Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Publicité
16 novembre 2017

Jean Vogel le frondeur de l'AMF

Faut-il aller à Paris ?

jeanvogel

C'est un maire du canton de Mutzig-Villé qui régulièrement lance la fronde au congrès des maires de France, à savoir Jean Vogel, maire de Saâles à son quatrième mandat, ce qui a de quoi lui donner des idées, notamment en ce qui concerne les communes de la ruralité et de la montagne. En  2016 déjà, il avait soufflé le vent de la révolte. Mais considérant qu'il n'a pas été entendu, il change de méthode en refusant de se rendre à ce congrès de sourds. Il vient d'envoyer à la presse le communiqué ci-dessous. Pas sûr que son mot d'ordre soit entendu. L'absentéisme est-il d'ailleurs la bonne méthode ? surtout dans des assemblées où les absents ont forcément tort ?

Le communiqué

L'Association des Maires de France s'apprête à tenir son 100e congrès à Paris.
De plus en plus de petits maires ne se reconnaissent plus dans cette association (absence de F. Baroin aux débats sur la ruralité en 2016, enterrement de la réforme de la DGF, refus de  reconnaitre les inégalités existantes entre communes, absence d'implication forte sur le sujet des injustices de l'imposition du foncier bâti,...).
A l'heure où, à juste titre, nos concitoyens réclament un renouvellement de la vie politique, il est important que l'AMF se réforme à son tour. C'est pourquoi, je lance le mouvement "Nous n'irons plus à Paris", demandant à tous mes collègues maires de boycotter les congrès de l'AMF afin d'obliger l'association à redevenir l'association de tous les communes de France."

saales

Publicité
25 novembre 2017

AREVA au Gabon

"On est tous malades! Au niveau de la santé, ils nous couillonnent !"

gabon1

A 82 ans, Moïse Massala, géochimiste en retraite n'en finit plus de pester contre son ancien employeur, la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), filiale du groupe français Areva au Gabon.

Comme Moïse, des centaines d'anciens travailleurs gabonais de la Comuf réclament réparation - sans succès depuis douze ans - pour des maladies qu'ils estiment être liées à leur travail, dans la mine d'uranium exploitée entre 1958 et 1999 par le groupe nucléaire dans le sud-est du pays.

Ceci alors que deux familles d'anciens travailleurs français de la Comuf ont été indemnisées en France, et qu'Areva a reconnu, dans un mail interne que l'AFP a pu consulter, que "de nombreuses maladies graves ont été détectées" chez d'anciens travailleurs gabonais.

"Ça fait dix ans que j'ai du mal à respirer, l'air ne passe plus". Roland Mayombo, 77 ans, "dont vingt-sept à la mine", participe activement à la lutte du collectif formé par 1.618 anciens employés gabonais de la filiale d'Areva, le Mouvement des anciens travailleurs de la Comuf (Matrac), pour faire reconnaître leur cause.

Mais si le groupe nucléaire français avait accepté de créer un Observatoire de la Santé (OSM, lancé avec l'Etat gabonais), en 2010, pour "suivre l'état des travailleurs et les indemniser", Areva a toujours affirmé qu'"aucune maladie professionnelle liée à l'exposition aux rayonnements ionisants" n'y a jamais été décelée.

En 2015, dans un mail interne à la Comuf, consulté et authentifié par l'AFP auprès de plusieurs destinataires, le directeur santé d'Areva, Pierre Laroche, admet pourtant que "de nombreuses maladies graves ont été détectées chez des anciens salariés comme par exemple des tuberculoses en phase contagieuse".

Pour les anciens travailleurs, ce courrier est la reconnaissance officieuse de leurs blessures, et justifie indemnisations - même si ces maladies ne sont peut-être pas reconnues comme étant radio-induites.

- David contre Goliath -

gabon2

"Cette histoire, c'est David contre Goliath. Qu'est ce que vous voulez qu'une bande de vieillards fassent contre une entreprise comme la Comuf?", soupire encore Moïse, qui a perdu son frère, ancien prospecteur dans la mine, "d'une maladie bizarre" il y quelques années.

Assis dans un café de la petite ville de Mounana, dans le Haut-Ogoué (sud-est du Gabon), Moïse et ses anciens collègues ressassent le passé et se sentent "impuissants": ils sont persuadés qu'ils sont malades à cause de la mine, mais ne peuvent le prouver.

En 2007, interpellées par les anciens travailleurs, les ONG françaises Sherpa et Médecins du Monde se saisissent du dossier. Elles réalisent des enquêtes de terrain à Mounana, et publient un rapport dénonçant le taux élevé de cancers parmi les salariés ou ex-salariés de ces mines d'uranium au Gabon et au Niger.

Le groupe nucléaire ouvre des négociations, et un accord "sans précédént" est signé en 2009.

"On croyait avoir gagné", assure Moïse, alors que l'OSM voit le jour et redonne espoir aux anciens travailleurs.

Mais sept ans après, les locaux de l'OSM à Mounana, à quelques km de l'ancienne mine, sont fermés, les panneaux indicateurs sont à même le sol et plus aucun travailleur gabonais n'y est suivi. Aucun d'eux n'a été indemnisé.

"Nous avons décidé d'arrêter d'y aller car personne ne nous a jamais donné nos résultats d'analyses", se souvient Estime Beno Ngodi, président du Matrac.

"L'observatoire a bien fonctionné jusqu'en 2015, il s'est adressé à près de 667 anciens salariés. Le Conseil d'administration à l'unanimité a décidé d'en suspendre l'activité" en raison du boycott par le Matrac, dit le directeur du Conseil d'administration de la Comuf, Gilles Recoché.

Et d'ajouter: "notre fierté est d'avoir mis en place une structure tripartite unique, qui permet aussi aux anciens travailleurs de la Comuf de bénéficier d'une visite médicale gratuite".

"J'ai été quatre fois à l'OSM, chaque année, mais je n'ai jamais eu de résultat", rétorque M. Mayombo, qui porte tout de même une casquette rouge de la Comuf, se disant "fier" d'y avoir travaillé malgré les "complications". Le syndicat estimait, fin 2016, que 367 anciens travailleurs sont décédés "à la suite d'infections respiratoires pulmonaires".

En 2010, une étude demandée par l'UE dénonçait l'opacité des résultats d'analyse, comme l'ONG Sherpa, qui s'est offusquée du "maintien dans l'ignorance" des anciens travailleurs.

"Tous les résultats étaient donnés à la fin des consultations. Une copie était remise à l'ancien travailleur", assure en réponse Steeve Mbuy' Ibutsi, secrétaire exécutif de l'OSM, qui s'étonne de cette "incompréhension".

"Il y a une désinformation" de la part du Matrac, affirme pour sa part le directeur du Conseil d'administration de la Comuf, Gilles Recoché.

- 'On est malades et on meurt' -

Qui a raison, des Gabonais qui affirment "tomber comme des mouches" à cause de leur travail à la mine ou d'Areva qui estime qu'aucune maladie professionnelle n'a été décelée ?

"Qu'il y ait eu de la radioactivité à Mounana, c'est une réalité. Après, à quel degré et dans quelle mesure les travailleurs ont été touchés, il sera très compliqué de l'établir", confie à l'AFP un ancien haut cadre de la mine, sous couvert d'anonymat.

La dénomination même des maladies professionnelles liées au travail à la mine des travailleurs gabonais fait débat: "moi, j'ai mal au poumon. Mais ils me disent que ce n'est pas lié", dit un ancien travailleur de la mine.

Dans la loi française, qui date de 1984 et de laquelle dépend Areva et sa filiale au Gabon, 13 maladies seulement sont imputables aux rayonnements ionisants.

"Ce n'est pas évident qu'on trouve des maladies professionnelles chez les anciens travailleurs avec la grille utilisée. Mais c'est possible qu'on trouve des maladies liées au travail, mais considérées comme non-professionnelles, et donc non indemnisées", décrypte Steeve Ondo, médecin du travail gabonais et membre du Comité scientifique de l'OSM.

