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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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30 mai 2024

La disparition de Lina sur M6

Une nouvelle "piste" évoquée ce mardi soir dans l’émission "Appel à témoins" sur M6.

Mardi soir, la mère de Lina, l’adolescente de 16 ans portée disparue depuis le 23 septembre 2023 dans le Bas-Rhin, était présente sur le plateau de l’émission "Appel à témoins", diffusée sur M6 et présentée par Julien Courbet.

Persuadée que sa fille est toujours en vie, Fanny Groll a supplié les personnes susceptibles d’avoir le moindre indice de témoigner. "J’appelle toute personne qui aurait un renseignement, qui aurait vu quelque chose, qui aurait un doute sur quelque chose […]. Je vous en supplie, appelez, n’hésitez pas, osez, ce sont des appels anonymes vous ne risquez rien", a insisté la maman.

 

L’employé "a disparu après 12 années de CDI"

 

L’exhortation de la mère de Lina a été entendue puisqu’au cours de la soirée, l’émission a reçu de nombreux appels. L’un d’entre eux a "vraiment laissé perplexe" l’équipe qui les traite dans la mesure où ce témoignage met en lumière "une coïncidence très étrange". "On a un chef d’entreprise de la région qui nous déclare qu’il n’a plus aucune nouvelle de l’un de ses employés depuis le mois de la disparition de Lina", a révélé en toute fin d’émission un intervenant, assurant avoir l’identité de cet homme sans la dévoiler publiquement.

Il précise que cet individu, qui "a disparu après 12 années de contrat à durée indéterminée", "habite très près de chez Lina". Une piste que ne connaissait pas la maman de Lina et qui sera "donnée à la police". (selon "L'indépendant")

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28 mai 2024

La France manque son objectif climatique à cause des forêts et des sols

La France tient le rythme prévu pour décarboner son économie, mais les forêts et les sols de son territoire n'absorbent pas autant de CO2 que prévu, empêchant de peu le pays de tenir ses objectifs climatiques et de rattraper le retard accumulé dans la précédente décennie.

Les gaz à effet de serre émis par l'activité humaine en France ont baissé dans quasiment tous les secteurs de l'économie (agriculture, transports, industrie ...), reculant de 5,8% en France en 2023 par rapport à 2022, a annoncé jeudi 23 mai 2024 le Citepa, l'organisme chargé de l'inventaire des gaz à effet de serre français, dans une révision de ses estimations publiées en mars.

 

Un record qui ne suffit pas

 

Ce chiffre, dont s'enorgueillit le gouvernement après un recul de 2,7% entre 2021 et 2022, avait été dévoilé mercredi par le Premier ministre Gabriel Attal lors d'un meeting électoral en Mayenne.

En 2023, la France a ainsi rejeté dans l'atmosphère l'équivalent de 373 millions de tonnes de dioxyde de carbone (Mt CO2e), "soit en dessous du niveau minimum record de 2020" lors du ralentissement majeur de l'économie pendant la pandémie.

Mais ce nouveau record ne suffit pas : en retranchant des émissions françaises la quantité de CO2 qui est absorbée naturellement par les forêts et les sols (appelés puits de carbone), "le budget carbone 2019-2023 n’est pas respecté", avertit le Citepa. Les arbres, par la photosynthèse, captent le carbone de l'air pour le stocker dans leurs racines et leurs branches.

Au total, sur ces cinq années, les émissions nettes de la France atteignent en moyenne 380 Mt "contre un objectif de 379 Mt, soit un dépassement de 1,4 Mt" (0,4%) (AFP/Archives - Shammi MEHRA)

Au total, sur ces cinq années, les émissions nettes de la France atteignent en moyenne 380 Mt "contre un objectif de 379 Mt, soit un dépassement de 1,4 Mt" (0,4%), indique l'organisme.

 

"La séquestration du carbone en forêt continue de s'éroder"

 

La feuille de route climatique de la France, fixée par sa deuxième Stratégie nationale bas carbone (SNBC) 2019-2023, prévoyait d'atteindre entre 40 et 45 Mt de CO2 absorbé par les forêts et le sols à horizon 2030.

