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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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22 mars 2021

Réchauffement climatique en Belgique

60.000 citoyens traînent les autorités en justice

belgesQuelque 60.000 citoyens belges ont décidé de dénoncer devant la justice l'inaction des autorités dans la lutte contre le réchauffement climatique, dans un procès inédit en Belgique, qui s'est ouvert mardi devant un tribunal civil à Bruxelles.

Lancée en 2015 par l'association "Klimatzaak" (l'Affaire climat, en néerlandais), la procédure se veut une réplique belge de celle qui a abouti aux Pays-Bas à la condamnation du gouvernement néerlandais, pour le non respect des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés par l'accord de Paris sur le climat.

Cet accord date de fin 2015, et les objectifs ont été révisés entretemps au niveau international, ce dont les plaignants tiennent compte.

Dans la procédure belge, il est demandé à la justice de constater que la Belgique a échoué à réduire au plus tard en 2020 le volume global de ses émissions de "40% ou à tout le moins de 25%" par rapport au niveau de 1990.

En outre, l'association réclame au tribunal, sous peine d'astreinte, que "les mesures nécessaires" soient prises afin que le pays se conforme aux objectifs européens, à savoir une baisse nette des émissions d'"au moins 55%" d'ici à 2030 afin d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

Quatre gouvernements sont cités à comparaître; le gouvernement fédéral et ceux des trois régions du pays (Flandre, Wallonie, Bruxelles) ayant également des compétences en matière d'environnement et de mobilité.

Les plaignants leur reprochent de ne pas avoir mené de politique climatique "comme des autorités publiques normalement prudentes et diligentes l'auraient fait".

"Leur négligence contribue à la progression accélérée vers un réchauffement climatique dangereux", ajoutent dans leurs conclusions leurs avocats, dont le Néerlandais Roger Cox, figure de proue du combat mené aux Pays-Bas.

Ils pointent du doigt une "violation" de plusieurs textes internationaux dont la Convention internationale des droits de l'enfant, stipulant que ce dernier puisse grandir dans un environnement sain et "jouir du meilleur état de santé possible".

"Compte tenu de l'importance et de l'urgence de l'affaire, nous demandons une astreinte d'un million d'euros pour chaque mois de retard dans l'exécution de l'arrêt", ajoutent-ils.

Selon Sarah Tak, porte-parole de Klimatzaak, quelque 58.000 citoyens belges sont associés à la procédure. Et depuis que la liste des plaignants a dû être arrêtée en 2020, plus de 5.000 autres ont manifesté leur soutien sur le site de l'association.

Les plaidoiries, entamées mardi matin, doivent durer jusqu'au 26 mars inclus.

Le tribunal de première instance francophone de Bruxelles, qui siège pour l'occasion à l'ancien siège de l'Otan reconverti en vaste bâtiment de justice, devrait ensuite mettre son jugement en délibéré.

En 2015, quelque 900 citoyens néerlandais réunis derrière l'ONG pro-climat Urgenda avaient obtenu la condamnation de leur gouvernement, une décision qui a ensuite été confirmée devant plusieurs juridictions de recours aux Pays-Bas. (selon AFP)

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18 mars 2021

Russes et Chinois, leurs ambitions lunaires

L’Agence spatiale russe Roscosmos et son homologue chinoise, la China national space administration, annoncent avoir signé un protocole d’accord en vue de coopérer sur le développement d’une station scientifique lunaire internationale.

LuneIl s’agit de « mettre à profit » l’expérience des deux pays en matière de compétences et de technologies afin d’élaborer « conjointement la feuille de route » et de planifier, concevoir et développer cette future installation « à la surface ou en orbite de la Lune », indiquent les deux agences par voie de communiqué de presse.

Aucun calendrier ni aucun budget n’ont été annoncés pour l’instant. Les communiqués conjoints précisent cependant que cette station scientifique lunaire aura une vocation internationale, le projet sera ouvert « à tous les pays intéressés et partenaires internationaux ». Les objectifs affichés par la Chine et la Russie comportent « des activités de recherche multidisciplinaires et polyvalentes, les observations lunaires » ou encore « des essais technologiques ».

Le programme spatial chinois, lancé dans les années 1950 avec l’aide de l’URSS, s’est peu à peu détaché de l’allié soviétique. La collaboration entre les deux pays a cessé dans les années 1990, mais elle est revenue à petits pas à partir de 2017, avec des annonces de projets de coopération, notamment dans le domaine de l’exploration lunaire.

Si la Russie possède une longue expérience du domaine spatial, elle n’a cependant pas les mêmes ambitions que la Chine, qui a multiplié les projets extra-atmosphériques ces dernière années. Dernier en date : la sonde Tianwen-1 qui orbite actuellement autour de Mars et qui contient également un atterrisseur et un rover, devant être posé sur la planète rouge en mai-juin prochain. La Chine est par ailleurs devenue le troisième pays après les États-Unis et la Russie à ramener des échantillons lunaires sur Terre, avec le succès de la mission Chang’e 5 en décembre (…)

Quant à la Russie, elle va prochainement renouer avec les programmes lunaires, puisqu'un lancement est prévu à l'automne prochain : la mission Luna-25 va permettre de "renouer" avec les techniques d'alunissage, la mission Luna-24 remontant à… 1976. Des missions Luna-26 et 27 sont d'ores et déjà prévues dans les prochaines années, avec le concours de l'Agence spatiale européenne notamment. (Selon Tahiti.news)

15 mars 2021

Aux Philippines, l’accusation de “communiste” peut coûter la vie

Neuf militants des droits sociaux et économiques ont été tués par les forces de sécurité philippines dimanche 7 mars, deux jours après un appel du président philippin Rodrigo Duterte à “en finir” avec les communistes.

philippinesDeux jours après l’appel du président Rodrigo Duterte dans lequel il a demandé à la police et aux soldats de ‘tuer’ et d’‘achever’ les rebelles communistes qu’ils rencontraient, la police philippine et l’armée ont conduit une opération mortelle à Calabarzon, le 7 mars”, écrit Rappler, un site connu pour ses enquêtes sur les exactions commises par la police dans la "guerre contre la drogue" dès son arrivée au pouvoir, le 30 juin 2016.

En quelques heures, 24 perquisitions ont été menées dans la région située au sud de la capitale Manille, détaille le site dans un autre article, conduisant au décès de neuf personnes et à six arrestations.

Chacune des victimes, dont les noms ont été rassemblés par les activistes en l’absence d’informations données par les forces de sécurité, était connue pour son implication et sa remise en cause “des pouvoirs dans les domaines du travail, des droits des paysans et de la justice climatique”. Un combat mené jusqu’à “leur fin brutale

Rappler qualifie ce “Bloody Sunday”, d’“une des journées les plus sanglantes dans l’histoire récente pour les militants. Elle s’inscrit dans le cadre du combat de l’administration Duterte contre le Parti communiste des Philippines et les groupes qui lui sont liés.

Une guérilla communiste sévit depuis plus de quarante ans dans les régions les plus pauvres du pays, et les pourparlers de paix entre le gouvernement et la Nouvelle Armée du peuple, la branche armée du Parti communiste des Philippines, n’ont jamais abouti.

Dans un entretien au site, le chef de la police de Calabarzon, Felipe Natividad, affirme que l’opération menée correspond aux ordres du président figurant dans le décret présidentiel n° 70 pour “venir à bout de l’insurrection communiste aux Philippines

Le décret présidentiel n° 70 datant de décembre 2018 souligne la nécessité d’offrir des services sociaux de base dans les zones de conflits et les zones les plus vulnérables, mais, selon le site, le gouvernement utilise la police et l’armée pour combattre les forces communistes, y compris les activistes “désignés comme ‘rouges’”.

Dans un troisième article, Rappler explique que la Cour suprême des Philippines estime que qualifier de “rouge” une personne est “une stratégie utilisée par des agents de l’État, en particulier les forces de sécurité, contre ceux qui sont perçus comme des ‘menaces’ ou des ‘ennemis de l’État’”.

3 février 2021

Pologne : manifestation contre la quasi-interdiction de l'IVG

«Mon corps, mon choix»

00002Plusieurs milliers de manifestants ont protesté de nouveau ce vendredi 29 janvier en Pologne contre la publication d'un arrêt promulguant la quasi-interdiction de l’avortement.

