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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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30 janvier 2016

Argentine : panique chez les agriculteurs

L’Argentine affronte la pire attaque de criquets de ces cinquante dernières années, le phénomène est tel qu’il a été catalogué de « fléau » par les régions concernées par l’invasion, à savoir les provinces de Tucumán, Salta, Catamarca, San Luis et Córdoba, ainsi que Santiago del Estero au nord-est du pays sud-américain. La présence massive de ce phytophage de l’ordre des orthoptères est considérée comme une véritable catastrophe pour les agriculteurs, la Confédération rurale d’Argentine (CRA) parle « état d’alerte » et d’une « situation intenable ».

argentine27012016

« C’est un fléau national qui affecte directement les cultures, les pâturages et les forêts naturelles et cela pourrait empirer si aucun contrôle n’est réalisé dans les 20 ou 25 prochains jours », a déclaré le secrétaire d’ARC pro, Juan Pablo Karnatz, lors d’une interview accordée au quotidien argentin la Nación. Selon les premières estimations, 700 000 hectares auraient déjà subi de forts préjudices et les destructions agricoles augmentent de jour en jour, et pourraient concerner des millions d’hectares.
Les agriculteurs ont révélé ne jamais autant avoir été impactés par la prolifération de criquets, selon eux de mesures urgentes doivent être adoptées pour enrayer leurs méfaits, les criquets ne possèdent pas d’ailes à la naissance, il est donc important d’agir vite.

Le criquet parvient à conquérir de nouveaux territoires facilement dès qu’il est en mesure de voler et son éradication est dès lors plus facile à mener, car il parvient à se déplacer sur de grandes distances et avec beaucoup de facilité. Le secrétaire de l’agriculture, Ricardo Negri, s’est réuni avec les représentants de CRA il y a peu, à cette occasion les autorités gouvernementales se sont engagées à mettre toutes les actions possibles pour régler le problème. « Ce fléau peut induire un préjudice énorme si des mesures d’urgence ne sont pas prises », a déclaré l’Institut national de technologie agricole (INTA).

« Ce sont des insectes qui naissent avec une apparence semblable aux adultes, mais ils se distinguent principalement par leur petite taille, leur absence d’ailes d’ailes et par le fait de ne pas avoir d’organes reproducteurs. À ce stade, l’insecte est appelé nymphe. Quand les nymphes grandissent et parviennent à l’état adulte, les ailes apparaissent et le développement de l’appareil reproducteur est terminé, lutter contre leur propagation devient alors difficile », a expliqué l’ingénieur Ignacio Lune et Marcelo Druetta de l’Inta.

Les spécialistes notent l’importance du suivi dans ce genre de situation critique, le fait qu’aucune mesure n’ait été adoptée précocement avant que les criquets ne soient capables de voler est une erreur. Un criquet peut en effet parcourir 150 km par jour et chaque insecte peut dévorer son propre poids sur ce laps de temps.
Chaque individu adulte peut manger entre 2 et 3 grammes par jour, multiplier cette quantité par des centaines de millions de criquets, il est aisé de mesurer l’ampleur de la catastrophe, a déclaré Diego Quiroga, directeur national de Protección Vegetal .

La sécheresse qui se prolongent depuis trois ans dans cette partie du pays constitue pour les spécialistes un facteur de prolifération sans compter que l’hiver dernier a été assez doux, un terreau idéal pour alimenter une crise sanitaire, avec un impact catastrophique sur les champs, les cultures de tournesol et de blé sont particulièrement impactées, à la différence du soja beaucoup moins au goût de ces voraces insectes volants.
Parmi les modes d’action, il s’agit de neutraliser les insectes regroupés en essaims avant qu’ils ne s’envolent avec l’épandage d’insecticides au sol.

L’an dernier, les agriculteurs ont évoqué un nuage de criquets de 6,4 km de long et de près de 3 km de haut, a déclaré Juan Pablo Karnatz, qui représente plus de 100 000 agriculteurs de la province de Santiago del Estero. (Aline Timbert - Actu-Latino)

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4 février 2016

Délits à haut niveau

Faux, usage de faux et diffamation

Ali_Bongo

Une héritière de l’ex-président gabonais Omar Bongo Ondimba, demi-soeur de son fils et successeur Ali Bongo Ondimba, a porté plainte en France pour « faux », après avoir obtenu en novembre la communication de l’acte de naissance de ce dernier, selon des sources concordantes.

« Une plainte contre X pour +faux et usage de faux+ a été déposée au parquet de Nantes (ouest) la semaine dernière », a déclaré à l’AFP Éric Moutet, l’avocat de Onaida Maisha Bongo Ondimba, 25 ans, fille d’Omar Bongo et l’une de ses 54 héritiers déclarés.

Le parquet a confirmé la réception de cette plainte.

A la suite d’un feu vert judiciaire le 12 novembre, la jeune femme a pu consulter l’extrait de l’acte de naissance complet d’Ali Bongo, qui figure dans les archives du service central d’état civil du ministère français des Affaires étrangères, basé à Nantes, a expliqué Me Moutet.

Ce document est au cœur d’une vive controverse au Gabon à l’approche de la présidentielle prévue cette année: les détracteurs d’Ali Bongo l’accusent d’avoir menti sur ses origines, ce qui pourrait l’empêcher de briguer un nouveau mandat.

La polémique avait été lancée à l’automne 2014 après la publication d’un livre du journaliste français Pierre Péan, « Nouvelles affaires africaines », qui affirme qu’Ali Bongo a falsifié son acte de naissance. Selon cette thèse, vigoureusement démentie par la présidence gabonaise qui a porté plainte, il serait en fait un enfant nigérian adopté pendant la guerre du Biafra, à la fin des années 1960.

Le document archivé à Nantes confirme la version officielle, à savoir qu’Ali Bongo est né le 9 février 1959 à Brazzaville, capitale de l’ancienne Afrique équatoriale française (AEF), qui comprenait tout ou partie du Gabon, du Congo, du Tchad et de la République centrafricaine.

« On s’attendait à avoir un document officiel. En réalité, c’est une photographie de registre, sans estampille officielle et qui n’est pas signé par l’officier de l’état-civil », a détaillé l’avocat.

« L’élément troublant supplémentaire, c’est la signature d’Omar Bongo, (…) qui est radicalement différente sur cet acte » et sur un autre, a poursuivi Me Moutet.

Trois actes de naissance d’Ali Bongo ont été divulgués, et « il y a au moins un document qui est faux, si ce n’est les trois », a-t-il avancé. « Il y a beaucoup trop de différences entre les trois, trop d’éléments troublants dans ce dossier pour ne pas demander une enquête approfondie », a lancé Me Moutet.

L’avocate d’Ali Bongo, Me Claude Dumont-Beghi, a pour sa part dénoncé cette remise en question et annoncé son intention de « déposer une plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse ». (Selon l'AFP)

  • Evidemment, ce n'est pas en France qu'on verrait ça, y compris dans le Val de Villé où le mot diffamation a été rayé du dictionnaire.
18 janvier 2019

Suite du débat avec nos conseillers départementaux

Après la "fameuse réunion très houleuse concernant l'accueil de migrants à l'ancienne gendarmerie de Villé" de novembre 2017, j'ai tenu à revenir sur un sujet : l'accueil des "mineurs étrangers isolés". Voici d'ailleurs le sujet tel que je l'avais traité il y a quelque temps :

Dans la banlieue strasbourgeoise, un vieux château accueille des enfants isolés migrants.

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Le Château d'Angleterre, au nord de Strasbourg, en pleine campagne, un vieux manoir qui servait déjà de pavillon de chasse aux nobles exilés d'Angleterre. Depuis 1909, il est devenu une dépendance de l'orphelinat du Neuhof (autre œuvre sociale de Strasbourg). Il est alors réservé aux « mauvais garçons » et sert de maison de correction. Aujourd'hui, il accueille trois types de jeunes de 13 à 21 ans : des jeunes ayant une vie familiale difficile, placés par un juge pour enfants, des jeunes délinquants et des « mineurs étrangers isolés » ayant perdu leurs parents en cours de migration.