 
 
Mais ce puits de carbone "s’est considérablement réduit" et n'a absorbé qu''"environ 20 Mt CO2 dans les années récentes, notamment en raison de l’effet couplé de sécheresses à répétition depuis 2015, de maladies affectant le taux de mortalité des arbres, et d’une hausse des récoltes de bois", explique le Citepa.

Et l'avenir est incertain : selon une étude récente de l'IGN, "la séquestration du carbone en forêt continue de s'éroder" dans la grande majorité des projections d'ici 2050. Y compris si le gouvernement parvient à tenir son objectif de planter un milliard d'arbres d'ici 2032.

"La dégradation du puits de carbone est aussi un choix politique puisque le gouvernement s'entête à vouloir augmenter la récolte de bois alors que tous les signaux sont au rouge", a réagi Sylvain Angerand de l'association Canopée (AFP/Archives - Thibaud MORITZ)

"Si nous ne pouvons pas agir sur la mortalité des arbres, sur leur croissance qui est moins forte à cause des sécheresses, la dégradation du puits de carbone est aussi un choix politique puisque le gouvernement s'entête à vouloir augmenter la récolte de bois alors que tous les signaux sont au rouge", a réagi auprès de l'AFP Sylvain Angerand de l'association Canopée.

"Cette diminution du puits implique un effort encore plus conséquent sur les autres secteurs afin de parvenir à la neutralité carbone", rappelle le Citepa, alors que la 3e version de la SNBC, annoncée comme "imminente" depuis des mois par le gouvernement, se fait toujours attendre.

 

Une "situation inédite où tous les grands secteurs émetteurs participent à une baisse des émissions"

 

Le Citepa constate toutefois une "situation inédite où tous les grands secteurs émetteurs participent à une baisse des émissions, dans un contexte particulier (inflation, reprise de production nucléaire…) mais sans crise économique majeure".

Ces réductions sont une "bonne nouvelle", mais "en grande partie liée à des facteurs conjoncturels comme la baisse de l'activité économique, les prix élevés de l’énergie ou le redémarrage de réacteurs nucléaires" à l'arrêt en 2022, relativise auprès de l'AFP Anne Bringault, du Réseau Action Climat.

Le gouvernement "devrait s’atteler à mettre en œuvre les mesures supplémentaires nécessaires pour que la trajectoire se poursuive, en particulier dans les transports, premier secteur émetteur où la baisse des émissions n’est que de 3%, et dans le transport aérien international qui a connu une hausse des émissions de 16%", a-t-elle ajouté.

La France, qui doit s'aligner sur l'objectif européen de -55% d'émissions d'ici 2030 par rapport à 1990, avait déjà échoué à respecter son premier budget carbone (2015-2018) et avait revu ses ambitions à la baisse en 2019. (selon "Sciences et avenir")

27 mai 2024

RN59 : sans blagues les écolos !

Un article de la presse locale (DNA - Esch's wohr ?) est une fois de plus consacré à la déviation de Châtenois. Que de belles  affirmations au conseil communautaire  de Sélestat, de la part d'une  élue écolo sélestadienne.  Elle maintient haut et fort que les écologistes se sont prononcés en faveur du contournement de Châtenois "dès 2011". En voilà une qui oublie (ou ne sait pas) que le projet d'une nouvelle RN59 date de... 1976 !

 

24 mai 2024

La forêt “puits de carbone”

La forêt n’est plus tant une ressource à exploiter qu’un puits de carbone à préserver. Un nouveau paradigme rappelé à l’occasion de la récente assemblée annuelle de l’Association des communes forestières d’Alsace, à Rouffach.

La forêt est habituellement pensée (et appréciée) sur le critère de nos besoins. Elle nous chauffe, donc elle est. Elle nous fait respirer, donc elle est. Elle nous abrite, nous divertit, nous déstresse, etc. Avec le réchauffement climatique, une nouvelle conception de la forêt s’impose : elle stocke notre fichu CO2… donc elle est. La forêt est consacrée en tant que puits de carbone, du moins lorsque ses arbres ne dépérissent pas massivement ou lorsque les canicules ne tarissent pas leur croissance. Lorsque l’humain laisse pousser les arbres ou lorsqu’il les transforme en bois d’œuvre pour rassasier nos besoins en constructions en bois, il augmente la proportion de carbone qui est stockée. Ainsi une maison en bois de 100 m² stocke 16 tonnes de CO2 en moyenne.

