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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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2 mai 2022

Défilé du 1er mai à Nouméa

Il n'a pas pu être organisé en 2020 et 2021 mais cette année, retour du défilé organisé par l’USTKE pour le 1er-Mai en Nouvelle-Calédonie. Alors que le syndicat aura quarante ans en décembre, quelques centaines de militants ont marché à travers Nouméa afin de commémorer la Fête des travailleurs.

noum_a0Le défilé de l'USTKE à Nouméa pour marquer le 1er-Mai a cette année une connotation particulière. Déjà parce qu'il n'a pas pu avoir lieu en 2020, crise sanitaire oblige. Ensuite, parce que l'Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités a été créée le 5 décembre 1981, à l'aube des Evénements, et célèbrera donc en 2021 ses quatre décennies, forte de ses onze fédérations et environ trois mille adhérents.

Congrès en fin d'année

La marche lançait les festivités liées à cet anniversaire, jusqu'à son congrès qui aura lieu les 3, 4 et 5 décembre, à Nouméa. Partis du siège de la Deuxième Vallée-du-Tir en milieu de matinée, environ 300 militants et sympathisants ont battu le pavé, selon la police. A grand renfort de sono et de slogans dénonçant les inégalités et l'injustice sociale.

"Un pèlerinage"

"C'est un pèlerinage, pour nous, au niveau du 1er Mai, de venir faire ce pour quoi nous sommes là", résume un participant, "parce que nous avons le devoir de dénoncer." Dans le cortège, des anciens présents aux toutes premières heures de l'USTKE, entité voulant porter la voix des travailleurs kanak dans le pays. Egalement des jeunes, venus en famille, et qui font leurs premiers pas dans l'univers syndical.

D'autres méthodes, un même cadre

Tous le concèdent : en quarante ans, les méthodes ont un peu changé. Les bâches bleues, les blocages voire les affrontements physiques ne sont plus une arme systématique. Le dialogue social a quelque peu évolué. Et puis la pandémie de Covid-19 est passée par là, fragilisant un peu plus l'économie calédonienne. Pour autant, le cadre se veut le même : l'emploi local reste le cheval de bataille de la centrale syndicale, ainsi que l'accession du pays à la pleine souveraineté. A noter l'absence à ce défilé de Louis Kotra Uregei, pour raisons de santé, a-t-il été expliqué.

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30 avril 2022

Ukraine : l'aide militaire reçue par Kiev

Les aides matérielles s'additionnent pour Kiev. Alors que Macron a annoncé que la France livrait des missiles antichars Milan et des canons Caesar à l'Ukraine pour l'aider à faire face à l'offensive russe, les forces ukrainiennes ont bénéficié à de nombreuses reprises depuis le début du conflit d'envois d'armes de la part de pays étrangers. Sans que le détail de toutes les livraisons ne soit connu, passage en revue pays par pays de l'ensemble des aides militaires rendues publiques en direction de l'Ukraine.

armesLes Etats-Unis : Le président américain Joe Biden a annoncé une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars, comprenant des obusiers et leurs véhicules, 144.000 obus et 121 "drones suicides" Phoenix Ghost, portant à plus de 4 milliards de dollars l'aide à l'Ukraine depuis le début de son mandat. Le 13 avril, il avait déjà annoncé une aide incluant des véhicules blindés, de l'artillerie et des hélicoptères

Précédemment Washington avait fourni ou promis 1400 systèmes anti-aériens Stinger, 5000 missiles antichars Javelin, 7000 armes antichars d'un autre modèle, plusieurs centaines de "drones suicides" Switchblade, 7000 fusils d'assaut, 50 millions de balles et munitions diverses, des roquettes à guidage laser, des drones Puma, des radars anti-artillerie et anti-drones, des blindés légers et des systèmes de communication sécurisée.

Washington a par ailleurs assuré que l'Ukraine avait reçu des pièces détachées pour ses avions de chasse, sans en spécifier la provenance.

• La Turquie : L'Ukraine qui disait disposer avant l'invasion russe d'une vingtaine de drones de combat turcs Bayraktar TB2, a déclaré début mars en avoir réceptionné de nouveaux commandés fin janvier, 16 selon certains experts.

Kiev a affirmé avoir distrait la défense du croiseur russe Moskva coulé la semaine dernière en mer Noire avec un TB2, pendant que des missiles le frappaient de l'autre côté. Certains experts affirment que des drones turcs continuent d'être livrés à l'Ukraine, ce que n'a jamais confirmé Ankara.

• Le Royaume-Uni : Celui-ci affirme avoir déjà distribué 200.000 équipements - notamment 4800 missiles anti-chars NLAW et un petit nombre de Javelin - et a annoncé l'envoi de 6000 autres missiles. Le pays a aussi envoyé des missiles anti-aériens Starstreak et a promis d'envoyer 120 véhicules blindés (Mastiff, Wolfhound and Husky) et un nouveau système anti-navire.

Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé vendredi qu'il envisage d'envoyer des chars à la Pologne, pour aider Varsovie à envoyer ses propres T72 à l'Ukraine. Londres a promis 350 millions de livres sterling, soit 416 millions d'euros, de soutien financier à l'armée ukrainienne, en sus d'un soutien humanitaire et économique.

• Le Canada s'est engagé depuis 2015 à fournir à l'Ukraine des équipements militaires d'une valeur d'environ 112 millions de dollars américains, dont environ 94 M USD depuis février 2022.

Ottawa a annoncé depuis février l'envoi de mitrailleuses, carabines, fusils de précision, munitions, grenades, lance-roquettes, et du matériel de surveillance. Cette semaine, le pays a livré pour la première fois de l'artillerie lourde, notamment des obusiers M777 et des munitions antichars supplémentaires, sans toutefois en préciser le nombre. Le Canada s'apprête aussi à envoyer des véhicules blindés.

• L'Allemagne : Au début du conflit, l'Allemagne a annoncé l'envoi de 1000 armes antichar, 500 missiles sol-air Stinger, environ 2700 missiles sol-air Strela et des munitions.

Selon des médias, l'Allemagne a envoyé d'autres armes depuis, notamment des mitrailleuses, 100.000 grenades, 2000 mines, 15 bombes anti-bunker, des détonateurs et des charges explosives.

Berlin, qui a son mot à dire dans le devenir d'armes de l'ancienne Allemagne de l'Est, a approuvé des demandes de pays comme l'Estonie et la République tchèque pour envoyer certaines de ces armes en Ukraine, dont des obusiers et des véhicules blindés de transport de troupes.

• L'Espagne : Madrid annoncé jeudi la livraison de 200 tonnes de matériel militaire, munitions, 30 camions militaires, des véhicules spéciaux de transport lourd et 10 véhicules légers, après avoir envoyé une douzaine d'avions avec des munitions et des armes légères.

• La France : La France, qui reste discrète, a livré plus de 100 millions d'euros d'équipements militaires. "Des équipements conséquents, des Milan aux Caesar en passant par plusieurs types d'armements", a précisé Emmanuel Macron.

Selon la présidence française, les missiles Milan "ont déjà été donnés" et les canons Caesar de 155 mm seront livrés "dans les prochains jours" ainsi que "des milliers d'obus". Une quarantaine de militaires ukrainiens doit être formée en France au maniement des Caesar, à partir de samedi.

• Les pays scandinaves : La Norvège a fourni une centaine de missiles antiaériens de type Mistral qu'elle avait prévu de retirer du service, ainsi que quelque 4000 armes antichars de type M72.

La Suède a annoncé l'envoi de 5000 lance-roquettes à tir unique de classe AT-4, 5000 armes anti-char supplémentaires et des équipements de déminage.

La Finlande a promis fin février 2500 fusils d'assaut, 150.000 munitions et 1500 lance-roquettes. Le 24 mars, elle a annoncé une livraison d'armes supplémentaires, non précisée.

Le Danemark a annoncé le 27 février l'envoi de 2700 lance-roquettes. Le 21 avril, la Première ministre Mette Fredriksen, en visite à Kiev, a promis que son pays contribuerait à hauteur de 600 millions de couronnes danoises, soit 88 millions de dollars, supplémentaires pour l'achat d'armes.

• Les pays frontaliers de l'Ukraine : La Pologne a envoyé des drones, des lance-missiles antichars Javelin, des fusils d'assaut Grot, des munitions, des mortiers et des MANPADS (Man-portable air-défense systems, des missiles sol-air de courte portée).

Des informations non confirmées évoquent l'envoi de 40 chars T-72 et de 60 véhicules blindés de combat d'infanterie BMP-1.

La Slovaquie a contribué avec du matériel militaire d'une valeur d'environ 62,5 million euros (carburant, munitions, missiles sol-air, missiles anti-char) et a fourni un système de défense aérienne S-300. Le pays négocie aussi avec l'Ukraine la possibilité d'envoyer des obusiers automoteurs Zuzana.

La Roumanie a annoncé fin février l'envoi de combustible, munitions et autres équipements militaires, à hauteur de 3 millions d'euros.

• Les pays baltes : La Lettonie a envoyé plus de 200 million d'euros de matériel, dont des munitions, des missiles anti-aériens Stinger et leurs rampes de lancement ainsi que des drones.

