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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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30 juin 2020

Strasbourg vert

On s'attendait à une course très serrée entre les trois listes en lice à Strasbourg et – on a assisté à un glissement de terrain. Jeanne Barseghian (EELV) a remporté la mairie de Strasbourg haut la main.

strasbourg

La ville de Strasbourg sera désormais gérée par un exécutif vert qui ne doit sa victoire à personne. Si les derniers maires de Strasbourg avaient besoin du soutien d’autres groupes politiques, les Verts millésime 2020 se sont imposés tout seuls. Le score n’était pas aussi serré que prévu, mais il constitue un glissement de terrain et annonce un vent nouveau dans la capitale européenne. Et cette soirée du 28 juin 2020 est à marquer en rouge, euh, en vert, sur le calendrier – elle marque aussi le début de la fin de la « Macronie ». Ayant ramassé les « soutiens » de tous ceux qui n’arrivaient pas à se caser sur d’autres listes, la liste fusionnée LREM-LR a coulé. A Strasbourg, on n’aime pas trop les opportunistes politiques et pas non plus les traîtres.

Les scores sont sans appel – Jeanne Barseghian obtient 41,74% des votes, Alain Fontanel et Jean-Philippe Vetter 34,90% et Catherine Trautmann 23,34%. Bien entendu, même ce résultat impressionnant ne peut pas faire oublier le faible taux de participation : encore une fois, environ deux électeurs et électrices sur trois ne sont pas allés voter, et l’abstentionnisme constituera une lourde hypothèque pour le nouvel exécutif. Jeanne Barseghian n’aura pas seulement à gérer les crises actuelles ; il lui incombe également de restaurer la confiance en ce monde politique qui, ces derniers temps, est fait de mensonges, trahisons, promesses non tenues.

Les innombrables soutiens récoltés par la liste Fontanel-Vetter n’étaient pas les bons. Roland Ries, Fabienne Keller, Robert Grossmann, Emmanuel Macron, Chantal Cutajar et les autres – c’ est le monde d’hier qui s’ est rangé derrière les deux « sunny boys » qui s’étaient retrouvés pour un « mariage contre nature » qui avait visiblement un seul but : ouvrir la voie vers le pouvoir et des carrières politiques individuelles. Mais les Strasbourgeois n’avaient visiblement pas envie de cautionner cette démarche ; ils voulaient une équipe qui s’occupe davantage de la ville que de promotions personnelles.

Une « vague verte » a déferlé hier sur toute la France ; de nombreuses villes seront désormais gérées par les écologistes. Ceci constitue déjà une annonce pour les présidentielles et les législatives en 2022 – l’époque où ces élections n’avaient comme objet qu’une alternance pour bloquer le Front National est révolue. Désormais, il faudra aussi compter sur les Verts qui s’inviteront sans aucun doute aussi dans ces scrutins à venir.

Pour rassurer ceux qui parlaient avant ce deuxième tour d’« éco-terroristes », il convient de regarder de l’autre côté de la frontière. La ville de Freiburg était la première grande ville en Allemagne ayant élu un Vert au siège de maire (Dieter Salomon) ; la capitale du Bade-Wurttemberg, Stuttgart, est gérée par un Vert (Fritz Kuhn) et le Land est gouverné par un Vert (Winfried Kretschmann). Depuis, l’économie ET l’écologie se portent bien chez nos voisins, les entreprises n’ont pas quitté le Land, et on n’oblige pas les enfants à se nourrir de manière végane.

On ne peut que féliciter Jeanne Barseghian d’avoir tenu le cap, de ne pas s’être laissée impressionner par les manœuvres politiques autour d’elle et à partir d’aujourd’hui, comme elle l’a dit hier soir, « la capitale européenne deviendra aussi la capitale de la transition écologique et sociale ». Hier, une nouvelle époque politique a commencé à Strasbourg – une aventure prometteuse qui met un terme à « l’ancien monde » qui lui, n’a pas su s’adapter au monde d’aujourd’hui ! (selon "Eurojournalist")

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29 juin 2020

L’Afrique face à la COVID-19, un continent méconnu

Dans cette tribune, le dr. Solomon Zewdu, directeur adjoint du Programme de Développement mondial pour l’Afrique de la Fondation Bill et Mélinda Gates, met en lumière les trois leçons fondamentales que le monde peut tirer du parcours de l’Afrique face à la pandémie.

covid19

Il y a deux mois, lorsque le pic de la pandémie a été atteint en Chine avant de gagner les États-Unis et l’Europe occidentale, les épidémiologistes ont tenté de prédire le prochain épicentre de la COVID-19. Beaucoup pensaient que l’Afrique serait la prochaine zone à haut risque, mais lorsque la COVID-19 a finalement fait son apparition sur le continent, la plupart des prédictions les plus pessimistes ont été déjouées.