Depuis ce mercredi 27 janvier et la publication d’un arrêt contesté, toute interruption volontaire de grossesse (IVG) est interdite en Polognesauf en cas de viol, d'inceste ou lorsque la vie de la mère est en danger. Une décision qui a fait descendre des milliers de personnes dans la rue à Varsovie, la capitale, et d’autres villes du pays.

 « Mon corps, mon choix », « Je pense, j'éprouve, je décide », « La révolution, elle a un utérus », « Vous avez du sang sur vos mains », proclamaient les pancartes brandies lors de ce troisième jour de manifestation depuis la publication de l'arrêt du Tribunal constitutionnel au Journal officiel mercredi.

« Festival de la liberté »

Dans la foule, de nombreux manifestants portaient des masques ornés d'un éclair rouge, le symbole des militants pro-avortement. D’autres arboraient des foulards verts autour du cou, symbole des militants des droits à l'avortement en Argentine qui ont réussi à obtenir la légalisation de l'avortement dans leur pays le mois dernier.

Dans la capitale, la manifestation a abouti sans incident majeur. Elle s’est terminée devant la maison, protégée par un dispositif imposant de la police, de Jaroslaw Kaczynski, le chef du parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir, où un « festival de la liberté » fait de chants, danses et slogans a eu lieu.

Environ 200 000 IVG illégales ou faites à l'étranger chaque année

Aujourd'hui, la Pologne compte moins de 2 000 avortements légaux par an, selon les données officielles. Les organisations féministes estiment par ailleurs qu'environ 200 000 IVG sont réalisées illégalement ou à l'étranger chaque année.

De son côté, le gouvernement affirme que la nouvelle interdiction mettra fin aux « avortements eugéniques », faisant référence à l'avortement de fœtus diagnostiqués avec une trisomie 21. Un argument que dénonce nombre d'organisations de défense des droits de l'homme, estimant que cette mesure forcera plutôt les femmes à mener des grossesses non viables.

L'opposition entend malgré tout continuer à contester cette interdiction et obliger le Parlement à faire marche arrière. « Selon la législation polonaise, les citoyens, s’ils réunissent 100 000 signatures, peuvent soumettre une loi au Parlement. C’est quelque chose que nous voulons faire, explique Wanda Nowicka, élue au Parlement et membre du Parti de gauche au micro de notre correspondante à Varsovie Sarah BakaloglouAvec une initiative civique, le Parlement a l’obligation d’en discuter : c’est pour cela qu’on pense que c’est la manière de forcer ce gouvernement qui hait les femmes à discuter de la libéralisation de l'avortement au Parlement ». (Avec AFP)

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26 janvier 2021

Il y a 40 ans, "Solidarnosc"

Les images d’un mouvement qui ranima l’idéal socialiste et humaniste

solidarnosc3L’histoire politique du mouvement a déjà été souvent écrite, mais celle de « l’union fraternelle » selon l’expression de Karol Modzelewski, historien médiéviste, homme de gauche et figure majeure de l’opposition politique au régime communiste et de la mobilisation collective reste lacunaire. Or ce sont précisément ces facettes de Solidarność qui intéressent notre présent en crise. Elles ont été révolutionnaires, à l’échelle de l’individu et du collectif, et ont été oubliées, car recouvertes par le tournant libéral et les discordes de l’après-1989.

solidarnoscSolidarność s’inscrit dans l’histoire des luttes ouvrières et syndicales du XXe siècle ainsi que dans celle des combats d’indépendance nationale au sein du bloc soviétique. L’événement prend donc place dans une histoire européenne et interroge les multiples processus de sortie du communisme. Son nom a d’abord désigné un mouvement de protestation sociale qui aspirait à créer un syndicat professionnel libre, autonome vis-à-vis du Parti et de l’État. Cette revendication se formula le plus clairement à Gdańsk, lors des grandes grèves d’occupation d’août 1980. Au droit de grève et aux libertés syndicales s’ajoutèrent 21 postulats qui devaient cristalliser les aspirations de la population, au-delà du chantier naval de la côte Baltique et de la classe ouvrière, ralliant à elle intellectuels, étudiants et paysans, et obligeant le pouvoir à négocier. Légalisé le 10 novembre 1980, le nouveau syndicat Solidarność compta 10 millions de membres et des millions de sympathisants, en Pologne et à l’Ouest. Même s’il ne pouvait être officiellement un mouvement politique, puisqu’il n’en avait pas les structures, il en partageait les aspirations et les actions, regroupant l’ensemble des forces d’opposition au pouvoir communiste, menaçant le régime par la puissance de son contre-pouvoir, sans pour autant pouvoir agir sur une situation économique désastreuse.

solidarnosc2Après dix-huit mois de fonctionnement légal, la loi martiale du 13 décembre 1981 mise en place par le général Jaruzelski obligea ses militants les plus actifs, ceux qui ne furent pas arrêtés, à choisir la voie de la clandestinité. Interdit d’existence, Solidarność devint alors une société parallèle, qui publiait, informait, et continuait à essayer de mobiliser les esprits, à défendre les militants internés et à soutenir leurs familles. En 1985, son histoire croisa celle de la politique de libéralisation et de transparence menée en URSS par Mikhaïl Gorbatchev, qui aboutit, après les concertations polonaises de la Table ronde, aux premières élections libres du bloc de l’Est en juin 1989 et à la victoire politique de Solidarność.

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12 janvier 2021

Voilà où mène le populisme

Après 4 ans de « fake news » de Donald Trump, les Etats-Unis ont perdu la tête. Le pays mettra longtemps pour digérer cette attaque sur la démocratie. Et cela peut arriver chez nous aussi.

congr_s« Stand back, stand by », avait lancé Donald Trump en direction des ultra-nationalistes violents, « reculez pour l’instant, mais tenez-vous prêts » et ses disciples l’ont écouté. Il s’en est fallu de peu pour que les « trumpistes » s’emparent du Congrès, des bulletins de vote, de l’élection présidentielle. La composition du groupe de manifestants à Washington fait forcément penser aux « Querdenker » en Allemagne et aux « Gilets jaunes » en France – c’est l’insurrection des couches de la société qui actuellement, sont à deux doigts de tomber dans la nouvelle précarité engendrée par la crise sanitaire. Le phénomène n’est pas un phénomène américain, mais mondial. Partout, les gens commencent à ne plus respecter les institutions démocratiques et s’attaquent ouvertement à tout ce qui représente l’état. Ce sont les populistes-nationalistes qui en portent l’entière responsabilité pour cette éruption d’une « colère populaire », qui n’en est pas une, mais le résultat d’une manipulation par justement ces populistes.

Aux Etats-Unis, c’est Donald Trump qui devra répondre de cette insurrection et surtout, de tout ce qui a mené à cette escalade de la violence. Le fait qu’il continue encore aujourd’hui de raconter qu’il ait gagné cette élection qu’il a perdu avec une différence de 7 millions de voix, a pris chez les esprits simples qui croient tout ce qu’il dit. Dans cette frange de la population, on se fiche du fait qu’aucun cas de fraude électorale n’a été constaté par les tribunaux américains, même pas par les tribunaux acquis à la cause de Trump et des Républicains. Mais le populisme fonctionne ainsi – il faut manipuler ceux qui sont faciles à manipuler. Et depuis la nuit des temps, ça fonctionne.

Hier soir, les « Querdenker » allemands et les « gilets jaunes » français ont du se délecter devant la télévision. Quelques semaines après que des « Querdenker » allemands, aussi fous et agressifs que les « trumpistes », avaient tenté de s’introduire dans le parlement allemand à Berlin, ces images ont certainement donné des idées aux extrémistes européens. « Si eux peuvent le faire aux Etats-Unis, pourquoi on ne le fait pas chez nous ? », ont du penser les extrémistes européens. Il faudra sans doute s’attendre à une montée de la violence également chez nous.

Nous sommes au carrefour des époques. « L’ancien monde », que ce soit aux Etats-Unis, en Allemagne, en Grande Bretagne ou en France, est toujours en place et ne comprend pas que seules, des changements majeurs pourront sauver les systèmes en place, une sorte de « révolution d’en-haut », mais à vrai dire, le personnel politique actuel manque tellement de carrure et de visions qu’il est exclu que ces changements soient initiés par le personnel en place et ce, malheureusement dans tous les pays. Par conséquent, les changements viendront d’en bas, de la part de groupes et personnes qu’on a vu hier à Washington et que l’on voit tous les week-ends à Paris ou à Berlin.

