Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Publicité
30 avril 2025

Canada : victoire des libéraux de Mark Carney aux élections législatives

Les Canadiens ont élu Mark Carney, nouveau chef du Parti libéral, comme Premier ministre, mardi 29 avril 2025. Les libéraux, pourtant en difficulté en début d’année, formeront un gouvernement minoritaire. Chronique.

 

 

Les Canadiens ont tranché : ils ont choisi les libéraux pour former le prochain gouvernement et Mark Carney, le nouveau chef libéral, a été élu comme premier ministre. Un vrai miracle pour les libéraux qui, au début de l’année, traînaient loin derrière les conservateurs. Mais ils vont devoir gouverner sans avoir de majorité à la Chambre des communes, le Parlement canadien. Et ce ne sera pas facile.

Suspens électoral

C’est passé 22 h, heure de Montréal, que les médias locaux ont annoncé la victoire des libéraux à ces élections, sans toutefois prédire s’il s’agirait d’un gouvernement majoritaire – donc avec une majorité de députés – ou minoritaire.

La soirée électorale s’est par la suite étirée en longueur et, à l’heure actuelle, des luttes sont si serrées que les résultats définitifs ne sont pas encore connus… des vraies montagnes russes !

Les résultats ont commencé à entrer en début de soirée en provenance des provinces atlantiques : Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard. Et la soirée a commencé un peu plus difficilement que prévu pour les libéraux, car la performance des conservateurs a été meilleure que les projections, avec des gains dans plusieurs comtés. Mark Carney peut dire merci au Québec, qui lui a donné la poussée nécessaire pour décrocher la victoire. La province de l’Ontario, la plus grande du Canada, a donné des gains importants aux conservateurs au détriment des libéraux. Et en Colombie-Britannique, dans l’ouest du pays, conservateurs et libéraux ont performé également.

Pari gagné pour Mark Carney

C’est l’épouse de Mark Carney, Diana, qui, passé une heure du matin, est venue présenter fièrement son mari devant un parterre de partisans à Ottawa. “Qui est prêt à soutenir le Canada avec moi, qui est prêt à bâtir un Canada fort avec moi ?” a demandé d’entrée de jeu celui qui vient de se faire élire premier ministre. Le chef libéral a tenu à féliciter ses adversaires pour leur campagne électorale. Mark Carney a promis de travailler en équipe avec les provinces, les territoires, les Premières Nations mais aussi les partis d’opposition pour renforcer l’économie canadienne : “Nous allons protéger notre territoire, nos ressources et notre pays”, a-t-il déclaré.

Le premier ministre dit qu’il va gouverner pour tous les Canadiens et a tenu à remercier les Québécois pour la confiance qu’ils lui ont donnée. “Mon gouvernement va travailler pour vous tous, mettons fin aux divisions et aux colères du passé, nous sommes tous Canadiens et mon gouvernement va travailler pour et avec tout le monde”, a conclu Mark Carney. “Nous allons renforcer nos relations avec des partenaires fiables et si les États-Unis ne veulent plus jouer un rôle de premier plan dans l’économie mondiale, nous allons prendre la place”, a poursuivi le chef libéral.

Défaite douce-amère pour Pierre Poilievre et les conservateurs

C’est une défaite douce-amère pour Pierre Poilievre : amère parce qu’il n’a pas remporté ce scrutin, mais douce parce qu’il a gagné vingt sièges de plus qu’en 2021, lors du dernier scrutin, et recueilli près de 42 % des suffrages, à quasi-égalité avec les libéraux, qui ont eu 43 %. Il peut donc garder la tête haute au sortir de cette élection. Et c’est un discours très combatif qu’il a livré devant ses partisans : “Ce sera un grand honneur de continuer à me battre pour vous”, a-t-il déclamé, en soulignant que le changement prend parfois du temps à se réaliser.