"C'est édifiant! Le tableau de maladies professionnelles n'a pas été actualisé depuis 1984... Une aberration devant les progrès faits en médecine", estime de son côté Jacqueline Gaudet, fondatrice de l'association française "Mounana", qui se bat pour l'indemnisation des anciens travailleurs expatriés de la Comuf.

Son association a fait porter deux fois à l'Assemblée nationale française une demande pour réviser le code de la Sécurité sociale, sans succès.

En France, deux familles d'anciens travailleurs décédés d'un cancer du poumon - dont celle de Mme Gaudet - ont été indemnisées en 2011. "Une première", avait salué à l'époque l'avocat des familles.

Au Gabon, l'amertume est grande. "Nous, on est malades et on meurt, mais ils ne nous l'ont jamais dit!", répète encore et toujours Estime Beno, qui affirme souffrir d'un cancer du poumon et avoir du aller jusqu'en Afrique du Sud pour qu'on le lui diagnostique.

L'association Mounana dit avoir porté plainte contre Areva devant la justice gabonaise. "Par douze fois, on a été débouté", expliquent le président du Matrac, ainsi qu'un ancien avocat du collectif.

La Comuf dément: "il y a des discussions, des menaces, des démonstrations de forces (de la part du Matrac) pour empêcher en 2015 les consultations de l’OSM, mais à ma connaissance, je n'ai jamais eu en main de plainte officielle", rétorque M. Recoché.

La Comuf a cessé toute exploitation au Gabon en 1999, et a suspendu l'exploration de nouveaux gisements en 2017. "Le temps joue pour eux. On n'arrêtera pas, c'est jusqu'à la mort", tape du poing M. Mayoumbo.(selon "Oeil d'Afrique")

gabonUn enfant passe devant une maison marquée d'une croix rouge supposée irradiée car construite avec des matériaux issus d'une ancienne mine d'uranium de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville (Comuf), filiale du groupe français Areva.

6 novembre 2017

Glyphosate : interdit en Bavière, autorisé en Forêt Noire

L'interdiction bavaroise vient des laiteries

bade

En Bavière, les laiteries du "Berchtesgadener Land" viennent d'interdire à leurs agriculteurs d'utiliser le glyphosate. Ce groupement, qui rassemble des exploitations de taille moyenne, prend ces mesures au moment même où le comité de l'Union Européenne reporte toute décision à ce sujet. Et en même temps, le groupement laitier de Forêt Noire, basé à Fribourg-en-Brisgau, critique la décision bavaroise, disproportionnée semble-t-il, tout en recommandant d'éviter autant que possible les herbicides. Quelle cacophonie !

Indépendamment de cela, les structures pastorales de Forêt Noire sont différentes de celles du Berchtesgaden Land. N'étant composées que de prairies, la lutte contre les mauvaises herbes est moindre.

Différents moyens de réduction des mauvaises herbes

Caroline von Ehrenstein, responsable du département marketing de "Schwarzwaldmilch", a évoqué le mélange des terres vertes et de terres arables comme un argument contre l'interdiction du glyphosate. Elle préconise l'utilisation d'herbicides uniquement dans les cas de nécessité absolue. En Bavière, l'interdiction d'utiliser le glyphosate depuis le mois d'octobre a été bien ressentie car le produit était de toutes façons peu utilisé. Le BLDC (Bechtesgadener Land Dairy Cooperative) souhaite malgré la généralisation de l'interdiction du glyphosate.

10 novembre 2017

A Elzach : "Prosit" au vin du val de Villé

Un viticulteur d'Albé exporte son vin dans l'Elztal

elzach1

Dégustation de vins d'Alsace et chansons, c'était le thème d'une soirée chez nos jumeaux d'Elzach, dans la belle salle des fêtes du Ladhof, un local comme Villé n'en possède pas ! C'est la chorale intercommunale de 40 membres de "Battements de choeur" qui s'est mêlée aux invités badois et qui a créé l'ambiance. Le voyage de cette sympathique chorale, dirigée par son chef Marc Lazarus, a pu se réaliser grâce à la générosité de la commune de Villé (décision prise le 6/11 pour un voyage du 4/11) et de l'intercommunalité de la vallée. Et ceci, malgré l'affirmation du journaliste allemand qui a bien noté que c'est le viticulteur Barthel qui a fait venir cette belle chorale chargée d'agrémenter la soirée. Une soirée qui est revenue chère aux participants d'Elzach qui ont dû mettre eux aussi la main au porte-monnaie pour un montant très oenologique de 20€.

____________________________________

Bürgerzentrum Ladhof/Krone
Ladhof 
79215 Elzach

------

 

 Eintritt

 

Kosten 20,00 EURO - Vorauskasse bei Frau Heidi Sonntag, Stadtverwaltung Elzach, Zimmer 8

_________________________________________

elzach2

C'est la sixième fois que le sympathique viticulteur d'Albé se déplace à Elzach, quelques semaines avant les fêtes de Noël, y faire déguster et vendre son bon vin de montagne. Evidemment, il a expliqué les caractéristiques et l'originalité de son produit : un vin d'altitude très agréable (surtout le pinot noir) poussant sur des terres composées de schistes. Unique en Alsace ! Tout comme il a très bien expliqué les problèmes rencontrés : gel important du dernier printemps, stockage, enlèvement, difficultés de la culture en pente forte. Les Elzachois n'avaient, en fin de soirée, qu'à se ruer vers le stock, soit pour un petit achat, soit pour une commande importante.

Sûr qu'une telle soirée sera reconduite, car il y a plusieurs viticulteurs dans notre chère vallée qui aimeraient peut-être aussi profiter de ce genre de publicité. Il y aurait même quelques distillateurs de kirsch très intéressés.

elzach

Voir la page : Bulletin municipal d'Elzach

- et aussi :

elzach11

22 octobre 2017

33ème congrès de l'ANEM à Forcalquier (Alpes de Haute-Provence)

Ciel, notre maire-adjointe y était !

forcalquier1

Notre conseillère départementale, première adjointe au maire de Villé, a participé aux débats suivants : La montagne à l'avant-garde de la transition écologique - l'aménagement numérique de la Montagne un an après l'acte 2 de la loi Montagne - la résilience de la spécificité montagne. Bien que Villé n'est plus en zone de montagne, on aurait aimé connaître le contenu de ses interventions concernant le massif vosgien.

mozziconacci

Il est vrai que notre élue a l'habitude de fréquenter les toits, même si ce ne sont pas toujours les toits du monde (voir photo ci-contre). Mais peut-être a-t-elle même pu serrer la pince au maître de céans, l'ancien député-maire de Forcalquier Christophe Castaner, aujourd'hui porte-parole du dieu Jupiter, maître de la république française. Ou peut-être même à Jacqueline Gourault, ministre rattachée au ministre de l'intérieur Gérard Collomb, en charge de la cohésion des territoires. Celle-ci a dû recueillir toutes les sympathies de notre maire-adjointe lorsqu'elle a déclaré que pour les communes françaises les DGE (dotations globales de l'Etat) étaient en hausse. Même le maire de Villé va risquer de s'étouffer à l'annonce de cette brillante nouvelle. L'autre membre du gouvernement présent, Julien Denormandie, secrétaire d'Etat lui aussi à la cohésion des territoires, a renchéri en annonçant que le gouvernement n'oublie pas les territoires ruraux. A dire des bêtises, il vaut mieux être à deux. Et puis, il semble que ce cher Denormandie s'imagine déjà à la tête de LREM. Et pour y arriver, il faut bien soutenir ses ministres.

Pour faire plus sérieux, voyons plutôt le discours du porte-parole du gouvernement. 

En altitude, la météo peut vite varier. Malgré la reconnaissance de leur spécificité par deux lois dédiées (la dernière en décembre), les élus montagnards ne se départissent pas d’un naturel inquiet.

Et le changement politique radical en 2017 n’est pas forcément signe de temps clair pour eux, habitués à l’immuable baromètre gauche/droite. D’autant que les nuages s’amoncellent : raréfaction de la ressource publique, fonds de péréquation pénalisant, transfert obligatoire de l’eau aux intercommunalités en 2020, présence du loup… « On a le sentiment que la spécificité montagne est oubliée », s’est désolée Marie Noëlle Battistel lors de ce congrès de l’Association nationale des élus de montagne (ANEM), qu’elle préside et qui perd des adhérents.

