Le football est mort à Villé, c'est connu ! Le beau terrain est devenu une plantation d'arbres autour d'une mare sans canards.
Oui mais voilà ! Le terrain servait aussi d'aire d'atterrissage pour les secours d'urgence dans le bourg-centre. Nombreux sont les citoyens qui se demandaient où l'hélicoptère des secours allait atterrir, en un lieu central, non loin de la caserne des pompiers, facile d'accès ! Eh bien, après une longue concertation, nos élus ont trouvé : un pré sur la route de Breitenau, plus près de ce village que de la "capitale de la vallée" ! On ne manque pas d'humour dans ce coin du val, surtout si c'est aux dépens de futurs malades ou accidentés à évacuer d'urgence vers un hôpital ! Bravo les conseillers !
Il paraît que cette aire n'est que provisoire en attendant des travaux d'aménagement près du Frankenbourg... et la construction d'une infirmerie d'urgence ? Mais au fait, pourquoi ne pas prévoir l'atterrissage des hélicoptères à côté de la caserne des pompiers, par exemple dans l'immense cour des FTV ?
De façon très curieuse aussi, le nouveau bulletin municipal, annoncé comme une rétrospective, ne parle pas du démantèlement du terrain de football. Y aurait-il à Villé des sujets qui fâchent ?
Deux ans après le coup d’État militaire perpétré au Myanmar/en Birmanie le 1er février 2021, le Conseil a adopté ce jour des mesures restrictives à l'encontre de 9 personnes et 7 entités, compte tenu de l'escalade persistante de la violence, des graves violations des droits de l'homme et des menaces pour la paix, la sécurité et la stabilité au Myanmar/en Birmanie.
Parmi les personnes sanctionnées figurent le ministre de l'énergie, des homme d'affaires de premier plan qui ont soutenu la répression exercée par le régime avec des armes et des biens à double usage, et des officiers de haut rang des forces armées du Myanmar/de la Birmanie étroitement liés au régime. La liste comprend également des responsables politiques et des administrateurs de la région de Yangon impliqués dans le processus ayant mené à la condamnation à mort et à l'exécution de quatre militants pro-démocratie en juillet 2022, et de l'État kachin, où ils ont supervisé les frappes aériennes, les massacres, les raids et les incendies commis par l'armée, ainsi que l'utilisation par celle-ci de boucliers humains.
Les entités inscrites sur la liste comprennent des services du ministère de la défense et une entreprise d'État relevant de ce ministère, ainsi que des entreprises privées fournissant du carburant, des armes et des fonds à l'armée.
Les mesures restrictives s'appliquent désormais à 93 personnes et 18 entités au total. Les personnes désignées font l'objet d'un gel des avoirs et d'une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE, qui les empêche d'entrer sur le territoire de l'UE ou d'y transiter. En outre, il est interdit aux personnes et entités de l'UE de mettre des fonds à la disposition des personnes et entités inscrites sur la liste.
D'autres mesures restrictives de l'UE resteront en place: l'embargo sur les armes et les équipements et les restrictions à l'exportation d'équipements de surveillance des communications susceptibles d'être utilisés à des fins de répression interne, l'interdiction d'exporter des biens à double usage destinés à être utilisés par l'armée et la police des frontières, et l'interdiction de dispenser des formations à la Tatmadaw et de coopérer avec celle-ci dans le domaine militaire.
Les mesures restrictives viennent s'ajouter à la suspension de l'aide financière de l'UE versée directement au gouvernement et au gel de toute assistance de l'UE susceptible d'être considérée comme légitimant la junte.
L'UE condamne avec la plus grande fermeté les graves violations des droits de l'homme, y compris les violences sexuelles et les violences à caractère sexiste, la persécution de la société civile, des défenseurs des droits de l'homme et des journalistes, les attaques contre la population civile, visant également des enfants et des personnes appartenant à des minorités ethniques et religieuses dans tout le pays, ainsi que les récentes frappes aériennes meurtrières sur des cibles civiles, y compris des écoles et des hôpitaux, par les forces armées du Myanmar. Les responsables du coup d'État, ainsi que les auteurs de violences et de violations flagrantes des droits de l'homme, devraient répondre de leurs actes. L'UE réitère son appel en faveur d'un renforcement d'une action préventive au niveau international, y compris d'un embargo sur les armes, afin de mettre un terme à la vente et au transfert d'armes et d'équipements, qui facilitent les atrocités commises par l'armée. Toutes les hostilités doivent cesser immédiatement. Les autorités militaires doivent respecter pleinement le droit international humanitaire et cesser de recourir aveuglément à la force.
L'Union européenne soutient les efforts déployés par l'ASEAN et les Nations unies pour aider le Myanmar à trouver une solution pacifique à la crise et se félicite de l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU de la résolution 2669 sur le Myanmar. Le Myanmar devrait mettre en œuvre rapidement et fidèlement le consensus en cinq points de l'ASEAN, comme cela a été réaffirmé lors des 40e et 41e sommets de l'ASEAN en novembre 2022 et lors du sommet commémoratif UE-ASEAN de décembre 2022.
Les actes juridiques pertinents ont été publiés au Journal officiel de l'Union européenne.
Contexte
En février 2021, le Conseil a adopté des conclusions condamnant avec la plus grande fermeté le coup d'État militaire perpétré au Myanmar/en Birmanie.
Le 31 janvier 2023, le haut représentant a fait une déclaration, au nom de l'UE, à l'occasion du 2e anniversaire de la prise du pouvoir par l'armée, indiquant que, en l'absence d'évolution rapide de la situation au Myanmar, l'UE était prête à adopter de nouvelles mesures restrictives à l'encontre des personnes directement responsables des atteintes à la démocratie et des graves violations des droits de l'homme au Myanmar, et de celles qui s'en rendent complices.
Le Conseil a imposé des mesures restrictives à l'encontre des responsables du coup d'État militaire perpétré au Myanmar/en Birmanie le 1er février 2021, ainsi que des actes de répression militaire et policière commis contre des manifestants pacifiques les 22 mars, 19 avril et 21 juin 2021, et les 21 février et 8 novembre 2022. (selon "Conseil de l'Europe")
Le nombre de frontaliers qui trouvent du travail dans le pays a battu un nouveau record l’année dernière. Le canton de Genève est le principal bénéficiaire de cet apport de main-d’œuvre qui n’est pas sans poser de problèmes aux régions voisines, souligne “La Tribune de Genève”.
En 2022, la Suisse a accueilli 78 000 nouveaux travailleurs frontaliers, un chiffre record qui porte leur nombre total à442 869, rapporte La Tribune de Genève.
“La Suisse attire les travailleurs français du fait du franc fort, qui est à quasi-parité avec l’euro. Le pays connaît aussi une pénurie de main-d’œuvre car sa population ne suffit plus”, commente Michel Charrat, président du Groupement transfrontalier européen, qui ajoute que l’augmentation l’année dernière du nombre de permis G accordés à des frontaliers pourrait aussi être en partie due au remplacement de travailleurs suisses partis à la retraite.
Genève est le canton qui compte le plus grand nombre de travailleurs frontaliers : 104 357 au total, selon les données disponibles en décembre 2022. “Cela représente une hausse de 7,1 % (+7 334) par rapport à la même période de 2021. C’est aussi un triplement sur vingt ans, depuis l’entrée en vigueur du premier volet de l’accord sur la libre circulation des personnes, le 1er juin 2002.”
Le secteur d’activité genevois qui enregistre la plus forte progression de travailleurs frontaliers est l’hébergement et la restauration (+ 904 personnes). Quant à l’effectif des frontaliers engagés par les agences de travail temporaire, il “enregistre un boom” : + 1 608 personnes par rapport à 2021.
“Genève ne peut clairement pas se passer des frontaliers. On l’a vu pendant la pandémie de coronavirus : il a été indispensable de mettre en place toute une série d’exceptions aux mesures sanitaires prises par les États pour autoriser les frontaliers à franchir la frontière franco-suisse et permettre ainsi à Genève de continuer à fonctionner”, commente Fabienne Fisher, ministre cantonale de l’Économie et de l’Emploi.
