Les recettes d'un bon referendum
Un referendum est fait pour conforter le pouvoir. Le OUI doit donc coûte que coûte l'emporter, quelle que soit la question. D'ailleurs l'unique fois en France où le NON est sorti victorieux, le général De Gaulle a été amené à la démission ! Les méthodes pratiquées pour amener le OUI ont été diverses, ainsi la très bonapartiste utilisation des forces de l'ordre mise en place en Alsace sur ordre du préfet César West, ce Haut-Rhinois de Soultz devenu préfet du Bas-Rhin (et appliquée notamment à Villé) le 23 février 1852 : "Les brigadiers de gendarmerie réunirent à son de caisse les habitants du village devant l'église, et à haute voix ils enjoignirent aux gardes-forestiers d'interdire l'accès à la mairie à tout individu porteur du bulletin NON, et en cas de résistance, les autorisaient à leur loger une balle dans le corps." Le OUI l'emporta et Louis-Napoléon Bonaparte devint l'empereur Napoléon III.
Aujourd'hui à Villé on fait tout autrement et le 7 avril, c'est un grand jour : celui du rallye des poussettes ! De façon annexe, c'est aussi le jour du referendum alsacien ! Il semblerait que ce dernier est organisé pour avoir l'avis des citoyens sur le projet de fusion de trois grandes collectivités alsaciennes en une seule entité, ce que nos élus n'avaient pas réussi à dire de façon convaincante lors d'une certaine réunion de propagande organisée dernièrement à Villé. Mais la route d'accès à la mairie sera fermée de 13 h à 18 h ? Autrement dit, votez OUI le matin en voiture, ABSTENTION l'après-midi à pied et NON le soir en poussette ? Franchement, on n'aurait pas pu organiser ce rallye autrement ? Ou revient-on à des pratiques presque bonapartistes ? On n'aurait pas pu organiser cette petite excursion de bambins ailleurs que devant la mairie pour en bloquer l'accès un jour de vote ? L'Auguste-César West doit jubiler dans sa tombe en voyant le raffinement avec lequel sa méthode a évolué ! L'Empereur Richert 1er gagnera !
Le prix d'un lotissement à Villé
11000 € l'are HT, soit 13156 € TTC, c'est le prix à payer par les acheteurs dans le fameux lotissement des Pommiers2 à l'abandon pour les causes que l'on sait depuis l'automne 2007 ! Dès 2001, la commune s'est lancée dans l'opération Les Pommiers pour permettre aux jeunes couples du bourg-centre et du canton de construire leur maison avec un achat à prix raisonnable d'un terrain. A l'époque, il était même question pour la municipalité de ne pas réaliser de bénéfices sur la vente. Et c'est ainsi que par délibération du 28 juin 2005, l'aménagement terminé, le prix de l'are fut fixé à 6375 € HT ! Un prix raisonnable pour des travaux qui englobaient déjà les ouvrages collectifs des Pommiers2 ! Ceci garantissait un prix approximativement identique pour les parcelles de la deuxième tranche ! D'ailleurs, aucune délibération du conseil municipal n'a depuis 2001 modifié la politique de construction établie ! Pourtant, voilà qu'on apprend que le montant des nouvelles parcelles à vendre est augmenté de 42% par rapport aux anciennes ! Au fait, qui a payé une, deux ou trois fois les installations collectives ? Mais plus simplement, se pose une question cruciale : la municipalité a-t-elle décidé de faire du bénéfice et de se lancer dans la spéculation foncière ? Voilà qui mérite réflexion, surtout si l'on sait que les terrains pour la nouvelle gendarmerie ont été bradés à la SIBAR (Société Immobilière du Bas-Rhin) à 3000 € l'are ! Quelle cohérence politique, Monsieur le Maire!
Pas de pardon pour l'absentéisme
Même chez nos voisins badois de Weil-am-Rhein, le temps des vacances, c'est le temps des voyages.Et comme les voyages reviennent cher, certains préfèrent partir en vacances lorsque tous les autres sont au travail. certains parents retirent ainsi leurs enfants de l'école avant la période de congés scolaires. Mais souvent ils se heurtent au refus de la direction de l'école. Et cela d'autant plus que la pratique se généralise. Depuis le début 2012, de nombreux cas ont fait l'objet de signalements auprès des instances et de la police. Lors de l'enquête de cette dernière, seules quatre familles ont pu être rencontrées, toutes les autres étaient en voyage. Devant cette situation, la loi a été appliquée : une amende de 50 €, augmentée de 27,50 € par jour d'absence. Et en France, ça se passe comment ?
Conseil municipal à Villé
Ce lundi, 25 mars à 20 h, le conseil municipal de Villé se réunira en séance publique à la mairie, notamment pour voter le budget primitif 2013 et fixer les impôts locaux (4 taxes) à payer par le contribuable de notre chef-lieu de canton.
Ordre du jour :
- Affectation du résultat du compte administratif 2012.
- Vote des taux de fiscalité pour 2013.
- Budget primitif 2013 de la commune
- fixation du prix de l'are de terrain au lotissement "Pommiers 2".
- budget primitif 2013 du lotissement "Pommiers 2".
- Tarif de locations de salles à la maison des services publics.
- Urbanisme : rétrocession de voirie à la commune.
- Dénomination d'une rue.
- Demande d'implantation d'un store sur le domaine public et classement sonore des voies.
- Divers.
Michèle Alliot-Marie dénonce les manipulations de Sarkozy
Mis en examen, ses amis le lâchent !