Sans aucune langue de bois ?

castaner3

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, est revenu sur ses terres dire à tous ces montagnards (sans aucune langue de bois ?)  qu’après la pluie vient le beau temps. Lui qui, il y a peu, était encore maire de Forcalquier, revendique une approche innovante : « J’ai vécu la différence de culture entre la plaine de la Durance et la vallée de l’Ubaye, je suis à votre écoute. » Et de louer « l’intelligence territoriale » des élus de massifs, expérience inventive qui doit influencer les politiques de Paris.

La confiance est donc rompue entre l’Etat et les collectivités ? « La confiance, ça se recrée. Que dit le projet loi de finances en ce moment à l’Assemblée ? Pour la première fois, le budget global pour les collectivités va augmenter. (Mais peu de présents y croient). Il n’y aura pas de baisse des dotations. L’effort sera ciblé sur les 319 plus grandes communes. (et les autres ?) » Si le slogan de l’ANEM, le parti de la montagne, c’est bien “ni gauche, ni droite”, ce n'est pas l’esprit en marche à l’Elysée, plutôt "pas de gauche et surtout à droite". « Sur le sujet de l’eau, on est ouvert. La loi mérite d’être adaptée aux territoires » rappelle notre porte-parole macronien en réponse à une pétition du comité directeur de l'ANEM. Mieux, le secrétaire d’Etat Castaner a parlé d’alléger les procédures administratives pour les retenues collinaires : « Simplifions ! ». A défaut d’annoncer avec certitude la neige pour cet hiver, en météorologue optimiste, il prédit des éclaircies sur les hauteurs capitoliennes.

La motion de l'ANEM qui a fait sursauter Castaner

anem

Publicité
19 octobre 2017

Site temporairement indisponible

A la mairie de Villé, le "temporaire" dure

site_en_maintenance

Il n'est pas rare de trouver un site internet indisponible, en général pour maintenance ou mise à jour. L'indisponibilité dure une heure ou deux, parfois un peu plus. Oui mais voilà, le site officiel de la commune de Villé, est resté bien peu fleuri depuis juin 2017 (où même le PV du conseil municipal, pourtant obligatoire selon la loi NOTRe, ne figurait plus). J'avais corrigé cette défaillance en publiant ce PV sur mon blog. La mairie m'avait d'ailleurs fait parvenir le 28/8 (soit 2 mois après la réunion du conseil municipal) le message suivant :

"Bonjour Monsieur, Merci pour votre message. Nous avons bien conscience de l'obligation de diffuser les P.V. des conseils municipaux sur le site internet de la commune de Villé. Toutefois, notre  site rencontre depuis un certain temps des difficultés techniques qui empêchent les mises à jour. Il sera prochainement mis en sommeil, et une nouvelle version plus ergonomique sera mise en ligne. Dans cette attente, veuillez trouver ci-joint le P.V. du conseil municipal de la réunion du 26 juin 2017. Cordialement, Le secrétariat".

Nous sommes fin octobre, à la veille d'une nouvelle réunion du conseil municipal, et l'on risque fort de voir une troisième séance sans compte-rendu sur la toile. Le citoyen villois doit se poser aujourd'hui bien des questions : le bourg-centre de la vallée va-t-il rester encore longtemps sans site internet? La "panne" sur l'ancien site est-elle un manque de volonté ou une incompétence notoire de l'exécutif mis en place par le maire de Villé ? Ou alors, tout simplement, nos élus n'ont-ils pas pris connaissance de la loi NOTRe figurant dans un bulletin officiel encore non lu (bien que déjà recouvert de poussière ?). Je reste persuadé qu'à la lecture de cet article l'état-major de la mairie se fera un plaisir de faire fonctionner ce beau site communal.

  • A voir : le site communal de Villé
3 novembre 2017

Grand conseil municipal à Villé

Sensationnel : record de points à l'ordre du jour battu !

cm

Monsieur le maire vient de convoquer à un grand conseil  municipal en date du lundi, 6 novembre à 20h00 à la mairie de Villé. Les "couche-tôt" peuvent se réjouir, une fois de plus l'ordre du jour n'est guère fourni. Inutile donc d'appeler la maréchaussée pour faire sortir les représentants du peuple à "la force des baïonnettes". Le temps de Beaumarchais est révolu, et tout laisse à penser que nos élus quitteront "la salle du jeu de paume villoise" faute de sujets sérieux à se mettre sous la dent. 

1) Finances : attribution d'une subvention.

2) Attribution des marchés publics de rénovation de l'atelier municipal.

3) Création d'un accueil périscolaire : maîtrise d'oeuvre.

4) Urbanisme : mainlevée de droit à résolution.

5) Divers et communications du maire.

8 octobre 2017

Conférence de presse de l'association des élus du massif vosgien

Les cols sont dangereux, mais les mesures proposées aussi !

cols5J'ai cru rêver en lisant les propositions de circulation de l'AMV : un plan col par col à partir de 2018 pour interdire ou réguler le passage des camions. Pourtant, depuis la fermeture du tunnel de Ste-Marie-aux-Mines en 2000 (suite aux graves accidents des tunnels du Mont-Blanc et des Tauern (Autriche), des arrêtés préfectoraux d'interdiction existent. Il y en a plus de 20 ! Encore faudrait-il qu'ils ne soient pas contradictoires, ni dans les textes, ni dans leur signalisation. Un chauffeur de poids-lourd peut ne rien y comprendre tant c'est compliqué.

J'ai cru rêver aussi lorsqu'on annonce le contournement de Châtenois pour 2020, alors que rien n'est commencé. Et encore faudrait-il respecter le schéma d'orientation du territoire et la D.U.P. Schéma d'orientation du territoire : établi en 1976 et renouvelé  en 1991. La RN 59 est classée en grande liaison du territoire, et doit permettre à l'Alsace, et même le Pays de Bade, d'avoir une voie rapide vers Paris.

cols7

L'AMV met surtout l'accent sur la sécurité et les nuisances dans les cols. J'y souscris : évidemment, les cols sont dangereux, surtout en hiver. Il faut donc orienter leur trafic vers le tunnel. 

J'ai donc cru rêver aussi en entendant Mr. Tacquard, vice-président de l'AMV, affirmer que le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines ne devait servir qu'au transport régional... en contradiction complète avec les orientations de la Région et du gouvernement. L'AMV semble oublier totalement l'intérêt économique de la RN59 et de son tunnel transvosgien. Et c'est là que le bât blesse le plus. En 2000, une méchante guéguerre a opposé les élus alsaciens aux vosgiens sur le doublement du tunnel. Les alsaciens ont gagné, les lorrains avaient raison. On en paie déjà le prix : le tunnel est à saturation de camions alors que les internationaux y sont interdits ! Bref, on est dans l'impasse totale.

Et les vallées périclitent et se vident. Envoyer 60% des salariés sur la route matin et soir, pour aller travailler dans la plaine, n'assure pas la sécurité ! Aussi est-il étonnant que personne n'imagine plus une nouvelle route de Lièpvre à Val de Villé.

Autrement dit, l'AMV va remplacer en 2018 un plan de circulation par un autre, en ne réglant en rien l'insécurité dans le Centre-Alsace. C'est bien dommage.

vosges

10 septembre 2017

L'école de Neubois en danger ?

Le "collectif" manifeste !

neubois1Le "collectif Neubois" vient de me faire parvenir une "demande d'ami" à travers mon compte facebook relié à ce blog. C'est bien volontiers que je l'accepte, ce qui ne signifie cependant pas que j'adhère à toutes ses positions.

