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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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7 décembre 2023

L’Uruguay : nouveau paradis fiscal pour riches étrangers

Depuis son élection il y a près de quatre ans, le président Luis Lacalle Pou a pris des mesures pour attirer les investisseurs étrangers, faisant de son pays une exception dans la région. Explications.

uruguayAvec sa stabilité politique, son environnement sûr, et ses mesures fiscales favorables aux riches, l’Uruguay fait figure d’exception en Amérique du Sud. Le pays attire depuis longtemps des ressortissants venus de l’Argentine et du Brésil voisins “mais, ces dernières années, de plus en plus de riches étrangers, notamment des Américains et des Européens, y ont posé leurs bagages”, écrit l'hebdomadaire Bloomberg.

“Quelques mois après son entrée en fonction en mars 2020, le président Luis Lacalle Pou, un partisan de 50 ans des politiques de libre marché (et un passionné de surf), a publié un décret permettant aux étrangers de faire plus facilement de l’Uruguay leur domicile fiscal”, ajoute le site américain. Pour bénéficier de ce décret et ne pas payer d’impôts sur le revenu des investissements pendant onze ans, il faut passer au moins soixante jours par an dans le pays et acheter un bien immobilier d’une valeur d’au moins 500 000 dollars ou investir un minimum de 2,2 millions de dollars dans une entreprise locale. En outre, il existe une zone de libre-échange dans et autour de la capitale, Montevideo, et il y en aura bientôt une autre à Punta del Este, où les investisseurs étrangers sont exemptés de la majorité des taxes.

Ces mesures, introduites par un président ultralibéral et adepte du surf, contrastent avec les politiques de lutte contre les inégalités en vigueur en Colombie et en débat au Brésil notamment. Certains des plus grands entrepreneurs de la tech de la région ont déjà choisi de s’installer en Uruguay, souligne Bloomberg.

L’afflux d’étrangers a des conséquences visibles : les écoles internationales privées, et souvent très coûteuses, connaissent un vrai boom et ont souvent des projets d’agrandissement, tandis que les quartiers résidentiels fermés et l’immobilier de luxe se développent. (selon "Courrier international")

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5 décembre 2023

La Corée du Nord menace d’abattre des satellites américains

La Corée du Nord a menacé, samedi 2 décembre, d’abattre les satellites espions des Etats-Unis en réponse à « toute attaque » contre son propre satellite, en orbite depuis une dizaine de jours. Pyongyang a affirmé qu’une telle opération serait considérée comme une « déclaration de guerre », a rapporté l’agence de presse officielle KCNA.

cor_eCette déclaration intervient après qu’un responsable américain a expliqué que les Etats-Unis disposaient de divers « moyens réversibles et irréversibles » pour « priver un adversaire de ses capacités spatiales et les contrer ».

Cet adversaire pouvant être la Corée du Nord, qui a réussi à mettre en orbite son premier satellite espion fin novembre après deux essais infructueux en mai et en août.

Aucune image communiquée

« Si les Etats-Unis essaient de violer le territoire légitime d’un Etat souverain », alors Pyongyang « envisagera de prendre des mesures d’autodéfense pour affaiblir ou détruire la viabilité des satellites espions américains », a mis en garde un porte-parole du ministère des affaires étrangères nord-coréen.

Toute opération militaire contre le satellite de Pyongyang considérée comme « imminente » amènera le régime à « user de sa dissuasion de guerre ». Le pays reclus est doté de l’arme nucléaire.

Depuis le lancement réussi de son premier satellite, la Corée du Nord assure avoir observé des sites militaires américains et sud-coréens importants, et même Rome. Pour autant, elle n’a communiqué aucune image qui aurait été prise par Malligyong-1.

Selon la Corée du Sud, la Russie a aidé la Corée du Nord à lancer avec succès son satellite espion. (selon "Le Monde")

2 décembre 2023

Quand les écoliers buvaient du vin à la cantine

Il faut attendre Pierre Mendès France et son amour du lait pour que les jeunes élèves tricolores se dégrisent.

vin In vino veritas. La vérité est dans le vin… et la vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants? Dans la première moitié du XXe siècle, le sang de la terre est bien représenté sur les tables des cantines scolaires.

Passent alors entre les doigts potelés de marmots d'une dizaine d'années des gobelets de vin dont la consommation donne droit à des bons points estampillés de la figure austère de Louis Pasteur. Le scientifique avait consacré le vin comme "la plus aine et la plus hygiénique des boissons" en 1866, devenant ainsi la figure de proue de l'industrie viticole française. Et ce sont les écoliers qui trinquent.

Vin sur vingt

Nous parlons ici d'une autre époque: celle d'une France rurale, enchâssée sur ses traditions, encore convalescente de la Grande Guerre. En 1918, on consommait encore 170 litres de vin par an et par habitant. Les ménages français sont convaincus que la boisson est autant un fortifiant qu'un désinfectant: on dit notamment du vin qu'il "tue le ver".

Les enfants attablés avec leurs parents n'échappent pas à la tournée générale, éclusant les fonds de verre ou recevant une ration de rouquin coupé à l'eau du robinet. Parfois même des alcools plus forts. «On donne aux enfants du café mélangé d'eau-de-vie dès l'âge de six à huit mois; on leur donne même le cognac à la cuillère pour les endormir», rapporte le journal catholique La Croix en 1907.

Pourtant, les choses ont déjà commencé à changer. Depuis la fin du XIXe siècle, les sociétés hygiénistes, inquiètes des ravages de l'alcoolisme, appellent à la «tempérance», voire à l'abstinence totale. À les entendre, l'alcool serait un poison indissociable de la misère sociale et de la déchéance physique.

Leur croisade condamne d'abord les alcools d'alambic, liqueurs et eaux-de-vie –autant de tord-boyaux qui conduisent leurs buveurs à l'hôpital ou à l'asile. La propagande antiébriété s'infiltre également dans les écoles, où maîtres et instructeurs vantent les vertus de boissons plus saines. «L'alcool, voilà l'ennemi», peut-on lire sur les affiches placardées dans les classes de la IIIe République.

Un homme, en particulier, va se faire le fossoyeur du vin scolaire. Il s'appelle Pierre Mendès France. Au cours de son mandat de député de l'Eure, il expérimente une autre boisson au sein des cantines scolaires d'Évreux: le lait. Les résultats sur la santé des écoliers sont probants. Après un passage dans la Résistance, «PMF» devient président du Conseil, puis ministre sous René Coty.

Il signe le 8 août 1956 une circulaire nationale interdisant la consommation de vin aux élèves de moins de 14 ans. Leurs camarades plus âgés se contentent d'alcools légers à moins de 3°C –bière, poiré, cidre ou vin coupé. Pour les bouilleurs de cru, ça sent le vinaigre: sous l'impulsion de la propagande antialcoolique, de nombreuses distilleries ont déjà fermé leurs portes.

Du péril rouge à l'or blanc

Pierre Mendès France poursuit son combat, faisant de la promotion du calcium l'un de ses chevaux de bataille. Son but caché: relancer l'industrie laitière, appauvrie par l'Occupation. Au cours d'un banquet donné aux États-Unis, il réclame un verre de lait tandis que ses acolytes s'allument au cognac, au vin rouge ou au champagne… Stupeur dans l'assemblée. La France aurait-elle oublié ses racines?

Même si ce geste lui vaut les foudres de l'industrie viticole, Pierre Mendès France enfonce le clou, déclarant: «Aucune population ne consomme plus d'alcool que la population française. Nos hôpitaux psychiatriques ne peuvent abriter toutes les victimes de l'alcool, dont le nombre croît chaque année. Il s'agit de rendre des hommes libres, conscients des dangers qui les menacent, et de les aider à éviter ces dangers.»

Le sort en est jeté. Désormais orphelines de boissons alcoolisées, les cantines distribuent un verre de lait sucré à chaque élève. Croissance saine, renforcement musculaire, énergie sont les nouveaux credos guidant l'élaboration de la diète scolaire. Bien entendu, les vieilles pratiques se maintiennent dans les campagnes, où vin rime définitivement avec quotidien: on en boit encore 80 litres par an et par habitant en 1980, mais la tendance commence déjà à s'assécher.

Les rares gouttes encore consommées en milieu scolaire s'évaporent à la rentrée 1981, lorsque les lycées passent à leur tour au régime sans éthanol. Coïncidence? La même année, on déplore un taux de réussite avant rattrapages historiquement bas au baccalauréat… (selon "SLATE")

30 novembre 2023

Maladies respiratoires en Chine

Les cas de maladies respiratoires se multiplient dans le pays chez les enfants, alerte l'Organisation mondiale de la santé. Cette dernière demande aux autorités des « informations détaillées » et de mettre en place des mesures barrière.

chine0L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé, mercredi, à la Chine des « informations détaillées » sur une augmentation des maladies respiratoires et « des foyers de pneumonie » chez les enfants alors que les principaux centres médicaux pédiatriques du pays sont submergés de patients.

Cette requête, qualifiée de « vérification de routine » par le bureau local de l'OMS à Pékin, intervient près de quatre ans après l'apparition en Chine d'une mystérieuse « pneumonie virale », qui allait être à l'origine de la pandémie de Covid-19. A l'époque, l'OMS avait été critiquée pour son manque de réactivité. Dans les mois suivants, l'Organisation avait reproché aux autorités chinoises leur manque de transparence lors de l'enquête sur les origines du Covid-19.

Premier hiver hors « zéro Covid »

Le 13 novembre, devant la presse, les autorités chinoises de la Commission nationale de la santé ont tenu une conférence de presse pour signaler une augmentation de l'incidence des maladies respiratoires, semblant frapper particulièrement durement les enfants. Elles ont attribué cette augmentation à l'abandon, il y a presque un an, des restrictions sanitaires contre le coronavirus et à la circulation d'agents pathogènes connus, alors que la Chine du Nord entre dans l'hiver. Elles assurent, ce mercredi, qu'aucun « pathogène nouveau ou inhabituel » n'a été détecté.

L'OMS a cité des rapports, dont celui publié cette semaine par ProMED, qui suit les épidémies de maladies infectieuses dans le monde, mettant en garde contre une « pneumonie non diagnostiquée chez les enfants du nord de la Chine ».

Alors que parents et enfants inquiets affluent dans les unités pédiatriques de Pékin, la capitale chinoise, située dans le nord du pays, fait actuellement face à une vague de froid, avec des températures nocturnes négatives. La ville « entre dans une saison à forte incidence de maladies respiratoires infectieuses », a rappelé mercredi à la presse Wang Quanyi, directeur adjoint et chef épidémiologiste du Centre de contrôle et de prévention des maladies de Pékin.