« L'EEP assure depuis 1949 une mission de protection de l'enfance pour des mineurs en situation de danger. La structure peut accueillir, 36 adolescents en internat, 24 en accueil de jour et accompagner 4 adolescent en placement à domicile. Ils sont âgés de 13 à 21 ans et sont confiés soit par ordonnance du juge des enfants, soit par le Service de protection de l’enfance. Il est aussi conventionné pour l’accueil de 50 Mineurs Non Accompagnés et 50 Jeunes Majeurs hébergés en appartements collectifs extérieurs. »

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En ce moment, l'association accueille 32 jeunes migrants, dans ses différentes structures (3 centres dont le Château d'Angleterre Bischheim, un centre à Breitenbach-Kreutzweg et un autre à Urbeis-Climont). J'ai pu en rencontrer quelques-uns : afghans, pakistanais, soudanais, ivoiriens ou sénégalais.

Le directeur de l'accueil m'a indiqué : « Tous ces jeunes que nous recevons sont en grand désarroi. Ils vivent un conflit intérieur, entre leur attachement à leur pays d’origine, leur famille, et l’avenir qu’ils peuvent avoir en France. Parfois ils ont été envoyés là par leurs proches, parfois ils ont fui un conflit… Ils n’ont pas choisi d’être sur cette route et ils ont tous vécu des histoires traumatisantes pour leur âge. C’est pourquoi nous avons dans notre équipe une psychologue et que la première étape de l’accueil commence par un point de leur situation personnelle. Ensuite, nous les aidons à se scolariser, à disposer de papiers en règles, à parler français, etc. Nous stoppons leur migration, et avec un peu de chance, ils se taillent un avenir en France. Ainsi, nous avons un jeune apprenti, qui sera très probablement embauché par la SNCF. »

J'ai moi-même pu discuter avec certains. L'un des jeunes ivoiriens, 16 ans aujourd'hui, m'indique que sa famille a quitté Bouaké en 2010, lors de la crise post-électorale. Ils ont passé par le Burkina-Faso, le Niger, la Libye, où le père a disparu (certainement vendu comme esclave). La maman, avec ses 3 enfants, est partie vers les Balkans, avant de disparaître en Méditerranée. Il est le seul survivant. Il est arrivé en Allemagne en 2015, où il a pu faire une demande de réfugié, qui n'a pas abouti. Il est parti il y a 3 mois vers Strasbourg avec deux de ses camarades africains, mais il s'est fait « ramasser » par la police qui l'a acheminé vers ce château d'Angleterre. Il aimerait aller à Paris où il a de la famille (un oncle et des cousins). Mais l'administration lui refuse ce déplacement.

Ici, il est un peu perdu. Certes il parle parfaitement le français, et il participe à un atelier de menuiserie. Mais les autorités veulent le renvoyer en Côte d'Ivoire où il ne connaît plus personne. Son pays n'est plus en guerre, l'administration française le classe en « réfugié économique », donc « expulsable ». Cette même administration se réfugie aussi, selon le directeur, derrière la législation européenne : « On ne peut faire une demande de réfugié, or ces jeunes ont déjà déposé une requête en Allemagne. » Après la perfide Albion, voilà la perfide Europe ! A Calais, elle empêche d'aller en Angleterre les anglophones d'Afghanistan, du Pakistan, de Syrie, et le long de la frontière allemande, elle interdit aux francophones d'Afrique de l'Ouest, si chère aux Bolloré, Bouygues ou Vinci, de se rendre en France !

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Et lorsqu'ils ne sont pas rejetés, ils sont intégrés dans des « centres de rééducation » réservés normalement aux jeunes délinquants. Ils sont mis à disposition de municipalités où ils doivent travailler dur, dans les travaux forestiers ou agricoles, punis bien qu'innocents. Alors beaucoup de ces jeunes, conduits ici par la police, surtout pendant les week-ends, se restaurent, se reposent, puis repartent à l'aventure. Certains retournent bien malgré eux du côté allemand du Rhin, car au moins ils peuvent travailler et gagner quelque argent. Même si ce ne sont que des « Eurojobs » (payés 1 € par heure) et des emplois très précaires. Et il se chuchote de plus en plus que la nouvelle « loi Macron » concernant les migrations, devrait permettre de jeter en prison les jeunes mineurs. 

Ci-dessous : extrait du journal "L'Alsace" du 18/4/2018.

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Lors du débat de lundi, Mr. Bierry a pu apporter des précisions : le département cherche de plus en plus des familles d'accueil pour ces jeunes. Alors que normalement, pour des enfants placés le département doit dépenser 90 €/jour, l'Etat ne fournit pour les jeunes migrants que 300 €/mois. D'où certaines difficultés. Cependant, Mr. Bierry relève un côté positif : la plupart de ces jeunes cherche à s'intégrer positivement. L'échange sur ce sujet a été des plus intéressants.

27 janvier 2019

"Initiative citoyenne" à Müllheim (Pays de Bade)

Résistance à l'abattage massif dans la forêt "Eichwald"

m_llheimIl y a quelques jours, est née à Müllheim (Pays de Bade) une "initiative citoyenne" contre la décision de l'administration municipale de procéder à un abattage massif dans la forêt "Eichwald". L'initiative appelle à l'arrêt immédiat des travaux. 50 manifestants ont protesté devant l'hôtel de ville. Lors du conseil municipal, le maire a annoncé la poursuite des travaux, malgré de nombreuses critiques issues de tous les groupes politiques.

L'initiative a déjà recueilli plus de 500 signatures, à travers une pétition. Si elle manque encore de structure, elle est malgré tout soutenue par la chercheuse en sciences forestières Beate Kohler (diplômée en droit forestier), qui enseigne à l'université de Fribourg. Sur les affiches et banderoles apparaissaient les slogans : "Sauvez le Eichwald", "Arrêt immédiat de l'abattage", "Ne touchez pas aux vieux arbres", "Eichwald = zone de loisirs". La pétition de l'initiative citoyenne commence : "Nous, citoyens de Müllheim, exigeons de la ville et de l'administration forestière la protection des plus vieux chênes de l'Eichwald, et une importante réduction des coupes prévues." L'initiative citoyenne, outre le côté écologique et environnemental, estime aussi que le côté "loisirs", pourtant prévu dans les orientations municipales, n'a pas été respecté. Le groupe "die Grünen" dénonce le fait que le maire ne voit que le côté "commercial" de l'exploitation. Le groupe SPD a renchéri en dénonçant le désastre climatique de l'affaire.

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26 janvier 2019

Réponse à l' "urgence sociale"

La CGT appelle "à la grève" le 5 février 

cgtLa CGT a appelé "à la grève" le 5 février et à "des manifestations" sur tout le territoire, pour répondre à l'"urgence sociale", réclamant de nouveau une hausse du Smic et une réforme de la fiscalité. 

La CGT "appelle à tenir des assemblées générales, sur tous les lieux de travail et dans tous les secteurs professionnels, pour réussir la grève et les manifestions" le 5 février "et débattre des suites à construire dans la durée". 
Dans un communiqué, elle écrit que "depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales".  
"Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des +gilets jaunes+ qui répondent aux urgences sociales", ajoute-t-elle, considérant que "les 57 milliards d'euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l'ampleur des richesses créées par les travailleurs". 
La CGT appelle donc à "construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses". 
Elle réclame une augmentation du Smic, une suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, exonérations) de même qu'une réforme de la fiscalité avec une refonte de l'impôt sur le revenu. Cette dernière doit conférer "une plus grande progressivité afin d'assurer une plus grande redistribution des richesses et d'alléger le poids de l'impôt indirect pénalisant les salariés et les ménages". 
Elle réclame aussi le "développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population, avec des moyens suffisants en personnels pour un bon exercice de leurs missions". 
Le 14 décembre, la CGT avait organisé 170 rassemblements et manifestations pour demander des hausses de salaires. La centrale syndicale avait dénombré 15.000 manifestants à Paris, la préfecture de police en comptant 6.000.
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7 janvier 2019

Pays de Bade : la peste porcine africaine arrive

Comment le district de Lörrach se prépare !

sanglierPas dangereuse pour l'homme, mais bien plus pour le porc, la peste porcine africaine n'est pas encore arrivée en Allemagne, mais le district de Lörrach, près de la frontière suisse, prend ses précautions. Afin de prévenir la propagation de l'épidémie, les chasseurs sont encouragés à tirer davantage de sangliers. Mais le bureau de district de Lörrach est également prêt à faire face à une éventuelle propagation. Entre autres choses, le responsable a participé à un exercice de trois jours. De plus, les contrôles des hardes de sangliers ont été massivement renforcés.