La réponse « militaire » qui est la seule réponse des gouvernements en place, ne pourra pas pacifier les sociétés en colère, au contraire. Ni aux Etats-Unis, ni en France, ni en Allemagne. Les « bobos de gauche » dans leurs F4 spacieux dans les quartiers huppés qui stimulent ces affrontements en les applaudissant des deux mains, devraient se taire – ils feront partie de ceux que les meutes en colère n’épargneront pas non plus.

Mais comment sortir d’une telle crise extraordinaire ? Est-ce qu’il n’est pas déjà trop tard pour un dialogue sociétal ? La balle est dans le camp des responsables et ceci est autant valable pour les gouvernements nationaux que pour les institutions européennes. Depuis des années, on nous promet des réformes, « un nouveau projet européen », des sociétés qui « mettent l’être humain au centre de leur action », mais dans les faits, la politique se limite aujourd’hui surtout à créer des conditions favorables pour les « marchés financiers » qui eux, tireront leur épingle du jeu, quoi qu’il arrive. Ceux qui resteront en rade, sont ceux qu’on a vus hier à Washington et que l’on voit les week-ends à Paris, Berlin et d’autres grandes villes. Avec ce qui se dessine actuellement, le « Kärcher » ne suffira pas – soit, on démarre maintenant des réformes raisonnables, soit, les changements auront lieu dans la violence. Pour faire ce choix, il ne reste que peu de temps. (selon "Eurojournalist")

12 décembre 2020

Encore une ex-ministre condamnée

Guadeloupe: Lucette Michaux-Chevry de nouveau condamnée en appel

L’ancienne ministre de Jacques Chirac a vu la cour d’appel confirmer une décision rendue en 2019, la condamnant à une peine de prison et une lourde amende.

lucetteLa cour d’appel de Basse-Terre, en Guadeloupe, a confirmé mardi une peine de deux ans de prison avec sursis et de 100.000€ d'amende à l'encontre de Lucette Michaux-Chevry, ancienne ministre de Jacques Chirac.

Le jugement en appel vient confirmer la décision rendue en première instance le 19 novembre 2019, déclarant coupable Mme Michaux-Chevry, ancienne présidente de la communauté d’agglomération Grand-Sud Caraïbes, aujourd’hui âgée de 91 ans.

Mme Michaux-Chevry est par ailleurs condamnée à cinq ans d’inéligibilité et à l’interdiction définitive d’exercer toute fonction publique.

Ce nouveau jugement sera publié dans les éditions de France-Antilles Guadeloupe, Martinique et Guyane. Selon les médias locaux, Mme Michaux-Chevry a annoncé son « intention de se pourvoir en cassation ».

michaux

22 décembre 2020

Fribourg : Une prostituée condamnée pour activité sexuelle pendant le confinement

Le "client" était un policier enquêteur ! Parce qu'une prostituée de Fribourg a violé l'ordonnance Corona lors du confinement de printemps, elle doit payer une amende de 1500 euros.

PUTE1Violer la loi sur la lutte contre les infections pendant un confinement peut coûter cher. Une prostituée a reçu une amende de 8088,50 euros plus 400 euros pour avoir reçu un client lors du premier "lockdown" malgré une interdiction. Elle a partiellement obtenu gain de cause dans son recours contre la décision devant le tribunal de district de Fribourg. Elle a été acquittée d'une accusation, pour l'autre elle doit payer une amende de 1500 euros.

Depuis plus de dix ans, l'accusée loue un appartement de deux pièces dans un immeuble de Fribourg, où elle travaille comme prostituée indépendante. Les clients peuvent trouver son numéro de téléphone sur les portails Internet pertinents et prendre des rendez-vous. Lors de la première fermeture, les bordels et les établissements commerciaux comparables pour les services sexuels ont dû fermer conformément à l'ordonnance Corona du gouvernement du Land de Bade-Wurtemberg.

Un enquêteur se faisant passer pour un client !

L'accusée exerce sa profession de 10h à 18h. Moments où un voisin est habituellement au bureau. Mais à l'époque de Corona, il s'asseyait dans le bureau principal. Et n'arrêtait pas d'entendre le bourdonnement de l'ouvre-porte électrique de la porte d'entrée pendant la journée. En tant que témoin auditif, il estime la clientèle de sa voisine à dix clients par jour. "Ce serait bien si c'était comme ça", l'accusé l'interrompt dans le procès et fait référence à son âge au-delà de 50 ans. Mais le témoin s'en tient à son témoignage, parle d'hommes errant autour de la maison et du parking souterrain, qui n'ont tous qu'un seul but. Il est clair qu'il n'aime pas ce qui se passe dans la maison.

Il a averti la police à deux reprises lors du verrouillage initial. Le 7 avril, un inspecteur a appelé la femme incognito et a obtenu un rendez-vous pour l'après-midi. La femme a ouvert la porte "en tenue officielle", comme il l'a dit en tant que témoin, et l'a fait entrer dans l'appartement en disant "tout le monde n'a pas à voir ça". Il venait de pouvoir entraîner son collègue. L'accusé s'était montré très intransigeant lorsqu'il lui avait fait la leçon sur l'interdiction de la prostitution applicable dans le cadre du confinement.

Le 11 avril, le voisin a de nouveau alerté la police. Trois officiers en civil ont débarqué. Ils ont frappé à la porte de l'appartement pendant deux bonnes minutes jusqu'à ce que le défendeur leur ouvre. La femme a laissé les officiers entrer volontairement. Ils n'avaient pas de mandat de perquisition. Pour des raisons de procédure, ils n'auraient pas été autorisés à enfoncer la porte, a déclaré l'un des policiers en tant que témoin. Cependant, lorsqu'un homme âgé est sorti de la chambre, tout habillé, les policiers ont supposé qu'il s'agissait d'un client de la prostituée.

Or, l'homme âgé qui se trouvait dans l'appartement ce samedi de Pâques 2020 n'était pas un client, mais un vieil ami et confident de l'accusé. Il le prouve lors du procès en présentant des photos montrant les deux en couple lors de bals officiels, y compris dans la salle de concert. En outre, des invitations au couple et des billets personnalisés. Il était sorti de la chambre parce qu'il avait déjà été dans la salle de bains - et la salle de bains n'était accessible que par la chambre.

Finalement, le juge pénal a décidé que l'accusée avait enfreint la loi sur la protection des infections le 7 avril lorsqu'elle a organisé une rencontre avec le prétendu prétendant. Dans la deuxième affaire, elle a acquitté l'accusée - parce qu'elle était bien sûr autorisée à être avec un petit ami. D'autant plus qu'à l'époque, elle n'avait pas proposé de services sexuels contre de l'argent, indépendamment de ce qui s'était réellement passé dans l'appartement.

9 décembre 2020

Financements agricoles en outremer

La France obtient le maintien du budget agricole européen des Outremer

outremerL'enveloppe de 278 millions d'euros du budget agricole européen consacrée aux Outre-mer françaises va être maintenue dans le cadre de la prochaine politique agricole commune (PAC), a indiqué le ministère français de l'agriculture lundi.

"L'accord de principe obtenu vendredi, confirmé lundi par les Etats membres, assure le maintien à son niveau actuel de l'enveloppe du POSEI dont bénéficient les régions ultrapériphériques françaises", a indiqué le ministère dans un communiqué lundi soir.

Le "programme d'option spécifique à l'éloignement et à l'insularité" (POSEI) est la déclinaison du premier pilier de la Politique agricole commune (PAC) pour les neuf régions ultrapériphériques européennes, dont six sont françaises: la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Martin. Les trois autres sont les Açores et Madère (Portugal) et les îles Canaries (Espagne).

L'enveloppe annuelle pour la France pour ce programme s'élève à 278 millions d'euros, bénéficiant notamment à la filière canne à sucre à La Réunion et en Guadeloupe. 

"A l'heure où les défis que l'agriculture ultramarine doit relever sont plus que jamais prégnants avec la crise de la Covid, je me félicite de ce maintien du budget du POSEI, indispensable pour renforcer la résilience des exploitations agricoles dans les DOM et la souveraineté alimentaire dans ces territoires" a déclaré le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie.

Alors qu'elles ne représentent que 3,2% de la population nationale, ces régions recueillent près d'un cinquième des fonds européens structurels et d'investissement attribués à la France, soit 3,9 milliards d'euros pour la période 2007-2013 et 4,8 milliards pour 2014-2020.

