Le contournement devrait être mis en service à l’automne ?
Une page entière dans la presse locale !
Rappelons les faits : en 1965 le conseil général du Bas-Rhin aborde pour la première fois cette affaire suite à un grave accident entre Sélestat et Châtenois qui a fait 5 morts, décimant deux familles dans la vallée de Villé ( à Villé et Thanvillé). Des décisions importantes avaient été prises en 1976, 1991, et régulièrement par la suite ... sans qu'aucune n''ait trouvé une application sur le terrain avant 2023.
Charles Sitzenstuhl, député et conseiller d’Alsace, se réjouit : " Les délais sont tenus." Il y aurait de quoi sourire ou rire, si pendant ces 59 années de retard, la route n'avait fait 117 morts ! Ce que notre élu oublie allègrement. Mais au fait, qu'en est-il de la tranche Val de Villé - Châtenois dont personne ne parle plus ?
Sur Terre, la pluie est déjà tombée pendant des millions d'années sans s'arrêter !
Personne ne se souvient de cette période, à part les archives paléontologiques, qui ont révélé à quel point m'évènement pluvial du Carnien, qui a eu lieu il y a environ 230 millions d'années, a été important dans l'histoire du monde.
Imaginez une pluie incessante pendant plus d'un million d'années, une chaleur humide qui n'en finit plus. La météo estivale qui s'abat sur une partie de la France en ce début d'été nous laisse facilement l'imaginer. Il y a 232 millions d'années, alors que les continents que nous connaissons actuellement étaient réunis sous un super-continent, la Pangée, ils ont subi un changement climatique majeur, que les archéologues ont appelé l'évènement pluvial du Carnien. Celui-ci aurait même pu favoriser l'apparition des dinosaures !
Une éruption volcanique qui a tout déclenché
Si on connaît bien le phénomène des ères glaciaires, qui ont gelé une grande partie de la planète plusieurs fois au cours de son histoire, on connaît moins le phénomène des longues pluies, et des grandes sécheresses, qui ont provoqué des extinctions de masse lorsque les changements étaient trop soudains. En effet, si le climat du Trias, une période qui s'est étalé de -252 millions d'années (Ma) à -201 Ma, était plutôt aride, il a été entrecoupé par une période où la météo était plus chaotique encore, appelée le Carnien, de -237 à -227 millions d'années. C'est à ce moment-là qu'une catastrophe a causé de violentes pluies.
Les chercheurs soupçonnent en effet une ou plusieurs gigantesques éruptions volcaniques provenant de la région de Wrangellia (aujourd’hui l’ouest du Canada) d'avoir émis des gaz à effet de serre qui ont créé, par ricochet, un climat plus chaud et plus humide pendant 1 à 2 millions d'années. Car ces gaz, comme le dioxyde de carbone ou le méthane, ont entraîné une augmentation soudaine de la température globale, et acidifié les océans. Un tel changement peut affecter la circulation océanique et atmosphérique, et favoriser la formation de précipitations. On ne sait pas si cette pluie continue a touché toute la Pangée, mais on en a retrouvé des traces dans des sédiments anciens de régions tropicales ou subtropicales, en Argentine par exemple, comme le relate Sciences et Avenir.
Extinction de nombreuses espèces... et apparition de nombreux dinosaures
Cet épisode de chaleur et de pluies intenses, qui contraste avec le climat qui était la norme auparavant, a causé une extinction majeure. Selon les chercheurs, 33% des espèces marines, de la flore et de la faune terrestre n'auraient pas survécu à ce "choc de réchauffement".
