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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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29 décembre 2023

Les soldats ukrainiens poussés à accomplir de véritables «missions suicides»

Pour tenter de renverser le cours de la guerre, les forces de Kiev veulent capturer la rive du Dniepr détenue par les Russes. Une opération qui se déroule bien selon le pouvoir politique, alors que les soldats sur le front décrivent une boucherie «brutale et futile».

Ukraine«Ce n’est même pas un combat pour la survie mais une mission suicide». C’est comme cela qu’un soldat des régiments de marines des forces ukrainiennes a décrit au New York Times, les offensives menées par son armée sur la rive du Dniepr détenue par les forces russes. Le fantassin a aussi affirmé que ces opérations sont «brutales et futiles». Les troupes de Kiev sont frappées sur les berges ou dans l'eau, avant même d'atteindre l'autre rive.

Depuis deux mois, le corps des marines ukrainiens mène un assaut sur ce fleuve, dans la région méridionale de Kherson, afin de reprendre des territoires aux troupes russes. Cette opération est la dernière tentative de l'Ukraine, dans le cadre de sa contre-offensive en perte de vitesse, pour percer les défenses russes dans le sud et tenter de renverser le cours de la guerre. Les conditions sont si difficiles, selon une demi-douzaine d'hommes impliqués dans les combats, que sur la majorité du front, il n'y a nulle part où creuser.

Les premières approches sont souvent des îles marécageuses parcourues de ruisseaux ou des prairies qui sont devenues un bourbier de boue et de cratères de bombes remplis d'eau. Plusieurs soldats ont parlé aux journalistes du New York Times parce qu'ils étaient préoccupés par le nombre élevé de victimes et par ce qu'ils considéraient comme des comptes rendus exagérément optimistes de la part des responsables politiques sur l'avancement de l'offensive.

«Les troupes fraîches qui arrivent sur la rive est doivent marcher sur des corps de soldats qui gisent enchevêtrés dans la boue», a détaillé Oleksiy, un soldat expérimenté qui a combattu dans cette région en octobre et qui a depuis traversé le fleuve à plusieurs reprises pour aider à évacuer les blessés. «Certains des marines morts gisent là depuis deux mois, car les unités n'ont pas pu récupérer les corps à cause des bombardements intenses», a également confié au quotidien américain, Volodimir, un commandant adjoint de compagnie.

Un discours éloigné de la réalité

Depuis le début de la guerre, les responsables ukrainiens se sont efforcés de maintenir une image positive afin de préserver le moral de la population et le soutien à l'étranger. Le nombre de victimes n'est pas publié, pas plus que les détails des revers subis par les troupes ukrainiennes. Dans le cas du Dniepr, le président ukrainien Volodimir Zelenski a récemment laissé entendre que les marines avaient pris pied sur la rive orientale du fleuve. Le mois dernier, le ministère ukrainien des affaires étrangères a publié un communiqué affirmant que les marines avaient établi plusieurs bastions.

Cependant les soldats ukrainiens qui se sont rendus sur place affirment que ces déclarations sont exagérées. «Il n'y a pas de poste d'observation ou de prise de position. Il est impossible d'y prendre pied. Il est impossible d'y déplacer du matériel», a encore expliqué Oleksiy. De plus, ce fantassin a déclaré que la mauvaise préparation et la logistique des commandants ukrainiens étaient les causes de la destruction de son bataillon. Les hommes blessés sont laissés sur place en raison du manque de bateaux, et les conditions brutales dégradent le moral et le soutien mutuel des soldats.

Cette situation ne risque pas de s’arranger dans les semaines qui viennent. De l’autre côté de l’Atlantique, l’administration Biden est à court de fonds pour soutenir l’Ukraine. Il ne reste plus que 910 millions d’euros au Pentagone pour acheter des armes et les envoyer aux fantassins ukrainiens. La situation n’est guère meilleure du côté de l’Union européenne. Après une première journée de négociations jeudi 14 décembre, lors d'un sommet européen crucial à Bruxelles, ses dirigeants n'ont pas réussi à convaincre la Hongrie d'approuver une nouvelle aide de 50 milliards d'euros à l'Ukraine. (selon "Capital")

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3 novembre 2023

Avec la résistance birmane : vivre sur la ligne de front

Depuis le coup d’État militaire de 2021, la junte fait régner la terreur en Birmanie. de plus en plus de civils, paysans, médecins, étudiants, parfois très jeunes, s’opposent à la dictature, avec des armes de fortune et le courage du désespoir. Le photographe Mauk Kham Wah a partagé leur quotidien durant un an dans l’état Kayah. Notre reporter, Guillaume Pajot, lui, a enquêté autour de la frontière avec la Thaïlande, base arrière de cette armée de l’ombre.

birmanieDès la nuit tombée, la jungle se dissout dans les ténèbres. Obscurité absolue. Padoh Klo Htoo ne tolère aucune lumière, pas même la flamme d’une bougie. «Hors de question que les «libellules» nous voient, c’est trop dangereux», explique cet ancien fermier de 53 ans qui se cache, avec sa femme et ses six enfants, au bord d’un ruisseau asséché de la forêt du district de Hpapun, dans l’État Karen, une province montagneuse de l’Est de la Birmanie. Le père de famille, aux dents rougies par le bétel, veut se rendre invisible aux avions de la junte militaire, ces «libellules» – le nom de code qu’on leur donne dans la région – qui bombardent sans répit. Son talkie-walkie grésillant, seul moyen de communication avec les hameaux voisins, signale leur présence menaçante au-dessus de la canopée. Dans le noir, l’appareil crépite, tandis qu’un enfant pleure.

30 000 morts dans le district de Hpapun vidé de ses habitants

Une dizaine d’habitants du village de Day Bu Noh, en lisière de forêt, ont suivi Padoh Klo Htoo dans cette jungle peuplée de gibbons et d’écureuils. Le ciel les terrifie, et il suffit d’un grondement rappelant celui des avions, par exemple le bruit d’un orage ou d’un moteur au loin, pour susciter une peur panique. Tous ont en mémoire le carnage de Pa Zi Gyi, en avril dernier, dans la région de Sagaing, au centre du pays. Une frappe aérienne, suivie de tirs d’hélicoptère, y avait fait plus de 170 morts, principalement des civils, dont de très jeunes enfants. À quelques mètres de Padoh Klo Htoo et sa famille, dans une hutte de bambou dont la toiture s’emmêle aux branches, Lu Lar Gaw enlace sa mère presque centenaire et l’allonge sur le sol, recroquevillée comme un nourrisson. «C’est tellement difficile ici, surtout pour les personnes âgées, s’étrangle cette habitante de Day Bu Noh, âgée de 53 ans. Il n’y a pas d’eau, on ne peut rien cultiver… Je n’en peux plus de vivre comme ça.» Une bombe est tombée dans son jardin, creusant un effrayant cratère mais épargnant sa maison. Les voisins n’ont pas eu cette chance. Il ne reste de leur demeure qu’une poutre calcinée.

Comme de nombreuses provinces birmanes, tels l’État Chin dans le nord-ouest et la région de Sagaing, le district de Hpapun est ravagé par la guerre opposant les rebelles pro-démocratie à la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’État du 1er février 2021. Le conflit aurait déjà fait plus de 30 000 morts, civils et combattants, selon Acled, une ONG spécialisée dans la collecte de données sur les conflits armés. La violence a vidé le district de Hpapun : 90 % de ses 80 000 habitants sont désormais des déplacés, vivant dans la forêt ou dans des camps près de la frontière thaïlandaise, d’après l’ONG Karen Peace Support Network. Trois à quatre fois par jour, des avions de combat de la junte survolent la zone à la recherche de bastions insurgés, obligeant les derniers villageois à se jeter dans des fosses qu’ils ont eux-mêmes creusées pour se protéger. Car les bombes n’épargnent personne. Le 28 mars 2021, à l’heure du déjeuner, l’une d’elles a frappé le lycée de Day Bu Noh. Par miracle, l’établissement était vide, les cours se déroulaient à distance depuis le début de la pandémie de Covid-19. Aujourd’hui, c’est une école fantôme. Une vache broute devant l’entrée. Le lierre colmate les murs troués. Les salles de classe sont jonchées de gravats, de bouts de fenêtres et de cahiers arrachés.

Un conflit birman délaissé par la communauté internationale

Bombarder un établissement scolaire est un crime de guerre. Pourtant, malgré les frappes aériennes incessantes et les massacres de civils, la communauté internationale se désintéresse de la Birmanie, où se déroule un conflit oublié, presque à huis clos. Dans ce pays exsangue, la résistance ne faiblit pourtant pas. «La junte n’arrive pas à nous atteindre, alors elle s’en prend aux civils, aux lieux de rassemblement comme les écoles, les églises et les monastères. Les villageois sont traumatisés», reconnaît Saw Ghee Nwee, commandant au sein de la brigade 5 de l’Armée nationale de libération karen (KNLA), l’un des multiples groupes armés luttant contre la junte quasiment partout dans le pays. Fondée en 1948, lors de l’indépendance, cette guérilla autonomiste contrôle le district de Hpapun, à l’exception de la grande ville qui lui donne son nom et de quelques routes.

Pour rejoindre cette zone dite «libérée», dans le nord de l’État Karen, il faut passer par la Thaïlande et franchir le fleuve Salouen formant, sur 120 kilomètres, une frontière naturelle avec la Birmanie. L’eau grise et fraîche coule entre les collines hérissées de guérites rebelles. Chaque jour, des bateaux de contrebande ravitaillent la résistance en nourriture, en carburant, en armes et en soldats. Cette façon de pénétrer en Birmanie est aussi illégale qu’ancienne. C’est aussi la seule possible pour les journalistes, traqués par la junte à l’intérieur du pays. Dans son quartier général, le commandant Saw Ghee Nwee déambule sans manière, vêtu d’une simple serviette. Il sort de la douche. «Je n’ai pas beaucoup de temps», s’excuse-t-il en enfilant un tee-shirt sur son torse d’athlète. Le camp est gardé par trois adolescents coiffés au gel qui tiennent, au bout de leurs maigres bras, des fusils-mitrailleurs M16 poussiéreux. Quelques minutes plus tôt, un vrombissement a soudain braqué leurs yeux vers le ciel bleu. Un avion de la junte, passant au-dessus du camp. «On n’a qu’à le descendre !», a crié l’un des jeunes, hilare, en se lançant à sa poursuite. Comme s’il avait la moindre chance. (selon "Géo")

30 août 2023

Poutine et ses yachts dans le viseur de la fondation Navalny

La fondation anticorruption d'Alexeï Navalny publie une enquête très complète sur l'un des yachts appartenant à Poutine.

poutine0Il ne faut pas oublier qu'Alexeï Navalny n'est  pas uniquement un opposant politique au président russe : c'est aussi et d'abord un militant anticorruption. Et même s'il est emprisonné, son équipe depuis l'étranger continue de publier des enquêtes qui révèlent le degré de corruption du pouvoir russe, jusqu'au plus haut niveau, et donc jusqu'à Vladimir Poutine. Lequel est donc un grand amateur de yachts, d'après la fondation anticorruption de Navalny.

