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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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1 mai 2015

Ouattara, le bon élève de Sarkozy

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Samedi 25 avril, Alassane Ouattara a été désigné par le RHDP – la coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire – pour briguer un nouveau mandat lors de l’élection présidentielle d’octobre 2015. La mobilisation a toutefois été plus faible qu’espérée par les organisateurs lors de ce meeting d’investiture au stade Houphouët-Boigny, à Abidjan.

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Lundi 27 avril, le quotidien ivoirien "Le Jour" – proche du pouvoir actuel – a donc publié une photo prise… lors du meeting de clôture de campagne de Laurent Gbagbo, ancien chef de l’État et grand rival d’Alassane Ouattara, le 29 octobre 2010 ! Cette photo du meeting de Gbagbo, lors duquel le stade était plein, avait notamment été utilisée à la une du journal "Notre Voie", proche du parti de l’ancien président. Visiblement, le camp Ouattara s'affole car le président sortant ne souhaite pas prendre la place de Gbagbo à la CPI de La Haye. Car, on le sait, en Côte d'Ivoire, les élections se terminent toujours par un "Vae Victis" (Malheur aux vaincus).

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Marcel Tim, adjoint au secrétaire de rédaction du "Jour", a reconnu que le journal n’avait "pas envoyé de photographe au stade" samedi 25 avril. "Lundi, nous avons donc publié des photos postées sur le site Internet Abidjan.net, qui avait dépêché des photographes sur place, comme on le fait souvent", indique-t-il. France 24 n’a pourtant pas retrouvé cette photo du stade parmi celles publiées par Abidjan.net. "L’un de nos collaborateurs m’a pourtant indiqué qu’il l’avait prise sur Abidjan.net" rétorque Marcel Tim. "Je ne savais pas qu’une photo similaire avait déjà été publiée en 2010", ajoute-t-il, reconnaissant leur erreur si leur photo de une "date effectivement de cette époque". (selon France-24)

Rappelons que Ouattara et Sarkozy sont d'excellents amis. Sarkozy, maire de Neuilly, a eu l'honneur en son temps de marier Alassane Ouattara et la franco-libanaise Dominique Nouvian. Rappelons aussi que Nicolas et Carla ont fêté le Nouvel An 2015 en Côte d'Ivoire dans la résidence secondaire de leur ami Alassane à Assinie. Il auraient fait connaissance à Berlin, à la chute du Mur. Je vous dis, des amis de presque 30 ans !

  • Ci-dessus : La Une de "Le Jour" du 27 avril 2015 et celle de "Notre Voie" datant de 2010.
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3 avril 2015

Des menaces sur l'hôpital de Sélestat

Il y a quelque temps, les hôpitaux de Sélestat et Obernai ont été fusionnés, ou plutôt l'hôpital d'Obernai a été supprimé. En 2011, le nombre de lits de Sélestat avait été revu à la baisse ainsi que le personnel. Aujourd'hui des menaces planent sur l'hôpital de Sélestat, notamment sur ses services de pédiâtrie et de néonatologie. Où nos mamans de la vallée devront-elles se rendre pour voir leur bébé ? Colmar, Strasbourg, Saint-Dié ? Que devient la notion de service de proximité, notamment pour les habitants de fond de vallée, Urbeis, Fouchy, Lalaye, Steige ? Les élus du Centre-Alsace seront-ils efficaces sur ce nouveau dossier à traiter d'urgence, pour le bien de la population ?

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 "L'Alsace" du 31 mars 2015

hopital2Les "DNA" du 1/4/2015

 A relire : Fillon passe, le passif reste

26 avril 2015

Encore un blogueur au tribunal

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Tout le monde connaît les nombreuses comparutions du blogueur de Puteaux Christophe Grébert, souvent poursuivi sur des plaintes issues de la première magistrate de cette ville (députée suppléante en son temps d'un certain Nicolas Sarkozy), mais jamais condamné. Voilà que la maladie (ou l'épidémie?) touche l'Alsace, plus particulièrement le Haut-Rhin et son joli village de Katzenthal. Voici d'ailleurs ce qu'écrit le blogueur à ce sujet : 

Le Kàntzàjammer comparaîtra donc le jeudi 30 avril devant le tribunal de grande instance de Colmar (salle 6 à 08H30) où il a été assigné par la Chatte Que Vous Savez (CQVS). Contrairement à ce que notre chatte en chef affirme dans le journal "L'Alsace" de ce vendredi 24, il ne sera jugé ni pour "avoir diffamé la maire de Katzenthal", ni pour "outrage" ni même pour "atteinte à la dignité de la personne". Il devra en revanche répondre d'"injures publiques" présumées, ce qui n'est pas la même chose. En cause,  deux articles publiés dans "Le Ch@rivari" qui, selon la CQVS,  comporteraient une "expression outrageante", "un terme de mépris" ou "une invective". Dès lors, dans sa grande sagesse, le tribunal devra trancher sur une question de fond: la satire et la dérision sont-elles légitimes dans une critique radicale du pouvoir? La loi reconnaît un droit à la parodie et à la satire, estimant que la liberté d’expression «autorisait un auteur à forcer les traits et à altérer la personnalité de celui (celle) qu’elles représentent» et qu’il existe un «droit à l’irrespect et à l’insolence». On se souvient, par exemple, du fameux «Casse-toi, pauvre con» sur une pancarte à destination de Nicolas Sarkozy, alors président de la République, lors de son passage au Salon de l’agriculture en 2008. Arrêté, l’auteur de la pancarte avait été condamné par les tribunaux français. Après des années de procédure cependant, la justice européenne avait marqué son désaccord, estimant en 2013 que la sanction avait «un effet dissuasif sur des interventions satiriques qui peuvent contribuer au débat sur des questions d’intérêt général».

24 avril 2015

Le rêve de Marcel

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Le 30 mai 2011, François Fillon et son armada UMP de ministres (Xavier Bertrand, ministre du travail, Nora Berra, secrétaire d'Etat à la santé, et bien sûr le ministre alsacien Philippe Richert), le député-conseiller régional, le conseiller général-maire en écharpe tricolore, inauguraient en grandes pompes l'hôpital de Sélestat rénové ! D'ailleurs le maire Marcel Bauer jubilait : "J'ai fait un rêve, il s'est réalisé !" Presque aussi important ce rêve que celui de Martin Luther King ! Et le premier ministre déclarait même que c'était "l'hôpital le plus moderne".