La Lituanie a fourni de l'aide militaire pour des "dizaines de millions d'euros", incluant des missiles anti-aériens Stinger, des mortiers, des fusils, des munitions.

L'Estonie a apporté une aide de 227,5 millions d'euros, avec des lance-missiles antichars Javelin, des obusiers, des mines anti-char, des canons anti-char et des munitions.

• L'Europe centrale : La Slovénie a annoncé fin février l'envoi de Kalachnikov et de munitions. Selon les médias allemands, la Slovénie discute avec l'Allemagne de l'envoi d'un grand nombre de ses chars d'assaut en contrepartie de chars allemands "Marder" et des véhicules blindés de transports de troupes "Fuchs".

La Bulgarie ne fournit officiellement pas d'équipement militaire en raison du refus des socialistes pro-russes. Mais ses exportations dans ce domaine vers les pays de l'UE ont presque triplé entre le 20 février et le 13 avril par rapport à la même période en 2021.

La République tchèque a donné du matériel militaire (pour 45,2 millions d'euros). Selon des médias locaux Prague a envoyé des obusiers automoteurs Dana, des lanceurs de fusée RM-70 Grad, des chars T-72 de fabrication soviétique et des véhicules de combat d'infanterie. Des sociétés tchèques assureront les réparations des chars ukrainiens.

• La Belgique, les Pays-Bas, la Grèce et l'Italie : La Belgique a annoncé envoyer 5000 fusils automatiques et 200 armes anti-chars, tandis que les Pays-Bas ont promis fin février la livraison de 200 missiles Stinger et en avril celle de véhicules blindés.

La Grèce a de son côté annoncé fin février avoir fourni 400 fusils d'assaut Kalachnikov, des lance-roquettes et des munitions, alors que l'Italie a décidé pour le moment de maintenir secrètes les livraisons d'armes.

• Le Japon : Il a envoyé notamment des générateurs électriques et des drones.(selon BFMTV)

8 avril 2022

Grenouilles de verre

Il existe un large éventail d’amphibiens insectivores nommés « grenouilles de verre ». Celles-ci appartiennent à une famille qui contient plus de dix genres et environ 150 espèces. On trouve ces petites grenouilles transparentes, considérées comme vulnérables ou en voie d’extinction, en Amérique centrale et en Amazonie.

grenouilleLes grenouilles de verre sont de vulnérables, en voie d’extinction. Hyalinobatrachium est l’un des genres de Centrolènes les plus diversifié. Ces espèces sont en grande partie classées comme vulnérable ou en voie d’extinction par la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). L’espère Hyalinobatrachium fragile, par exemple, est inscrite comme vulnérable, son aire de distribution étant inférieure à 20 000 km2. Cette aire devient sévèrement fragmentée et continue de décliner. En cause : un habitat forestier sur la côte vénézuélienne qui se dégrade.

Pour sa part, Hyalinobatrachium pellucidum, est en danger. On ne la retrouve plus que dans cinq zones des pentes amazoniennes, des Andes et de l’Equateur. Au total, ces zones mesurent moins de 5 000 km2. Les principales causes de leur disparition sont la destruction et à la dégradation de leurs habitats par l’agriculture et la déforestation.

La singulière particularité des grenouilles de verre

Vues de dos, ces grenouilles de verre paraissent communes et d’une couleur verte, mais dès qu’on voit leur ventre, on comprend ce qui leur vaut ce surnom. Les « Glass frogs » en anglais, ou « Ranas de cristal » en espagnol, ont la particularité de posséder un poitrail translucide.

À travers leur peau, il est possible de voir leurs poumons, leurs intestins, la présence d’œufs, voire les battements de leur cœur ! Les chercheurs ne savent pas pourquoi l’évolution les a dotées d’un abdomen transparent. Quelques hypothèses existent tout de même. Selon la première, cette transparence servirait à éviter les effets néfastes des rayons de soleil sur l’organisme. En effet, les organes internes de ces grenouilles sont recouverts de cellules (nommées iridophores) qui réfléchissent la lumière. Une autre hypothèse décrit plutôt cette évolution comme une amélioration de la capacité de camouflage et de mimétisme, en vue de se protéger contre les prédateurs.

Une petite grenouille qui atteint des sommets !

En moyenne, ces grenouilles adultes mesurent 2 cm. Les mâles étant plus petits que les femelles : généralement, les plus petits mâles de H.esmeralda atteignent 1,8 cm alors que les plus grosses femelles H.fleischmanni poussent jusqu’aux 3,2 cm.

Leur aire de distribution s’étend de l’Amazonie à l’Amérique centrale. On trouve la majorité de ces espèces dans la liste des pays suivants : Brésil, Bolivie, Bélize, Colombie, Costa Rica, Equateur, Guatemala, Guyana, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Salvador, Surinam, Venezuela, et Trinité-et-Tobago. Certaines apprécient d’ailleurs les hauteurs de la Cordillère orientale des Andes Colombiennes. C’est le cas de Hyalinobatrachium duranti qu’il est possible de rencontrer de 1 800 à 2 400 m d’altitude.

Des mâles territoriaux mais attentionnés

Durant la saison des amours, de mars à novembre, les mâles coassent dans le but d’attirer des femelles. Ils se disputent alors les feuilles qui offrent le meilleur site de ponte. Certains affrontements peuvent être violents, car ces messieurs disposent d’épines osseuses situées sur leurs pattes avant. Après l’amplexus – mode d’accouplement des crapauds et des grenouilles où le mâle s’accroche au dos de la femelle, les femelles pondent 20 à 30 œufs sur l’envers d’une feuille à proximité d’un cours d’eau. Phénomène peu commun chez les amphibiens, ce sont aussi les mâles qui assurent les soins parentaux. Ils s’évertuent à protéger les œufs des prédateurs et à les humidifier pour éviter leur dessiccation ! (selon Rudy Palatci, contribution volontaire, "Natura-Sciences")

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28 mars 2022

Fournitures d'électricité à Villé

La loi n'est pas la même pour tous !

_lectricit_Encore une fois, à Villé on ne fait rien comme ailleurs ! Villé est le seul village alsacien où, en toute légalité, les lois républicaines de 2007 et 2016 ne sont pas appliquées ! Unn  comble !

A Villé donc, le client ne peut  choisir librement son fournisseur de courant électrique grâce à un subterfuge dans lequel semblent impliqués l'Etat (voir courrier préfectoral ci-dessous), Gaz de  Barr, les autres  fournisseurs étant  largement complices.

Tout aussi incompréhensible le fait que les professionnels peuvent changer de fournisseur, mais pas les particuliers !

Retenons quand même que l'ancien conseil municipal a donné son accord au transfert Vonderscheer/Gaz de Barr en novembre 2019 après une délibération prise à la suite d'un débat de deux minutes. Encore un vote, en toute méconnaissance du dossier, qui engage l'avenir de tous les citoyens de la commune.

Lettre reçue par la mairie de Villé

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25 février 2022

L'ADAR montagne existe toujours

En 2004 (bulletin municipal n° 5 de septembre 2005),  j'avais participé à la mise en place de l'ADAR montagne de Schirmeck, qui regroupait les cantons de Schirmeck, Saâles et Villé. Aujourd'hui elle étend ses compétences sur le canton de Mutzig/Villé.

adar2Voici ce qui figure encore sur internet : "L'ADAR (Association pour le Développement Agricole et Rural) de la Montagne est une antenne décentralisée de la Chambre d'Agriculture de Région Alsace.

Ses domaines d'intervention s'axent autour de trois thèmes majeurs :

- l'élaboration, le suivi d'une démarche qualité et la promotion des produits agricoles de montagne (produits laitiers, viandes, fruits, miel...),
- le conseil et l'encadrement technico-économique des agriculteurs,
- la gestion de l'espace et le développement local.

L'Association regroupe les cantons de Schirmeck, Saâles et Villé, plus quelques communes du Piémont, pour une superficie agricole de 6.000 ha avec 70 exploitations agricoles à temps plein et 180 pluri-actives."

Et voici ce que je publiais dans le bulletin muunicipal de Villé :

AdarAujourdhui rien n'a changé, il ne manque qu'un peu de dynamisme des nouveaux élus.

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23 février 2022

Nicaragua: nouvelle salve de lourdes condamnations contre des opposants

Plusieurs opposants, dont un journaliste sportif, ont été condamné à de lourdes peines de prison lors d'un des procès menés contre l'opposition au président Daniel Ortega.

ortegaLes opposants sont poursuivis sur la base de la loi sur la défense des droits du peuple à l'indépendance et à la souveraineté, adoptée en 2020, qui considère les personnes qui menacent l'intégrité nationale comme des « traîtres à la patrie ».

Depuis le début des procès, le 1er février, 20 opposants ont été déclarés coupables, dont 10 ont été condamnés à des peines comprises entre huit et 13 ans de prison. Parmi eux, Hugo Torrès, ex-guérillero et dirigeant de la dissidence sandiniste, décédé samedi en détention, à l'hôpital, à l'âge de 73 ans. Sa mort a fait monter la pression sur Daniel Ortega avec des critiques de la communauté internationale.