Le continent est aujourd’hui le moins touché au monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avec moins de 5% des cas signalés et moins de 1% des décès, alors qu’il représente 17% de la population mondiale (en revanche, les États-Unis représentent 4 % de la population mondiale, mais ont enregistré 25% des décès dus à la COVID-19).

Il est évident que la pandémie est toujours présente et que les choses évoluent de jour en jour, mais les prédictions qui ont si manifestement manqué la cible ont laissé perplexes les modélisateurs et les spécialistes de la santé publique. Pourquoi l’Afrique a-t-elle connu une pandémie beaucoup plus modérée qu’ailleurs ?

De nombreuses théories ont été proposées. Certaines évoquent la relative jeunesse du continent africain : alors que près de 95% des décès liés à la COVID-19 en Europe concernent les plus de 60 ans, l’âge médian en Afrique n’est que de 19 ans et 60% du continent a moins de 25 ans. D’autres suggèrent que le faible nombre de cas en Afrique n’est qu’un mirage, et que les véritables données ne sont pas visibles en raison des faibles capacités de dépistage et de suivi de la mortalité. Cet argument sous-entend qu’il y a beaucoup de choses que nous ignorons encore.

Voici comment je perçois la question : ce que nous ne savons pas sur l’Afrique et sur la COVID-19 est beaucoup moins important que ce que nous en savons. Car ce que nous savons est fondamental et précieux, et a sans doute contribué à la réussite globale de l’Afrique dans la lutte contre cette maladie.

Par exemple, nous savons qu’en janvier, tandis que de nombreux pays occidentaux hésitaient encore, l’Éthiopie avait commencé un dépistage intensif à l’aéroport d’Addis-Abeba. Nous savons également que le CDC Afrique avait mis en place son groupe de travail COVID-19 le 5 février, bien avant que le continent ne recense un seul cas. Le Rwanda a été le premier pays africain à décréter le confinement de sa population le 21 mars, suivi de peu par d’autres pays africains : l’Afrique du Sud a procédé à un confinement total alors même que le pays ne comptait que 400 cas et deux décès (avec une population de même taille, l’Italie comptait plus de 9 000 cas et 400 décès lorsqu’elle est passée à l’action).

En bref, quand la menace de la COVID-19 est survenue, la quasi-totalité des 55 nations du continent africain a agi rapidement pour enrayer sa propagation. Elles l’ont fait malgré un risque économique important — plus de 80 % de la population africaine travaille dans le secteur informel et dépend de ses revenus quotidiens — et avec des ressources nettement plus limitées qu’aux États-Unis et en l’Europe. De plus, puisque ces régions ont dû se focaliser sur leurs propres crises, l’Afrique a, majoritairement réagi seule.

Les chefs d’État africains ont beaucoup de mérite, mais cette réponse rapide et efficace n’a été possible que grâce au soutien et au sacrifice des populations. Des dizaines de milliers d’agents de santé se sont déployés, prenant les températures et dépistant la maladie. Des laboratoires de recherche et des entreprises de toutes tailles se sont mis à l’œuvre. Au Sénégal, des scientifiques ont mis au point un kit de dépistage de la COVID-19 à 1 $ et réalisé des respirateurs par impression 3D. Au Nigeria, des tailleurs ont confectionné des masques et des équipements de protection individuelle (EPI).

Bien entendu, des millions de citoyens ordinaires africains ont également fait leur part. Beaucoup sont restés chez eux, interrompant ainsi le rythme normal de leur vie, au prix d’un grand sacrifice personnel. Certains ont dû se battre pour faire renouveler leurs ordonnances ou recevoir des soins de routine. D’autres se sont retrouvés sans emploi ni revenu. Mais le continent a jusque-là réussi à éviter le désastre dans une large mesure.

À mon avis, le monde peut tirer trois leçons de ce parcours remarquable.