Mais déjà le 22 novembre de la même année, alertée par les syndicats CFDT et CGT, la presse évoquait le passif financier de l'hôpital. Sur ce blog, voir : Fillon passe, le passif reste .

Et les effets se font sentir ! Malgré les beaux courriers de dernière minute du député UMP et de la conseillère générale UMP-divers droite du canton de Mutzig, sentant bon la récupération politicienne, le service de néonatologie fermera le 30 avril à minuit ! Premier pas vers la fermeture de la pédiâtrie ? de la maternité ? de la chirurgie ? L'hôpital ne restera qu'un vaste champ de gériâtrie ? ou de dispensaire hors normes ?

Et pourtant, le maire de Sélestat est content. La seule chose qui le fâche : la section locale du PS, qui représente l'opposition dans son conseil municipal, a alerté la population ! A l'UMP, mieux vaut se taire, dormir et rêver.

10 avril 2015

Ceux qui ambitionnent d'électrifier l'Afrique

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Où en est Power Africa ? Il y a pile un an, le président Barack Obama a annoncé le plan Power Africa, cette initiative qui se fixe pour objectif de doubler l’accès à l’électricité en Afrique en 2018. Le programme est doté de 7 milliards de fonds publics auxquels s’ajoutent 14 milliards promis par les secteurs publics et privés américains. L’objectif pour la première tranche est d'électrifier six pays, à savoir le Ghana, le Liberia, le Nigeria, l’Ethiopie, le Kenya et la Tanzanie.

Coïncidence ! Un an jour pour jour de l'annonce de ce plan pour l'Afrique, des quartiers entiers de Washington plongés dans l'obscurité. Une importante coupure d'électricité a touché mardi soir plusieurs pâtés de maison dans le centre-ville de la capitale fédérale américaine. La Maison Blanche, les installations du département d'Etat et plusieurs stations de métro ont été concernés par la panne.

 

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Pendant ce temps, en France, l’ancien ministre Jean-Louis Borloo a présenté ce mardi 3 mars à Paris sa fondation pour l’énergie en Afrique dont l’ambition est d’électrifier le continent d’ici à 2025. A ce jour, 600 millions d'Africains, soit deux tiers de la population du continent, vivent sans électricité.

Selon Jean-Louis Borloo, il faut investir 200 milliards d'euros sur les dix prochaines années pour atteindre cet objectif d'électrifier le continent d'ici à 2025. L'ancien ministre, qui s'est retiré de la vie politique il y a presque un an - propose donc de mobiliser 50 milliards d'aide internationale, et notamment les fonds déjà promis en 2009 à Copenhague. Ensuite, selon lui, les investisseurs privés suivront.

Bon sang, pourvu que dans un an Valenciennes, dont Borloo fut maire, ne subisse pas le sort de Washington avec une méga-panne d'électricité.

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9 avril 2015

Pour les élus de Villé, l'école ne compte pas

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Décidément Villé reste "maillot jaune du monde à l'envers". Ainsi, ce magnifique conseil municipal de mardi soir n'a même pas abordé l'affaire d'une suppression de classe à l'école maternelle communale ! Sujet grave pourtant.

Du côté de la mairie a-t-on évalué l'impact négatif de cette mesure ? Dégradation de la vie scolaire, surcharge des classes restantes, suppression d'un poste d'enseignant et un autre d'ATSEM ? Pourtant la mesure était connue ! Les enquêtes du Comité Technique Départemental auprès des directeurs d'école et des mairies ont commencé en début d'année ! Et si une décision a été prise mardi matin et communiquée le soir-même à la presse, les éléments étaient établis et communiqués depuis longtemps !

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Alors pourquoi ne pas avoir bougé ? pourquoi ne pas avoir informé les parents et la population ? Quels sont les motifs de cette suppression de classe ? Le maire s'est-il seulement tenu informé ? Ou pire, pourquoi a-t-il voulu délibérément le cacher ? Et n'est-il pas trop tard pour réagir ?

Espère-t-il récupérer une salle supplémentaire pour les soirées festives, ou envisage-t-il une salle servant de dépôt pour le matériel du futur "Noël à Villé". A noter au passage, que la CPAM va fermer définitivement sa permanence à la maison des services publics du bourg-centre, et que lors d'une réunion publique de la candidate conseillère départementale élue, celle-ci m'a répondu que "c'est faux" n'attendant même pas la fin de ma question. Voilà le résultat ! Encore un local qui peut servir pour des festivités et des réunions. A Villé, c'est ça le service public !

25 février 2015

Un Noël 2015 de la vallée à Villé ?

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Voilà une question qui revient souvent ces derniers temps alors que le dernier Noël à être organisé de façon magnifique à Villé remonte à 2001. En 2011, déjà la question se posait, et une consultation de la population, ayant donné un avis négatif, avait amené la municipalité à renoncer. Il était déjà question de relancer ce Noël à Villé en 2014, mais là, c'est la représentation municipale qui a jugé impossible l'organisation ... pour cause d'année électorale. Comme si dans les 17 autres communes, il y en aurait eu au moins une sans élections. Rappelons qu'en 2001, on était aussi en année électorale, et cela n'a pas empêché les habitants de réussir une belle fête.

A ce jour, suite surtout au dernier bulletin municipal, l'organisation  semble être le fait du prince, car il apparaît qu'un grand nombre d'associations n'y soit pas favorable : nous sommes fin février et le temps semble bien court pour réussir un Noël correct. Beaucoup estiment qu'il faut préparer celui de 2016, en laissant passer 2015.

Je rappelerai aussi qu'en 2001 la commune de Villé n'avait pas de dettes et a pu financer cette fête à hauteur de 200.000 F. Vu l'endettement actuel, une telle perspective ne risque-t-elle pas de mettre en danger le budget communal ? Surtout que toute l'année la municipalité fait des économies de bouts de chandelles en éteignant les lampadaires la nuit. Et pourquoi n'a-t-on pas relancé une consultation des villois ? Le premier magistrat, qui semble tenir à son Noël, avait-il peur d'un nouvel avis défavorable ?