Mais d’autres ont pris le relais : de nombreuses espèces animales et végétales ont réussi à évoluer dans ce nouveau climat et se sont diversifiées peu après cet épisode. Parmi elles, les dinosaures, les mammifères, les poissons et les reptiles, ainsi que les plantes à fleurs et les arbres. On le sait notamment parce que les paléontologues ont trouvé des empreintes fossiles des premiers dinosaures, ou de leurs plus proches parents, les archosaures, dans des couches sédimentaires qui correspondent à cette période. Ils ont aussi découvert des traces des premiers mammifères, et des ancêtres des tortues, lézards et autres crocodiles. On sait que les dinosaures étaient présents avant ces longues pluies, mais ils restaient rares et peu importants à l'échelle du monde. Mais l’épisode pluvial du Carnien a encouragé la croissance de la vie végétale, mais aussi d'une certaine vie marine (plancton, certains coraux) ce qui a accru la nourriture disponible. C'est donc cet évènement aurait pu marquer le début de leur hégémonie sur le monde. Mais on sait aussi que leur règne s'est terminé vers -66 Ma, au moment où un astéroïde s'est écrasé sur Terre, dans le Golfe du Mexique. Là encore, c'est un évènement climatique lié à la chute de cette roche céleste qui a déterminé la fin de leur histoire. (selon "ça m'intéresse")
Pékin accuse les Etats-Unis de « manipuler » les Philippines
Les relations entre Pékin et Manille se détériorent de plus en plus, notamment après un nouvel incident en début de semaine en mer de Chine méridionale. Pour rappel, la Chine revendique une grande partie de ces eaux.
La tension monte encore d'un cran entre Pékin, Manille et même Washington. La Chine a accusé ce mercredi les Etats-Unis d'utiliser les Philippines comme un « pion » en mer de Chine méridionale, après plusieurs incidents ces dernières semaines autour d'îlots que les deux pays asiatiques se disputent âprement. Pékin accuse régulièrement Washington de soutenir les nations ayant des revendications territoriales rivales aux siennes afin de contrer sa montée en puissance.
« La Chine recommande aux Etats-Unis de ne pas utiliser les Philippines comme un pion afin de générer des troubles en mer de Chine méridionale », a ainsi réagi Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
« Les Philippines ne doivent pas se laisser manipuler par les Etats-Unis », a-t-elle également souligné lors d'une conférence de presse régulière, en réponse à une question sur le soutien américain à Manille.
De son côté, le président philippin Ferdinand Marcos s'est dit mercredi très inquiet des actions de Pékin : « Nous continuons à considérer avec beaucoup d'inquiétude ces manœuvres et actions dangereuses qui se poursuivent contre nos marins et nos garde-côtes », a-t-il déclaré à la presse. (selon "La tribune")
Partir au soleil, télétravailler le strict minimum entre une baignade et une promenade, tout cela sans avertir sa hiérarchie. Voilà en quoi consiste le «quiet vacationing», qui semble séduire un nombre croissant de salariés américains. Et qui inquiète leurs managers.
On connaissait le quiet quitting (la démission silencieuse), et le lazy girl job, ce poste désirable car nécessitant le moindre effort. Voilà désormais le quiet vacationing, qui consiste à partir en vacances sans poser de jours de congés. Comment ? Grâce au télétravail et à un peu d’agilité pour donner le change : se connecter aux réunions à l’heure, répondre aux mails assez rapidement pour ne pas attirer l’attention...
Cette tendance, penchant clandestin du greendesking, ou le fait de télétravailler au vert, que nombre d’actifs racontent sur les réseaux sociaux, semble séduire le monde du travail américain, selon un article du Wall Street Journal. Aux États-Unis, les salariés du privé disposent de 11 jours de congés payés annuels en moyenne à partir de la deuxième année, puis de 15 jours à partir de cinq ans dans l’entreprise. Mais un employé sur cinq n’a tout simplement pas de vacances. En réaction, plus d’un quart des salariés ont ainsi pris du temps libre sans autorisation, selon une étude menée par l’institut Harris Poll auprès de 1200 personnes.
