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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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26 juin 2024

Réunions publiques électorales

Lors de la campagne des européennes du 9 juin, aucune réunion d'un quelconque candidat n'a eu lieu dans le Val de Villé ! Rien, même dans le bourg-centre. On pouvait s'attendre à mieux dans la campagne éclair des législatives.

En effet, trois réunions ont eu lieu jusqu'à maintenant ! Celle du candidat sortant : une misère ! Celle du RN qui a rassemblé une dizaine, mais qui s'est surtout fait connaître par son chahut. Finalement, au grand étonnement de certains, seuls les candidats du nouveau Front Populaire ont réussi à rassembler plus d'une trentaine de personnes.

Et aucune autre réunion n'est annoncée pour cette dernière semaine avant l'élection ! Un comble !

Photo du "grand meeting" de l'extrême-droite RN à la mairie du bourg-centre.

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24 juin 2024

Le grand hamster en Alsace

Systématiquement éliminé par les agriculteurs qui voyaient en lui un nuisible, le grand hamster a vu sa population décliner. Depuis, des opérations de réintroduction ont été mises en place, en partenariat avec des exploitants agricoles.

En plein milieu d'un champ de blé, un grand hamster s'échappe d'une petite cage pour s'enfonce dans un terrier creusé pour lui à l'avance. Sa mission : survivre et se reproduire pour perpétuer l'espèce, qui n'existe plus qu'en Alsace.

"Bon sens"

Sous un soleil matinal, une soixantaine de rongeurs aussi connus sous le nom de Cricetus cricetus sont lâchés un par un dans une parcelle protégée de Griesheim-près-Molsheim, un village situé à 25 km à l'ouest de Strasbourg. Pesant entre 250 et 500 g et âgés d'un à deux ans, ces petits mammifères au ventre noir et au dos roux proviennent d'un élevage de l'association Sauvegarde faune sauvage, qui se bat pour maintenir l'espèce. Systématiquement éliminé par les agriculteurs qui voyaient en lui un nuisible, le grand hamster a vu sa population décliner jusqu'à ce qu'il soit reconnu espèce protégée en 1993.

 

Des opérations de réintroduction ont été mises en place, en partenariat avec des exploitants agricoles, comme Michael Eber, qui dirige la chèvrerie Eber, à Griesheim-près-Molsheim. Sur une parcelle de ses champs, protégée des renards et autres prédateurs par un grillage, le blé ne sera pas fauché avant mi-octobre, date à laquelle le hamster entrera en hibernation. Entourant les terriers, le blé dense le protège des rapaces et lui permet de faire des réserves pour l'hiver. A proximité pousse aussi de la luzerne, également appréciée du rongeur. Pour M. Eber, c'est du "bon sens" de veiller à la survie du grand hamster, une "espèce parapluie" - sa protection entraîne celle de plusieurs autres espèces.

Nouvelles plaintes contre l'Etat

Environ 250 agriculteurs sont réunis au sein d'une association, l'Afsal (Agriculteurs et faune sauvage Alsace) avec un total d'environ 4.000 hectares de cultures favorables au grand hamster. En contrepartie, ces agriculteurs reçoivent une aide financière de l'Etat. Problème : "Les versements ont beaucoup de retard et il y en a beaucoup que ça décourage", regrette Michael Eber. "Les agriculteurs attendent l'argent sur leur compte. Aujourd'hui, la plupart sont extrêmement déçus, et ils se posent des questions", témoigne le président de l'Afsal, Laurent Fischer, qui souligne que "pour certains, ça représente plus de 10.000 euros" de retard de paiement. Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Agriculture assure que les agriculteurs recevront les aides financières au plus tard fin juin.

"C'est grâce au monde agricole qu'on arrive à sauver le grand hamster, il faut les aider !", plaide Jean-Paul Burget, président de Sauvegarde faune sauvage, engagé depuis une quarantaine d'années pour cet animal emblématique de l'Alsace. "En 1979, quand j'ai fait les premiers comptages, ils étaient 4.000 dans le Haut-Rhin et des milliers dans le Bas-Rhin mais la monoculture de maïs a tout foutu en l'air", peste le militant. Son association lâche environ 400 grands hamsters dans la nature chaque année mais une bonne partie est victime de prédateurs.