La première est évidente ; les mesures de dépistage, de suivi et de distanciation sociale sont efficaces, surtout lorsqu’elles sont appliquées rapidement. Il est communément admis que le confinement total de l’Afrique du Sud a fait gagner un temps précieux pour préparer les systèmes de santé et aplatir la courbe de la COVID-19.

La deuxième leçon concerne le passé récent de l’Afrique, notamment autour de l’expérience dans la lutte contre d’autres épidémies. La Sierra Leone et le Liberia, par exemple, se sont servis des leçons tirées de l’épidémie d’Ebola de 2014 sur la mise en place de réseaux de recherche de contacts afin de suivre la courbe de la COVID-19. Ailleurs sur le continent, des interventions non pharmaceutiques ont été adoptées malgré la pénurie d’EPI, ce que les pays occidentaux ont mis du temps à faire.

La troisième et dernière leçon à tirer est que l’Afrique a montré au reste du monde une réalité forte et paradoxale : les nations n’ont pas nécessairement besoin d’être riches pour rester en bonne santé. Il est vrai qu’une économie forte contribue à construire un système de santé solide. Mais des politiques intelligentes, des mesures rapides, des professionnels de santé et des communautés engagés sont tout aussi importants.

Toutefois, l’heure n’est pas à la complaisance. Les chiffres augmentent et cela pourrait durer un certain temps avant qu’un vaccin sûr et efficace ne soit mis au point et largement distribué. L’histoire de cette pandémie est loin d’être terminée, les dirigeants et les citoyens africains doivent donc poursuivre sur la voie de la protection des vies tout en reconstruisant les économies. Néanmoins, les performances du continent jusque-là constituent une lueur d’espoir, et méritent ainsi la reconnaissance du monde entier.

Dr. Solomon Zewdu - Directeur adjoint du Programme de Développement mondial pour l’Éthiopie et l’Afrique - Fondation Bill & Melinda Gates

28 juin 2020

Conseil municipal à Villé

conseilCiel, un conseil municipal à Villé, lundi 29 juin 2020 à 20 h à la salle festive de l'école primaire (promenade du Klosterwald, Covid-19 oblige).

Ordre du jour :

1) Modification de tarifs

2) Désignation des membres de la commission communale des impôts directs

3) CCAS : fixation  du nombre de membres et élection des représentants du conseil municipal

4) EHPAD : Désignation du représentant de la commune de Villé

5) Désignation des représentants dans différentes instances

6) Commission de contrôle de la liste électorale

7) Création de commissions communales

8) Urbanisme : mainlevée de droit à résolution

9) Communications du maire

10) Divers

27 juin 2020

En Afrique, la covid-19 détectée grâce au GPS ?

Voici un article paru dans le journal ivoirien "Eburnie today". On y parle de reprise du trafic aérien et de géolocalisation virale.

Reprise des vols internationaux en Côte d’Ivoire à partir du 1er juillet

avionLe ciel ivoirien sera de nouveau ouvert aux avions à partir de ce 26 juin avec les vols intérieurs et le 1er juillet pour le trafic international.

L’annonce de la reprise du trafic aérien a été faite ce jeudi au terme d’une rencontre du Conseil national de sécurité de Côte d’Ivoire présidée par le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara. Les vols ont été suspendus depuis trois mois à cause de l’épidémie de coronavirus. Cette décision s’inscrit dans la droite ligne du processus d’allègement des mesures de lutte contre le coronavirus qui a commencé avec la levée du couvre-feu, la reprise progressive des cours et la réouverture des commerces et restaurants à l’exclusion des lieux de spectacle et des boîtes de nuit.

Les frontières terrestres et maritimes restent cependant fermées au moins jusqu’au 15 juillet, a déclaré le ministre de la Santé Eugène Aka Aoulé lors d’un point presse à l’issue du conseil national de sécurité. Les vols reprendront dans le strict respect des protocoles sanitaires imposés par l’urgence du Covid-19.

Les voyageurs arrivant en Côte d’Ivoire feront l’objet d’un suivi grâce à un système de géolocalisation, a aussi précisé le ministre. La Côte d’Ivoire est l’un des premiers pays africains à annoncer la reprise de ses vols internationaux aux côtés de la Zambie qui a annoncé jeudi la réouverture immédiate de ses frontières aériennes pour relancer son économie. Le Liberia doit rouvrir dimanche l’aéroport international de Monrovia.