Une pression sociale à ne pas partir en congés
Le motif avancé par ces semi-télétravailleurs ? Le nombre insuffisant de congés payés, donc, mais aussi une forme de pression sociale qui pousse à ne pas poser ses jours. Une femme de 37 ans interrogée par le journal américain assure ainsi que, sur dix jours de congés payés annuels, elle n’en a utilisé qu’un. La faute au sentiment de culpabilité ressentie au moment de demander à son manager de s’absenter, mais aussi à la potentielle réaction de ses collègues, qui pourraient la surcharger en son absence, explique cette salariée, qui a pris l’habitude de virées à Las Vegas en toute discrétion.
Comme elle, 80 % des personnes interrogées par l’institut Harris Poll ressentent une injonction à toujours être actif et connecté, jusqu’à ne pas oser utiliser l’intégralité de leurs vacances. Et ce, y compris dans des entreprises qui ne posent aucune limite au nombre de jours de congés annuels. Le quiet vacationing apparaît alors comme un juste milieu, une manière de s’aérer l’esprit sans nuire à son image, ou encore de permettre à ses enfants de voyager plus souvent. Au risque, toutefois, de la contre-productivité, alertent plusieurs salariés coutumiers du fait. Ni vraiment efficaces ni vraiment détendus, ils vivent le quiet vacationing comme une solution faute de mieux. Et un signe de plus que, entre vie personnelle et professionnelle, les frontières se brouillent. (selon "Madame Figaro")
Nouveau coup d'éclat du groupe Oil Kills ce jeudi, cette fois à Francfort, en Allemagne. Plusieurs aéroports européens ont déjà été visés ce mercredi par des actions d'organisations écologistes.
Le trafic aérien a été suspendu ce jeudi matin à l'aéroport de Francfort, le premier d'Allemagne, après l'intrusion de militants écologistes qui a entraîné une intervention policière. Le trafic a rapidement repris en début de matinée.
L'action a été revendiquée par les militants du groupe Letzte Generation (Dernière génération), important mouvement activiste en Allemagne, auteur de nombreuses actions spectaculaires au nom de la défense du climat. « Six manifestants se sont servis de petites pinces pour faire des ouvertures dans les grillages [de l'aéroport, NDLR] et sont arrivés à pied, à vélo et en skateboard à différents points autour des pistes de décollage et d'atterrissage », indique un communiqué du groupe.
Des aéroports européens déjà visés ce mercredi
Ce mercredi déjà, plusieurs organisations écologistes, réunies sous le groupe Oil Kills, ont mené des actions visant des aéroports en Europe, donnant lieu notamment à neuf arrestations de militants du groupe britannique Just Stop Oil à Heathrow, au Royaume-Uni.
En Allemagne, Letzte Generation a bloqué l'aéroport de Cologne. Selon Oil Kills, trois militants ont pénétré sur le tarmac de l'aéroport d'Oslo. En Finlande, neuf militants ont brièvement bloqué les contrôles de sécurité à l'aéroport d'Helsinki, tandis qu'à Barcelone (Espagne), cinq militants ont été interceptés avant de pouvoir se coller au tarmac. Enfin en Suisse, à Zurich et Genève, des militants ont bloqué des routes d'accès aux aéroports.
Just Stop Oil réclame l'arrêt des énergies fossiles d'ici à 2030
« Nous refusons de mourir pour les énergies fossiles. La combustion continue de pétrole, gaz et charbon, alors que nous franchissons des points de bascule irréversibles qui menacent de rendre notre climat incontrôlable d'une manière qui s'accélère rapidement, met en péril la stabilité dont dépend toute notre société », a déclaré jeudi un porte-parole de Just Stop Oil dans un communiqué. « Nos dirigeants politiques doivent agir pour protéger nos populations en travaillant ensemble avec d'autres pays pour établir un traité juridiquement contraignant pour arrêter l'extraction » et le recours aux énergies fossiles d'ici à 2030, a-t-on ajouté de même source. (selon DNA)
Parmi les embarcations qui transporteront les athlètes sur la Seine, vendredi soir à Paris, lors de la cérémonie d’ouverture des JO 2024, figureront deux bateaux et quatre officiers de marine de l’entreprise strasbourgeoise spécialisée dans les croisières fluviales.