Enfin, un argument qui me semble important même si peu en parlent : 2014 n'a pas vu de Noël de la vallée. Le vide a été comblé par de nombreux villages, notamment Fouchy, Thanvillé et Breitenbach, qui ont organisé un Noël plus réduit, mais bien sympathique et bien convivial. Réorganiser un Noël grandiose et commercial à Villé, n'est-ce pas couper l'herbe sous les pieds à ces initiatives dans les villages qui veulent peut-être continuer leur manifestation locale. Leur a-t-on seulement demandé leur avis ? Et cette façon de procéder ne va-t-elle pas relancer des rancoeurs, alors que Noël doit être un moment de joie, de bonheur et de fraternité ?

J'espère qu'à la réunion de ce mercredi soir, tous ces éléments contribueront à unne réflexion saine pour ne pas faire de Noël à Villé 2015 un gadget de quelques élus municipaux en quête de popularité, et qu'au minimum on se donne le temps d'une bonne préparation pour une année ultérieure avec l'ensemble des villois, c'est-à-dire aussi ceux des quartiers extérieurs.

Ci-dessous l'éditorial du maire dans le dernier bulletin municipal :

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Le père Noël passe en général avec son traîneau la nuit du 24 au 25 décembre. Cette année 2015, il a passé dans la nuit du 24 au 25 février, il a apporté dans ma boîte aux lettres une invitation pour la réunion du 25 ! S'est-il rendu compte qu'il m'avait oublié ? En tous cas, Monsieur le Maire y a déjà répondu à la question qu'il vient de poser aux habitants. 

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16 février 2015

RN 59 : les chiffres honteux du contrat de plan 2014 - 2020

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Que Monsieur le Président du Conseil Régional Philippe Richert et ses accolytes départementaux ne se fassent pas de soucis, les chiffres avancés au contrat de plan Etat - Région 2014 - 2020 sont bien suivis dans le Centre-Alsace !

Quand des accords secrets sont élaborés avec une association comme Alsace-Nature dès juin 2013, quand le préfet fait des annonces fracassantes de réalisation à 2x1 voies du contournement de Châtenois en septembre 2013, nous ne sommes pas dupes !

Les chiffres avancés au Contrat de Plan pour le contournement de Châtenois sont significatifs : 

Total des travaux prévus : 47000 millions d'Euros ! 23500 m€ aux frais de l'Etat, 11750 m€ aux frais de la Région, 11750 m€ aux frais du Bas-Rhin ! Zéro Euros pour le Haut-Rhin puisque le tronçon Lièpvre - Val de Villé n'est plus prévu ! On veut tous les camions dans le tunnel de Ste-Marie-aux-Mines, mais l'accès reste bancal !

En 1999, le projet Lièpvre - Châtenois - A-35 était chiffré à 290000 millions de francs, nos chers élus ont quand même transformé la somme en millions d'€, sans aucune augmentation au bout de 20 ans ! On a préféré "raboter" le projet au point qu'il n'a plus aucun intérêt ni économique, ni sécuritaire.

plan2Ils ont réussi leur coup : saboter l'économie et la sécurité des vallées du Centre-Alsace

21 février 2015

Paris veut les jeux, Berlin aussi

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Après avoir échoué en 2012, Paris devrait une nouvelle fois déposer un dossier de candidature pour les Jeux Olympiques. Ceux de 2024 sont visés puisqu’après être allés à Rio en 2016 puis à Tokyo en 2020, l’alternance des continents voudrait que les JO retournent en Europe pour l’année 2024. Pour 6 milliards d'€, même Anne Hidalgo, maire de Paris, a donné son aval pour cette candidature, qui pourrait recevoir un renfort de poids en la personne de Michel Platini.

Oui, mais voilà ! Berlin les veut aussi ! A Berlin, la mobilisation est totale. La capitale allemande vient de lancer sa campagne. Les affiches « Nous voulons les Jeux » tapissent les couloirs de bus. Restera à passer la consultation populaire. La capitale met en avant ses infrastructures qui ne nécessitent pas d’investissements. Reste une inconnue : le CIO peut-il sélectionner une ville du pays de son président, Thomas Bach ? Il reste aussi à Berlin à éviter le traumatisme de Münich où la population a refusé les jeux d'hiver en 2022. Mais la capitale allemande est en train de lancer à fond la campagne de popularisation.

Autres villes candidates : Rome et Boston. La concurrence sera rude.

11 février 2015

Tirs à la kalachnikoff à Villé ?

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Mardi soir, entre 21 h et 22 h, des feux nourris auraient été entendus place du marché à Villé, selon certains passants.

Villé se situerait-il en Ukraine de l'Est ?

Ou le premier ministre Manuel Valls et son ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve étaient-ils de passage pour féliciter le maire de la bonne tenue sécuritaire du bourg-centre ?

Espérons que ce n'étaient pas des terroristes qui ont investi la mairie, car au même moment il y avait réunion du conseil municipal. 

Bientôt des informations supplémentaires sur ce blog !

17 novembre 2014

Tour de France 2014 : le Bas-Rhin finance le Haut-Rhin

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Le Tour de France 2014 a passé en Alsace : 2 étapes dans le Haut-Rhin ! C'est pourtant le Bas-Rhin qui a versé une subvention pour le passage du Tour (3 238 €), preuve en est la délibération CP/2014/603 du 6 octobre 2014. 

Il est vrai que le président Kennel a tendance à confondre un peu facilement les départements 67 et 68. On se rappelle encore qu'il était allé se la couler douce sur les côtes africaines avec un billet destiné à Buttner. Alors juste un peu de monnaie rendue ? Ou alors, espère-t-il de façon angélique que le Haut-Rhin paiera l'année où le Tour de France passera au Champ du Feu ? A moins que d'ici là, les deux départements aient fusionné à l'horizon de l'année de la Saint-Glinglin ... car, malgré le vote du Sénat, il est peu probable que l'Assemblée Nationale entérine ce projet.

Plus étonnant encore est que les deux dames conseillères aux limites du sud du Bas-Rhin (Morel et Mozziconacci) aient voté cette décision sans broncher. En voilà encore deux qui connaissent bien leur géographie.

22 janvier 2015

Le "footballeur masqué" dévoile !

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Jeudi sort "Je suis le footballeur masqué" : une plongée à la fois anonyme, trash et instructive dans la vie d’un joueur de foot professionnel. Très loin des contes de fée et des rêves de gosse, le livre vous donnera une petite idée des combines plus ou moins avouables du petit monde du foot.