L'OMS a dit avoir demandé des informations épidémiologiques et cliniques supplémentaires, ainsi que des résultats de laboratoire concernant les foyers signalés chez les enfants, par l'intermédiaire du mécanisme du règlement sanitaire international. Elle a également réclamé à la Chine des informations sur la circulation des agents pathogènes connus et sur la charge qui pèse sur les systèmes de santé.

Mesures de précaution

Les médias locaux ont signalé une augmentation constante des infections par un agent pathogène appelé mycoplasme chez les élèves des écoles maternelles et élémentaires. Alors que le germe a tendance à ne provoquer que de légers rhumes chez les enfants plus âgés et les adultes, les jeunes enfants sont susceptibles de développer une pneumonie, dont les symptômes durent des semaines.

Les mycoplasmes peuvent provoquer des épidémies majeures tous les trois à sept ans, a prévenu Tong Zhaohui, le vice-doyen de l'hôpital Chaoyang de Pékin, le principal centre médical de Chine pour les maladies respiratoires.

Difficulté supplémentaire, l'antibiotique le plus couramment utilisé pour traiter les infections à mycoplasmes est confronté à une résistance médicamenteuse plus élevée en Chine que partout ailleurs dans le monde. Jusqu'à 60 à 70 % des cas chez les adultes et jusqu'à 80 % des cas chez les enfants ne répondent pas au médicament, a déclaré Yin Yudong, médecin spécialiste des maladies infectieuses, au « Beijing News ».

Les données du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies ont également montré que le taux de positivité de la grippe a augmenté régulièrement en octobre, tandis que les taux de Covid continuent de baisser après un petit pic au cours de l'été.

L'OMS recommande aux personnes résidant en Chine de prendre des mesures pour réduire le risque de maladie respiratoire, comprenant la vaccination, la distanciation avec les malades, l'isolement en cas de symptômes, des tests et soins en cas de nécessité ainsi que le port du masque. (selon "Les Echos")

11 novembre 2023

Lune : étrange découverte géologique

Alors qu'ils scrutaient la surface de la Lune à la recherche d'indices sur la fréquence des impacts passés, des scientifiques ont eu la surprise de découvrir un type de relief qui « sème la confusion » au sein de la communauté géologique.

luneDans le sillage de la formation de notre système solaire il y a 4,6 milliards d'années, un projectile s'est écrasé sur la Lune, encore toute jeune, et y a creusé un bassin large de 620 km connu sous le nom de bassin des Crises. Personne ne connaît la date exacte de l'impact mais depuis plusieurs dizaines d'années les scientifiques tentent de résoudre cette équation dans le cadre d'un débat plus large autour d'un éventuel épisode de bombardement météoritique intense qu'auraient connu la Lune, et par voisinage, la Terre.

À présent, des scientifiques qui étudiaient la région ont annoncé la détection d'un cratère au sein du bassin qui semblerait contenir une couche intacte d'impactite pouvant faire office d'horloge géologique. Si de futurs astronautes ou robots pouvaient en prélever un échantillon et estimer son âge, il pourrait nous apporter des informations sur la situation de la Terre pendant la période primordiale, lorsque la vie est née sur Terre.

Et surprise, cette découverte s'est accompagnée d'un autre mystère : le bassin contiendrait également une cloque géologique plus grande que Paris, une formation comme aucune autre dans le système solaire. D'après l'article publié par l'équipe de scientifiques dans la revue Journal of Geophysical Research: Planets, cette protubérance volcanique semblerait avoir été gonflée puis fissurée par une étrange activité magmatique souterraine que les chercheurs ne parviennent pas à expliquer pour le moment.

« Cet élément est profondément troublant, » déclare Clive Neal, expert en géologie lunaire rattaché à l'université Notre-Dame, non impliqué dans l'étude.

DATATION D'UNE APOCALYPSE

La chronique des impacts du passé de notre planète est pleine de lacunes, principalement à cause de l'érosion et de la lente marche des plaques tectoniques qui effacent toutes les preuves. En revanche, l'inactivité et l'absence d'atmosphère de la Lune ont conservé des milliards d'années de cratères superposés les uns sur les autres. Ainsi, notre satellite naturel offre une chronique indirecte des impacts qui ont heurté la Terre au fil du temps.

En remontant aussi loin dans le passé de notre planète, les scientifiques pourraient essayer de percer les mystères qui entourent l'origine de la vie. Alors que les débats courent toujours autour de l'âge des plus anciens fossiles, divers candidats remontent à une période comprise entre 3,5 et 4,28 milliards d'années. Curieuse coïncidence, certaines preuves apportées par la Lune suggèrent que cette fourchette temporelle correspondrait à une période pendant laquelle la Terre était prise d'assaut par divers fragments issus de la formation du système solaire.

Les missions Apollo et plusieurs expéditions robotisées de l'Union soviétique ont rapporté des échantillons de roche en provenance des bassins lunaires et de vastes cratères sur la face visible de la Lune, des échantillons utilisés par les chercheurs pour dater les divers impacts. De nombreux prélèvements ont ainsi été datés entre 3,8 et 4 milliards d'années, ce qui laisse entendre qu'il y a un pic dans le nombre d'impacts déjà élevé à la surface de la Lune. Cette période de 200 millions d'années a plus tard été baptisée le Grand bombardement tardif.

Cependant, les récentes réévaluations ont poussé de nombreux experts à remettre en question l'âge des bassins. La source de plusieurs échantillons lunaires est incertaine, les scientifiques pensent que plusieurs d'entre eux pourraient avoir été éjectés d'un bassin à l'autre, ce qui compromet les âges estimés. De plus, si le pic s'est produit il y a 3,9 milliards d'années, comme le suggèrent les échantillons des missions Apollo, alors comment expliquer l'accalmie de 700 millions d'années juste après la formation du système solaire ?

« Étant donné que la théorie du Grand bombardement tardif vacille de plus en plus, il est crucial de déterminer si ces impacts lunaires géants se sont bel et bien formés à la même période environ, » déclare Paul Byrne, planétologue à l'université d'État de Caroline du Nord qui n'a pas pris part à l'étude.

Un seul bassin lunaire, le bassin des Pluies, met d'accord la communauté scientifique sur son âge, estimé à 3,9 milliards d'années, indique Bill Bottke, planétologue et spécialiste des astéroïdes au Southwest Research Institute de Boulder, dans le Colorado, également non impliqué dans l'étude. Une datation plus précise de l'âge des bassins grâce aux impactites qu'ils contiennent est donc nécessaire pour valider l'authenticité de cet ancien pic météoritique ; et c'est là qu'entre en jeu le bassin des Crises.

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LA MER DES CRISES

Un an avant sa mort, le spécialiste renommé de la Lune, Paul Spudis, avait publié un article dans lequel il suggérait que le bassin des Crises contenait des fragments de roches fondues datant de sa création. Moriarty et ses collègues ont donc décidé d'utiliser les données de l'orbiteur lunaire pour tenter de les trouver. Après avoir déterminé que les impactites les plus pures étaient riches en magnésium, ils ont sondé le bassin en quête de la signature spectrale caractéristique de cet élément.

L'impact à l'origine du bassin des Crises était si violent qu'il a créé une couche de roches fondues d'une épaisseur de 15 km. Cependant, d'abondantes éruptions de laves ont par la suite recouvert le bassin il y a 3,6 milliards d'années en formant une mer volcanique appelée Mare Crisium, ou mer des Crises, qui a recouvert une grande partie de la couche originelle de roches fondues. (À lire : Une masse mystérieuse détectée sous la face cachée de la Lune.)

Par chance, de précédentes modélisations de la région ont révélé que ce phénomène avait permis la formation d'îles rocheuses, les Kīpukas, au sein du bassin envahi par la lave. Sur Terre et ailleurs sur la Lune, les Kīpukas sont en fait des étendues de terre surélevées, entourées d'une lave plus jeune et refroidie. Après réflexion, l'équipe de scientifiques a estimé que si les roches fondues de l'impact des Crises devaient se trouver quelque part, c'était sur ces monticules.

Lors de leur examen de la région, ils ont remarqué qu'un Kīpuka sortait (littéralement) du lot. Cette protubérance lunaire de la taille d'une grande ville s'était élevée avant de craquer comme la coquille d'un œuf, sans qu'aucun autre relief ne vienne empiéter sur son territoire.

En regardant de plus près, un petit cratère surmontant ce Kīpuka révélait que ce dernier était en grande partie composé de roche volcanique. Cette cloque fissurée aurait jailli de terre en raison d'une activité volcanique souterraine, c'est du moins la meilleure explication dont disposent les scientifiques pour le moment, cette formation étant entourée de mystère. De plus, même si elle contient des roches fondues de l'impact, elles sont en très mauvais état, l'équipe de scientifiques a donc choisi de chercher une autre fenêtre sur l'histoire des impacts lunaires.

UNE MONTAGNE DE FEU GLACÉ

Et la chance leur a souri une seconde fois : ils ont identifié une importante signature de magnésium au sein du cratère Yerkes, niché dans le bassin des Crises. L'impact à l'origine de ce cratère de 36 km était assez puissant pour former un pic central constitué par l'écoulement puis la solidification des débris. D'après son empreinte spectrale, une quantité importante de roches fondues provenant de l'impact des Crises aurait été conservée dans cette aiguille, à l'abri de la mer de lave qui allait plus tard inonder la région.

Il est possible que cette roche fondue provienne de la formation du cratère Yerkes et non pas du plus large bassin des Crises, précise Neal. Toutefois, si les conclusions des chercheurs sont correctes, une mission à destination du cratère Yerkes pourrait nous permettre de déterminer l'âge définitif d'un second bassin lunaire. S'il est de 3,9 milliards d'années, comme le bassin des Pluies, cet âge confirmerait la théorie d'un ancien pic d'impacts de météores. En revanche, s'il est bien plus vieux, cela supposerait que les impacts colossaux étaient plus étalés dans le temps.

Dans l'éventualité d'une pluie de météores plus éparse, seules quelques régions sur Terre seraient devenues des déserts biologiques. D'un autre côté, un bombardement météoritique plus concentré aurait provoqué la fonte intégrale de la croûte terrestre, ce qui aura saturé l'atmosphère en vapeurs de silice, explique le coauteur de l'étude Dan Moriarty, géologue de l.a Lune au Goddard Space Flight Center de la NASA. En supposant qu'un tel phénomène se soit produit alors que naissait la vie sur Terre, il est tout à fait remarquable que des êtres vivants y évoluent aujourd'hui.