Inoffensif pour les humains

Pour rassurer, la peste porcine africaine (PPA) n'est pas dangereuse pour l'homme, pas même la consommation de viande de porc infectée. Pour les porcs sauvages et domestiques, il est mortel dans presque tous les cas. La période d'incubation dure entre deux et quinze jours. Les animaux attrapent une forte fièvre et meurent. Jusqu'à présent, le virus a pénétré en Belgique et s'est propagé dans divers pays d'Europe orientale et des États baltes. Il ne se transmet pas seulement de porc à porc par le sang et les sécrétions corporelles, mais également par la nourriture. Elle n'est pas très contagieuse, cependant: « La vie du virus est plus longue que celle du porc », a déclaré Michael Lassmann, du département de droit, l'ordre et la santé au bureau de district de Lörrach.

Observation intensive

L'effort, à réaliser pour éviter une propagation, est relativement élevé, dit Lassmann. Par exemple, le bureau de district a intensifié la surveillance. Au lieu des 100 échantillons prescrits, 257 verrats morts ont été examinés l'année dernière. Les chasseurs sont encouragés à tirer davantage de sangliers - environ 800 bêtes ont été tuées l’année dernière. Le comité lève temporairement les interdictions de chasse le dimanche et les jours fériés, ce qui permet aux chasseurs de gérer plus facilement ces chasses. La vétérinaire Marita Olbert du Département du bien-être des animaux et de l'hygiène de la viande a indiqué qu'une réunion spéciale avait également eu lieu avec le conseil consultatif de la chasse sur le sujet. En novembre, les autorités de différents comtés se sont réunies dans l'Ortenau pour un exercice de trois jours. Ce n'était pas seulement théorique, ce qui devait être fait quand un cas d'ASP apparaissait, mais aussi pratiquement mis en pratique : en scaphandres de protection, des battues ont été organisées dans la forêt. Le but : la recherche de deux sangliers morts déposés par des chasseurs. Il a été démontré à quel point les connaissances locales et spécialisées sont importantes dans la recherche, explique Marita Olbert.

S'il y avait une conclusion positive de présence de la peste dans le secteur, alors une zone centrale serait déterminée et fouillée autour de la localité dans un rayon de trois kilomètres. Les porcs élevés dans des fermes de cette zone centrale devraient être abattus. Dans le district de Lörrach, cependant, il n'y a que deux fermes avec plus de 800 porcs, explique Marita Olbert - un massacre en masse aurait probablement lieu même en cas de doute. En Belgique, par exemple, 5 000 porcs domestiques ont été tués.

Prévenir les souffrances des animaux, protéger les intérêts commerciaux

Il était important de rester dans la zone centrale pour que le plus grand nombre possible d'animaux malades y reste. En République tchèque, où la maladie est considérée comme éradiquée, les expériences ont été positives. Afin d'éviter que la maladie ne pénètre dans les étables, les agriculteurs sont également encouragés à maintenir un niveau élevé d'hygiène, par exemple en ne portant pas les mêmes vêtements et les mêmes chaussures dans les porcheries et à l'extérieur. La population est instamment priée de ne pas importer de produits carnés d’Europe de l’Est et de ne pas jeter les déchets alimentaires dans la forêt. Toute personne qui trouve un sanglier mort dans la forêt devrait en informer le bureau de district.

Le grand effort en matière de peste porcine africaine est opéré, explique Laßmann, afin de prévenir les souffrances des animaux. Et, craignant d'éventuelles restrictions commerciales, selon l'association de l'industrie de la viande en 2016, environ 2,5 millions de tonnes de viande de porc ont été exportées à l'étranger, dont environ 1,8 million de tonnes à l'intérieur de l'UE. En 2017, 5,45 millions de tonnes de viande de porc ont été produites en Allemagne. (selon "Badische Zeitung" du 2/1/2019)

28 janvier 2016

Démission de Christiane Taubira

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, en désaccord avec l’exécutif sur le projet de déchéance de nationalité des auteurs d’actes de terrorisme, a remis sa démission au président François Hollande, a annoncé la présidence mercredi.

taubiraLa démission de la ministre âgée de 63 ans, caution de gauche au gouvernement de Manuel Valls et honnie par la droite qui l’accuse de laxisme, intervient alors que le Premier ministre doit présenter ce mercredi aux députés le texte définitif du projet de réforme constitutionnelle sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité.

Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir (…) Pour le dernier mot à l’éthique et au droit, a commenté Christiane Taubira sur Twitter.

François Hollande et Christiane Taubira ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui (mercredi) en commission des lois, écrit l’Elysée dans un communiqué.

Elle est remplacée par Jean-Jacques Urvoas, 56 ans, ex-rocardien et proche de Manuel Valls, spécialiste des questions de sécurité, qui présidait jusqu’à ce jour la commission des lois à l’Assemblée nationale.

Manuel Valls doit défendre mercredi matin devant la commission des lois la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande après les attentats de novembre. Celle-ci prévoit la constitutionnalisation de l’état d’urgence, décrété le 13 novembre et dont l’exécutif envisage par ailleurs la prolongation pour trois mois.

Le texte prévoyait aussi initialement l’inscription dans la Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français et condamnés pour crime terroriste, une mesure instituant une différence de traitement entre Français qui a fracturé la gauche. Dans le texte qui sera présenté mercredi, le gouvernement a supprimé toute référence aux binationaux tout en étendant la déchéance de nationalité aux auteurs des crimes les plus graves.(selon AFP)

23 janvier 2016

PEGIDA, une énigme pour les politologues

Hans Vorländer, de Dresde, donne son analyse

pegidaLe politologue Hans Vorländer, de Dresde, a publié son livre concernant le mouvement d'extrême-droite Pegida qui, pour lui, reste un mystère. Il n'est d'ailleurs pas le premier, ni sûrement le dernier, à s'exprimer sur le sujet.

Il y a un an à peine, Pegida représentait juste une page de Facebook d'un certain Lütz Bachmann, marchand de saucisses  et graphiste à ses moments perdus. C'est à partir de là que Pegida s'est développé très rapidement sur tous les réseaux sociaux. La xénophobie a touché surtout l'ancienne Allemagne de l'Est, notamment autour de Dresde. 

Ce mouvement s'essouflait au premier semestre 2015, lorsqu'a a commencé l'arrivée chaotiques des réfugiés. Le mouvement s'est relancé et même radicalisé. Les groupes se sont développés sur trois thèmes : le sentiment islamophobe, la défiance de l'élite politique allemande et l'aversion aux médias allemandes. Et le regroupement s'est fait autour de la figure  de proue Lütz Bachmann. Les manifestations sont devenues un rituel tous les lundis soirs, un peu comme un pélerinage. Beaucoup venaient de la Saxe orientale, pour une bonne bière, pour une promenade et de façon secondaire pour Pegida.

Pour Hans Vorländer, il reste malgré tout un danger : la prolifération des idées d'extrême-droite. En effet, la politisation sournoise progresse, les dirigeants de Pegida proclamant même ouvertement qu'ils agissent au nom de la démocratie. Mais en même temps, ils jouent sur les souvenirs à la fois du régime nazi et de la dictature du régime soviétique.