En 2022, l'Office français de la biodiversité avait recensé 960 terriers, soit près de deux fois plus que l'année précédente (488 terriers en 2021). En 2023, le chiffre est cependant redescendu à 802 terriers sur 3.230 hectares de cultures favorables en Alsace. On estime qu'il y a un grand hamster par terrier, l'animal étant solitaire. Or "pour maintenir une population sauvage, il faut 1.500 individus", souligne Jean-Paul Burget, appelant l'Etat à "donner plus de moyens".Lui qui a fait condamner la France par la Cour européenne de justice en 2011 pour son manque d'efforts pour protéger l'animal, a de nouveau porté plainte en mai contre Paris auprès du Conseil de l'Europe. Il dénonce la non mise en oeuvre de certaines recommandations formulées dans la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe. Une autre plainte a été déposée auprès de la Commission européenne visant le non respect de la décision de 2011 qui condamnait la France pour manquement à ses obligations de protection. "Si le grand hamster revient, le lièvre, la perdrix, la caille, le vanneau huppé vont revenir parce qu'ils ont le même habitat... On peut recréer la nature, c'est une question de volonté politique". (selon "Sciences et vie")

22 juin 2024

Marc Ruhlmann et Yeliz Gencer à Villé

 

Les habitants de la vallée de Villé étaient présents en nombre à la 1ère réunion publique des candidats du Nouveau Front Populaire Marc Ruhlmann et Yeliz Gencer  (40 personnes environ).

 

 

🙏🏻 Un grand MERCI à eux pour leur présence et la qualité des échanges !
 
Après s'être présentés et avoir expliqué les raisons de leur engagement dans cette campagne, ils ont exposés plusieurs axes et les points forts du programme de l'entente de la gauche qu(ils représentent.
 
Ils ont ensuite répondu aux nombreuses questions du public affichant à cette occasion leur belle maîtrise du sujet.
 
La soirée s'est prolongée par un moment convivial qui a permis aux uns et aux autres de poursuivre les échanges, de refaire ainsi le monde en se projetant après le 7 juillet et la victoire espérée du Nouveau Front Populaire.
20 juin 2024

Marc Ruhlmann à Villé

Marc Ruhlmann et Yeliz Gencer, candidats du Nouveau Front Populaire dans la 5ème circonscription du Bas-Rhin (Sélestat - Erstein - Villé), invitent à une réunion publique le jeudi, 20 juin à 20 h, à la salle d'animation de l'école primaire de Villé.

19 juin 2024

Les sacrifices d'enfants par les Mayas

Imaginons que vous voulez construire un petit aéroport, jusque-là rien de bien fou. Sauf qu'en creusant la piste, vous tombez sur des restes humains. C'est ce qui est arrivé en 1967 à des ouvriers sur le site de l'ancienne ville maya de Chichén Itzá (Yucatán, sud-est du Mexique), ce qui a interrompu les travaux le temps d'organiser et réaliser des fouilles.

Malheureusement pour le chantier, un réservoir souterrain d'eau de pluie maya, appelé «chultún», a été découvert. Celui-ci mène à une grotte qui contient plus d'une centaine de squelettes humains, tous ou presque appartenant à des enfants, développe le quotidien américain The New York Times. Deux mois ont été accordés aux chercheurs pour mener à bien leur mission et pour exhumer les ossements.

Il faudra attendre plusieurs décennies et le développement de la technologie pour que des analyses ADN poussées soient effectuées sur soixante-quatre de ces enfants et les résultats sont riches en enseignements. Un article publié le 12 juin dans la revue scientifique Nature nous apprend que les petites victimes ont été sacrifiées entre 500 et 900 après J.-C. Toutes étaient des garçons mayas, choisis possiblement pour être tués par deux, aux côtés de leurs frères.

«Ce sont les premiers génomes mayas anciens à être publiés», se réjouit Johannes Krause, archéogénéticien à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionnaire, basé à Leipzig en Allemagne. «Nous sommes assez émus par une telle découverte», poursuit-il, en précisant qu'il est lui-même père d'un petit garçon.