Parmi les dernières personnes condamnées, le journaliste sportif Miguel Mendoza. C'est une ONG indépendante, le Centre nicaraguayen des droits humains (Cenidh) qui a révélé l'information. « Le pouvoir judiciaire condamne à neuf ans de prison et à l'impossibilité d'exercer des fonctions publiques le journaliste Miguel Mendoza pour conspiration visant à porter atteinte à l'intégrité nationale », a tweeté le Centre nicaraguayen des droits humains. L'opposante Nidia Barbosa a également été condamnée hier mercredi à neuf ans de prison, tandis que mardi, la présidente de l'Union pour le renouveau démocratique (Unamos), l'ex-Mouvement de rénovation sandiniste (MRS, centre-gauche), Suyen Barahona, a écopé de huit ans.

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27 février 2022

Soudan du Sud : des enquêteurs de l’ONU mettent en garde

Des experts indépendants des droits de l’homme de l’ONU ont mis en garde, vendredi, contre une recrudescence de la violence politique et de la polarisation au Soudan du Sud.

soudan« Le Soudan du Sud est à un point de basculement », a alerté dans un communiqué Barney Afako, l’un des trois experts de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies sur le Soudan du Sud à l’issue de leur visite de cinq jours dans le pays.

Selon la Commission, la tenue des élections risque sérieusement d’alimenter la violence et la polarisation « si les institutions requises, notamment les lois constitutionnelles et électorales ainsi que les dispositions logistiques ne sont pas d’abord mises en place ».

Selon le calendrier convenu dans l’accord de septembre 2018, le Soudan du Sud est censé se rendre aux urnes en 2023 après la mise en œuvre de dispositions clés. Mais selon les médias, beaucoup doutent de la possibilité pour Juba d’organiser des élections l’année prochaine. Mais pour la Commission de l’ONU, il est d’ailleurs « important de regarder au-delà du moment électoral ».

L’urgence d’une cartographie des circonscriptions électorales

Il s’agit ainsi de s’interroger pour savoir, « quel système politique les gens voteraient, compte tenu notamment des retards pris dans l’élaboration d’une constitution sur laquelle les élections seraient fondées ». Dans ces conditions, l’une des tâches essentielles serait la cartographie des circonscriptions électorales.

« Une question plus importante se pose quant au système pour lequel les gens voteront, étant donné l’absence d’une constitution permanente et le manque actuel de clarté sur la façon dont l’enchaînement des élections et l’élaboration de la Constitution doivent se croiser », a fait valoir la Commission.

Selon l’ONU, le chapitre 6 de l’accord revitalisé sur la résolution du conflit au Soudan du Sud prévoit l’élaboration d’une Constitution permanente, sur laquelle reposera le futur système politique. S’il est bien mené, le processus d’élaboration de la Constitution offre ainsi un outil permettant de s’attaquer aux causes profondes du conflit et de l’insécurité persistants au Soudan du Sud.

Selon l’Accord de 2018, la période de transition doit se terminer en février 2023

Si le processus est mal géré, la Commission de l’ONU estime que cela risque « d’ancrer les griefs existants et de semer les graines de futurs conflits ». Bien qu’un projet de loi prévoyant un processus consultatif ait été rédigé, il n’a pas encore été adopté, et l’élaboration de la constitution n’a donc pas encore commencé.

Dans le même temps, les calendriers restent flous, bien que la période de transition doive se terminer en février 2023. « Il sera essentiel que les partenaires régionaux du Soudan du Sud et les garants du processus de paix accordent une attention accrue à la situation dans le pays et s’efforcent de contribuer à la réalisation des aspirations de paix de la population », a fait remarquer, la Présidente de la Commission, Yasmin Sooka.

Les membres de la Commission ont achevé ce vendredi leur neuvième visite au Soudan du Sud, qui s’est déroulée du 7 au 12 février. 

À Juba et à Yei, les experts ont rencontré des ministres et des hauts fonctionnaires du gouvernement, des membres de la société civile, des survivants d’abus de violences sexuelles, des chefs religieux, des entités chargées du suivi de l’accord de paix revitalisé de 2018, des membres de la communauté diplomatique, notamment de la troïka et de l’Union africaine, et des représentants des agences des Nations Unies et de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS).

Poursuite des déplacements et des violations flagrantes des droits humains

Plus globalement, l’absence de progrès dans la mise en œuvre des dispositions clés de l’Accord revitalisé, notamment l’unification, la gradation et le déploiement des forces armées, ainsi qu’un accord sur les structures de commandement, contribue à la persistance de l’insécurité et de l’impunité dans lesquelles se produisent les violations des droits humains. Dans ces conditions, la violence reste « omniprésente ».

L’insécurité se caractérise par « des déplacements et des violations flagrantes des droits de l’homme, notamment des violences sexuelles ». Le cas de Yei en est un bon exemple, où des soldats attendant de faire partie d’une force nationale unifiée manquent de moyens et s’en prennent ensuite à la population.

« La plupart des Sud-Soudanais avec lesquels la Commission s’est entretenue ont exprimé leur désir d’un leadership politique pour garantir la paix et la justice, pour lesquelles l’Accord fournit une feuille de route », a conclu Mme Sooka.

A noter que la Commission présentera son rapport, le 29 mars prochain à Genève, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. (selon AFP)

29 décembre 2021

Ethiopie : les civils en première ligne du conflit

Rafles, massacres, viols… Les exactions commises contre les civils par les forces gouvernementales et par leurs opposants, les rebelles du Tigré, se multiplient en Éthiopie.

Ethiopie

Alors que le conflit s’enlise dans le nord de l'Ethiopie entre le gouvernement et les rebelles tigréens, les atrocités contre les civils se multiplient, dans un camp comme dans l’autre. L’Onu a lancé vendredi 17 décembre une enquête internationale.

Un rapport d'Amnisty International et de Human Rights Watch a accusé jeudi les forces de police gouvernementales et leurs alliés, les milices amharas, d’avoir commis des rafles au Tigré voisin. Depuis début novembre, les forces pro-gouvernementales auraient rassemblé hommes et femmes dans les villes d’Adebai, Humera et Rawyan, au Tigré occidental, avant de les déporter à l’est, vers la rivière Tekezé, qui marque la frontière entre les zones contrôlées par chaque groupe.

« Quand les gens ont essayé de s’échapper… [les milices] les ont attaqués avec des machettes et des haches pour que personne ne puisse s’échapper… »​ a témoigné un fermier de 34 ans d’Adebai, mentionnant des dizaines de corps.

« Des crimes de guerre »

Les rebelles tigréens ne sont pas en reste. Début septembre, près de 125 civils ont été assassinés par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) dans le village de Chenna, près de Dabat, dans la région Amhara. Niés par le TPLF, les massacres ont été confirmés par des médecins.

Mi-novembre, seize femmes ont été violées par des rebelles tigréens dans la ville de Nifas Mewcha, dans la région Amhara. « Des crimes de guerre »​, voire « des crimes contre l’humanité »​, selon Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Loin d'être seules, ces exactions sont difficiles à documenter. L’État contrôle les médias locaux et entrave le travail des journalistes et des ONG, depuis le début du conflit, en novembre 2020.

À l’époque, le Premier ministre Abiy Ahmed avait envoyé l’armée au Tigré contre le TPLF, qui défiait son autorité. Trois semaines et la prise de la capitale régionale Mekele plus tard, Abiy Ahmed proclamait une victoire express. Mais, en juin, le TPLF avait repris l’essentiel du Tigré, poursuivant son offensive dans les régions voisines de l’Amhara et de l’Afar, jusqu’à se retrouver aux portes de la capitale Adis-Abeba.

Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence début novembre. Depuis,  près de 7000 personnes seraient détenues, selon le Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme, la plupart de l’ethnie tigréenne. Elles sont emprisonnées dans des centres de détention de masse répartis dans l’ouest du Tigré, à Addis-Abeba et dans la région Afar.

Selon l’Onu, le conflit a déjà fait plusieurs milliers de morts, plus de deux millions de déplacés et plongé des centaines de milliers d’Éthiopiens dans des conditions proches de la famine. (selon "Ouest-France")

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10 décembre 2021

La bande à Bauer chez Macron

La liste des élus soutenant Macron dans le Centre-Alsace aux présidentielles vient de paraître.

macronD'abord une remarque : sur l'ensemble des élus alsaciens macronistes, la moitié vient de la région de Sélestat ! C'est visiblement mal parti pour le président sortant dans notre province. Surtout qu'une douzaine émane du seul conseil municipal de Sélestat. Seuls trois viennent de la campagne : un du Ried, deux de la vallée de Villé. Quant au maire de Châtenois, on peut se demander ce qu'il fait dans cette galère, lui qui affiche ses conflits avec le maire de Sélestat, notamment à propos du vieux chemin de l'hôpital et de la RN59.

Sur la vallée qui regroupe 18 communes, on se demande pourquoi deux jeunes maires, certainement sans aucune expérience partisane, se sont perdus dans cette drôle de galère.

Enfin constatons quand même que ce comité, qui se veut rapprocher des élus de droite et de gauche, ne comprend que des membres reconnus LR. Macron dérive à droite, mais ça on le savait. Et la plupart de ses adhérents se sont ralliés à un attrape-mouches d'ambitieux à l'avenir personnel bouché dans leur parti d'origine. Notre président peut-il encore se targuer de pouvoir rassembler les français ?