La Seine, ses ponts et les monuments qui la bordent serviront de décor vendredi à la cérémonie qui marquera l’ouverture à Paris des 33e Jeux olympiques d’été. À partir de 19 h 30 les spectateurs et téléspectateurs assisteront au « plus grand spectacle du monde », soit quelque 3 000 danseurs et comédiens qui proposeront douze tableaux artistiques sur les berges et les ponts, alors que défileront sur le fleuve, sur un tracé de six kilomètres de long allant du pont d’Austerlitz au pont d’Iéna, les bateaux à bord desquels prendront place les délégations d’athlètes.
Pour cette cérémonie inédite et historique, aux allures de parade fluviale, le comité d’organisation a mobilisé, moyennant rémunération, plus de 90 embarcations. Celles-ci appartiennent pour la plupart à des entreprises d’événementiel et de tourisme fluvial actives à Paris et dans le bassin de la Seine. Dans le lot figurent deux péniches, nommées Raymonde et Déborah, construites respectivement en 2014 et 2016, qui sont mises à disposition par CroisiEurope, entreprise familiale strasbourgeoise spécialisée dans les croisières fluviales.
Grâce à de nouvelles images capturée par la sonde spatiale Mars Odyssey, on sait désormais ce que verraient des astronautes dans un vaisseau en orbite autour de la planète rouge.
Toutes ces préparations sont nécessaires avant qu'un humain ne pose le pied sur la quatrième planète du système solaire. Ça n'empêche pas de se projeter bien sûr. Grâce à de nouvelles images, on sait maintenant ce que verrons les astronautes depuis leur vaisseau en orbite autour de Mars. C'est la sonde Odyssey qu'il faut remercier. Pour la première fois, ses caméras ont été orientées selon un angle spécifique, alors qu'elles sont habituellement placées à la perpendiculaire du sol martien à des fins de cartographie de la surface.
De nouvelles images dévoilent la vue depuis un vaisseau en orbite autour de Mars
“Si vous étiez un astronaute, la première chose qui attirerait votre attention serait tous ces magnifiques cratères, dont l'aspect est bien sûr très différent de ce que vous verriez sur Terre”, commence Laura Kerber, scientifique adjoint pour la mission Odyssey. “Mais la deuxième chose que vous verriez, parce que vous regardez la planète sous un certain angle, c'est la structure de ces superbes nuages”. La photo à laquelle elle fait référence, à voir dans la vidéo en fin d'article, est en réalité composée de 10 clichés pris par la sonde le 9 mai dernier, à environ 400 km de la surface de Mars.
Comme Odyssey est équipé de caméras thermiques, il peut faire la différence entre les différents nuages observables dans le ciel de Mars : ceux composés majoritairement de CO₂, d'eau ou de poussière. En orbite depuis 2002, la sonde Odyssey effectuera son 100 000e tour de la planète rouge. Il ne partira pas à la retraite pour autant. L'une de ses prochaines missions sera de cartographier les rochers de la surface pour mieux préparer l’atterrissage des futurs vaisseaux.
Le vote est loin d’être homogène au sein du milieu agricole. Certes, l’extrême droite capte une partie de cet électorat. Mais les préférences politiques varient selon l’âge, le mode de production – biologique ou non – et la proximité syndicale.
« On aurait préféré que le Rassemblement national soit au pouvoir, on les a jamais essayés. » C’est ce qu’a déclaré le 11 juillet Serge Bousquet-Cassagne, le président de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne. Figure de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, il a dans le même temps menacé de sortir « les fourches » en cas d’entrée au gouvernement des écologistes ou des insoumis.
Cet enclin personnel pour l’extrême droite, ainsi que ce rejet viscéral de la gauche et de l’écologie, est-il représentatif des intentions de vote des agricultrices et agriculteurs ? Pas si l’on en croit l’analyse de Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS et au Centre de recherches politiques de Sciences Po.