En fin de compte, bien que les résultats de cette étude offrent un certain éclairage sur la question, tant que nous n'aurons pas rendu visite au bassin des Crises ou à d'autres bassins lunaires, les premiers jours du système solaire resteront empreints de mystère. (selon "National Geographic")

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4 décembre 2023

L'Ukraine souffre d'un manque de munitions

Alors que l’artillerie de Kiev n’arrive pas à égaler la puissance de feu russe, l’aide américaine dans le domaine des obus a baissé de 30%. L’Union européenne a elle aussi du mal à produire des munitions pour l’armée ukrainienne.

ukraineL’Ukraine souffre déjà d’un écart considérable de puissance de feu face à l’artillerie russe et la situation va empirer. Le flux de munitions d'artillerie de fabrication américaine vers l'Ukraine a diminué de plus de 30% dans le cadre des efforts déployés par Washington pour aider Israël dans sa lutte contre le Hamas. Un officier ukrainien sous couvert d’anonymat a affirmé à ABC News que c’était un problème majeur puisque l’armée ukrainienne dépend beaucoup des systèmes d’armes occidentaux.

La raréfaction des livraisons d’obus de 155 millimètres est particulièrement grave puisque ce type de munitions représente environ 70% des besoins en artillerie de Kiev. Le haut gradé anonyme s'est également dit très inquiet du fait que l'impasse dans laquelle se trouve le Congrès américain pour approuver une future aide militaire à l’Ukraine. «Nous avons de gros problèmes, les munitions de base n'arrivent pas. Si on laisse la situation se détériorer davantage, l'Ukraine risque de perdre sa position sur le champ de bataille», a-t-il encore déclaré.

Ce responsable a ensuite expliqué que le Pentagone a assuré au gouvernement de Volodimir Zelenski que le conflit entre Israël et le Hamas ne diminuerait pas le soutien militaire des États-Unis envers l’Ukraine. Une promesse qui s’est révélée fausse selon cet officier. Du côté américain, un haut fonctionnaire, lui aussi anonyme, a rejeté cette affirmation. «Ce développement n'a absolument rien à voir avec ce qui se passe à Gaza. Les aides destinées à Kiev ont été décidées des semaines à l'avance, il n'y a donc aucun lien entre les deux conflits», a-t-il précisé à ABC News.

Il est vrai que l'administration du président américain Joe Biden a demandé le mois dernier aux législateurs d'approuver une demande d'aide supplémentaire de 91 milliards d’euros, dont la majeure partie était destinée à l'Ukraine. L'initiative s'est toutefois heurtée à la résistance des républicains, certains mettant en doute la stratégie de la Maison Blanche dans le conflit et s'opposant à un financement «carte blanche». De plus, le Pentagone est sur le point d'épuiser les fonds alloués au soutien militaire de Kiev.

L’Union européenne ne produit pas assez d’obus

Les États-Unis ont dépensé environ 95% des fonds précédemment alloués à l'Ukraine, a précisé la porte-parole du département de la Défense Sabrina Singh, ajoutant que ces fonds s'élevaient à plus de 55 milliards d’euros. Sur cette somme, il ne reste qu'environ 962 millions d’euros non dépensés. Les membres de l’Union européenne ont promis de donner un million d’obus d’artillerie à Kiev mais la production industrielle ne suit pas. «On peut se demander si l'objectif d'un million n'a jamais été réaliste. Un million, c'est facile à décider et l'argent est là, mais la production doit être au rendez-vous. Nous devons partir du principe que ce but ne sera pas atteint», avait confié à Euronews Boris Pistorius, le ministre allemand de la défense.

Les inquiétudes croissantes sur le fait que l'UE n'atteindra pas son engagement de fournir un million d'obus d'artillerie à l'Ukraine d'ici mars 2024 forcent aussi la France à faire volte-face par rapport à sa volonté précédente de produire ces munitions en Europe et pourrait en acheter à l’étranger. «Toutefois, avant de recourir à des fournisseurs étrangers, l'UE doit réellement manquer l'objectif d’un million d’obus en mars», a déclaré un diplomate français de haut rang à Politico. Il s'agit d'un changement important par rapport à la position traditionnelle de la France, qui encourage les gouvernements nationaux à acheter des armes et des munitions européennes. (selon "CAPITAL")

1 décembre 2023

Les Alsaciens connaissent-ils le droit local ?

L’Institut du droit local prépare un grand sondage afin d’évaluer la perception du droit local dans la population. Et ce dans la perspective des festivités du centenaire des lois de 1924 qui ont consacré le maintien des spécificités juridiques alsaciennes et mosellanes.

droit_localLe droit local et ses spécificités tous azimuts imposent une veille permanente dans un environnement juridique en perpétuelle évolution. C’est ce qu’expliquait ce lundi à Strasbourg le sénateur André Reichardt (apparenté LR) aux membres du Conseil représentatif du droit local qu’il préside. L’instance qui rassemble les représentants des secteurs socio-économiques, associatifs (dont les cultes), administratifs concernés par le droit local a été mise en place en 2022 à l’initiative de la Collectivité européenne d’Alsace et du département de la Moselle, avec l’Institut du droit local. Et ce pour élaborer des stratégies de défense et de promotion de ce patrimoine juridique.

Une incidence sur de nombreux domaines de la vie courante

Il est vrai que le droit local concerne de très nombreux secteurs, allant de la chasse aux cultes en passant par l’assurance maladie, le cadastre, ou encore les associations. Autant de domaines qui peuvent être concernés de façon incidente par les textes à portée générale débattus au Parlement. « Le droit local vit sa vie, explique André Reichardt. Les Alsaciens font du droit local sans le savoir. Le problème, c’est qu’au niveau national, c’est un combat quotidien. Pratiquement sur chaque texte il faut surveiller, anticiper les conséquences, faire une vraie veille juridique ».

Ainsi, ces derniers temps, il a fallu s’assurer de l’absence de conséquences d’une ordonnance concernant les études notariales ou du projet de financement de la sécurité sociale en matière d’arrêt maladie. On pense également à la question de l’uniformisation du temps de travail des fonctionnaires et des jours fériés chômés supplémentaires. D’ailleurs, l’Institut du droit local fait actuellement tourner une pétition à ce sujet, accessible via son site internet.

Une brochure, un sondage et un colloque

Mais l’actualité c’est aussi la préparation du centenaire des lois de juin 1924 qui ont consacré, après le retour de l’Alsace-Moselle à la France, le maintien du droit local hérité du passé.

Ce centenaire piloté par l’Institut sera articulé en trois temps. D’abord une information du grand public. L’institut du droit local a préparé une brochure d’information d’une vingtaine de pages, expliquant ce qu’est le droit local, ses avantages, à quoi il sert. Elle va être imprimée à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires et sera distribuée dans les semaines à venir. « Il y aura ensuite un sondage, une interrogation du grand public pour savoir ce que les gens pensent du droit local, explique le président de l’institut Jean-Marie Woehrling. Ce n’est pas la première fois, nous l’avions fait en 2005. Nous pourrons alors mesurer l’évolution de la perception du grand public.

Ce qui est important, c’est de montrer que la population d’Alsace et de Moselle veut conserver son droit local et le faire évoluer. Si d’aventure il devait y avoir des signes de moindre compréhension ou de moindre adhésion, il faudra en tirer toutes les conclusions pour renforcer ce droit local en conséquence ». Le sondage sera réalisé au printemps par Ifop. Les questions ne sont pas arrêtées.

Préparer un amendement en cas de réforme constitutionnelle

La troisième étape sera un colloque sur les lois de juin 1924 qui ont consacré le droit local, c’est-à-dire le maintien d’une partie de la législation antérieure au retour de l’Alsace et de la Moselle dans le giron de la France après la Première Guerre mondiale.

En attendant, André Reichardt coordonne le travail de parlementaires alsaciens afin de préparer un amendement qui pourrait être proposé en cas de réforme constitutionnelle et qui viserait à pérenniser le droit local et surtout lui permettre de faire l’objet d’adaptations. La veille juridique n’empêche visiblement pas d’anticiper les échéances.

1924, une date fondamentale

droit_local0Au lendemain de la Première Guerre mondiale, et après plusieurs années transitoires et insatisfaisantes, deux lois ont été promulguées le 1er   juin 1924 afin de stabiliser la situation juridique en Alsace et en Moselle. « Ces lois de 1924 ont réaffirmé le maintien de l’ensemble du droit local sauf la législation civile et la législation commerciale, qui ont été introduites par ces lois, explique Jean-Marie Woehrling, le président de l’Institut du droit local. C’était le grand moment de consécration du droit local et le Conseil constitutionnel le rappelle dans son arrêt Somodia; le législateur a voulu maintenir le droit local par ces lois ».

Selon Jean-Marie Woehrling, les termes « droit local » ne reflètent que partiellement la réalité. « C’est une formule que nous aimons bien mais qui est un petit peu trompeuse, puisque le droit local, c’est du droit national d’application territoriale. Tous les changements dépendent du Parlement et du gouvernement, il n’est en rien un danger de dispersion pour l’unité du pays. Ce sont le Parlement et le gouvernement qui le pilotent […] Ce droit, c’est ce qui a permis aux populations d’Alsace et de Moselle de s’intégrer de manière positive dans le système juridique français avec leur héritage issu des périodes antérieures, pour tirer le meilleur parti de cette situation propre aux trois départements ». (selon les DNA)

28 novembre 2023

Noël 2023 au Haut-Koenigsbourg

Le château du Haut-Koenigsbourg - situé à Orschwiller en Alsace - est sans contexte le monument le plus connu de la région. Pour les fêtes de fin d'année, il accueille lui aussi son lot d'animations : bienvenue dans les décors de Noël du château du 26 novembre 2023 au 6 janvier 2024.

ch_teau A 800 mètres d'altitude, l'ambiance festive des fêtes de fin d'année parvient à conquérir le célèbre château du Haut-Koenigsbourg. La magie de Noël s'installe et les traditions perdurent depuis des siècles. Au mois de décembre, tout¨le château du Haut-Koenigsbourg se met aux couleurs de Noël. Ici pas de décor cliquant mais une harmonie avec la nature et la forêt environnante. De petites touches décoratives retracent l’histoire de Noël et de ses pratiques au fil des siècles dans la région : ici des sapins ornés de pommes et d’hosties comme au Moyen Âge, là l’évocation des gourmandises...

Programme des animations de Noël au Château du Haut-Koenigsbourg en 2023

Période de réjouissances collectives, la fin d'année est marquée de rites hivernaux, parfois très anciens. Alors même tout blanc, le château est ouvert et il fait vivre l'esprit de Noël à ses visiteurs  grâce à de nombreuses animations ! En effet, expositions, présence des personnes de Noël, visite thématique ou théâtralisée, ateliers pour les familles, soirées de Noël ou encore soirée de conte ponctuent la période de l'Avent et de Noël au château du Haut Koenigsbourg.