9 décembre 2021

Une invasion russe en Ukraine ?

Kiev s'inquiète de "signaux très dangereux" à sa frontière

ukraineL'Ukraine s'inquiète de "signaux très dangereux" envoyés par la Russie qui aurait massé à la frontière plus de 90 000 soldats.

Le chef du renseignement militaire ukrainien va même jusqu'à anticiper une offensive sur Marioupol en janvier ou février par voie terrestre, maritime et aérienne.

Le président Volodymyr Zelensky a tenu à rassurer la population ukrainienne : "Nous avons un contrôle total de nos frontières et sommes pleinement préparés à toute escalade", a assuré le chef de l’État ukrainien qui a également évoqué des informations faisant état d'un possible coup d’État contre sa personne.

L'Otan met Moscou en garde

Sept ans après l'invasion de la Crimée par les troupes russes, l'armée ukrainienne semble aujourd'hui mieux équipée grâce notamment au matériel militaire fourni ces dernières années par les États-Unis : des munitions ou encore des dispositifs de missiles anti-char.

Kiev peut compter aussi sur le soutien indéfectible de l’Otan. Le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, a mis Moscou en garde : "Nous suivons de très près la situation à la frontière ukrainienne, nous recueillons des informations, nous les partageons et nous envoyons aussi un message clair à la Russie : elle doit procéder à une désescalade, réduire les tensions, faire preuve de transparence. (...) Si la Russie utilise la force contre l'Ukraine, cela aura des conséquences, des coûts."

La Russie de son côté dément toute velléité d'ingérence en Ukraine et accuse en retour l'Otan et les Occidentaux d'aggraver les tensions en menant des manœuvres militaires près de sa frontière.

En avril dernier, Kiev avait déjà craint une invasion de son territoire. Après plusieurs semaines de tensions, Moscou avait finalement retiré ses troupes de la frontière. (selon "Euronews")

17 novembre 2021

La MJC Villé - le Vivarium y était

1000 MJC se donnent la main !

Réunies pour la première fois depuis 50 ans, les MJC de France ont lancé les fondations de leur nouvelle organisation à Port-Leucate. Elles s'engagent pour continuer de faire vivre les territoires et la culture notamment auprès des jeunes. 

port_leucateÀ l’issue de trois jours de rencontres interrégionales, les MJC de France ont défini les fondations de leur nouvelle organisation commune pour permettre une bonne collaboration avec les acteurs publics, mais aussi agir sur les questions de société actuelles. 260 personnes venues de toutes les MJC de France étaient réunies à Port-Leucate pour échanger et construire ensemble leur avenir. Les enjeux sont de taille pour ce pilier de l'éducation populaire qui a de nombreux défis à relever, en partie liés à la crise sanitaire.

Les MJC pourront désormais s'appuyer sur un réseau national fort de 1000 structures leur garantissant une représentativité plus forte. 4 axes et 8 engagement. Ensemble, ils ont élaboré la Déclaration de Leucate autour de 4 axes prioritaires : citoyenneté, place des jeunes, problématiques de proximité et développement durable. Ils ont pris 8 engagements communs  s’emparer des grandes transitions et des enjeux sociétaux (transitions climatiques, écologique, numérique…), faire reconnaître son expertise du local au national, affirmer les spécificités et les singularités de son projet associatif dans ses relations avec les pouvoirs publics, initier et inventer des espaces inédits de coopération, porter une vision ouverte de la culture, pour la mise en œuvre des droits culturels, accompagner ses membres et garantir leur pérennité sur les territoires, expérimenter et essaimer ses initiatives inspirantes et s’emparer de la question de la formation des acteurs.

Les MJC ont également fixé un calendrier avec mi-janvier des rencontres entre les membres des deux précédentes fédérations qui les représentaient et en avril une assemblée générale pour adopter ensemble les statuts de la nouvelle tête de réseau des 1000 MJC. (selon le quotidien "L'indépendant")

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23 octobre 2021

Groupe Bolloré, vers une cession de ses activités portuaires d'Afrique

Le groupe Bolloré est en pleine reconversion. Le quotidien Le Monde indique à juste titre que l'industriel français a contacté une banque d'affaires en vue d'étudier l'éventuelle cession de ses activités portuaires en Afrique.

Vincent_Bollore_Les secteurs de l'audiovisuel, de la publicité et de la communication, tel est le nouveau champ dans lequel le groupe Bolloré entend désormais faire sa reconversion. Le groupe français a d'ailleurs exploré ce terrain depuis une dizaine d'années et semble s'y plaire et s'y installer durablement et confortablement. Cette nouvelle activité constitue à ce jour 80% des bénéfices de l'industriel français.

C'est à juste titre que l'entreprise dirigée par Vincent Bolloré compte se retirer de ses activités portuaires, aéroportuaires et ferroviaires en Afrique. « Aujourd'hui, Bolloré est présent dans 42 ports africains en qualité d'opérateur de terminaux, d'agent de lignes maritimes ou de manutentionnaire. Il gère 16 terminaux à conteneurs, principalement en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest, mais aussi trois concessions ferroviaires, des entrepôts et des ports secs, etc. », indique RFI.

Nonobstant le fait que ses activités en Afrique lui rapportent plus de deux milliards d'euros de chiffre d'affaires, avec un personnel de plus de 20 000 employés, Bolloré aurait copté la banque d'affaires Morgan Stanley afin d'étudier la possibilité de cession de ses activités logistiques sur le continent.

Même s'il ne s'agit pour l'instant que d'une éventualité, CMA-CGM, Mearsk, Dubaï Ports World et Cosco shipping font d'ores et déjà le pied de grue pour s'acquérir ce vaste marché, qui a permis à la multinationale française de bâtir fortune.

Le confrère précise par ailleurs que Bolloré constitue à n'en point douter « un vecteur essentiel de l'influence économique de la France en Afrique ».

Le 24 avril 2018, faut-il le rappeler, le groupe Bolloré a été mis en examen par la justice française pour des soupçons de corruption dans la passation de marchés sur plusieurs ports d'Afrique de l'Ouest.

14 octobre 2021

Une caissière de supermarché licenciée pour 3,46€ de presskopf périmé

Une caissière du Super U de Russ (depuis 18 ans) a été licenciée par son employeur après avoir rapidement échangé un morceau de fromage de tête qu’elle venait d’acheter. Le conseil des prud’hommes a condamné l’employeur pour licenciement abusif.

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Il aura fallu 18 mois de procédure mais le conseil des prud’hommes de Saverne a enfin rendu sa décision, le 27 septembre 2021 : le licenciement pour « faute grave » d’une caissière par le gérant d’un Super U alsacien pour avoir échangé un morceau de presskopf de 3,46€ était bien abusif.

L’histoire est assez triste. En avril 2020, Caroline (le prénom a été changé), 59 ans, est caissière depuis 18 ans au Super U de Russ, dans la vallée de la Bruche. Ça ne se passe pas très bien avec son employeur, la SAS Bruchdist, reprise depuis quelques années par le fils de l’ancienne gérante. Caroline sent qu’on cherche à se débarrasser d’elle, elle voit arriver des salariés plus jeunes, aux profils polyvalents…

Un morceau acheté puis échangé

Un mardi d’avril lors du premier confinement, vers 14h, après avoir terminé son service, Caroline se rend à la charcuterie du Super U pour y acheter un morceau de presskopf. La charcutière lui découpe pour 3,46€ de « Délice de tête aux cornichons ». Elle paie, sort du supermarché puis se rend compte que le fromage de tête a atteint sa date limite. Caroline retourne à l’intérieur, va voir la charcutière et échange son vieux morceau de presskopf contre un équivalent plus frais.

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Erreur ! Elle aurait dû, comme n’importe quelle cliente, retourner le premier morceau à l’accueil, être remboursée, reprendre un nouveau morceau de presskopf et repasser par la caisse. Le gérant du Super U tient sa « faute grave », il met immédiatement à pied Caroline et la convoque en entretien.

Lorsque Caroline se présente, elle ne se doute pas encore qu’elle va devoir quitter le supermarché. À la demande du gérant, une collègue l’attend à l’entrée du supermarché et l’accompagne à son entretien. À la grande surprise de Caroline, cette dernière ne la soutient pas lors de cet entretien, où il lui est notifié son licenciement. 

Dans la lettre envoyée en mai 2020, la direction précise :

« Vous êtes employée en qualité d’hôtesse de caisse. (…) À ce titre, vous avez parfaitement connaissance de la procédure à respecter en cas de litige ou de problème qualité : s’adresser à l’hôtesse d’accueil. Mais vous avez choisi de faire pression sur votre collègue [de la charcuterie], en l’obligeant à s’exécuter et à être complice de votre manœuvre frauduleuse ! »

Et c’est terminé pour Caroline, qui est invitée à « se présenter à la direction pour retirer son certificat de travail, son solde de tout compte et son attestation Pôle emploi », après 18 ans de services. Sonnée pendant plusieurs semaines, Caroline trouve finalement la force de contacter une avocate, Me Amandine Rauch, et de contester ce licenciement devant le conseil des prud’hommes de Saverne en juillet 2020.