Salmonelle et sacrifice

À l'origine, les recherches n'avaient pas pour but d'en apprendre plus sur le profil des victimes, mais de poursuivre les études de Rodrigo Barquera, aujourd'hui immunogénéticien à l'Institut Max-Planck. Dès le milieu des années 2000, le scientifique entendait étudier l'épidémie meurtrière de salmonelle qui a décimé les populations de Mésoamérique, qui correspond à l'actuel Mexique et à une partie de l'Amérique centrale, à l'arrivée des colons en 1545.

En un siècle, la maladie a tué jusqu'à 90% de la population indigène, laissant potentiellement des traces dans les gènes immunitaires des survivants. C'est en se penchant sur cet héritage génétique que Rodrigo Barquera et son équipe ont commencé, en 2015, à étudier les victimes sacrificielles de Chichén Itzá et à séquencer leur ADN. Et là, surprise: les soixante-quatre crânes étudiés appartiennent tous à des enfants de sexe masculin. «Nous avons refait les tests plusieurs fois car nous ne pouvions pas croire qu'il s'agissait uniquement de mâles, précise Rodrigo Barquera. C'était tout simplement incroyable.»

«Cela va évidemment à l'encontre de l'argument selon lequel il s'agissait principalement de jeunes vierges jetées dans le cénote», le gouffre naturel sacré où avaient lieu les sacrifices à Chichén Itzá, précise Jaime Awe, un archéologue de l'université du Nord de l'Arizona qui n'a pas participé à l'étude. Selon lui, «l'obsession pour les vierges dans les cercles archéologiques est probablement née d'une combinaison d'idées coloniales et de données limitées».

En réalisant des tests génétiques plus poussés, l'équipe de recherche de l'Institut Max-Planck s'est rendue compte que de nombreux garçons avaient un lien de parenté entre eux. Parmi les sacrifiés se trouvaient même deux paires de jumeaux. Évidemment, ces découvertes n'expliquent pas pourquoi ces enfants ont été choisis, mais il est possible qu'un lien existe entre ces sacrifices et la mythologie maya, fortement marquée par des figures de héros jumeaux. (selon "KORII.")

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18 juin 2024

Accusé d’être « clivant »

Pour faire gagner le Nouveau Front populaire aux législatives, Jean-Luc Mélenchon est prêt à revoir ses ambitions. « Si vous pensez que je ne dois pas être Premier ministre, je ne le serai pas », a déclaré dimanche sur France 3 le chef de file des Insoumis. Selon lui, cela sera « aux partis politiques qui constituent la coalition » de gauche de « prendre la bonne décision ».

« Les gens ont répété pendant des jours et des jours que j’étais clivant. On m’a accusé de tout et n’importe quoi, d’antisémitisme, de ceci, de cela (…). Je ne serai jamais le problème, je serai toujours du côté de la solution », a affirmé Jean-Luc Mélenchon.

 

« Un gouvernement, ce n’est pas une bande de potes »

 

Interrogé sur la possibilité que François Ruffin accède à Matignon en cas de victoire du Nouveau Front populaire, le leader insoumis a botté en touche. « C’est une réponse qui lui appartient entièrement », a-t-il estimé. « Je l’ai vu dire "Je suis prêt" », a-t-il ajouté conciliant malgré les mots très durs de François Ruffin après la mise à l’écart des anciens compagnons de route de Jean-Luc Mélenchon, Raquel Garrido, Alexis Corbière et Danielle Simonnet.

« Un gouvernement, ce n’est pas une bande de potes, ce n’est pas un arrangement entre courants. Il s’agit de pouvoir encaisser le choc de gouverner. C’est le pire des postes, Matignon », a encore dit Jean-Luc Mélenchon.

Il a en outre mis en avant le souhait de la France insoumise de s’ouvrir à des figures de la société civile, à l’instar de la dirigeante confédérale de la CGT Céline Verzeletti, candidate dans la circonscription de Danielle Simonnet.