 

La nouvelle priorité, c’est le stockage de carbone

 

Pour que la France atteigne la neutralité carbone à l’horizon 2050, la forêt et le bois sont des éléments clés de cette stratégie. L’IGN (Institut géographique national) vient cependant de rappeler, dans sa synthèse publiée il y a quelques jours, que la baisse de la capacité de stockage de carbone de la forêt, amorcée avec les premières vagues importantes de canicules, se poursuivra. Sans toutefois devenir négative d’ici 2050, c’est-à-dire qu’à cette date, la forêt continuera de stocker davantage de carbone chaque année. L’impact des crises pourrait cependant convertir les puits de carbone en source, s’il devenait majeur…

Pour Fibois Grand Est, l’interprofession de la filière forêt-bois, la priorité pour les gestionnaires des forêts doit par conséquent être le stockage de carbone. En second choix interviendrait tout de même le droit de se chauffer. Dans le contexte climatique qui semble s’esquisser, « une planche a davantage de plus-value qu’un stère que l’on va brûler », insiste le président de l’Association des communes forestières d’Alsace, Pierre Grandadam, lors de son assemblée générale à Rouffach, vendredi 17 mai.

 

Plus de bois énergie que de bois d’œuvre

 

Mais si la récolte de bois reste globalement stable dans le Grand Est, en faisant exception du pic de dépérissement de 2018, celle de bois-énergie augmente, aux dépens de la récolte de bois d’œuvre. « De 2005 à 2023, la proportion de bois énergie est passée de 11 à 30 % des volumes récoltés », annonce Claire Junker, chargée de mission auprès de Fibois. Alors que la région est le premier producteur national de bois d’œuvre de feuillus. Le marasme actuel du BTP, et donc de la construction bois, n’aidant pas.

Autre fait relaté par cette dernière : les volumes de bois commercialisés dans les forêts publiques alsaciennes ont diminué ces trois dernières années. « Entre 2021 et 2023, ce volume a diminué de 1,1 million de m  à 960 000 m3 , en lien avec un retour à la normale pour les dépérissements d’arbres. » Enfin la consommation de bois-énergie représente en Alsace 3,3 millions de tonnes de bois bûche à destination des particuliers et 1,7 pour les chaufferies. Avec cette crainte, exprimée par Claire Junker, que les projets de construction de centrales à biomasse, grandes consommatrices de bois, ne viennent amplifier l’essor du bois énergie. Aux dépens, bien sûr, du puits de carbone qu’est la forêt. (selon les DNA - JF Ott)

21 mai 2024

Neandertal portait les mêmes virus que nous il y a 50 000 ans

Dénovirus, herpesvirus et papillomavirus. Ces trois pathogènes que nous connaissons bien auraient déjà affecté les Préhistoriques il y a 50 000 ans. C’est ce que révèlent des chercheurs brésiliens qui ont retrouvé leur signature ADN dans les os d’un Néandertal.

, gastro-entérites, ... et si avait souffert des mêmes maladies que nous ? C'est en tout cas ce qu'affirment une équipe de chercheurs de l'Université de São Paulo au Brésil.

S'il est certain que les humains de la préhistoire étaient affectés par de nombreux maux, on ne savait pas, jusqu'à présent, si les virus en cause étaient les mêmes que ceux que nous connaissons aujourd'hui. Une nouvelle étude pourrait cependant apporter des réponses à cette question.

 

Trois types de virus retrouvés dans les os d’un Néandertal

 

Car en analysant l' prélevé dans les os d'un individu Néandertal mort il y a 50 000 ans, une équipe de scientifiques a réussi à identifier la signature de trois virus qui circulent toujours à l'heure actuelle : un , habituellement responsable de maladies respiratoires, de ou de , un virus de l’herpès généralement responsable d’affections de la peau, et un papillomavirus, sexuellement transmissible.

S'il a été envisagé que la signature ADN de ces virus ait résulté d'une a posteriori, les résultats des analyses suggèrent qu'ils ont bien affecté l'individu Néandertal dont les restes ont été retrouvés dans la grotte de Chagyrskaya en Russie. Leur séquence est en effet légèrement différente de celle de ces trois familles de virus qui circulent à l'heure actuelle. Il s'agirait donc des plus anciens virus affectant des humains découverts à ce jour.