Le sexe est omniprésent chez les pros

Pour être honnête, c'est l'inverse qui nous aurait étonnés.  Mais cette fois, c’est écrit noir sur blanc. «Pour des raisons financières évidentes, le joueur de foot moyen reste avec la nana qu’il a connue avant. Il préfère la tromper parce qu’il a les opportunités de le faire. Le joueur de foot profite, va en boîte, sort avec des potes, baise. (…) Le footeux, c’est peut-être ce qui ressemble le plus à une rock star. Cette espèce de folie hystérique, la groupie, le sex fast-food…», écrit le «footballeur masqué». Les anecdotes sont nombreuses: d’une journaliste emmenée à l’hôtel après une émission de télé à un joueur brésilien propriétaire de boîte de nuit qui importait ses «cousines» en Europe. Le recours massif à des prostitués? «Je pense aussi que ça correspond à une perversion. Je peux tout me payer, même le sexe. Je raque pour tout, cher si possible. Le pouvoir, l’impunité. Moi, j’aimais pas payer. Et comme j’avais même pas besoin de faire des efforts…».

Avoir une augmentation,, ça s'apprend

Les salaires ont beau être énormes, le footeux court après l’augmentation, comme vous et moi. «Il paraît qu’on ne mérite pas ça. Qu’on est trop payés. Que parfois ça frise l’escroquerie. Mais qui signe le contrat? On oblige le mec à nous filer l’oseille? C’est une négo. On demande, on obtient, ou pas», écrit le «footballeur masqué». Méthode un: l’intox. «Les agents savent qu’en faisant circuler la rumeur que deux ou trois clubs anglais veulent de toi, ton salaire passe direct de 100.000 à 150.000 euros». Méthode deux: la Bilic. « Olivier Dacourt est devenu un patron en la matière. C'est Bilic qui lui a fillé les tuyaux (…) Si le club te veut, tu imposes une clause qui stipule que tu dois faire partie des trois ou cinq plus gros salaires du club. Si le club recrute deux vedettes qu’ils payent plus que toi, cela veut dire qu’ils sont obligés de t’augmenter.» Méthode trois: l’arrangement avec le coach. «Il y a des magouilles, bien sûr. (…) Il te manque un match pour toucher telle ou telle prime, tu demandes à l’entraîneur de te faire jouer. Il peut te faire entrer à dix minutes de la fin dans un match gagné d’avance (…). Tu peux même t’entendre avec l’entraîneur et lui reverser une partie de la prime. Beaucoup d’entraîneurs font ça.»

Les entraîneurs français sont nuls ...

Il n’y a qu’à voir les résultats des clubs français en Coupe d’Europe pour s’en convaincre, mais le «footballeur masqué» enfonce le clou: les dirigeants tricolores ne sont pas à la hauteur. Les entraîneurs d’abord: «Surtout ne pas perdre, surtout ne pas prendre de but. C’est le mot d’ordre. Leur obsession, c’est plus ne pas prendre de buts qu’aller en marquer». Il pointe d’ailleurs du doigt leur formateur: «A la DTN, ce sont des entraîneurs tacticiens. Ils se creusent la tête, ils se masturbent l’esprit pour leu jeu. (…) Ils savent ce qu’est la pédagogie, ils savent l’épeler, l’écrire, mais ça s’arrête là». Et de conclure sur un appel: «Un immense entraîneur français, c’est pour quand?».

... et les présidents de clubs aussi

«J’ai fait cinq clubs en L1, je n’ai croisé que des tocards.» Le moins que l’on puisse dire, c’est que les présidents de clubs prennent très, très, très cher. «Un président, ça ne doit pas être un pote, ça doit être un patron. (…) le boss de Michelin n’est pas tout le temps avec ses salariés. J’ai pas mal de potes qui sont déjà en fonction comme entraîneur ou dans des staffs et qui me disent: "Le président veut trop être dans les causeries. (…) Il est tout le temps là, il passe son temps dans le vestiaire, il voyage avec nous." (…) Si tu fais ça, t’envoies pas les bons signaux». Un seul patron est épargné : Jean-Michel Aulas. «Il est au-delà de chiant, mais la façon dont il gère son club en France, il n’y a rien de mieux.» (selon "20 minutes.fr")

11 janvier 2015

Vigousse en Suisse

Plusieurs journalistes de Charlie-Hebdo participent aussi à la rédaction de "Vigousse", journal satirique suisse qui a son siège à Lausanne. Les helvètes aussi se proclament Charlie.Ci-dessous la Une de ce vendredi et l'hommage rendu par Barrigue, son directeur général.

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La dernière "Une" de "Vigousse"

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9 janvier 2015

Liberté de presse partout !

Tant que la presse ne pourra s'exprimer librement, les dictatures sont à nos portes. Que ce soient des terroristes ou des Etats qui mettent à mal cette liberté, que ce soient la Chine, la Corée du Nord, et bien d'autres dans le monde entier. J'ai choisi aujourd'hui de publier des extraits du journal "L'Eléphant Déchaîné", journal satirique ivoirien, dont le dg a été victime d'une tentative d'assassinat il y a quelques semaines et dont des collaborateurs ont été menacés de mort. Ces journalistes ont vivement réagi au massacre perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo en diffusant de nombreuses pages et dessins concernant cette affaire.

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elephant3Editorial de Assalé Tiemoko, dg victime de tentative d'assassinat

DESSINS HUMORISTIQUES DE L'ELEPHANT DECHAINE

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9 octobre 2014

Les welches sont-ils les bienvenus à la manif-gadget du 11 octobre ?

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Depuis lundi et jusqu’au 17 octobre, RFF (Réseau ferré de France) réalise des travaux de maintenance sur la ligne Strasbourg-Molsheim-Saint-Dié. Le chantier nécessite l’interruption totale de la circulation des TER Alsace et la mise en place de cars de substitution entre Molsheim et Saint-Dié entre 8 h 30 et 16 h du lundi au vendredi. Et durant cette période, les trains assurant la relation entre Strasbourg et Rothau/Saint-Dié sont supprimés. Et donc pas de TER à 5 € le samedi pour les welches de la vallée de la Bruche !

Le trio organisateur UMP Richert-Kennel-Buttner n'en aurait été informé que tardivement par le député UMP de la circonscription Laurent Furst. C'est vrai qu'à l'UMP en ce moment le courant ne passe pas bien. Un report de la grande kermesse de la place de Bordeaux n'aurait plus été possible.