Elle raconte l'histoire d'un navire nommé Graceful, magnifique yacht de 82 m de long et d'une valeur de 100 millions d'euros, qui était en chantier à Hambourg en Allemagne en janvier 2022 quand un mail a ordonné son rapatriement immédiat en Russie, alors même que les travaux n'étaient pas terminés.  Étrange ? Pas tant que cela quand on sait que ce yacht appartiendrait donc au maître du Kremlin, l'équipe Navalny présente des documents assez convaincants pour le prouver. En janvier 2022, nous sommes un mois avant le déclenchement de la guerre en Ukraine et il fallait sans doute rapatrier le luxueux navire avant qu'il ne soit saisi. Ce qui a été fait. Pour l'anecdote, le Graceful a fini son voyage sous escorte d'un navire militaire russe lourdement armé.

Poutine n'a pas réussi à sauver tous ses yachts

Un autre navire, encore plus grand, se trouve actuellement en Italie : le Sheherazade, 140 m de long et 500 millions d'euros. Officiellement on ne connaît pas son propriétaire, mais là encore l'équipe Navalny désigne Vladimir Poutine, ce que pensent aussi les gouvernements occidentaux. Le Sheherazade lui aussi était en chantier, en Toscane, au moment du déclenchement de la guerre, mais il a pu être saisi.

Ce que révèle l'enquête de FBK c'est que du coup, le Graceful, qui a été rebaptisé Kasatka ("L'orque" en russe), a subi de profonds travaux de réaménagement. Il est désormais équipé d'une piscine intérieure qui peut se transformer en discothèque ou en salle de cinéma. Les travaux auraient coûté 30 millions d'euros. De quoi passer d'excellentes vacances au bord de la mer Noire, à Guelendjik, là où l'équipe Navalny affirme que Vladimir Poutine s'est fait construire un palais à un milliard d'euros. (selon "Franceinfo")

1 septembre 2023

Coupures de courant à Bamako

C’est toujours les fonds qui manquent le plus

bamakoS’il y a une unanimité autour d’un problème crucial qui intrigue les maliens, c’est celui des coupures d’électricité, qui ont commencé  depuis la période de la grande chaleur de 2023.

Personne n’est à l’abri des coupures. Nous ne parlons pas de ceux-là qui « mangent à table » avec les tenants du pouvoir. Ils se sont procuré des générateurs laissant le bas peuple à son  triste sort.

Quel est ce miracle qui viendra délivrer le peuple malien de l’obscurité quotidienne ? Oui ! Le rêve d’avoir cette lumière permanente qui viendra adoucir nos âmes coincés dans l’univers noirâtre d’EDM.

Qu’avons-nous fait pour qu’en pleine hivernage qu’on soit sevré de cette source d’énergie devenue aujourd’hui indispensable pour notre survie ? On nous annonce que la volonté de donner l’électricité à « vil prix » aux maliens est la préoccupation de nos autorités. Le hic, c’est les fonds qui manquent le plus. Autrement dit, c’est l’argent qui fait défaut pour  acheter du carburant et alimenter les groupes électrogènes d’où les délestages.

Il nous revient que si cette thèse de défaut d’argent se confirmait cela suppose que les autorités nous aient roulés dans la farine avec des explications peu convaincantes pendant la période de chaleur. Ce sont  les travaux sur les réseaux électriques qui étaient avancé comme arguments, aujourd’hui, on se rend compte que le problème est tout autre.

Autre problème qui explique les coupures, ce sont les pannes enregistrées sur les groupes récemment acquis et installés dans plusieurs villes. Selon nos informations, plusieurs groupes électrogènes sont en pannes et même réparés, ils ont du mal à produire la capacité qu’on leur a prêté depuis l’achat.

A en croire les agents d’EDM, si la tendance actuelle de délestage continue et qu’aucune solution n’est trouvée, c’est-à-dire que la période de chaleur prochaine sera catastrophique pour les maliens en ce sens que la société productrice de courant du Mali ne pourra pas tenir.

A quand la fin du délestage électrique au Mali notamment à Bamako ? C’est l’interrogation qui revient sur toutes les lèvres. (selon "maliweb.com")

17 juillet 2023

Consultations médicales : non aux augmentations unilatérales

Du n'importe quoi ! Inacceptable !

ordonnanceEt voilà que les médecins s'y mettent aussi ! dans l'augmentation de leurs tarifs de consultation de 25 à 30 €, soit 20%, pour les adultes et de 25 à 35 €, soit 30 % pour les enfants ! Ceci dès aujourd'hui pour des raisons "stratégiques" : les mauvaises décisions passent mieux lorsqu'elles sont prises pendant les vacances.

Et ces montants resteront à la charge du patient, aucun accord n'étant négocié et conclu avec la CPAM ! De plus, ces augmentations ne sont pas nationales, ni même régionales ou départementales, mais décidées par une vingtaine de médecins locaux regroupés en collectif d'un vingtaine de professionnels! Bref, une nouvelle atteinte aux conquêtes sociales de la part d'une corporation unique !

Quant à laisser croire que l'augmentation sera remboursée par une éventuelle "mutuelle", faites-moi rire : les mutuelles ne sont pas obligatoires et donc tout le monde n'en a pas ! Et pour celles qui accepteront de rembourser, inexorablement elles augmenteront aussi leurs tarifs de cotisation !

Et ne nous étonnons pas si les salles d'attente du service d'urgence de l'hôpital vont se remplir au-delà du supportable.

Alors stop ! arrêtons le carnage en refusant de payer ces augmentations imposées par un "coup d'Etat" local !

La vingtaine de médecins du Centre-Alsace ayant décidé de l'augmentation :

CPTSLe texte intégral diffusé par les mêmes médecins :

CPTS1

CPTS2

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30 juin 2023

Fumée qui sort du moteur, pneus pourris...

L'Otan envoie des armes défectueuses à l'Ukraine

charLes alliés de Kiev fournissent aux soldats ukrainiens des blindés qui sont parfois inaptes au combat et nécessitent d’être réparés. Pire encore, certaines armes seraient complètement inutilisables ou disparaissent avant d’arriver en Ukraine.

30% de l’arsenal ukrainien serait en permanence en train d’être réparé depuis le début de l’offensive de Moscou. Ce fâcheux état des lieux a été révélé par le New York Times qui a obtenu auprès de hauts gradés ukrainiens ce pourcentage déjà difficile, qui cache une réalité encore plus sombre pour les troupes de Kiev. D’après le quotidien américain, si autant d’armes sont en cours de restauration du côté ukrainien, ce n’est pas forcément parce qu'elles ont connues l’épreuve du champ de bataille mais parce qu’elles ont été livrées déjà défectueuses par les pays membres de l’Otan.

Le New York Times prend l’exemple de 33 obusiers M109 américains donnés par l’Italie à l’Ukraine. Ces systèmes d’artillerie étaient déjà mis en hors service par Rome mais Kiev les a quand même demandés et a confié leur réparation à une entreprise américaine nommée Ultra Defense. Le gouvernement de Volodimir Zelenski a payé environ 18 millions d’euros pour que ces armes soient livrées en bon état. Or l’Ukraine a reçu 13 de ces obusiers dans un état pitoyable, impropre au combat.

"La société américaine qui nous a offert ses services n'avait pas l'intention de remplir ses obligations", s'est plaint Vladimir Pikuzo, directeur des achats de défense de l'Ukraine, dans une lettre adressée au Pentagone le 3 février dernier. Des vidéos obtenues par le New York Times ont montré de la fumée s'échappant du moteur de l'un d'entre des M109 et du liquide de refroidissement s'échappant d'un autre obusier. "Chacun d'entre eux fonctionnait lorsque nous les avons livrés", s’est défendu auprès du New York Times, Matthew Herring, PDG de la société Ultra Defense, basée en Floride. Ce dernier reproche aux Ukrainiens de ne pas avoir correctement entretenu les canons automoteurs.

Des pneus pourris sur des véhicules envoyés à l'Ukraine

Selon le journal, l’armée américaine a elle aussi envoyé des armes qui n’étaient pas prêtes pour le combat. Durant l’été 2022, une unité de l'armée américaine a reçu l'ordre d'expédier 29 Humvees à l'Ukraine à partir d'un dépôt situé à Camp Arifjan, une base au Koweït. Il s’agit de véhicules massivement déployés lors de la guerre en Irak est à la fois adapté pour le transport de troupes mais aussi pour le combat contre l’infanterie. Bien que les chefs de l'unité aient précédemment déclaré que tous les Humvees étaient "entièrement aptes à la mission", une première inspection après réception de ces véhicules a révélé que 26 d'entre eux étaient trop endommagés pour le combat.

Ces engins ont été réparés une première fois, puis ont été envoyés en Pologne avant d'être déployés sur le territoire ukrainien. Cependant, lors d'une deuxième inspection, les responsables ont constaté cette fois ci que les pneus de 25 d'entre eux étaient pourris. Il a fallu près d'un mois pour trouver suffisamment de pneus de remplacement, ce qui a retardé l'envoi d'autres équipements en Ukraine et a nécessité beaucoup de travail et de temps.

Pire encore, d’autres armes seraient tellement endommagées que les troupes de Kiev sont obligées de les démonter pour essayer de récupérer certaines parties encore utilisables. D’autres équipements militaires n’arriveraient même pas en Ukraine alors que le gouvernement de Volodimir Zelenski les a bien achetés. Le New York Times a rapporté qu’en décembre 2022, le ministère ukrainien de la Défense avait passé des contrats pour plus de 730 millions d’euros d'armes et de technologies qui "n'ont pas été livrées, ou seulement en partie". (selon "Capital")

28 juin 2023

Vietnam : arrivée d’un porte-avions américain

Un événement symbolique pour les deux anciens ennemis aujourd’hui alliés

vietnamUn porte-avions américain est arrivé dimanche dans la ville de Danang, au centre du Vietnam, ont constaté des journalistes de l’AFP, un événement symbolique pour les deux anciens ennemis, aujourd’hui alliés face aux prétentions de Pékin en mer de Chine méridionale.