Et si Néandertal avait été décimé par une épidémie ?

 

Ces résultats, qui sont présentés dans un article qui n’a pas encore été évalué par d’autres scientifiques et qui sont donc à prendre tout de même avec précaution, pourraient aider à comprendre l'extinction de Néandertal. Parmi les hypothèses proposées, il y a en effet celle de l’épidémie qui aurait ravagé cette humaine il y a environ 40 000 ans en Europe.

 

Les virus respiratoires seraient plus anciens que l'Homme moderne

 

Le plus ancien virus humain connu vient d'être découvert dans des échantillons datés de 31.000 ans. Mais cet adénovirus, qui infecte encore aujourd'hui la plupart des jeunes enfants, nous aurait été transmis par nos ancêtres de Neandertal.

L'hépatite B est actuellement l'un des virus les plus répandus chez l'être humain. On dénombre plus de 250 millions de porteurs chroniques, selon l', et la maladie serait responsable de près de 900.000 décès chaque année. L'hépatite B infecte le mais le virus circule dans le sang et se retrouve donc dans les os et les dents. De plus, si les chercheurs se sont spécifiquement intéressés à ce virus, c'est parce que son est composé d'ADN et non d' (comme ceux d'Ebola, de la ou de la grippe par exemple), ce qui rend donc possible son avec des méthodes classiques.

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17 mai 2024

Aquaplaning : 117ème mort sur la RN59 depuis 1965

Une personne est morte ce vendredi matin dans un choc frontal qui s'est produit vers 7h30 sur la D 1059, au niveau du viaduc de Sobache, entre Lièpvre et Sainte-Marie-aux-Mines.

L'accident s'est produit sous une pluie battante.

Dans la deuxième voiture impliquée, une personne a été blessée, elle a été transportée à l'hôpital de Sélestat.

16 pompiers de Sainte-Marie-aux-Mines et de Sélestat, sous les ordres du lieutenant Sébastien Avina de Ribeauvillé ont été mobilisés avec le Samu 67, les gendarmes sainte-mariens, la brigade motorisée de Colmar, et les services des routes. 

Selon les premiers éléments relevés, la voiture qui circulait dans le sens descendant serait partie en aquaplanning avant d'aller percuter le véhicule qui montait, et dans lequel une personne a perdu la vie.

Les deux personnes étaient seules à bord.

La contournante du Val d'Argent a été coupée à toute circulation en attendant les pompes funèbres et le dépanneur.

Une déviation a été mise en place par les villages. (selon les DNA)

16 mai 2024

Moselle : pour sauver leur école, ils inscrivent quatre moutons

Noms, dates de naissance, adresses, parents... Les quatre moutons ont chacun leur dossier à l’Éducation nationale.

 

Ils s’appellent John Deere, Valériane Deschamps, Phil Tondus et Marguerite Duprès. Ces moutons ont une particularité : ils ont tous les quatre foulé les bancs de l’école. Pour sauver une des cinq classes de l’école de Nitting-Voyer-Hermelange, près de Sarrebourg (Moselle), des parents d’élèves ont eu l’idée d’inscrire quatre ovins d’un éleveur local.

 

En effet, l’une des classes est menacée de fermer si la commune n’atteint pas le nombre de 98 élèves dans l’école, soit quatre de plus que l’effectif actuel. Pourtant, le maire a expliqué à RTL qu’en 2021, cette cinquième classe avait été ouverte avec 90 élèves. Une situation qu’il qualifie «d’ubuesque».

«Nos nouveaux copains»

 

«Ils (l'inspection académique, NDLR) comptent nos enfants comme des moutons, donc nous sommes allés au bout de l'absurdité en inscrivant quatre moutons manquants pour avoir nos effectifs à la rentrée», a plaidé Élodie, maman de deux enfants inscrits, et vice-présidente de l'association locale des parents d'élèves, au micro de RTL.