Au programme des animations de Noël au Château du Haut-Koenigsbourg :

Au fil de Noël

Décors et expositions temporaires - du 26 novembre au 6 janvier

De l'Avent à la fête des rois, le château se pare de décorations qui suivent l'évolution de Noël au fil des siècles. Venus des traditions germaniques et même celtiques, des couronnes et des créatures des bois s'invitent ici et là, dans la forteresse. La part belle est faite aux sapins, décorés de boules en verre soufflé, ou ornés de pommes et d'hosties à la mode médiévale. Les salles du logis sont également décorées de compositions végétales d'hiver.

Une exposition temporaire évoque les tables de fêtes à partir des collections du château. Des pièces de vaisselle de l'empereur Guillaume II, en porcelaine datée du début du 20e siècle, sont présentées. D'autres éléments sont en étain, représentatifs de la vaisselle des nobles de la fin du Moyen Âge. Empreints de nature et d'histoires, ces décors ponctuent la visite.

Sans supplément au droit d’entrée
Décors végétaux réalisés par l’atelier Cœur de Marie

Saint-Nicolas

Déambulations de personnages de Noël - les 2 et 3 décembre

Le temps Noël a été marqué par de nombreux personnages magiques dont certains étaient déjà présents dans les coutumes médde iévales de la région. Les 2 et 3 décembre, Saint-Nicolas prend un peu d'avance et se promène à l'entrée de la forteresse. Le 2 décembre il ne manquera pas d'admirer vos réalisations après l'atelier "En Avent les couronnes" (sur inscription). Et si vous avez été bien sages, peut-être pourrez-vous caresser son cheval...

Déambulation de personnages costumés entre 10h et 16h30
Sans supplément au droit d'entrée

En Avent les couronnes !

Atelier de fabrication de couronnes - le 2 décembre

Accompagné par l'atelier Cœur de Marie, spécialisé en création florale, partagez un moment en famille ou entre amis, pour fabriquer ensemble des couronnes à partir d'éléments naturels. Après une petite présentation des traditions et des décorations anciennes, les participants laissent s'exprimer leur créativité. Nécessitant une certaine dextérité, l'atelier s'appuie sur l'entraide pour des réalisations collectives, que vous pourrez emmener à l'issue de l'atelier. En sortant n'oubliez pas de saluer saint Nicolas et de lui montrer vos réalisations. Il sera à l'entrée de la forteresse tout le weekend.

Réservation sur tickets.haut-koenigsbourg.fr
De 10h à 12h ou de 14h à 16h
À partir de 6 ans
Plein tarif : 14€ - 6 à 17 ans : 10€

Allons de l'Avent !

Atelier en famille - le 20 décembre

La fin d'année s'accompagne de légendes merveilleuses, de fêtes et de rituels, parfois très anciens. Le château en est tout décoré ! Découvrez les coutumes de ce temps « hors du temps » et profitez de cet atelier pour fabriquer vos décorations de Noël en famille.

Réservation sur tickets.haut-koenigsbourg.fr
De 10h à 12h ou de 14h à 16h
À partir de 6 ans 
Plein tarif : 14€ - 6 à 17 ans : 10€

Et la lumière fut !

Atelier en famille - le 27 décembre

Un atelier créatif en famille pour aborder la lumière sous toutes ses facettes…Recherchez et décryptez les vitraux qui se trouvent dans la forteresse, puis découvrez quelles sont les différentes étapes de fabrication. Cet atelier est aussi l'occasion de s'inspirer des techniques des vitraillistes pour un moment créatif en famille. Bref, l'occasion d'expérimenter, d'imaginer, de comprendre et de mettre en lumière tous vos talents artistiques !

Réservation sur tickets.haut-koenigsbourg.fr
De 10h à 12h ou de 14h à 16h
À partir de 6 ans 
Plein tarif : 14€ - 6 à 17 ans : 10€

Les visites du château en décembre

Passer la porte du château du Haut-Koenigsbourg, c'est plonger dans l'univers du Moyen Âge. De la cour basse avec son auberge, sa forge et son moulin, aux escaliers en colimaçon qui mènent aux appartements meublés du seigneur… découvrez une architecture, des collections, une atmosphère chargée de 900 ans d'histoire. Et c'est en visitant le château librement et en découvrant le parcours à votre rythme, que vous profiterez pleinement du monument, ses richesses et ses détails. Une visite privilégiée dans cette impressionnante forteresse.

Tous les jours aux horaires du château
Droit d'entrée : Plein tarif : 9€ / Tarif réduit : 7€
6-17 ans : 5€ / 6-17 ans tarif réduit : 4€

Pour compléter votre visite au château, de nombreux marchés de Noël autour du Haut-Koenigsbourg sont à découvrir dans les environs : les marchés de Noël de Marckolsheim et Sélestat ou le village de Noël d'Orschwiller en sont quelques exemples. (selon "JDS - Sélestat")

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16 novembre 2023

Quand Blienschwiller faisait la révolution

Le journaliste et poète Jean-Christophe Meyer a grandi à Blienschwiller où il plante le décor de son premier roman jeunesse, Le Bundschuh vivra ! Il y raconte une mémorable révolte des habitants en 1493, annonciatrice de la guerre des Paysans au début du XVI siècle.

blienschwillerIl n’y avait que Jean-Christophe Meyer pour écrire cette histoire : il la porte en lui depuis son enfance, nous raconte-t-il à deux pas de la fontaine qui sert de cadre à l’une des premières scènes du roman, au centre de Blienschwiller. Cette histoire, qu’il avait à cœur de transmettre à ses deux jeunes enfants, est aussi « un hommage aux habitants. »

La révolte des paysans contre les inégalités d’alors

C’est un charmant village au milieu de collines plantées de vignes, au pied des montagnes vosgiennes, non loin de Sélestat. Charmant mais bouillonnant, nous apprend Jean-Christophe Meyer assis dans la cuisine du domaine viticole familial. On est vigneron chez les Meyer depuis au moins le XV siècle à en croire les archives, peut-être plus loin encore, et l’un de ses deux frères a repris l’activité. La commune de 300 âmes compte d’ailleurs encore une trentaine de vignerons.

Dans le fumet gourmand d’un baeckeoffe mitonné par son père, Jean-Christophe Meyer explique comment il est tombé petit dans la marmite de l’histoire. Son père justement. Il avait créé un syndicat d’initiatives dans le village et proposait avec « Passé recomposé » des saynètes historiques. L’une d’elles racontait le Bundschuh, cette révolte des paysans contre les inégalités d’alors, entre impôts démesurés, procès iniques et pouvoirs seigneurial et ecclésiastique écrasants.

Le nom du mouvement vient des chaussures à lacets portées par les insurgés qui n’avaient pas les moyens d’avoir des bottes. Jean-Christophe a alors une dizaine d’années, sa passion pour l’histoire locale ne le quittera plus.

Journaliste à L’Alsace , à Saint-Louis, après des études de sciences politiques et l’école de journalisme de Strasbourg, il est aussi poète en français et en alsacien (édité, faut-il préciser, en France, en Allemagne et jusqu’au Québec !). Il a appris le français à l’école : pour un enfant né en 1978, ce n’est pas si courant - mais il n’était pas le seul à Blienschwiller, précise-t-il.

« L’esprit Bundschuh est resté, ils ont un côté rebelle les gens de Bliensch’ »

Dans son récit, les conjurés prêtent serment à la lueur de flambeaux au sommet de l’Ungersberg, sous les regards du jeune héros, Diebold, orphelin de mère, de son amie Agnès et d’un troisième larron, Anton. Chef de file du mouvement, Jacob Hanser, maître boucher dont Diebold est apprenti, prévôt du village. La vie quotidienne dans ce Moyen Âge finissant est dépeinte avec soin, elle porte en germe la révolte qui vient. Les tentatives pour l’écraser n’y feront d’ailleurs rien et la guerre des Paysans éclate en 1525. L’insurrection à Blienschwiller aura été l’un de ses nombreuses prémices.

Le Bundschuh est resté dans les mémoires. Lorsqu’il a été question de s’opposer à la grande région, des chaussures de vignerons avaient été accrochées aux fenêtres des maisons du village, signale Jean-Christophe Meyer : « L’esprit Bundschuh est resté, ils ont un côté rebelle les gens de Bliensch’ et le revendique encore aujourd’hui ! »

Son village et les alentours, jusqu’à Sélestat, sont au cœur du roman. Les archives de procès de certains Bundschuher nourrissent l’intrigue. Jean-Christophe Meyer s’appuie aussi sur de solides références, les ouvrages d’Albert Rosenkranz, La guerre des paysans de Georges Bischoff, ou encore Le soulier lacé , d’Antoine Beck.

Des illustrations de Benjamin Strickler, un cahier historique de Daniel Fischer

Pour le lancement de ce nouvel épisode de Graine d’histoire, exigeante collection jeunesse de la Nuée Bleue qui en est à son onzième volume en trois ans, toute l’équipe a fait le déplacement à Blienschwiller. Benjamin Strickler, auteur des illustrations de tous les volumes, Daniel Fischer, qui signe le cahier historique complémentaire au roman, Sylvie de Mathuisieulx, directrice de la collection, qui a accompagné Jean-Christophe dans l’écriture de ce premier roman, Mathilde Reumaux également, directrice de la Nuée Bleue qui observe que la série trouve son public. L’objectif est de couvrir toutes les périodes saillantes de l’histoire, en remontant jusqu’aux mammouths. Voilà maintenant à portée d’enfants la guerre des Paysans. (selon les "DNA")

14 novembre 2023

Il y a 4,5 milliards d'années, une planète s'est écrasée sur la Terre

La Lune est née de la collision entre la Terre et Théia, un objet de la taille de Mars dont les scientifiques pourraient avoir localisé les vestiges dans le manteau terrestre.

terreIl y a 4,5 milliards d'années, le système solaire se résumait à une immense partie de flipper cosmique. À cette époque, une protoplanète de la taille de Mars a percuté la Terre encore en formation. La collision a été si puissante qu'elle a fait voler en éclat cet impacteur, baptisé Théia, et propulsé d'énormes quantités de matière en orbite autour de la Terre, une matière qui a fini par s'amalgamer pour donner naissance à la Lune.

Comme le suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Nature, l'impacteur aurait laissé quelques plumes à la surface de la Terre naissante et ces débris auraient ensuite sombré dans les entrailles de notre planète. L'étude montre que cette matière déposée par Théia pourrait expliquer la présence de deux énormes masses particulièrement denses dans le manteau terrestre. 

Depuis plusieurs décennies, les géoscientifiques ont conscience de l'existence de blocs de matière plus denses à la base du manteau, près de la frontière avec le noyau. Dans cette nouvelle étude, le géophysicien Qian Yuan et ses collègues de l'université Caltech utilisent des simulations de l'impact à l'origine de la Lune et de l'évolution de la structure interne de la Terre pour tenter de localiser les vestiges de l'impacteur et étudier leur transformation au fil du temps.