Le chef conservateur a tenu à féliciter Mark Carney pour sa victoire et il promet de mettre le Canada en priorité pour combattre les tarifs douaniers de Donald Trump : “Tous les jours nous n’allons pas cesser de nous battre pour le peuple canadien”. C’est donc un discours d’unité qu’offre le chef conservateur face à la menace américaine. Et il dit à Mark Carney : à la prochaine fois.

Le Bloc québécois sauve les meubles au Québec

Les gains des libéraux au Québec se sont faits au détriment du Bloc québécois, le parti qui défend les intérêts du Québec à la Chambre des communes et qui ne présente des candidats qu’au Québec. Les libéraux ont gagné une dizaine de sièges dans la belle province et le Bloc en a perdu dix.

“Le Bloc québécois a fait une campagne de cœur, une campagne de passion, à la hauteur de ce que sont les Québécois”, a dit le chef Yves-François Blanchet, qui a dit regretter les défaites de plusieurs députés sortants de son parti. Il a remercié les militants de son parti. Le Bloc se retrouve dans une situation inédite : il peut être la balance du pouvoir, le parti avec lequel le premier ministre libéral va devoir négocier pour se maintenir au pouvoir.

Yves-François Blanchet a précisé : “Nous imposerons une réalité que le Québec est une nation française, une nation laïque et responsable en matière d’immigration réussie et nous prenons aussi la mesure de la responsabilité qui sera la nôtre”. Il promet de défendre les grands secteurs d’activité du Québec, le bois d’œuvre, l’aluminium, ainsi que la protection de la culture et de la langue françaises.

Une soirée difficile pour le Nouveau Parti démocratique et son chef

Le grand perdant de ces élections, c’est le NPD (Nouveau Parti démocratique) et son chef Jagmeet Singh, qui a d’ailleurs perdu son siège de député de la Colombie-Britannique. Il a annoncé sa démission et quittera son poste dès qu’un nouveau chef ou une nouvelle cheffe sera élu-e.

Le NPD se retrouve avec sept députés : c’est une défaite historique pour ce parti, situé le plus à gauche sur l’échiquier politique canadien. La politique est parfois bien cruelle…

Le Canada sort divisé de cette élection, entre les libéraux d’un côté et les conservateurs de l’autre. Et Mark Carney va avoir un double défi : affronter Donald Trump, négocier avec lui un nouvel accord de libre-échange, mais aussi gouverner avec un gouvernement qui n’a pas la majorité au Parlement canadien (vérifier les derniers chiffres), donc qui peut être renversé par les partis d’opposition si ces derniers le jugent nécessaire.

“Les mois seront difficiles et ils vont exiger des sacrifices, les défis devant nous sont intimidants, nous avons beaucoup de chemin à faire mais j’ai confiance en vous, j’ai confiance en le Canada”, a conclu le nouveau premier ministre dans un discours rassembleur. (selon TV5 - Monde)

 

 

Publicité
29 avril 2025

Marché à Bassemberg

 

28 avril 2025

Mai arrive dans la vallée

 

27 avril 2025

De retour dans la région, les chats forestiers...

Après avoir frôlé l’extinction, le chat forestier sort du bois dans notre région jusqu’à occuper aujourd’hui presque toute la plaine du Rhin ainsi que le massif vosgien. Plus proche des agglomérations, il est davantage susceptible de se reproduire avec des chats domestiques, au risque… de ruiner l’espèce.

 

 

Un dangereux malfaiteur. C’est par ces termes que l’on considère le chat forestier ( Felis silvestris silvestris , auparavant appelé chat sauvage) dans les pages d’un ouvrage de 1948 qui détaille… les techniques de capture des animaux à fourrure. Au XIXe siècle, des naturalistes en parlaient comme d’une bête sanguinaire… Également décrit comme une bête noire des chasseurs, le chat forestier a été quasiment éradiqué jusqu’à ce qu’il obtienne le statut d’espèce protégée en 1979, au même titre que le seul autre félidé autochtone qui hante nos forêts : le lynx boréal.