 

Mélenchon veut l’apaisement avec Hollande

 

Interrogé sur le soutien de l’ancien président de la République François Hollande au Nouveau Front populaire, et à sa candidature en Corrèze, Jean-Luc Mélenchon s’est par contre montré satisfait. « Tout renfort est le bienvenu pour battre le Rassemblement national. Et moins il y a de gens à l’extérieur qui sont dans un rapport critique et évidemment toujours très personnalisé – je suis le paratonnerre général de tous les problèmes – tant mieux ».

« C’est la vie de la démocratie. Le PS choisit qui il veut. Pour ma part, j’applique la règle que je lui demande d’appliquer », a-t-il poursuivi, alors que le PS a critiqué les choix d’investiture de LFI. « Je jette la rancune à la rivière et j’espère qu’il (François Hollande) en fait autant. Et nous allons avoir des problèmes compliqués à régler. Mieux vaut le faire dans une ambiance où chacun met à contribution son intelligence plutôt que sa rancœur », a-t-il encore affirmé.

Le son de cloche est par contre totalement différent pour le coordinateur de LFI. Manuel Bompard a en effet jugé sur BFMTV « incongrue et absolument incohérente » la candidature de François Hollande. (selon "20 minutes")

16 juin 2024

Champs inondés : un manque d’entretien du Giessen

Comme au printemps 2021, les agriculteurs montent au créneau à la suite de l’inondation de plusieurs parcelles dans le secteur de Sélestat. Pour eux, cette situation est consécutive à un manque d’entretien du Giessen.

Bis repetita. Il y a trois ans, le long du déversoir du Giessen, des agriculteurs du secteur de Sélestat avaient convié élus et techniciens du syndicat des eaux et de l’assainissement (SDEA) Alsace-Moselle afin d’essayer de trouver des solutions aux inondations tardives récurrentes qui occasionnent des dégâts dans les champs.

Et en ce mois de juin, Gérard Lorber, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitations agricoles (FDSEA) du Bas-Rhin, tire une nouvelle fois le signal d’alarme. « Cela fait plus de 30 ans que ce déversoir existe – il a été créé en 1988 – et il n’est plus étanche », assure-t-il. La conséquence ? Plusieurs parcelles situées le long du lit sec du déversoir sont régulièrement inondées.

*

L’accumulation des sédiments, possible raison des inondations

 

Pourtant, souligne le représentant de la FDSEA, « nous avons eu beaucoup moins d’eau en Centre-Alsace que dans le nord du département ». Malgré tout, les pluies de ces dernières semaines ont eu un impact non négligeable sur le débit du Giessen. Pour Gérard Lorber, une des solutions, qui avait déjà été avancée lors de la réunion de 2021, serait le curage du lit de la rivière.

« Dans le passé, le Giessen était la gravière du Centre-Alsace », avance-t-il. Mais depuis de nombreuses années, il n’y a plus de curage régulier. Et selon l’agriculteur, l’accumulation des sédiments dans le lit du Giessen est une des raisons de ces inondations récurrentes. Lui se dit prêt, avec d’autres exploitants, à dégager ces graviers pour ensuite les répandre sur les chemins agricoles.

 

Mercure, plomb, arsenic…

 

Là où cela se complique, c’est que des polluants, comme le mercure, l’arsenic ou le plomb, ont été trouvés sur les graviers. Il faut donc traiter ces sédiments, ce qui a un coût. Si ces inondations n’ont, pour l’instant, qu’un impact sur les terres agricoles, Gérard Lorber exprime ses craintes pour Ebersheim, située en aval du déversoir : « Si on ne fait rien, un jour, on jouera au water-polo dans la salle polyvalente… »

Présent à la réunion de 2021, Franck Hufschmitt, en charge notamment de la gestion durable des bassins versants au SDEA, connaît bien le dossier. « Il y a trois ans, nous avions fait un curage du Giessen, sur 100 m², ce qui est la limite réglementaire. Et cela nous avait coûté 20 000 €, car il avait fallu faire traiter les graviers par une filière spécialisée à Strasbourg. »

À la suite de la rencontre de 2021, le SDEA s’était engagé à faire une étude hydro-sédimentaire, dans le cadre du plan de gestion de la charge solide du Giessen. « Le diagnostic de cette étude va être rendu d’ici quelques semaines et la profession agricole sera bien évidemment invitée », indique Franck Hufschmitt.