« C'est un résultat fascinant et provocateur, » déclare Robin Canup, planétologue au sein du Southwest Research Institute de Boulder, dans le Colorado, qui n'a pas pris part à l'étude. « Cela voudrait dire qu'il y a sur Terre de la matière qui pourrait nous en apprendre plus sur Théia et nous aider à comprendre l'impact à l'origine de la Lune. »

VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE

Tel un oignon, la structure interne de la Terre se compose de différentes couches. En revanche et contrairement à cet aromate, le noyau de notre planète est chaud, dense et en grande partie métallique, constitué d'une couche externe liquide en rotation autour d'une sphère plus dense de 1 216 km de rayon. En dehors du noyau se trouve le manteau qui représente 80 % du volume de notre planète et sur lequel repose la croûte, la surface de la Terre.

Le manteau est le véritable théâtre des opérations terrestres : l'endroit où les plaques continentales s'avancent et s'entrechoquent, où le magma entame sa lente remontée vers la surface. Seulement voilà, le manteau est également difficile d'accès en raison de sa profondeur, ce qui laisse peu d'options aux scientifiques qui souhaitent l'étudier hormis celle de mesurer les ondes sismiques qui le parcourent durant les séismes. En traversant des matériaux de différentes densités, ces ondes changent de vitesse et de direction. En compilant ces fragments d'information, les chercheurs sont en mesure de cartographier l'intérieur de notre planète.

Ce type d'étude a permis d'identifier deux énormes blocs dans la partie basse du manteau dont la densité et la composition diffèrent de leur voisinage. Le premier se situe sous l'Afrique du Sud et le second sous l'océan Pacifique. Les ondes sismiques ralentissent en traversant ces masses, ce qui leur a valu le nom scientifique de Large Low-Shear-Velocity Provinces (LLSVP), pour grandes provinces de faible vitesse d’ondes. Également appelées superpanaches, ces régions sont plus denses que le reste du manteau et leur présence semble remonter à plusieurs milliards d'années.

Cela dit, le processus d'apparition de ces superpanaches dans le manteau reste un mystère pour les scientifiques. Selon la nouvelle étude, ils proviendraient de la protoplanète qui a percuté la Terre et conduit à la formation de la Lune.

BÂTIR LA LUNE

Lorsque l'impacteur Théia a frappé la Terre il y a 4,5 milliards d'années, il a volé en éclat et des nuages de vapeur et de débris en fusion ont enveloppé la Terre avant de s'amalgamer pour former la Lune. Ces cinquante dernières années, les scientifiques ont étudié des échantillons lunaires recueillis au cours des missions Apollo et sur des chutes de météorites. Ils ont ensuite combiné ces données à des modèles informatiques pour écrire cette histoire qui constitue notre principale théorie sur la formation de la Lune.

Quelques questions subsistent toutefois au sujet de cette théorie et l'une d'entre elles n'a pas manqué de retenir l'attention du géophysicien Qian Yuan alors qu'il était encore étudiant : pourquoi n'avons-nous pas trouvé de vestiges de Théia sur Terre ?

Yuan s'est plongé dans le sujet pour sa thèse à l'université d'État de l'Arizona sous la direction de Minming Li. Le binôme a tout d'abord contacté les scientifiques responsables de la modélisation des hypothèses de l'impact géant.

L'astrophysicien Hongping Deng de l'observatoire astronomique de Shanghaï en Chine s'est chargé de modéliser la collision entre Théia et notre jeune planète, pour ensuite simuler la façon dont les matériaux des deux corps se seraient mélangés ou non à l'intérieur de la Terre. En intégrant des données plus précises que les précédentes simulations, son modèle a permis de révéler qu'une partie de la matière de Théia entrée en fusion après l'impact serait restée sur Terre. 

Toujours selon le modèle, cette matière plus dense que le manteau supérieur de la proto-Terre se serait enfoncée dans le manteau inférieur, où elle aurait formé cette masse identifiable, sans jamais se mélanger à la matière terrestre. « J'ai essayé de les mélanger, assure Deng à propos de sa simulation, mais elles ne voulaient pas. »

MÉLANGE EN FUSION

La principale problématique à laquelle se heurte ce nouveau modèle, reprend Canup, c'est de savoir si la matière déposée par l'impact « a réellement pu échapper au mélange et à l'homogénéisation dans le manteau terrestre au cours des 4,5 milliards d'années qui ont suivi. »

L'hypothèse est loin de faire l'unanimité. « Dans nos simulations, le manteau de Theia et celui de la Terre se sont plutôt bien mélangés » témoigne la planétologue Miki Nakajima de l'université de Rochester à New York. Ces dernières années, ses travaux se sont intéressés à l'évolution de la structure interne des planètes rocheuses de notre système solaire.

« Je ne pense pas que la matière de l'impacteur se serait complètement mélangée, mais le degré d'homogénéisation est sous-estimé dans cette étude, » ajoute le géodynamicien Maxim Ballmer de l'University College de Londres. Sans être associé à l'étude récemment publiée dans la revue Nature, Ballmer a collaboré avec Deng sur une étude connexe il y a quelques années.

Les scientifiques reconnaissent que ces régions à la densité supérieure occupent depuis bien longtemps le manteau terrestre, mais leur âge exact et leur origine restent encore sujets à débat.

« Il existe une explication alternative à la formation de ces superpanaches, » ajoute Ballmer. Il évoque notamment une théorie selon laquelle le manteau solide que nous connaissons aujourd'hui était autrefois une épaisse couche de magma en fusion, avant de se différencier pour former les couches actuelles. La couche supérieure s'est solidifiée rapidement en diffusant sa chaleur dans l'espace. La couche inférieure s'est quant à elle solidifiée plus lentement et aurait donc eu le temps de former des régions plus ou moins denses, selon certaines études.

La prochaine étape sera de comparer les signatures chimiques des matériaux présents dans ces superpanaches et sur la Lune, en grande partie composée de Théia. « S'ils ont la même empreinte géochimique, ils proviennent forcément de la même planète, » indique Yuan.

Prélever de nouveaux échantillons reste cependant plus facile à dire qu'à faire. Il est impossible de forer la Terre jusqu'aux superpanaches. Cela dit, comme nous l'explique Yuan, il arrive que des roches du manteau inférieur se fraient un chemin jusqu'en surface, c'est notamment le cas des basaltes des îles océaniques.

La surface de la Lune est exposée à l'érosion spatiale depuis des milliards d'années et risque d'être contaminée par des météorites ; les chercheurs aimeraient donc analyser des échantillons du manteau lunaire également. Ceux dont ils disposent à ce jour proviennent principalement de la surface.

Pour obtenir de nouveaux fragments de la Lune, il faudra attendre une future mission de retour d'échantillons à destination de son pôle Sud, où le manteau est plus exposé et accessible. D'ici là, les scientifiques continueront d'affiner leurs modèles pour essayer d'identifier le spectre de Théia. (selon "National Geographic")

24 octobre 2023

Ces chers coqs du Val de Villé

Même dans les petits villages de campagne d’Alsace, l’histoire se répète ! Dans la vallée de Villé, un coq trop bruyant a envenimé les relations entre voisins. Le chant du gallinacé a indisposé l’un des riverains.

coq1À l’automne dernier, un jeune retraité avait en effet installé un poulailler avec dix poules et un coq à l’arrière de sa maison. Les relations se sont rapidement détériorées. D’autres éleveurs ont pris la défense de l’aviculteur amateur, une pétition a même circulé et l’affaire a été portée devant le conciliateur de justice… Pour préserver le volatile, son propriétaire l’a finalement mis à l’abri, les poules poursuivant leur existence entre congénères féminines.

Mais l’aviculteur amateur n’avait pas dit son dernier mot ! Il vient en effet d’acquérir un tout jeune coq. Celui-ci donne aussi de la voix auprès de quatre poules de réforme. Afin d’éviter un nouveau conflit de voisinage, un deuxième poulailler a été construit plus à l’écart. Et des caméras de surveillance ont même été installées ! On attend avec impatience le remake du film d’animation Chicken run  ! (selon les DNA, "Esch's wohr" du 22/10)

coq3* NB : et ce dimanche matin 22 octobre, le coq de la ferme n'a pas chanté ! Aurait-il compris la leçon ? ou un voisin lui a-t-il coupé la tête ?

8 novembre 2023

Ticket de caisse dans la vallée...

Un décret, publié le 1er avril au Journal officiel, reportait au 1er août 2023 l'interdiction d'impression systématique des tickets de caisse et autres tickets remis dans les magasins. Cette mesure, introduite par la loi Antigaspillage et économie circulaire (Agec) de février 2020, devait initialement entrer en vigueur au 1er janvier 2022. Un premier décret, publié en décembre 2022, reportait déjà cette échéance au 1er avril.

ticket2Pour rappel, la loi prévoit de systématiser l'impression à la demande des tickets de caisse dans les surfaces de vente et dans les établissements recevant du public, des tickets de carte bancaire, des tickets émis par des automates, et des bons d'achat et tickets promotionnels.

Il est aussi à rappeler que cette mesure est destinée à limiter les utilisations soi-disant inutiles de papier. Aussi, suis-je à chaque fois étonné lorsque je fais mes courses dans l'un ou l'autre supermarché sur la mise en place de la pratique : la caissière (parfois le caissier) imprime le ticket de caisse, puis me demande si je souhaite le prendre. En cas de réponse négative de ma part, elle (ou il) le chiffonne et le jette à la  poubelle.

Où sont donc l'économie et l'antigaspillage de papier qui doivent participer au sauvetage de le planète ?

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7 novembre 2023

Il voulait "découper et manger" des prostituées à Strasbourg

En janvier 2022, un homme avait menacé une prostituée et sa copine, dans le quartier Port du Rhin à Strasbourg. Le tribunal correctionnel vient de le condamner.

Un ressortissant allemand de 57 ans a été condamné, mardi 15 mars 2022, à quatre mois de prison ferme pour avoir menacé, en janvier dernier, une prostituée bulgare et sa copine, dans le quartier du Port du Rhin, à Strasbourg.

Une histoire de vengeance ?
A la barre du tribunal correctionnel, la défense du prévenu a évoqué une histoire de ressentiment, sur fond d’escroquerie et de manipulation amoureuse de la part de la prostituée bulgare – toujours selon la défense. Une plainte pour escroquerie est d’ailleurs déposée en Allemagne, font savoir les DNA.

Le quinquagénaire et la femme se sont fréquentés pendant « environ trois ans », ajoutent ces derniers.

Interdiction d’entrer en contact avec les prostituées

Pour autant, le tribunal a condamné l’homme à neuf mois d’emprisonnement, dont cinq mois avec sursis avec maintien en détention. 