Mais il est possible aussi que Mr. Philippe Richert ait choisi la date en toute connaissance de cause (c'est la Région qui gère le TER). Car, lui qui ne veut plus que du Conseil Unique d'Alsace, se serait souvenu brutalement qu'avant 1918 la haute vallée de la Bruche était lorraine. Et des lorrains, même anciens, qui ne parlent pas l'alsacien, il n'en voudrait plus, rejoignant en cela son ami d'Alsace d'Abord Jacques Cordonnier ? Un seul moyen de régler le problème : créer la Région Alsace-Lorraine.

17 décembre 2014

Charles, ça cloche !

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Charles Buttner, président UMP du Conseil Général du Haut-Rhin, et Jean-Luc Reitzer, député-maire UMP de Altkirch, ont une idée : pour protester contre la fusion de l'Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardennes, ils veulent faire sonner les cloches dans toute l'Alsace. Il faut qu'ils rattrapent le flop du referendum dans leur département, où l'électeur les a désavoués. Alors une idée originale s'imposait.

Ces deux messieurs oublient que les cloches sont le symbole des religions, qu'elles sonnent pour l'angelus, les offices religieux, les naissances, les mariages, les décès. La création d'une grande Région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes relève du gouvernement et du parlement. Nos deux va-t'en-guerre oublient que la France est une République démocratique, indivisible et laïque. Autrement dit, les cloches n'ont rien à voir dans cette histoire. A moins, que ce duo original ne veuille revenir aux guerres de religion, guerres qui, paraît-il, font déjà rage au sein de l'UMP.

Mais, que ces deux larrons ne se fassent pas de soucis : le ding-dong des cloches est en train de se transformer en flop-flop. Ah je vous dis ! il y a des cloches du nord au sud de l'Alsace, c'est ça la vraie fusion. 

11 octobre 2014

Alsace : le Waterloo de l'UMP ?

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Evidemment, l'UMP ne reconnaîtra pas son échec, qui pourtant est flagrant. D'abord la participation : sans vouloir polémiquer sur les chiffres (30000 participants selon quelques ultras de l'UMP et Richert, ce qui donne 12 personnes au mètre carré, 10000 à 15000 selon les organisateurs qui veulent y voir la justesse de leur prévision, 6000 à 7000 selon la police, ce qui correspondrait à un échec sérieux de l'UMP alsacien), l'UMP et ses TER à 5 € (les billets étant difficiles à trouver, peu de manifestants ont pu en profiter), le grand parti de droite est apparu miné par les dissensions comme dans le reste du pays. D'ailleurs même FR3-Alsace reconnaît que la mobilisation n'a pas été celle attendue.

Relevons quand même les incohérences historiques du grand chef UMP de la Région qui pour défendre le "conseil unique d'Alsace" cite les grandes manifestations ayant rassemblé les Alsaciens par le passé, comme celles de 1924 pour le droit local. Il oublie de dire (puisque malgré une conférence de presse récente avec le président de la Région Lorraine il défend maintenant l'idée d'une Alsace isolée), que le droit local couvrait l'Alsace-Moselle et que les manifestations pour le droit local avaient certes eu lieu à Strasbourg, mais étaient parties des mineurs lorrains qui s'étaient mobilisés à Metz. Voilà qui conforte l'idée d'une région Alsace-Lorraine. 

Il est remarquable aussi que les seuls intervenants à la tribune, qui voulaient rassembler "large" étaient UMP. Même pas les UDI, type Bockel, n'ont eu droit à la parole. Beau rassemblement de la droite alsacienne. Quant aux discours, les nuances apparaissent de plus en plus entre sarkozystes tels Rottner et Furst, et autres juppéistes ou fillonistes. L'Alsace du 11 octobre pourrait bien ressembler à un Waterloo pour l'UMP.

15 novembre 2014

Bolloré l'Africain chauffe l'Alsace !

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Tout le monde se rappelle du voyage du président fraîchement élu Nicolas Sarkozy, qui après sa soirée bling-bling  au Fouquet's et avant même son intronisation à l'Elysée, est parti en croisière à Malte sur le super-yacht de son richissime ami bling-bling-bling Vincent Bolloré. Cette promenade sur mer devait rester secrète, mais fut rapidement dévoilée par les journalistes, obligeant le nouveau président à rentrer rapidement pour commémorer la suppression de l'esclavage avec son prédécesseur Jacques Chirac. Il était en effet mal vu en France que le président élu n'assiste pas aux cérémonies du 8 mai. Alors, il a fallu que Chirac le presse de revenir.

Mais intéressons-nous un peu à Bolloré, très présent en Afrique pour ce qui est de la logistique de transports. Mais aussi, dans la plupart des régions françaises. Et d'abord chez nous en Alsace, où Bolloré-Energie a son siège au 23, rue de Rouen, à Strasbourg, c'est-à-dire dans le Port Autonome, deuxième plus grand port fluvial de France après Paris et deuxième plus grand port sur le Rhin après Duisbourg.

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Et Strasbourg, n'est qu'un détail. Bolloré Energie est le premier distributeur indépendant français de fioul domestique, avec une part de marché de plus de 14 %. Avec plus d'une centaine d'agences en France, Bolloré Energie, assure la distribution de fioul domestique et d'autres produits pétroliers auprès de 500 000 clients, particuliers et d'une clientèle professionnelle. 

Le groupe, qui poursuit chaque année l'extension de son réseau, a renforcé ses positions par l'acquisition, en novembre 2013, de Petroplus Marketing France(PMF), filiale du groupe suisse Petroplus spécialisée dans la commercialisation des produits raffinés à Petit-Couronnes, près de Rouen. Au début de l'année 2014, Bolloré Énergie a également aquis les 51 % supplémentaires du capital de LCN (les combustibles de Normandie). En Février 2011, Bolloré Energie avait déjà acquis 49 % de LCN renforçant ainsi sa position dans la distribution de produits pétroliers. Le groupe est également présent en Europe, notamment en Allemagne à travers la marque Calpam, qui exploite un réseau de 56 stations-service et 9 agences de commercialisation.