“La région crée nettement plus d’emplois qu’il n’y a d’actifs résidents. Il faut bien trouver du personnel ailleurs pour les occuper. Et puis si des travailleurs français viennent travailler chez nous, ce n’est pas que pour les rémunérations plus élevées, mais aussi pour l’intérêt des emplois proposés et la qualité des rapports de travail dans les entreprises”, ajoute pour sa part Blaise Matthey, directeur général de la Fédération des entreprises romandes Genève (FER Genève).
Mais le phénomène ne profite pas à tout le monde, fait observer Fabrice Breithaupt dans son éditorial. “Pas à la majorité des actifs savoyards ou aindinois qui, travaillant en France voisine et payés en euros, peinent à vivre et à se loger dans des départements chers à cause de l‘‘effet suisse’. Pas aux employeurs français qui, ne pouvant régater contre l’attractivité des salaires proposés par leurs homologues helvètes, peinent à recruter. Pas au système de santé des départements français frontaliers qui, notamment à cause de soignants partis travailler ‘sur Suisse’, est dans une situation critique. Pas non plus aux communes françaises et genevoises de transit, qui étouffent sous le lourd trafic transfrontalier.”
Et le journaliste conclut en plaidant pour “un autre modèle de croissance, plus équilibré”, pour toute la région du Grand Genève. (selon "Courrier international")
L’inquiétude grandit autour de la situation sécuritaire dans la région des Savanes, théâtre d'incursions jihadistes qui provoquent des déplacements de populations. Plusieurs sources ont notamment fait état d'une dizaine de morts, il y a quelques jours, dans une attaque contre deux villages du Kpendjal, près de la frontière avec le Bénin. Les autorités togolaises ne communiquent plus sur les attaques ni sur leurs bilans, pour l'instant.
Opération Koundjoaré pour lutter contre la menace terroriste dans le Nord, plan d'urgence pour la région des Savanes, réunions avec les bailleurs de fonds... Les autorités togolaises disent avoir pris la mesure du problème sécuritaire depuis longtemps et agir pour éviter que les assaillants s'installent sur le territoire togolais.
Un conseiller municipal de la zone reconnaît les efforts déployés par le gouvernement, mais il lance un cri d'alarme face à la situation sécuritaire dans les Savanes. Il confie :
« Le gouvernement est présent, les forces de l’ordre et de sécurité se battent. Elles-mêmes subissent des pertes, mais le résultat escompté n’est pas là et la peur s’empare de toutes les populations des Savanes. On pense qu’il faut tirer la sonnette d’alarme pour que non seulement le gouvernement, mais aussi des bonnes volontés puissent nous venir en aide. »
La crise sécuritaire provoque des déplacements de populations qui alarment aussi certains natifs des Savanes comme Sultan de la Fada, artiste slameur qui a consacré un titre aux déplacés, après s'être rendu dans le Kpendjal : « J’ai vu des personnes qui se déplaçaient, des familles, des enfants dans une situation pas possible. Je me suis dit qu’en tant qu’artiste, il fallait que je fasse en quelque sorte un témoignage pour que les gens puissent savoir réellement ce que ça fait de passer de la paix au terrorisme. »
Le conseiller municipal s'alarme aussi des déplacements de populations, et de leurs conséquences sur les activités agricoles. « On se demande quand ça va finir, pour que ces populations puissent rentrer chez elles et mener une vie normale », conclut-il. (selon "RFI")
Une exposition inédite pour enfin comprendre le drame du 4 mai 1917
Deux ans après la découverte du tunnel de Winterberg, dans lequel plus de 250 soldats ont été ensevelis en 1917, la caverne du Dragon dans l'Aisne propose une exposition pour comprendre cette tragédie. L'issue d'un travail de coopération franco-allemande de plusieurs mois.
C'est un épisode de la Grande Guerre que l'on connaissait encore mal, et dont les secrets sont enfin dévoilés au grand public. Le 4 mai 1917, le tunnel de Winterberg situé dans la forêt de Craonne dans l'Aisne s'effondre à cause d'un tir d'artillerie française, ensevelissant plus de 250 soldats allemands.
Il aura fallu plus d'un siècle pour que le site soit localisé et exploré par des archéologues français. Au terme de presque deux ans de travaux, les chercheurs ont découvert des trésors historiques témoignant de ce drame.
Les trouvailles archéologiques dévoilées
Après un long travail de recherche, d'analyse et d'études d'archives, les chercheurs français et allemands ont pu reconstituer ce pan de l'histoire. L'équipe des archives du land de Bade-Wurtemberg en Allemagne a mis sur pied une exposition pour transmettre ce nouveau savoir aux habitants des deux pays. En France, cette exposition est installée dans l'Aisne, à la Caverne du Dragon, site mémoriel du chemin des Dames.
Les soldats morts dans le tunnel appartenaient au régiment 111.
On y trouve à la fois des témoignages et des effets personnels et des soldats morts dans le tunnel. "Quand on voit ce manteau, cette cloche, ce casque, ces objets calcinés... on ressent véritablement ce qui s'est passé dans le tunnel, souligne Franck Viltart, chef de service du Chemin des Dames et de la mémoire au département de l'Aisne. Et quand on lit les témoignages qu'ont exhumés les archives de Bade-Wurtemberg, c'est terrible. Ça nous rapproche de cette histoire, qui fait partie de la grande tragédie qu'est la Grande Guerre."
Les objets retrouvés dans le tunnel par les archéologues sont exposés pour la première fois.
Un travail scientifique franco-allemand
L'exposition se veut pédagogique, avec pour objectif de déconstruire les mythes et les rumeurs nés autour de cet événement resté longtemps mystérieux depuis la découverte du site "Il y a un travail scientifique d'archéologues autour de la recherche et l'analyse d'objets et un travail d'historiens et d'archivistes aussi pour concevoir cette exposition, explique Franck Viltart. Elle remet vraiment la science au cœur de cette découverte, et la restitue au grand public."
Cette aventure archéologique est aussi un pas de plus dans l'amitié franco-allemande, qui pourrait permettre une écriture plus pertinente et plus complète de l'histoire de la Grande Guerre. "Ce n'est pas suffisant que chaque pays fasse sa propre mémoire, il faut établir une mémoire européenne ensemble", estime Rainer Brüning, conservateur aux archives du Land de Bade-Wurtemberg. Pour lui, cette collaboration est une "expérience extraordinaire" qui pose les jalons d'un travail commun pérenne.
Les autorités des deux pays ont par ailleurs pris la décision de ne pas exhumer les dépouilles et de transformer le site en mémorial. (selon "Franceinfo")
Voulant renouveler la flotte des trains qui circulent au nord du pays, la compagnie nationale des chemins de fer a commandé 31 trains. Mais les mesures dans le cahier des charges sont fausses : ils ne passent pas dans les tunnels.
On en rirait si l’affaire ne provoquait pas un retard de livraison considérable. La Renfe, la compagnie nationale des chemins de fer espagnols, a passé commande de 31 trains pour renouveler sa flotte dans le nord du pays. Le hic, c’est qu'elle a commandé des trains surdimensionnés pour les tunnels de ses lignes.
Il faut dire que le réseau est un peu particulier, a fait valoir le secrétaire général aux Infrastructures au ministère des Transports, Xavier Flores, pour expliquer la bourde. La Renfe a hérité de la gestion de ce réseau opéré jusqu'en 2012 par la Feve (Ferrocarriles de vía estrecha, en français chemins de fer à voie étroite), soit plus d'un millier de kilomètres à travers la Galice, les Asturies, la Cantabrie, la Castille-et-Leon et la Murcie. La compagnie exploitait notamment un train dénommé El Transcantábrico, un "hôtel sur rails" qui permet de découvrir d'une manière originale la corniche cantabrique.
"Un poisson d'avril !"
Le président de la Cantabrie est furieux. "Cela ressemble à un poisson d'avril", s’est exclamé Miguel Ángel Revilla le 3 février sur la chaîne de télévision La Sexta. Il n’a pas mâché ses mots : "Quelqu'un a foiré ici de manière scandaleuse. C'est inexplicable et inadmissible !" tempête-t-il.
Adif, l'établissement public espagnol chargé de gérer le réseau ferroviaire, a limogé le responsable de l'inspection et de la technologie des voies et Renfe a fait de même avec l'actuel responsable de la gestion du matériel. Mais Miguel Ángel Revilla estime que c’est loin de suffire à clore le dossier. "Si l’affaire n’était pas sortie dans les médias, ils auraient été capables de ne rien dire ! C’est tellement honteux !On exige que la ministre trouve une solution le plus vite possible. On ne va pas toucher aux tunnels, ils sont comme ils sont. Qu’ils fassent un train qui passe dans les tunnels !"