Il relève 38 % d’intention de vote de cette catégorie socio-professionnelle pour le bloc de gauche, au premier tour des législatives du 30 juin. Soit près de quatre agricultrices et agriculteurs sur dix ! Les extrêmes-droites comptabilisent, elles, 17 % des intentions, les Républicains 18 % et Renaissance 27 %. « Les législatives ne sont pas les européennes », précise Luc Rouban sur son compte X (ex-Twitter), rappelant le poids des notables, de la vie locale, des projets territoriaux qui comptent pour les paysannes et paysans.
Longtemps hermétique au discours du RN
Revenons quelques décennies en arrière. Depuis les débuts de la Cinquième République, la population agricole a toujours voté majoritairement à droite, avec un fort ralliement au gaullisme puis au chiraquisme. « Ils sont 80 % à se classer au centre ou à droite alors que la proportion n’est que de 61% dans l’ensemble de la population », note la chercheure Nonna Mayer en 1995.
L’audience du Front national (FN) en milieu agricole est alors faible : 3% des agriculteurs s’en déclarent proches. « Cette résistance des agriculteurs (…) tient à la fois à leur relation privilégiée avec le mouvement gaulliste, à leur cohésion sociale, à la force du syndicalisme paysan, à l’influence modératrice de l’Église catholique », estime la politologue Nonna Mayer. Ainsi, jusqu’à la fin des années 1990, les agriculteur·ices figurent parmi les catégories les plus hermétiques au discours du FN.
Tournant en 2002
L’élection présidentielle de 2002 marque un tournant. Jean-Marie Le Pen effectue une percée dans le monde agricole avec 22 % des suffrages des agriculteurs au premier tour (cinq points de plus que la moyenne nationale), puis 17 % au second tour. Cette percée est suivie par une décennie de résultats électoraux plutôt inégaux en fonction des élections, mais moyennement bien plus élevés que durant la période précédente.
« Il s’agit là d’un virage qui ne marque pas un ralliement massif au vote lepéniste, mais témoigne d’une pénétration durable des thèmes portés par l’extrême droite au sein des mondes agricoles », analysent les sociologues Bertrand Hervieu et François Purseigle [1].
Vingt ans plus tard, Marine Le Pen, candidate à l’élection présidentielle, est créditée en 2022 de 11 % des suffrages agricoles au premier tour. Difficile de parler de reflux de l’extrême droite : si on cumule avec les intentions de vote des agriculteur·ices pour Éric Zemmour de Reconquête, on arrive à 23 %.
Progression plus lente du vote d’extrême droite
Que retenir des élections européennes de juin 2024 ? Selon une étude du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), menée auprès de 1258 exploitant·es agricoles, une partie des agricultrices et agriculteurs demeurent attachés à la droite républicaine. La liste Les Républicains (LR) obtient plus de 14 % des intentions de vote aux Européennes, le double des intentions de vote dans la population générale (6,5 %), au coude-à-coude avec Renaissance.
L’étude note aussi que les agriculteurs et agricultrices se déclarent moins tentés de voter pour la liste aux Européennes du Rassemblement national conduite par Jordan Bardella (26,1%) que la population générale (30,1 %), et surtout que les ruraux (35,1%). Nuançons toutefois : Marion Maréchal (Reconquête) réalise selon cette étude un meilleur score auprès des agriculteurs (7,4%) que dans la population générale (4,1%).
La liste Chasse et ruralité conduite par Willy Schraen aux Européennes (Willy Schraen est président de la Fédération nationale des chasseurs), atteint un niveau d’adhésion similaire. Pour les auteurs de l’étude du Cevipof, « ce soutien est une des spécificités d’un certain vote agricole sensible au discours anti-écologiste et de promotion des valeurs rurales traditionnelles ».