Autre reproche, une pause pipi en 2012

Lors de l’audience en juin 2021, le Super U de Russ a produit un historique des sanctions prises contre Caroline, dont la plus grave date de 2012 : un avertissement pour s’être rendue aux toilettes sans l’aval d’un supérieur hiérarchique. Dans le rappel des faits, le conseil des prud’hommes précise que cette mention devait montrer aux conseillers que Caroline, « malgré son ancienneté, n’était pas irréprochable. »

Le 27 septembre 2021, le conseil des prud’hommes a reconnu le caractère abusif du licenciement de Caroline et lui a accordé environ 10 000€ d’indemnités de licenciement et 8 600€ de dommages et intérêts pour licenciement abusif. Voilà qui va faire beaucoup de morceaux de presskopf. La SAS Bruchdist peut faire appel de ce jugement. (Selon "Rue 89 Strasbourg")

23 septembre 2021

Pegasus : plus de 6000 Algériens espionnés par le Maroc

L’affaire d’espionnage de Pegasus est loin de livrer tous ses secrets. L’Algérie a subi un véritable assaut électronique de la part des services de renseignement marocains. Les téléphones portables d’au moins 6 000 citoyens algériens seraient espionnés à travers l’usage du logiciel Pegasus, conçu et vendu au Maroc par la société israélienne NSO Group, qui travaille en étroite collaboration avec l’Etat hébreu.

mohammed_vi_696x392Les tensions ne faiblissent pas entre le Maroc et l’Algérie, autour de la question du Sahara Occidental ou encore de l’autodétermination du peuple kabyle. Ainsi, plusieurs Algériens, dont des hauts responsables civils et militaires, auraient été espionnés par le Maroc, entre 2017 et 2019, avec le spyware israélien Pegasus. Selon des sources médiatiques qui ont enquêté sur Pegasus, plus de 6 000 numéros de téléphones appartenant à des Algériens ont été sélectionnés par le Maroc durant cette période dans le but de les espionner.

En toile de fond, la surveillance d’acteurs politiques, militaires, associatifs et, surtout, médiatiques qui ont un quelconque lien avec quatre dossiers très sensibles pour le Maroc : le Sahara Occidental, le Hirak du Rif, la situation des droits humains dans la monarchie chérifienne et les relations franco-algériennes. Durant le Hirak (mouvement populaire) qui a éclaté en Algérie le 22 février 2019 pour chasser le Président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir après 20 ans de règne, un « opérateur des services de sécurité du Maroc s’intéresse aussi de près au climat politique qui règne en Algérie », explique le journal Le Monde.

Selon la même source, tous les hauts responsables algériens durant la première année du Hirak ont été ciblés par le royaume chérifien. Outre l’entourage familial de l’ancien Président, ses frères et sœur Saïd, Nacer et Zhor Bouteflika, l’opérateur marocain a visé le sommet de l’appareil de l’État, avec les numéros des chefs des services de renseignement de l’époque, comme les généraux Ali Bendaoud, Wassini Bouazza et Bachir Tartag ou encore les commandants des forces terrestres et aériennes. Un numéro attribué à Saïd Chengriha, l’actuel chef d’état-major de l’ANP, a également été visé, poursuit le média.

La liste des responsables algériens espionnés par le Maroc est encore longue. « On y trouve Ramtane Lamamra, actuel ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, Nourredine Bedoui, ancien Premier ministre, ainsi que Noureddine Ayadi, qui a occupé successivement les postes de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères puis de directeur de cabinet de la présidence de la République, et qui est lui aussi placé dans la liste des cibles potentielles », détaille le journal.

alg_rieRamtane Lamamra, actuel ministre des Affaires étrangères algérien, victime d'espionnage.

25 août 2021

La Eberhardtbahn (1ère guerre mondiale)

Le téléphérique Eberhardtbahn fut construit dès 1914 par les Allemands. D’une longueur de 4 km, il relie le vallon du Petit Rombach à la chaume de Lusse et sert principalement aux transports de matériels de guerre, vivres, armes, munitions et matériaux de construction, au plus près du front. Le téléphérique fait partie d’un réseau stratégique de transport plus vaste, une ligne ferroviaire étroite, le «LordonBahn» et la «Route des Allemands». À la fin de la guerre, la plupart du matériel est démonté, mais les wagonnets à benne basculante restèrent encore quelque temps dans les gares, faisant la joie des enfants. Côté vosgien, en revanche, la ligne ne fut démantelée qu’à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, offrant aux nouvelles troupes Allemandes des rails soigneusement empilés près de la route. C’était en 1916, à Sainte-Croix-Aux Mines.

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16 août 2021

La bière, carburant des Allemands…

L’Agence des statistiques européens Eurostat vient de publier les chiffres autour de la bière. Peu étonnant, l’Allemagne est et reste le plus grand producteur de bière en Europe, mais les voisins outre-Rhin ne sont ni les plus grands consommateurs, ni les plus grands exportateurs de cette boisson.

bi_reEn 2020 et malgré la crise, 32 milliards de litres de bière ont été produits dans l’Union Européenne. Loin devant, l’Allemagne avec 7,5 milliards de litres, ce qui correspond à 24% de la production européenne. A la deuxième place, la Pologne avec 3,8 milliards de litres, suivie par l’Espagne et les Pays-Bas.

Si l’Allemagne produit beaucoup de bière, elle garde le plus clair de sa production pour elle. Ainsi, le plus grand exportateur de bière en Europe sont les Pays-Bas avec 1,9 milliards de litres exportés, la deuxième place des exportateurs de bière revient à la Belgique avec 1,7 milliards de litres d’exportés et l’Allemagne qui n’exporte que 1,5 milliards de litres sur les 7,5 milliards de litres produits.

Mais est-ce que cela veut dire que les Allemands sont les plus grands buveurs de bière en Europe ? Non. Ce sont les Tchèques qui en consomment le plus, avec 142 litres par personne et an, suivis par les Autrichiens avec 107 litres par personne et an et les Allemands ne viennent qu’à la 3e place avec 100 litres de bière consommés par personne et par an.

Le Général de Gaulle avait dit un jour « comment diriger un pays qui compte 357 sortes de fromage différents ? ». On pourrait transposer cette question en « comment diriger un pays comme l’Allemagne dont les 1500 brasseries produisent pas moins de 6000 sortes de bière différentes ? ».

En tout cas, à lire les chiffres d’Eurostat, la pandémie a déclenché un petit changement. Si avant la crise, les bières sans alcool avaient le vent en poupe, leur production et vente à baissé en 2020 de 8% – comprendre : quand les temps sont difficiles, les gens ont plutôt tendance à noyer leurs soucis dans une bière forte… (selon "Eurojournalist")

13 août 2021

Un militant bélarusse retrouvé pendu

Le directeur d'une ONG aidant des opposants au régime bélarusse a été retrouvé pendu hier en Ukraine, selon la police ukrainienne en charge de l'enquête, l'organisation du militant dénonçant pour sa part un assassinat orchestré par Minsk.

b_larusseLe corps du Bélarusse Vitali Chychov, disparu lundi, a été retrouvé pendu hier matin dans un parc en périphérie de Kiev, près de son domicile, a indiqué le chef de la police nationale Igor Klymenko lors d'une conférence de presse. La police a ouvert une enquête pour homicide avec préméditation, mais étudie également la piste d'un geste volontaire. "Un suicide et un meurtre déguisé en suicide sont les principales versions", a précisé M. Klymenko. Interrogé sur les propos d'un militant bélarusse selon lequel M. Chychov avait des hématomes sur le visage et le nez cassé, le chef de la police a fait état uniquement de petites lésions "caractéristiques pour une chute", sans plus de précision.
 
L'ONG du militant, "Maison bélarusse en Ukraine" (BDU), a dénoncé elle sur Telegram une opération de Minsk visant à "liquider" une personne "dangereuse pour le régime" du président Alexandre Loukachenko. "Il s'agit d'une opération planifiée des tchékistes", terme désignant les forces de sécurité, a affirmé l'organisation dont la mission est de venir en aide aux Bélarusses s'exilant en Ukraine pour échapper à la répression dans leur pays. "Vitali était surveillé et la police (ukrainienne) en avait été notifiée", a assuré la BUD. "Nous avions été avertis" du risque de "provocations allant jusqu'à l'enlèvement et à la liquidation", selon la même source. Mais le chef de la police nationale ukrainienne a dit ne pas avoir d'informations en ce sens et que ses services n'avaient enregistré aucune plainte du défunt. M. Chychov, 26 ans, était sorti faire un jogging à Kiev lundi matin, mais n'est jamais revenu. Sa compagne Bojena Jolud a indiqué à des médias bélarusses ne pas croire à un suicide.
 
“Prenez les armes !”
 
Le militant a fui vers Kiev à l'automne de 2020, face à la virulence croissante de la répression du gigantesque mouvement de contestation contre la réélection de Loukachenko, au pouvoir depuis 1994. Il a notamment participé à l'organisation à Kiev des protestations anti-Loukachenko, selon la BUD. Dans la soirée, plusieurs centaines de personnes, notamment des Bélarusses exilés à Kiev, se sont réunis devant l'ambassade de ce pays brandissant des portraits du militant et des drapeaux rouge-blanc de l'opposition bélarusse. "Nous n'obtiendrons rien avec un procès pacifique", a lancé devant la foule la compagne de M. Chychov, en larmes. "Posez vos pancartes" et "prenez les armes!", a-t-elle poursuivi. 
 