En tout, une trentaine de nouveaux trains devaient relier les Asturies à la Cantabrie qui les attend depuis trois ans. Un contrat a un million de dollars, tout de même. Aucun train n'a encore été fabriqué et Madrid va prêter au constructeur, l'entreprise CAF, un exemplaire du train actuellement en circulation, pour qu’il prenne lui-même les mesures. (selon "Franceinfo")
...de plus en plus perçue comme le symbole de la colonisation
La Constitution ne mentionne toujours pas les communautés autochtones. Un amendement à ce sujet doit être soumis à référendum cette année.
Des milliers de personnes ont manifesté à travers l’Australie jeudi 26 janvier, à l’occasion de la fête nationale, qui est une journée de plus en plus conspuée, notamment par les communautés autochtones, qui y voient un symbole du début de la colonisation. La fête nationale australienne, célébrée le 26 janvier, commémore l’arrivée de la première flotte européenne dans le port de Sydney, en 1788. Ces dernières années, cette journée est devenue l’occasion de manifestations, certains Australiens qualifiant ce « jour de l’invasion » de point de départ d’un génocide culturel.
En plein cœur de Sydney, l’activiste autochtone Paul Silva a défendu l’abolition de la fête nationale. « Ils ont envahi nos terres, tuant nos familles élargies, transformant nos guerriers en esclaves, a-t-il rappelé. Comment peut-on célébrer cette journée ? » La poétesse autochtone Lizzie Jarrett a jugé que Sydney était « le point zéro d’un génocide des premières nations ». « Vous pensez que nous sommes en colère ? Ne seriez-vous pas en colère ? », a-t-elle lancé à la foule de plusieurs milliers de personnes. Des rassemblements similaires ont eu lieu dans les principales villes du pays.
Vers une « voix » au Parlement ?
L’historienne australienne Lyndall Ryan a estimé que plus de 10 000 indigènes avaient été tués dans 400 massacres depuis le début de la colonisation britannique. Sur les 25 millions d’habitants que compte l’Australie, environ 900 000 s’identifient aujourd’hui comme membres d’une communauté autochtone.
Le pays s’avère divisé quant à la question de la reconnaissance officielle de ces groupes qui ne sont jamais mentionnés dans la Constitution adoptée en 1901. Le gouvernement de centre gauche plaide en faveur d’un amendement qui pourrait leur donner une « voix » au Parlement. Les conservateurs le jugent inutile. Les Australiens seront appelés à se prononcer sur cette évolution lors d’un référendum obligatoire qui se tiendra cette année.
Jusque dans les années 1960, les communautés autochtones n’avaient pas le droit de vote dans certains Etats et territoires du pays. Les inégalités auxquelles elles sont confrontées sont encore criantes : leur espérance de vie est notamment inférieure de plusieurs années à celle des autres Australiens. (selon "Le monde")
Une sportive devenue borgne ne regrette pas sa participation aux manifestations
Membre de l’équipe féminine de tir à l’arc, l’Iranienne Kosar Khoshnoudikia a perdu un œil dans la répression menée par le régime contre les manifestations qui secouent le pays depuis septembre. Elle ne regrette pourtant pas sa mobilisation.
Apparaissant dans une vidéo sans foulard et l’œil gauche caché par un bandeau, Kosar Khoshnoudikia a expliqué avoir été touchée par des tirs alors qu’elle participait à une manifestation début décembre dans la ville kurde de Kermanshah.
« J’ai reçu trois coups de feu sur la main droite et un coup de feu à l’œil gauche. Ce qui s’est passé ne me rend pas triste. J’ai perdu certaines choses, mais j’ai beaucoup gagné. Je n’ai aucun regret d’avoir été là ce jour-là, à ce moment-là », a-t-elle affirmé dans cette vidéo publiée par l’ONG Iran International TV, basée à Londres.
Malgré de multiples opérations, elle a maintenant perdu définitivement la vue à l’œil gauche, indique de son côté l’ONG de défense des droits humains Hengaw, basée en Norvège, dans un communiqué.
L’Iran est secoué par des manifestations depuis la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, à la suite de son arrestation par la police des mœurs pour infraction au code vestimentaire de la République islamique.
Au moins 481 personnes ont été tuées dans le cadre de la répression du mouvement de protestation, selon l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. (selon "Ouest-France")
"Des gens ne peuvent pas se chauffer du tout" : en Roumanie, la flambée des prix du bois aggrave le fléau des coupes illégales.
Près de 3,5 millions de foyers roumains se chauffent au bois, de plus en plus cher. Une crise qui se répercute sur les forêts du pays, alors que près de la moitié des abattages d'arbres sont déjà illégaux. Illustration à Zizin, dans les Carpates.
Il a suffi de prononcer le mot "lemn" ("bois" en roumain) pour que Diana* nous invite à discuter chez elle. Mère au foyer, elle habite Zizin, un petit village transylvanien aux routes de terre battue situé à 30minutes de Braşov. La trentenaire nous a ouvert la porte de sa maison verte, plantée en bas d'une colline, "parce qu'il fait bien trop froid dehors pour discuter". A l'intérieur, le poêle à bois chauffe à fond. Il doit bien faire 25°C à l'intérieur, contre 3 dehors. Jusqu'à quand? L'explosion des prix inquiète Diana et son amie Anamaria*, passée boire un café.
"J'ai payé 300 lei [61 euros] le mètre cube de bois cette année, c'était moitié moins cher l'année dernière", soupire Anamaria, emmitouflée dans une doudoune noire. Avec son tout petit budget, la Roumaine a "dû faire des sacrifices et rogner sur d'autres dépenses". Mais pas le choix, "les enfants ne peuvent pas se passer de nourriture et de chaleur".
Comme Diana et Anamaria, près de 3,5millions de foyers roumains, la plupart du temps à la campagne, utilisent du bois pour se chauffer, selon les chiffres de l'Institut national des statistiques (Insse) (lien en roumain). Mais avec la crise énergétique qui secoue l'Europe, doublée d'une demande accrue pour le bois roumain sur le marché européen, cette ressource est devenue inabordable pour les plus précaires. "On n'est pas les plus à plaindre, se rassure Diana. On connaît des gens qui ne peuvent pas se chauffer du tout. Vous imaginez, il fait jusqu'à -30 l'hiver ici." Avant de partir, Diana nous montre son stock de bois, entreposé au fond de son jardin. Mais elle refuse qu'il soit pris en photo, de peur que la commune, qui lui fournit les précieuses bûches, décide de ne plus l'aider.
Des centaines de milliers de foyers privés de bois
L'industrie forestière est d'une importance majeure pour la Roumanie. Elle représente 3,5% du PIB du pays et emploie 142000 personnes, selon Pro-Lemn(lien en anglais), l'association roumaine de l'industrie du bois. En 2020, 29% du territoire roumain étaient recouverts de forêts, selon Eurostat, Certaines d'entre elles, situées notamment dans les Carpates, chaîne de montagnes qui cisaille le territoire, abritent des arbres anciens qui dépassent parfois les 100ans. Un havre de biodiversité qui accueille notamment des lynx et des ours.
Face à l'envolée des prix, le gouvernement a plafonné en octobre le prix du bois de chauffage pour six mois, à 400lei (81euros) par mètre cube, rapporte Romania Insider(lien en anglais). La mesure a été immédiatement dénoncée par l'industrie comme par les défenseurs de l'environnement. "C'était une connerie", estime Laura Bouriaud, professeure à l'université Ștefan cel Mare de Suceava et spécialiste du sujet. "Cela a mis l'industrie en concurrence avec les particuliers, puisqu'il est plus intéressant pour les producteurs de couper du bois et d'en faire autre chose que du bois de chauffage." La situation est telle que "près d'un million de personnes, soit 300000 foyers"ne peuvent pas se payer de bois de chauffage, selon les calculs de la chercheuse. De là à pousser certains à se fournir directement dans la forêt?