 

Le curage, une solution qui apporte de nouveaux problèmes

 

Pour ce dernier, la problématique des sédiments doit se gérer en amont, pourquoi pas avec « des plages de dépôt préférentiel ». Mais le technicien du SDEA estime que le curage n’est pas une solution durable. « Nous sommes très contraints par la police de l’eau », dit-il. Surtout, rappelle Franck Hufschmitt, le SDEA n’a pas d’obligation à protéger les terres agricoles. Ce qui n’est pas le cas de la population.

Pour éviter qu’Ebersheim se retrouve les pieds dans l’eau, il y a la digue de la rive gauche. Et trop de curage du lit pourrait également déchausser des ouvrages ou les digues. Le technicien du SDEA reconnaît cependant le problème de fuites sur le déversoir. « Nous avons prévu de réaliser des travaux d’étanchéification, annonce-t-il. Mais cela ne peut se faire que quand le Giessen est à sec. » (selon les DNA)

14 juin 2024

Les éléphants s'appellent entre eux par leurs noms

C'est la première espèce animale chez laquelle une telle capacité a été constatée.

 

 

On sait depuis longtemps que les animaux s'appellent entre eux. Les dauphins sont connus pour imiter les sifflements de signature des autres et les perroquets font quelque chose de similaire. Mais les éléphants du Kenya, eux, vont encore plus loin, comme l'a révélé une nouvelle étude: ils s'adressent les uns aux autres en utilisant des appels individualisés, tout comme nous, les humains, le faisons avec nos noms.

Pour communiquer, les éléphants recourent le plus souvent à un grondement, dont il existe trois sous-catégories: les grondements de contact sont utilisés pour appeler un autre éléphant éloigné, les grondements de salutation servent lorsque l'autre éléphant est à portée de main (voire, de trompe) et les grondements de soins sont utilisés par les femelles à l'égard d'un éléphanteau dont elles s'occupent.

 

«On devrait pouvoir déterminer à qui l'appel était adressé»

 

Les chercheurs ont étudié ces trois types de grondements en utilisant un modèle d'apprentissage automatique pour analyser les enregistrements de 469 cris émis par des groupes sauvages de femelles et de petits dans le parc national d'Amboseli et dans les réserves nationales de Samburu et de Buffalo Springs entre 1986 et 2022. Ils assurent qu'il n'y avait pas de risque de confusion: les individus ont été surveillés pendant des décennies et peuvent être identifiés grâce à leur contour d'oreille.

«Si les appels contenaient quelque chose comme un nom, on devrait pouvoir déterminer à qui l'appel était adressé simplement à partir des caractéristiques acoustiques de l'appel lui-même», a déclaré à CNN Mickey Pardo, auteur principal de l'étude et comportementaliste animalier à l'Université Cornell de New York. Et en effet, le modèle d'apprentissage automatique a correctement identifié le destinataire de 27,5% des appels analysés. Selon Mickey Pardo, «cela peut sembler peu, mais c'est beaucoup plus que ce que le modèle aurait pu faire si nous l'avions simplement alimenté en données aléatoires».

 

Des capacités cognitives impressionnantes

 

Les scientifiques ont également comparé des paires d'appels entre émetteurs et récepteurs, ainsi qu'entre récepteurs et d'autres individus. Ils ont constaté que majoritairement, les appels d'un appelant ne ressemblaient pas plus à ceux du destinataire que lorsqu'il s'adressait à d'autres éléphants.

Il semble donc que la preuve soit faite: au lieu de dépendre de l'imitation, ces animaux sont capables, dans une certaine mesure, d'apprendre, de reconnaître et d'utiliser des cris semblables à des noms. Les éléphants sont la première espèce animale chez laquelle une telle capacité a pu être constatée. (selon "SLATE"')

11 juin 2024

"Mais il est dingue"

"C'est la fin du macronisme" d'un côté, "il a pris les devants", de l'autre : récit de la soirée des européennes au sein du camp macroniste, après l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron.