Vorländer n'a pas de solution miracle pour éradiquer ce mouvement. Il préconise quand même que ces manifestations soient interdites au centre des villes, notamment à Dresde où des incidents se répètent trop souvent.

2 février 2016

Fête annuelle des aînés de Villé

La priorité de la municipalité : les crottes de chiens

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Bel après-midi pour moins que la moitié des "plus de 70 ans" pour la traditionnelle fête de Noël qui a eu lieu le 23 janvier. En effet, 108 personnes concernées étaient présentes sur les 331 aînés que compte la commune. Raison certainement pour laquelle seule la moitié des conseillers municipaux (10 sur 19) s'est mobilisée pour participer à la fête, et seuls 7 d'entre eux ont assuré le service. Heureusement qu'on a pu compter sur les bénévoles du CCAS !

Relevons quand même que parmi les conseillers aux abonnés absents, c'est encore les co-listiers du maire qui étaient majoritaires, malgré l'absence intégrale de l'opposition. Il doit régner une belle ambiance dans ce conseil ! Relevons aussi que même la première adjointe, conseillère départementale de surcroît, a assuré un service minimum en passant rapidement de table en table pour souhaiter la bonne année (histoire de se faire voir ?), clés de voiture déjà en main pour démarrer plus vite. 

Enfin, signalons que le traditionnel discours du maire a été à la hauteur de l'événement : "Avant de présenter ses vœux, le maire a parlé de son indignation vis-à-vis des propriétaires de chiens qui laissent leurs amis à quatre pattes faire leurs besoins n’importe où." (DNA du 29/1/2016) Voilà qui a le mérite de la clarté sur les priorités municipales. 

22 janvier 2016

Menaces djihadistes en Afrique de l'Ouest

Visés : le Sénégal et la Côte d'Ivoire 

menace

Le très sérieux magazine Bloomberg et le Mail And Guardian ont révélé ce mercredi que la France aurait mis en garde la Côte-d'Ivoire et le Sénégal sur l'existence de menaces d'attaques terroristes réelles que des militants islamistes pourraient perpétrer sur leurs territoires.

Selon les informations en possession de ces deux canaux, les terroristes envisagent d'attaquer les principales villes de certains pays ouest-africains dont le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou encore le Ghana. Les sources du monde du renseignement qui font état de cet avertissement de la France expliquent même que le Sénégal et à  la Côte d'Ivoire ont été briefés de renseignements précis fournis aux gouvernements des deux Etats sur les méthodes que les djihadistes entendent mettre en oeuvre au moment de passer à  l'action.

L'on apprend que les terroristes envisagent d'utiliser des voitures piégées, d'attaquer les zones publiques fréquentées par les étrangers, ou encore, en ciblant des plages prisées par les touristes.

Aussi bien le Mail and Guardian que Bloomberg s'accordent à  expliquer que la France a eu vent de ces menaces depuis 2014, à  travers des écoutes téléphoniques entre militants djihadistes et d'autres informations recueillis à  travers des sources de renseignements infiltrés à  ces terroristes.

Mieux, signalent ces deux canaux, la menace contre le Sénégal et la Côte d'Ivoire n'a plus que jamais été évidente puisqu'en décembre dernier, les services de renseignements français et occidentaux ont continué à  intercepter des échanges entre djihadistes sur des cibles potentielles.

Bloomberg révèle par ailleurs que le gouvernement de Côte d'Ivoire a déjà  pris les devants en demandant aux chefs religieux et aux organisations musulmanes d'aviser la police à  propos de tout nouvel arrivant dans leurs communautés. Il leur est également enjoint de signaler tout comportement suspect de tout élément connu ou inconnu de leurs assemblées religieuses.

Allié inconditionnel de la France dans la lutte contre le djihadisme, Le Sénégal a déjà  mis en oeuvre des mesures actives d'anticipation à  toute menace de déstabilisation comme le montrent les dernières arrestations d'imams radicaux et de repris de justice connus pour leur proximité avec des islamistes radicalisés. Aussi, le mode d'accès au public à  certains endroits stratégiques de Dakar a été revu et les mesures de surveillance et de contrôle renforcés dans certains hôtels, le Port de Dakar ou encore l'aéroport international Léopold Sédar Senghor.

29 décembre 2015

Démantèlement du service public

La Poste, bonne à tout faire !

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Décidément on va tout voir ! La dernière élection a vu l'expression du mécontentement du monde rural, notamment en matière de désaffection industrielle et du démantèlement du service public. Qu'importe, on continue comme avant, et une fois de plus le Val de Villé donne l'exemple. 

Pourtant ce démantèlement dure depuis bien longtemps, je le dénonçais déjà à travers ma candidature aux élections cantonales de 2004 ! J'avais donné des pistes, visiblement en pure perte (voir extrait de mon programme ci-dessous).

campagneQuelque temps plus tard, le Maire de Villé transformait l'ancienne école de garçons, devenue logement des soeurs garde-malades, puis centre administratif de la Sécurité Sociale, en "maison des services publics". Un grand progrès ? J'avais déjà exprimé mes doutes à cette époque, car le regroupement de différents services sous un même toit ne pouvait que correspondre à une diminution de la qualité de ces services, et à terme leur démantèlement. Et le fait de dire comme le premier magistrat villois : "Si elle n'a pas perduré (nb : la maison des services publics), c'est parce-que la commune et la communauté des communes, insuffisamment aidées par l'Etat, n'ont pas voulu payer les frais liés à la labellisation." C'est exactement ce genre de discours dont le citoyen ne veut plus. L'ex-candidat LR non élu devrait le savoir.

Soins palliatifs pour une vallée moribonde

Qu'est-ce que le MSAP ? Pour l'instant, c'est une table et un ordinateur coincé entre un guichet de la poste et les boîtes aux lettres,  sur le passage des clients de la Poste. Sans vouloir mettre en cause la bonne volonté des responsables de la Poste (qui ont eux-mêmes déjà subi une grande part de démantèlement, notamment dans les petites communes de la vallée), il faut reconnaître que ce MSAP (maison de service au public) est bien inadapté. On peut se poser la question notamment de la confidentialité des dossiers des personnes.

Mais nos élus sont contents, ils donnent l'impression de participer au progrès, alors qu'ils n'administrent à la vallée que quelques soins palliatifs adoucissant le démantèlement, alors que les friches agricoles, industrielles ou administratives se multiplient.

4 janvier 2016

La presse rencontre un de nos conseillers départementaux

Un binôme fantôme et une vallée ignorée

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Les DNA viennent de publier l'interview d'un des deux conseillers départementaux de notre canton de Mutzig-Villé, à savoir Frédéric Bierry. Quant à l'autre membre du binôme, elle passe presque inaperçue (juste citée pour le Champ du Feu et ses navettes, son dada depuis 2011). Le grand oublié de cet interview reste le Val de Villé : pas un mot sur la friche de l'ancienne usine FTV, pas un mot sur l'ancienne gendarmerie ou la maison de services publics et leur démantèlement, pas un mot sur les transports, par un mot sur les nouvelles technologies dans nos coins reculés, pas un mot sur les zones d'activité désespérément vides, pas un mot sur l'exode des jeunes... Bref, on peut se demander si le binôme existe encore, ou s'il estime que le Val de Villé ne fait plus partie de leur canton.

INTERVIEW

DNA : En se recentrant sur les questions sociales le conseil départemental reste-il un partenaire privilégié des communes ?