Tout d'abord, je tiens à rappeler que les fermetures d'écoles dans notre vallée sont la résultante d'une politique menée depuis le début de la 5ème république par la droite au pouvoir sans interruption dans la vallée, une politique de libéralisme forcené ayant entraîné des fermetures d'usines, des friches agricoles, le démantèlement du service public, et pour finir la désertification des vallées. Jusqu'à maintenant, ce n'étaient surtout que les fonds de vallées qui étaient touchés, mais il fallait bien s'attendre que ce processus arrive un jour jusqu'aux avant-vallées. C'est le cas avec Neubois. Aussi, l'article  paru dans la presse locale ne m'étonne-t-il pas.

neubois

 Je tiens tout  d'abord à préciser les propos à la fois du "collectif Neubois" et de madame le Maire, sur la forme. Si le compte-rendu des réunions du conseil municipal n'est pas trop diffusé, il est malgré tout inscrit au registre officiel consultable par le public à la mairie, et affiché à l'entrée de celle-ci. Par contre ce que prétend madame le maire est inexact : "Le maire en profite pour préciser que les comptes rendus du conseil municipal sont disponibles en mairie et sur internet" ! En effet, la publication sur le site communal telle qu'elle est obligée par la loi NOTRe s'arrête à Neubois au compte-rendu du 27 novembre 2015. La commune a certes changé de site, mais plus aucun compte-rendu n'y figure. Mais, c'est connu, dans le Val de Villé le courrier officiel arrive avec la malle-poste et les lois sont appliquées avec un certain retard.

Autre remarque : selon madame le Maire, "rien n'est décidé". Oui mais ... lorsque ce sera décidé, il sera trop tard pour faire marche arrière. Le collectif a raison de manifester avant. 

Je ne reviendrai pas ici sur le fonctionnement administratif et pédagogique des RPI (regroupements pédagogiques intercommunaux), j'aurai l'occasion de développer ce sujet dans un prochain post.

- Sites communaux de Neubois à voir :

http://neubois.free.fr/bulletin.php et  http://www.neubois.fr/

6 septembre 2017

Matériel informatique en panne ?

Un site communal à l'arrêt !

municip4Depuis le 26 juin, jour du dernier conseil municipal de Villé, il était impossible de mettre la main sur le PV de la réunion, malgré toute la réglementation concernant la publicité de cette réunion. En désespoir de cause, j'ai donc écrit à la mairie via le site municipal.

La réponse m'est revenue assez rapidement. Etonnante ! L'excellent site communal serait en panne, alors pourtant que je l'ai utilisé pour envoyer ma demande. Enfin, passons. Mais il y a mieux...

municip3

 Travail de nuit du personnel municipal ?

J'ai donc reçu par les soins de la mairie le compte-rendu demandé. Et quelle n'a pas été ma nouvelle surprise ! Le conseil municipal s'est terminé à 21h10, selon certains témoins par un vin d'honneur. C'est habituel. Pourtant la signature du maire atteste que ce compte-rendu a été rédigé par la secrétaire désignée en début de réunion en un temps record (a-t-elle pu goûter le crément d'Albé ?), imprimé par le personnel en un temps record aussi (orthographe vérifiée y compris) et signé par le maire avant minuit de ce 26 juin. Surtout que certains conseillers de sa majorité avouent qu'il est parti "assez tôt" de la mairie. E le sous-préfet a pu ainsi obtenir une copie dès le 1er juillet. Rapide et bien fait, voilà du travail sérieux. Espérons que le personnel a été rémunéré au niveau du travail de nuit accompli et que la réglementation européenne concernant le travail de nuit des femmes a été respectée. 

municip2

municip5

Enfin, pour tous les conseillers et citoyens qui n'ont pas eu l'occasion de consulter le PV du 26/6 en toute légalité, voici ci-dessous une copie de l'exemplaire fourni (dans un souci de coopération avec l'exécutif de la commune de Villé) :

 Proc_s_verbal_du_conseil_municipal_du_26_Juin_2017

22 septembre 2017

Côte d'Ivoire : le départ peu reluisant du dernier sarkozyste

Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d'Ivoire depuis le 17 avril 2012 (nommé dans les derniers jours du quinquennat de Nicolas Sarkozy), était devenu la véritable "voix de son maître" auprès du président ivoirien Alassane Ouattara. Au point que ce dernier s'est souvent mêlé des affaires françaises pour maintenir à son poste son ami fidèle. C'est bien souvent que Georges Serre s'est retrouvé à Assinie à la résidence secondaire de Ouattara. Il n'en est pas moins vrai que son attitude  lors de son récent pot de départ n'est pas digne d'un diplomate de son rang. Et le "canard" ivoirien "L'éléphant déchaîné", premier journal satirique de Côte d'Ivoire, n'a pas omis de le relever.

ambassadeur

16 septembre 2017

Il traite son maire d' "escroc" et obtient gain de cause devant la CEDH

Un conseiller municipal, condamné en France pour diffamation, a remporté une importante bataille pour la liberté d'expression des hommes politiques.

justice

L’Etat français doit verser à un élu du Broc la somme de 11.670 € pour dommages. La Cour Européenne des Droits de l'Homme a condamné, jeudi dernier, la France pour entrave à la liberté d’expression d’un conseiller municipal qui avait été poursuivi pour diffamation, sans possibilité de prouver ses allégations.

La Cour avait été saisie par Michel Lacroix, conseiller municipal du Broc, une commune des Alpes Maritimes, condamné en 2010 à une amende pour « diffamation publique » après avoir accusé le maire et la première adjointe de la ville d’escroquerie sur un marché public dont il était en charge au cours d’une séance du conseil municipal puis dans un tract. La CEDH a jugé que cette condamnation avait violé le droit à la liberté d’expression de Michel Lacroix. 

Le requérant, en tant que conseiller municipal, Michel Lacroix avait « un rôle de vigie et d’alerte » de la population dans le domaine spécifique des marchés publics dont il était en charge, a considéré la cour.

La sanction pénale infligée à Michel Lacroix « n’a pas ménagé un juste équilibre entre la nécessité de protéger le droit du requérant à la liberté d’expression et celle de protéger les droits et la réputation du plaignant », ont estimé les juges européens. Ces derniers ont rappelé que « le prononcé d’une condamnation pénale est l’une des formes les plus graves d’ingérence dans le droit à la liberté d’expression ».

15 septembre 2017

Villé : fermeture du bureau de poste

Pour quelles raisons ?

bureauposte

Ce jeudi, le bureau de poste était fermé toute la journée. Quelles étaient les obscures raisons de cet intempestif dysfonctionnement ? J'ai cherché à le savoir.

Prolongation de la grève contre la loi travail ? Que nenni. Aucun fonctionnaire villois n'avait suivi le mot d'ordre syndical pour le 12 septembre, il n'était évidemment pas question de prolonger à Villé par une grève dure jusqu'au 14.

Quels bureaux étaient fermés ? Eh bien non seulement celui de Villé, mais aussi ceux de Scherwiller, Châtenois, Kintzheim. Autrement dit, habitants du Val de Villé et alentours, allez faire la queue à la poste centrale de Sélestat. 

Et pour quelle raison ? C'est simple, il n'y a plus assez de personnel pour assurer le service partout. En effet, un certain nombre d'agents est en stage de formation et ne peut être remplacé. C'est donc encore une fois le monde rural qui va souffrir de ce manque ! Pas d'envoi d'argent et de colis, pas d'achat de timbres, pas de lettre recommandée, pas d'accès aux boîtes postales ni même au fameux MSAP, vestige remplaçant la maison du service public et inauguré en grande pompe le 28 décembre 2015 en présence du maire de Villé.

En fait, ne prépare-t-on pas un nouveau démantèlement du service public dans nos vallées et ce jeudi n'a-t-il été qu'un premier essai ? C'est à craindre.

13 septembre 2017

Fribourg dit « non » aux populistes xénophobes

« Nous n’avons jamais eu autant de contre-manifestants », soupirait l’un des deux porte-paroles de l’AfD, Jörg Meuthen dimanche à Freiburg. Décidemment, les 1000 contre-manifestants étaient en surnombre et sous la musique des rappeurs franco-allemands de « Zweierpasch », montraient le carton rouge aux populistes xénophobes pour qui le Pays de Bade n’est pas vraiment une terre promise.

fribourg

La bonne humeur était le maître mot des contre-manifestants qui voulaient à tout prix que leur manifestation ressemble plus à une « fête des cultures » qu’à une bataille de rue. « Pas de violence » – et ce leitmotiv a été respecté de la première à la dernière minute.

