faute de repreneur.

« Aucune assurance pour la suite »

« Le délibéré a confirmé l’arrêt du plan de sauvegarde et la mise en liquidation du groupe. Les salaires du mois de mars seront versés, mais à part ça, nous ne sommes sûrs de rien, nous n’avons aucune assurance pour la suite », a déclaré Baptiste Gouret, journaliste des Nouvelles calédoniennes et représentant du personnel pour le plan de sauvegarde et la liquidation. (selon "La Nouvelle République")

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