Logistique pétrolière

À travers SFDM, Bolloré Énergie exploite l'oléoduc Donges-Melun-Metz qui traverse la France d'ouest en est et plusieurs dépôts pétroliers. Il est également propriétaire de la société CICA, qui possède d'importantes capacités de stockage en Suisse, à Genève, à Zurich et à Bâle. En 2013, CICA a renfocé sa capacité de stockage avec l'acquisition de la société S+M Tank à Oberbipp et l'augmentation de sa participation dans le dépôt Tankanlage Rümlang. Par ailleurs, le Groupe détient en pleine propriété les dépôts de Caen, Belfort, Clermont-Ferrand, Mulhouse et Strasbourg ainsi que des participations à hauteur de 20 % dans les dépôts pétroliers de Lorient (DPL) et de 18 % dans ceux de La Rochelle. Au total, la capacité de stockage en France s'élève à environ 1 060 000 m3, à laquelle va s'ajouter celle de PMF.

Et à partir de cette logique pétrolière, Bolloré s'accapare des agences dans tous les recoins du territoire. Le plus proche de Villé se situe à Châtenois. Je ne le nommerai pas, pour ne pas lui faire de publicité. Et Bolloré-Energie entre dans tous les marchés : fuel domestique, bois, charbon, et dans tous les services : ramonage, installation de chaudières, etc... Un nouveau monopole s'installe. 

Déjà très installé en Afrique, voyons à travers un journal africain ce qu'y fait Bolloré qui permettra de comprendre que la Françafrique existe toujours.

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Sarkozy, reviens ! Bolloré va faire faillite !

4 octobre 2014

Inadmissible !

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Les élus UMP des trois collectivités territoriales d'Alsace - Conseil régional, conseils généraux du Haut et du Bas-Rhin, et le collectif "L'Alsace, ma Région" organisent un grand rassemblement à Strasbourg, place de Bordeaux, le samedi 11 octobre, pour dire "Non à la fusion des Régions Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes". Le rassemblement aura pour objectif, semble-t-il, d'appeler à la création d'une "Alsace unie", par la fusion du conseil régional et des deux départements, ainsi que le prévoyait le référendum d'avril 2013. Rappelons que ce référendum n'avait pas été approuvé par les Alsaciens. Mais nos élus s'entêtent !

Ils peuvent certes organiser toutes les manifestations qu'ils veulent, nous sommes en démocratie. Mais voilà que la Région se fend d'un communiqué : Des billets TER à 5€ l'aller-retour (au départ de n'importe quelle gare en Alsace et à l'arrivée à Strasbourg, correspondances incluses) sont mis en vente, indique la Région dans un communiqué. Un tarif "exceptionnel" proposé par la Région, afin de "permettre à tous les Alsaciens qui le souhaitent de se joindre à ce mouvement de protestation". Des trains supplémentaires seront également mis en circulation pour compléter l’offre TER habituelle du samedi. Tous les horaires et les itinéraires sont disponibles sur le site : www.vialsace.eu,  indique encore la Région.

Bref, des fonds publics servant à l'organisation d'une manifestation de revendications partisanes ! Voilà qui est original, mais inadmissible dans une démocratie qui se doit de respecter la pluralité des opinions.

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4 novembre 2014

Châtenois, Mertzwiller, même combat

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Deux voitures sont entrées en collision frontale sur la route départementale 1 062 à Mertzwiller. Trois personnes impliquées ont été plus ou moins gravement blessées. L'une des conductrices a même dûe être désincarcérée et a dû être héliportée à l'hôpital de Hautepierre. Pourquoi cet accident arrivé à l'autre bout du département nous interpelle-t-il ? La réponse est simple, comme à Châtenois, pour la RN 59, le contournement n'a pas été réalisé. Pourtant le 4 décembre 2003, le conseil général du Bas-Rhin, présidé par Philippe Richert, a décidé de transférer le budget prévu pour la RN 59 sur le contournement de Mertzwiller, toujours pas réalisé visiblement. Une question à se poser : où est passé l'argent ? pour des projets prévus pourtant au contrat de plan Etat - Région 2000 - 2007 ? Les usagers de la RD 1062 ont un point commun avec ceux de la RN 59 : ils sont pris en otages par nos élus ! 

26 octobre 2014

Les fromages français en Afrique

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Nos industries agro-alimentaires, soumises à l'embargo russe, ont eu vite fait de réagir. Poutine n'aime plus nos fromages, qu'à cela ne tienne, on va vendre nos produits en Afrique. C'est la raison pour laquelle Francis Le Cam, Directeur Général délégué du groupe français de fromagerie BEL, s'est trouvé mercredi 22 octobre 2014 en Côte d'Ivoire. Il s’agissait pour les représentants du numéro trois mondial des fromages de marque d’exposer aux dirigeants ivoiriens le projet d’installation d’une usine de capacité industrielle de production locale de fromagerie à Abidjan dans les mois à venir.

Au sortir de l’audience qui lui a été accordée par le Président de l'Assemblée Nationale Soro, M. Le Cam s’est exprimé en ces termes : « Nous venions nous entretenir avec Monsieur le Président de l'Assemblée nationale de notre projet pour l’en informer et avoir son soutien en quelque sorte et son aide précieuse ».

Cette réalisation engendrera de nombreux emplois et contribuera à développer une capacité industrielle dans le pays.   « Nous nous sommes très bien compris. L’entretien s’est très bien passé, il (le PAN) nous a dit que tout entrepreneur qui vient investir en Côte d'Ivoire pour produire pour le pays voire pour la CEDEAO  est à encourager », a souligné Francis Le Cam.

Bien que déjà présents sur le marché ivoirien, les fromages BEL proviennent cependant d’une des usines du groupe implantée au Maroc. L’usine qui, selon les premières informations, sera construite dans la commune de Yopougon à Abidjan et dont la pose de la première pierre pourrait se poser courant novembre, ambitionne d’approvisionner d’abord le marché ivoirien et ensuite l’ensemble de la zone économique ouest africaine, la CEDEAO.

Avec 5 marques universelles – La vache qui rit, Kiri, Leerdammer, Boursin et Mini Babybel – et plus de 25 marques locales, le Groupe Bel est un acteur majeur de l’industrie agroalimentaire mondiale. Espérons pour cette entreprise qu'il ne s'agit pas d'une simple opération de délocalisation permettant aux actionnaires d'encaisser plus de bénéfices, mais surtout d'une participation au développement de pays du tiers monde.