L’AfD, parti d’extrême-droite devenu encore plus extrémiste après le « putsch » contre sa présidente Frauke Petry jugée pas assez radicale par les vieux hommes du parti autour de Meuthen et Gauland, perd peu à peu du terrain et trouvera son plafond électoral aux alentours des 8%. L’accueil réservé à ces fanatiques politiques d’avant-hier au Pays de Bade ne surprend pas – le Rhin Supérieur, terre de l’Humanisme Rhénan, région de la tolérance entre les peuples et les cultures, ne s’y prête pas vraiment pour le nombrilisme nationaliste de l’AfD.

Et bravo ! aux manifestants de ne pas avoir cédé à la tentation de s’en prendre aux représentants de cette extrême-droite bête et méchante – exprimer son mépris pour ces idées dépassées depuis des générations était beaucoup mieux qu’une confrontation musclée. Mais quelle idée aussi de venir à Freiburg, la première grande ville allemande dirigée par un maire vert, pour y prêcher la haine et l’exclusion… Les 1000 manifestants fribourgeois ont donné la meilleure réponse aux extrémistes xénophobes : « on ne veut pas de vous ici. Et on ne votera pas pour vous. Bon vent… » (selon Euro.journalist)

7 septembre 2017

Saâles et Villé, ce n'est pas pareil !

Commerce équitable à Saâles, annulation du marché du terroir à Villé

MOZZICONACCI_Frederique

Vendredi dernier, notre première adjointe de Villé, Frédérique Mozziconacci, responsable du marché du terroir de Villé, s'est rendue au marché de montagne de Saâles. Le commerce équitable y était à l'honneur. La remise du label "Territoire du commerce équitable" avait lieu  lors de ce marché de montagne, en présence de Charles Trompette, l’un des premiers en France à faire connaître le commerce équitable, de Laurent Martinez, chef de projet Territoires de commerce équitable, et de la conseillère départementale du canton de Mutzig qui n'est autre que la même Frédérique Mozziconacci.

La conseillère départementale a félicité la commune pour son investissement, surtout auprès des enfants. Elle a encouragé le maire à continuer à sensibiliser les élèves dès leur plus jeune âge à ce type de commerce. A l'heure de la rentrée scolaire, son côté enseignant refait surface. Laurent Martinez a remis le label Territoire du commerce équitable à Jean Vogel, maire de Saâles.

Tout le monde s’est retrouvé ensuite autour du verre de l’amitié à la buvette des associations du marché de montagne, buvette tenue ce vendredi par le dynamique comité des fêtes local. Et tout le monde s'est donné rendez-vous pour le dernier marché de montagne du 8 septembre.

Frédérique Mozziconacci avait-elle déjà oublié qu'elle a fait annuller le marché du terroir villois du 7 septembre, faute de combattants. Avec une casquette elle félicite les voisins pour leur engagement, avec l'autre elle prouve l'échec et le manque d'engagement dans son fief. Il est vrai qu'à Villé la bataille pour la 3ème fleur était plus importante cet été que le marché du terroir. Et après tout, les villois pourront se rendre à Saâles le vendredi 8. C'est aussi dans le canton !

vogel

31 mars 2019

Crise financière à la commune de Villé ?

Face à des comptes pas clairs, le maire reporte encore une fois la réunion budgétaire du conseil municipal.

crise1

Déjà pour l'approbation des comptes administratifs 2018, la séance avait dû être reportée. Et finalement, l'approbation de ces comptes, à la fois pour la gestion de la commune et celle du lotissement "Les Pommiers" où rien ne bouge au niveau de la vente des terrains, s'est passée sans trop de problèmes dans une réunion menée à la vitesse de l'éclair. On pouvait donc penser encore une fois que tout allait bien pour madame la marquise.

Certes on savait, selon un compte-rendu de presse, que 60.000 € avaient déjà été prélevés, qui devraient être remboursés en 2019. Mais voilà que, selon certains, ces remboursements s'élèveraient au moins à 240.131,88 €. Pour une bourgade qui compte près de 1000 foyers fiscaux, voilà qui représente près de 250 € à payer avant même qu'on puisse envisager des projets pour l'année 2019, déjà bien entamée. Un beau désordre !

Evidemment, comme par hasard, dans un courrier adressé aux conseillers municipaux, monsieur le maire rejette la faute sur d'autres : "En l'absence d'éléments concernant les dotations, les subventions et les offres relatives à certains travaux ...". Là il incrimine en vrac l'Etat (c'est de bonne guerre, surtout quand on sait dans quel parti politique il a ses amis), les subventions (eh bien voyons ! la conseillère départementale ne siège-t-elle pas aussi au conseil municipal en étant élue sur sa liste majoritaire ?), et les entreprises qui seraient en retard de fournir leurs devis.

Reculer pour mieux ... plonger ? 

Monsieur le maire oublie en annullant la réunion du 1er avril (et ce n'est pas un poisson) que les jours sont comptés pour transmettre le budget prévisionnel à l'administration préfectorale. Sommes-nous au début d'une crise financière et politique à Villé ? Et le premier magistrat n'est-il pas en train de reculer ... pour mieux plonger ? Wait and see. 

On peut comprendre qu'un particulier puisse jouer avec ses finances au point de se trouver dans le rouge ! On ne peut l'accepter de ceux qui jouent avec l'argent des contribuables !

Ah ! quand même une bonne nouvelle de dernière minute ! La réunion du conseil municipal serait refixée (provisoirement ?) au lundi 8 avril à 19h59. A moins, qu'une fois de plus, tout n'aille pas encore bien chez madame la marquise.

26 mars 2019

Valsartan, médicament contaminé !

Par substances cancérigènes dans l'antihypertenseur Valsartan une femme est gravement malade. À présent, un avocat de Fribourg-en-Brisgau (pays de Bade) a engagé une action en justice contre trois sociétés pharmaceutiques pour son client. 

valsartanIl s’agit du premier procès national en la matière, dirigé contre trois sociétés pharmaceutiques allemandes qui produisent le médicament antihypertenseur Valsartan. Heiko Melcher, avocate spécialisée en droit médical à Fribourg, s'est présentée au tribunal de district de Constance au nom d'une cliente âgé de 80 ans et originaire de Tengen à Hegau (district de Constance). La patiente ayant eu un cancer du rein au printemps 2018, a pris quotidiennement le valsartan, un médicament antihypertenseur à forte dose, pendant six ans à une dose maximale de 320 milligrammes. À l'été 2018, des contaminants contenant les nitrosamines NDMA et NDEA (N-nitrosodiméthylamine et N-nitrosodiéthylamine) ont été découverts dans des préparations de valsartan qui transformaient la matière active de deux fabricants chinois. Ces substances sont cancérogènes.

Un marché contesté !

Le géant pharmaceutique suisse Novartis détient depuis 20 ans le brevet du médicament antihypertenseur. Après l'expiration de la protection par brevet, des génériques de diverses sociétés sont entrés sur le marché. Ce marché des génériques est contesté, les sociétés allemandes - comme cela est courant dans de nombreux autres secteurs - achètent le médicament pour le médicament à des fabricants étrangers, comme en Asie et en Amérique latine. Il est moins cher et plus rapide de produire là-bas, confirme le pharmacologue renommé Fritz Sörgel, directeur de l'Institut de recherche biomédicale et pharmaceutique de Nuremberg. Les fabricants étrangers d'ingrédients actifs seraient mis sous pression par les sociétés allemandes à propos des contrats de rabais et suivraient sous cette pression de nouvelles filières de production. "C'était bien causé par un solvant venu à la contamination", dit Sörgel. On pense que les polluants ont été présents pendant six ans, le fabricant de médicament étranger a ensuite changé le processus de synthèse.

 D'abord la Chine, puis l'Inde et le Mexique !