Les moutons ont même pu passer une journée dans la cour d’école, pour le plus grand bonheur des enfants : «Ce sont nos nouveaux copains pour pas que les classes ferment. C'est très bien!» a confié Lola, 4 ans, à la radio. Les moutons ont ensuite été déclarés à l'Éducation nationale par le maire qui a transmis les dossiers. En attendant une réponse du ministère, les mammifères ont regagné leur bergerie. (selon Le Figaro)

14 mai 2024

Entre Saint-Dié et Saâles, plus de train pendant 2 mois

Les voyageurs de la ligne Epinal-Saint-Dié-Strasbourg vont connaître un été compliqué. 11km de ligne seront refaits du 15 juillet au 27 septembre, occasionnant des coupures, remplacées par des cars de substitution.

20 millions d'euros. C'est la somme totale mise sur la table pour refaire totalement une portion quasi-centenaire de 11km chemin de fer entre Saint-Dié et Saâles, dont 91% financés par la région Grand Est. Des travaux importants qui débuteront le 15 juillet prochain et qui se termineront le 27 septembre, soit bien moins que les délais prévus initialement qui annonçaient des coupures jusque fin 2024. "Ce délai nous réconforte", réagit Béatrix Létoffé, membre de l'Adele-s (adel), l'association pour le développement de la ligne Epinal-Saint-Dié.

Aller vite

 

Car effectivement, ce laps de temps réduit devrait permettre aux étudiants vosgiens de rallier Strasbourg sans trop de difficultés l'an prochain. Pendant la coupure, des bus de substitution prendront le relais. Mais il faudra aller vite, malgré une charge de travail importante. "Nous allons refaire les rails, donc tous les composants : ballast, traverses, etc.", détaille Matthieu Chabanel, le PDG de SNCF Réseau, qui reconnaît avoir mobilisé tout le monde, région Grand Est et entreprises, pour accélérer le tempo.

 

Mais après, le chantier ne sera pas fini sur cette ligne qui a connu une hausse du trafic de 80% depuis sa réouverture en décembre 2021. "Il y aura des travaux beaucoup moins lourds et qui demanderont une suspension de la circulation beaucoup moins longue", explique David Valence, député Renaissance de Saint-Dié. (selon "France Bleu")

10 mai 2024

Licenciements annulés

Chaque année, en France, environ 350.000 licenciements pour faute grave sont prononcés. Mais la Cour de cassation rappelle un principe simple qui doit absolument faire partie du décorum.

Voici ce que l'on peut appeler un « fait divers » du monde du travail... surprenant ! Plus précisément un arrêt de la Cour de cassation qui indique - qui avertit même – qu'il est imprudent d'annoncer, même par politesse, à un salarié l'envoi de sa lettre de licenciement.

 

Subtilité juridique

 

Pourquoi ? Tout simplement parce que faute de pouvoir prouver que la lettre a été expédiée avant cette information verbale, le patron se rend auteur d'un licenciement verbal, ce qui relève toujours – selon le Droit du travail – d'un licenciement abusif. Un dirigeant d'entreprise contestait ainsi sa condamnation à verser des indemnités de licenciement, des indemnités de préavis et des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Il avait au contraire envoyé une lettre de licenciement pour faute grave, ce qui est un licenciement sans préavis et sans indemnités…

Il faut savoir qu'en France, chaque année c'est environ 350.000 licenciements pour faute grave qui sont prononcés… Un peu moins de 344.000 par exemple en 2022 selon les chiffres de la DARES. Voici donc une subtilité juridique qui a toute son importance. Après la lettre de licenciement envoyée, disait ce dirigeant, il s'était par ailleurs fendu d'un petit coup de téléphone à l'intéressé afin de lui éviter de se présenter le lendemain et d'être congédié publiquement.

 

Le cachet de La Poste fait foi

 

Mais, selon la loi, c'est la lettre de licenciement qui notifie le licenciement et en énonce les motifs, et elle doit être envoyée en recommandé avec accusé de réception. Il s'ensuit que le licenciement verbal n'est pas conforme à cette exigence. De plus, relevaient les juges, comme le licenciement est prononcé pour l'employeur au moment de l'envoi de la lettre, il faut alors prouver que l'appel téléphonique a bien été postérieur à l'envoi… une preuve qu'il n'était pas possible d'apporter au dossier.