FB : Longtemps les maires étaient dans une démarche d’équipement et ont pendant des années perçu le conseil général comme un guichet, un tiroir-caisse. Ce n’est pas une critique, j’ai été dans ce rôle-là aussi. Aujourd’hui l’enjeu majeur tourne autour de ce qu’on pourrait appeler le rôle social du maire, la façon dont il construit le lien avec les habitants : cela concerne la manière dont on intègre les jeunes, comment on accompagne les personnes âgées pour donner en plus des années de vie de la vie aux années, comment enfin on arrive, nous élus, à lutter contre le sentiment de relégation et à réconcilier les habitants entre eux, jeunes et vieux, élus et citoyens… le conseil départemental est au cœur de ces questions. « Quand dans la Meuse des collègues nous disent qu’ils sont sous-équipés, c’est une toute autre réalité qu’ici ».

DNA : Le sentiment de relégation est à la base d’une partie des votes extrêmes des derniers scrutins notamment dans certains villages de la vallée.

FB : Effectivement mais il y a aussi un décalage entre le sentiment d’une partie des gens, leur perception et le niveau de service réel. Par exemple, nous avons une clinique avec un service d’urgence : c’est un million que l’Etat ajoute chaque année pour que ça fonctionne. Autour de Schirmeck on recense 40 offres de services publics, il y a un niveau d’équipement qui est plutôt bon. Quand dans la Meuse nos collègues nous disent qu’ils sont sous-équipés c’est une tout autre réalité qu’ici. Ce n’est pas simple d’ancrer sur le territoire des entreprises qui doivent faire face à un fort dumping social.

Les habitants sont inquiets quand à l’avenir économique du territoire avec certaines entreprises fragilisées, comme Federal Mogul ou Delpierre. Même si le conseil départemental n’a plus la compétence « aide économique » le conseiller doit être un facilitateur pour aider les entreprises et les salariés à faire face aux difficultés, c’est aussi pour cela que j’ai pris la tête de l’ADIRA.

Chez Federal Mogul c’est effectivement difficile. On demande toujours plus d’efforts aux salariés et ce n’est pas simple d’ancrer sur le territoire des entreprises qui doivent faire face à un fort dumping social (NDLR : de leurs concurrents). On l’a pourtant vu avec Delpierre où toutes les collectivités ont apporté leur concours au projet d’atelier relais, il existe des moyens d’action. Autre exemple : Mecatherm avait un impérieux besoin d’être raccordée au haut débit. Avec l’aide de la Région, du Département, de la commune, ils le seront en début d’année. Le haut débit est d’ailleurs un enjeu majeur pour l’attractivité du territoire. Je pense notamment à des solutions comme le centre de télétravail. On a environ 2 000 salariés de la vallée qui vont chaque jour travailler au-delà de Molsheim. Si une partie de ces personnes pouvaient ne pas faire systématiquement la navette ce serait bon pour elles, pour l’attractivité du territoire, pour le commerce local, pour l’environnement… D’autres projets de résidences seniors sont à l’étude à Saâles, Russ ou Niederhaslach.

DNA : D’autres pistes ?

FB : Il y a un autre sujet sur lequel on travaille avec les élus ; il concerne la promotion des produits agricoles et la nécessité de retrouver une politique agricole forte. Il y a aussi tout un travail autour du Champ du Feu qui est un élément d’attractivité de la vallée de la Bruche. Cette année on travaille sur la sécurisation de l’entrée des pistes de ski de fond, c’est Frédérique Mozziconacci qui porte ce dossier. De nouvelles navettes ont aussi été mises en place depuis Strasbourg.

Des craintes se font jour également concernant le secteur de la santé et du troisième âge : la fermeture de la maison de retraite de Rothau et l’avenir des centres de l’Ugecam avec une concentration des activités sur Schirmeck…

Pour le centre de Saâles, il y a deux pistes sur lesquelles on travaille aujourd’hui, c’est le traitement de la tuberculose, maladie qui revient et pour laquelle il existe très peu de structures. L’autre piste concerne des lits de suite de chirurgie en lien avec les hôpitaux de Strasbourg, mais nous n’en sommes qu’au stade des réflexions.

Concernant Rothau je regrette que le projet initial n’ait pu aboutir mais la solution trouvée avec Lutzelhouse et l’Abrapa est pertinente. On poursuit aussi avec la Sibar les projets de résidences sénior qui répondent également à un vrai besoin. Outre ceux de Rothau et Dorlisheim, d’autres projets sont à l’étude à Saâles, Niederhaslach ou Russ.

Malgré les coupes budgétaires (lire encadré) le conseil départemental reste en charge des routes. Sur le canton, il y a deux projets principaux : à Mutzig, la descente vers la zone Atrium et à Rothau, le contournement.

Pour Mutzig, il ne peut y avoir d’engagement nouveau dans les trois ans. Tous les dossiers sont étudiés en fonction de trois critères : l’opportunité à réaliser, l’équité entre les territoires et l’engagement du territoire. Sur le premier point c’est un projet qui n’est pas très cher au regard de l’effet que ça peut avoir sur la circulation et le développement de la zone. Concernant l’équité, il faut savoir que le conseil général a beaucoup investi sur le territoire (contournement de Molsheim, tunnel de Schirmeck). Pour ce qui est de l’engagement du territoire, s’il y a un coportage avec Mutzig, Dorlisheim et la com’com on pourrait aller plus vite.

Concernant Rothau, c’est un projet sur dix ans. L’idée est de débuter le contournement au niveau de l’Eglise et de ressortir le plus loin possible après le cimetière. La priorité est de définir ce tracé (les études sont en cours) pour qu’ensuite la commune et la com’com puissent, elles, commencer à travailler sur un aménagement urbain.

(publié dans les DNA du 3/1/2016 - édition de Molsheim/Schirmeck)

12 décembre 2015

"Ausweis, bitte" selon Philippot

Les frontaliers auront-ils droit à un "pass" ?

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Le candidat Front national Florian Philippot a encore relancé sa merveilleuse idée sur sa profession de foi ! Il a annoncé que tous les frontaliers vivant dans la future région Grand-Est devront obtenir un «pass» délivré par ses services pour traverser la frontière.

Cet Ausweis, ce «laissez-passer» pour rentrer en zone libre, devrait résoudre les problèmes de passage à la frontière. Seuls ceux qui auront demandé l’autorisation à Florian Philippot, et qui auront justifié cette autorisation par un contrat de travail, pourront quitter le territoire national sans subir les contrôles poussés des sbires du conseil régional.

Il est vrai que celui qui quitte la France pour aller à l’étranger est suspect : il doit donc être fiché, connu afin de voir si l’«étranger» ne le contamine pas avec ses idées subversives.

Et à l’inverse, quand "Pegida" ou le NPD seront au pouvoir en pays de Bade, les frontaliers de Kehl ou d'Offenbourg qui voudraient se rendre en Alsace ou Lorraine faire leurs courses, devront-ils aller jusqu'à l’ambassade de France à Berlin pour prendre un visa ?

Philippot n'oublie qu'une chose : la police des frontières est une compétence régalienne de l'Etat, pas de la Région.

13 novembre 2015

Super-U s'implante en Afrique

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SUPER-U est un supermarché au statut différent d'autres grandes surfaces : chaque magasin a son fonctionnement propre, la marque étant avant tout un groupement d'achat. Depuis quelques mois, SUPER-U s'implante en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire à Abidjan (Zone 4, rue Pierre et Marie Curie) et au Cameroun à Douala.
Comparons leur fonctionnement avec celui du Val de Villé. D'abord les marques de produits vendus : strictement les mêmes qu'en France. Leurs prix : approximativement les mêmes aussi. Deux exemples : les côtes de porc sont vendues à Abidjan 5500 F cfa, soit 8,50 €, le paquet d'espresso  2250 F cfa, soit 3,50 €.
Une grande différence : en Afrique, ces magasins sont ouverts du lundi au dimanche inclus de 8h30 à 20h30, alors qu'en France le dimanche est un jour habituel de fermeture.
On peut supposer que les horaires et les salaires du personnel ne sont pas les mêmes qu'en France.
Autres questions à se poser : combien d'africains ont les moyens d'acheter dans ces magasins ? et comme on s'en doute, la direction ne travaille pas à perte, comment fait-elle pour réaliser des bénéfices ? Peut-être bien aux dépens du personnel ?

superu7abidjan5500 f cfa (8,50 €) le kg de côte de porc

superu5abidjanEspresso : 2250 f cfa (3,50 €)

superu6abidjanLes mêmes "caves" qu'en France

superu8abidjanA Abidjan, la foule ne se bouscule pas dans le magasin... et pour cause !