En France, le chat forestier est essentiellement présent dans le Grand Est ainsi que dans le nord de la Bourgogne, où il a pu se maintenir grâce aux vastes massifs forestiers du nord-est au sein desquels les survivants ont réussi à échapper aux piégeages. Contrairement à ses congénères domestiques, il boulotte peu ou prou les oiseaux : 90 % de son régime alimentaire se fonde sur les rongeurs. « C’est une vraie usine à micromammifères… » résume le président de l’Observatoire des carnivores sauvages (OCS), Alain Laurent.

« Une espèce que l’on pensait ne plus revoir »

 

Depuis quelques décennies, le chat forestier regagne du terrain en Alsace, au point d’être présent partout. « Il fait partie des espèces que l’on revoit aujourd’hui et que l’on pensait ne plus revoir il y a trente ans », se réjouit Christian Braun, membre du Gepma (Groupe d’étude et de protection des mammifères d’Alsace) et de l’OCS. Pour autant, aucun d’entre eux ne viendra se faire caresser sous le menton, le chat forestier étant particulièrement méfiant.

 

Il a franchi le Rhin en 2005

 

Parti des vastes massifs forestiers alsaciens, il occupe désormais toute la région, même s’il se heurte aux milieux fragmentés ou monospécifiques, comme les plantations d’épicéas que ses proies évitent. « Il a même franchi le Rhin en 2005, alors que c’est un animal particulièrement anthropophobe », poursuit le naturaliste. Le chat forestier ne s’était pas maintenu dans le Pays de Bade voisin en raison de l’absence de ces grandes forêts, probablement. Autrefois présent dans toute l’Europe, on ne le trouve aujourd’hui que dans des zones disjointes : Pyrénées et péninsule ibérique, Apennins et sud de l’Italie, Balkans, Carpates, côtes de Turquie, massif du Harz en Allemagne, Belgique, Luxembourg et est de la France.

 

Plus de collisions sur les routes

 

Preuve de cet essor, « les données de chat forestier enregistrées sur www.faune-alsace.org ont augmenté de 30 % ces dix dernières années », relève Christian Braun. Parmi celles-ci figurent de nombreuses photos issues de pièges-photos ainsi que des photos de chats percutés par des voitures. L’essor du chat forestier ayant pour corollaire l’augmentation des collisions, sur les routes.

 

Comment expliquer cet essor ? « Par l’arrêt du piégeage », assure Christian Braun. En Suisse aussi, le chat forestier s’était volatilisé pour les mêmes raisons, il revient aujourd’hui en force, notamment dans le Jura. Le 14 avril dernier, trois chats forestiers recueillis en mauvaise santé puis soignés avaient été relâchés dans le canton de Bâle-Campagne.

 

À l’Observatoire des carnivores sauvages, Alain Laurent, son président, remarque que le chat forestier s’invite aussi sur les crêtes en raison du changement climatique et de la diminution du manteau neigeux, qui l’empêche de capturer ses proies.

 

Les plus grandes densités… dans les forêts urbaines

 

Fait surprenant, les cartes de répartition les plus récentes montrent que les concentrations les plus importantes de chats forestiers, d’après les informations recueillies sur le terrain et traitées via la base de données www.faune-alsace.org , ont été localisées… dans les forêts urbaines, celles de la Robertsau ou d’Illkirch-Graffenstaden, ou encore à l’est de Colmar. Le chat forestier n’apprécie pourtant pas la proximité de l’homme… « C’est probablement lié au fait qu’il y a plus de monde donc d’observations dans ces forêts, poursuit Christian Braun. Mais cela montre aussi que l’aire de répartition du chat forestier s’élargit jusqu’à nos portes. On les voit de plus en plus proches des agglomérations. »

 

Une menace vieille de 10 000 ans

 