Il a par ailleurs interdiction d’entrer en contact avec les deux prostituées.

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1 novembre 2023

Soutien à la Palestine : le député LFI Emmanuel Fernandes dénonce les conditions de garde à vue des interpellés

Pas assez de cellules, ni de matelas, le député de la France Insoumise du Bas-Rhin, Emmanuel Fernandes a dénoncé avec "indignation" les conditions de garde à vue des personnes interpellées vendredi 13 octobre 2023 suite à une manifestation non-autorisée en soutien à la Palestine.

palestineAprès l'interpellation de 13 personnes lors de la manifestation non autorisée en soutien à la Palestine vendredi 13 octobre 2023, le députéde la France Insoumise du Bas-Rhin, Emmanuel Fernandes a exercé son droit de visite sur les lieux de privation à l'hôtel de police de Strasbourg. Il dénonce les conditions indignes de garde à vue de ces interpellés.

23 personnes pour 20 cellules, manque de matelas...

Ce qui l'a choqué : "l'odeur ambiante d'urine séchée, d'égout...", précise le député joint par téléphone ce dimanche 15 octobre 2023. "Vous arrivez dans un sous-sol, que les agents de police appellent les geôles. Il y a une vingtaine de cellules qui sont abîmées, salies", raconte-t-il. Il ajoute : "Au fond de ces petites cellules, il y a une sorte de marche dure et puis le sol, rien d'autre".

Vendredi, lorsqu'il a visité les lieux où allaient dormir les interpellés, il a été marqué par le manque de matelas. "En principe, chaque détenu doit avoir un matelas et une couverture. Mais ce soir-là, il y avait 23 personnes enfermées pour 20 cellules. On m'a dit : "Même si on avait des matelas supplémentaires, on ne les poserait pas au sol, car c'est trop sale", alors que des personnes dorment à même le sol", souligne Emmanuel Fernandes.

"Ce monsieur de 70 ans va dormir à même le sol"

Pour lui, "ce ne sont pas des choses qu'on peut accepter dans un pays des droits de l'homme". Dans une vidéo qu'il a publiée sur X (ex-Twitter), il fait part de son indignation concernant Jean-Claude Meyer, président de l'Union Juive pour la Paix. "Ce monsieur de 70 ans, qui souhaitait manifester ce soir dans un pays libre, va dormir à même le sol. Voilà où on en est en France aujourd'hui".

Dans un communiqué publié par le syndicat police Alliance 67, il est écrit qu'un "élu de la République a ordonné le déplacement de huit personnes placées en garde à vue vers d'autres locaux de police et de gendarmerie sous prétexte que les lieux ne respectaient pas la dignité des personnes". Ce que conteste avoir fait Emmanuel Fernandes, "je n'en ai strictement pas le pouvoir", précise-t-il.

"Il est scandaleux dans un pays de droit qu’une interdiction globale puisse être prononcée par le ministre de l’Intérieur. Ce n'est pas une manière démocratique. C'est une atteinte totalement scandaleuse aux libertés fondamentales", déclare le député.
"Il faut que nous continuions toutes et tous ensemble à lutter pour la justice, pour la paix, pour que cesse cette guerre et que la liberté de manifester puisse s'appliquer", conclut-il dans sa vidéo. (selon "Franceinfo")

25 octobre 2023

En Pologne, les jeunes ont fait chuter les populistes.

En cette semaine d’actualité toujours aussi tragique au Proche-Orient, après quelques couacs, les 27 tentent d’afficher un peu d’unité sur les grands dossiers diplomatiques, mais aussi économiques. Laurence Boone, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, estime que le soutien sans réserve de la présidente de la Commission européenne à Israël « reflète une position personnelle : les Européens sont alignés pour un soutien, dans le respect des règles du droit international. »

Pour elle, « l’Europe a augmenté son aide aux populations civiles, aides difficiles à acheminer par le Sud, mais elle ne finance en aucun cas les terroristes », ou le Hamas. La démocratie menacée par les terroristes qui ont frappé, cette semaine encore, en France et en Belgique, exige « qu’on se mobilise pour rester unis et défendre nos valeurs ».

Par ailleurs, en Pologne, elle se félicite de la victoire de l’opposition démocratique et pro-européenne, grâce à la mobilisation de la jeunesse. Elle y voit un message pour les futures élections européennes « Un enjeu important car le vote permet de changer les choses ». Elle met en garde contre « les structures verrouillées de l’État », qui s’installent quand un pays rogne sur l’État de droit. Sur l’Ukraine, elle reconnait que la solidarité faiblit en Slovaquie et Hongrie, avec le voyage de Victor Orban en Chine où il a salué Poutine : « c’est scandaleux de la part d’Orban, quand on prend les routes de la soie avec la Chine, il y a toujours un prix ! » (selon RFI)

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9 novembre 2023

Une aire de covoiturage à Val de Villé ?

La presse locale de ce matin 8/11/23 laisse pantois plus d'un lecteur des vallées de Sainte-Marie-aux-Mines et Villé !

contournement0On aura en effet tout vécu avec les différentes affaires liées au contournement de Châtenois. Alors que ce fameux contournement, qui pourrait certes être d'une grande utilité, mais dont le chantier est à l'arrêt par décision de justice et dont on ne sait pas quand il repartira (ni même s'il repartira un jour ?), fait encore parler de lui à propos d'une éventuelle aire de covoiturage au lieudit Val de Villé.

contournement1Oui, mais voilà ! Les terrains nécessaires à l'aménagement de cette aire ne sont pas encore achetés par la collectivité, et ne sont pas prêts de l'être. En effet, ils sont constructibles et occupés majoritairement par des entreprises depuis bien longtemps, qui ont déjà notifié au maire de Châtenois leur refus de vendre quoi que ce soit.

Et le prix horriblement bas envisagé n'est pas un encouragement à leur égard. Ce qui fait que sur l'ensemble des achats à réaliser, seul un propriétaire a accepté de vendre 30 ares, ce qui n'est même pas l'intégralité de son bien.

Alors l'endroit idéal selon le vice-président de la comcom de Sélestat, maire de Muttersholtz et ancien dirigeant écologiste (que des propriétaires du lieudit Val de Villé ont même refusé de recevoir en compagnie du premier magistrat de Châtenois) n'est-il pas tout simplement l'endroit impossible ?

Mesdames messieurs les élus, vous auriez pu y réfléchir avant ? Notamment au moment de la vente de biens immobiliers par la SNCF ? Là, vous arrivez trop tard !

19 octobre 2023

A la ferme des Hutten à Saint-Pierre-Bois

huttenConnaissez-vous les Sarkasticks Band ?? Ils viennent samedi 21 octobre animer notre soirée à la Ferme des Hutten de 18h à minuit!

Ils sont les rois des Oktoberfest, les pros des musiques des BONNES soirées: musique allemande, chanson française, d'antan et d'aujourd'hui, leur répertoire est impressionnant, demander votre chanson préférée et vous l'aurez!!!
Rendez-vous samedi 21 octobre pour bien manger, bien boire, bien vous amuser et surtout fêter les vaches, la bière et la musique à la Ferme des Hutten!!!

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5 novembre 2023

Des voisins encerclent la maison d'une retraitée de 94 ans d'un grillage

Un jeune couple a "clôturé" sa voisine de 94 ans dans un petit hameau en Gironde. À l'origine de cet incident "dangereux" pour la santé de la nonagénaire, un différent lié à un chemin commun.

girondeL'affaire a été jugée cette semaine au tribunal administratif.Un beau matin, Jeanne Saligue, 94 ans, se réveille dans sa maison de Saint-Médard-d’Eyrans en Gironde. Quand soudain, elle aperçoit un grillage tout autour de sa demeure.

Désormais, elle ne peut plus recevoir de visite, chose problématique, car la nonagénaire doit régulièrement recevoir les soins d’une infirmière et d’un kiné. Mais ces derniers ne peuvent désormais plus accéder au domicile de leur patiente.

Installer un autre portail de l’autre côté ?

En 2017, Jeanne a vendu les deux terrains à proximité de sa maison à un jeune couple qui y a fait construire sa maison l’année suivante. Entre les deux propriétés, un chemin commun qui, selon l’acte de vente, appartient à tous les bailleurs du hameau, donc à Jeanne et au couple nouvellement propriétaire. Mais, sur le plan du géomètre, la maison de Jeanne n’est pas mentionnée et ce dernier attribue ainsi le chemin au couple. La situation s’aggrave pour Jeanne puisqu’un permis de construire est ensuite déposé à la mairie pour clôturer le passage commun. «La mairie n’a pas vérifié si ce passage appartenait à d’autres propriétaires, car ce n’est pas un paramètre obligatoire pour accorder un permis de construire. Dans ce cas, il aurait fallu l’accord de tous les propriétaires. Ce n’est pas le cas», explique à nos confrères l’avocat de la retraitée.

Jeanne et son fils portent plainte devant le Tribunal administratif. En vain, puisque le permis est aux normes. Désormais, le climat est très tendu entre les voisins. «Au bout de trois jours, j’ai vrillé et j’ai arraché la clôture pour que nous puissions passer», reconnaît le fils de Jeanne. «Les voisins ont porté plainte pour dégradation de biens. Je m’en fous, la santé de ma mère passe avant tout». Autre mésaventure : les soignants qui se relaient auprès de Jeanne ont également été pris à partie par le couple de voisins. Certains ont même retrouvé leur voiture entourée de rubalise après s’être garés dans le chemin.

«Le juge dit qu’il n’y a pas de trouble anormal illicite. Tout semble spectaculaire, mes clients ont l’air irrationnels, mais c’est une revendication du droit de chacun», balaie l’avocat du couple auprès du Républicain.

17 octobre 2023

Des eurodéputés à... Disneyland

À la suite d'une erreur d'aiguillage, le train transportant des eurodéputés pour une session plénière du Parlement européen a finalement été envoyé ce lundi à Marne-la-Vallée, la gare qui dessert Disneyland.

sncfTous les mois, un train emmène de Bruxelles à Strasbourg plusieurs centaines d'eurodéputés ainsi que leurs collaborateurs, pour la séance plénière du Parlement européen. Mais le train de ce lundi matin n'est pas arrivé à la destination prévue : il a manqué l'interconnexion à l'approche de l'Île-de-France et a donc été envoyé vers Marne-la-Vallée, à la gare qui dessert... Disneyland Paris.

« ''Quand la magie prend vie'', le slogan de Disney bientôt celui du Parlement européen ? » Grâce à ce message partagé sur X (ex-Twitter) par Emmanuel Foulon, un membre de la délégation, l'information a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et provoqué l'hilarité des députés, groupes parlementaires et médias suivant l'actualité du Parlement.