L’escale de l’USS Ronald Reagan à Danang coïncide avec le dixième anniversaire du partenariat stratégique entre Hanoï et Washington. Le porte-avions, qui fait partie de la 7e flotte américaine "soutenant une région indo-pacifique libre et ouverte" était accompagné par deux navires d’escorte et des croiseurs lance-missiles, l’USS Antietam et l’USS Robert Smalls, a indiqué l’ambassade américaine à Hanoï.

Les responsables de la marine américaine ont débarqué et serré la main de leurs homologues vietnamiens lors d’une brève cérémonie qui s’est déroulée dimanche après-midi. "Plus de 5000 marins à bord de l’USS Ronald Reagan sont impatients de visiter Danang et de découvrir la culture vietnamienne", a déclaré le commandant de l’USS Ronald Reagan, le capitaine Daryle Cardone, dans un communiqué.

Les deux pays, qui ont établi des liens diplomatiques en 1995, vingt ans après la chute de Saïgon qui a scellé la réunification du Vietnam sous l’égide du régime communiste, ont resserré leurs relations économiques dans un contexte de montée en puissance de la Chine dans la région. Un navire chinois à vocation hydrographique, des navires de garde-côtes et des bateaux de pêche ont navigué pendant plusieurs semaines dans la zone économique exclusive du Vietnam, située en mer de Chine méridionale. (selon RTBF)

27 juin 2023

Canal de Suez : les investissements chinois affluent

Des sociétés chinoises se sont engagées, ces derniers mois, à investir plus de 8 milliards de dollars dans le cadre du développement de la zone économique du canal de Suez, rapporte le “South China Morning Post”. Une preuve supplémentaire de l’influence croissante de Pékin dans la région.

suez“Ces derniers mois, l’Égypte a conclu avec des entreprises chinoises des accords d’investissement de plus de 8 milliards de dollars américains pour la zone économique du canal de Suez”, rapporte le South China Morning Post.

Comme le rappelle le journal hongkongais, ce projet de zone économique est “construit conjointement par l’Égypte et la Chine” dans le cadre des nouvelles routes de la soie promues par Pékin.

D’une superficie de 455 km², cette zone industrielle et logistique, partiellement “construite par la Zone de développement économique et technologique de Tianjin (en Chine), a depuis attiré des centaines d’entreprises, pour la plupart chinoises”, ajoute le média anglophone. Six ports majeurs et quatre zones industrielles sont prévus dans cette zone à l’emplacement stratégique.

“Profiter de la position stratégique du canal”

Si la Chine investit de plus en plus dans la région, c’est aussi dans le but d’accroître son rôle politique au Moyen-Orient. Pas plus tard que ce dimanche 11 juin, 10 milliards de dollars de contrats d’investissement ont été signés lors d’une conférence d’affaires sino-arabe, qui se tenait pour la première fois à Riyad. Cela faisait suite à des accords d’une valeur de 50 milliards de dollars signés lors de la visite du président chinois Xi Jinping en Arabie saoudite en décembre dernier.

L’investissement dans le canal de Suez “permet aux entreprises chinoises d’accéder plus efficacement aux marchés africains et européens et de tirer parti de la position stratégique du canal”, commente un analyste installé à Washington, interrogé par le journal hongkongais.

Quant à l’Égypte, elle aspire à faire de la zone économique du canal de Suez une “plaque tournante du commerce” régional et international.

Sur le plan politique, la Chine s’impose désormais comme un acteur de premier rang au Moyen-Orient, sur fond de retrait progressif des États-Unis et de repositionnement de plusieurs pays de la région, notamment ceux du Golfe.

Pékin a ainsi chapeauté en mars dernier un rapprochement historique entre l’Iran et l’Arabie saoudite, les deux poids lourds de la région, qui étaient à couteaux tirés depuis des années. (selon "Courrier international")

26 juin 2023

Le dernier pont suspendu inca du monde

Au Pérou, le pont Q’eswachaka reste le dernier pont suspendu inca au monde. Conçu avec de l’herbe séchée, il est là depuis six siècles et est rénové chaque année selon la tradition.

p_rou1Partons à l’aventure si vous le voulez bien ! Lorsqu’on imagine un voyage au Pérou, on pense évidemment au Machu Picchu, l’une des sept merveilles du monde moderne. Cependant, il existe une autre architecture issue de la civilisation inca qui vaut le détour, inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité.

Il s’agit du pont Q’eswachaka, situé dans la région de Cuzco, dans le canyon de la rivière Apurimac, à 28 mètres de hauteur. Ce pont suspendu est un ouvrage vieux de six siècles et est le dernier pont suspendu inca au monde.

Sa particularité est qu’il est conçu à partir d’une herbe séchée : la q’oya. Chaque année au mois de juin, les communautés natives de la région s’affairent à rénover ce pont en l’espace de trois jours, comme le veut la tradition. Maintenant que la pandémie est terminée, les indigènes tentent de regagner l’intérêt des visiteurs pour l’une des traditions les plus marquantes de cette région.

Les femmes de la communauté, arborant des jupes multicolores, coupent la q’oya dans les champs à coups de faucille, puis la tressent. Elles forment ainsi d’épaisses cordes que les hommes se chargent de porter sur leurs épaules.

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Pendant tout le processus de confection, la tradition requiert le sacrifice d’un agneau en guise d’offrande aux dieux de la terre et de la montagne pour “qu’aucun accident ne se produise”. Les divinités sont évidemment très présentes dans cette tradition qui se perpétue de génération en génération depuis les pré-Incas.

Un pont qui appartient aux sirènes de la rivière

Lorsque que les cordes constituent le prochain pont sont terminées, elles remplacent directement l’ancien. Les hommes passent les cordes les plus épaisses d’un bout à l’autre pour poser les bases du nouveau pont, puis l’ancienne structure est retirée, tombant dans la rivière, se laissant emporter par le courant.

Pour finaliser la rénovation, ils installent les deux grosses cordes qui serviront de mains courant, puis les plus fines, qui se comptent par milliers, qui sont nouées entre elles. Puis vient le tablier afin de créer un garde-fou sur le pont, en guise de sécurité.Un travail de longue haleine durant lequel les hommes, qui ne connaissent pas le vertige, mâchent des feuilles de coca pour lutter contre la fatigue.

Pendant l’installation finale du pont, les femmes sont exclues mais cela n’a rien à voir un quelconque sexisme. Selon la tradition, ce pont serait la propriété des sirènes qui seraient tout simplement jalouses.

Enfin, lorsque les équipes de deux côtés se rejoignent, il crient “Haylly Q’eswachaka”, afin d’annoncer la renaissance du pont, qui fait une trentaine de mètres de long et un peu plus d’un mètre de large.

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Demotivateur
25 juin 2023

Au Mali, l’État engage une action en justice contre la Minusma

Bamako accuse notamment la mission de l’ONU dans le pays d’espionnage et d’atteinte au moral des armées après son enquête sur le massacre de Moura.

maliLe procureur du pôle spécialisé dans la « lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée a été saisi d’une plainte » de l’État contre les membres de la Minusma ayant enquêté sur le massacre de Moura (Centre) entre le 27 et 31 mars 2022, dit le communiqué du parquet daté du lundi 19 juin.

Ces membres sont présentés par le communiqué comme « tous co-auteurs ou complices du chef des crimes, entre autres, d’espionnage, d’atteinte au moral des armées de Terre ou de l’Air, de faux et usage de faux et d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État ». Cette action judiciaire survient alors que Bamako vient de demander le retrait de la mission onusienne, déployée dans le pays depuis 2013.

Au moins 500 personnes exécutées

Cette plainte fait suite à la publication, le 12 mai, d’un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU, fondé sur une enquête de la division des droits de l’Homme de la Minusma. Il accuse l’armée malienne et des combattants « étrangers » – ses supplétifs russes du groupe paramilitaire Wagner – d’avoir exécuté au moins 500 personnes à Moura lors d’une opération antijihadiste.

La junte avait dénoncé un « rapport biaisé, reposant sur un récit fictif ». Elle avait assuré qu’il n’y avait que des « terroristes » parmi les morts. Les autorités avaient par ailleurs rapporté que la mission d’enquête onusienne avait utilisé des satellites à leur insu. Elles avaient annoncé l’ouverture d’une enquête pour espionnage et atteinte à la sûreté extérieure de l’État contre la mission d’enquête. ("Jeune Afrique" avec AFP)

25 mai 2023

Une tombe mégalithique découverte en Espagne

Elle révèle des croyances vieilles de plus de 5 000 ans

C'est une découverte qui montre à nouveau la "relation évidente entre les formations naturelles remarquables et les monuments construits par l'Homme", comme l'écrivent les chercheurs qui en sont à l'origine : à côté d'un intrigant mont espagnol isolé, lieu semblerait-il significatif pour les peuples locaux du Néolithique, ils ont déniché une tombe en pierre vieille de 5 400 ans.

espagne2Près de la ville d'Antequera, dans le sud de l'Espagne, une montagne proéminente ressemblant au profil géant endormi semble entourée de légendes millénaires. La région a d'ailleurs constitué un foyer local pour les peuples anciens, en témoignent les nombreux mégalithes, monuments préhistoriques fabriqués à partir de grosses pierres, qui y ont été retrouvés — le plus célèbre étant le Dolmen de Menga, l'une des plus grandes et plus anciennes structures mégalithiques d'Europe (entre 3800 et 3600 av. J.-C.). L'un d'entre eux, nouvellement révélé sur le site archéologique de Piedras Blancas, est décrit dans la revue Antiquity ce 14 mai 2023 : une tombe en pierre, vieille de 5 100 ans, fascinante sur bien des points. Notamment, car elle présente des similarités avec une autre sépulture construite à peu près au même moment à plus de 1 600 kilomètres, à Newgrange, en Irlande.

