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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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21 février 2019

Villé : nouvelle démission au conseil municipal !

Les deux font la paire !

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Après la démission de la conseillère départementale de son poste de première adjointe, voilà qu'une nouvelle conseillère municipale de Villé démissionne. Contrairement à l'ex-adjointe, dont les raisons restent obscures, la nouvelle démissionnaire - ex-première dame de l'AS Villé 2010 - ne mâche pas ses mots et écrit à ses collègues : "Je vous informe qu'à la date du 18 février 2019, Monsieur le maire a reçu ma démission en tant que conseillère municipale. Je ne suis pas en adéquation avec la façon dont il gère son équipe, ses dossiers ainsi que ses priorités sans tenir compte des avis de ses colistiers. J'avoue que cette décision me trottait dans la tête depuis le merveilleux Noël 2015 de Villé ! J'espérais bêtement que les choses évolueraient... en vain."

Oui, mais voilà ! Depuis qu'elle a été élue conseillère, cette gente dame n'a jamais exprimé ses désaccords, ni en paroles, ni en votes. L'argument apparaît donc un peu léger.

Remarquons cependant que la parité hommes/femmes est rompue. Peut-être que le maire va tenir à la rétablir ... en démissionnant à son tour ? 

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27 juillet 2017

Fécondité en Afrique

La CEDEAO se plie aux desiderata de Macron

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Au sommet du G20 en Allemagne, le Président Macron dénonçait le taux de fécondité comme facteur d’appauvrissement de l’Afrique. Les parlementaires de la CEDEAO semblent donc se résigner à cette assertion en luttant désormais contre la forte démographie africaine.

La capitale burkinabè Ouagadougou accueillait, ce week-end, une rencontre régionale sur la démographie. Outre les 15 pays de la CEDEAO, les parlementaires de la Mauritanie et du Tchad ont tous répondu présent. Il était question, lors de ces assises, d’évoquer la baisse de moitié du taux de fécondité à l’horizon 2030. Et ce, par la limitation à trois du nombre d’enfants par femme africaine.

Ainsi, le président de l'assemblée nationale burkinabè Salifou Diallo, hôte de la cérémonie, a-t-il déclaré : « Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique. » Puis, il ajoute : « Il est urgent de contenir la poussée  démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable. »

Cependant, certains observateurs s’interrogent sur « l’urgence » alléguée par Diallo. D’autant plus que quelques jours plus tôt, le président français Emmanuel Macron déclarait que les financements des bailleurs de fonds vers l’Afrique seraient englouties par le fait que les femmes africaines avaient en moyenne huit maternités chacune. Propos qui avaient suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Le timing entre la déclaration de Macron et celles des parlementaires de la CEDEAO est très criant. A telle enseigne que cela s’apparente à une dictée de l’Occident aux Africains. Comme si les leaders africains n’attendaient que le signal de leur puissance tutélaire pour prendre conscience de leurs réalités. Ou bien est ce la condition sine qua non pour recevoir le financement de Macron, fervent soutien de la Françafrique ? (Rufus Polichinelle, "Afrique sur 7")

7 juillet 2017

Gustave Steinheil et Jacques-Christophe Dieterlen, deux patrons messidoriens

Aux antipodes des patrons du CAC40, Jacques Christophe Dieterlen et Gustave Steinheil ont laissé dans l'histoire de l'industrie textile le témoignage d'un engagement personnel reposant sur des fondements éthiques totalement étrangers aux capitaines d'industries tant adulés par les médias de notre époque.

ok_Usine_textile_Amickaelb_wiki_ccbysa30_620x310Jusqu’à la fin du 20ème siècle, dans la Haute Vallée de la Bruche à Rothau, Steinheil-Dieterlen, plus couramment appelée Steinheil, était une institution à tel point que ses changements de nom ne furent jamais vraiment intégrés par la population. Cette usine textile n’ayant rien à voir avec Marguerite Steinheil née Japy, la connaissance du président Félix Faure qui sortit par l’escalier de service, doit son existence à l’amitié de deux jeunes gens devenus accessoirement aussi beaux-frères : Gustave Steinheil (1818-1906) et Jacques-Christophe Dieterlen (1818-1875) qui reprirent en 1847 une petite fabrique de tissage et de filature de cotonnades afin de la développer.

Plusieurs articles et quelques ouvrages ont rapporté l’histoire de cette entreprise familiale surmontant plusieurs crises économiques et les déplacements de frontières propres à cette région qui, de 1871 à 1944 firent changer les populations de nationalité à quatre reprises. D’un point de vue purement économique Steinheil(-Dieterlen) fut longtemps synonyme de réussite malgré des contextes difficiles. Mais ce qui en fait l’originalité réside plus dans l’état d’esprit de ses fondateurs : Gustave Steinheil et Jacques Christophe Dieterlen étaient des patrons pour qui action signifiait travail et non dividendes. Tous deux inlassables travailleurs, ils avaient le souci d’améliorer la condition ouvrière. Bien sûr, ce ne furent pas des Jean-Baptiste André Godin dont je parlerai dans un prochain article, mais dans un autre genre, ils se basèrent sur des valeurs, en l’occurrence le protestantisme social, pour donner à leur « gouvernance » une éthique humaniste.