Un incident rare

Heureusement, après avoir fait demi-tour à Marne-la-Vallée, le train a fini par arriver à Strasbourg, à 12h50 avec 45 minutes de retard. Selon SNCF Réseau, ce genre d'incident, une erreur d'aiguillage, reste très rare.

« Est-ce que ça inspirera un film Disney ? La session plénière et le train qui voulait partir en vacances... », a écrit sur X Pelle Geertsen, conseiller presse d'un député européen danois. (selon "DNA")

27 octobre 2023

L'arme secrète des commandos ukrainiens en Crimée

James Bond n'a qu'à bien se tenir !

ukraineSi on parle de jet-ski (ou motomarine en bon français), ce qui vient d'abord en tête, c'est au mieux des touristes bruyants sur la Côte d'Azur, au pire Emmanuel Macron avec ses lunettes Aviator qui s'amuse l'été au fort de Brégançon (Var). Pas spécialement des commandos militaires ukrainiens sur les bords de la mer Noire.

Pourtant, si l'on en croit une video, publiée début octobre sur Telegram par la direction générale du renseignement du ministère de la Défense ukrainien (HUR MOU), l'unité des forces spéciales ukrainiennes Artan, spécialisée dans le harcèlement des forces russes dans l'ouest de la Crimée, serait particulièrement friande de ce véhicule nautique à moteur.

Dans la vidéo en question, relayée sur X (anciennement Twitter) et par le site du magazine américain Popular Mechanics, on suit une formation de scooters des mers et quelques bateaux à moteur occupés par les commandos Artan, équipés de lunettes infrarouges de vision nocturne, de fusils d'assaut et de mitrailleuses de plus gros calibre.

Sans dater cette «opération spéciale du renseignement militaire ukrainien sur le territoire de la Crimée temporairement occupée», le HUR MOU a détaillé ce raid contre les forces russes dans la péninsule. «L'unité spéciale Artan a débarqué sur la côte ouest. [...] Les forces spéciales ont engagé une bataille féroce avec les envahisseurs russes dans les territoires occupés spécifiés, infligeant des pertes significatives à l'ennemi.»

Course-poursuite en jet-skis au clair de lune

Les forces spéciales ukrainiennes auraient été prises en chasse en s'échappant une fois leur mission achevée. «Après avoir accompli une mission de combat, les soldats d'Artan ont également mené une bataille en mer. L'ennemi a tenté de poursuivre les forces spéciales à bord de patrouilleurs de surface à grande vitesse, avec le soutien de l'aviation.»C'est donc bien d'une course-poursuite en scooters des mers dont parlent les services de renseignement ukrainiens, exauçant au passage les vœux les plus chers de nombreux fans de James Bond.

Les jet-skis ne serviraient d'ailleurs pas qu'à infiltrer des commandos dans des zones sensibles. L'Ukraine les utilise également comme des drones navals de surface, en les modifiants pour les transformer en véhicules kamikazes. Ce fut notamment le cas lors de l'attaque dans le port de Sébastopol le 29 octobre 2022, lorsque sept drones maritimes ont endommagé plusieurs navires de guerre russes, dont un dragueur de mines et une frégate. Depuis, le système expérimental a été réutilisé à plusieurs reprises dans la guérilla navale que mène l'Ukraine en mer Noire.

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire que ces véhicules de loisir sont utilisés par les militaires. Le Corps des Marines des États-Unis a commencé à s'en servir dès le début des années 1960. Il faut dire que pour une armée aux moyens limités comme celle de l'Ukraine, ils présentent de nombreux avantages. Maniables, rapides (jusqu'à 140 km/h) et bon marché, ils sont parfaits pour des opérations militaires discrètes le long des côtes. (selon "Korii")

29 septembre 2023

En tyrolienne au-dessus du val de Villé

Ouvert mi-mai, le Verti’Cable du Parc Alsace Aventure à Breitenbach (67) attire de nombreuses familles. Allant jusqu’à 90 km/h, longue de 900 mètres et tendue à 50 mètres de hauteur, cette attraction allie sensation forte et découverte du paysage.

breitenbachEn s’équipant de son casque et de son baudrier, Arnaud est un peu tendu. Sa fille, Margaux, 13 ans, est impatiente. Ces Strasbourgeois testent pour la première fois le Verti'Cable, la tyrolienne du Parc Alsace Aventure au col du Kreuzweg, sur la commune de Breitenbach (67). La veille au soir encore, Arnaud regardait le site du parc avec une pointe d’appréhension. Maxi-tyrolienne, à 50 mètres de hauteur, sur 900 mètres de longueur, jusqu’à 90 km/h de vitesse… Mais trop tard, ce papa a accepté le défi pour faire plaisir à sa fille intrépide, qui « adore les sensations fortes ».

Mise en place mi-mai, cette tyrolienne est la nouveauté 2023 du parc alsacien. « Notre but, c’est de proposer tous les ans une nouvelle activité », explique Anaïs Schneider, opératrice à Alsace Aventure. L’activité est ouverte aux enfants à partir de 7 ans, et les familles sont nombreuses à s’y rendre. Seules contraintes : ne pas peser plus de 110 kilos, bénéficier d’une météo sans vents violents et, évidemment, ne pas avoir le vertige !

Une vue imprenable

Aujourd’hui, pas de navette pour aller jusqu’au départ. Il faut monter à pied, par les chemins de montagne. Alessandro et Eva, respectivement 12 ans et 13 ans, marchent d’un pas déterminé. Leurs parents, Anne-Lise et Christian, venus des Yvelines pour les vacances, les attendent en bas. Eva avoue avoir « un peu peur de la vitesse et d’être bloquée au milieu ». Mais une fois en haut, Capucine, s’occupant d’équiper et de briefer les participants, rassure tout le monde. « Gardez vos mains sur la poulie et profitez du paysage sur votre droite. »

Au bord du vide, la vue sur les sapins de la vallée de Villé est saisissante. C’est le moment de ne pas reculer et de se lancer… C’est parti ! Finalement, pas de sensations extrêmes, la descente est agréable, douce et… rafraîchissante, un plus lorsque la canicule sévit. Pendant la minute que dure le trajet, le temps est comme suspendu et notre attention est accaparée par la beauté du paysage qui défile. Seul le freinage un peu brusque à l’arrivée nous fait sortir de nos songes.

Quelque peu déboussolée mais l’allure fière, Margaux arrive dans les premières. « C’était super ! Le paysage, c’était trop beau. » Même pas peur. Elle est suivie de près par son père, qui arrive, lui aussi, sourire aux lèvres. « Aucun regret, j’ai beaucoup aimé », se réjouit-il. S’ensuit un check complice pour clore en beauté cette journée d’aventure. (selon les DNA)

6 octobre 2023

La volksmusik au 21e gala des Machores

2022 a été l’année de la reprise post-Covid et devant le beau succès enregistré lors de cette édition anniversaire des 20 ans, l’association des Machores de Sélestat remet cela le dimanche 15 octobre à la salle des Tanzmatten à Sélestat.

Toujours aussi enthousiaste, l’association a concocté un programme alléchant et renouvelé afin de ravir le public tout au long de ce dimanche après-midi.

À l’affiche cette année : Geri, chanteur et compositeur du célèbre ex-groupe des Klosterthaler. Il fera partie du plateau d’artistes de renommée internationale, tels Sunrise, le duo Nathalie Lament et Stephan Micha, ou encore Jommy Steib. Tous sont connus pour leurs prestations sur les chaînes allemandes, suisses et autrichiennes.

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27 septembre 2023

En Turquie, une langue indo-européenne inconnue

Des fouilles archéologiques, réalisées dans le secteur de Boğazköy-Hattusha, au centre de la Turquie, par une équipe de l'Institut archéologique allemand, ont mis au jour des écrits cunéiformes. Ces derniers font état d'une langue indo-européenne jusqu'à présent inconnue, le kalašma.Des fouilles archéologiques, réalisées dans le secteur de Boğazköy-Hattusha, au centre de la Turquie, par une équipe de l'Institut archéologique allemand, ont mis au jour des écrits cunéiformes. Ces derniers font état d'une langue indo-européenne jusqu'à présent inconnue, le kalašma.

turquieAutrefois capitale de l'empire Hittite, peuple occupant l'Anatolie au IIe millénaire avant J.-C., Hattusa, non loin du village turc de Boğazkale, est aujourd'hui un site archéologique majeur. Il fait d'ailleurs l'objet d'études suivies depuis plus d'un siècle par l'Institut archéologique allemand (Deutsches Archäologisches Institut, DAI).

L'endroit n'a pas encore dévoilé tous ses secrets, malgré les quelque 30.000 tablettes couvertes d'écritures cunéiformes qu'il a offertes aux chercheurs. La plupart d'entre elles sont rédigées en écriture hittite, cunéiforme (le peuple a aussi utilisé une écriture hiéroglyphique), mais pas toutes...

Précieuse citation

Dirigée par le professeur Andreas Schachner, la dernière campagne de fouilles a fait émerger une découverte historique. Sur l'une des tablettes rédigées en hittite cunéiforme, une citation, dans une écriture que personne ne pouvait déchiffrer...

Et pour cause : ces écrits ne sont pas identifiables, car jusqu'à présent inconnus. Le texte en hittite indique que cette langue est celle du pays de Kalašma, qui se trouvait au nord-ouest de l'empire Hittite, dans les environs des actuelles villes turques de Bolu ou Gerede.

« Les Hittites étaient particulièrement intéressés par les textes rituels écrits dans d'autres langues », remarque dans un communiqué Daniel Schwemer, qui dirige la chaire Étude de l'ancien Proche-Orient à l'université de Wurtzbourg, en Bavière.

Ces relevés précis de textes rituels et de leurs traductions sont des indications précieuses pour les chercheurs, afin de décoder les différentes écritures de la région, tout en renseignant bien entendu sur les modes de vie des peuples d'alors.

D'autres recherches à venir

Pour l'instant, les quelques signes de cette langue inconnue restent opaques et de nouvelles recherches feront progresser leur déchiffrement. La professeure Elisabeth Rieken, de l'université Philipps de Marbourg dans la Hesse, spécialiste des langues de l'Anatolie, a confirmé la nature anatolienne indo-européenne de l'idiome.

Selon son analyse, encore préliminaire, les écrits de la tablette partageraient des points communs avec la langue louvite, parlée dans le sud de l'Anatolie au IIe millénaire.