La prochaine PAC entrera en vigueur au 1er janvier 2022 ou au 1er janvier 2023, selon l'avancée des négociations en cours. Pour l'année 2021, la PAC 2014-2020 a été prolongée d'un an, pour laisser le temps aux 27 Etats membres de se mettre d'accord sur le plus important budget européen, tout en menant à bien le Brexit.

4 décembre 2020

Côte d’Ivoire : Ouattara, un politicien hors pair ou un gros manipulateur ?

Malgré le boycott des élections d'une majorité des citoyens, Alassane Ouattara dans son discours à la nation a remercié les ivoiriens de l’avoir élu et a indiqué qu’il gouvernera pour tous les ivoiriens.

Alassane_Ouatara_Election_2020« Je continuerai d’être le Président de tous les Ivoiriens ; je continuerai de maintenir la paix et de poursuivre l’œuvre de cohésion sociale et de réconciliation », a indiqué le président Alassane Ouattara après avoir été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire lundi. « Je sais qu’ensemble, dans l’Union, la Discipline et le Travail, nous parviendrons à bâtir une Côte d’Ivoire plus solidaire, une Côte d’Ivoire Meilleure », a indiqué le président.

Ce discours du président Alassane Ouattara intervient alors que le pays est en proie à une crise politique qui fait des morts dans le pays. Le président a appelé à la paix et a assuré de sa disponibilité pour rencontrer le leader de l’opposition Henri Konan Bédié pour un « dialogue franc et sincère ». Cependant, une question reste posée. Depuis son arrivé au pouvoir pour la première fois en 2011, Alassane Ouattara a fait la promesse de construire une meilleure côte d’Ivoire et un pays réconcilié.

La politique de la bouche clouée

Bien des années plus tard, 10 ans passés, il semble que cette Côte d’Ivoire unie et réconciliée n’est toujours qu’un rêve et une promesse dans la bouche du politique qui en fait un cheval de bataille. On peut aisément constater aujourd’hui que les plaies ouvertes depuis 2010 sont restées ouvertes et le pays déchiré l’est tout comme les politiciens. En réalité, Ouattara et ses alliés ne vendaient qu’un simulacre de paix et de réconciliation au monde car la Côte d’Ivoire n’a toujours pas pansé ses blessures.

Tant que cette formule « paix et réconciliation pour une Côte d’Ivoire meilleure » restera à l’étape de promesse de campagne, le pays ne pourra plus connaitre la paix et la tranquillité à chaque joute électorale. Le seul qui peut arrêter la saignée est bien le président Alassane Ouattara en jouant un jeu franc avec les citoyens de Côte d’Ivoire. Il faut qu’Alassane Ouattara commence à réaliser ses promesses un de ces jours pour montrer sa bonne foi afin de donner l’exemple au peuple au lieu de faire les mêmes promesses chaque fois que la situation dérape, un comportement frisant la manipulation pure du peuple.

Si cette stratégie du président a toujours fonctionné depuis environ une dizaine d’années, c’est dire que les ivoiriens sont réellement en quête de paix et de réconciliation. La Côte d’Ivoire et en pleine stagnation sociale et rien ne bouge dans le sens de cette fameuse réconciliation qui semble n’être que des promesses en l’air d’un dirigeant apeuré de faire face à ses propres démons. Ce qui se passe aujourd’hui dans ce pays est exactement ce que Ouattara lui-même a fait pour venir au pouvoir (avec l’aide des armes). Il devrait bien comprendre désormais ceux qui le font maintenant, ayant expérimenté les deux bords, pour savoir comment gérer la crise.

3 novembre 2020

Francfort : des policiers attaqués par plusieurs centaines de personnes

La police de la ville de Francfort a annoncé que des policiers avaient été attaqués samedi soir par une foule de 500 à 800 personnes, sans raison apparente.

francfortLes violences ont commencé vers 22h45, lorsque des gens ont commencé à lancer des pierres, des bouteilles et des œufs sur une voiture de police qui passait.

Très vite, les affrontements sont devenus violents, et une foule de 500 à 800 personnes “ne respectant pas les consignes concernant le coronavirus” s’est retrouvée à assaillir à coups d’œufs et de bouteilles le commissariat principal de la ville, a expliqué la police dans un communiqué publié dimanche.

Neuf personnes ont été arrêtées, mais huit ont dû être relâchées faute de preuve, a-t-elle précisé.

C’est la deuxième soirée de heurts avec des groupes qui semblent “se réunir spontanément contre la police”, a déclaré le chef de la police, Gerhard Bereswil, ajoutant qu’une telle conduite ne pourrait être tolérée. (selon AFP)

1 novembre 2020

Incroyable mais vrai !

Relevé dans la presse régionale du 31/10

Décidément on aura tout vu ! A Strasbourg, il y aurait donc plus de policiers contaminés que d'atteints dans les vallées vosgiennes. Il faut donc se poser la question : la population peut-elle avoir la garantie de ne pas être infectée par les forces de l'ordre ? et doit-elle accepter  de recevoir en mains propres un quelconque PV de 135€ dressé par les policiers ? Voilà qui est plus que cocasse.

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5 novembre 2020

"Allo, la Lune !"

La Nasa et Nokia vont installer la téléphonie mobile sur la Lune

luneAllô la Lune? Le groupe finlandais Nokia va fabriquer pour la Nasa ce qui sera le premier réseau de téléphonie mobile opérationnel sur la Lune, dans le cadre du projet de base humaine permanente de l'agence spatiale américaine, a-t-il annoncé lundi.

Le réseau 4G "ultra-compact, économe en énergie et résistant aux conditions spatiales", qui sera "le tout premier réseau cellulaire sur la Lune", doit être déployé à la surface de la Lune dès la fin 2022, via l'alunisseur sur lequel travaille la société américaine Intuitive Machines, précise Nokia dans un communiqué.

La Nasa a confirmé à l'AFP que ce serait le premier réseau cellulaire sur la Lune, où le dernier pas de l'Homme remonte à 1972.

Le réseau, qui doit s'autoconfigurer lors de son déploiement sur la Lune, doit notamment permettre d'assurer la connexion sans fil de "toute activité que les astronautes devront mener, permettant l'échange de communication par voix et vidéo, la télémétrie et l'échange de données biométriques, ou encore le déploiement et la manoeuvre de robots", poursuit le groupe finlandais.

Le contrat, d'un montant de 14,1 millions de dollars, a été remporté par la filiale américaine de Nokia dans le cadre d'une série de contrats de pointe dévoilés vendredi par la Nasa.

"Le système permettra d'assurer des communications à la surface de la Lune sur de plus grandes distances, à plus grande vitesse, et de façon plus fiable que les standards actuels", a expliqué l'agence spatiale dans son communiqué.

Deux astronautes américains, dont une femme, doivent marcher sur la Lune en 2024 lors de la mission Artémis 3, et la Nasa veut y établir une base permanente, prélude à une possible mission vers Mars. (selon Tahiti.infos)

17 septembre 2020

Recherche : le gouvernement annonce 25 milliards...

...mais verse en fait… 224 millions

marie

Le gouvernement annonce 25 milliards sur 10 ans, historique ! En réalité, ce sont 224 millions tout de suite, et le reste si les futurs gouvernants le veulent bien. Macron joue encore au bonneteau : « Tu les vois mes milliards ? Hop, tu les vois plus.

Marie Sonnette, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université d’Angers et membre du collectif Facs et labos en lutte était tout à l’heure l'invitée du 5/7de France Inter (à partir d’1h19 dans le podcast).

En question, le projet de loi sur la recherche, examiné au parlement cette semaine. « Un effort que ce gouvernement entreprend sans commune mesure depuis 1945 », d'après Jean Castex, de 25 milliards sur 10 ans. « C’est plutôt une bonne nouvelle, non ? », l’interroge la journaliste Mathilde Munos. « Vous savez, les promesses n’engagent que ceux qui les tiennent, répond la chercheuse. Et en l’occurrence, ce que nous propose le gouvernement ici, c’est 224 millions dans la prochaine année, et ensuite effectivement jusqu’à 2030 un certain nombre de milliards, dont la plus grande partie seront donnés en 2030, c’est-à dire 3 milliards en 2030. Le gouvernement Macron, lui, en fait, aujourd’hui, s’engage sur 224 millions, ce qui est une toute petite enveloppe pour la recherche. (…) Pour arriver aux 3% du PIB, il nous faudrait 18 milliards d’euros. » Vous la sentez venir, l’entourloupe ?