Dans le centre de Zizin, Andrei*, 42ans, et István*, 72ans, papotent devant un grand portail jaune. Le quadragénaire, qui travaille dans l'usine d'eau minérale du bourg, a déjà fait du stock pour les prochaines années. Mais avec son salaire de 2500lei (509euros) et un besoin de 10 mètres cubes de bois par an, il ne sait pas s'il pourra en acheter l'année prochaine. Son ami hongrois est résigné: "Il fait froid ici, qu'est-ce qu'on peut bien y faire?" S'attendent-ils à une augmentation des coupes d'arbres illégales? "Oui, bien sûr, d'ailleurs, on connaît déjà des gens qui vont couper du bois dans la forêt sans autorisation la nuit", confie István.
Des coupes illégales de grande ampleur
Selon les experts et ONG environnementales, près du double est réellement coupé dans les forêts roumaines. "Il n'est pas évident d'estimer précisément le chiffre des coupes illégales, mais il tourne probablement autour de 18 à 20millions de mètres cubes", juge ainsi Ciprian Gal, spécialiste du sujet pour Greenpeace Roumanie.Cette évaluation est rejetée par le gouvernement, qui assure agir contre le problème. Quant à l'industrie du bois, elle milite pour pouvoir couper davantage, légalement. "Chaque année, à cause de la réglementation, on laisse 26millions de mètres cubes de bois dans la forêt qui pourraient être coupés et que l'on pourrait utiliser", assure Cătălin Tobescu, président de Pro-Lemn.
La crise énergétique risque-t-elle d'accroître les coupes illégales? "Tout dépendra de la dureté de l'hiver, mais il est fort probable que plus de gens aillent couper du bois eux-mêmes", estime Gabriel Paun, fondateur de l'ONG Agent Green, croisé à Braşov à l'occasion d'un débat sur le sujet. L'activiste esD'après l'Insse(lien en roumain), près de 20millions de mètres cubes de bois ont officiellement été prélevés dans les forêts du pays en 2021. Mais, setime aussi que ceux qui achètent du bois pourraient être moins regardants sur son origine.
Dans l'océan des abattages illégaux, les coupes réalisées par des particuliers ne représentent qu'une goutte d'eau. "L'abattage illégal est surtout lié à la corruption", souligne Ciprian Gal. Près de 50% des forêts appartiennent à Romsilva, une organisation publique roumaine. Mais celle-ci délègue la gestion de 80% de ses parcelles à des organismes privés. "On y observe de nombreux abus", souligne l'expert de Greenpeace. Pour le reste, "les propriétaires forestiers privés vont avoir tendance à couper un peu plus que ce qu'ils déclarent". Le système de déclaration des coupes permet effectivement de jouer sur les volumes, avec une marge d'erreur tolérée de quelques pourcentages.
Zones protégées pourtant exploitées
Des activistes se sont organisés pour documenter ces abus. Claudiu Postelnicu est l'un d'entre eux. Membre d'Agent Green depuis sept ans, l'ancien journaliste enfile régulièrement ses chaussures de randonnée pour s'enfoncer dans les bois. Sa mission d'observation du jour l'emmène à Șinca, au pied des monts Perșani, situés dans les Carpates occidentales, à une heure de route de chez Diana et Anamaria.
A l'entrée du site, Claudiu Postelnicu inspecte le permis d'exploitation. "Ils ont l'autorisation de couper jusqu'à fin décembre, mais cette autorisation n'est pas légale, carc'est une zone protégée", explique-t-il en prenant des photos des troncs d'arbres abandonnés sur le bord de la route. La zone surveillée est une forêt privée, exploitée pour son bois et pourtant classée Natura2000, une certification européenne qui vise à protéger la faune et la flore. Si la coupe y est permise, elle doit être précédée d'une étude d'évaluation. "Très souvent, ces études sont faites après les coupes, ou même pas du tout", s'indigne Claudiu Postelnicu. Depuis sa création, Agent Green a ainsi saisi la justice roumaine "plusieurs centaines de fois"et a pu bloquer plusieurs exploitations illégales.
Arrivés dans une clairière, il faut abandonner la voiture pour pouvoir gravir une colline et observer l'étendue des coupes. Les feuilles mortes rendent l'ascension glissante, mais le danger se trouve ailleurs. Une fois en haut, le Roumain a à peine eu le temps de déballer son drone que quatre hommes apparaAissent. Ils s'étonnent de notre présence dans la forêt, en ce jour férié de saint André. Mais Claudiu Postelnicu est rodé: il est là pour observer les oiseaux. "On a parfois des accrochages violents avec des gardes forestiers", nous avait-il expliqué. En 2021, deux journalistes et un activiste ont été tabassés par des personnes qui coupaient du bois illégalement, rapporte Romania Insider(lien en anglais).
La zone d'observation choisie par Claudiu Postelnicu surplombe une vallée dans laquelle apparaît une fracture très nette entre deux zones: une partie couverte d'arbres hauts et anciens, et l'autre où poussent des arbres très jeunes. "Les gardes forestiers m'ont dit qu'il y avait eu un incendie ici, mais on n'en trouve pas de trace. Par contre, on voit que des sapins ont été plantés, alors qu'ils ne font pas partie de la flore du coin", explique l'activiste. Ce type d'arbres, qui poussent vite, ont probablement été plantés par les exploitants après une série de coupes. Une preuve, selon le militant, de l'intervention humaine sur cette parcelle. Les coupes sont-elles légales? Claudiu Postelnicu a relevé de nombreuses infractions au Code forestier, comme cette route percée à flanc de montagne, "qui menace la biodiversité de la forêt", mais il ne peut pas répondre directement à la question.
Après avoir pris des photos et vidéos avec un drone, Claudiu Postelnicu tente de vérifier les informations liées au site d'abattage sur son téléphone. Pas de chance, le froid glacial a vidé la batterie de l'appareil. Il faudra attendre avant de jeter un œil à Sumal(lien en roumain), une application qui permet théoriquement de suivre le parcours du bois de sa coupe à sa vente. Elle a été mise en place par le gouvernement en 2016, pour répondre au problème des coupes illégales."Cela a permis une nette amélioration des choses, explique Ciprian Gal. Mais il faut qu'elle soit améliorée, elle n'est pas assez transparente." Un peu plus tôt, Claudiu Postelnicu avait relevé les plaques d'immatriculation des camions garés dans la forêt. "Je pourrai vérifier avec Sumal s'ils ont bien l'autorisation de venir ici", explique-t-il. Il est possible de signaler une infraction, mais les contrôles sont rares.
Une procédure d'infraction ouverte par l'UE
Les images recueillies par Claudiu Postelnicu serviront à instruire des dossiers devant les tribunaux roumains, mais également au niveau européen. La Commission a ouvert une procédure d'infraction contre le gouvernement roumain en 2020(lien en anglais), concernant son incapacité à stopper les coupes illégales. En attendant une décision, Agent Green continue de fournir à l'exécutif européen des "preuves de la dégradation de la situation, explique son fondateur, Gabriel Paun. Nous sommes mécontents parce que la Commission n'a toujours pas agi. C'est de la politique. La guerre en Ukraine a modifié les priorités, c'est dramatique."
Important exportateur de bois en Europe, la Roumanie est un gros fournisseur de granulés de bois. Mais cette ressource est mise en péril par la demande accrue due à l'explosion des prix du gaz et l'impossibilité d'accéder aux marchés ukrainien et russe.
"Il y a une menace historique sur les forêts roumaines, alors que plus de 81% des forêts sont désormais trop jeunes pour être coupées."
La protection des forêts roumaines n'est pas qu'un problème national, estime ainsi l'activiste de Greenpeace: "Le gouvernement roumain a tous les outils en main pour faire respecter les règles, mais il faut de l'argent pour financer tout cela. Il faut que les Carpates deviennent un site européen protégé et mettre en place un effort de financement commun." Sans quoi des hectares de forêt pourraient bien disparaître, menaçant la biodiversité et rendant encore plus compliqué l'accès au bois de chauffage pour les Roumains. (selon "Franceinfo")
Délestages à Fort Dauphin, le géant minier invoque le cas de «force majeure»
Dans le Grand Sud de Madagascar, la filiale malgache QMM du géant minier Rio Tinto, invoque la « force majeure » et a annoncé ne plus être en mesure d’approvisionner en électricité en continu la ville de Fort Dauphin. Depuis mercredi 14 décembre, les 70 000 habitants sont donc soumis à un délestage 8h par jour (de midi à 20h), et ce pour une durée indéterminée. Une décision qui fait suite à la recrudescence des tensions avec une frange de la population alentour qui s’estime victime, en autres, d’expropriation foncière. Depuis le 1er décembre, en effet, environ 200 manifestants bloquent nuit et jour la route permettant aux camions et aux employés de se rendre sur le site d’extraction minier.