À côté de peintures rupestres, une ancienne tombe

C'est au pied du fameux massif calcaire en forme de visage, connu sous le nom de La Peña de los Enamorados ("le Rocher des amoureux") — du nom d'une légende selon laquelle deux amants maudits se seraient tués en sautant — que les recherches ont été ici réalisées par les spécialistes fin 2020, dans le "cou" de la montagne. Ils se sont plus précisément concentrés sur une zone près de l'abri de Matacabras (Abrigo de Matacabras), où des pictogrammes peints il y a 5 800 ans de style schématique avaient déjà été révélés. "Des fouilles et des études multidisciplinaires, comprenant des investigations géologiques, architecturales et archéoastronomiques, ont révélé un monument funéraire complexe, mi-naturel, mi-bâti, mi-hypogée, mi-mégalithe", écrivent ainsi les auteurs de l'étude.

Cette tombe en pierre, estiment-ils, aurait été construite quelques centaines d'années après la réalisation des peintures rupestres voisines, et utilisée comme sépulture pendant plus de 1 000 ans. Plusieurs dépôts de restes humains ont été découverts en son sein, datant de trois phases majeures. Des outils en pierre et des pièces de poterie y ont aussi été dénichés, particulièrement intéressants pour les chercheurs ; les résidus sur les récipients peuvent donner des indications sur les objets funéraires qu'a pu contenir la fosse il y a plusieurs millénaires, disparus depuis.

Des pierres spécifiques pour un effet visuel "théâtral"

La chambre intérieure de la tombe était par ailleurs décorée d'une pierre distinctive, avec à sa surface des "ondulations", Cette roche particulière, agencée dans une partie de la chambre funéraire exempte de restes humains, n'y a pas été placée au hasard : elle l'a été de sorte que la lumière du soleil levant du milieu de l'été (solstice d'été) produise un "certain effet sur le côté droit de la chambre", dans un "agencement sophistiqué" et délibéré, écrivent les chercheurs. "Ces [anciens humains] ont choisi cette pierre précisément parce qu'elle crée ces formes ondulantes, développe Leonardo García Sanjuán, auteur de l'étude et archéologue à l'Université de Séville (Espagne) interrogé par LiveScience. C'était très théâtral… ils ont été très intelligents dans la production de ces effets visuels spéciaux.

"D'après l'équipe de recherche, une telle construction architecturale a également été observée à 1 600 kilomètres de là, sur la tombe mégalithique — bien plus grande et plus complexe, toutefois — de Newgrange (Irlande). Les humains ayant vécu dans ces lieux éloignés semblent ainsi avoir partagé des croyances similaires. "[Ils] ont quelque chose en commun : l'intérêt des constructeurs à utiliser la lumière du soleil à un moment précis de l'année, pour produire une symbolique — peut-être magique", continue Leonardo García Sanjuán, toujours à nos confrères. D'autres structures mégalithiques similaires ont aussi été découvertes du Maroc à la Suède, indique-t-il : "Il y a aussi des différences, mais un élément commun est le soleil. [Il] était au centre de la vision du monde de ces gens".

La Peña, lieu d'importance durant le Néolithique

Dans cette même région d'Antequera, le site voisin du Dolmen de Menga n'est en revanche pas directement orienté vers le lever ou le coucher du soleil au solstice, comme cela pourrait être attendu. Il pointe vers le fameux rocher de La Peña de los Enamorados, à environ 6,5 kilomètres au nord-est — les deux autres mégalithes de la zone (le dolmen de Viera et celui d'El Romeral), construits plus tard (vers 2 500 av. J.-C.) sont quant à eux tournés vers d'autres points.

La découverte de cette nouvelle tombe en pierre semble finalement apporter une explication aux chercheurs sur ce mystérieux alignement du Dolmen de Menga : et si celui-ci pointait finalement directement vers la sépulture et les peintures rupestres ? Cela soulignerait et renforcerait l'importance de La Peña de los Enamorados comme centre d'intérêt et de référence pour les populations préhistoriques locales du Néolithique (et peut-être même plus anciennes), "en tant que point de repère et géo-sculpture". "La découverte d'un nouveau monument mégalithique [en ces lieux] élargit considérablement notre compréhension du site du patrimoine mondial d'Antequera", concluent-ils. (selon "Geo")

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19 mai 2023

Changements climatiques en Asie

Le changement climatique a des effets dévastateurs au Moyen-Orient et en Asie centrale, où les pays pauvres ou touchés par des conflits sont ceux qui souffrent le plus de l’élévation des températures et des phénomènes météorologiques extrêmes.

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Chaque année depuis 2000, les catastrophes climatiques ont en moyenne été responsables de plus de 2 600 morts, frappé 7 millions de personnes et provoqué 2 milliards de dollars de dégâts matériels directs.

Un nouveau document des services du FMI évalue les répercussions économiques des changements climatiques dans la région, montre comment il est désormais urgent de prendre des mesures d’adaptation et souligne la nécessité que la communauté internationale finance l’adaptation.

Notre analyse révèle que les catastrophes climatiques que connaît la région réduisent la croissance économique annuelle par habitant de 1 à 2 points de pourcentage. Or ces événements devraient devenir plus fréquents et plus graves à mesure que la planète se réchauffe.

Au cours des trente dernières années, les températures de la région ont augmenté de 1,5 degré Celsius, soit deux fois plus que la hausse observée au niveau mondial (0,7 degré Celsius). Cette évolution est particulièrement préjudiciable dans les pays déjà très chauds.

Une élévation des températures de 1 degré Celsius dans cinq des pays les plus chauds (Bahreïn, Djibouti, Émirats arabes unis, Mauritanie et Qatar) provoque immédiatement une chute de la croissance économique par habitant de l’ordre de 2 points de pourcentage.

En outre, la région abrite essentiellement des zones où le climat est rigoureux et où le réchauffement climatique aggrave la désertification, le stress hydrique et la montée des eaux. Les précipitations sont devenues plus aléatoires et les catastrophes climatiques telles que les sécheresses et les inondations plus fréquentes. Ce sont non seulement les vies humaines, mais aussi les moyens de subsistance qui sont désormais en péril.

Ainsi, en Tunisie, 90 % des sites touristiques se situent le long de côtes menacées d’érosion et à la merci de nouvelles hausses du niveau de la mer. En Iran, la grave sécheresse qu’a connue le pays l’an dernier a provoqué des manifestations, alors que les pénuries d’eau privaient d’emploi les agriculteurs.

Le changement climatique a des coûts humains et économiques élevés

Un pays est peu résilient face aux changements climatiques s’il est à la fois exposé aux aléas climatiques et vulnérable à leur égard. Ces pays, qui comprennent notamment des pays fragiles ou en proie à des conflits tels que l’Afghanistan, la Somalie et le Soudan, ainsi que le Pakistan, pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, sont gravement touchés et comptent davantage de décès et de sinistrés.

Dans ces pays, une grande partie de la population dépend de l’agriculture pluviale de subsistance, particulièrement sensible aux chocs climatiques. Cette difficulté se double d’une instabilité politique et macroéconomique, d’un faible développement socioéconomique et financier et de risques qui pèsent sur la sécurité alimentaire et sociale.

Les pays qui possèdent des institutions solides et des infrastructures résilientes face aux aléas climatiques (bâtiments résistants à la chaleur ou systèmes d’irrigation efficients par exemple) subissent généralement moins de pertes humaines. C’est également le cas des pays dont le niveau de développement socioéconomique et humain est élevé, comme les États membres du Conseil de coopération du Golfe.

Malgré les efforts déployés à l’échelle mondiale pour réduire les émissions de carbone, il semble inévitable que l’intensification du stress climatique se poursuive. D’ici à 2050, les températures estivales moyennes pourraient dépasser 30 degrés Celsius dans la moitié des pays de la région.

De plus, les saisons vont sans doute devenir plus sèches au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et la pluviométrie plus irrégulière dans le Caucase, en Asie centrale et au Pakistan, accentuant ainsi le risque de sécheresses. Au Tadjikistan, la probabilité que des sécheresses d’origine climatique surviennent au cours d’une année pourrait être multipliée par dix, passant de 3 % aujourd’hui à plus de 30 % d’ici la fin du siècle.

Une grande priorité

La plupart des pays admettent désormais que l’adaptation au changement climatique est une grande priorité et ont commencé à relever les défis climatiques. Il faudrait en priorité adopter des mesures très avantageuses dans tous les scénarios climatiques plausibles (dites à forte valeur ajoutée et sans regret) et renforcer les capacités à s’adapter aux défis climatiques futurs.

Ainsi, la Tunisie a développé sa capacité à produire de l’eau douce par dessalement. Le Pakistan a consolidé son dispositif de protection sociale en élargissant son programme de transferts monétaires ciblés. Enfin le Tadjikistan et l’Ouzbékistan ont modernisé les dispositifs transfrontaliers d’alerte précoce aux catastrophes naturelles.

Il n’existe pas de solution unique qui convienne à tous les pays car chacun rencontre des difficultés particulières, mais certains principes communs s’appliquent à l’ensemble de la région.

Comme l’a récemment souligné Kristalina Georgieva, Directrice générale du FMI, au Sommet mondial des gouvernements à Dubaï, les politiques d’adaptation doivent être pleinement intégrées à toutes les stratégies économiques nationales. Il faudrait élaborer des cadres économiques qui tiennent compte des risques climatiques afin de déterminer les bonnes réponses que les pouvoirs publics doivent apporter.

De plus, des interventions spécifiques doivent viser à intensifier les investissements publics dans des infrastructures résilientes, encourager le secteur privé à jouer un rôle accru dans l’adaptation et adapter les stratégies de croissance et de développement inclusifs de façon à prendre en compte les risques climatiques, par exemple en aidant les entreprises affectées par les changements climatiques et en renforçant la protection sociale des ménages vulnérables.

Des simulations réalisées sur le Maroc montrent que des investissements dans des infrastructures hydrauliques amélioreraient la résilience face aux sécheresses, réduiraient de près de 60 % les pertes de PIB et limiteraient l’augmentation de la dette publique.

Dans l’immédiat, la priorité des pays à faible revenu, fragiles ou touchés par un conflit, qui ont subi de lourdes pertes de PIB par le passé, devrait consister à renforcer les mesures à prendre en prévision des catastrophes tout en améliorant la capacité des institutions à faire face au changement climatique et la capacité des populations à réagir aux chocs.

Pour intensifier les efforts d’adaptation, il faudra augmenter considérablement les dépenses, et partant les financements.

Soutien international

Dégager de nouvelles recettes intérieures peut être un moyen important de favoriser les dépenses en faveur de l’adaptation climatique tout en freinant toute hausse de la dette publique. Les pays ont cependant besoin de davantage de soutien international pour financer l’adaptation, de préférence à des conditions concessionnelles, ainsi que de transferts de compétences et de technologies pour développer leur propre capacité à s’adapter aux changements climatiques.