Mathilde Munos aussi : « Si cette trajectoire budgétaire est votée, elle pourrait être détricotée plus tard par un prochain gouvernement, par exemple, c’est pas gravé dans le marbre ? », avance-t-elle, faussement candide. « C’est pas gravé dans le marbre, confirme la sociologue. Chaque gouvernement est bien-sûr libre de ses choix budgéraires. »

Déjà, le gouvernement parlait fin juillet de 400 millions, qui sont devenus subitement 224. Ensuite, le Premier ministre s’engage sur du vent. Éventuellement, plus tard, si les futurs gouvernements le veulent bien… Un foutage de gueule intégral. Un de plus en Macronie. (selon "Plume de presse")

12 septembre 2020

Macron, grand maître d'Afrique

Et si Ouattara et Macron avaient parlé de financement de la Présidentielle en Côte d’Ivoire

1599377457_ado_macron2_696x485Quel sujet a pu être au centre des discussions entre Alassane Ouattara et Emmanuel Macron, qui vaille, en ces temps de coronavirus, que le Président ivoirien fasse un déplacement jusqu’à Paris, pour rencontrer son homologue français ? Une question qui ne pouvait être abordée au téléphone !

Dès l’instant qu’ils ont tenu secret leurs échanges, toutes les supputations sont permises. Car, visiblement, même les services secrets français et ivoiriens ne pourront jamais savoir de quoi ont parlé Macron et Ouattara. Car, il ne fallait surtout pas en parler même en visioconférence. C’est évident qu’il ne fallait laisser aucune trace. Même dans la cours de l’Elysée, car ils ont réussi à tout étouffer sous leur masque anti-Coronavirus. A remarquer que les deux dirigeants n’ont pas manqué de se toucher. D’après ce qui se dit, le virus peut vivre des heures sur certaines matières. Bref.

Le débat n’est pas là. Qu’est-ce qui peut valoir à Emmanuel Macron de prendre le risque de recevoir chez lui un visiteur, avec tous les dangers que cela comporte, en ces temps de forte pandémie ? Un tête-à-tête seul à seul ! Que cache Emmanuel Macron aux Français ? Dans la même veine, que cache Alassane Ouattara aux Ivoiriens ? Que cachent ces deux chefs d’Etat au monde entier ? Ont-ils parlé Mali ou ont-ils traité de la Côte d’Ivoire ?

A cet instant précis, Macron et Ouattara ne peuvent pas se rencontrer sans parler Côte d’Ivoire. Justement, en Côte d’Ivoire démarrera bientôt la campagne électorale pour la Présidentielle du 31 octobre prochain à laquelle Alassane Ouattara va prendre part, par force. Une campagne qui avait été budgétisée avec des fonds, sans doute conséquents que Ouattara pense devoir gérer lui-même, à défaut de pouvoir compter sur Amadou Gon Coulibaly, son ancien candidat pour ce scrutin présidentiel, emporté par la grande faucheuse.

Et si Ouattara et Macron avaient parlé de financement de la campagne présidentielle ivoirienne ? L’exemple du Sénégal, avec notamment le financement de la campagne présidentielle de 2019 donne matière à réflexion. Ce n’est un secret pour personne que financer une campagne présidentielle requiert beaucoup de moyens. En 2012, il a été prêté au Sénégalais Macky Sall d’avoir été financé par des fonds russes, issus du scandale de l’IAAF. En 2019, cette question n’a pas été posée, car Macky Sall était Président et avait entre les mains toutes les cartes pour financer sa campagne électorale.

Avec tout ce que cela comporte comme mystère, un parallèle peut être fait entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Fin 2017, année pré-électorale au Sénégal, Emmanuel Macron et Macky Sall trouvent un accord pour la construction d’un métro devant relier Dakar à Diamniadio. Pour une distance de 35 km, ce métro, appelé TER (Train Express régional) dont le coût est estimé à plus d’1,5 milliard d’euros (1 000 milliards FCFA), devait être opérationnel depuis 2019. A ce jour, il n’a pas fait un kilomètre de rail pour transporter des passagers. Les Sénégalais ont toutefois trouvé ce coût faramineux, pour un projet élaboré à la veille d’une année électorale.

En 2017, Emmanuel Macron n’était pas qu’au Sénégal. Il était aussi en Côte d’Ivoire pour inaugurer le lancement des travaux de construction du métro d’Abidjan. Il n’y a pas eu d’accord. Peut-être que rien ne pressait. Il aura fallu attendre octobre 2019 pour que l’Etat ivoirien et la société de BTP trouvent un terrain d’entente sur le coût final du métro. Là aussi, d’un montant total d’un milliard et demi d’euros, à peu près comme pour le Sénégal, et financé intégralement par un prêt de Paris.

Si pour le Sénégal, le métro était prévu sur 35 km, en Côte d’Ivoire, il devra relier le village d’Anyama situé au nord d’Abidjan à l’aéroport qui est situé au Sud, sur une distance de 37 km. Le spécialiste des transports, Barthélémy Kouamé, a estimé que cet axe reliant le nord au sud d’Abidjan est mal choisi. Pour lui, cet itinéraire ne répond pas aux besoins de la plupart des Abidjanais. Ce sera, en effet, un axe loin des habitations et le problème d’embouteillage ne sera pas résolu pour autant. Mais Ouattara a fermé les yeux et les oreilles.

Même réaction au niveau du Sénégal où la société civile a dénoncé cet ouvrage « inutile et coûteux », qui ne vient pas à son heure. Les populations ont beau dénoncer l’ouvrage en Côte d’Ivoire, l’inauguration et le lancement officiel des travaux du métro d’Abidjan ont eu lieu, le samedi 21 décembre 2019. A un mois du début de la campagne électorale en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et Macron défient le coronavirus et les règles de transparence en matière de gestion d’un Etat pour un tête-à-tête seul à seul.

Le jeu doit bien en valoir la chandelle. et dès lors, on peut se permettre de tout imaginer. Car, il y a un an, il était question de gros sous à Abidjan. Un véritable butin de guerre. Electorale pour ne pas dire de campagne ?  Mystère. En attendant la Présidentielle française.

2 août 2020

Pérou: Le Machu Picchu sans touristes

Fermée depuis le mois de mars à cause de la pandémie du coronavirus, la citadelle inca du Machu Picchu, principal site touristique au Pérou, célèbre vendredi sans touristes le 109e anniversaire de sa découverte par l’explorateur américain Hiram Bingham.

0machuLe site est vide depuis la mise en place de l’état d’urgence sanitaire, le 16 mars dans le pays andin. Les autorités espéraient rouvrir le Machu Picchu vendredi mais ont dû renoncer devant la hausse continue du nombre de cas de Covid-19.

"L’an dernier, beaucoup de monde est venu pour l’anniversaire, mais cette fois, malheureusement, nous n’allons pas avoir de visiteurs", a déclaré à l’AFP Darwin Baca, maire du district où se trouve la citadelle.

"La date de réouverture n’est pas encore définie. Ce sera probablement au mois d’août car les cas sont en hausse dans la (région de) Cuzco", où se situe le Machu Picchu, a ajouté M. Baca.

Le gouverneur régional de Cuzco, Jean Paul Benavente, avait annoncé il y a une dizaine de jours que la citadelle inca allait rouvrir le 24 juillet, si les conditions sanitaires étaient réunies, mais il a lui-même contracté le coronavirus peu après et le projet a été abandonné.

Des centre de tests rapides de Covid-19 doivent encore être installés dans la gare et les autorités locales doivent se procurer une ambulance, a détaillé le maire. La mairie a déjà mis en place un sas de décontamination pour les passagers du train.

Selon les nouvelles normes liées au coronavirus, seuls 675 visiteurs pourront accéder au site par jour, contre 2.000 à 3.000 avant la pandémie et jusqu’à 5.000 en haute saison.

Les frontières du Pérou, qui compte 371.096 cas, dont 17.654 décès, sont fermées depuis plus de quatre mois, ce qui a provoqué un effondrement du tourisme dans ce pays.

La cité de Machu Picchu, dont le nom signifie "Vieille Montagne" en langue quechua, a été édifiée sous le règne de l’empereur Pachacutec (1438–1471). Découverte par l’explorateur américain Hiram Bingham en 1911 et inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983, la cité se trouve à une centaine de kilomètres de Cuzco, ancienne capitale de l’empire inca dans le sud-est du Pérou actuel.

Site emblématique de l’empire inca qui a dominé dans l’ouest de l’Amérique latine durant une centaine d’années avant la conquête espagnole au XVIe siècle, elle est perchée sur un éperon rocheux à 2.400 mètres d’altitude. (Selon : AFP)

27 juin 2020

En Afrique, la covid-19 détectée grâce au GPS ?