Le 1er décembre, en réponse au blocage de la route reliant la mine à Fort Dauphin par des manifestants, QMM avait déjà annoncé stopper l’ensemble des opérations d’extraction pour des raisons de sécurité de son personnel, et ne maintenir que le service minimum pour la production d’électricité de la ville.
Lors d’une interview la semaine passée, son directeur général, David-Alexandre Tremblay, nous avait alors fait part de ses inquiétudes :
La situation a perduré. Les rotations des équipes sont désormais impossibles à effectuer. Les réserves de fioul diminuent. « Les circonstances nous contraignent à ce programme de délestage » a donc expliqué le géant minier, par voie de communiqué ce 13 décembre.
Afin d’éviter la paralysie des services de santé, l’entreprise a fourni générateur de secours et carburant à l’hôpital régional ainsi qu’à un dispensaire.
QMM en appelle désormais au gouvernement pour que soit trouvée une solution avec les manifestants et qu’ils quittent les lieux, sans violence, pour permettre le redémarrage des activités.
Lundi, les négociations avaient repris avec les pêcheurs et les usufruitiers. Concernant les doléances propres aux questions foncières, QMM les a toutes rejetées, au motif que l’entreprise a déjà signé des accords en 2016 avec l’État sur ces questions-là. (selon "RFI")
Le Pakistan a été frappé par des pluies de mousson sans précédent au cours de l'été qui ont submergé un tiers du pays, endommagé deux millions de maisons et tué plus de 1 700 personnes.
Les Nations unies ont lancé un appel pour un peu plus de 816 millions de dollars, mais seulement 262 millions de dollars ont été versés par les donateurs internationaux aux agences de l'ONU et autres ONG. ISLAMABAD: L'aide alimentaire d'urgence, destinée aux communautés dévastées par les inondations de cet été au Pakistan, sera épuisée en janvier, a mis en garde jeudi l'ONU, un tiers seulement de l'appel de fonds ayant été reçu. Le Pakistan a été frappé par des pluies de mousson sans précédent au cours de l'été qui ont submergé un tiers du pays, endommagé deux millions de maisons et tué plus de 1 700 personnes. "Il est très important pour nous d'assurer la sécurité alimentaire dans les jours et les semaines à venir pour les personnes touchées par les pluies", a déclaré Julien Harneis, coordinateur humanitaire des Nations unies pour le Pakistan, lors d'une conférence de presse dans la capitale. Les Nations unies ont lancé un appel pour un peu plus de 816 millions de dollars, mais seulement 262 millions de dollars ont été versés par les donateurs internationaux aux agences de l'ONU et autres ONG. "C'est très inquiétant car d'autres interventions d'urgence dans le monde obtiennent un pourcentage de réponse bien plus élevé et nous n'obtenons pas ce financement ici", a déploré M. Harneis. Le Programme alimentaire mondial (PAM) sera à court de fonds le 15 janvier, a prévenu de son côté Chris Kaye, responsable de mission au Pakistan. "Nous sommes confrontés à une crise majeure et franchement, je pense, très grave à l'approche de 2023, à moins que nous n'obtenions le soutien nécessaire", a-t-il mis en garde. Le nombre de personnes aya'une aide alimentaire vitale passera de quatre millions à 5,1 millions pendant la saison hivernale, selon Chris Kaye. Entre 8 et 9 millions de personnes sont tombées sous le seuil de pauvreté par les inondations. La mousson a emporté de vastes étendues de cultures et de nombreuses familles déjà appauvries ont perdu leurs moyens de subsistance. Certaines habitations restent sous l'eau et des familles vivent sur des routes surélevées ou dans des camps de déplacés. Certaines familles ont été poussées à faire travailler leurs enfants ou encore à les marier et le trafic d'êtres humains s'est développé, a indiqué l'ONU. Le Pakistan est responsable de moins d'1% des gaz à effet de serre dans le monde, mais il figure en bonne place dans le classement des nations vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes causés par le changement climatique. (selon "Arabnews")
Selon le centre météorologique Fobos, « jamais dans l’histoire de la météorologie, des bancs de neige de cette taille n’ont été vus » à Moscou un 18 décembre.
Moscou a froid. « C’est une apocalypse de neige », s’alarmait ainsi dimanche la télévision publique russe, alors que des congères records de plus de 30 centimètres de haut s’élevaient dans les rues de la capitale russe en perturbant le trafic routier et en faisant disparaître les trottoirs.
« Ce sont des congères de février » en plein décembre, a affirmé le centre météorologique Fobos, en assurant « que jamais dans l'histoire de la météorologie des bancs de neige de cette taille n’ont été vus » dans les rues moscovites un 18 décembre.
Plusieurs bus bloqués
Environ 119.000 personnes et plus de 12.500 véhicules ont été déployés pour déblayer la neige, selon la mairie de Moscou. « Il y a tellement de neige que plusieurs bus sont bloqués sur les routes (…) et les passagers désespérés descendent pour continuer leur chemin à pied », a commenté pour sa part la chaîne de télévision Ren-TV.
Les trottoirs étaient eux presque entièrement cachés par la neige dans certains districts de la ville, les déblayeurs étant chargés, selon les autorités moscovites, de s’occuper avant tout du déneigement des routes et des approches aux arrêts des transports en commun. Plus de 50 vols ont également été annulés dans les aéroports de Moscou en raison de ces intempéries, selon les autorités aéroportuaires. (selon "20 minutes - Le monde")
Vendredi soir, le maire d’Eichhoffen, Évelyne Lavigne, a été avertie par des administrés qu’environ une tonne de déchets de construction avait été déversée sur un chemin rural, près des habitations du côté de la gare.
Ces matériaux étaient composés de blocs de béton, d’agglos, de pavés de différentes tailles et d’éléments de murs.
La chaussée a été bloquée et l’accès devenu très dangereux pour les cyclistes et les véhicules. L’élue a prévenu la gendarmerie qui s’est rendue sur place. Une plainte a été déposée.
« C’est vraiment un comportement irresponsable et dangereux », s’offusque Évelyne Lavigne, qui appelle d’éventuels témoins à se manifester auprès de la brigade de Barr. (extrait des DNA du 30/11/22)
Le Sahara algérien vient d’ouvrir ses portes à la saison touristique subsaharienne. En effet, sur la carte du Quai d’Orsay, la région de Djanet est passée de formellement déconseillée en déconseillée, sauf raison impérative, désormais les portes du désert algérien portent la couleur orange.
Sans attendre de voir la région passer en jaune, les professionnels du tourisme, dont Point Afrique, ont déjà affrété le vol Paris Djanet pour se lancer dans les premières aventures, depuis 14 ans, dans le Sahara algérien. Et ce, pour partir à la découverte de la perle du désert Djanet, des dunes chatoyantes d’oued d’In Djaren.
En bref, une opportunité pour les touristes étrangers de vivre l’aventure d’un festival de peinture et de gravures rupestres qui se mélangent au sable qui change de nuance à chaque moment de la journée.
Un ancien ministre français émerveillé par le Sahara algérien
Depuis cette ouverture du désert algérien, de nombreux touristes étrangers, dont des Français, mais aussi les membres de la diaspora, se sont empressé pour prendre le premier vol pour rejoindre l’Algérie et découvrir le Sahara. Parmi ses touristes, un ancien ministre français.
De parents algériens et premier ministre arabe à faire son entrée au sein du gouvernement français, les années 2000. Il s’agit bel et bien de Azouz Begag. Résident à Lyon, cet homme politique, en visite dans le Sahara algérien, a fait part de ses impressions concernant son voyage, dans une vidéo posté sur TikTok, le samedi 5 novembre dernier.
Fasciné par son voyage, Azouz Begag rappelle à quel point seront émerveillés les touristes français, mais aussi algériens, qui vont rendre visite à Tamanrasset. En effet, l’homme politique précise qu’à partir de 18 h 07, ces voyageurs auront droit à des milliards d’étoiles qui viennent rendre visite à cette ville, décrit Begag, le sourire au visage.