 

C'est une décision choc et un pari très (très) risqué. Emmanuel Macron a annoncé dimanche la dissolution de l'Assemblée nationale, qui rappelle celle de 1968 par le général De Gaulle pour rétablir l'ordre après les mouvements étudiants, après l'arrivée largement en tête du Rassemblement national (RN) aux élections européennes. Ainsi, c'est une campagne éclair qui commence, avec deux tours qui auront lieu les 30 juin et 7 juillet prochain. C'est aussi un coup de bambou sur la tête d'une partie des troupes macronistes qui ne s'attendaient pas à cette décision du chef de l'État.

C'est vers 17h30 que l'Élysée a commencé à identifier les journalistes mobilisés pour cette soirée électorale, ce qui n'est pas courant, avant même que les premières estimations officieuses ne tombent, à 19 heures. "C’est effrayant", lâche alors le député de Paris, Sylvain Maillard, dans une salle aux lumières bleue marine, sans le moindre buffet, à la Mutualité à Paris, QG de fin de campagne de la tête de liste Valérie Hayer. "On aurait preféré mieux, mais on savait, on attendait", lâche une militante au micro de France Inter.

"Ce soir, c’est la fin du macronisme"

A l’Elysée, la présidente de l’Assemblée arrive alors qu’Emmanuel Macron ne l’invite jamais pour débriefer les élections, voilà le deuxième indice. À 19h30, le président annonce la nouvelle à son état-major et, en un quart d’heure, tout le gouvernement est au courant mais fait illusion sur les plateaux. Applaudissements de façade, les mines sont graves et personne ne répond aux questions... Le silence de la défaite. "C'est quand même une assez grande tristesse pour mon pays", lance Jean-Paul, qui estime "qu'il ne faut pas agir dans la précipitation". S'il y avait une dissolution, note-t-il, "ce serait la voie royale pour le Rassemblement national".

Au Palais, on s’impatiente : attention au match des Bleus qui démarrent dans 20 minutes, il faut parler avant. Et à 20h59, la déflagration, le visage d'Emmanuel Macron s'affiche sur toutes les télévisions. "J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote", annonce-t-il. Il vient de confirmer la dissolution de l'Assemblée nationale. Des assistants parlementaires se figent, ils viennent de perdre leur travail en direct. "Mais, il est dingue, il est dingue", répète un député. "Ce soir, c’est la fin du macronisme", lance-t-il.

"On ne se trompe jamais lorsque l'on donne la parole aux Français"

"C'est une stratégie qui m'échappe, parce que là on va avoir le Front national majoritaire, c'est évident, alors si c'est ce qu'on souhaite...", se désespère Odile. "On est tous extrêmement déçus", dit-elle. "En plus, il fait les élections le 30 juin et le 7 juillet, je suis en vacances et je vote pour une personne âgée, c'est deux votes de perdu !", déplore-t-elle encore. "Il a fait la même connerie que Chirac, et en plus c'est le 30 juin, il faut qu'on reparte à la bataille alors que les autres sont dans une grande dynamique", juge Ilan. "Peut-être que c'est une façon de montrer leur incompétence...", s'interroge-t-il.

"Pour moi, on ne se trompe jamais lorsque l'on donne la parole aux Français", finit par lancer Valérie Hayer à la tribune, alors que la soirée est déjà bien avancée. Elle tire ainsi sa révérence, avec l’un des éléments de langage transmis à la presse par l’Elysée. Ça devait arriver, se dit le patron de l’UDI, Hervé Marseille, l'un des alliés du camp présidentiel. "Est-ce qu'il fallait attendre la rentrée, le budget, une motion de censure ? Le président de la République a préféré prendre les devants et renverser la table en disant que les Français ont parlé et qu'il faut clarifier la situation."

 

"Une claque" pour Attal, fin de partie à l'Assemblée

"C’est surtout une claque pour Gabriel Attal", fait remarquer un conseiller... "L’arme anti-RN n’a pas marché." Le pupitre "Besoin d’Europe" est démonté. Et il n’y a pas que cette salle à ranger : une députée reçoit alors les consignes. Plus de bureau, plus de badge, plus d’assistants. La XVIe législature de la Ve République est terminée. (selon "L'info de France-Inter")

10 juin 2024

Un signal mystérieux venu de l'espace

Il est encore plus étrange que celui découvert en 2023.