25 octobre 2014

Le système familial d'un roitelet africain

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L’accession d’Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire a mis en lumière le poids des intérêts familiaux dans la gestion du pays. Oncle, frère, nièce, gendre, beaufrère… : depuis trois ans, les parents directs du chef de l’Etat – qui est entouré de onze frères et sœurs – sont cooptés à un rythme soutenu au sein de l’exécutif, mais également à la tête d’entreprises publiques stratégiques. Dernier exemple de ce “syndrome Ouattara”, la nièce du président Nina Keita vient de rejoindre le ministère du budget comme conseillère chargée de la communication du ministre Abdourahmane Cissé. Dans une autre vie, elle officiait comme mannequin à New York. Elle était notamment l’égérie de plusieurs marques de cosmétiques comme Black up ou de lignes de vêtements telles qu’Old Navy. Plus qu’une nouvelle communicante appelée à intervenir sur des dossiers stratégiques, Nina Keita représentera son ministère de tutelle au conseil de gestion de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), l’agence d’information publique du pays. Elle siègera à ce titre aux côtés de sa cousine Masséré Touré, autre nièce du chef de l’Etat, chargée de la communication au palais d’Abidjan. Cette énième nomination d’un membre de la famille présidentielle vient compléter un arbre généalogique déjà bien garni au cœur du pouvoir. Parallèlement à l’influente Masséré Touré, le frère cadet d’Alassane Ouattara, Téné Birahima Ouattara, alias “Photocopie” en raison de sa ressemblance trait pour trait avec son aîné, règne en maître absolu à la présidence. Après en avoir été le directeur des affaires administratives et financières, il est désormais auréolé du titre de ministre des affaires présidentielles. A ce poste, il gère aussi bien le budget du palais que les fonds souverains, l’agenda, les déplacements et les prises de rendez-vous médicaux du ”chef”, voire certains dossiers sensibles relevant de la sécurité via le Conseil national de sécurité (CNS). Sherpa, Birahima Ouattara n’a été nullement inquiété dans ses prérogatives par la récente réorganisation de la présidence ayant vu l’arrivée de Philippe Serey-Eiffel et de Thierry Tanoh aux postes de secrétaires généraux adjoints. Autre membre de la fratrie, Baudin Sarrahn Ouattara (photo ci-contre), la fille de Gaoussou Ouattara, le frère aîné d’ADO, dirige toujours depuis sa nomination fin 2011 l’Agence nationale de la salubrité (Anasur). Cette entité dépend du ministère de l’environnement. ("5 minutes info")

Nos petits députés français qui embauchent leur épouse, ou leurs enfants, vraiment de petits enfants de choeur à côté du système familial de quelques potentats africains !

17 octobre 2014

Un démenti ? Et quoi encore ?

Suite à quelques coups de téléphone reçus à propos de mon post du 13/10 "la médaille d'or du retournement de veste" me demandant aimablement de le supprimer ou de démentir, je confirme que malgré le communiqué signé par le conseiller régional EELV - maire de Saint-Maurice - président de la comcom du Val de Villé, dans les DNA du 11/10, celui-ci a bien pris le TER à 5 € pour aller à la manifestation UMP de la place de Bordeaux. Les images extraites du reportage de France 3 Alsace du 11/10 à 19 h, et que je publie ci-dessous, le prouvent ! 

Et ceci malgré la tribune signée outre des élus de gauche comme Jo Spiegel, et par l'ensemble des élus régionaux et départementaux EELV (Europe Ecologie Les Verts) ! Plus fort encore ! Notre élu du Val de Villé, qui oscille visiblement entre EELV, la gauche et l'UMP (sans étiquette ?), s'est fait accompagner du maire de Muttersholtz Patrick Barbier, ancien président de feu le Conseil de Développement du Centre-Alsace, lui-même membre éminent du bureau départemental de EELV !

Il est vrai que dans le Val de Villé et le Centre-Alsace, peu d'élus UMP sont allés à cette manifestation à laquelle ont surtout appelé les éminents dirigeants de ce parti déchiré entre sarkozystes, fillonistes et juppéistes, Philippe Richert, président de la région Alsace, et Jean Rottner, maire de Mulhouse. Il fallait donc bien que quelques EELV se dévouent !

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16 octobre 2014

Le train de nuit Paris - Berlin supprimé ?

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Annoncée le 13 juillet 2014, la suppression de plusieurs lignes de trains nocturnes comme le célèbre Paris-Berlin par la société ferroviaire Deutsche Bahn suscite la polémique. Les syndicats de la DB, alliés aux partis Die Linke et aux écologistes, espèrent faire dérailler cette mesure en augmentant la pression sur les compagnies ferroviaires et le gouvernement.

"Un bon modèle politique, c’est quand on peut changer des choses même en étant opposés à une forte coalition" . Sabine Leidig représentante politique de Die Linke chargée des transports, espère que le large mouvement anti-suppression de certaines lignes de trains de nuits aura raison de la mesure décidée au début de l’été par la Deutsche Bahn.

Contactée par La Gazette, Daniela Bals, porte-parole de la DB, précise : "les trois lignes les plus inefficaces, reliant Berlin à Amsterdam, Copenhague et Paris". D’autres lignes voient aussi leur rythme réduit, comme celles à destination de Prague et Cologne.

Un choix jugé logique pour la DB, à la vue des chiffres du trafic ferroviaire nocturne de la DB, "depuis des années dans le rouge" , avec des pertes estimées à "des dizaines de millions d’euros". Une situation toujours plus critique, avec "une hausse des coûts de maintien confrontée à des revenus clairement insuffisants". Les services de la DB ont aussi constaté une "hausse de l’utilisation des lignes à grande vitesse de jour, tandis que la fréquentation des lignes nocturnes a diminué de 30% sur 10 ans" . De plus, indique Daniela Bars, "le trafic ferroviaire de la DB fait de plus en plus face à la concurrence des compagnies aériennes low-cost. Avec cette suppression, nous bénéficierons d’une marge de manoeuvre plus grande pour promouvoir d’autres lignes très populaires auprès des voyageurs".