Toujours plus actuelle et préoccupante à mesure que le félidé s’approche des maisons : l’hybridation. Ce rapprochement implique l’émergence d’une menace pour le chat forestier. Une menace vieille de 10 000 ans mais qui se fait toujours plus actuelle et préoccupante à mesure que chats forestier et chats domestiques ou chats domestiques revenus à l’état sauvage peuvent s’accoupler en effet et plus les premiers se rapprochent des habitations, plus les chances de rencontre, voire d’accouplement augmentent, c’est mathématique…

 

Pas de plan national pour limiter l’hybridation

En 2018, la doctorante Sabrina Maradan a soutenu à la Faculté de médecine de Créteil un doctorat vétérinaire consacré à l’hybridation et à l’avenir du chat forestier. « L’hybridation est une menace majeure qui ne peut que s’amplifier avec l’anthropisation de l’environnement et la destruction des barrières physiques entre l’homme (et ses animaux domestiques) et le chat forestier, écrit-elle dans son rapport. Elle est majeure au point où l’on se demande si l’on peut encore parler de race pure, aujourd’hui : après un accouplement entre un chat forestier et un chat domestique, les chatons de la troisième génération sont hybrides, c’est-à-dire qu’il devient difficile de percevoir la différence entre eux et un chat forestier. Avec la pression de l’homme, c’est la plus grande menace qui pèse sur cette race et pourtant, il n’existe aucun plan national pour la contrer. » En Écosse, l’espèce s’est éteinte pour cette raison.

 

Qui plus est, les chats domestiques peuvent être vecteurs de maladies mortelles pour le chat forestier, telles que le Fiv, le sida des chats ou la leucose féline.

 

« La responsabilité d’un bon état de conservation »

 

En Alsace, l’OCS et le Gepma relèvent des preuves croissantes d’hybridation. « Sur des photos qui nous sont parvenues, on voit un chat forestier accompagné par un chaton blanc, par exemple », illustre Christian Braun. « Dans les vallées vosgiennes avec leur habitat dispersé, cette hybridation doit être largement sous-estimée », suggère Alain Laurent. Le taux d’hybridation des chats forestiers alsaciens demeure pour l’instant méconnu, en raison de l’absence de recherches allant dans ce sens. Mais des associations comme le Gepma y songent de plus en plus. « Nous avons la responsabilité d’un bon état de conservation parce qu’il y a beaucoup de trous dans la répartition européenne du chat forestier. »

 

 

En attendant, les naturalistes recommandent de limiter les divagations de chats en particulier pendant le rut, en janvier et février, et de renforcer les campagnes de stérilisation. La SPA indique mener de telles campagnes en France, mais rien pour l’instant en Alsace, faute de structures dédiées… (selon les DNA)

26 avril 2025

1er mai à Steige

 

Publicité
25 avril 2025

1525 : et encore la guerre des paysans

 

22 avril 2025

1525, la guerre des paysans

 

L'une des principales batailles eut lieu à Scherwiller, alors que l'armée du duc de Lorraine comptait rentrer chez elle en passant par le Val de Villé.

18 avril 2025

Des boulangeries ouvertes le 1er mai ?

Comme souvent, nombreux élus se bousculent au chevet des boulangers. Ici, pour qu’ils soient autorisés à faire travailler leurs salariés (volontaires) le 1er mai.

 

 

No pain, no gain. La colère de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF) à propos des règles qui encadrent l’ouverture de leurs commerces le 1er mai trouve un écho particulier dans la classe politique. Rien d’anodin.

 

Depuis plusieurs heures, de nombreux responsables publics, souvent à droite et à l’extrême droite, s’indignent du fait que les boulangers ne peuvent pas faire travailler leurs salariés cette date-là, jour de la fête des travailleurs. « Je soutiens les boulangers qui souhaitent ouvrir leur commerce le beau jour du 1er mai, avec des salariés évidemment volontaires », écrit par exemple la cheffe de file du RN Marine Le Pen, ce mercredi 16 avril, sur le réseau social X.