Concernant les autres mesures de protection des populations, l’état d’urgence et le bouclage de la région d’Abidjan, qui concentre 96% des quelque 8.000 cas de coronavirus recensés dans le pays restent également en vigueur au moins jusqu’au 15 juillet.

Ebony T. Christian

26 juin 2020

Poubelles à Villé

Le calvaire des riverains prend fin ... enfin ?

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Depuis 10 ans, l'affaire faisait du bruit dans le secteur : régulièrement, durant l'été, le SMICTOM ne ramassait pas les poubelles dans cette rue appelée communément "Le petit Liban" (car connue surtout pour des conflits de voisinage entre l'un ou l'autre des riverains). Des voitures stationnaient régulièrement de façon à empêcher le camion-poubelle de passer dans la rue !

Dès 2010, la situation était connue à la mairie, mais sans aucun résultat pour empêcher ces stationnements gênants. En 2017, au bout d'un n-ième non ramassage des ordures ménagères pour impossibilité d'accès, une réunion est enfin organisée à la mairie de Villé avec la présence du maire et de sa secrétaire (voir article annexe du 11/06/2017), des représentants du SMICTOM et des riverains. Une solution avait été trouvée... mais jamais appliquée.

Et voilà, qu'en pleine période de confinement, la crise reprend, non pas du fait du covid-19, mais bien de la présence d'une voiture mal stationnée immatriculée dans le 64 (Pyrénées Atlantiques) mais appartenant toujours au même voisin. Il aura fallu près de 3 semaines de non-ramassage pour que la nouvelle équipe municipale se rende sur place et constate les manquements de la direction précédente. Le nouveau roquet communal, qui se nomme "Toutou" (pour les intimes ?) et qui intervient de plus en plus parmi les commentateurs, reconnaîtra-t-il enfin l'utilité de ce blog ?

Espérons quand même ce chapitre clos avec les mesures promises pour les prochains jours, car il en reste d'autres à dénoncer. Prochaine affaire à lire bientôt sur ce blog : "Un riverain clôture le chemin communal" (affaire vieille de 15 ans, toujours pas réglée).

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- A relire : message du 11 juin 2017 !

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25 juin 2020

Arnaud Montebourg : "L’État a été lamentable"

Arnaud Montebourg, entrepreneur, fondateur de la marque Bleu Blanc Ruche. Ancien ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique, a été l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand sur FranceInter.

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"Ce n'est pas parce qu'on a une situation d'urgence qu'il ne faut pas en profiter pour ne pas préparer l'avenir. Il n'y a pas de politique du Made in France."La France a vécu “la revalorisation de l'entraide, le moi roi a cédé le pas vers “qu’est ce qui compte le plus quand on est ensemble”, ça a été la hiérarchisation sociale inversée” estime Arnaud Montebourg.

Pour Arnaud Montebourg, le bilan est de "30 000 morts, 193 milliards de richesse produite en moins, 2900 euros de manque à gagner pour chaque Français, et 3 millions de chômeurs, et si on ne fait rien pour l’éviter, c’est la facture de la période”

Arnaud Montebourg estime aussi que  l’état a été “amateur,” “il a organisé un confinement généralisé par ce qu’on a été imprévoyant, on n’avait pas de masques pas de tests, et les soignants n’ont pas été protégés”.

Comment sauver l'économie ? 

Pour Arnaud Montebourg, il faut prolonger le chômage partiel, au même niveau qu’aujourd’hui. Plutôt que faire des prêts aux entreprises, “il faut aller sur des fonds propres, car on fabrique des entreprises zombies”. Mieux vaudrait selon lui, “donner  des subventions, et des obligations convertibles”.

L'ancien ministre conteste la méthode appliquée par le gouvernement, et les propositions du patronat de baisse de salaires notamment. "Nous sommes dans une situation d'affaissement. Il va falloir que les projets qu'on construise rassemblent tous les Français, et que les dirigeants soient convaincants. Je vous dis juste que je ne suis pas convaincu par les discours."

"Ce n'est pas parce qu'on a une situation d'urgence qu'il ne faut pas en profiter pour ne pas préparer l'avenir. Il n'y a pas de politique du Made in France." explique Arnaud Montebourg.