Du côté des partis de gauche, les intentions de vote aux Européennes du milieu agricole sont systématiquement plus faibles que celles de la population générale et des ruraux. La liste conduite par Marie Toussaint pour Europe écologie les Verts réalise toutefois « une bonne performance » auprès des agriculteur·ices, selon le Cevipof.
Si l’on ajoute les intentions de vote pour les listes de Reconquête, Debout la France et des Patriotes, 46% des moins de 40 ans auraient accordé leur vote à ce bloc d’extrême droite. À l’inverse, c’est parmi les plus âgés que l’on rencontre le plus d’agricultrices et agriculteurs souhaitant apporter leur vote aux listes de gauche (hormis La France insoumise) et notamment à la liste EELV.
Encore selon cette étude, les partis de gauche récoltent bien plus d’intentions de vote de la part des agriculteurs et agricultrices ayant une activité certifiée en agriculture biologique. Inversement, les exploitant·es en agriculture conventionnelle auront tendance à préférer les listes de droite ou du centre. Notons tout de même que la certification biologique de l’exploitation n’est pas exclusive du vote pour la gauche : 18% des personnes sondées en agriculture biologique déclarent vouloir voter pour la liste du RN.
Si l’on se penche sur la proximité syndicale, 47% des sympathisants de la Coordination rurale auraient eu l’intention d’apporter leur voix à la liste du Rassemblement national. Si l’on ajoute à ce pourcentage ceux en faveur de Debout La France, de Reconquête ou des Patriotes, les intentions de vote pour l’extrême droite atteignent les 62 % chez les membres de ce syndicat.
De l’autre côté, au sein de la Confédération paysanne, 39 % des sondés se prononcent pour Europe écologie-Les Verts, 22 % pour LFI et 14 % pour le PS. Quant aux membres de la FNSEA, les agriculteurs interrogés placent Renaissance, LR et RN à 25 % pour chacun des groupes.
Qu’en conclure ? Selon le Cevipof, il n’y a pas « un vote d’’’éleveurs’’ versus un vote de ’’céréaliers’’ ni même un vote de ’’petits’’ ou de ’’gros’’ agriculteurs. Leurs attitudes et intentions de vote varient surtout selon les modes de production, l’âge et la proximité syndicale. »
Les agriculteurs ne constituent pas « un monde social homogène ». Les déclarations violentes de Serge Bousquet-Cassagne, figure de la Coordination rurale, à l’encontre du Nouveau Front populaire ne doivent pas masquer cette pluralité d’opinions. (selon "Basta")
Les postes étant désormais répartis à l’Assemblée, on aurait pu s’attendre à y voir plus clair. Mais plusieurs éléments montrent que le flou risque de continuer à régner.
Y voit-on vraiment plus clair ? La (difficile) répartition des postes étant actée à l’Assemblée nationale, on aurait dû mieux percevoir les dynamiques politiques et la façon dont les blocs allaient interagir dans les prochaines semaines. C’était en tout cas l’espoir de nombreux députés. Mais la « clarification » tant voulue par Emmanuel Macron pourrait en réalité ne pas avoir eu lieu.
De nombreuses zones d’ombre persistent, les frontières entre majorité et opposition demeurent floues, et surtout, chacun se demande comment une telle configuration va pouvoir accoucher de textes et de lois dans les prochains mois. Et si la répartition des postes clés a déjà donné quelques exemples bien tangibles de capharnaüm, entre votes interminables, soupçons de triche, rappels au règlement incessants et accrochages verbaux, la confusion ne fait peut-être que commencer. La preuve par 4.
· Le NFP majoritaire au bureau de l’Assemblée
C’était la surprise du chef. Samedi 20 juillet, au réveil (ou au beau milieu de la nuit pour les plus férus de l’activité parlementaire), on a appris que le bureau de l’Assemblée, la plus haute instance décisionnaire du Palais Bourbon, avait basculé majoritairement à gauche. Le Nouveau Front populaire a réussi à faire bloc et déjouer les pronostics qui donnaient l’alliance LR-Macronie gagnante.