 

Au secours de « la France qui se lève tôt »

 

En clair : « Qu’y a-t-il de plus Français que le boulanger avec sa baguette, accueillant petits et grands dans sa boutique ? », selon les mots de Philippe Moreau Chevrolet au HuffPost, en janvier 2023. Ce spécialiste en communication politique expliquait à l’époque que « les boulangers cumulent beaucoup d’attributs qui les rendent particulièrement attractifs pour les politiques », « c’est la ’France qui se lève tôt’, vers 3 heures du matin, c’est la France qui travaille, c’est la France traditionnelle, celle de la baguette. C’est aussi une France modeste et populaire. »

 

Il y a deux ans, les partis se mobilisaient (à grand renfort d’artifices de communication à l’extrême droite) pour dénoncer l’explosion de la facture d’électricité des boulangers sur fond de guerre en Ukraine. Une façon de critiquer la déconnexion du pouvoir vis-à-vis des difficultés des Français. Désormais, c’est donc le débat autour du 1er mai qu’ils sont nombreux à investir, pour fustiger peu ou prou la même chose. En l’occurrence la propension des gouvernants selon eux à empoisonner la vie des travailleurs, par excès de zèle. Un thème assez porteur dans l’opinion.

 

« Quand ce gouvernement va-t-il laisser les Français travailler ? », s’interroge par exemple Marine Le Pen dans son message, quand son allié Éric Ciotti dénonce une « mesure absurde et antiéconomique. » « Les boulangeries doivent pouvoir ouvrir le 1er mai ! », insiste-t-il.

 

Dans la même veine, le maire de Cannes David Lisnard, libéral revendiqué, appelle lui aussi sur les réseaux sociaux à « laisser la liberté de travailler à ceux qui veulent travailler » le 1er mai. Et d’ironiser : « L’année dernière, des boulangeries ont été condamnées pour avoir ouvert un 1er mai. L’inspection du travail peut donc travailler un 1er mai pour traquer et empêcher de travailler ceux qui veulent travailler. »

 

 

Sur le papier, les règles qui encadrent l’activité des boulangeries ce jour précis sont claires : le 1er mai, fête des travailleurs, est obligatoirement chômé pour les salariés, sauf dans certains domaines indispensables, comme la santé. S’il le souhaite, un boulanger chef d’entreprise peut donc travailler et ouvrir son commerce, mais sans ses salariés. Des dérogations sont toutefois prévues s’il peut justifier du caractère « indispensable » de son activité, si sa boulangerie livre par exemple des Ehpad ou des hôpitaux.

 

Signe de la sensibilité du sujet, exacerbée à l’heure des promoteurs de la « tronçonneuse » anti-bureaucratisation, les revendications de la Confédération de la boulangerie-pâtisserie sont soutenues également par des élus macronistes ou philippistes. L’ancienne ministre Olivia Grégoire appelle par exemple à ne pas « empêcher » l’activité des « salariés des boulangeries qui veulent travailler ce jour-là. »

 

Dans ce contexte, le gouvernement paraît embarrassé. Interrogé par Le Figaro mardi 15 avril, l’entourage de Catherine Vautrin (ministre du Travail et de la Santé) se bornait à rappeler les règles en vigueur, en insistant au passage sur le fait qu’elles ne « sont pas nouvelles ». En effet, la date a été instituée définitivement comme jour férié, chômé et payé en 1948. Quelques heures plus tard, ce mercredi, la ministre dédiée Astrid Panosyan Bouvet a semblé pour sa part soutenir la CNBPF contre une loi aujourd’hui « difficilement compréhensible », selon elle.