Les contaminants ont été découverts pour la première fois par le fabricant chinois Zhejiang Huahai Pharmaceutical. Plus tard, un deuxième producteur de drogue problématique, Zhejiang Tianyu, a été découvert. Rien qu'en Chine, 17 sociétés pharmaceutiques allemandes ont été approvisionnées, explique l'avocat Melcher. Entre-temps, selon Sörgel, qui a examiné 152 préparations dans son institut, une contamination de producteurs de principes actifs en Inde et au Mexique a également été découverte. 

Par ordre de l'Institut fédéral des médicaments et des dispositifs médicaux, qui fait partie du secteur des affaires du ministère fédéral de la Santé, tous les lots livrés du médicament en question ont été retirés du marché. Les patients ont pu retourner leurs médicaments. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a également lancé une procédure d'évaluation des risques.

valsartan1

En février 2019, dans un rapport provisoire, elle a annoncé que la plupart des médicaments à base de Sartane, ou la plupart d'entre eux, ne contenaient pas ou très peu de contaminants. En ce qui concerne les médicaments contenant l'ingrédient actif du fabricant chinois Zhejiang Huahai, l'EMA est parvenue à la conclusion suivante: sur 100 000 patients qui ont pris le médicament à la dose la plus élevée (320 milligrammes) pendant six ans, 22 en raison d'un cancer à la NDMA et huit en NDEA (lorsque vous prenez la préparation pendant quatre ans à la dose maximale). L’avocat Melcher estime que, selon cette estimation, 900 000 patients atteints de valsartan dans toute l’Allemagne sont atteints d’un cancer dû aux impuretés: "Un risque non négligeable".

Le pétitionnaire a reçu les comprimés de trois fabricants de génériques différents: 1A-Pharma, Mylan dura et Hexal; Tous les trois sont maintenant poursuivis. La juge Mirja Poenig, porte-parole du tribunal d'instance compétent de Constance, a confirmé que la procédure préliminaire écrite avait été ordonnée le 20 février. "Deux des trois accusés ont déjà indiqué leur intention de se défendre. Il est donc probable qu'une nomination soit faite ultérieurement, à moins qu'un règlement amiable extrajudiciaire ne puisse être atteint ou qu'un ordre d'expertise ne soit préparé." En ce qui concerne l'audience, ce n'était "pas sérieusement prévisible".

La porte-parole d'Hexal, Katja Minak, a déclaré, également au nom de la filiale de Hexal, 1A-Pharma, que les lots concernés avaient été rappelés depuis le 4 juillet 2018, et a confirmé les poursuites judiciaires à l'encontre des deux sociétés: "À notre avis, les demandes sont non fondées." Mylan dura laissa les demandes de renseignements de la BZ sans réponse. 

valsartan2

L’avocat Melcher a calculé que le procès pouvait durer plusieurs années et que son client serait peut-être décédé avant tout jugement. Il en avait discuté avec son client et avec sa famille et avait décidé de mettre fin à la procédure. Dans le cadre de la procédure, le renversement de la charge de la preuve s’applique, ce qui signifie: Les sociétés défendeuses doivent prouver que le cancer du demandeur peut avoir d’autres causes.

La plainte repose sur une responsabilité objective en vertu de la loi allemande sur les médicaments et sur l'omission des contrôles nécessaires, explique Melcher, citant trois objectifs: premièrement, fournir des informations sur la fabrication, si le fabricant était au courant d'interactions ou de problèmes et dans quelle mesure il existait des contrôles sur la production , "On pense que les médicaments doivent avoir les contrôles les plus stricts." Deuxièmement, ils veulent faire valoir une demande en dommages et intérêts, troisièmement, la conclusion: Melcher considère l'action comme un cas modèle pour d'autres patients. (selon "Badische Zeitung")

10 mars 2019

Une inspection aux anciennes Filatures et Tissages de Villé

Lundi, 11 mars : jour J !

FTV

C'est lundi que le portail des FTV (filatures & tissages de Villé) va s'ouvrir pour la visite de la DREAL et du maire de Villé, en présence du locataire des lieux qui y dépose déjà bien des épaves. C'est la moindre des démarches qu'on pouvait attendre. Même si la délégation ne risque de voir que la partie émergée de l'iceberg tel que présenté au conseil municipal par monsieur le maire, qui ne semble au courant de rien, pas plus d'ailleurs que la conseillère départementale qui ne voit passer que des semi-remorques chargés de carcasses, sans se poser de questions. Ce beau monde mérite donc qu'on lui éclaire sa lanterne !

J'avais déjà publié deux articles sur cette affaire d'affectation des anciennes FTV à une autocasse, mais visiblement certains de nos élus ne sont pas encore abonnés à mon blog. 

Alors, plutôt que de longs textes, je préfère publier quelques photos qui ne sont pas sans intérêt quant à la pollution du Giessen voisin, où se jette tout ce qui est liquide venant de la friche industrielle encore inscrite comme établissement textile du côté administratif. Je suis sûr que la commission chargée de donner l'agrément pour l'autocasse va étudier de près cette question, surtout qu'un étang de pêche se trouve non loin en aval. En cette période d'ouverture de la pêche, une visite sur le terrain s'imposait !

truite

Les riverains se demandent d'ailleurs pourquoi le CSP (conseil supérieur de la pêche) si pointilleux il y a quelque temps, ne fut-ce que pour l'abattage de l'un ou l'autre aulne, ne participe pas à cette inspection. Le "schéma d'aménagement et de gestion des eaux" (SAGE) du Giessen et de la Liépvrette (si cher au président de la comcom) est-il ou sera-t-il respecté ?

Trois sortes de tuyaux, mais une bonne dizaine en tout, qui viennent des FTV et dont le contenu se jette régulièrement dans le ruisseau ! On ne va pas nous dire qu'ils ne servent qu'à évacuer les eaux de pluie ! Villé n'est pas le site le plus humide de la planète. Et alors que depuis des années on nous chante la nécessité de la dépollution, rien n'a n'a encore été entrepris.

  • Petit jeu de perspicacité : sur les photos ci-dessous, par lequel des tuyaux va-t-il sortir de l'huile de vidange ?

ftv5

ftv1

DSCF0576

ftv5

ftv2

21 août 2017

Nord du Mali : la force Barkhane accusée !

Barkhane a tenté, le 13 août dernier, de désarmer les soldats de la plateforme Minusma à Tabankorte. Pourquoi ? Mystère.

Barkhane_696x464Textuellement, le porte-parole de la plateforme, Me Harouna Toureh, écrit dans un communiqué : « Les mouvements Républicains du 14 juin d’Alger tiennent à informer le peuple Malien, le gouvernement de la République du Mali et la médiation internationale des faits graves en cours en ce moment au nord du Mali, plus précisément dans le secteur de Tabankorte, lieu de cantonnement de ces combattants. En effet ce 13 août 2017 aux environs de 17h un convoi militaire de la force française Barkhane quittant Gao s’est installé entre nos positions. Aussitôt un entretien s’est engagé au cours duquel la Force Barkhane a informé les combattants de la plateforme Minusma de sa volonté de procéder manu militari à leurs désarmements. Les combattants de la plateforme ayant résisté à la tentative de désarmement, la force Barkhane fit immédiatement appel à sa force aérienne qui ne tarda pas à intervenir en ouvrant le feu sur les positions de la plateforme en même temps que sa force terrestre.

Il est à signaler que ces tentatives de désarmement forcées de Barkhane sont contraires au principe de traitement égalitaire des parties signataires que prône l’accord pour la paix et à l’article 54 dudit accord ».

Cette tentative en dit long sur les prétentions de la France, fort longtemps suspectée de raviver les braises au nord du Mali. Aujourd’hui, au sein de l’opinion, une question taraude les esprits: Pourquoi le France veut-elle désarmer, singulièrement, la plateforme ? La question a tout son sens dans la mesure où les forces françaises n’ont pas mandat à entreprendre de telle action.

La mission de Barkhane est la lutte contre le terrorisme. 