De nombreux Bélarusses ont fui leur pays, souvent pour l'Ukraine, la Pologne et la Lituanie, face à la répression féroce de toute contestation dans cette ex-république soviétique nichée entre la Russie et l'UE. "Les Bélarusses ne sont pas en sécurité même à l'étranger", a lancé sur Telegram la cheffe de l'opposition bélarusse en exil, Svetlana Tikhanovskaïa. Ce drame intervient peu après un incident aux Jeux olympiques de Tokyo avec la sprinteuse bélarusse Krystsina Tsimanouskaya, menacée d'un rapatriement forcé pour avoir critiqué sa fédération sur les réseaux sociaux. Le Comité international olympique a lancé une enquête.

Le régime bélarusse est aussi accusé d'avoir détourné en mai un vol commercial en prétextant une alerte à la bombe pour arrêter le dissident Roman Protassevitch à bord. M. Loukachenko a également été accusé d'avoir créé des "escadrons de la mort" au début de son règne pour se débarrasser de ses opposants.  (selon "Tahiti infos")

26 juillet 2021

Le pass ne passe pas !

Lorsque les parlementaires se réunissent jusqu'aux petites heures du matin, il en ressort souvent des choses assez étranges. Par exemple, vendredi soir, les députés français ont voté en faveur de l'amendement 274 proposé par le député Christophe Blanchet (MoDem) dans le cadre d'une nouvelle "loi sanitaire". Cette proposition de modification prévoit que les clients des restaurants, cafés ou bars qui n'ont pas "flashé" leur "pass sanitaire" à leur arrivée ou qui n'ont pas rempli un registre des clients correspondant ou qui ne l'ont pas rempli correctement seront à l'avenir passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 15 000 euros ( !) et d'une peine de prison pouvant aller jusqu'à un an ( !). Cet amendement a été adopté en première lecture à une courte majorité avec les voix de LREM et du MoDem, mais il n'est pas encore tout à fait clair si ce règlement résistera à un examen constitutionnel.

ANAu lieu de calmer quelque peu la situation très tendue en France, le parlement et le gouvernement versent de plus en plus d'huile sur le feu. Au lieu de fournir des réponses à ceux qui ont des doutes sur la stratégie de vaccination actuelle, l'État français réagit de manière autoritaire et avec une violence institutionnelle. Alors que les manifestations contre le "pass sanitaire" et les vaccinations obligatoires sont désormais quotidiennes ( !), il est difficile de comprendre pourquoi les autorités politiques françaises recherchent de plus en plus la confrontation ouverte avec leur propre population.

Un an de prison parce qu'un visiteur de restaurant n'a pas flashé son QR code ? Pour le député MoDem Christophe Blanchet, ce n'est pas un problème. Son argument : alors les restaurateurs ne sont pas les seuls responsables des sanctions si un client est trouvé dans un restaurant sans un "pass sanitaire" valide. Dans ce cas, le restaurateur serait condamné à une amende de 45 000 € et à une peine d'emprisonnement d'un an. Mais est-il possible de gouverner durablement contre son propre peuple et de lui imposer des mesures répressives ? Les gens dans les tours d'ivoire de la politique parisienne remarquent-ils seulement comment les choses bouillent en France ?

Depuis un an et demi, ce gouvernement a complètement échoué dans la pandémie, a menti, fait de fausses promesses, tout en communiquant avec les Français comme s'ils n'étaient pas sains d'esprit. Cela a conduit à une perte de confiance massive, et c'est l'une des raisons pour lesquelles une grande partie de la société française n'est plus prête à suivre aveuglément les instructions d'un gouvernement qui a présenté une image de faiblesse effrayante depuis un an et demi.

Que la campagne de vaccination soit l'un des piliers centraux de la lutte contre la pandémie, cela ne fait aucun doute. Le fait que cette campagne et les vaccins suscitent d'innombrables questions auxquelles il n'a pas été répondu à ce jour est également incontestable. Dans une telle situation, miser sur cette incroyable répression plutôt que sur le dialogue pourrait être une erreur susceptible de faire exploser la poudrière sociale qu'est la France.

Un QR code non scanné et un an de prison, ce qui équivaut à la destruction d'une existence sociale ? Le parlement français a perdu tout sens de la mesure et personne à Paris ne devrait s'étonner que cela entraîne une réaction violente de la population. L'autoritarisme que le président Macron a instauré en France depuis 2017, avec notamment une série de décrets qui ont aboli les libertés individuelles mais aussi la protection des données personnelles (décrets 2020-151 et suivants), est à ce jour inconnu dans la Vème République française.

En dehors de la monstruosité de ce règlement et de sa constitutionnalité, qui devra encore être examinée, cette proposition d'amendement 274 montre l'autocompréhension de ce gouvernement et de sa majorité parlementaire. L'amende de 135 euros annoncée à l'origine pour ne pas avoir scanné le "pass sanitaire" avait déjà fait grincer des dents, tant chez les restaurateurs, qui sont soudainement censés jouer les policiers, que chez les Français, pour qui une visite au restaurant ou un café en terrasse peuvent rapidement devenir un délit. Mais un an de prison et 15 000 euros d'amende ? !

Sur quoi le Paris politique compte-t-il maintenant ? - Que les gens continueront d'affluer avec enthousiasme dans les restaurants ? Cette nouvelle réglementation n'est pas seulement une gifle pour les Français, mais probablement l'arrêt de mort de nombreux restaurateurs qui, après un an et demi de repos obligatoire, doivent maintenant compter avec une baisse dramatique de leur clientèle.

macronLa réponse à cette nouvelle monstruosité ne sera pas donnée dans un débat politique, mais dans la rue. Dans le contexte de manifestations de plus en plus violentes. Mais c'est la dimension que Macron connaît et apprécie. Contre les protestations, on peut envoyer la police pour étouffer violemment toute critique de la politique. Mais le potentiel de protestation en France est énorme, et le fait que les autorités publiques considèrent que le nombre de manifestants est faible n'aide pas. Les confrontations provoquées par ce gouvernement n'auront que des perdants.

Il est incroyable que la France, pays des Lumières, pays des droits de l'homme, pays de la liberté, devienne la "Hongrie de l'Europe occidentale". Cette stratégie ne contribue en rien à dissiper les doutes concernant la stratégie de vaccination actuelle ; avec cette approche autoritaire, le projet de parvenir à une "immunité collective" est voué à l'échec. Outre le fait qu'une pandémie ne peut être combattue au niveau national, ce gouvernement ruine définitivement la cohésion sociale.

Ce gouvernement n'est en fait cohérent que sur une seule chose : ignorer la voix des Français. Lors des récentes élections régionales et départementales, que plus de 2/3 des Français ont boycottées, le parti au pouvoir, LREM, n'a obtenu que 9% des suffrages exprimés, derrière même le PS déjà mort. Il est étrange que cette "claque" n'ait donné lieu qu'à un "continuez comme ça !" et à une nouvelle expansion d'un système autoritaire parmi les personnes au pouvoir à Paris.

Ce samedi déjà, nous avons vu à quel point les Français sont enthousiastes à l'égard de leur gouvernement. En effet, des centaines de milliers de personnes l'exprimeront à nouveau dans les rues de France. Mais le plus amer, c'est que cet autoritarisme fait que de plus en plus de sceptiques de la vaccination deviennent des opposants à la vaccination et que la campagne de vaccination a ainsi de moins en moins de chance d'atteindre son objectif.
(selon "Euro-journalist" - traduit de l'allemand)

22 juillet 2021

Vaccination et pass : bras de fer engagé au Parlement

Le président et le premier ministre ont décidé, puis informé les français. Mais les lois n'ont pas encore été votées ! Et pour cause ! Décidément, le covid-19 a provoqué "la démocratie à l'envers" dans tout le pays, au point qu'on se demande si Macron fait la guerre au covid-19 ou aux français. Pourtant les medias n'en parlent que peu : il faut consulter "Tahiti.infos" pour en prendre connaissance. Ci-dessous, l'article paru dans cette île lointaine dès mercredi, 20 juillet après que les députés se sont réunis à à 15 heures.

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L'article de Tahiti.infos du 21/07/2021

Des oppositions qui se raidissent, une majorité vigilante sur les libertés et des rafales d'amendements : l'Assemblée nationale se saisit mercredi du projet de loi étendant le pass sanitaire, en vue d'une adoption express sous la pression du variant Delta du Covid-19.

Après douze heures de débat et l'examen de quelque 600 amendements, les députés ont adopté le texte en commission peu après 05H00 mercredi matin. Ils le retrouveront dans l'hémicycle à partir de 15h00. 

Vivement contesté dans la rue par une frange de l'opinion, ce texte traduit les annonces du 12 juillet d'Emmanuel Macron, de l'obligation vaccinale pour les soignants au pass sanitaire (prouvant la vaccination complète, un test négatif récent ou l'immunisation) pour l'accès aux cafés, restaurants et trains à partir de début août.  