Entre 2009 et 2019, les organisations bilatérales et multilatérales ont fourni à la région 70 milliards de dollars environ pour financer l’action climatique, d’après nos calculs à partir de données de l’OCDE. Mais une grande partie de ces fonds ont été consacrés à des mesures d’atténuation, et seulement un quart environ exclusivement à l’adaptation. Or on estime que les besoins d’adaptation sont beaucoup plus élevés.

La COP27 qui se tiendra cette année en Égypte sera l’occasion pour la communauté internationale d’augmenter sa contribution au financement de la lutte contre le changement climatique et de soutenir l’adaptation dans les pays en développement.

Il est essentiel de renforcer les capacités d’adaptation au changement climatique au Moyen-Orient et en Asie centrale et simultanément, de prendre des mesures d’atténuation et de transition au niveau mondial. Pour que les pays s’adaptent en temps voulu, des possibilités existent de créer des emplois durables et de soutenir la reprise et la résilience de l’économie après la pandémie.

Le FMI accompagne les efforts de ses pays membres dans ce domaine avec des conseils de politique économique, des activités de développement des capacités et des prêts. Le fonds pour la résilience et la durabilité, qu’il est proposé de créer, complètera l’appui aux réformes destinées à renforcer la résilience des pays face au changement climatique. (selon "IMF-blog")

14 janvier 2023

La poste : un démantèlement supplémentaire du service public

Décidément, on n'en croit plus ses yeux !

facteur5On a vu disparaître dans notre vallée bien des services publics : bureau de douanes, sécurité sociale, perception, etc... Certains pensaient peut-être que c'était fini ? Hélas non, il reste à faire ! Le prochain service à disparaître sera peut-être la poste... Irez-vous à Sélestat acheter un timbre-poste ? ou récupérer un courrier pour lequel le facteur vous a laissé un avis de passage ? Est-ce cela les économies d'énergies souhaitées par nos responsables politiques ?

Et après les facteurs et la poste, qu'est-ce qui va encore disparaître ? Les écoles ? le collège ? la gendarmerie ? les pompiers ?

Et que vont faire nos élus locaux ? Vont--ils enfin bouger ? ou continueront-ils à fermer les yeux et à dormir du sommeil du juste ?

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5 janvier 2023

Comment la sécheresse a fait tomber la capitale maya

Elle fut la capitale de la culture et de la politique du peuple maya de la péninsule du Yucatán aux XIIIe et XIVe siècles de notre ère. La cité Mayapán se serait ensuite effondrée à cause d'un épisode de sécheresse particulièrement intense. Les chercheurs s'interrogent : doit-on s'attendre à un effondrement similaire aujourd'hui ?

maya1Fondée en 1050, la cité Mayapán, qui signifie littéralement « drapeau des Mayas », fut la capitale du peuple maya durant un peu plus de deux décennies. Mais un épisode de sécheresse intense aura raison de cette immense cité, épisode qu'ont analysé des chercheurs dans une étude en libre-accès publiée dans la revue "Nature communications". Leur but : étudier les conséquences d'un dérèglement climatique sur une population humaine. Pour cela, ils se sont concentrés sur la péninsule du Yucatán, au sud-est du Mexique, et le cataclysme qui s'y est déroulé au XVe siècle. Elle a abrité durant environ quatre siècles la population maya de la période post-classique, c'est-à-dire de 900 jusqu'à l'arrivée des Espagnols au XVIe siècle.

Mais, au XVe siècle, la répartition du peuple maya a commencé à changer : les habitants se sont disséminés de la capitale à un effondrement de la ville. Pour s'en assurer, ils ont utilisé une « approche transdisciplinaire qui combine des ensembles de données archéologiques, historiques et paléoclimatiques pour examiner les interactions dynamiques du changement climatique, des conflits civils et de l'effondrement politique à Mayapán au cours des XIVe et XVe siècles de notre ale vers des régions moins peuplées, et la capitale a été petit à petit désertée. Un phénomène causé, selon les chercheurs, par un dérèglement climatique dans le Yucatán, qui a ensuite engendré une succession de conséquences menanère. »

Une véritable réaction en chaîne

Grâce aux données, aux échantillons et ossements recueillis directement sur place puis analysés et datés, les chercheurs sont parvenus à retracer la fin de l'histoire de Mayapán. Ils ont noté un déclin de la population à partir de 1350, alors qu'elle ne cessait d'augmenter jusqu'ici, avec un niveau au plus bas en 1450. Au même moment, des épisodes de sécheresse ont été répertoriés : « Nous trouvons une relation significative entre la sécheresse et le déclin de la population lorsque nous examinons la période entre 1350 et 1430, c'est-à-dire le moment où le déclin de population le plus important s'est produit », écrivent les chercheurs.

Ces manques d'eau ont ensuite créé comme une réaction en chaîne, décrite dans l'étude : « Les périodes sèches prolongées de la période coloniale ont provoqué des mauvaises récoltes bien documentées, de graves famines et une mortalité élevée qui ont déstabilisé l'économie et conduit à la dispersion périodique des populations des villes du nord du Yucatán ». 

En plus du phénomène d'exode rurale, la sécheresse a aussi provoqué une aggravation de conflits politiques déjà présents, entre les différentes familles riches qui dominaient la ville. Les fosses communes fouillées en bas du temple principal emblématique de la ville contenaient d'ailleurs plusieurs personnes appartenant à la famille des chefs d'État, les Cocom, suggérant une rivalité qui s'est concrétisée en conflits civils durant la dissolution progressive de la ville.

En a, le plan de la ville montrant les complexes d'habitation, le mur défensif, les portes formelles et les emplacements des prélèvements de squelette (points rouges). En b, différentes configurations des murs extérieurs, tels qu'ils auraient pu être avant l'effondrement de la ville. En c, une coupe transversale de la construction à plusieurs niveaux du mur entourant la ville. © <em>Nature communications</em>, Kennett, D.J., Masson, M., Lope, C.P. et <em>al.</em>
En a, le plan de la ville montrant les complexes d'habitation, le mur défensif, les portes formelles et les emplacements des prélèvements de squelette (points rouges). En b, différentes configurations des murs extérieurs, tels qu'ils auraient pu être avant l'effondrement de la ville. En c, une coupe transversale de la construction à plusieurs niveaux du mur entourant la ville. © Nature communications, Kennett, D.J., Masson, M., Lope, C.P. et al.
Une image de ce qui nous attend à l'avenir ?
Finalement, cette étude se concentre aussi sur la résilience du peuple maya face aux aléas climatiques et environnementaux. Car, comme l'expliquent les chercheurs, « les traditions économiques, sociales et religieuses ont persisté jusqu'au début de la domination espagnole, malgré l'échelle réduite des unités politiques, attestant d'un système résilient d'adaptations homme-environnement ». Ils citent notamment la mobilité des habitants, qui leur a permis de se disperser, donc d'avoir des besoins agricoles eux aussi dispersés. « Les archives archéologiques et historiques sont bien adaptées pour examiner les effets sociétaux passés des crises climatiques sur des cycles à long terme », écrivent les chercheurs.

Mais si l'adaptation du peuple maya face aux sécheresses est un exemple de résilience climatique, ce qui nous attend promet bien plus de difficultés. D'abord parce que les changements se produisent à une échelle bien plus grande, et parce qu'ils sont plus définitifs que dans le cas des longs épisodes de sécheresse. Les chercheurs s'en inquiètent, car « les influences anthropiques actuelles et futures devraient amplifier la gravité des événements extrêmes dans le cycle de l'eau et conduire à des sécheresses plus intenses et prolongées que celles qui ont eu un impact sur la productivité agricole dans le passé ». Ils concluent sur la situation actuelle au Mexique et en Amérique centrale, où la sécheresse est déjà préoccupante et crée une insécurité alimentaire, qui entraîne à son tour des « troubles sociaux et des migrations ». Et leurs craintes sont projetables dans d'autres régions du monde, comme en Europe où de nombreux records de sécheresse et de chaleur ont été battus cet été 2022. (selon "Futura")

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10 novembre 2022

Pays-Bas : des écologistes paralysent le trafic à l'aéroport de Schiphol-Amsterdam

Aux Pays-Bas, des centaines d'activistes du climat s'en sont pris à l'aéroport international de Schiphol près d'Amsterdam, samedi 5 novembre 2022. Ils ont notamment paralysé le trafic des jets privés en les empêchant de décoller.

amsterdamSur le tarmac de l’aéroport international de Schiphol, des militants à bord de leurs vélos jouent au chat et à la souris avec la police militaire. Cor Burgem le sait, il va bientôt se faire attraper : « L’idée ne me plaît pas, mais ça ne me fait pas peur. Nous traversons une crise climatique et le gouvernement néerlandais ne me semble pas en faire assez contre ça, donc c’est ma façon d’essayer de faire quelque chose. »

200 arrestations

La police militaire finira par arrêter plus de 200 personnes dont une partie était assise sous plusieurs avions, empêchant ainsi les appareils de décoller. Robert van Kapel est le porte-parole de la police militaire néerlandaise : « Nous savions que de nombreux manifestants devaient se diriger vers Schiphol. Mais nous avons ensuite reçu un signalement selon lequel, après avoir entamé une manifestation dans le calme, ils ont finalement décidé d’arracher une clôture et d’entrer en grand nombre. »

Les activistes ont ciblé le terminal de Schiphol dédié aux jets privés sur une idée de l’organisation Extinction Rebellion représentée par Tessel Hofstede. « En pleine crise climatique, voler en jet privé, ce n’est plus possible », lance-t-elle. Les militants exigent du gouvernement néerlandais une interdiction de vol pour tous les jets privés du pays. (selon RFI)

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7 novembre 2022

Cambodge : mauvaise gestion des ordures

Un nouveau rapport du ministère de l’Environnement cambodgien souligne de graves problèmes dans le traitement des déchets dans le pays. 36 % des ordures ne sont pas jetées convenablement.

cambodge2Le Cambodge produit environ 10 000 tonnes de déchets par jour et cette quantité augmente sans cesse. Selon Neth Pheaktra, le secrétaire d'État du ministère de l’Environnement, la quantité de  déchets générés en 2022 a augmenté de plus de 4 millions de tonnes, soit une augmentation de 10 ou 15 pour cent par rapport aux années précédentes.

Cette profusion de déchets pose des problèmes majeurs, que ce soit dans leur collecte ou dans leur traitement.