"Il faudra inventer une nouvelle économie", estime-t-il. Il donne l'exemple du Japon qui a mis "2 milliards sur la table pour les investissements de fermeture d'usine en Chine, et leur réouverture au Japon". "On peut imaginer des coopératives, avec l’État, pour relancer la fabrication des médicaments en France" dit-il. "Nous pouvons utiliser la commande publique, jusqu'à présent elle l’était pour favoriser la Chine"

Pour l'avenir et dans la perspective d'une prochaine élection présidentielle, Arnaud Montebourg considère que pour l'instant il préfère se consacrer à ses activités entrepreneuriales. "Je défends depuis des années des idées, à chaque fois que ces idées sont portées je suis content de pouvoir appuyer, et j'espère pouvoir soutenir quelqu'un qui soutiendra ces propositions".

24 juin 2020

Une élection bouleversée par un corbeau

A La Vacquerie dans l'Oise

_lectionLe Parisien rapporte la situation intenable dans laquelle se retrouve le village de Lavacquerie dans l'Oise. A l'approche des élections municipales, les messages d'un corbeau sèment le trouble parmi les habitants.

« Ça grogne chez l'un, ça grogne chez l'autre, j'ai peur que ça devienne méchant ». Blandine est très préoccupée par la situation dans laquelle se trouve son village de Lavacquerie, situé dans l'Oise.

Selon les informations du Parisien, alors que les élections municipales devraient bientôt se poursuivre, un corbeau transmet de nombreux messages aux habitants de ce village de 211 personnes.Maire sortant sans étiquette, Philippe Belleperche a reçu deux courriers de ce type ces derniers jours. Il était notamment inscrit sur l'un d'entre eux : « Alors, M. Belleperche, bientôt une veste... Dites merci à votre femme, pas aimable mais très gentille avec certains ». Une autre lettre a été distribuée, laissant penser qu'un de ses adjoints offrait des rendez-vous intimes. « Ils ont fait ça pour le salir », s'agace-t-il auprès du Parisien.

« On m'a dit que les élections finiraient à coups de fusil pour moi »

Les opposants au maire sortant n'ont pas été épargnés par ces messages mystérieux. « On m'a dit que les élections finiraient à coups de fusil pour moi. (...) J'aurais pu aller porter plainte mais j'ai un principe : on ne répond aux imbéciles que par le silence », estime Christophe Bloquel, ex-adjoint au maire sortant.

Difficile de savoir d'où pourrait bien provenir ces menaces et par conséquent, à qui profite cette déstabilisation ? « Le propre d'un corbeau, c'est qu'on ne sait pas qui il est. Est-ce que c'est le maire ? Est-ce que c'est moi ? Est-ce que c'est quelqu'un d'autre... On ne sait pas », explique Paul Jamault, lui aussi candidat à la mairie, dans des propos relayés par Le Parisien.

Si un habitant ironise en soulignant que « pour l'instant, on ne s'est pas tapé dessus », les tensions commencent à devenir de plus en plus intenses. « On se croirait presque chez les Villemain, avec l'affaire du petit Grégory. Quand vous recevez ça, vous savez très bien ce qu'il en est... », s'exaspère Philippe Belleperche. Des pratiques qui ne datent pas de cette année. En 2008 déjà, un corbeau avait semé le trouble dans le village. (selon AFP)

23 juin 2020

Coronavirus : vers un 14 juillet sans feu d'artifice ?

Les artificiers préviennent : "si ça ne tire pas de l'été", ils seront nombreux à mettre la clé sous la porte.

artifice"Même pendant la guerre il y en avait". À un mois du 14 juillet, la crainte -notamment chez les artificiers- d'une Fête nationale sans feu d'artifice commence à prendre corps, tandis que la taille des rassemblements en plein air reste réglementée, en lien avec la pandémie de coronavirus.

"Ce qui se passe est assez incroyable, sans précédent. Je pense que les gens, les citoyens, peut-être les autorités, n'ont pas conscience qu'ils risquent de ne pas avoir de feux d'artifice un 14 juillet. Ce serait la première fois. Même pendant la guerre, il y en avait...", relève David Prateau, directeur artistique de l'historique maison Ruggieri. Comme toute la profession, il compte les annulations, les reports de spectacles pyrotechniques, et les jours qui passent, jusqu'à rendre bientôt "mission impossible" de monter des feux à temps pour la Fête nationale.