3 novembre 2015

Agression d'un journaliste par l'extrême-droite à Berlin

Le journaliste duTagesspiegel Helmut Schümann a été vendredi dernier, victime d'une agression de militants de l'extrême-droite. Schümann était dans la Lewishamstraße Charlottenburg à Berlin sur la route quand il a entendu derrière lui des jurons et la voix d'un homme qui hurlait : "Vous êtes le Schümann du Tagesspiegel, sale porc gauchiste". Dans le même temps, les assaillants l'ont frappé par derrière et écrasé au sol. Ensuite, ils se sont enfuis en direction du Kurfürstendamm.

berlin

Helmut Schümann avait critiqué dénoncé dans sa chronique les manifestations et agissements de Bägida (équivalent de Pegida à Berlin) et les incendies et destructions de plus en plus fréquents d'asiles pour les réfugiés. Il disait : "Ces agissements sont indignes. Toucher aux réfugiés, c'est une atteinte grave à notre démocratie et à notre humanité." Et lundi, après l'agression, il a continué à s'exprimer : "Je continuerai à écrire dans ces colonnes, à me positionner. Je ne me laisserai pas intimider. Citoyens allemands, n'ayez pas peur de ces voyous d'extrême-droite."

Le rédacteur en chef du Tagesspiegel a déclaré: "Nous sommes consternés par l'incident, c'est une attaque contre notre auteur Helmut Schümann et la liberté d'expression des journalistes."

Dans la première moitié de 2015, la police a recencé 64 actes de violence de l'extrême-droite contre les réfugiés contre 55 cas en 2014.

berlin1Manifestation contre l'extrême-droite lundi soir

2 novembre 2015

RN 59 : Quand des élus locaux bougent ...

Une lettre au ministre des transports

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On ne peut que se réjouir lorsque des élus locaux prennent en main les dossiers qui préoccupent leurs concitoyens, en l'occurence le dossier de la RN59 qui traverse Châtenois. Encore faut-il avoir une connaissance parfaite du dossier et une vue globale de l'ensemble du projet, ce que semble oublier notamment le député Herth.

Rappelons donc une fois de plus l'historique de cette route :

1) 1976 : Le ministre alsacien du gouvernement Giscard/Chirac André Bord, président de la Région Alsace, fait inscrire la RN59 dans le Schéma Régional d'Aménagement du Territoire.

2) 1991 : La RN59 est classée "Grande Liaison du Territoire" par le gouvernement Beregovoy. Mais rien ne bouge ! Les élus locaux ne s'entendent pas sur le choix d'un tracé, sur les 7 ou 8 proposés par la DRE (Direction Régionale de l'Equipement).

3) 2000 : Le contournement de Châtenois et une nouvelle route moins accidentogène de Val de Villé à Lièpvre sont inscrits au Contrat de Plan Etat/Région. Dans le cadre de ce contrat, la Lorraine réalise le dernier tronçon Saint-Clément - Azerailles ! En Alsace, rien ne bouge : la D.U.P. (déclaration d'utilité publique) n'est signée par le Préfet qu'en 2002.

4) 4 décembre 2003 : le président du conseil général 67 Philippe Richert, avec l'approbation des élus locaux, fait transférer le budget prévu pour le contournement de Châtenois sur la route de Mertzwiller.

5) 23 décembre 2003 : le Tribunal Administratif, suite aux recours des viticulteurs et d'Alsace-Nature, annulle la D.U.P. Aucun élu ne décidant de faire appel de la décision, les carottes sont cuites !

6) 2014 : Nouvelle inscription du contournement de Châtenois au contrat de plan Etat/Région. Tous les recours contre la nouvelle D.U.P. sont rejetés par le T.A. La voie semble enfin libre pour une 2x2 voies de contournement de Châtenois. 

7) 2014/2015 : Libre, vous dites ? Non, car c'est alors que le président de la Région Philippe Richert rencontre à plusieurs reprises les responsables d'Alsace-Nature et promet une 2x1 voies... Tout est à refaire, sans que l'on sache quel est l'avantage de cette route au rabais. Les papillons restent mieux protégés que les hommes.

8) Octobre 2015 : Le financement du contournement de Châtenois est confié à la société autoroutière privée du tunnel de Ste-Marie-aux-Mines APRR. Autrement dit, les riverains et les usagers vont encore attendre, ou même assister à un enterrement de première classe d'un mort-né de 40 ans.

De 1976 à 2015, le trafic de la RN59 a passé de 12000 à 20000 véhicules/jour. 99 morts (sans compter les blessés et les invalides à vie) sont à déplorer. Un seul avantage : des maisons à vendre le long de cette route, profitez-en, c'est pas cher !

2 octobre 2015

Manifestation à Abidjan

On commence à en avoir l'habitude. En Afrique, les élections se passent rarement calmement. Au Burkina-Faso, on a assisté à un putch avorté. En Côte d'Ivoire, alors que la crise post-électorale de 2010 avait fait plus de 3000 morts, la campagne de ce mois d'octobre 2015 commence par des marches. La première, qui devait avoir lieu à Yopougon samedi, 26 septembre a été interdite par le pouvoir. Mais il n'a pu empêcher celle du lundi, 28 septembre qui selon certains journaux a rassemblé plus d'un million de participants, quelques centaines de milliers selon d'autres. Une vraie gifle pour le candidat-président sortant Alassane Ouattara, mis en place en 2011 par son ami Nicolas Sarkozy et la Force Licorne, et accusé de fraudes.

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Pour la majorité des ivoiriens, Youssouf Bakayoko, le ministre de l'Intérieur, est l’homme par qui la crise postélectorale est arrivée en 2010, allant publier en solitaire de faux résultats donnant Alassane Ouattara vainqueur à l’élection présidentielle, depuis l’hôtel du Golf alors QG de campagne de Ouattara. Il est aujourd'hui président de la CEI (commission électorale indépendante). Soupçonné de fraudes, les manifestants demandent sa démission. A la marche de l’opposition réunie au sein de la Coalition nationale du changement (CNC), Mamadou Koulibaly président de LIDER, a indiqué que la CNC n'ira pas aux élections avec Youssouf Bakayoko à la tête de la Commission électorale indépendante (CEI) : "La loi dit que le président de la commission électorale est élu pour six ans non renouvelables. Bakayoko a fait six ans c’est terminé il ne peut pas être renouvelé. Ouattara en le faisant viole et la loi et la constitution, Bakayoko devrait démissionner et nous n’accepterons pas d’aller aux élections avec Bakayoko à la commission électorale" a déclaré le président de LIDER devant des centaines de milliers de manifestants (1 million au décompte final, chiffre non contredit ni par RFI, ni par France24 dans leurs reportages sur la marche du 28 septembre).

Le chiffre aurait été plus élevé si plusieurs milliers de militants de l’opposition n’avaient par été bloqués par les forces de l’ordre à Yopougon, la plus grande banlieue d’Abidjan, pour les empêcher de rejoindre Cocody, point de départ de la manifestation.

Devant la Radio télévision d’Etat (RTI), Kouadio Konan Bertin dit KKB, l’un des porte-paroles du jour, a fustigé une télévision aux ordres du régime, et dirigée de façon ethnique car la majorité des dirigeants de la chaîne sont originaires du Nord. « La RTI, c’est Djoulabougou (ethnie du chef de l’Etat) », dira-t-il. 