Selon le  rapport du ministère de l’Environnement,  36 % des déchets ne sont pas jetés convenablement : 

Les 36 pour cent restants sont jetés dans différents endroits de manière désordonnée, y compris dans l'eau et dans les sites publics.

Manque de performance dans le traitement des déchets

Le rapport du ministère indique aussi que les administrations infranationales et les prestataires de services de collecte des déchets manquent d'expérience, de méthodes et de ressources dans la gestion de leur collecte. 

Dans certaines communes, le rapport constate qu’il n'y a pas assez de lieux de décharges et que la plupart des décharges sont sauvages. Le taux de recyclage reste faible, avec seulement six pour cent de la quantité produite.

Actuellement, le Cambodge compte sept sites d'enfouissement pour les ordures et les déchets solides. Ils se trouvent dans les provinces de Sihanouk, Kep, Kampot, Kampong Chhnang, Pursat, Battambang et Kampong Thom. Trois autres sont en cours de construction dans les provinces de Kratie, Steung Treng et Banteay Meanchey.

Huit autres sites ont été planifiés dans les provinces de Kandal, Kampong Speu, Siem Reap, Kampong Cham, Svay Rieng, Poi Pet, Koh Kong, ainsi que la ville de Bavet.

Selon un rapport publié par le département général de l'administration pour la conservation et la protection de la nature du ministère, le pays compte 112 décharges de déchets solides et 673 centres d'achat de déchets.

Sanctionner des comportements nuisibles

Pour Heng Kimhong, écologiste et responsable du programme de recherche et de défense du Réseau de la jeunesse cambodgienne, la gestion des déchets n'a pas montré d'amélioration significative en termes de décharges, de collecte et de gestion. Dans certaines zones où les habitants ont recours à des services de collecte privés, le processus est lent et des tas d'ordures sont jetés dans les lieux publics, notamment les rivières ou les étangs.

Il préconise que les personnes qui jettent des déchets n’importe où soient sanctionnées par une amende.

Le traitement des déchet est un problème récurrent

Il n’est pas une année sans que les autorités , les ONG , les organisations supra-gouvernementales ne lancent des cris d’alerte, ou prennent des mesures contre ce qui nuit à la beauté du pays (et donc au tourisme) mais aussi à la santé des habitants.

 La croissance économique du Cambodge et avec elle, la consommation de ses habitants ont suivi un rythme bien plus rapide que celui de la prise de conscience de devoir protéger son environnement. Selon une étude de l’ONG italienne ACRA publiée en 2015, chaque Phnom penhois consommait en moyenne 2000 sacs plastique par an, soit 10 fois plus que les habitants de l’Union européenne.

 Depuis 2018, le gouvernement royal du Cambodge promeut les 4R - Refuser, Réduire, Réutiliser et Recycler - pour lutter contre la pollution plastique. Il a introduit une petite taxe sur les sacs en plastique distribués dans les supermarchés et les centres commerciaux.

Cette taxe a permis de réduire l'utilisation de ces sacs de plus de 50%.

 La solution à ce problème semble donc se trouver dans une meilleure information de la population, une réprimande des comportements nuisibles mais aussi des investissements dans les systèmes de collectes, de traitement et de recyclage des déchets. Elle nécessite la mobilisation de chacun, du particulier au gouvernement en passant par tous les acteurs de la société civile, pour guérir le Cambodge de cette plaie qu’est le dépôt d’ordures sauvages. (Selon "lepetitjournal.com")

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25 octobre 2022

Equateur : manifestation pour dénoncer les féminicides

Des centaines de femmes ont protesté samedi pour dénoncer les féminicides en Équateur. Selon une ONG, 206 femmes ont été victimes de féminicide dans ce pays d'Amérique du Sud depuis le début de l'année, dont une avocate tuée dans une école de police à Quito.

equateurLes manifestantes ont brandi des pancartes portant des slogans tels que "Regardez-moi bien parce que je pourrais être la prochaine" victime. Et scandant "nous voulons vivre", des protestataires ont défilé dans les rues de la capitale, ainsi que dans d'autres villes équatoriennes sous le slogan "unis contre l'État féminicide".

Le pays a été secoué par le meurtre de l'avocate Maria Belen Bernal, 34 ans, par son mari, le lieutenant German Caceres. Elle a disparu le 11 septembre après être entrée dans l'École supérieure de police (ESP), un établissement de formation d'officiers situé à la périphérie de la capitale, pour rendre visite son mari, le principal suspect du meurtre, qui est en cavale. Son corps a été retrouvé quatre jours plus tard sur une colline près de l'ESP.

Licenciement de deux généraux et du ministre de l'Intérieur

Dans le cadre de cette affaire, le président équatorien Guillermo Lasso a ordonné le licenciement de deux généraux et du ministre de l'Intérieur Patricio Carrillo.

Rassemblés devant le siège de la police, dans le nord de Quito, des manifestants ont lancé des œufs et aspergé les murs de peinture rouge et jaune.

En Équateur, 206 féminicides ont été enregistrés depuis le début de l'année, selon une ONG qui surveille la violence de genre.

Le bureau du procureur général indique que depuis 2014, 573 féminicides ont été perpétrés, un crime puni d'une peine pouvant aller jusqu'à 26 ans de prison.

Selon les statistiques officielles, 65 femmes sur 100 âgées de 15 à 49 ans ont subi une forme de violence en Équateur, pays qui compte 18 millions d'habitants. (selon RTBF.be)

15 octobre 2022

Pourquoi les Aztèques organisaient-ils des sacrifices humains ?

Pour eux, les sacrifices humains étaient une institution religieuse et politique. Pour autant, elle se retourna contre eux à l’arrivée des conquistadors au XVIe siècle.

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De part et d’autre d’un immense bûcher exhalant des vapeurs d’encens, deux armées se font face. Certains guerriers sont revêtus de justaucorps en peau de jaguar, d’autres sont recouverts de plumes d’aigle. Derrière leurs boucliers émergent des masques à l’effigie d’un dieu grimaçant ou d’une tête d’oiseau, des panaches aux couleurs vives… Les deux camps présentent des effectifs parfaitement identiques et s’affrontent suivant un cérémonial précis, sur un terrain neutre et sacré, dans ce qui pourrait s’apparenter à un tournoi médiéval. Le but de cette étrange bataille, appelée xochiyaoyotl (la «guerre fleurie»), n’est pas de tuer mais de capturer des ennemis pour les offrir, ensuite, en sacrifice au soleil.

Les Aztèques n’ont pas inventé ce rite. Il trouve son origine, si l’on se fie à l’historien d’origine indigène Chimalpahin (1579-1660), dans des pratiques plus anciennes et communes aux peuples de l’ancien Mexique. Dans ses Relations, écrites en nahuatl entre 1610 et 1631, il rapporte plusieurs épisodes de conflits rituels, survenus entre les Chalcas et les Tlacochcalcas en 1324. Il détaille aussi une «guerre tactique entre chefs guerriers » opposant les Aztèques et les Chalcas en 1378. Dans ces combats, seuls les «gens de services» – c’est-à-dire les simples soldats – pouvaient trouver la mort. S’ils étaient faits prisonniers, les nobles, qui eux ne s’entretuaient pas, étaient libérés à l’issue de la bataille.

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Les historiens ne font qu’émettre des hypothèses pour expliquer ces joutes : entraînement pour l’élite guerrière, moyen de maintenir les populations asservies sous pression, voire opportunité pour des dirigeants en place de se débarrasser de rivaux potentiels. Aucune de ces explications n’exclut les autres, d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, c’est avec Moctezuma Ier, qui régna de 1440 à 1469, que la guerre fleurie prit une ampleur sans aucune mesure. Selon certaines sources, ces combats ritualisés trouveraient leur justification dans une série de catastrophes naturelles : nuées de sauterelles, en 1446, grandes inondations, en 1449, ou famine, en 1454. Les prêtres auraient alors réclamé davantage de sacrifices humains pour apaiser les dieux en colère. La guerre était le lieu idéal pour se fournir en victimes. «Le but des guerriers n’était pas en effet de tuer le plus d’ennemis possible mais de les capturer pour les sacrifier. Ainsi les soldats étaient suivis de spécialistes qui ligotaient les combattants ennemis jetés à terre. La bataille se transformait donc en une multitude de duels dont l’enjeu était la capture de l’adversaire», explique l’historien Pierre Crépon dans Les Religions de la guerre (éd. Ramsay, 1982).

Faire des prisonniers était le meilleur moyen de gravir les échelons de la hiérarchie militaire et devenir, distinction suprême, un «chevalier tigre» ou un «chevalier aigle». Un principe inculqué dès le plus jeune âge : «Ton devoir c’est de donner à boire au soleil le sang des ennemis» étaient les premiers mots qu’entendait le nouveau-né de la bouche de l’accoucheuse.

Mais dans les années 1450, l’Empire aztèque s’étendant déjà du golfe du Mexique jusqu’au Pacifique, les possibilités de conquête se faisaient moins nombreuses. Pour s’approvisionner en «eau de jade» et en «précieuses figues de barbarie de l’aigle» – autrement dit, en sang et en coeurs humains – sans sacrifier leurs troupes, les souverains de la Triple Alliance (Mexico, Texcoco et Tlacopan) auraient alors passé un accord avec les six cités-Etats de la vallée voisine de Puebla. Dans L’Empire aztèque : impérialisme militaire et terrorisme d’Etat (éd. Economica, 2001), le chercheur français Paul Hosotte rapporte les modalités de cette entente : «Le pacte prévoyait qu’à intervalles réguliers, dans des limites de temps bien définies, des adversaires se feraient la guerre, à la seule fin de se procurer des victimes pour les autels de leurs dieux respectifs, toute idée d’un bénéfice territorial quelconque étant exclue».

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Sous l’impulsion de Moctezuma Ier et de Tlacaelel, son frère et conseiller suprême, la guerre fleurie se trouva institutionnalisée. La vaste réforme religieuse mise en place au même moment faisait du peuple aztèque le peuple élu du soleil. Tlacaelel persuada les prêtres que l’astre du jour réclamait toujours plus de sang. Les sacrifices, déjà fréquents, atteignirent une échelle faramineuse. En 1487, les célébrations pour la rénovation du temple de Mexico-Tenochtitlán, la capitale de l’empire, en donne un ordre de grandeur : ils furent, selon certaines estimations, 80 000 à se succéder sur la pierre sacrée.