"Sur deux jours, 13-14 juillet, les acteurs de l'artifice réalisent de 60 à 80% de leur chiffre d'affaires", rappelle Guillaume Camboulive, PDG du Périgourdin Brezac, qui assure 1.400 feux par an, dont 90% sur une saison pyrotechnique qui va de mai à fin septembre. Environ 400 de ces feux sont déjà perdus. "Comètes frissons", "éventails pailletés or", "araignées argent à changement jaune"... Dans le dépôt Brézac, au Fleix (Dordogne), se décharge un container de pièces d'artifice venu de Chine, premier fournisseur mondial. Un seul container, au lieu de trois par mois à cette période. Certains de ces feux seront assemblés "au cas où". Mais la plupart des bombes ne verront pas la poudre.

En cause, la jauge pour les rassemblements extérieurs, 5.000 personnes à condition que les gestes barrières et la distanciation soient garantis par l'organisateur. Sinon, c'est la limite de 10 personnes qui prévaut dans la phase actuelle du déconfinement. "Pour les feux à plus de 5.000 personnes, c'est borné, interdit jusque fin août", souligne le SFEPA, syndicat de la profession.  Les plus grands feux du pays, la Fête du Lac d'Annecy (août), le Grand Feu de Saint-Cloud (septembre) ont été annulés. 

Paris, à ce stade, "souhaite maintenir le feu (du 14 Juillet), mais sans public" indique la ville.

12.000 feux par an

Mais "les gros feux ne représentent que 35% des 12.000 tirés en France chaque année", souligne la SFEPA. La grande majorité le sont dans des villages ou petites villes. "Devant bien moins de 5.000 personnes".

Le salut par les villages, alors ? Les maires hésitent, se demandent ce qu'ils peuvent garantir en termes de normes sanitaires. "Je ne peux pas prendre la responsabilité de gens qui seront à touche-touche", se désole le maire du Fleix Lionel Filet. Qui a annulé son feu d'août, couru par 3.000 personnes en bord de Dordogne. Mais il espère, prudemment, en glisser un en septembre.

Si de "gros" artificiers comme Ruggieri (6.000 feux l'an, très présent à l'international) ont les reins solides, les petites structures qui attendent d'être payées par les collectivités pour régler leurs fournisseurs, "vont crever, si ça ne tire pas de l'été", prévient Jean-François Dartigue-Peyrou, secrétaire général du SFEPA. "À partir de là et pour plusieurs années, vous n'avez plus de spectacles pyrotechniques en France, ou tellement peu, que c'est terminé", s'alarme-t-il. Ce qui "est compliqué à faire toucher du doigt" aux pouvoirs publics. 

"C'est l'animation qui attire toutes les générations: des enfants, avec la trouille ou les yeux illuminés, jusqu'aux grands-parents, qui viennent voir le feu même s'ils n'iront pas à la fête", souligne l'artificier landais Marmajou, plombé par l'annulation des férias - et des feux - de Bayonne, Mont-de-Marsan et Dax.

En une ultime salve, la profession a saisi Matignon, les préfets, pour clarifier, rassurer les collectivités sur la possibilité de "tirer" le 14 juillet dans le respect des règles. Pour eux c'est clair, élus comme public ont envie, besoin, de ces 15-20 minutes de feu pour marquer "qu'on est passé à autre chose". (selon AFP)

22 juin 2020

Un éboueur meurt écrasé sous les roues d'un camion poubelle

Encore la marche arrière en cause

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Un éboueur de 39 ans est mort, ce vendredi matin, écrasé sous les roues d’un camion poubelle lors d’une tournée à Grisolles, dans le Tarn-et-Garonne. Le terrible accident du travail s’est produit vers 7 h 15 dans une impasse de la commune, au lieu-dit des Garrigues. Originaire de la Réunion et domicilié à Montauban, Geoffray Lepinay laisse derrière lui une épouse et quatre enfants.

Un équipage expérimenté

"Le chauffeur a effectué, visiblement, une marche arrière dans une impasse et le ripeur (agent de collecte des déchets) s’est retrouvé sous les roues. Le camion lui est passé dessus", selon les premières constatations des gendarmes.

Malgré l’arrivée rapide des sapeurs-pompiers et du Samu, le malheureux n’a pas pu être ramené à la vie. Il est décédé sur place.

Très choqué, son collègue qui conduisait la benne, âgé lui aussi de 39 ans a été transporté au centre hospitalier de Montauban.