Voici un article paru dans le journal ivoirien "Eburnie today". On y parle de reprise du trafic aérien et de géolocalisation virale.

Reprise des vols internationaux en Côte d’Ivoire à partir du 1er juillet

avionLe ciel ivoirien sera de nouveau ouvert aux avions à partir de ce 26 juin avec les vols intérieurs et le 1er juillet pour le trafic international.

L’annonce de la reprise du trafic aérien a été faite ce jeudi au terme d’une rencontre du Conseil national de sécurité de Côte d’Ivoire présidée par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara. Les vols ont été suspendus depuis trois mois à cause de l’épidémie de coronavirus. Cette décision s’inscrit dans la droite ligne du processus d’allègement des mesures de lutte contre le coronavirus qui a commencé avec la levée du couvre-feu, la reprise progressive des cours et la réouverture des commerces et restaurants à l’exclusion des lieux de spectacle et des boîtes de nuit.

Les frontières terrestres et maritimes restent cependant fermées au moins jusqu’au 15 juillet, a déclaré le ministre de la Santé Eugène Aka Aoulé lors d’un point presse à l’issue du conseil national de sécurité. Les vols reprendront dans le strict respect des protocoles sanitaires imposés par l’urgence du Covid-19.

Les voyageurs arrivant en Côte d’Ivoire feront l’objet d’un suivi grâce à un système de géolocalisation, a aussi précisé le ministre. La Côte d’Ivoire est l’un des premiers pays africains à annoncer la reprise de ses vols internationaux aux côtés de la Zambie qui a annoncé jeudi la réouverture immédiate de ses frontières aériennes pour relancer son économie. Le Liberia doit rouvrir dimanche l’aéroport international de Monrovia.

Concernant les autres mesures de protection des populations, l’état d’urgence et le bouclage de la région d’Abidjan, qui concentre 96% des quelque 8.000 cas de coronavirus recensés dans le pays restent également en vigueur au moins jusqu’au 15 juillet.

Ebony T. Christian

10 juin 2020

Petits arrangements euro-vietnamiens

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne (UE) et le Vietnam, qui a été ratifié lundi 8 juin par l'Assemblée nationale vietnamienne et devrait entrer en vigueur en août 2020, fera du Vietnam le deuxième pays d'Asie du Sud-Est à avoir un tel traité commercial avec le bloc européen après Singapour, selon le journal japonais Nikkei Asian Review.

vietnamFaut-il alors s'étonner que Paris achète des masques dont il ne sait que faire, à Hanoï ? sinon, pour cacher l'affaire à l'opinion publique, les acheminer vers la Réunion et vers Mayotte ? C'est ce qui ressort du journal local réunionnais "Imazpress" du 9 juin !

A lire :

En provenance du Vietnam 

1,4 million de masques livrés à La Réunion et à Mayotte

En provenance de Hanoi au Vietnam 1,4 million de masques destinés à La Réunion et à Mayotte sont livrés ce mardi 9 juin 2020. Les protections sont réceptionnées par "les services de l'Etat réceptionnent avec le concours de l'Etat-major de zone, les Forces armées de la zone de l'océan indien et la gendarmerie" indique la préfecture (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

"Cette opération exceptionnelle avec un affrètement spécifique entre le Vietnam et la Réunion a été organisée par le Ministère des Outre-mer, et vient compléter les 373 250 masques grand public à destination des personnes vulnérables, déjà distribués par l’intermédiaire de la direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, du Département, de la Croix Rouge, de la banque alimentaire des Mascareignes, et des centres communaux d’action sociale" précise la préfecture.

Les masques seront distribués gratuitement aux :
- personnes en difficulté sociale nécessitant une aide d’hébergement (AHI)
- bénéficiaires de l’aide alimentaire,
- personnes sous tutelles,
- victimes de violences intrafamiliales, et de façon plus générale, les personnes en difficulté identifiées dans le cadre des politiques publiques conduites par le conseil départemental et les communes.

"Au titre de la cohésion et de la solidarité sociale engagée, ces 1.4 millions masques tissu grand public  en provenance d’Hanoi renforceront donc les stocks de l’État.
Pour rappel, le port du masque grand public est préconisé dans les espaces publics en complément des gestes barrières et des mesures de distanciation" termine la préfecture.

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Autrement dit, la production locale c'est réservé à la métropole, pas à l'outremer !

18 juin 2020

Coronavirus en Côte d'Ivoire

 Hausse toujours inquiétante des cas confirmés

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La levée des restrictions liées à la pandémie du coronavirus a ramené un semblant de normalité en Côte d’Ivoire et dans le grand Abidjan. Cependant, le bilan quotidien de la Covid-19 nous rappelle que la maladie est hélas bien présente.

Le gouvernement ivoirien est sensible à la hausse des cas confirmés d’où son appel à plus de vigilance de la part des populations à travers le respect des mesures barrières. La levée du couvre-feu, la reprise des cours et l’ouverture des marchés et des restaurants ne doivent pas faire baisser l’indice de protection. Chaque citoyen doit penser au lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon, au port obligatoire du masque dans les espaces publics et à la distanciation physique pour briser la chaine de la transmission au regard des derniers chiffres communiqués par le gouvernement ivoirien.

ci1Coronavirus – Côte d’Ivoire : Point de la situation Covid-19 du 04 juin 2020

Cette hausse des cas confirmés n’est pas seulement observée en Côte d’Ivoire. La courbe est aussi observable dans toute la sous-région ouest-africaine relançant le débat sur l’opportunité ou non d’ouvrir les frontières entre les pays de CEDEAO et de l’UEMOA. La note positive est une certaine baisse du nombre de décès grâce aux mesures mises en place au plan sanitaire pour la prise en charge des malades. Dépisté de façon précoce, la prise en charge peut conduire à la guérison du malade. Pour cela, il est indispensable de contacter le plus rapidement possible les services d’urgence en cas de symptômes semblable au ceux de la grippe comme des éternuements, une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires…

ci2Coronavirus – Afrique : COVID-19 Bulletin quotidien de la CEDEAO du 4 juin 2020

C’est d’ailleurs sur la prise en charge précoce de la maladie et du test de dépistage massif que de nombreux pays africains misent désormais pour contrer la Covid-19. Des campagnes contre la stigmatisation des personnes atteintes de la maladie ou guéries ont été lancées pour encourager les populations à fréquenter les centres de santé. Avec un peu plus de 4500 morts, l’Afrique reste le continent le moins touché par la maladie. Les explications à cette résistance sont encore du domaine des spéculations scientifiques mais les pays africains qui ont pu tirer quelques expériences de la lutte contre Ebola ont pu mettre en place des stratégies de riposte visiblement gagnantes. (selon "Eburnie today")

29 mai 2020

Au Chili, le reconfinement déclenche des émeutes

La covid-19 continue sa progression en Amérique du Sud. Le Brésil est désormais l’un des pays les plus touchés, du monde, mais c’est au Chili qu’ont eu lieu des émeutes de la faim, liées à un nouveau confinement.

chiliLe week-end dernier, toute la région de la capitale, Santiago du Chili, a fini par être confinée. Une décision prise par le président Sebastian Pinera, voyant augmenter le nombre de cas de contaminations dans la ville. 80 % des 46 000 cas de Chiliens touchés par le Covid-19 sont dans la capitale. Mais le Chili est en train d’entrer dans l’hiver austral, les températures baissent, et le nombre de maladies respiratoires a tendance à exploser dans les quartiers pauvres de cette agglomération de sept millions d’habitants, tous les hivers. La semaine dernière, les médecins chiliens se sont inquiétés de voir à la fois les cas de Covid et de maladies classiques augmenter brutalement, leur faisant craindre une arrivée massive dans les hôpitaux.

La colère explose dans certaines banlieues

À El Bosque, une banlieue pauvre de Santiago, le confinement a été la mesure de trop. Les habitants sont descendus dans les rues, ont affronté la police, et exigé une aide alimentaire et financière immédiate. Le gouvernement a eu beau annoncer la livraison de centaines de milliers de colis alimentaires en urgence, il a fallu de vrais combats entre policiers et manifestants pour tenter de ramener le calme. Avant même la crise du coronavirus, le pays était en proie depuis plusieurs mois à une colère sociale inédite depuis 30 ans. Les Chiliens réclament un État social, alors que la pauvreté ne cesse d’augmenter et que le gouvernement libéral de Sebastian Pinera a perdu la confiance de la rue.