Certains chercheurs remettent en cause cette vision purement spirituelle et attribuent aux Aztèques des motivations plus matérialistes. C’est notamment l’hypothèse avancée par l’anthropologue américain, Ross Hassig, spécialiste des sociétés méso-américaines. Dans son ouvrage Aztec Warfare. Imperial Expansion and Political Control (University of Oklahoma Press, 1995), il insiste sur le fait que, même si elle était présente, la justification religieuse était avant tout une façon de masquer des buts politiques. Selon l’auteur, le contrôle de Mexico sur les autres cités s’avérait fragile et partout dans l’empire des révoltes menaçaient cette domination. Les combats rituels constituaient une entreprise de propagande destinée à démontrer la supériorité militaire de la capitale aztèque et la futilité de toute résistance. C’était aussi une guerre d’usure. En raison du faible nombre d’hommes engagés dans ces combats, les armées aztèques pouvaient maintenir une pression militaire sur leurs ennemis, à faible coût. «Une approche bon marché à un problème militaire persistant», conclut Ross Hassig.

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Frederic Hicks, de l’université de Louisville (Kentucky), doute lui aussi de la dimension uniquement sacrificielle de la guerre fleurie, dans Flowery war in Aztec History, un article publié sur le site spécialisé www.latinamericanstudies.org. Il s’interroge : pourquoi les puissantes cités de la Triple Alliance n’ont jamais soumis les petits Etats voisins de la vallée de Puebla, Tlaxcala, Huexotzinco et Cholula ? Faibles et désunis ces royaumes auraient pourtant été faciles à conquérir. L’hypothèse de Hicks est que les cités conquérantes n’ont tout simplement pas essayé. La guerre fleurie n’aurait été qu’une sorte d’entraînement des jeunes guerriers. Un empire fondé sur la conquête se devait de maintenir le niveau de ses troupes. C’est ce qu’aurait expliqué Moctezuma II lui-même. Dans la synthèse qu’il publia en 1590, Histoire naturelle et morale des Indes, le jésuite José de Acosta relate une conversation entre Cortés et l’empereur aztèque. Ce dernier déclare avoir voulu «exercer la jeunesse mexicaine pour qu’elle ne soit pas élevée dans l’oisiveté et le régal».

Quelles qu’aient été ses motivations, la guerre fleurie finit par se retourner contre ses inventeurs. C’est en effet une des raisons qui poussa les cités de la vallée de Puebla à combattre aux côtés d’Hernán Cortés et de sa poignée de conquistadors pour terrasser l’Empire aztèque.

Article paru dans le magazine GEO histoire n° 40 (Mayas, Toltèques, Aztèques).

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14 octobre 2022

Premier forum économique France-Vietnam

Une centaine de représentants d’entreprises françaises et vietnamiennes se sont réunis lundi 10 octobre dans la ville portuaire de Marseille lors du premier Forum économique France - Vietnam, avec au menu notamment l’import-export, l’investissement et les perspectives de coopération économique et commerciale.

vietnamLe premier Forum économique France - Vietnam a été initié par la Chambre de Commerce et d’Industrie Aix-Marseille-Provence et le consul honoraire du Vietnam à Marseille.

S’exprimant lors de l’événement, l’ambassadeur du Vietnam en France, Dinh Toàn Thang, a déclaré que les agences vietnamiennes avaient rencontré les principales entreprises d’Aix-Marseille-Provence pour renforcer les projets dans les domaines des infrastructures, de la logistique, des ports maritimes, de l’agroalimentaire, de l’énergie propre, de l’aérospatiale, de la santé et de la pharmacie.

Les entreprises d’Aix-Marseille-Provence prévoient également de connecter de nouveaux projets d’investissement avec des partenaires vietnamiens, a-t-il déclaré.

Dans un discours vidéo envoyé à l’événement, le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur, de l’Attractivité et des Français de l’étranger, Olivier Becht, a appelé les entreprises des deux pays à renforcer les échanges et les investissements dans un avenir proche en s’appuyant sur les avantages apportés par l’Accord de libre-échange UE - Vietnam, à promouvoir des actions conjointes dans des domaines prometteurs tels que les énergies renouvelables, les infrastructures, et à poursuivre les grands projets au Vietnam tels que la ligne de métro de Hanoï.

Il s’est engagé à ce que les agences françaises de promotion commerciale et d’import-export accompagnent les entreprises dans les nouveaux projets entre les deux pays.Suite à la session plénière, des entreprises et des représentants d’agences de conseil et de promotion commerciale se sont réunis pour partager leur expérience dans le processus de réalisation de projets au Vietnam.

La Chambre de Commerce et d’Industrie Aix-Marseille-Provence prévoit d’organiser la deuxième phase du forum en décembre 2022 avec des voyages d’études à Hanoï, Dà Nang et Hô Chi Minh-Ville et d’assister au Forum économique Vietnam - France pour échanger avec des partenaires vietnamiens.

10 octobre 2022

L'Inde réclame près de €250 millions à Pernod Ricard

L'administration indienne réclame l'équivalent de 250 millions d'euros à la filiale locale de Pernod Ricard pour avoir sous-évalué la valeur d'importations de concentrés pendant plusieurs années afin de limiter le montant des droits à payer, montre un document officiel que Reuters a pu consulter.

indeCette demande constitue le dernier revers en date pour le groupe français de spiritueux en Inde, considéré comme un important relais de croissance mais dans lequel il faisait déjà face à des accusations de sous-évaluation de ses importations.

L'avis de l'Autorité des douanes indiennes daté du 27 juin porte sur des concentrés achetés à une filiale du groupe, Chivas Brothers, basée au Royaume-Uni.

Il précise que Pernod Ricard doit verser des droits de 20,1 milliards de roupies, plus les intérêts, pour des importations allant jusqu'en 2020.

La filiale indienne de Pernod Ricard conteste cette demande et le dossier doit être examiné mardi par la justice indienne.

Le siège du groupe en France, Chivas Brothers et le ministère indien des Finances n'ont pas répondu à des demandes de commentaires. (selon "Les Echos")

30 août 2022

Arnaque au bois de chauffage

Une arnaque de plus en plus répandue

chauffeAlors que la facture de gaz et d’électricité a bondi en France ces dernières semaines en raison de la guerre en Ukraine, de nombreux Français se sont tournés vers le chauffage au bois. Si l’offre est en pleine expansion, les escroqueries entourant sa vente se sont également multipliées.

Une arnaque qui touche aussi bien les professionnels que les particuliers. Alors que les stocks de bois s’amenuisent et que les délais de livraison s’allongent chez certaines entreprises spécialisées, de plus en plus d’acheteurs de bois se tournent vers des sites proposant des offres à prix cassé.

Des sites frauduleux derrière les offres les plus attractives

Pourtant, les sites proposant les tarifs les plus attractifs sont aussi ceux qui sont les plus susceptibles de cacher une arnaque. Dans les faits, les victimes font leur commande en ligne, pensant être livrées rapidement mais une fois le paiement reçu, les escrocs ne donnent plus de signes de vie et plus aucun moyen n’est accessible pour les contacter.

Une victime résidant à Ouistreham, dénommée Sylvie Durouge, a témoigné d’une escroquerie subie il y a quelques semaines. «J'ai commandé une palette de granulés en ligne qui n'est jamais arrivée», a expliqué cette dernière, avant de ne plus recevoir de nouvelles du vendeur. «C'est là que j'ai compris que je m'étais faite arnaquer».

Les escrocs usurpent l’identité de chefs d’entreprise

Une autre arnaque touche aussi les professionnels et les chefs d’entreprise. Pour cela, les escrocs se servent d’une société existante pour créer une fausse annonce sur des sites comme Leboncoin. Les arnaqueurs proposent ensuite des prix plus intéressants que l’entreprise dont elle a pris l’identité.

Pour témoigner de cette arnaque, David Duchamp, chef d’une entreprise de bois de chauffage, a expliqué avoir vu son nom sortir sur un site frauduleux sur internet alors qu’il ne fait pas de vente en ligne. «Je recevais plus de dix appels dans la journée. Ils me disaient j’ai payé cette somme, il faut me livrer. Pendant quelques mois, ça m'a fait une mauvaise réputation», a affirmé ce dernier sur TF1.

Comment éviter de se faire piéger ?

Pour les particuliers, la première chose à faire pour éviter de se faire piéger est de ne pas céder à la tentation d’une vente bien plus avantageuse que les prix du marché. D’autant plus si la livraison annoncée est très rapide pour le volume de bois demandé.

L’autre point à surveiller est la méthode de paiement. Si le site frauduleux vous propose de payer en mandat cash ou en virement bancaire, cela doit vous interpeler car la traçabilité est moindre.
Enfin, les mentions légales du site vendeur peuvent être vérifiées si vous avez le moindre doute sur la fiabilité de l’entreprise. Pour être totalement sûr de ne pas subir la moindre escroquerie, il est enfin conseillé de vous rendre chez des enseignes réputées et fiables, ayant une expérience confirmée. (selon C-news)

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25 août 2022

Richard Cœur de Lion prisonnier à Haguenau

Capturé au retour de la 3e croisade, le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion a séjourné à plusieurs reprises à Haguenau. Il y a été en 1193 le prisonnier et l’hôte d’Henri VI, empereur du Saint-Empire romain germanique.

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L’histoire est racontée sur les monumentaux vitraux, signés Léo Schnug, qui trônent à l’entrée du musée historique de Haguenau. Le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion a effectué, contre sa volonté, plusieurs séjours dans le château impérial de Haguenau, la Pfalz.

 Il est arrivé là au terme de la 3e croisade, dans laquelle il s’était engagé en 1189 avec l’empereur du Saint-Empire romain germanique Frédéric Barberousse et le roi de France Philippe Auguste. Objectif : libérer Jérusalem, dont Saladin s’était emparé deux ans plus tôt.

Accusé d’avoir trahi les croisés

Mais rien ne se passe comme prévu. Frédéric Barberousse, parti aves ses troupes de Haguenau, se noie en Asie Mineure avant d’arriver en Terre sainte. Les rois d’Angleterre et de France réussissent certes à prendre Saint-Jean d’Acre mais les relations entre eux s’enveniment et Philippe Auguste décide de rentrer en France. Richard, qui ne parvient pas à reprendre Jérusalem et s’inquiète des vélléités de son frère Jean sans Terre de le détrôner, finit par négocier une trève avec Saladin et prend lui aussi le chemin du retour. Victime d’une tempête, son bateau fait naufrage et il est capturé par le duc Léopold d’Autriche, qu’il avait humilié lors du siège de Saint-Jean d’Acre.