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Le géant des transports allemand souhaite ainsi renforcer le trafic demandé, créer de nouvelles structures pour un train de nuit à long terme. Un mode opératoire fortement critiqué, notamment par les partis Die Linke, qui défend les intérêts des employés travaillant sur les lignes supprimées, et par les écologistes Die Grünen, qui préfèrent les alternatives ferroviaires aux transports aériens, plus gourmands en énergie et générateurs importants de CO2. Sabina Leidig dénonce ainsi "la politique capitaliste à court terme du gouvernement", et appellent aux "initiatives citoyennes". Matthias Gastel, en charge de la politique ferroviaire au sein des Grünen, met en avant l’attractivité des trains de nuit, et leur popularité. Conscient de la compétition avec les compagnies aériennes low-cost et certaines lignes de bus, il prône une enquête auprès des passagers et le développement de "nouveaux concepts plus écologiques".

Les deux responsables politiques regrettent d’une même voix une décision "fantasielos", dénuée d’imagination et qui occulte le côté mythique de certaines lignes célèbres, à commencer par le Paris-Berlin. Lors de la manifestation organisée quelques heures plus tard devant le siège de la Deutsche Bahn, Postdamer Platz, de  nombreux employés ont exprimé leur opposition à cette mesure, à grands renforts de drapeaux, de slogans et de sifflets.

Joachim Holstein, du Conseil d’administration du DB European Rail Service basé à Hamburg, fait part de son incompréhension : "Il n’y a pas de raison valable de supprimer ou réduire l’utilisation de ces trains de nuit. La DB ne dispose pas d’instruments de mesure assez précis pour juger avec exactitude des performances des lignes nocturnes." Il explique que le développement de ces trains de nuit avait été salué par les pays partenaires, l’Autriche, le Danemark et la France. "Les Italiens en particulier ne comprennent pas ce choix alors que leur fréquentation des services ferroviaires nocturnes est en hausse."

Enfin, parmi les salariés, Karl-Dieter Bodack, expert en trains et ancien directeur ferroviaire, décrit des trains de nuits de qualité: "Nous avons les meilleurs trains nocturnes d’Europe, on peut même parler de trains-hôtels, où le confort est la première des valeurs. Les passagers bénéficient de nombreux services, de la réception au départ jusqu’au petit déjeuner dans des wagons spécialement aménagés." Selon lui, les trains-hôtels sont des bijoux d’innovations et beaucoup ne sont simplement pas mis en service pour des « raisons logistiques. » L’ancien directeur croit cependant à une volte-face de la DB et du gouvernement: "Si tous les employés, appuyés par des partis descendent dans la rue pour dénoncer cette suppression, la chancelière Merkel devra faire marche arrière" , estime-t-il. 

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La suppression de certaines lignes de trains de nuits, justifiée par la Deutsche Bahn pour des raisons économiques, est donc loin de susciter l’unanimité au sein de son personnel comme au Bundestag, où l’utilité et les performances de ces trains mythiques et pratiques sont âprement défendues. Mais qu’en est-il des usagers ? La Gazette a recueilli les impressions des passagers à chaud, à l’embarquement du train, lors d’un « micro-quai » à la Gare Centrale de Berlin. Andrea, jeune road-triper américain de 18 ans, loue les qualités d’un "système de transport unique, très rapide". Il ajoute que « les compartiments sont très agréables » et apprécie « de se réveiller chaque matin dans une nouvelle ville« . Bruno, ancien conducteur de train de nuit de la SNCF mais première fois passager, s’apprête à prendre le Paris Berlin et confie que « le train de nuit présente de bonnes performances, surtout sur les coûts, moins chers que la plupart des compagnies low-cost« . Enfin Marie, 22 ans, étudiante à Berlin, explique dans un français teinté d’un léger accent "l’aspect pratique des trains de nuit. On ne perd pas de temps, et le repos y est confortable. L’ambiance y est toujours très sympathique et j’y fais toujours de nouvelles rencontres. Je ne comprends absolument pas pourquoi certaines lignes devraient être supprimées, ça n’a aucun sens" . Extrait de "La gazette de Berlin".

29 juillet 2014

La justice interdit l'ouverture de Carrefour le dimanche, à Wingen-sur-Moder

carrefour_8L'ouverture des magasins, notamment des grandes surfaces, en Alsace-Moselle est interdite le dimanche depuis l'époque napoléonienne. Reprenons un peu l'histoire et rappelons avant tout l'affaire du calendrier révolutionnaire.

Le calendrier républicain, ou calendrier révolutionnaire français, fut créé pendant la Révolution Française, et fut utilisé de 1792 à 1806, ainsi que brièvement durant la Commune de Paris. Il entre en vigueur le 15 vendémiaire an II (6 octobre 1793), mais débute le 1er vendémiaire, jour de proclamation de la République, déclaré premier jour de l'« ère des Français ».

Comme le système métrique, mis en chantier dès 1790, ce calendrier marque la volonté des révolutionnaires d'adopter un système universel s’appuyant sur le système décimal. Outre le changement d'ère (renumérotation des années), il comprend un nouveau découpage de l'année, et de nouveaux noms pour les mois et les jours. Ainsi, on ne parle plus de semaine, mais de décade. L'année est découpée en 12 mois de 30 jours, soit 360 jours plus 5 ou 6 jours complémentaires appelés "les sanculottides".

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Ce calendrier n'a pas résisté au temps, surtout au XIXème siècle, où les ouvriers se sont rendus compte qu'ils étaient les grands perdants dans cette affaire qui ne leur accordait qu'un congé tous les 10 jours, au lieu de 7 dans le calendrier grégorien. Aussi, Napoléon Ier, lors des négociations du Concordat avec le pape en 1805, accepta volontiers de revenir au calendrier grégorien tout comme d'interdire le travail le dimanche. Ni le gouvernement allemand après l'annexion de l'Alsace-Moselle de 1871, ni la troisième république après 1918, ne se hasardèrent à revenir sur une loi qui a toujours été considérée comme une conquête sociale.

Et encore aujourd'hui, cette loi (que certains voudraient voir abolie) reste en vigueur, bien qu'aménagée pour les commerces alimentaires et pour les dimanche avant Noël. Les syndicats ouvriers unanimes défendent encore ce droit local en mettant en avant le droit au repos hebdomadaire des salariés du commerce. Il faut dire que l'ouverture des magasins (et notamment les grandes surfaces) n'est jamais liée à une amélioration du pouvoir d'achat, surtout dans une période d'austérité où de nombreux travailleurs voient leurs salaires bloqués et où de nombreux retraités voient même leur pension mensuelle baisser.

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