En la matière, la France a un bilan mitigé maigre, après cinq ans de présence au Mali. Le septentrion malien est le théâtre d’affrontement, et surtout d’activités de groupes des djihadistes.  Les attaques récentes le confirment, tout comme les embuscades quotidiennes et les explosions des mines dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao. Pas plus tard que le lundi dernier, neuf personnes, dont un Casque bleu togolais et cinq agents de sécurité maliens, ont été tuées lors de deux attaques distinctes contre la Minusma. Une première attaque d’ « hommes armés non identifiés » a visé des camps de la Mission onusienne à Douentza. Bilan : un Casque bleu togolais et un soldat malien ont été tués. Un autre Casque bleu a été blessé.

Le même jour, dans l’après-midi, des hommes armés ont pris d’assaut le quartier-général de la Minusma à Tombouctou. Cinq gardes et un gendarme (tous des Maliens), et un agent civil contractuel de la force de l’ONU ont été tués. En outre, un garde de sécurité malien et six Casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement.

Six assaillants auraient été abattus lors de la riposte.

Au même moment, les hostilités entre groupes armés rivaux connaissent un regain d’intensité dans les régions du nord. Au cœur de cet embrasement, les groupes rebelles de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) qui tentent de reprendre pied dans ces localités. Aucun recours, y compris aux « barbus », n’est négligé par cette coordination pour atteindre ses objectifs. Ainsi, les rebelles de Kidal ont pu ranger Ménaka et d’autres endroits sous leur coupe. Selon des sources locales, tous les symboles de l’Etat malien sont à ce jour invisible à Ménaka. Ils ont été remplacés par ceux des Mouvements de l’Azawad.

Cet épisode, qui succède à bien d’autres, traduit la fragilité de la situation sécuritaire au nord du Mali qui se dégrade au rythme des agitations des rebelles de Kidal. Ces deniers nourrissent plus que jamais l’ambition d’étendre leur prise sur l’ensemble du Nord. Ils bénéficient à cet effet de l’appui de réseaux à l’intérieur et à l’extérieur du Mali…

 Stratégie de défense de la CMA

Au-delà, pour l’opinion malienne le doute n’est guère permis : la France a toujours été complaisante à l’égard de la Coordination des mouvements de l’Azawad. Un mouvement qui a pourtant des accointances avec les forces terroristes présentent dans le Nord. Ainsi, ils piétinent le cessez-le-feu, sans que ni la Minusma ni la France ne la rappelle à l’ordre.

A la veille de la prise de Ménaka, les forces de la Minusma et de Barkane auraient été avisées du mouvement des troupes de la CMA vers cette localité. Mais, elles sont restées de marbre.

De l’avis de nombreux Maliens, la tentative de désarmement de la plateforme s’inscrit dans la même logique de sabotage du processus de paix et de protection de la Coordination des mouvements armés de l’Azawad. Sinon pourquoi vouloir désarmer ce mouvement, alors que les rebelles de Kidal sont toujours en armes ? S’interrogent ces Maliens. Au-delà, le but visé par la France serait d’imposer l’existence de Kidal comme Etat… Un Etat sous le contrôle des rebelles de la CMA. Ce jeu trouble a été découvert à la suite d’évènements qui ont suivi la libération des régions du nord, en 2013.

Les maliens ne cachent pas leur colère et ne mâchent pas leurs mots.

Dans les colonnes des journaux et/ou à travers des manifestations, des Maliens dénoncent le jeu trouble de la France. La dernière manifestation en date : sit-in des jeunes devant l’ambassade de la France, le 3 août dernier. Ce jour-là, ils étaient une centaine à dénoncer ce qu’ils appellent « la partialité de la France » dans le conflit qui opposent l’Etat malien aux groupes armés. Sur les pancartes des manifestants, on pouvait lire « France = Mnla », « Kidal avec un autre drapeau différent de celui du Mali sous les yeux de la Minusma et de la force Serval devenu entre-temps force Barkhane ».

L'attitude du nouveau président Macron visitant ses troupes sans passer par Bamako n'a pas calmé la population.

Aujourd’hui, par complaisance, le pouvoir refuse d’accuser ouvertement Paris de soutenir la rébellion touarègue. Après cette décision unilatérale de la France de désarmer la plateforme, les Maliens espèrent que le pouvoir se réveillera (enfin) de son sommeil profond.

selon Sambou Diarra

9 août 2017

Vol d'armes, à répétition

Et ça continue ...

adzope5

En Côte d'Ivoire, depuis un certain temps, les mutineries et les attaques de dépôts  d'armes se reproduisent, parfois de façon très sympathique. 

Ainsi, il était 22 heures, ce 5 août, quand plus d’une vingtaine de véhicules (4×4) vitres teintées ont fait leur entrée dans la paisible ville d’ Adzopé. Les individus garent leurs véhicules devant un maquis, entrent et consomment joyeusement et en quantité avant de s’attaquer à d’autres cibles.

Le commissaire de police alerté vient sur les lieux pour essayer de comprendre qui sont ces joyeux lurons et apprécier la situation. Mal lui en prit car, après une discussion avec les types des 4×4, ce commissaire est bousculé, soulevé puis jeté dans un des véhicules, direction le commissariat où il est ligoté avec ses collègues. Les armes sont récupérées.

adzope2

Les hommes de cette colonne de 4×4 se dirigent vers un gérant de dépôt de boissons et prennent son téléphone pour qu’il ne puisse alerter personne.

Le champ est désormais libre, il est plus de minuit, toutes les pharmacies sont cassées. La station Olybia n’est pas épargnée. Des magasins pillés, des véhicules et des armes emportés. Les individus ont fait savoir au gérant du dépôt de boissons qu’ils ne s’en prennent aucunement à la population. À environ 3 heures trente, après plus de cinq heures d'amusements, les hommes quittent la ville tranquillement à bord de leurs véhicules 4×4.

Les autorités commenteront cette seconde attaque d’ Adzopé : "C’est un simple braquage !" Et pourquoi pas : "C'est un banal exercice" ? Curieuse cette nouvelle manie d’attaquer les commissariats de police et de gendarmerie, avant de dévaliser soit les agences du Trésor, soit d’autres magasins !! Peut-être des braquages émergents ? en tous cas très consensuels ! Et bientôt, ces armes gentiment volées après avoir été fournies gratuitement par le tandem Macron - Le Drian, vont-elles se retourner contre nos militaires encore toujours stationnés à Abidjan ?

adzope3

On peut d'ailleurs se demander si dans ce pays il ne se prépare pas une nouvelle guerre civile. 

Divorce entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara

30 juillet 2017

Villé, village fleuri

La troisième fleur, ça se mérite !

gendarmerie

Notre premier magistrat peut être fier : il a obtenu la "troisième fleur". Oui, mais voilà : une troisième fleur se mériterait par des progrès réalisés depuis l'obtention de la deuxième fleur. Est-ce bien le cas ? 

DSCF0505

L'ancienne gendarmerie de la route de Bassemberg était l'immeuble le plus fleuri en mai 2009, aujourd'hui c'est l'endroit le plus sale. Les arbrisseaux et mauvaises herbes ont certes été fauchés juste avant le passage de la "commission", mais même pas dégagés, juste enlevés de la vue des inspecteurs à l'arrière du bâtiment. Un grand bravo à la direction municipale ! Mais veut-on commencer là un nouveau tas de compost sauvage ? Ou s'agit-il d'une simple "symphonie inachevée" ? A Villé rien ne nous étonne. 

 

pont

Le pont de la Leh, dans un état déplorable à la même époque, l'est toujours. Le maire aurait même demandé au SMICTOM de participer à un audit en vue de l'amélioration de l'ouvrage. Aura-t-il satisfaction en le disant avec des fleurs ... manquantes ?

DSCF0501

Quant au cimetière, il est dans un état lamentable ! Allées non entretenues ! Tombes abandonnées dont la concession est reprise par la commune, revenues à l'état sauvage. Haie de clôture non taillée remplaçant une enceinte obligatoire en pierres, jamais réalisée depuis la loi qui date de 1925 ! Villé était pauvre au début du 20ème siècle, l'est toujours et le sera encore à l'avenir ?