C'est ce que dit la justice en effet. Il s'agit de respecter ce process très simple. Le cachet de la Poste fait foi. L'écrit supplante l'oral. C'est ainsi. Les juges ont donc considéré, dans l'intérêt du salarié – vous l'aviez compris – que l'information verbale avait été antérieure à la notification dans les formes légales et que cette pratique revenait à licencier sans motif, ce qui caractérise le licenciement abusif…

 

L’oral n’a aucune valeur juridique

 

Rappelons qu'un licenciement peut être considéré comme abusif dans plusieurs cas notamment pour des motifs discriminatoires ; sexe, âge, origines ethniques, orientation sexuelle, convictions religieuses, état de santé… ou tout autre critère protégé par la loi. Le licenciement verbal – à voix haute – en fait donc partie… La phrase clichée « Vous êtes viré ! » que l'on peut typiquement lire dans les BD de Gaston Lagaffe est donc un cas d'école. (selon Le Figaro - emploi)

 

7 mai 2024

L'écureuil roux transmettait la lèpre aux humains au Moyen Âge

La lèpre est l’une des plus anciennes maladies connues de l’histoire humaine. Des chercheurs viennent de mettre au jour l’implication de l’écureuil roux dans sa dissémination au Moyen Âge.

Qu'il est mignon l'écureuil roux ! Certes, mais dans l'Angleterre du Moyen Âge, ce petit rongeur a une responsabilité importante comme vecteur de cette terrible maladie qu'est la lèpre. C'est ce qui ressort des analyses génétiques menées par une équipe internationale de chercheurs et publiées dans la revue Current Biology le 3 mai 2024.

 

Une bactérie apparue il y a 9 millions d'années

 

Mycobacterium leprae, la bactérie responsable de la lèpre, serait apparue voilà 9 millions d'années. Elle cause l'une des maladies les plus anciennes jamais répertoriées, présente autour du bassin méditerranéen 40.000 ans plus tôt, estime-t-on. A partir de données historiques et paléogénomiques, on la sait présente en Europe depuis au moins l'âge du bronze, soit le troisième millénaire avant notre ère. Mais, c'est principalement au Moyen Âge poussée par une urbanisation sans cesse croissante et la multiplication des voies commerciales qu'elle prend une ampleur inédite et s'étend sur toute la surface du globe.

Néanmoins, en dépit des connaissances accumulées sur l'histoire évolutive de la bactérie, beaucoup d'inconnus subsistent encore sur les façons dont la maladie s'est propagée entre humains et animaux. Des travaux antérieurs avaient, dès 2014, mis en lumière le rôle probable des écureuils roux dans la transmission de la pathologie. En effet, les souches de Mycobacterium leprae isolées chez certains animaux actuels se sont avérées proches de celles prélevées sur des squelettes humains datant de la période médiévale.

 

Les écureuils, des animaux de compagnie au Moyen Âge

 

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont étudié les restes de 25 humains et 12 écureuils roux (Sciurus vulgaris) exhumés de deux sites archéologiques de la ville de Winchester au Royaume-Uni pour retrouver des traces de Mycobacterium leprae. Au Moyen Âge, la ville était connue à la fois pour sa léproserie (un lieu de prise en charge des malades de la lèpre) et son commerce de la fourrure. La fourrure des écureuils servait comme doublure pour les vêtements et les animaux étaient souvent élevés comme animaux de compagnie.

Forts de leurs prélèvements, les scientifiques ont pu séquencer et reconstruire quatre génomes entiers, dont un appartenant à un écureuil roux. Une analyse approfondie a révélé une forte parenté entre cette séquence et l'une des souches humaines. Plus particulièrement, les chercheurs ont pu démontrer que la souche de lèpre de cet écureuil médiéval était plus proche des souches humaines du Moyen Âge que de celles présentes chez les écureuils actuels. Ce qui, selon eux, démontre qu'il existait une circulation de l'infection entre les humains et les rongeurs arboricoles.

Aujourd'hui encore, la maladie affecte plus de 200.000 personnes tous les ans. Elle est présente dans plus de 140 pays. En tête de liste, le Brésil, l'Indonésie et l'Inde qui concentrent trois-quarts des nouveaux cas. (selon "Sciences et avenir")

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