En juillet 2023, le média en ligne Ars Technica s'émouvait de la découverte par des astronomes d'un objet dont l'existence même relevait de la pure aberration. À la manière d'un pulsar, celui-ci émettait à intervalles réguliers des rafales d'émissions radio, mais à une fréquence d'environ vingt-et-une minutes, c'est-à-dire plus que pour un pulsar. Difficile à interpréter, sachant que si l'intervalle de cette vingtaine de minutes entre chaque rafale correspond à la période de rotation de l'objet, alors celui-ci tourne trop lentement pour être capable de produire des émission radio –en tout cas par les mécanismes connus jusqu'ici.

L'équipe internationale d'astronomes à l'origine de cette découverte est de retour, avec une étude publiée le 5 juin dans la revue scientifique Nature Astronomy. Et elle annonce avoir mis la main –façon de parler– sur un objet encore plus curieux, nous détaille à nouveau Ars Technica. Celui-ci produit en effet des rafales espacées de plus d'une heure et de trois types différents: certaines sont d'un niveau lambda, d'autres sont plus faibles et les troisièmes sont quasi imperceptibles mais néanmoins existantes. Ce qui rend l'objet bien difficile à classifier.

Contrairement à ce qu'indique leur nom, les pulsars (ou «étoiles à neutrons») ne pulsent pas réellement. Cette impression est due au fait qu'ils tournent sur eux-mêmes en émettant par intermittence des rayonnements magnétiques puissants. Sources d'émissions radio constantes, les pôles magnétiques produisent des émissions qui donnent aux observateurs terrestres l'impression d'être des marins guidés par un phare.

Les émissions radio ne pourraient exister sans la rotation de l'étoile à neutrons elle-même. Si celle-ci tourne trop lentement, alors son champ magnétique n'est pas assez puissant pour permettre la production de ces émissions. D'où le fait que si la vitesse de rotation d'un pulsar chute en dessous d'un certain palier (encore indéfini), alors celui-ci est censé ne plus être capable d'émettre.

 

Sursauts gamma

 

L'objet en question, dont le petit nom est «ASKAPJ193505.1+214841.0», a été découvert par accident grâce à un télescope australien du réseau Australian Square Kilometre Array Pathfinder (ASKAP), qui était utilisé dans le but de surveiller la zone car un sursaut gamma y avait été détecté. Il a fini par capter un autre sursaut radio, plus bruyant, mais qui n'avait rien à voir avec le sursaut gamma initialement recherché. Des études approfondies ont alors permis de mieux comprendre le cycle de cet objet, qui émettait toutes les cinquante-quatre minutes des signaux de durée comprise entre dix secondes et un peu moins d'une minute.

Cette fréquence n'est pas le seul paramètre étonnant relevé par les astronomes, qui ont aussi remarqué que les photos des sursauts forts et faibles n'étaient pas polarisés de la même façon. Cela semble s'expliquer par la présence de champs magnétiques eux aussi différents. C'est d'ailleurs ce qui explique que l'objet produise trois types de rafales.

Plus étrange encore, les photons des sursauts forts et faibles semblaient avoir des polarisations différentes. Ces différences proviennent des champs magnétiques présents à l'origine des sursauts, ce qui suggère que les deux types de sursauts diffèrent non seulement par leur énergie totale, mais également par le fait que l'objet qui les produit possède un champ magnétique différent.

Un épais mystère enveloppe pour le moment ce curieux objet. Les pistes sont aussi nombreuses que floues. Dans sa zone, on trouve un magnétar, un reste de supernova, mais aussi une naine brune, nom donné à ces astres similaires à des étoiles par leur formation et leur constitution, mais dont la masse initiale ne suffit pas à entretenir la fusion nucléaire de l'hydrogène. Ces différents objets pourraient-ils exercer une influence sur celui qui crée aujourd'hui la fascination des astronomes? Il est encore beaucoup trop tôt pour le dire, mais les chercheurs sont sur les rangs. (selon Korii.)

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