Une bonne nouvelle pour un NFP enlisé dans son incapacité à dégager un nom pour Matignon, mais un nouveau pavé dans la mare du flou qui règne à l’Assemblée depuis les législatives du 7 juillet. Une Présidente macroniste (Yaël Braun-Pivet) et un bureau acquis à la gauche ? Des députés parlent de « cohabitation » forcée, et l’on peine encore à envisager une situation qui ne s’est jamais produite. Tout indique que la Présidente ne pourra plus sanctionner autant qu’elle en avait pris l’habitude sous la précédente législature… puisqu’elle devra désormais faire valider ses punitions par la gauche. Les prochaines réunions du bureau risquent donc d’être animées. D'autant que la gauche espère faire de cette situation un marchepied pour accéder à Matignon.
· Liot, faiseurs de roi ?
C’est l’histoire d’un tout petit groupe qui se rêve gros. Liot, groupe hétéroclite et inclassable sur l’échiquier politique (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires de son vrai nom), s’est fait connaître au moment de la réforme des retraites, quand ses membres, leur chef Charles de Courson en tête, ont cru pouvoir faire tomber le texte du gouvernement.
Pour la nouvelle législature, ils n’entendent pas abandonner ce rôle de poil à gratter et de petit caillou dans la chaussure de l’exécutif. Dans un hémicycle morcelé, ils ont joué ces dernières heures un rôle pivot, capable de faire basculer un vote d’un côté ou de l’autre.
Lors de l’élection du président de l’Assemblée jeudi 18 juillet, les voix en faveur de Yaël Braun-Pivet et d’André Chassaigne étaient au coude-à-coude au deuxième tour (210 contre 200). Ce sont les 18 députés Liot qui ont permis de faire pencher la balance. Le même scénario s’est produit les deux jours suivants. Si Éric Coquerel a été réélu président de la commission des finances, c’est grâce à l’apport des voix de Liot. De là à les imaginer faiseurs de roi ? Le NFP pourrait bien avoir besoin, du moins occasionnellement, de ces quelques voix supplémentaires s’il veut gouverner et faire voter des textes. Idem pour le bloc macroniste, plus ou moins aidé dans sa tâche par Les Républicains. Reste que le groupe Liot est trop faible pour renverser complètement la vapeur. Tout juste peut-il jouer un rôle pivot, ou tampon.
· L’alliance fragile entre LR et Macronie
Il était discuté, préparé et mijoté depuis plusieurs heures en coulisses. Et puis patatras. Le « pacte » dont rêvaient la droite et les macronistes s’est révélé très fragile dès ses premières heures d’existence, ce samedi, puisqu’il n’a pas servi à faire élire la députée LR Véronique Louwagie à la présidence de la commission des finances. C’était pourtant un élément clé de cette alliance entamée jeudi, lorsque LR a retiré son candidat à la présidence de l’Assemblée, Philippe Juvin, pour ne pas faire d’ombre à la sortante Yaël Braun-Pivet.
Le groupe dirigé par Laurent Wauquiez a-t-il été trop gourmand en visant un poste d’ordinaire dévolu à l’opposition tout en pactisant avec le groupe présidentiel ? C’est ce que pensent de nombreux observateurs au vu des exigences très élevées portées par LR, eu égard à leur poids relatif (et en forte baisse) dans l’hémicycle (46 députés sur 577). Il n’en reste pas moins qu’aussi fragile qu’elle soit, l’alliance est la seule bouée de sauvetage pour des macronistes qui n’ont pas renoncé à gouverner, mais qui ne cessent de tancer tout le reste de l’hémicycle. Les prochaines semaines diront si ces alliés de circonstance arrivent à travailler ensemble. On a vu combien, lors de la dernière législature, cela avait été laborieux.
· Quel poids pour le RN ?