On retrouve d'ailleurs sur les tablettes liées au site de Hattusa des textes en louvite, en palaïte, ainsi qu'en hatti, qui a la particularité de ne pas être considérée comme une langue indo-européenne. Une preuve que les échanges linguistiques et culturels, mais aussi l'intérêt pour d'autres peuples, se déployaient à l'âge de bronze. (selon "Actualité, les univers du livre")

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26 septembre 2023

Saint-Dié : Christian Pierret, ancien maire et ministre

À 75 ans, Christian Pierret est toujours actif. Le parcours de l’ancien ministre délégué à l’Industrie et maire honoraire de Saint-Dié a été marqué par la recherche de l’innovation. Y compris lorsque sa vie d’homme politique s’est arrêtée.

pierretParis - Saint-Dié-des-Vosges. Deux villes qui ont compté et qui comptent dans la vie de Christian Pierret. Entre la ville des Lumières et la cité déodatienne, c’est bien dans cette dernière qu’on le retrouve, ayant à peine franchi le cap de ses 75 ans. Un âge propice pour tirer les leçons du passé où il a « beaucoup donné », mais il n’est pas forcément question de ne regarder qu’en arrière.

La vie ne s’arrête pas - heureusement - lorsqu’on atteint les trois quarts de siècle. Encore moins pour ce fier père de quatre filles (Claire, Anne-Sophie, Karen, Laureen), accompagné par son épouse Marie et grand-père de huit petits-enfants. « C’est l’âge d’un nouveau commencement et surtout un temps d’optimisme. L’optimisme d’avoir des enfants merveilleux et des petits-enfants qui sont pleins d’espoir. Le monde qu’ils ont à affronter est difficile, mais ils sont de taille à l’affronter. »

Cette dernière phrase, Christian Pierret pourrait en dire autant pour sa propre vie. C’est dans l’immédiat d’après-guerre qu’il voit le jour, le 12 mars 1946 à Bar-le-Duc dans la Meuse, d’un père ingénieur, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale et dirigeant de société et d’une mère au foyer.

Celui qui reçoit une « éducation stricte » montre qu’il a de la ressource : maîtrise de sciences économiques, Sciences Po Paris, ENA. Après quelques expériences dans la haute administration, Christian Pierret embrasse une carrière politique. Engagé au sein du Parti socialiste (PS), l’homme politique se souvient des scènes de « liesse populaire dans les rues de Saint-Dié » en 1981, année qui scelle la victoire présidentielle de François Mitterrand et le début de l’alternance au sommet du pouvoir.

« La souffrance ouvrière » sous les yeux

Cette année-là, le poste de rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale lui revient : « J’ai fait 36 lois de finances ou assimilées. C’est un record. » Une nouvelle aventure trois ans après son élection en tant que député des Vosges en 1978 (l’un des plus jeunes élus de l’époque).

« Le textile et l’habillement s’écroulent. J’ai vu de mes yeux la souffrance ouvrière lorsqu’à Boussac, à la porte de l’usine de Moyenmoutier, sur un petit pont qui enjambe le Rabodeau, des jeunes femmes qui travaillent pour la plupart sur des métiers à tisser lisent la fiche des licenciés qui est placardée, certaines s’écroulent, pleurent. La conscience est née que cela n’était sauvable que si on innovait, je me suis battu pour que l’emploi soit maintenu, qu’il y ait du dialogue social, qu’on puisse trouver des conversions d’activité au prix d’une formation nouvelle. »

En 1997, Christian Pierret entre au gouvernement en tant que secrétaire d’État à l’Industrie (jusqu’en 2002), puis ministre délégué à l’Industrie (2002) sous le gouvernement de Lionel Jospin. Poursuivi par la justice à plusieurs reprises, Christian Pierret en sort blanchi.

Ayant Jacques Delors comme mentor en économie, le Vosgien est partisan de la social-démocratie, d’un courant réformiste qui joint économie de marché et sens aigu de la justice, de la solidarité. « J’ai retenu cette phrase : le travail est une valeur de gauche s’il est correctement rémunéré », se souvient Pierre Leroy, ex-président du Cercle des amis de Christian Pierret.

Un tribun remarquable

Après ses expériences gouvernementales, il se heurte à un plafond de verre. Ce ponte du socialisme, fidèle à ses convictions, qui a côtoyé Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et même Emmanuel Macron, ne parvient pas à se frayer une place dans la course à l’Élysée.

Sa candidature à la primaire de son camp pour l'élection présidentielle de 2012 est recalée, faute de ne pas avoir rassemblé un nombre suffisant de signatures pour que son inscription soit validée, suscitant l’ire de l’édile. Pas de destin présidentiel donc.

Cultivé, intelligent, sincère, humain, attaché à la fidélité, l’homme politique est aussi un excellent orateur. « À la fois un défaut et une qualité », apprécie le principal intéressé.

« C’est un tribun, je l’ai vu arriver dans des salles communales ou polyvalentes où il n’avait rien en tête, sans fiche. Il était capable de tenir le crachoir pendant deux heures de manière remarquable. Il me fait penser à Mélenchon. Il a une très grande maîtrise du verbe », remarque Vianney Huguenot, son ex-directeur de la communication.

À un échelon plus local en revanche, il trace sa route en Déodatie. En plus des postes de conseiller général des Vosges pour le canton de Saint-Dié Est (de 1979 à 1989) et de conseiller régional de Lorraine (de 1978 à 1988 et de 1998 à 2001), il décroche la mairie de Saint-Dié-des-Vosges, son « service » (puisque c’est ainsi qu’il voit son rôle d’homme politique) qui l’a marqué le plus.

« Le plus beau des mandats que j’ai fait » (de 1989-1997 et de 2002-2014), assure-t-il. Contrat de ville, zone d’activités, IUT, Cirtes… « J’ai voulu apporter l’activité économique, la maintenir, développer la formation, l’innovation et la recherche », indique l’ancien édile. « Il voulait que tout aille très vite », se remémore l’un de ses adjoints, Pierre Leroy.

La foi dans les signes

Installé dans la Marraine de l'Amérique, Christian Pierret a aussi imaginé faire de Saint-Dié, déjà vivante côté lecture, une ville phare de la géographie. Il en est convaincu : « Une ville moyenne peut être une ville de culture et a les ressources pour accueillir. »

Depuis 1990 se tient donc le Festival international de géographie, rendez-vous incontournable de l'automne. Ou quand l’international rencontre l’hyper-local, comme un symbole de ce que pouvait connaître son président-fondateur dans son quotidien. « Il pouvait boire un coup dans un bistrot avec deux militants socialistes et discuter en anglais le lendemain avec Shimon Peres (ancien Président et Premier ministre israélien, N.D.L.R) », constate Vianney Huguenot.

Catholique, Christian Pierret est de ceux qui croient aux signes « dont on comprend la signification a posteriori ». Première prémonition : « En terminale, j’ai eu le premier prix de géographie en région parisienne : un livre sur les Vosges. » La seconde, tissant un lien à la fois avec l’Amérique et le créneau ministériel qu’il a occupé : « J’ai été convié aux États-Unis pour voir ce que je souhaitais, j’ai choisi le développement de l’industrie, étant fils d’industriel, ça peut se comprendre. »

Président du Cercle Jefferson qui réunit les anciens « International visitors » (IV) sélectionnés par l’Ambassade des États-Unis en France en fonction de leur potentiel, il tient également le rôle de vice-président « actif » au sein de la Société française des Amis de la Russie (Sofarus).

 Médecine de demain

Parlant français, anglais, allemand et italien, ses voyages privilégiés sont en Europe, « dans ma civilisation ». Grand lecteur, amateur de musées, il ne cache pas son penchant pour l’art baroque (notamment Le Caravage), un « art européen » visible « de Londres à Moscou et de l’Espagne à la Suède ».

Lui-même est aquarelliste, brossant des paysages vosgiens pour le plaisir. Il a aussi un faible pour « L’hymne à l’amour » d’Édith Piaf et pour la philosophie. Planchant depuis plusieurs années sur la pensée de Martin Heidegger, après avoir sondé celles de Jean-Jacques Rousseau et d’Emmanuel Kant. « Je sais que je ne parviendrai jamais aux termes de cette quête de mieux comprendre le monde », avoue-t-il modestement.

Ce qui ne l’empêche pas de vouloir qu’il soit changé, ce monde. Loin de se reposer, c’est maintenant dans l’écosystème des BioTech (biotechnologies) et MedTech (dispositifs médicaux), des start-up innovantes en matière de recherche médicale que l’ex-homme politique évolue (il en a même co-fondé plusieurs). L’innovation continue de lui coller à la peau. Il a notamment travaillé avec Carmat, société qui a de la suite dans les idées puisqu’elle développe un coeur artificiel total, auto-régulé et bio-compatible.

La page de l’homme politique est désormais tournée pour Christian Pierret. Son cœur continue de battre pour la social-démocratie et sa réflexion demeure toujours d’actualité. Dernière preuve en date : la sortie de son ouvrage coécrit avec Philippe Latorre et intitulé « Le nouveau contrat social : l’entreprise après la crise ». Les idées, toujours les idées. (selon "Vosges-Matin")

pierret0Christian Pierret en 1980

25 septembre 2023

Depuis plus de 200 ans, ce village lorrain n'est pas dans le bon département

En Lorraine, le village d'Othe a une particularité assez rare en France : il est rattaché administrativement au département de Meurthe-et-Moselle mais est situé en Meuse.

othe0Pour se rendre dans une enclave, il n’est pas nécessaire de voyager très loin ou de se rendre par exemple au Vatican. La Lorraine contient une des 14 communes qui sont totalement enclavées dans un autre département. 

Un oubli lors de la Révolution française
Pour comprendre cette bizarrerie géographique, il faut remonter dans le temps. À la suite de la Révolution française, l’Assemblée constituante adopte le projet de découpage du territoire français en département le 11 novembre 1789. En février 1790, les départements de la Moselle, de la Meurthe et de la Meuse sont créés. 

Dans cette nouvelle délimitation, Othe est rattaché à la Moselle (le département de Meurthe-et-Moselle sera créé suite à l’annexion de 1870). Or, le village voisin de Velosnes est oublié. Il va être rattaché à la Meuse en 1790 et condamne Othe à être enclavé : « Tout part d’un oubli à la Révolution et cela est resté ainsi« , explique la maire de la commune, Bernadette Delattre.

Depuis plus de 200 ans, la situation demeure ainsi alors que seulement une centaine de mètres sépare le village de la frontière meurthe-et-mosellane.

En 2012, la sous-préfecture de Briey a voulu que la commune devienne meusienne au nom de la continuité territoriale. Refus catégorique de la quarantaine d’habitants qui obtient gain de cause : « Une loi votée en 2012 déroge au principe de continuité territoriale et permet à une commune enclavée d’être rattachée à un autre département. Cette question ne sera donc plus jamais à l’ordre du jour« , se réjouit Mme Delattre. 

Il faut dire qu’appartenir à la Meurthe-et-Moselle est un atout pour la commune : « Les subventions sont plus intéressantes. On reçoit davantage d’aides que les communes meusiennes », conclut-elle. (selon "Lorraine-Actu")

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