Par ailleurs, Azouz Begag se rappelle, dans la même vidéo, d’une « chose exceptionnelle » qu’il a vu pendant ce voyage. Il s’agit d’une étoile filante orange qui a traversé le ciel. Et ce, » pour donner indication que nous étions au Paradis », décrit cet ancien ministre français.
D’un autre côté, ce dernier a fait part d’un phénomène qui a aussi capté toute son intension. Et qui fait du Sahara un véritable melting pot. Notamment, la présence des voyageurs africains, venant des pays anglophone, dont le Niger et le Ghana, et francophones, tels que le Mali… » comme on est, nous aussi, africains, on se sent chez nous » conclut Azouz Begag. (selon le hebdomadaire algérien "K")
Le Premier ministre slovaque, Eduard Heger, s'est rendu jeudi à Prague afin de demander à son homologue tchèque, Petr Fiala, d'assouplir les contrôles frontaliers en place depuis plusieurs semaines pour diminuer un afflux de migrants, qui se dirigent vers l'Allemagne et l'Europe occidentale.
Les contrôles, effectués aux points d'entrée le long de la frontière tchécoslovaque (252 km), ont perturbé le transport routier, provoquant souvent des retards de plusieurs heures et suscitant la colère des chauffeurs routiers slovaques.
La Slovaquie affirme que ces contrôles ne respectent pas les règles de l'espace Schengen, dont les deux pays font partie. Le ministre tchèque de l'Intérieur, Vit Rakusan, a déclaré mercredi qu'il ne s'attendait pas à ce que ces contrôles prennent fin immédiatement en raison de leur efficacité.
Selon l'Union européenne, les contrôles tchèques temporaires sont liés à "l'immigration irrégulière et aux activités des groupes organisés de passeurs".
Ce mois-ci, le gouvernement slovaque a installé un camp de 16 tentes à Kuty, une ville frontalière, pour gérer le flux de migrants arrêtés par les contrôles.
Le gouvernement tchèque a mis en place ces contrôles le 29 septembre après avoir constaté une multiplication par 12, à 12.000, du nombre de détentions de migrants cette année.
Depuis, 8.840 cas de migration illégale ont été décelés et 2.841 personnes ont été renvoyées en Slovaquie, a indiqué la police tchèque lundi.
La grande majorité des migrants étaient des Syriens et se dirigeaient principalement vers l'Allemagne, selon les autorités. (selon "Zonebourse" - Version française Kate Entringer)
Rencontre au sommet. Joe Biden a eu une discussion « sincère » ce lundi 14 novembre avec son homologue chinois Xi Jinping sur les principaux sujets de dissensions entre les deux puissances rivales, a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.
Lors de cet entretien de trois heures sur l’île indonésienne de Bali, le président américain a averti que les États-Unis « continueront d’opposer une concurrence vigoureuse » à la Chine mais estimé qu’il fallait « laisser ouverts les canaux de communication », a précisé la même source. Il a été convenu que le secrétaire d’État américain Antony Blinken se rendrait prochainement en Chine.
Xi et Biden contre une « guerre nucléaire »
Les deux présidents, que tout oppose, se sont toutefois mis d’accord sur un point, et pas des moindres : « leur opposition » à tout recours à l’arme nucléaire, dans le contexte de la guerre en Ukraine.« Le président Biden et le président Xi ont réitéré leur accord sur le fait qu’une guerre nucléaire ne devrait jamais être menée et ne peut jamais être gagnée, et ont souligné leur opposition à un recours ou une menace de recours aux armes nucléaires en Ukraine », a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué, alors que Pékin refuse de condamner l’invasion russe.
Par ailleurs, la Chine s’est dite « très préoccupée » par la situation en Ukraine.
« Attitude provocatrice »
Outre le sujet ukrainien, Joe Biden a dénoncé lors de cet entretien les actions « agressives » de la Chine envers Taïwan, qui minent selon lui « la paix et la sécurité » dans la région, selon la Maison Blanche.
Le président américain a également évoqué, lors de la rencontre sur l’île indonésienne de Bali, ses « préoccupations concernant l’attitude provocatrice » de la Corée du Nord, estimant que « tous les membres de la communauté internationale » devaient « encourager » Pyongyang à « agir de manière responsable ».
Après cette discussion qui a duré trois heures, le président américain a quitté à 13h (heure de Paris) l’hôtel de l’île indonésienne de Bali où a eu lieu son premier face-à-face depuis son entrée à la Maison Blanche avec le dirigeant chinois, dans un contexte de rivalité et de dissensions croissantes.
Selon des images satellites, la première base militaire chinoise à l’étranger monte rapidement en puissance, avec la visite de porte-hélicoptères et de navires logistiques. Le symbole des ambitions chinoises dans la région.
A l'occasion du 20e congrès du Parti communiste chinois qui a débuté le 16 octobre, Challenges publie sept articles symboles de l'évolution et de la montée en puissance de la Chine depuis l'accession au pouvoir de Xi Jinping en 2012. Voici le sixième.
Plus de 210 mètres de long et 25.000 tonnes. C’est un sacré bébé qui a fait escale du 6 au 13 août à la base militaire chinoise de Doraleh, à Djibouti, la première de Pékin à l'étranger. Son nom? Changbai Chan. Un porte-hélicoptères amphibie de type 071 de la marine chinoise, capable d’embarquer 800 marins, des engins de débarquement et des hélicoptères Z-8, copies des Super Frelon français. Immortalisé par les images du spécialiste américain de l’imagerie satellite Maxar, décryptées pour Challenges par le champion français de l’analyse d’images par IA Preligens, le passage du Changbai Chan symbolise l’impressionnante montée en puissance de cette base inaugurée il y a cinq ans.
Depuis le début de l’année, les rotations de navires chinois se sont multipliées. "Nos détections automatiques montrent des visites de plus en plus récurrentes de navires de fort tonnage ces derniers mois", indique Aurélien Debièvre, responsable marketing produit de Preligens. Achevée fin 2021, la nouvelle jetée, qui donne sur le Golfe de Tadjoura, avait déjà accueilli en mars et en mai dernier un bâtiment de ravitaillement de type 903, le Luomahu (numéro 907), un navire logistique de plus de 23.000 tonnes de déplacement. "La prochaine étape pourrait être le passage d’un des porte-avions chinois, peut-être leur troisième, le Fujian, qui est en coursq de tests en mer, estime une source militaire. Ce serait un message fort sur la montée en puissance de la Chine." En 2021, le patron du commandement des Etats-Unis pour l’Afrique, le général Stephen Townsend, assurait que la jetée est assez longue pour accueillir un des porte-avions chinois. (selon "Challenges")
Décidément à Villé, on a un sens très particulier de la concertation, de la délibération et du respect des promesses ! C'est évidemment le cas dans le dossier des chemins ruraux et forestiers. En effet, malgré les promesses faites par nos élus, aucune réunion de la commission agriculture-forêt-chasse n'a eu lieu depuis deux ans (depuis le début de ce mandat municipal), aucune décision n'a donc été prise malgré la remise en état entreprise sur deux chemins très particuliers du Klosterwald.
Certes l'un des deux, menant à la Neumatt et au Banc du forestier, relève de l'ONF, mais en collaboration avec la mairie. Remettre du goudron sur un chemin goudronné était-ce une priorité dans une commune où depuis près de 50 ans, la grande majorité des chemins est dans un état lamentable.
Quant au deuxième chemin, menant de l'entrée de la forêt à la Fontaine du diable, il devrait dépendre de la seule gestion communale. Mais peut-être y avait-il là un propriétaire plus influent que d'autres ? Va savoir.
Toujours est-il que la remise en état de ces deux chemins est ressentie comme une insulte à tous ces propriétaires qui cèdent tous les ans le produit de la chasse qui leur revient à la commune, pour qu'il soit affecté à l'entretien des chemins ! Mais où a-t--il passé ?
Et j'oubliais, la commune de Villé porte plainte contre tous les propriétaires qui s'avisent d'entrenir eux-mêmes le chemin menant à leur parcelle ! Ceux-ci restant dans l'impossibilité de chercher le bois de chauffage dans leur parcelle, devront-ils acheter le bois pour l'hiver (surtout au prix fort actuel) après avoir trimé dans leur forêt tout l'été ?
Nouveau chemin (avec panneau illisible) du chemin du Klosterwald !