Henri VI, le successeur de Frédéric Barberousse, exige alors la remise du prisonnier avec qui il est en conflit pour la possession de la Sicile. Il décide de le faire comparaître devant un tribunal impérial. Le roi d’Angleterre est accusé d’avoir mené des tractations secrètes avec Saladin et d’avoir détourné l’héritage de Sicile qui devait revenir à Henri VI.

Leopold conduit d’abord son prisonnier à Haguenau en février 1193. Puis il le livre en grande pompe à l’empereur le mois suivant à Spire où se tient une diète impériale. Le roi d’Angleterre est ensuite emprisonné au château du Trifels dans le Palatinat, propriété de l’évèque de Strasbourg, en attendant son procès dont l’une des audiences a eu lieu à la résidence impérale de Haguenau.

La sentence est prononcée à Worms : Richard doit payer la somme colossale de 100 000 marcs d’argent. En attendant son versement, Richard est à nouveau enfermé au château de Trifels. Il fera ainsi plusieurs allers-retours entre sa résidence surveillée où les conditions de détention sont parfois difficiles, et le palais de Haguenau, au gré de l’humeur de l’empereur qui s’agace de ne pas voir la rançon arriver.

Lors de l’un de ses séjours en Alsace, il évoque son sort dans une lettre adressée à sa mère, Alinéor d’Aquitaine : « Je viens d’être libéré de ma prison du Trifels et je peux désormais vivre et séjourner à la Cour impériale de Haguenau où l’empereur et son épouse Constance me reçoivent avec les honneurs ».

Une somme colossale

C’est là qu’il passera les derniers mois à attendre que les barons anglais finissent par réunir et par verser la rançon entretemps réévaluée à 150 000 marcs. Le roi d’Angleterre est finalement libéré le 4 février 1194 après un an et six semaines de captivité.

La légende raconte qu’il se serait alors rendu en pèlerinage en Alsace pour déposer ses liens symboliques de captif en l’église Notre-Dame de la Délivrance de Niedermunster, l’abbatiale romane située au pied du mont Sainte-Odile, avant de repartir pour l’Angleterre.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que la fortune versée par Richard a permis à Henri VI d’organiser l’expédition militaire qui lui permettra enfin de prendre le contrôle du royaume de Sicile. Une expédition dont le départ a été donné en mai 1194 de Haguenau. (selon DNA du 16/8/22)

16 août 2022

Norvège : Un morse devenu une vedette estivale pourrait être euthanasié

Le morse Freya se baigne dans les eaux d’Oslo depuis le 17 juillet dernier et attire énormément d’attention au point de mettre sa vie et celles des badauds en danger.

Il est devenu une véritable vedette dans le fjord d’Oslo. Les autorités norvégiennes ont annoncé jeudi qu’elles envisageaient d’euthanasier le morse Freya. Cette jeune femelle de quelque 600 kg continue d’attirer énormément d’attention malgré les appels incessants à rester à distance et à ne pas la déranger.

norv_ge« Le comportement imprudent du public et le non-respect des recommandations des autorités peuvent mettre des vies en danger », a souligné une porte-parole de la Direction norvégienne de la pêche, Nadia Jdaini. « Nous explorons maintenant des mesures supplémentaires parmi lesquelles l’euthanasie peut être une véritable alternative », a-t-elle ajouté.

Sur place depuis mi-juillet

Les morses vivent généralement sous les latitudes encore plus septentrionales de l’Arctique, mais Freya, dont le nom renvoie à une déesse associée à l’amour et à la beauté dans la mythologie nordique, est arrivé à Oslo. Devenu une vedette dans la torpeur estivale, l’animal a été filmé chassant des oiseaux ou se hissant sur des embarcations chaloupant sous son poids pour y somnoler, y faisant au passage des dégâts significatifs.

Mais, malgré les consignes, l'animal continue d’être importuné par des curieux qui se baignent à proximité ou s’en approchent excessivement, parfois avec des enfants, pour le photographier, a indiqué la Direction de la pêche. « Son bien-être est clairement diminué. Le morse ne dispose pas d’assez de repos et les experts avec qui l’on discute estiment maintenant qu’il est stressé », ont fait valoir les autorités.

Espèce protégée, le morse se nourrit essentiellement d’invertébrés tels que les mollusques, les crevettes, les crabes et les petits poissons. S’il ne s’en prend normalement pas aux êtres humains, il peut, selon des experts, se sentir menacé par des importuns et les attaquer. (Selon "20 minutes")

NB : Aux dernières nouvelles, et contre toute attente,  le morse a été euthanasié.

17 août 2022

Zürich : un redoutable virus remplit le cimetière des éléphants

Silencieux et invisible à l'oeil nu, il a terrassé trois éléphants d'Asie - une espèce en danger - du zoo de Zurich en un mois. Ce redoutable tueur qu'est le virus de l'herpès a laissé les scientifiques impuissants.

Z_richIl ne reste plus que cinq des huit éléphants d'Asie qui peuplent les 11.000 m2 qui leur sont dédiés dans le zoo surplombant la plus grande ville suisse.

"C'est un peu triste, surtout qu'ici à Zürich, les éléphants ont assez de place", a indiqué à l'AFP Mauro Müller, 29 ans, habitué du parc animalier. 

Le jeune Umesh, 2 ans, fut le premier à ne pas avoir réussi à tromper le virus de l'herpès fin juin. Suivi quelques jours après par sa soeur Omysha, 8 ans, puis par une jeune éléphante de 5 ans, Ruwani, d'un second troupeau matriarcal sans contact avec les deux premiers.

Tous ont été emportés de façon foudroyante par ce virus qui déclenche une hémorragie interne et une défaillance des organes. 

En captivité, ce virus "est la principale cause de décès des éléphants âgés de deux à huit ans. Cela arrive aussi dans la nature mais il est plus difficile à détecter" car les animaux sont moins surveillés, a expliqué à l'AFP Pascal Marty, conservateur du zoo de Zurich.  

Le virus de l'herpès est présent à l'état latent chez presque tous les éléphants, tant en liberté qu'en captivité.  

Il ne devient dangereux que lorsqu'il se multiplie fortement dans l'organisme. Les scientifiques ignorent encore en grande partie ce qui provoque chez certains cette poussée virale mortelle. 

"Nous ne savons toujours pas pourquoi et quand cela se produit", a indiqué M. Marty, plein de tristesse. 

Les cinq puissants pachydermes encore en vie- tous adultes - ont pu eux passer quelques heures auprès des dépouilles de leurs jeunes compagnons. 

"Nous leur laissons le temps, comme pour dire adieu. Ils réalisent que l'animal n'est plus en vie, ils les touchent avec la trompe", a raconté ce spécialiste en comportement animalier. 

Moins d'une semaine après le troisième décès, ils vaquent désormais avec nonchalance à leurs occupations, entre baignade et recherche de nourriture, glissant leurs trompes dans des trous où des carottes et de l'herbe sèche sont glissées de façon aléatoire par un programme informatique pour les forcer à marcher comme à l'état sauvage. 

Ouvert en 2014, le nouvel enclos leur offre six fois plus de place que le précédent. Mais huit ans après l'ouverture en grande pompe de cet espace, le parc traverse des "jours difficiles". 

"Il est particulièrement frustrant de constater que nous sommes impuissants face au virus, malgré les meilleurs soins vétérinaires prodigués par l'hôpital vétérinaire universitaire de Zurich", a assuré le directeur du zoo Severin Dressen. 

Il n'existe pas de vaccin, et les traitements antiviraux n'ont que 30% de chances de succès. 

"L'épidémiologie de la maladie n'est toujours pas claire. Le virus est excrété par intermittence par les adultes, mais avec une fréquence accrue pendant les périodes de stress, ce qui est considéré comme la source d'infection des jeunes" individus, a indiqué à l'AFP le Dr Bhaskar Choudhury, vétérinaire et membre du groupe sur les éléphants d'Asie à l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). 

"L'UICN est très préoccupée par la mortalité dans le monde entier en captivité et plus encore dans la nature", a-t-il souligné. 

L'éléphant d'Asie, qui peut vivre jusqu'à 50-60 ans, est inscrit sur la liste rouge des espèces en danger de l'UICN.  

Il en resterait environ 50.000 à l'état sauvage. La déforestation, l'expansion urbaine et le développement des surfaces agricoles les privent de leur habitat naturel. Le braconnage et le commerce illégal de l'ivoire menacent également les troupeaux. 

"Les populations sont en déclin presque partout. Pour des raisons de conservation, il est très important que nous ayons des populations d'éléphants d'Asie en bonne santé" comme ici à Zurich, a relevé le Dr Marty. 

Les éléphants de zoo sont des "ambassadeurs de leur espèce, nos partenaires pour éduquer les gens sur les problèmes" auxquels ils font face à l'état sauvage, a-t-il dit. Le virus qui a frappé le parc "ne change rien à notre objectif" de les élever, a-t-il assuré. (selon "L'express")

15 août 2022

Épinal : quatre jours de jeûne pour réclamer la non-prolifération des armes nucléaires

Le rendez-vous est une tradition respectée chaque année à la même période. Du 6 au 9 août, les militants de Vosges alternative au nucléaire et Abolition des armes nucléaires se réunissent devant le kiosque du parc du Cours.

_pinalPendant quatre jours, ils jeûnent durant ce laps de temps symbolique, les dates anniversaires des bombes atomiques lâchées sur les villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki.

Ce dimanche, ils étaient une petite dizaine à poursuivre le jeûne, malgré la chaleur de l’été. « Nous souhaitons l’abandon des armes nucléaires. Cette année, l’actualité de la guerre en Ukraine est importante. Cela montre la gravité de la situation », insiste Jean-Luc Tonnerieux, co-président de "Vosges alternative au nucléaire".

En France, ils sont cinq groupes à suivre cette initiative déclinée dans tous les continents. « À l’ONU, 66 pays ont ratifié le traité d’interdiction des armes nucléaires et presque autant sont en voie de le faire. Certains avaient déjà lancé leur programme de développement et l’ont abandonné. Il est primordial que les pays respectent l’article numéro 6 du traité sur non-prolifération conclu en 1968 et qui stipule qu’il est nécessaire de tendre vers un désarmement de bonne foi », poursuit Jean-Luc Tonnerieux. (selon "Vosges-Matin")

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