ll y a 56 ans, l’homme marchait sur la lune
L’été 1969 en Alsace était torride, voire caniculaire certains jours de juillet. Mais le 21 juillet 1969, dans la région, tous les regards étaient fixés non pas sur le thermomètre, mais sur les télévisions pour suivre l’alunissage d’Apollo 11.
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En 1969, les pages du journal égrènent leur lot d’accidents de la route. Qu’ils sont dangereux, les carrefours, qu’elles sont piégeuses les routes droites, en cette fin des années 60 : on ne compte plus les images de Renault 16 ratatinées, de camions Berliet en proie aux flammes. L’été 1969, c’est aussi le sacre d’Eddy Merckx, la nation belge en liesse devant ce nouveau héros national, vainqueur du Tour de France. Enfin, la France en ce début d’été est atterrée par la terrible catastrophe de Juigné-sur-Loire : 19 enfants se noient dans un tourbillon de la Loire…
À Strasbourg, 20 000 personnes bravent le soleil (il fait 30 °C) pour suivre les évolutions des pilotes au meeting aérien d’Entzheim. Oui, l’Alsace, comme le reste du monde, a la tête dans les étoiles, depuis des semaines. Le 12 juillet 1969, les DNA titrent sur le « compte à rebours » et montrent les trois astronautes, Armstrong, Aldrin et Collins, « parfaitement concentrés » et en pleine forme : l’examen médical poussé auquel ils ont été soumis les a déclarés « bons pour la Lune ». Les magasins Palais Télévision Confort Ménager Chauffage, à Strasbourg et Schiltigheim, font une publicité d’enfer pour leurs téléviseurs dernier cri : « Partez sur la Lune avec Apollo 11 en direct par la télévision ».
Le 13 juillet, les DNA préviennent : la Floride va être submergée par les embouteillages, des centaines de milliers de personnes se rendront près du pas de tir de Cap Kennedy. « Vous qui vous intéressez au prochain exploit d’Apollo 11, ne manquez pas de lire demain les Dernières Nouvelles du Lundi et l’article de Lucien Barnier », conseille le journal. Lucien Barnier, précurseur du journalisme scientifique, fera vivre dans ces pages (mais aussi dans celles du Progrès de Lyon, de La Dépêche du Midi , de la Voix du Nord etc.), la formidable épopée lunaire. Le 16 juillet, il éditorialise : « L’aventure qui commence est l’une des plus difficiles qu’ait jamais affrontées l’esprit humain », cependant que le programme télé annonce dans le détail le programme de cette « date historique dans l’histoire de la télévision », « la retransmission en direct de la conquête de la Lune ». Ce sera « trente heures de programme ininterrompu », à regarder sur les deux chaînes de l’ORTF et sur la TV allemande.
Michael Collins, le Lorrain
Michael Collins est le seul, des trois astronautes en route dans l’espace, qui ne posera pas le pied sur le sol lunaire. Mais son odyssée passionne particulièrement nos voisins lorrains qui le considèrent comme un des leurs. Michael Collins a en effet vécu plusieurs années dans la banlieue de Metz, alors qu’il était pilote de chasse à la base américaine de Chambley, en Meurthe-et-Moselle. Il s’est même marié dans cette commune, le 27 mars 1957, avec Patricia Mary Finningan. Dix ans après cet événement, Michael Collins était revenu à Chambley pour fêter cet anniversaire. Ce fut alors la cohue : escorte de gendarmes motorisés, défilé de majorettes, banquet officiel… (selon les DNA)
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