Chemin menant du Klosterwald à la Fontaine du diable !
...La Hongrie se résout à créer une autorité anticorruption
Alors que l’Union européenne a attribué près de six milliards d’euros à la Hongrie pour relancer son économie post-Covid-19, le pays n’était pas sûr de toucher les fonds. Car Bruxelles exige plus de transparence dans son utilisation : la Hongrie est le deuxième pays le plus corrompu d’Europe, et selon plusieurs rapports, cela va jusqu’au sommet de l’État. Pour obtenir le déblocage des fonds, le gouvernement de Viktor Orban a annoncé lundi 5 septembre vouloir créer une Autorité chargée de lutter contre la corruption.
Plusieurs rapports du Parlement européen pointent un régime corrompu jusqu’au sommet : la manne européenne profite surtout à la famille et aux amis du Premier ministre. En termes de lutte contre la corruption, la Hongrie est le deuxième pays le plus corrompu d’Europe.
Avant sa réélection en avril dernier, le Premier ministre Viktor Orban assurait qu’il n’avait pas besoin de l’argent européen. Mais depuis, la situation économique s’est dégradée : les caisses de l’État sont vides, car le gouvernement a fait beaucoup de cadeaux aux électeurs.
Budapest a donc un urgent besoin des fonds européens et cède aux injonctions de Bruxelles: la Hongrie va mettre en place une Autorité indépendante pour superviser la manière dont les fonds européens sont dépensés. Ce nouvel organisme sera chargé de « prévenir, de détecter et de remédier aux irrégularités » concernant la gestion des fonds communautaires, selon un décret publié lundi 5 septembre au soir.
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Budapest va également mettre en place un groupe de travail chargé de conseiller la nouvelle autorité, groupe qui sera composé de délégués du gouvernement et de représentants d'organisations non gouvernementales (ONG).
La nouvelle autorité anti-corruption devrait voir le jour d’ici fin novembre.
Si Viktor Orban a mis de l’eau dans son vin, c’est que le temps presse : si un accord n’est pas conclu avec Bruxelles d’ici la fin de l’année, la Hongrie perdra 70 % des subventions allouées par le plan de relance. (selon RFI)
Hélène A., infirmière à Ste-Marie-aux-Mines, avait été suspendue de ses fonctions car non vaccinée contre le Covid. Le tribunal administratif de Strasbourg vient de lui donner raison.
Dans une décision rendue le 21 juin 2022, le tribunal administratif de Strasbourg a donné raison à Hélène A., une infirmière ayant été suspendue par son employeur car non vaccinée contre le Covid-19.
Privée de revenus
Hélène, aide médico-psychologique au sein de l’institution médico-social Les Tournesols, un établissement public installé à Sainte-Marie-aux-Mines et qui vient en aide aux personnes handicapées, avait été, sur décision de la direction, suspendue de ses fonctions à compter du 15 septembre 2021.
Pour être réintégrée, la direction lui demandait de fournir un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination.
Durant sa période de suspension, Hélène ne pouvait percevoir aucun traitement (comprendre : salaire) ni exercer d’activité professionnelle rémunérée auprès d’un autre employeur.
La justice lui donne raison
Mais, et c’est là que le bât blesse : Hélène a été suspendue alors qu’elle était en arrêt maladie. Pour le dire autrement, la direction n’a pas attendu l’échéance de son arrêt pour la démettre de ses fonctions, ce qu’elle aurait dû faire, selon l’ordonnance du tribunal.
Dans sa décision, le tribunal « enjoint au directeur de l’institution médico-sociale Les Tournesols d’effectuer le versement des traitements de la requérante dans un délai de dix jours à compter de la notification du présent jugement et de la rétablir dans ses conditions d’ancienneté et de congés payés dans le délai d’un mois suivant la notification du présent jugement ».
« Cette décision rend possible l’espoir pour les infirmières dans la même situation »
« C’était une situation très difficile pour Hélène A., ça n’est que justice », réagit Me Tarek Koraitem, qui a assuré la défense de l’infirmière.« Le tribunal administratif applique la jurisprudence que nous avons impulsée, que j’ai contribué à impulser et cela rend possible l’espoir pour les autres infirmières qui seraient dans la même situation qu’elle », ajoute-t-il. (selon "Actu-Strasbourg")
Des nouvelles de la campagne dans la 5ème circonscription (Sélestat-Erstein)
Décidément, la campagne commence bien timidement, sauf pour "Sitting Bull", le candidat bien assis sur sa chaise !
- Ainsi, ce dernier en est déjà à sa deuxième publication distribuée et on ne voit toujours pas venir son programme détaillé. "Tous ensemble" avec Macron, veut-il nous laisser dans l'ignorance ? à moins qu'il l'ait annoncé à la dizaine de personnes présentes lors de son grand meeting à l'école primaire et laïque de Villé ? Mais peut-être ce candidat très sélestadien est-il trop occupé à faire l'unanimité (contre lui ?) au conseil municipal ? (voir l'article des DNA du 27/5 : "Règlement de comptes au conseil municipal" - page "Sélestat" évidemment)
- Autre nouveauté ? Le jour de l'Ascension ne serait-il plus férié ? A voir les boîtes aux lettres remplies de publicité électorale, la question peut se poser. A moins que le facteur, dans la nouvelle loi macronienne, n'ait plus droit au repos des jours fériés ?
- Outre l'inondation des documents vides de Sitting Bull, l'habitant a pu obtenir un tract du tandem Tétart-Coelsch, autres candidats se disant soutenus par "Ensemble" (mouvement du président Macron). Deux tandems candidats pour un même soutien : notre président n'hésiterait-il devant rien pour gagner ? Et toujours aucune trace de programme !
- Récupération ? Pour s'attirer quelques voix écolos, Sitting Bull s'est rendu au col de Steige pour soutenir les organisateurs de la célèbre course de côte ! Merci pour l'essence pas chère et la pollution planétaire !
- Notons aussi une curiosité : un ancien habitant du val de Villé, aujourd'hui domicilié à Sélestat, a créé la polémique à l'extrême-droite : n'étant prévu "que" comme suppléant chez les "zemouriens", il a changé de camp et s'est autotitularisé chez quelques "souverainistes" de la tendance de ce Dupont-Aignan que Marine Lepen envisageait de nommer premier ministre en 2017. Pas de quoi se faire rembourser une campagne... ou même d'en faire tout un fromage chez le préfet sur son degré d'appartenance à l'extrême-droite.
NB : une réunion publique d'information avec les candidats de NUPES Véronique Toulza et Thomas Benoît aura lieu jeudi, 9 juin à 19h00 à l'école primaire de Villé (salle festive). NUPES regroupe les partis de gauche LFI, EELV, PC, PS.
Au départ du col de Steige, une douzaine de personnes ont suivi Marc-Etienne Wilheim, animateur sylvicole de l’ONF, pour une balade commentée au cœur de la forêt communale de Colroy-la-Roche, dans le cadre du Printemps de la forêt dans la vallée de la Bruche. Le thème : l’abattage du bois en forêt puis son débardage.
Tout au long du parcours, Marc-Etienne Wilheim a fait découvrir les méthodes de gestion forestière de l’association Prosilva avec notamment un peuplement irrégulier qui mélange des essences et des classes d’âge, une régénération naturelle, une gestion durable de la forêt.
Un sapin de 30 m à abattre
Au cœur de la forêt, Patrick Scheidecker, bûcheron au Sivu des forêts communales de la Bruche, attendait au pied d’un sapin de plus de 30 m à abattre. Il a montré la technique de coupe, avec l’entaille qui permet d’orienter l’arbre dans sa chute. Puis il a façonné la base du fût pour faciliter le débardage et a ébranché l’arbre. Les premiers 18 m serviront en charpente, la dizaine de mètres restant en palette et le houppier est laissé sur place, où il pourrira lentement. La souche servira d’abri et de nourriture à toute une faune.
Au terme de cette visite de trois heures, personne dans le groupe ne verra la forêt de la même façon. Le public comprendra mieux le travail en forêt et l’intérêt d’une sylviculture proche de la nature.
Le Festival Décibulles 2022 vous donne rendez-vous les 8, 9 et 10 juillet 2022 avec une programmation comme on les aime : Selah SUe, Woodkid, Parov Stelar font partie des têtes d'affiches annoncées.