Donné grand gagnant des élections législatives par tous les instituts de sondage, le RN sera passé par toutes les émotions… jusqu’à sa déceptive troisième place au soir du second tour. Si les troupes de Marine Le Pen espéraient que le barrage républicain était derrière elles, c’était peine perdue. Tout juste s’est-il mué en « cordon sanitaire » au palais Bourbon pour remplir exactement le même objectif : empêcher l’extrême droite d’accéder au moindre poste à responsabilité. Reste désormais à savoir quel rôle joueront les forces d’extrême droite : l’attentisme jusqu’à une nouvelle occasion en 2027 ? Ou avant ? (selon "Huffpost")
Normalement ouverte 24h/24, la policlinique de la clinique Saint-Luc de Schirmeck est désormais fermée au public la nuit, entre minuit et 8 heures, et ce jusqu'au 11 septembre, faute de personnel en nombre suffisant.
Ce n'est pas un service d'urgence mais c'est tout comme. La policlinique de la clinique Saint-Luc, gérée par le groupe hospitalier Saint-Vincent, qui reçoit normalement des patients avec ou sans rendez-vous 24h/24 va devoir fermer la nuit, entre minuit et 8 heures du matin, faute de personnel médical en nombre suffisant, et ce, jusqu'au 11 septembre.
"Nous gérons environ 9.800 passages par an, tout service confondu, précise Florence Tranchetti, la directrice du site. Nous avons choisi la plage horaire où le flux de patients est faible, entre 0 et 7 passages en moyenne".
La clinique fait partie du quotidien des habitants de Schirmeck depuis 1960, elle appartient au groupe Saint-Vincent depuis 1993, et c'est la première fois qu'elle est confrontée à cette situation. "C'est vraiment devenu compliqué de trouver des remplaçants dans la vallée", ajoute Florence Tranchetti. Une décision lourde, prise en accord avec l'ARS et le groupe Saint-Vincent.
Et Florence Tranchetti d'insister sur le fait que "bien évidemment, les urgences vitales continueront d'être traitées. À ce moment-là, il faut composer le 15 et une ambulance vient récupérer le patient qui sera pris en charge et acheminé à la policlinique".
Pour les autres, il est recommandé de composer le 116 ou le 117, la régulation se fait alors par téléphone : soit la personne peut attendre l'ouverture de la clinique Saint-Luc à 8 heures, soit elle est invitée à se rendre aux urgences les plus proches.
L'inquiétude pour la continuité des soins grandit
Pour Nicolas Schaff, urgentiste à la policlinique depuis 10 ans, responsable de l'unité, la situation se dégrade depuis quelque temps maintenant. "Les médecins de ville se désengagent des gardes de nuit et des astreintes alors les patients se reportent sur les services d'urgence. En plus cette année, on a eu un interne de moins, donc c'est devenu très difficile de remplacer".
Et de raconter le quotidien de la policlinique composée de 5 médecins séniors et de 4 internes en temps normal, 3 seulement en ce moment. "On est très polyvalents, on a un petit service d'urgence auquel s'ajoute un service de SMUR, c'est-à-dire que là par exemple, j'assure mes consultations mais je peux très bien être appelé à tout moment sur une urgence. Enfin nous avons un service d'hospitalisation".
Petite chirurgie, traumatologie, perfusions, suivi des patients, un quotidien bien rythmé. "Il faut être lucide, on n'est pas attractifs, regrette Nicoals Schaff, peu de praticiens viennent s'installer dans la vallée. Tout devient compliqué. Avant, le laboratoire de biologie médicale avec lequel on travaille nous fournissait des analyses dans l'heure même la nuit, aujourd'hui c'est fini, il s'est désengagé pour les nuits. C'est pareil, parfois, on n'a pas de manipulatrice radio la nuit. Alors la question se pose quand le médecin se retrouve seul avec son stéthoscope, de la continuité des soins, je suis assez inquiet", conclut l'urgentiste dans un souffle.
La policlinique devrait rouvrir 24h/24 le 12 septembre prochain. (selon les DNA)