Le Chili avait pourtant été l’un des premiers pays américains à prendre au sérieux la pandémie

Dès le 7 février, le Chili avait déclenché une alerte sanitaire, mobilisé les hôpitaux et fait des stocks de tests et de respirateurs. Dans la foulée, les écoles ont été fermées, comme les administrations, et un couvre-feu imposé. Avec seulement 100 cas et aucun mort fin mars, le Chili a cru la vague passée, et a commencé à encourager la reprise de l’activité. Les médecins avaient jugé que c’était un peu tôt. Leur crainte s’est révélée exacte. Chaque jour la semaine dernière le nombre de cas a doublé au Chili, obligeant à ce confinement en urgence. C’en est trop pour les pauvres de la capitale, qui doivent envisager un hiver confiné, la peur et la faim au ventre. (selon Franceinfo)

8 juin 2020

Italie : Après des détournements de fonds publics et de l'UE

Opération anti-mafia

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La police italienne a annoncé jeudi avoir démantelé un vaste réseau criminel mafieux dans le sud de l'Italie, accusé du détournement de 110 millions d'euros de fonds publics et européens.

Soixante-trois suspects dont onze fonctionnaires ont été interpellés durant l'opération "Waterfront" visant la 'Ndrangheta, la redoutable mafia calabraise, selon un communiqué de la police locale.

Ils sont accusés de fraude, corruption et détournements de fonds publics. "Ce réseau criminel avait pour objectif de prendre le contrôle du système de tous les marchés publics en Calabre", selon la police.

Quatorze suspects ont été placés en détention et les actifs financiers de 45 personnes et 35 sociétés ont été saisis dans la région, à Rome et en Toscane (nord).

Selon les enquêteurs, ce cartel était organisé autour de multiples sociétés qui ont remporté "au moins 22 marchés publics, dans une fraude systématique contre la région de Calabre et la Commission européenne".

Sept de ces marchés, entre 2007 et 2013, concernaient 42 millions d'euros de fonds de l'UE destinés au développement urbain de la localité de Gioia Tauro et à son littoral, un port de la botte italienne.

Des "fraudes systématiques" ont également été identifiées dans d'autres contrats publics liés à ces fonds. Outre des manipulations comptables, les enquêteurs ont établi la complicité d'entreprises sous-traitantes, qui ont utilisé des matériaux de mauvaise qualité pour leurs chantiers (routes, complexes sportifs, parking souterrain).

La 'Ndrangheta, au nom tiré du grec ancien "courage", passe généralement pour avoir dépassé les mafias sicilienne et napolitaine grâce au trafic de cocaïne provenant d'Amérique latine. 

Basée sur une structure très familiale, elle est surtout implantée en Calabre, mais est devenue influente dans le nord de la péninsule et d'autres régions du monde. Selon des experts, elle est la seule mafia présente sur tous les continents.

Cette opération policière intervient au moment où le pays, touché de plein fouet par le nouveau coronavirus qui y a fait plus de 33.000 morts, sort prudemment de deux mois de confinement et tente de relancer son économie à genoux.

La péninsule s'inquiète de l'impact de la pandémie, qui pourrait fortement profiter aux mafias grâce à leur capacité à rebondir sur l'appauvrissement d'une partie de la population et à capter certaines aides publiques ou européennes de l'après-Covid-19.

En décembre dernier, une vaste opération de police contre la 'Ndrangheta s'était soldée par 334 arrestations, dont un colonel de police et un ancien député. (selon "Tahiti-infos")

12 mai 2020

200.000 masques destinés à l'Ile-de-France volés en Espagne

Le transporteur d'une cargaison de 200.000 masques en tissu, d'une valeur de 400.000 euros, s'est fait braquer jeudi 7 mai sur une aire d'autoroute en Espagne.

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C'est le genre de braquage qui n'aurait sans doute jamais eu lieu il y a quelques semaines. Alors que l'Europe est particulièrement touchée par la pandémie de coronavirus et que le port du masque pour limiter la propagation du virus se généralise, une cargaison de 200.000 masques en tissu à destination de la France a été volée à son transporteur jeudi 7 mai sur une aire d'autoroute en Espagne.

"Le chauffeur s'est fait braquer sur une aire de repos, c'est encore très flou", a déclaré à l'AFP l'entreprise, Sissi et Cie, spécialisée dans l'import-export de textile.  "C'est honteux et dramatique", a réagi l'entreprise, qui a déjà livré plusieurs collectivités depuis le 30 avril, sous escorte de la police ou de la gendarmerie.

En provenance du Portugal, cette cargaison d'une valeur de 400.000 euros était destinée à plusieurs communes d'Ile-de-France : Bobigny, Bondy, Montreuil (Seine-Saint-Denis), Nozay (Essonne), Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Chelles (Seine-et-Marne) et Us-en-Vexin (Val-d'Oise).

Le maire de Montreuil, Patrice Bessac (PCF), qui comptait distribuer ces masques lavables et réutilisables ce week-end dans les boîtes aux lettres, a dénoncé dans un communiqué "un acte criminel qui met en danger les habitant.e.s".

La maire PS de Bondy, Sylvine Thomassin, a quant à elle indiqué dans un autre communiqué avoir demandé qu'"une enquête soit menée" et "interpellé le Préfet pour cela". "Cette situation est la conséquence simple et triste de l'inaction de l'Etat sur ce sujet. Car si la distribution de masques était centralisée et faite par l'Etat, je parle de masques gratuits et réutilisables pour tous les Français, nous n'en serions pas là", dénonce l'élue. "Imaginez-vous où nous en sommes aujourd'hui, obligés de solliciter des escortes policières pour sécuriser le transport de masques !", ajoute-t-elle. 

L'entreprise assure que les villes recevront quoi qu'il en soit leur commande avant le 15 mai, comme elle s'y était engagée.

21 avril 2020

Chine : à l'ombre du virus

Les sulfureux marchés de Wuhan rouvrent

wuhanLes marchés de rue ont rouvert à Wuhan, malgré une réputation sulfureuse qui leur vaut des appels à la fermeture depuis l'étranger, quatre mois après l'apparition du Covid-19 dans la cité du centre de la Chine.

L'épidémie, qui a tué plus de 125.000 personnes dans le monde, semble largement endiguée dans le pays après la mise sous cloche de Wuhan et de ses 11 millions d'habitants du 23 janvier au 8 avril.
De l'avis des experts, le nouveau coronavirus a fait son apparition fin 2019 dans un marché de la ville, où des animaux exotiques étaient vendus vivants. Le virus d'origine animale aurait pu y muter en se transmettant à l'homme.
Ce marché, du nom de Huanan, a été fermé le 1er janvier. Il est désormais caché derrière une longue palissade bleue.
Signe de l'inquiétude persistante qui règne à Wuhan une semaine après la levée du bouclage, des panneaux rappellent l'interdiction de la vente d'animaux sauvages et même de volaille vivante au marché Baishazhou, l'un des plus grands de la ville.
Dans les haut-parleurs, des messages proclament "la victoire" du pays contre le coronavirus.

"Protéger le monde"

Mais les affaires vont mal pour les commerçants, comme en témoignent les allées vides du marché, couvert d'un toit en tôle mais ouvert à tous les vents.
"Nous sommes maudits cette année, ça ne fait pas de doute", assure Mme Yang, une marchande d'épices. "Je n'ai jamais vu aussi peu de monde".
La commerçante, dont le chiffre d'affaires est en baisse d'un tiers par rapport à l'époque d'avant la quarantaine, s'insurge contre les critiques qui font des marchés de plein-air des foyers de maladies. "C'est une panique sans raison", affirme-t-elle à l'AFP.
Mme Yang a en réserve des flacons de désinfectant pour nettoyer son étalage plusieurs fois par jour, comme l'exige désormais la règlementation.
Dans trois marchés de la ville, une équipe de l'AFP a vu que des animaux vivants étaient toujours en vente: tortues, grenouilles, poissons ou crustacés, mais pas de volailles ou mammifères terrestres. 
A l'étranger, l'existence même de ces marchés inquiète, notamment en Australie, où le Premier ministre Scott Morrison a jugé leur réouverture "incompréhensible".
"Nous devons protéger le monde contre des sources potentielles d'épidémies par ce type de virus", a-t-il déclaré cette semaine à la télévision.
Aux Etats-Unis, le directeur du prestigieux Institut national des maladies infectieuses Anthony Fauci, a déclaré sur la chaîne Fox News que les marchés devraient être fermés "immédiatement". 