Cela fait déjà plus d'un quart de siècle que le festival Décibulles existe ! Chaque été, du côté de Neuve Eglise dans le Val de Villé (67), ce festival pas comme les autres accueille des stars internationales sur sa scène. En passant de 700 festivaliers lors de la première édition à plus de 25 000 personnes ces dernières années, le festival de Neuve Eglise a fait du chemin.
La programmation
Vendredi 8 juillet 2022
Selah Sue (soul) • Niska (hip-hop) • Vitalic (electro) The Groove Sessions Live : Chinese Man + Scratch Bandits Crew - Chinese Man Records + Baja Frequencia feat. Youthstar - Chinese Man Records & Miscellaneous (electro hip-hop) Larry (hip-hop) • Ruff (hip-hop) • Johnnie Carwash (rock garage) Ouai Stéphane (electro) • Aiming For Enrike (math-rock)
Réverbère (théâtre burlesque)
Samedi 9 juillet 2022
Woodkid (electro pop) • The Stranglers (rock)
LA FEMME (rock) • French 79 (electro) • Delgres (blues rock) PALES (post punk) • Madmadmad (punk funk electro) MSS FRNCE (punk) • Naya Ali (hip-hop)
Une blague politique peut coûter cher au Venezuela. Une septuagénaire est poursuivie pour "incitation à la haine" après avoir baptisé un plat traditionnel du nom de l'épouse du président Nicolas Maduro.
Olga Mata est une Vénézuélienne de 72 ans. Elle est poursuivie pour "incitation à l'assassinat de personnalité publique" et son fils a été arrêté à cause d'une vidéo postée sur Tiktok, où la septuagénaire donne des noms de politiciens à ses arepas, galettes de maïs qui constituent le plat national vénézuélien.
"J'ai la veuve", décrit notamment la cuisinière en référence au nom que donnent les Vénézuéliens aux arepas nature, sans aucune garniture. "C'est la Cilia Flores", ajoute-t-elle dans la vidéo, en citant le nom de l'épouse du chef de l'État, Nicolas Maduro. Une voix lui répond alors que Cilia n'est justement pas veuve, la septuagénaire répond : "Bon... mais c'est ce qu'on veut tous".
Lundi 18 avril, Olga Mata a été inculpée. Elle a ensuite demandé pardon dans une vidéo. Elle bénéficie d'une liberté conditionnelle et son fils a été libéré sans poursuites. "La dame qui, via son réseau social, a appelé à tuer le président (...) s'est excusée publiquement", s'est félicité le procureur Tarek William Saab.
"La loi n'est pas là pour dire si une blague est de bon ou mauvais goût"
L'ONG de défense de la liberté d'expression Espacio Publico (Espace public) conteste l'application dans ce cas, comme dans de nombreux autres, d'une loi contre l'incitation à la haine adoptée en 2017 par l'Assemblée constituante favorable au pouvoir et qui prévoit des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. "La loi n'est pas là pour dire si une blague est de bon ou de mauvais goût", estime Carlos Correa, le directeur d'Espacio Publico.
Le 31 mars 2021, la journaliste Milagros Mata et le poète Juan Muñoz ont été arrêtés dans l'Etat d'Anzoategui, à l'est, pour "incitation à la haine" après avoir publié sur Facebook "Noces mortelles", un texte satirique sur une somptueuse fête de mariage en pleine pandémie de Covid-19, à laquelle le procureur Tarek William Saab aurait assisté.
Tous deux ont été libérés un jour plus tard mais doivent se présenter régulièrement au tribunal. "C'est comme si nous étions des prisonniers, même si nous ne sommes pas dans un donjon", a estimé après sa libération Milagros Mata sur le site La Gran Aldea.
Deux pompiers, Ricardo Prieto et Carlos Varon, ont eux été détenus pendant 48 jours en 2018 pour une vidéo virale les montrant en train de promener un âne qu'ils appelaient "président Maduro" dans l'État de Mérida, à l'ouest. Ils sont encore sous contrôle judiciaire.
"Les dictatures n'ont pas d'humour"
"La définition des délits est vague et imprécise et les sanctions sont disproportionnées", s'insurge Carlos Correa, qui rappelle que la loi a été utilisée 17 fois en 2021.
Le Venezuela, qui a une longue tradition humoristique, a vu quasiment disparaître l'humour politique à la télévision et dans la presse. La télévision d'État, elle, diffuse un dessin animé de propagande humoristique, "Super Moustache", avec un Nicolas Maduro en super-héros affrontant la Maison Blanche et les dirigeants de l'opposition.
Rayma Suprami et Eduardo "Edo" Sanabria, deux dessinateurs de presse vénézuéliens vivant aujourd'hui aux États-Unis, rappellent cependant que cette censure existait avant la loi de 2017. Une caricature avec la signature de feu président Hugo Chavez sur un électrocardiogramme plat, une satire de la crise sanitaire dans le pays, a conduit au licenciement de Rayma Suprami du journal El Universal, où elle a travaillé pendant 19 ans.
"Les dictatures n'ont pas d'humour, elles ne peuvent pas s'entendre avec l'humour et ce qu'il représente, le reflet de ce que pensent les gens ordinaires", explique la dessinatrice à l'AFP. "J'ai été accusée d'inciter à la haine, au meurtre et au terrorisme", se souvient-elle. "On ne peut pas se moquer du pouvoir", renchérit Edo, "s'ils ont envie de te mettre en prison, ils le font". (selon "Les Echos")
L'UE cherche une position commune sur la question des livraisons et des payements de l'énergie russe. Mais la Hongrie de Viktor Orbán menace déjà d'y opposer son veto.
Les ministres de l'Union européenne en charge de l'énergie se réunissent ce lundi pour discuter notamment de l'arrêt des livraisons de gaz russe à la Pologne et à la Bulgarie. Il s'agit de trouver une position commune face à la demande de la Russie d'être payée en roubles pour ses livraisons de gaz sous peine de les interrompre.
Pour rappel, Gazprom a stoppé la semaine dernière les livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne après que les deux pays européens ont refusé d'effectuer des paiements selon les modalités réclamées par Moscou. Cette décision du géant énergétique russe a été vue par beaucoup comme une mise en garde du Kremlin, qui menacerait ainsi ses autres clients d'un arrêt des livraisons.
Difficile pour l'Allemagne
L'Allemagne, très dépendante du gaz russe, serait particulièrement visée. Ce pays est en train d'opérer un tournant majeur dans son attitude dans la guerre en Ukraine qui ne plaît guère au président Poutine. En effet, le gouvernement allemand s'engage désormais dans une stratégie de livraison d'armes lourdes à l'Ukraine pour aider celle-ci à résister à l'invasion russe. Il prend de plus en plus ses distances vis-à-vis de Moscou.
La dépendance de l'Allemagne au pétrole russe serait déjà descendue, ces dernières semaines, à 12%, contre 35% auparavant. Celle au charbon serait passée de 50% à 8%. Reste la dépendance à l’égard du gaz russe, qui resterait à 35%.
Le blocage hongrois
Il est urgent que les Vingt-Sept adoptent une position commune. De nombreuses compagnies européennes doivent rapidement effectuer des paiements pour du gaz russe. Mais les discussions seront difficiles, la Hongrie de Viktor Orbán ayant déjà annoncé que toute proposition visant à restreindre les importations de pétrole et de gaz russes déclenchera un veto de sa part. Dans ces conditions, pas d'unanimité possible...
Et le gouvernement d'Orbán a déjà convenu avec la Russie de désormais payer le gaz en roubles, une décision qui défie la politique de sanctions de l'UE.
Embargo sur le pétrole russe en vue
L'Union européenne est aussi en train de préparer un arrêt progressif de ses achats de pétrole et de produits pétroliers à la Russie pour sanctionner la guerre en Ukraine. Cette mesure fait face à de grandes réticences de la Hongrie à nouveau, mais aussi d'autres États qui craignent une hausse des prix. Il s'agit de l'Autriche, la Slovaquie, l'Espagne, l'Italie et la Grèce.
Le problème est d'ordre technique pour certains. La Hongrie et la Slovaquie dépendent actuellement des oléoducs russes, n'ayant pas de ports et n'étant reliées à aucun pipeline européen. Il faudrait construire des infrastructures ou trouver des alternatives. (selon "Les Echos")