Alors, troisième fleur méritée ?

DSCF0498

9 juillet 2017

Première atteinte à des lois sociales : le tiers payant généralisé

Des ministres de la société civile : la belle farce !

buzyn

Qui a pensé un seul instant que le gouvernement Macron-Philippe allait pratiquer une politique sociale ?

Depuis le 1er janvier 2017, grâce à la "loi santé" mise en place par le gouvernement socialiste, une nouvelle étape dans la mise en place progressive du tiers payant généralisé s'était ouverte : le tiers payant devient un droit pour les soins pris en charge au titre de la maternité ou d'une affection de longue durée (ALD). Par ailleurs, le tiers payant sur la part obligatoire peut également être proposé à tous les patients, mais il n'est pas une obligation. Il deviendra un droit pour tous le 1er décembre 2017. C'est ce droit qui est remis en cause par le nouveau gouvernement ! Une première mesure antisociale qui risque d'être suivie de bien d'autres, si on n'y prend garde.

La technique macronienne de mise en place des mesures antisociales apparaît de plus en plus clairement : un premier ministre de la droite dure et des ministres de la même droite aux postes-clés, des députés LREM à la botte, sans possibilités même de déposer un quelconque amendement à un projet de loi. Sans oublier, la nomination pour moitié de ministres à vue corporatiste issus de la société civile. 

L'exemple est bien dans cette affaire la ministre de la santé Agnès Buzyn. Officiellement, elle devrait être compétente : de profession hématologue, professeure des universités, praticienne hospitalière, spécialiste d'hématologie, d'immunologie des tumeurs et de transplantation ! Excusez du peu, mais le CV de responsable politique est bien moins fourni voire inexistant. Et c'est bien là que se trouve la farce, cette ministre ne défend pas les malades, mais uniquement les lobbies qui ont souhaité sa nomination du fait de sa docilité et de sa malléabilité.

Communiqué du parti socialiste 

ps

Il y a les déclarations et il y a les actes. Dans la feuille de route de la Ministre des solidarités et de la santé, la lutte contre les inégalités sociales devait constituer un axe important de la politique du gouvernement pour les cinq prochaines années. Or, Agnès Buzyn vient d’annoncer que le tiers payant généralisé (TPG) serait suspendu, ce qu’elle justifie en affirmant avoir en « horreur les obligations ». Curieux argument quand dans la même semaine on annonce un texte de loi qui rendra obligatoires onze vaccins dès 2018…

Une fois de plus, le gouvernement dit une chose et fait le contraire : alors que le candidat Emmanuel Macron affirmait que « nombreux sont ceux qui renoncent encore à des soins essentiels en raison de frais qui restent à leur charge »,  l’abrogation du TPG montre que ce n’est pas un enjeu pour l’Exécutif. On sait que plus de 25% de nos concitoyens renoncent à se soigner en raison de l’avance de frais. C’est à cela que le TPG veut justement répondre. C’est l’une des réformes les plus efficaces pour améliorer la prévention, et notamment le dépistage, parce qu’elle répond aux difficultés financières d’accès aux soins des plus précaires

Il faut encore rappeler que l’immense majorité des pays développés, quel que soit leur système de santé, pratiquent le tiers payant. La loi santé de 2016 prenait en compte les inquiétudes légitimes des personnels de santé, en garantissant la simplicité de l’utilisation, la lisibilité des droits et la garantie du paiement, dans un délai de 7 jours ouvrés maximum sous le pilotage technique confié à l’assurance maladie. L’argument de la complexité ne tient pas plus que celui de l’horreur des obligations.

Aujourd’hui, le « en-même-tempisme » fait une nouvelle victime : l’égalité d’accès aux soins.

23 juillet 2017

RN 59 : Zone test, non mais ...

Des économies au détriment de la sécurité !

test"On se fout de la gueule du monde ! un travail de cochon ! Une honte !" voilà les commentaires recueillis sur les réseaux sociaux  à propos des travaux concernant le revêtement de la RN 59 entre le giratoire de Lièpvre et le tunnel. "Une zone test" sur une route déjà très dangereuse,  n'est-ce pas tout simplement irresponsable et criminel ?

Et on est tout simplement sidéré par les propos de la "DIREST" (Direction Interdépartementale des Routes Est) : "Nous avons appliqué une double couche de gravillonnage. On verra ce que ça donne sur la RN 59". C'est du tout vu ! avec des gravillons sur des bords de route non définis, voilà qui va permettre aux véhicules d'aller plus facilement dans le fossé. "Traitement comme sur une départementale !" Faut pas se gêner !

Le tout, pour économiser 10000 €. Les victimes, on les comptera plus tard.

20 juillet 2017

Armes offertes, puis volées

Un grand merci, messieurs Macron et Le Drian

armes4

Dès la mi-mai, l'ancien ministre de la défense socialiste, nouveau ministre LREM Jean-Yves Le Drian (le plus rapidement opérationnel) faisait don gratuitement de matériel militaire, d'armes, de véhicules et même d'hélicoptères de combat au gouvernement ivoirien, alors que le président de ce pays Alassane Ouattara était le premier à être reçu par Macron à l'Elysée. Sans compter que dans ce pays que l'armée française était sensée quitter à la fin de l'opération Licorne, less effectifs ont été renforcés, sous prétexte que l'aéroport de Port-Bouët (Abidjan) devait servir de base arrière pour l'envoi de troupes et de matériel vers le Mali-Nord.

La bonne blague ! Voici que cette nuit du 19 au 20 juillet, des tirs ont empêché les abidjanais de dormir, des hommes masqués ont envahi deux casernes d'Abidjan, dans les quartiers de Yopougon et de Cocody, et ont "embarqué" des véhicules, des armes et des munitions. Et ce n'est pas la première fois que cela arrive dans ce pays, où les mutineries sont nombreuses et où le terrorisme a déjà fait bien des victimes.

Alors que ce matériel tombe forcément "en de bonnes mains", Macron annonce une réduction de 850 millions d'€ du budget militaire, limoge l'un des meilleurs généraux ! C'est vrai, il utilise la meilleure méthode pour éradiquer le monde du terrorisme qui le ronge. Avec du matériel vétuste par les réductions militaires, nos soldats vont-ils devoir se battre contre des bandes armées de bon matériel français ? Messieurs Macron et Le Drian, un grand merci, que vos consciences reposent en paix !

28 juillet 2017

Touristes arnaqués

Avion payé, mais pas de réservation !

billet_avion_decollage

Quatre-vingt-dix personnes ont déposé plainte mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon contre l’agence Anatolia Voyage pour escroquerie. Certaines ont constaté que leur réservation n’avait jamais été effectuée alors que les billets avaient été payés. D’autres, coincées à l’étranger, ont appris que le vol retour n’existait pas

Pour eux, les vacances ont tourné au cauchemar. Ces touristes pensaient avoir réservé des séjours de rêve (pour la majorité en Turquie) mais rien ne s'est déroulé comme prévu, rapporte franceinfo.

Tous ont un point commun, avoir fait confiance à cette agence. Mais, l'établissement du second arrondissement de la ville a mis la clé sous la porte.

Au total, une centaine de victimes ont déposé plaintes devant le tribunal de Lyon. Certains passagers n'ont pas pu prendre l'avion car leur billet n'avait pas été payé par l'agence. "Et puis, on a des gens qui vont pouvoir faire l'aller mais lorsqu'ils sont arrivés à l'aéroport pour rentrer, le retour n'avait pas été payé", explique à franceinfo Aurélie Sauvayre, l'avocate en charge de l'affaire. Certains voyageurs ont également appris que leur vol n'existait pas.

Cette agence de voyages facturait donc les billets d'avion aux clients mais sans effectuer la réservation. D'après l'avocate, le préjudice pourrait s'élever au moins à 200 000 euros. Une page Facebook a été créée afin de rassembler les victimes. Aujourd'hui, l'agence reste injoignable. Selon des informations de franceinfo, les responsables se seraient envolés à l'étranger.

Publicité
Publicité
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
Visiteurs
Depuis la création 2 280 559
Publicité