L'adoption définitive de ce texte d'ici ce week-end - au bout de la session extraordinaire du Parlement - relève du tour de force, tant il déchaîne les passions.  

Les députés PS ont quitté la salle vers 2h40, jugeant "inutile de s'épuiser" dans un "affichage de travail législatif", quelques heures avant le coup d'envoi des débats dans l'hémicycle.

Sur le fond, la commission des Lois a voté en faveur du report à la fin septembre du pass sanitaire pour les 12-17 ans. Le gouvernement avait déjà exempté cette catégorie d'âge jusqu'au 30 août. 

En séance, la présidente de la commission Yaël Braun-Pivet déposera un amendement pour interdire le pass sanitaire pour tous les mineurs, considérant notamment qu’ils avaient eu accès à la vaccination très tardivement, a-t-elle annoncé sur France 2.

Pour l'accès aux grands centres commerciaux, les députés ont avalisé de possibles exceptions au pass, quand il n'existe pas d'autres commerces de biens de première nécessité à proximité. 

Ils ont aussi soutenu des sanctions renforcées contre la fabrication ou l'utilisation de faux pass sanitaires. Ou des peines aggravées en cas de violence sur des personnes contrôlant les pass.

"Promouvoir" les libertés

Pour couper court aux critiques et annonces de saisines du Conseil constitutionnel qui se multipliaient, de la droite sénatoriale aux députés LFI, le Premier ministre a annoncé qu'il en appellerait lui-même aux Sages sur l'ensemble du projet de loi. 

"Notre objectif a été de prendre des mesures proportionnées", fait valoir Jean Castex, cependant que plusieurs députés, principalement LREM, ont été menacés de mort pour leur soutien au texte.

L'obligation vaccinale étendue aux soignants, sapeurs pompiers et encore professionnels auprès des personnes âgées est largement soutenue, hors extrême droite et extrême gauche. 

C'est sur l'extension du pass sanitaire que droite et gauche réservent leurs banderilles. Les députés LR réclament de la "souplesse" pour qu'il ne soit pas aussi dur qu'un confinement, avec des amendes réduites et une dérogation jusqu’au 30 août pour ceux ayant reçu une première dose de vaccin. Mardi soir, Olivier Véran n'a pas complètement fermé la porte sur ce dernier point, même s'il attend des avis scientifiques. 

Les socialistes rejettent le pass, qui reviendrait à ce que "la moitié de la population (restaurateurs, commerçants...) contrôle l'autre moitié de la population". Ils lui préfèrent une "vaccination obligatoire" des majeurs contre le Covid "d'ici au 1er octobre".

Députés communistes et insoumis s'orientent vers un vote global contre, rejetant des "atteintes" aux libertés individuelles, et veulent convaincre plutôt que contraindre.

Ce n’est pas la bonne stratégie de diviser les Français, fracturer le pays”, a commenté le LFI Adrien Quatennens sur BFM.

Pour le N.2 du RN, Jordan Bardella, le pass sanitaire est "un modèle de société de surveillance par tous et pour tous". 

Du côté de la majorité, les réticences initiales vis-à-vis du pass ont été balayées par les annonces présidentielles et le déminage du gouvernement.

Le pass sanitaire est un "vilain concept", que "je n'aime pas", mais il y a "urgence", a insisté Olivier Véran.

Mais la question de l'isolement obligatoire pour les malades passe mal auprès de certains LREM et quelques frondeurs ont donné de la voix.

Sur ce sujet, le gouvernement a promis des amendements pour éviter les pertes de revenus pour les travailleurs isolés en raison de leur contamination. 

Les élus MoDem, qui avaient provoqué un couac en mai lors d'un vote sur le régime de sortie de l'état d'urgence sanitaire - prorogé là au 31 décembre - , revendiquent un débat chaque mois au Parlement sur la situation sanitaire et économique. 

14 juillet 2021

Ancienne gendarmerie de Villé : encore des précisions

L'ancien maire a-t-il oublié ?

communiqu_1A lire le communiqué de presse du dimanche 11/07 dans la presse locale, il n'y en a qui se souviennent plus des nombreuses polémiques qui ont entouré l'ancienne gendarmerie et la construction d'une nouvelle, et il semble notamment que l'ancien maire soit frappé d'amnésie. Pourtant, ce dossier était marqué du sceau de ses valses-hésitations coutumières.

Monsieur l'ex-maire devrait se souvenir que dès 2003 l'Etat envisageait à terme de céder l'ancienne gendarmerie à la commune à l'euro symbolique, comme il le proposait à de nombreuses autres municipalités. Une délégation du conseil municipal composée du maire, d'un adjoint et de moi-même s'était même rendue à Fraize (Vosges) où le député-maire Claude Jacquot nous avait présenté les réalisations dans l'immeuble cédé par la maréchaussée. Par la suite, notre ex-maire a toujours même refusé d'inscrire une discussion à ce sujet à l'ordre du jour du conseil municipal.

communiqu_2Je ne reviendrai pas sur cette lamentable réunion qui devait permettre à des réfugiés d'y trouver un abri. Finalement, les nervis du FN, venus de Strasbourg, de Mulhouse, de Baccarat, de Remiremont et même des Ardennes eurent raison du peu de courage politique du maire.

Enfin, la cession d'un terrain pour la construction d'une nouvelle gendarmerie n'en a pas moins été polémique. Le conseil municipal, en accord avec les autorités compétentes, avait donné un accord pour vendre un terrain en friches le long de la D424 entre Villé et Triembach/Val, à côté de l'actuel Norma. Les responsables de la gendarmerie souhaitaient en effet des locaux situés au bord de cette route qui favorisait les  interventions rapides des militaires.

Oui, mais voilà !  L'un ou l'autre gendarme de la place ayant laissé entendre que les familles logées dans les habitations prévues risquaient d'être perturbées par le bruit de la circulation  automobile, a encouragé notre gentil et docile ex-maire à accepter de se séparer d'un terrain voisin de l'atelier municipal. Un rare espace qui aurait pu permettre de réaménager l'atelier communal et de lui donner un accès intéressant. Mais rien n'y a  fait ! L'ex-maire avait donné sa parole. Il y eut bien une réunion commune entre les différentes parties prenantes, mais le mal était fait, la décision avait, semble-t-il, déjà été prise.

Enfin, pour couronner le tout, alors qu'un prix de vente de 3000 Francs (450 €) l'are pour les friches, ce qui pouvait apparaître comme logique, Monsieur l'ex-maire a maintenu ce prix pour le terrain constructible en pleine ville, refusant même au conseil municipal de doubler le prix de vente. Bravo monsieur l'ex-maire, aujourd'hui la commune en subit les conséquences : l'atelier municipal reste en l'état, sans accès digne de ce nom, sans possibilité d'agrandissement. Quant au terrain initialement prévu, il est toujours à l'état de friche et d'abandon.

Merci monsieur le maire retraité, votre héritage est impressionnant !

25 juin 2021

Grand rassemblement à Villé

Ah les campagnes africaines !

kennel1Au printemps 2013 eut lieu en Alsace un grand referendum pour savoir si notre chère province devait devenir un seul département. Réponse des alsaciens : non, le Landgraben doit subsister !

Un certain nombre d'élus de droite reprochèrent cet échec au prédécesseur de Bierry au Conseil Général : Guido Kennel était parti faire campagne chez ses amis africains de Côte d'Ivoire, à coups de cadeaux et de bonnes bouffes !

Certains lui reprochèrent même d'avoir fait la promotion du vin de Bordeaux et non du vin d'Alsace.

Notre cher ami Bierry a donc promis lors de sa prise  de pouvoir de s'intéresser à l'Alsace et non à l'Afrique. Lors d'une réunion publique à Villé en février 1995, il avait même affirmé : "Nous avons assez de problèmes ici pour ne pas nous occuper des Africains."

Oui mais voilà, au bout de 6 ans de  règne, il ne semble pas qu'il ait enthousiasmé  les Alsaciens. Pour preuve, la photo de son "meeting de campagne" à Villé, c'est-à-dire dans son propre canton !

Son "Je vous ai compris !", emprunté au général De Gaulle, est tombé dans l'oreille de sourds. Que n'est-il parti faire campagne en Afrique... là où les élections se terminent par une révolution.

Nul n'est prophète en son pays. Guido Kennel le savait, Fredo Bierry ne l'a pas encore appris.

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18 juin 2021

Colombie: des milliers de manifestants dans les rues

Des milliers de personnes protestaient à nouveau mercredi contre le président Ivan Duque en Colombie, où depuis fin avril des manifestations d'une ampleur inédite ont fait des dizaines de morts alors que les négociations avec le gouvernement ne progressent pas.

colombieDescendus dans les rues de plusieurs villes, les manifestants exigent notamment la fin de la répression policière et des politiques publiques plus solidaires face à l'impact économique de la pandémie de Covid-19, qui a plongé 42% des 50 millions d'habitants de ce pays dans la pauvreté.

"Nous avons besoin d'opportunités, que l'éducation, la santé, soit un droit et pas un privilège!", s'enflamme Sofia Perico, une lycéenne de 15 ans, venue manifester en famille devant un hôtel du centre de la capitale où une délégation de la Commission interaméricaine des droits humains (CIDH) tient ses réunions. 