Il a également désigné Yousouf Bakayoko comme l’auteur des fraudes à l’élection présidentielle de 2010 : « Tu lui as volé ses 600.000 voix à Bédié », a-t-il indiqué au micro de plusieurs journalistes venus couvrir la marche. A l’arrivée au siège de la CEI, les manifestants survoltés criaient et scandaient « Bakayoko démission ». Là encore prenant la parole, KKB a de nouveau fustigé le président de la CEI et exigé sa démission : « Youssouf Bakayoko doit démissionner de son poste, pour le respect de la Côte d'Ivoire.  Tu as causé la mort de 3000 ivoiriens, ta conscience doit d'interpeller... ».

Mamadou Koulibaly prenant la parole a mis en garde Alassane Ouattara : « Malgré ton parcours à Washington, tu piétines la constitution, alors qu'elle ne t’autorise pas à être ni président de parti, ni président de la Côte d'Ivoire. Par ailleurs tu utilises les moyens de l'Etat pour battre campagne », a déclaré le président de Lider (libertés démocratiques et républicaines) sous les acclamations du public, dont le nombre continuait de grossir. (d'après "ivoirebusiness")

Vu le nombre de manifestants, on peut se douter que Ouattara, qui espère être réélu au premier tour, a du souci à se faire.

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Déclaration de KOUADIO Konan Bertin (KKB)  la RTI

Marche de la CNC - Déclaration Mamadou Koulibaly

8 septembre 2015

Till Eulenspiegel était à Elzach

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France 3 Alsace et son animateur André Muller étaient de passage à Elzach-Oberprechtal, notamment au restaurant Schäcks-Adler, pour son émission "A Gueter".

Cela fait six ans qu'André Muller voyage de cuisine en cuisine à travers l'Alsace, et surtout le Dreyeckland. Marc Haeberlin, le célèbre chef "trois étoiles" le surnomme même "le Till Eulenspiegel des cuisines". Ses promenades à travers la campagne avec son vélo vert, tablier magenta et chapeau du chef, sont devenus sa marque de fabrique. Et André Muller parle cuisine avec son coeur et ses tripes, et même dans les émissions diffusées sur la France entière. 

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André Muller a tourné d'abord avec son équipe au célèbre "Traube" à Tonbach. Puis il est venu à Oberprechtal, où il a d'abord "prélevé" trois magnifiques truites dans le ruisseau de l'Elz. L'idée lui avait été soufflée par l'artiste Raymond Waydelich, encore un alsacien qui a fait de Elzach sa résidence secondaire. Pendant ce temps, Christophe Schäck, le patron du "Gasthof Adler", préparait les fourneaux. Et lorsqu'André Muller arrive tout est prêt pour préparer un somptueux  repas. Raymond Waydelich, décoré de la médaille des "Forellenfischer", fut invité au repas sur une table installée aux bords de l'Elz. Tout le voyage des trois truites, de l'Elz aux estomacs, a été  filmé.

29 octobre 2015

Côte d'Ivoire : une élection très stalinienne

A 73 ans, le président sortant de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, a été réélu avec 83,66 % des suffrages pour 5 ans, selon la commission électorale.

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Une partie de l'opposition avait boycotté le scrutin et plus de 50% d'ivoiriens n'avaient même pas retiré la carte d'électeur obligatoire pour voter. Malgré tout, la commission électorale a annoncé 54% de participation. Le chiffre laisse rêveur et ne peut soulever que la polémique.

La question de la sincérité du scrutin reste posée. Alors que tous les observateurs ont constaté le peu de présence aux bureaux de vote, les irrégularités d'ouverture, on peut se demander d'où sont venus si miraculeusement  les votes. Le bourrage d'urnes, le double vote, et toutes les autres pratiques douteuses et frauduleuses, semblent avoir été généralisés. Mais qu'importe, désormais Ouattara sera reconnu comme "démocratiquement élu" pour le monde entier... et donc fréquentable.

Beaucoup d'Ivoiriens semblent reconnaître au président le mérite d'avoir changé le pays même s'ils n'adhèrent pas à la méthode. Ouattara n'a ainsi pas hésité à faire raser des quartiers entiers sur le bord de mer, de la lagune, ou de zones jugées dangereuses en raison d'éboulements.

"Ses décisions sont sans appel", note un observateur avisé. Mais il est aussi "à des années-lumière" d'avoir jugulé la corruption, une de ses promesses.

Son régime peine à avancer sur les questions de justice et de réconciliation. De nombreux opposants ont été emprisonnés à l'approche de la présidentielle, souligne Amnesty International. Les candidats concurrents ont ainsi été empêchés de faire campagne, leurs rassemblements étant même souvent interdits. La justice sous son égide s'est surtout intéressée à un seul camp, celui de l'opposition.

Les expériences africaines de candidats élus de cette façon ont souvent conduit à l'instabilité et aux heurts. Des troubles qui risquent de favoriser la montée du djihadisme de Boko Haram, d'AQMI ou d'Ansardine. La Côte d'Ivoire est en train de jouer avec le feu.

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20 octobre 2015

Tunnel Maurice Lemaire : péage moins cher

L'accord de baisse des tarifs régle-t-il tout ?

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Les élus nationaux alsaciens et vosgiens semblent nous annoncer une bonne nouvelle concernant les tarifs du péage du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines : moins de 30 € pour le passage d'un poids-lourd, entre 11 et 13 € pour les véhicules légers. Un accord serait intervenu avec la société APRR, juste avant les élections régionales. Quelle bonne nouvelle, alors qu'il y a quelque temps encore on nous expliquait que c'est l'Europe et Bruxelles qui interdisaient cette baisse !

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Oui mais, tous les problèmes sont loin d'être réglés !

1) Les poids-lourds ne pourront pas tous passer dans le tunnel ! Les transports de matières dangereuses (notamment de produits pétroliers) continueront à être interdits et s'aventureront dans les cols (surtout à Saâles) ! Le grand transit n'aura pas plus le droit d'emprunter la RN 59 et donc d'arriver au tunnel !

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2) Comme avant la fermeture en 2000, le trafic sera en nette augmentation, et le contournement de Châtenois à 2x2 voies bat de l'aile et est en train de se transformer en 2x1 voie pour les années 2020,  alors que le tronçon Lièpvre - Val de Villé pour une nouvelle route a été abandonné. Alors un tunnel sans accès, ça sert à quoi ? A voir la zone artisanale du Danielsrain toujours à l'abandon, à rien du tout.

Alors, cette baisse de péage, la solution miracle ? On peut en douter. Nos vallées resteront des culs-de-sac économiques. Et le doublement du tunnel, par les temps qui courent, n'est même plus envisagé.

La RN 59 est loin de devenir un axe est - ouest économique et sécuritaire dans le Centre-Alsace.

19 octobre 2015

187 réfugiés à Elzach, 0 à Villé ?

A Elzach, la municipalité vient d'organiser une réunion publique concernant l'hébergement des réfugiés. 250 personnes se sont déplacés dans le seul but de réaliser une synthèse sur les besoins des 107 réfugiés déjà arrivés et des 80 qui vont encore venir.

elzachLa soirée a été animée par le délégué aux réfugiés du district Hanno Hurth et le Bürgermeister (maire) de Elzach. Selon Hanno Hurth, des enquêtes précises prouvent que 40% des personnes resteront ici. Il s'agit donc de trouver des solutions d'hébergement à court terme mais aussi à long terme. Pour la première fois, le maire Tibi se voit obligé dans l'immédiat de réquisitionner un gymnase, car l'utilisation de bâtiments et d'appartements vacants ne suffit pas. Mais il prévoit de réaliser rapidement la réhabilitation de bâtiments communaux et la construction de bâtiments provisoires pour 50 personnes. Un centre d'accueil est aussi prévu au centre-ville,  afin de faciliter l'intégration des enfants dans les écoles, les garderies et jardins d'enfants. Fin novembre, tous les travaux devraient être terminés. Roland Tibi espère aussi trouver quelques appartements sur le marché immobilier privé. Autre problème traité : l'aide et les soins. Ceux-ci seront coordonnés par l'association Caritas, auprès de laquelle les bénévoles sont les bienvenus.