En 2002, après une longue traversée du désert, Nicolas Sarkozy revient sous les projecteurs. Pendant presque toute la durée du deuxième mandat de Jacques Chirac, il est l'un des ministres les plus médiatiques, à l'Intérieur surtout qu'il a dirigé pendant presque 4 ans, mais aussi à l'Economie où il fit un bref passage en 2004. Avec sa femme Cécilia, il met habilement en scène une image d'homme d'état énergique, en multipliant les déplacements accompagnés d'une horde de journalistes et en se rendant très régulièrement dans les émissions de télévision.
A l'époque, l'agitation de ce ministre qui prépare ostensiblement la présidentielle de 2007 agace plusieurs de ses collègues. Dans son livre, "Une femme au coeur du pouvoir d'Etat", qui vient de paraître, Michèle Alliot-Marie accuse son ancien collègue du gouvernement d'avoir un peu exagéré l'ampleur de son attrait médiatique en ayant recours à des stratagèmes. L'ancienne ministre de la défense révèle en effet que Nicolas Sarkozy convoquait des caméras bidons pour accentuer l'effet de meute de journalistes à ses trousses, lors de ses déplacements officiels.
Des caméras placées par le cabinet de Nicolas Sarkozy
"Avant son élection en 2007, je voyais toujours Nicolas Sarkozy arriver entouré d'une nuée de caméras. Certaines portaient les sigles de TF1, France 2, etc., mais d'autres étaient sans marque, écrit Michèle Alliot-Marie. Ces caméras, placées par le cabinet même de Nicolas Sarkozy, étaient destinées à véhiculer une image de futur président qui monopolise l'intérêt des médias", poursuit celle qui a succédé à Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur en 2007.Ce n'est pas la première fois que le service de communication de l'ancien président de la République est accusé de "manipulation". On se souvient que tout au long de son mandat, Nicolas Sarkozy a souvent été soupçonné d'avoir recours à des figurants lors de ses déplacements en Province. L'idée était alors d'avoir de nombreux anonymes autour du Président de la République afin d'exagérer l'importance de ces discours pour les caméras de télévision.
La campagne du referendum est partie !
Referendum à Villé : des questions, peu de réponses
Enfin un début de campagne pour le referendum à Villé, avec une réunion soi-disant publique, mais pour laquelle peu de publicité avait été faite. D'où la présence très exacte de 28 auditeurs et 3 intervenants ! Il semblerait, selon l'un de ces intervenants, que "c'est la faute à la presse". Mais vu le nombre d'élus présents, il est fort probable qu'il y a eu surtout des invitations personnelles et une demande de publication de dernière minute. En fait de débat contradictoire, il n'y avait que les promoteurs du "Oui", meilleure façon de ne pas se faire chahuter. On peut dire que la soirée s'est passée en trois actes.
Acte 1 : arrivée inattendue et inopportune, semble-t-il, de l'auteur de ce blog ! et vives protestations, comme jamais on ne les a vus faire dans des réunions officielles, de deux maires (Villé et Maisonsgoutte) qui se sentent des victimes de nos posts et de la dernière revue de Heb'di du mois de mars! Heureusement que la prochaine édition ne paraît qu'après le referendum, il y aurait encore eu plus de victimes vociférantes. Mais enfin, c'est la vie démocratique dans ce pays : les élus ont raison, les autres ont tort ! Et gare à ceux qui veulent contredire... Nous remercions ces deux "petits chefs" pour leur accueil chaleureux.
Acte 2 : La table présidentielle se met en place : le président de la comcom - conseiller régional - maire de Saint-Maurice - la conseillère générale du Val de Villé et municipale de Villé, et enfin le super-président de la séance, le vice-président du conseil régional et député de la circonscription. L'ouverture de séance revient à notre conseillère, dont je n'ai retenu que les remerciements au maire d'avoir ouvert la salle ! Un peu juste pour convaincre à aller voter, encore moins pour voter oui. Quant au président de la comcom, son discours technocratique qui repose sur des exemples locaux sans grande consistance ne nous éclaire pas plus. Enfin le "super-chef" président de séance, arrivé en retard (c'est mieux, ça lui donne de l'importance), va nous expliquer : même les ministres Valls et Montebourg sont pour le oui ! Voilà qui nous éclaire, et nous qui croyions que c'est les habitants de l'Alsace qui étaient appelés à se prononcer !
Acte 3 : Questions/réponses : Questions classique : combien ça coûte ? On fera des économies... oui, mais les impôts vont-ils baisser ? la salle en doute. Plus de proximité ? Comment ça ? là aussi les doutes semblent subsister ? Pourquoi ce referendum, puisque dans quelques mois toute la France va passer à l'étape suivante de la décentralisation ? Le député n'y croit pas... La clarification des compétences ? A rejeter, semble-t-il, sans argument précis. Le futur conseil sera Conseil Régional ou calqué sur un Landtag ? On n'en sait rien. Et que deviennent les territoires, les conseils de territoire comme l'ADAC ou le Conseil de Développement ? et la ruralité ? Le député reconnaît enfin : il est président de l'ADAC et il a bien travaillé, mais c'est le Conseil de Développement qui est resté inexistant ! Ben voyons, c'est toujours les autres les fautifs !
En conclusion, je dirais : on n'y voit pas clair, sauf que l'un des trois intervenants va laisser "des plumes" pour son poste ! Devinez lequel (ou plutôt laquelle) ? Après cette soirée mémorable, j'irai voter
NON, MERCI !
Mais quelle était donc la question ?