Outre les secours, un représentant de la médecine du travail s’est rendu sur les lieux de cet accident. Le parquet de Montauban a également ordonné une enquête pour déterminer l’origine exacte du drame.

Les techniciens en identification criminelle ont procédé à des relevés sur place.

D’après les premiers témoignages, "c’est un accident totalement incompréhensible. Il s’agissait d’un équipage expérimenté qui avait parfaitement rempli ses missions durant la période sensible du confinement."

La victime travaillait pour la communauté de communes de Grand Sud Tarn-et-Garonne, en charge de la gestion des déchets. Marie-Claude Nègre, présidente de la communauté de communes exprime une "immense tristesse. Geoffray était très apprécié de ses collègues. Les élus et les agents sont profondément affectés par ce drame. Ils s’associent à la douleur de sa famille et présentent leurs plus sincères condoléances à ses proches." (selon "La dépêche du Midi")

Et à Villé, pendant ce temps ?

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Une rue et 10 maisons ne sont plus desservies par les services du SMICTOM, au motif qu'une voiture d'un riverain semblant parti en vacances bloque le passage du camion-poubelle qui ne peut passer sans faire marche-arrière. Le problème se pose tous les ans et l'ancien maire avait promis d'interdire le stationnement. Mais à Villé, les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Le nouveau maire a du pain sur la planche !

21 juin 2020

La cueillette des myrtilles est réglementée

« La cueillette des myrtilles a bien démarré. Depuis quelques jours, les myrtilles sont faciles à trouver et leur saveur fait craquer petits et grands, mais attention leur cueillette est réglementée », prévient les services de l’Office national des forêts, qui se chargent de rappeler les règles à respecter.

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Ces règles sont les suivantes : « En forêt, la cueillette des fruits nécessite le consentement des propriétaires des terrains où a lieu le ramassage (l’article 547 du code civil précise que les fruits naturels de la terre appartiennent au propriétaire). »

« Ainsi le prélèvement sans autorisation constitue une infraction prévue par le code forestier qui vise à protéger la propriété. Toutefois, pour la consommation personnelle, la cueillette est tolérée, sauf réglementation locale spécifique, lorsque le volume prélevé est inférieur à cinq litres dans les forêts relevant du régime forestier, c’est-à-dire, les forêts domaniales et communales. Une mesure qui cherche donc à limiter le ramassage de myrtilles pour des visées commerciales. »

Plus de dix litres, c’est du vol !

L’ONF rappelle par ailleurs les quantités qui peuvent être ramassées.

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Pour un volume compris entre cinq et dix litres de myrtilles dans une forêt relevant du régime forestier, le cueilleur est en infraction et s’expose à une contravention. L’amende peut aller jusqu’à 750 € en cas de non-respect.

- Au-delà de dix litres, le code forestier renvoie au Code pénal qui considère l’acte comme un vol avec des peines encourues plus fortes jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende.

Par ailleurs, il existe des réglementations particulières attachées à des territoires à forts enjeux environnementaux (réserve naturelle, zone de protection de biotope,…) qui peuvent concerner les dates de cueillettes, la quantité, l’utilisation du peigne. Sur certains sites, la cueillette est strictement interdite. Mieux vaut se renseigner avant !

Enfin, la cueillette doit se pratiquer dans le respect des règles de circulation forestières, aucune pénétration de véhicules à moteur dans les parcelles, respect des barrières et de la signalisation. Des contrôles, par les services de police de l’environnement, sont en cours et se poursuivront jusqu’à la fin de la saison. (selon "Vosges-Matin")

- A noter aussi qu'il est interdit d'arracher les plants (même à 5 h du matin et par camionnettes entières) pour en faire la cueillette sur la  table de cuisine, pour jeter ensuite ces plants dépouillés des fruits dans le container "déchets verts" de la déchetterie ! (atteinte à l'environnement)

- Tout comme il est interdit d'embaucher les enfants pour ce travail alors qu'ils devraient être à l'école ! Combien "sécheront l'école" ce lundi pour se lever à 4 h du matin et aller à la cueillette de fruits (ou à l'arrachage de plants) en famille ?

- Tout comme il est interdit de vendre les fruits d'une telle récolte ! surtout si le prix proposé varie (selon la tête du pigeon) de 5 à 15 € !

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