Question posée par des participants : que va coûter tout cela à la communauté ? Le maire Tibi rassure : il y aura peu d'incidence sur le budget communal. Le nouveau centre d'incendie sera réalisé comme prévu. Un soutien financier conséquent est prévu par le Bund (l'Etat) et le Land (Région). Par contre, un certain nombre de services pourront continuer à fonctionner grâce à l'arrivée de cette population : écoles, clinique de Waldkirch, etc...

Pour Elzach, l'accueil de réfugiés est certes contraignant au moment de leur arrivée, mais au bout du compte peut être un avantage pour tout l'Elztal.

Pendant ce temps, dans le Val de Villé, on continue à dormir du sommeil du juste. Peut-être que lors du prochain "Noël des coeurs" les maires et élus de la vallée pourront-ils s'informer auprès de la délégation badoise qui se déplacera, et le président des maires du canton et maire de Villé, avec le soutien du président de la comcom et de la conseillère départementale, verront-ils enfin comment faire preuve de solidarité envers ces populations qui vivent la guerre et la misère dans leur pays.

3 octobre 2015

99ème mort sur la RN 59

Une fois de plus, la RN 59 a frappé ! C'est le 99ème mort sur cette route depuis 1976 où le Conseil Régional avait prévu de faire de cette route un axe prioritaire pour l'économie et la sécurité. Etaient prévus le contournement à 4 voies de Châtenois et une nouvelle route de Val de Villé à Lièpvre. C'est une fois de plus sur ce tronçon que vendredi à 13h15 un grave accident s'est produit. A l'heure où nos élus ont "oublié" dans le nouveau contrat de plan Etat - Région ce tronçon très dangereux et réduit le contournement de Châtenois à une misérable et inutile 2x1 voie, que la réalité s'impose : la RN 59 reste et restera par manque de courage politique nos élus locaux, départementaux, régionaux et nationaux une des routes les plus dangereuses d'Alsace. Bien sûr, une enquête de police aura lieu qui déterminera une erreur humaine. Mais personne ne remettra en cause les déficiences pourtant connues de cette infrastructure !

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12 octobre 2015

Touristes chinois en Alsace

Voilà plusieurs années que Strasbourg et l’Alsace tentent de séduire les touristes chinois à coup d’opérations de promotions touristiques. Mais qu’est-ce qui intéresse les touristes chinois dans la région ? 

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Le premier intérêt pour ces touristes, « c’est la culture », indique Yan Yu consultant qui représente l'Agence d'Attractivité de l'Alsace, Strasbourg et Mulhouse sur le marché chinois. « En Alsace, il y a une très longue histoire et une culture riche. A Strasbourg, il y a un mélange entre le quartier européen et la Petite France. Les Chinois recherchent la différence, et ils trouvent en Alsace ce qu’ils n’ont pas chez eux. » 

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« Les Chinois ne connaissent pas l’histoire de l’Alsace ou des changements en Europe », indique la guide chinoise Lili Jia. Lorsqu’elle fait visiter la région à des groupes de touristes, Lili Jia se rend en premier lieu à la cathédrale puis à la Petite France. Et pour ceux qui ne souhaitent pas rester qu’à Strasbourg, elle les emmène sur la Route des Vins. De quoi leur permettre de découvrir « beaucoup de villages typiques, charmants et qui sont attractifs pour les Chinois », dixit Yan Yu. 

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Autre avantage avancé par Yan Yu, outre la gastronomie : du fait de la position centrale de l’Alsace, les touristes peuvent aller en Allemagne, en Suisse voire en Italie. « On veut faire en sorte de développer cela », indique Jean-Jacques Gsell, président de l'office de tourisme de Strasbourg et sa région. Le consul général de Chine à Strasbourg He Yanjun pense, quant à lui, que les touristes chinois viennent rechercher « les paysages, l’air pur et l’architecture ».

La promotion touristique n’est en tout cas pas près de s’arrêter puisque, entre autres opérations, le marché de Noël de Strasbourg s’exportera à Pékin du 5 au 20 décembre.(selon "20 minutes" Strasbourg)

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25 septembre 2015

Clinique Saint-Luc à Schirmeck : c'est dans notre canton

On le sait, la clinique Saint-Luc, malgré tous les efforts fournis par le groupe Saint-Vincent et la communauté de communes, reste déficitaire. C’est le prix du maintien d’une médecine de proximité et d’une médecine d’urgence. Voici quelques mois, le groupe Saint-Vincent avait essuyé un revers en se voyant refuser le statut d’établissement isolé pour Saint-Luc à la suite d’une évaluation nationale aux principes discutables.

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Les élus locaux et la direction de Saint-Vincent ont saisi les députés Laurent Furst (LR) et Philippe Bies (PS) qui se sont fait les porte-parole auprès du gouvernement de ce qui apparaissait ici comme pour le moins une erreur d’appréciation.

« Pour permettre un accès de nos concitoyens à des soins de proximité »

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a répondu favorablement à la requête qui lui a été adressée. Tout en rappelant que l’Agence régionale de santé apportait déjà une aide à la clinique Saint-Luc (800 000 euros pour la polyclinique), la ministre a « décidé, pour consolider cette situation, qu’un montant complémentaire de 400 000 euros serait versé à l’établissement, de façon pérenne, via le Fonds d’intervention régionale (FIR) », écrit-elle dans sa réponse aux députés lue, lundi soir par le président Pierre Grandadam aux délégués communautaires.

Et la ministre d’expliquer qu’elle porte « une politique résolue d’amélioration du maillage territorial de notre système de santé, pour permettre un accès de nos concitoyens à des soins de proximité. La clinique Saint-Luc s’inscrit pleinement dans cet objectif, permettant la desserte d’un bassin de population de 30 000 habitants situé à près de 45 minutes de l’agglomération strasbourgeoise ». L’aide de l’ARS combinée à celle du FIR et à la reprise de la dette par le groupe Saint-Vincent (DNA du 3 juillet) devrait permettre de rapprocher l’établissement de santé bruchois de l’équilibre financier. « C’est en tout cas une très bonne nouvelle pour la clinique Saint-Luc », commentait hier Frédéric Leyret, directeur du groupe Saint-Vincent qui entend aussi poursuivre le développement du site en « réinstallant de l’activité » tout en réduisant les coûts. « Je pense notamment à la téléradiologie (*) qui va permettre d’alléger nos charges », soulignait-il. (DNA du 23/09/2015)

(*) La téléradiologie qui se met en place à Saint-Luc permet de consulter à distance des radios ou des échographies.

17 septembre 2015

Un migrant intercepté au ferry de Rhinau-Kappel ?

Décidément, le blocage des migrants devient ridicule.

alsace

Voilà qu'Angela Merkel et son ministre de l'intérieur Thomas de Maizières (descendant d'émigrés français en Allemagne au temps des guerres de religion) placent des policiers pour contrôler d'éventuels passages de migrants de l'Alsace vers l'Allemagne ! Sûr qu'au pont de Kehl, ils vont en arrêter beaucoup. Bien que pour l'instant, ni là, ni à Vieux-Brisach aucun migrant n'a encore pointé son nez, pas même sur la passerelle du jardin des deux-rives !

Mais les autorités allemandes ont pensé à tout, car les migrants pourraient traverser le Rhin en empruntant le ferry Rhinau - Kappel (départ tous les 1/4 heures). Et si certains, à la vue des policiers, seraient tentés de se jeter pour tenter de rejoindre les rives allemandes à la nage, la police fluviale germanique aurait été renforcée aussi, et même des unités de secours pour éviter les noyades vont être mises en place. Personne ne souhaite que le Rhin devienne un lieu de naufrage de boat-peoples. 

policeMême la passerelle des Deux-Rives est bien surveillée

rhinau_kappel1Bac de Rhinau - Kappel

rhinau2Un  migrant sans papiers ?

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