"Préjugés"

A Pékin, le quotidien nationaliste Global Times a volé mardi à la rescousse des marchés de rue, dénonçant des "préjugés" occidentaux et l'idée "ridicule" de les fermer.
Si l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé les Etats à interdire la vente d'animaux sauvages elle n'a en aucun cas plaidé pour la fermeture des marchés. 
A Wuhan, la plupart des commerçants interrogés par l'AFP assurent n'avoir jamais vendu d'animaux sauvages.
Mais au marché Tiansheng, deux vendeurs ont confié avoir dû cesser de vendre certaines espèces de grenouilles et de tortues à la suite du renforcement de la réglementation.  

Concurrence

Certains consommateurs assurent pour leur part rester fidèles aux bons vieux marché de rue.
"Leurs produits sont toujours frais", assure Mme Chen, 40 ans, qui dit apprécier aussi une marchandise "bonne et bon marché".
Les critiques sur le manque d'hygiène "sont tout simplement fausses", dit-elle.
Les Chinois plus jeunes tendent cependant à privilégier davantage les supermarchés. Selon une étude publiée l'an dernier par le cabinet iiMedia, la majorité de consommateurs disent désormais préférer le commerce en grandes surfaces.
"Il y a plus de choses en supermarché", justifie Jiang Yonghui, un Wuhanais âgé de 20 ans.

(selon Tahiti.infos)

20 avril 2020

Coronavirus: disparition en Espagne de l'écrivain chilien Luis Sepúlveda

Son nom est à ajouter à la liste des nombreuses victimes du Covid-19 en Espagne. L'écrivain chilien Luis Sepúlveda, 70 ans, avait été diagnostiqué positif fin février alors qu’il revenait de rencontres littéraires au Portugal. Hospitalisé à l’hôpital universitaire central des Asturies, à Oviedo, il est décédé ce 16 avril sur sa terre d'adoption.

chili3« Raconter, c'est résister », aimait à dire Luis Sepúlveda, qui avait fait sienne cette maxime d'un autre géant de la littérature latino-américaine, brésilien cette fois, João Guimarães Rosa. Un écrivain à l'unique roman, Diadorim, en contraste total avec l'œuvre foisonnante de Luis Sepúlveda.

Le coup de coeur du public français

Et il était sans doute l'écrivain latino-américain le plus lu en Europe. Son premier roman, Le vieux qui lisait des romans d'amour, publié en 1993, avait été un incroyable succès d'édition. « Sepúlveda était inconnu, même au Chili quand on a commencé à le publier, racontait son éditrice Anne-Marie Métailié. Et son succès, il le doit au public français, 36 000 avaient déjà été vendus quand le premier article sur lui a été publié ».

Les aventures de Antonio José Bolívar Proaño, le vieux qui lira des romans d'amour pour oublier la barbarie des hommes dans la jungle équatorienne, auprès des Indiens Shuars, où vécut un temps Luis Sepúlveda, a été traduit en plus de trente langues et fait connaître le Chilien dans le monde entier. En Italie, où les librairies réouvrent peu à peu depuis la mi-avril, Marilia Di Giovanni raconte à l'agence Agi que le premier livre qu'elle a vendu dans sa librairie de Syracuse e premier livre qu'elle a vendu est Le vieux qui lisait des romans d'amour", de Luis Sepulveda, l'écrivain chilien infecté par le coronavirus, raconte-t-elle à l'agence Agi...

Un écrivain voyageur

Les titres s'enchaînent, les succès et les prix aussi et certaines de ses oeuvres sont adaptées au cinéma. Avec un fil rouge. « Dans la littérature se reflète la position éthique de l'auteur, et je sais pour qui j'écris : l'immense foule des perdants », disait Luis Sepúlveda. Militant des jeunesses communistes, l'écrivain, né le 4 octobre 1949 à Ovalle, dans le nord du Chili, est emprisonné sous le régime de Pinochet et condamné à vingt-huit ans de prison.

Il passera deux ans et demi derrière les barreaux et sera libéré grâce à l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International, puis prend comme des milliers de Chiliens – après le coup d'État de 1973 – la route de l'exil. Luis Sepúlveda voyage à travers l'Amérique latine – Équateur, Pérou, Colombie et Nicaragua où il soutient la révolution sandiniste de 1979 – et finit par poser son sac en Allemagne – naturalisé Allemand, il n'a retrouvé qu'en 2017 sa nationalité chilienne – puis en France et enfin dans les Asturies, à Gijón, où il créera un salon de la littérature latino-américaine. Un écrivain voyageur familier aussi du Festival international des écrivains voyageurs organisé chaque année à Saint-Malo par Michel Le Bris.

« J'écris du côté gauche de la barricade »

Dénoncer les régimes autoritaires – La folie de Pinochet est un livre coup de poing –, donner la parole aux humbles, raconter et défendre la nature, autant de batailles au cœur de ses livres avec des personnages récurrents comme les baleines disparues du détroit de Magellan dans Le Monde du bout du monde ou L'histoire de la baleine blanche, son dernier livre paru chez Métailié qui mêle un conte traditionnel des peuples lafkenche du sud du Chili avec l'épopée de Moby Dick d'Herman Melville. Mais c'est la baleine qui raconte l'histoire, magique et triste !

Son oeuvre embrasse tous les publics, de 7 à 77 ans et mêle épopée - on y retrouve les accents de Francisco Coloane, autre conteur chilien-, fable politique et humour (parfois) noir comme dans L’ombre de ce que nous avons été, roman à tiroirs racontant les mésaventures de trois militants de gauche, trois pieds nickelés de retour dans leur pays après des années d'exil. « Je ne peux pas imaginer la littérature autrement que comme un acte de résistance contre tout ce que je trouve sale et injuste », disait Luis Sepúlveda. Résister toujours: l'écrivain avait soutenu les manifestations pour plus de justice sociale au Chili et, au micro d'Orlando Torricelli, de la rédaction en espagnol de RFI, avait demandé la démission du président Pinera.

Faire parler les baleines, les mouettes et les chats, rend le monde plus supportable. « Lire fait du bien », décidément. (de , journaliste à RFI)

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19 avril 2020

Le "renoncement aux soins" des Français inquiète

En pleine épidémie de Covid-19, beaucoup de Français ne se rendent plus dans les cabinets médicaux. La tendance, générale, se fait particulièrement sentir chez les spécialistes.

000C'est l'un des messages récurrents du ministère de la Santé : même en pleine crise de coronavirus, les malades doivent continuer à se faire soigner.

Malgré ces recommandations, les consultations ont baissé de 44% chez les médecins généralistes et de 71% chez les spécialistes depuis le début de la crise du coronavirus, selon des chiffres publiés jeudi 16 avril par la plateforme de prise de rendez-vous médicaux Doctolib. "La fréquentation des cabinets s'est effondrée depuis le début de l'épidémie", souligne Doctolib dans un communiqué, qui évoque "un phénomène massif de renoncement aux soins" depuis la mise en place du confinement.

Depuis le mois de janvier, le nombre de consultations dans les cabinets généralistes a ainsi reculé de 44%, selon des données internes de la plateforme médicale.

La baisse est encore plus forte chez les spécialistes (-71%), en particulier chez les chirurgiens dentistes (-95%), les masseurs-kinésithérapeutes (-96%) et les podologues (-96%). "Si la baisse d'activité chez les médecins s'explique clairement par l'hésitation à consulter dans la période, la situation observée chez les chirurgiens-dentistes, les masseurs-kinésithérapeutes et les podologues est différente: elle traduit la fermeture totale des cabinets", rappelle le communiqué.

Auditionné mercredi par la commission des affaires sociales du Sénat, le directeur de l'Assurance maladie Nicolas Revel a lui aussi fait état d'une forte baisse des consultations, de l'ordre de 40% pour les généralistes et de 50% pour les spécialistes. Face à cette situation, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé début avril avoir ouvert des négociations avec l'Assurance maladie pour permettre aux professionnels de santé libéraux de bénéficier d'"une compensation de perte de revenus".

Selon le patron de la Sécu, cet "accompagnement financier", toujours en cours de discussion, se fera "par voie d'ordonnance". Il dit par ailleurs espérer pouvoir "déclencher très rapidement un premier acompte, si possible fin avril, sinon tout début mai". (selon AFP)

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