 

« Cela relève de l’inspection du travail. Il faut faire le pari de l’intelligence, ce sont des métiers importants, si c’est une base volontaire, que les gens ont envie de s’organiser avec des compléments de salaire, on doit pouvoir laisser les choses », a-t-elle plaidé sur BFMTV, en se montrant ouverte à une évolution législative. Difficile d’envisager toutefois une baguette magique d’ici le 1er mai. (selon Huffpost)

16 avril 2025

Un budget à Villé

Alors que le compte-rendu du précédent conseil municipal n'a jamais paru dans la presse, le budget vient d'être voté. Rien de bien sensationnel, si ce n'est que des réparations nécessaires depuis des années (notamment dans la montée de la croix) vont enfin peut-être se réaliser. Les élections approchent, ceci explique cela :

 

Une augmentation des taxes

 

Rappelant d’abord la stabilité des taux de taxes locales entre 2019 et 2023, le maire évoque malgré tout, un « problème structurel » avec le budget de la commune. En regard des projets et des taux des dernières années, il estime qu’il est « dans son intérêt d’augmenter ces taux ». Les propositions suivantes pour 2025 sont énoncées :

Taxe foncière bâtie : 24,25 % (22,24 % en 2024)

Taxe foncière non bâtie : 40,35 % (37,17 % en 2024)

Taxe d’habitation : 14,45 % (résidences secondaires) (13,13 % en 2024)

Le produit attendu en 2025 s’élève à 630 217 €.

« Ces augmentations nous permettront de constituer un fonds de roulement, de subvenir à l’imprévu (dont des travaux de voirie conséquents), a expliqué le maire. Certains quartiers n’ont pas vu de travaux depuis 30 ans, nous devons répondre aux exigences légitimes de la population. Je n’ai aucun tabou à demander un effort de contribution, car derrière il y a des projets. Des bâtiments sont en souffrance, le presbytère notamment. Nous sommes des élus responsables, la réalité s’impose à nous malgré les futures élections. Sachant que la hausse est très inférieure à la moyenne départementale.  »

 

 

Un budget primitif 2025 à plus de 4 millions d’euros

 

 

Christine Meyer, présidente de la commission finances, expose que le projet de budget primitif 2025 de la commune s’établit à 1 300 502,16 € pour les dépenses et recettes de fonctionnement et à 3 905 221,54 € pour les dépenses et recettes d’investissement, « des dépenses qui connaissent un bond spectaculaire par rapport aux autres années ».

 

Au chapitre des dépenses de fonctionnement, on note une prévision de 20 000 € pour l’entretien des bâtiments publics, de 54 640,62 € pour l’entretien des réseaux (réparation collecteur et canalisation eaux pluviales rue de la Libération et rue de la Petite-Scierie, le remplacement des caniveaux de la rue de la Montée-de-la-Croix et de la rue du Soleil), de 25 000 € pour l’entretien et les diverses réparations de voirie.

 

Pour les charges de gestion courante, on note que l’indemnité des élus est réduite à 51 000 € mais les charges financières augmentent (évaluées à 32 200 € en 2025, contre 24 844,90 € en 2024), ce qui est dû à la prévision d’un prêt pour financer les différents frais d’étude et de maîtrise d’œuvre pour le projet de périscolaire. S’agissant d’un nouveau financement, le montant des intérêts est plus important.

 

Les dépenses d’investissement prévisionnelles s’élèvent à 3 905 221,54 €, concernant des projets d’envergure : l’assistance à maîtrise d’ouvrage du réseau de chaleur intercommunal (6 500 € avant subvention) ; les honoraires de maîtrise d’œuvre pour le projet périscolaire (des études de sol, d’étanchéité à l’air et missions de contrôles à 580 000 €) ; un ensemble de travaux, aménagements et acquisitions, pour un montant prévisionnel de 3 214 421,54 € (création du périscolaire et rénovation thermique du groupe scolaire pour un montant de 3 038 704,54 €, création du parc, divers aménagements et achats de matériels pour un montant de 175 717 €).

 

Les recettes d’investissement comptabilisent les montants des emprunts liés au projet de construction du périscolaire et de la rénovation thermique du groupe scolaire, soit les frais de maîtrise d’œuvre et études diverses (580 000 €), le coût des travaux étant estimé à 3 000 000 €.

 

 

15 avril 2025

Climat et calendrier

 

Publicité
1 2 > >>
Publicité
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Visiteurs
Depuis la création 2 279 807
Publicité