"Nous voulons un changement de politique sociale, de politique économique (...) le peuple n'en peut tout simplement plus", renchérit le professeur Dernir Galvis, un autre manifestant. 

La crise sociale, qui a éclaté le 28 avril contre un projet de hausse des impôts depuis retiré, se traduit par des manifestations quasi quotidiennes d'importance diverse, des barrages routiers, affectant notamment le sud-ouest du pays, et de violents affrontements avec les forces de l'ordre.

La communauté internationale a dénoncé les excès et abus de policiers, ce qui a motivé la visite de la CIDH du 6 au 10 juin.

A Bogota, des indigènes ont en outre tenté de renverser les statues de Christophe Colomb et de la reine Isabel "La Catholique", situées sur une avenue menant à l'aéroport international El Dorado.

"Nous voulons ici dénoncer ces crimes contre l'humanité d'il y a plus de 500 ans, qui continuent à être commis aujourd'hui. Les façons de gouverner et de réprimer le peuple restent les mêmes", a déclaré à l'AFP  Edgar Velasco, un amérindien de 36 ans, qui protestait près des statues dont les abords étaient bouclés par la police.

Le président conservateur Duque a annoncé dimanche une réforme de la police axée sur le respect des droits humains, mais s'est attiré des critiques quant à la portée limitée des mesures promises.

Au moins 61 personnes, dont deux policiers, sont mortes depuis le début des manifestations, selon les autorités et le Défenseur du peuple, entité publique de protection des droits.

De son côté, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a assuré mercredi avoir reçu des "dénonciations crédibles" concernant 34 morts, dont 20 apparemment dues à la police, parmi lesquelles 16 causées par des balles tirées dans l'intention de "tuer".

Près de 2.400 civils et policiers ont par ailleurs été blessés en près d'un mois et demi de protestations, selon un bilan du ministère de la Défense.

Le Comité national de grève, organisation la plus visible de la mobilisation mais qui n'en représente pas tous les secteurs, a suspendu dimanche les négociations entamées le 7 mai avec le gouvernement d'Ivan Duque, au pouvoir depuis 2018. 

"La solution immédiate doit être la médiation" car "nous (les manifestants) sommes fracturés de l'intérieur" sans réel leadership, regrette le professeur Israel Perico, parmi les manifestants à Bogota.

Un éventuel accord avec le Comité national de grève est considéré comme un pas vers une sortie de crise, mais pas comme une solution définitive. (selon "Tahiti.infos")

15 mai 2021

Nouveautés au zoo d'Amnéville

Après sept mois de fermeture, le zoo d’Amnéville rouvrira ses portes au public le mercredi 19 mai. Il présentera de nouveaux aménagements pour vivre des expériences au plus près des animaux. Et proposera un nouveau parcours de visite pour découvrir, notamment, ses nouveau-nés.

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Comme de nombreuses activités, après sept mois de fermeture au public, le zoo d’Amnéville rouvrira ses portes le mercredi 19 mai 2021. Il proposera un nouveau parcours de visite pour découvrir notamment ses nouveau-nés, restés discrets pendant ce confinement forcé : des tamarins pinchés, une tortue Kinixys erosa, des wallabies, des moutons d’Ouessant… Pas moins d’une quinzaine de nouveaux pensionnaires ont vu le jour depuis le mois d’octobre.

Volière immersive, passerelle à girafe…

Après des mois de difficultés dues au Covid-19, mais également aux problèmes financiers antérieurs, le parc poursuit ses changements. Il présentera de nouveaux aménagements pour vivre des expériences au plus près des animaux. Telle une volière immersive pour découvrir l’univers des conures (perroquets et perruches tropicaux) ou une passerelle à girafe qui permet de nourrir l’animal en se portant à sa hauteur.

Un nouveau spectacle d’oiseaux avec des vautours, des calaos, des serpentaires et autres espèces d’oiseaux du monde entier a été mis sur pied, en attendant la réouverture de la salle de spectacle pour une innovation «spectaculaire en exclusivité mondiale». Celle-ci permettra, dès le mois de juin, une découverte du monde sauvage présentée comme «complètement inattendue et très surprenante». «Notre souhait, c’est que le visiteur puisse davantage s’immerger dans la réalité du parc, qu’il puisse établir un lien avec les animaux pour mieux les découvrir et mieux les comprendre», explique dans un communiqué Albane Pillaire, nouvelle présidente du zoo d’Amnéville. (selon "Le Républicain Lorrain")

13 mai 2021

Il refuse un test PCR avant son expulsion car « ça fait trop mal »

Le tribunal correctionnel de Metz voit comparaître de plus en plus d’étrangers qui font valoir leur refus d’exécuter un test PCR, les empêchant de monter dans l’avion qui doit les éloigner du territoire. Un droit pour la défense. Une infraction pour le parquet.

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Les étrangers du centre de rétention administrative (CRA) de Metz se seraient « passé le mot », selon le ministère public. Pour ne pas monter dans l’avion qui les éloignera de France, ils refuseraient le test PCR, obligatoire pour se rendre actuellement dans la plupart des pays du globe. « Ces personnes ont le droit de s’opposer à un acte médical. Elles n’ont pas à subir une atteinte aux droits fondamentaux qui leur restent. Et elles n’ont pas à s’en justifier », assure Me Laure Gharzouli.

Cet argument, l’avocate l’avait soulevé en février 2011 pour un de ses clients soudanais. Elle avait obtenu la relaxe devant ce même tribunal correctionnel. Ce mercredi 5 mai, il en a été autrement. La jurisprudence, notamment sur l’impulsion de la Cour d’appel de Paris, qualifie le fait de s'opposer au prélèvement d'obstruction à l'exécution d'office de la mesure d'éloignement. Une infraction, donc. Si le test ne peut être imposé, en revanche le refus induit un passage par la case prison, avant un prochain avion potentiel, sous réserve d’un futur test…

La préfecture se porte partie civile : déboutée

Ce client, originaire de Guinée, a refusé le test à trois reprises, depuis la délivrance de son obligation de quitter le territoire français, en octobre 2020. « Ça fait trop mal. Je ne veux plus que quelqu’un me touche », assure le prévenu âgé de 21 ans. Dans ce dossier, la préfecture du Haut-Rhin veut se porter partie civile. Cette tendance au refus du coton-tige l’empêche de respecter le délai de 90 jours pour l’organisation du départ, depuis le placement au CRA. Et complique, du coup, le suivi du dossier.

Pour le ministère public, l’argument de la douleur porté par le prévenu est exagéré. Le seul motif : la volonté de rester en France. La représentante du parquet réclame six mois d’emprisonnement ferme et trois ans d’interdiction de se présenter sur le territoire national. Un quantum suivi par le tribunal. En revanche, estimant que dans ces dossiers le juge des libertés et de la détention prolonge le délai autorisé, le tribunal a jugé la demande de la préfecture irrecevable. (selon "Le Républicain Lorrain")

21 mars 2021

2022: Anne Hidalgo lance sa plateforme

La maire PS de Paris Anne Hidalgo, possible candidate à l'élection présidentielle, lance mercredi lors d'une visite à Douai sa plateforme de réflexion "Idées en commun" dans "la perspective de 2022", explique-t-elle à La Voix du Nord.

hidalgo"Il faut construire une alternative basée sur une conjugaison de l'écologie et du social, et sur une revitalisation de la démocratie", explique Anne Hidalgo, soutenue dans cette démarche par les élus socialistes Martine Aubry, maire de Lille, François Rebsamen, maire de Dijon, Johanna Rolland, maire de Nantes, Michaël Delafosse, maire de Montpellier et Carole Delga, présidente de la région Occitanie, mais aussi l'économiste Gaël Giraud ou le paléoclimatologue Jean Jouzel.

Anne Hidalgo, qui ne s'est pas officiellement déclarée candidate à la présidentielle, a dit début mars qu'elle se positionnerait probablement "à l'automne". "Mon rôle est d'être celle qui apporte l'énergie pour se réunir. En toute humilité", dit-elle à La Voix du Nord.

La maire de Paris, dont les relations avec ses alliés écologistes se sont régulièrement tendues depuis sa réélection en 2020, comme lors du dernier conseil de Paris sur le déploiement de la 5G dans la capitale, appelle les autres partis de gauche "à agir ensemble, pacifiquement" pour éviter que la gauche ne soit une nouvelle fois absente au deuxième tour.

Les partis de gauche sont pour l'heure en ordre très dispersé: samedi, le secrétaire national du PCF Fabien Roussel s'est dit candidat à l'investiture de son parti, alors que Jean-Luc Mélenchon est déjà candidat pour les Insoumis et que les Verts se préparent à une primaire en septembre.

"On est face à un double risque: celui de l'extrême droite et celui de l'urgence climatique", prévient Mme Hidalgo pour qui Emmanuel Macron "n'apparaît plus comme un rempart face au Rassemblement national".

Dans le Nord, Anne Hidalgo doit notamment visiter une cité minière rénovée dans le cadre du programme ERBM (Engagement pour le renouveau du bassin minier), un centre social, la ville de Douai en compagnie du maire PS Frédéric Chéreau, ainsi que l'usine Ingersoll Rand, un fabricant d'équipements industriels. (selon AFP)

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