Gustave Steinheil fut longtemps maire de Rothau (1852-1874) et trop brièvement député des Vosges (1871-1872) sous l’étiquette « Républicain de Gauche ». Dès son accession à la tête de l’entreprise, il fit figurer dans ses statuts une obligation de consacrer 10% des bénéfices aux œuvres sociales. Une caisse de secours, alimentée par ces fonds, permettait aux sociétaires malades de bénéficier de soins et de médicaments gratuits ainsi que d’un secours financier chaque jour de maladie. Ce système prévoyait également d’assurer gratuité des soins et des médicaments ainsi que pension de retraite en cas d’accident du travail provoquant une infirmité. Une pension était également prévue pour les femmes devenues veuves suit à un accident du travail de leurs maris. Les jeunes gens effectuant leur service militaire touchaient une prime et les jeunes filles qui se mariaient une dote. Le décès de chaque sociétaire donnait droit à un secours versé à sa famille. Gustave Steinheil entreprit la construction de maisons pour le ouvriers, la création d’un petit hôpital dont il confia la direction aux sœurs diaconesses, la lutte contre l’alcoolisme en distribuant notamment du café chaud et sucré pendant les heures de travail, la lutte contre l’illettrisme en organisant des cours pour adultes avec pour complément une bibliothèque et une société de musique. Il alla même jusqu’à créer un petit orphelinat.

Gustave Steinheil et Jacques Christophe Dieterlen, de par leur attachement au protestantisme, s’accordèrent sans difficultés sur la suppression du travail du dimanche. Si le premier faisait figure de capitaine d’industrie, le second était très proche des salariés. S’habillant modestement il se mêlait à la vie des ouvriers et, lui même père de deux filles et dix garçons nés entre 1846 et 1863 de son mariage avec Julie Émilie Steinheil (1822-1898) en 1842, organisa la création d’une crèche pour les enfants des salariés. Il est rapporté qu’il n’hésitait pas à rendre visite aux ouvriers malades résidant tant à Rothau que dans les villages environnants. Soucieux d’élever les travailleurs à une véritable dignité, il se refusait aussi à faire grand cas de sa personne. La Guerre de 1870 et ses conséquences imposant à ce fils d’immigré wurtembourgeois l’exil au delà de la Ligne Bleue des Vosges, il mourut à Paris usé par le travail et taraudé par le mal du pays. Gustave Steinheil, alors député des Vosges, resta à Rothau quand les deux cantons de la Haute Vallée de la Bruche furent rattachés à l’Alsace et cédés à l’Allemagne lors du Traité de Francfort en 1871. Il y décéda 12 ans avant la réintégration de ces deux cantons à la France, mais cette fois-ci au département du Bas-Rhin.

De l’histoire de ces deux amis qu’un mariage rendit beaux-frères (1842) et qu’une usine fit associés (1847), nous pouvons retenir l’esprit aux antipodes des patrons de Germinal mais bien plus proche de Messidor car si leur entreprise avait pour but la rentabilité, ils ne concevaient pas pour autant son fonctionnement sans redistribution d’une part non néglieable des richesses à ceux qui en sont les forces créatrices. Un exemple à suivre aussi en 2017… (selon "Eurojournalist").

3 juillet 2017

Le Gorafi remet la "cagnotte Fillon" à 5 associations sarthoises

740 euros par association

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L'équipe du site d'information parodique Le Gorafi a remis vendredi les 3.700 euros de la cagnotte "Solidarité avec Fillon" à cinq associations sarthoises, rapporte France Bleu Maine. 

Ce qui était au départ une fausse cagnotte humoristique s'est transformée en oeuvre de bienfaisance.

Créée en avril dernier par le Gorafi, la cagnotte parodique avait été mise en ligne pour aider le candidat à la présidentielle à s'assurer "un avenir décent", suite à une interview où il avait déclaré ne pas réussir à "mettre de l'argent de côté". Mais la cagnotte a finalement atteint les 3.700 euros. Le site parodique a donc décidé de reverser la somme à cinq associations sarthoises de solidarité. 

Et vendredi au Mans (Sarthe), l'équipe du média parodique a réparti les donations entre l'association Cénomane pour le don de sang, la Cravate solidaire, le Planning familial de la Sarthe, le Secours populaire 72 et l'antenne mancelle des Paralysés de France. Chaque organisation a donc touché 740 euros à utiliser comme elle le souhaite. "On a monté cette année une friperie solidaire qui s'appelle So'Frip. Ça va nous permettre d'y installer la clim' et ça va permettre aux bénévoles de travailler dans de bonnes conditions", a expliqué Cécile Boëlle, la directrice de l'association des paralysés de France, à France Bleu Maine. Ce qui était une blague à l'origine a finalement fait le bonheur des associations, une fierté pour le directeur du Gorafi, Sébastien Liebus : "Ça prouve que Le Gorafi peut être utile à autre chose que polluer internet et les pages Facebook."

François Fillon aura, en quelque sorte, réussi à "rendre l'argent".

2 juillet 2017

Macron devant le Congrès à Versailles : un discours entre 200.000 et 600.000 €

Point d'indice gelé, sauf pour Jupiter !

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Ce lundi 3 juillet, le président de la République s'exprimera devant les parlementaires pour une réunion extraordinaire par son caractère rarissime mais aussi sur le plan financier. Emmanuel Macron a prévu de tenir un discours à Versailles devant les 577 députés et les 348 sénateurs réunis en Congrès lundi prochain. Une réunion qui a un coût, comme le rapporte Paris Match jeudi 29 juin, citant les dépenses engendrées par ce discours. "Outre les aménagements des lieux, il faut aussi sécuriser le site, y acheminer les parlementaires, les accueillir", précise ainsi le site du magazine.

C'est notamment ce coût que dénonce le groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée. Jean-Luc Mélenchon et ses troupes vont donc boycotter le Congrès. "La violence que nous avons subie ne peut pas rester sans réplique, nous la retournons contre ceux qui nous la font subir, a déclaré Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse au Palais Bourbon jeudi. Nous nous rebellons et nous n'irons pas" à Versailles. Le groupe LFI rejoint la décision de deux députés UDI, Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, qui avaient annoncé dès mercredi qu'ils n'iraient pas à la réunion de l'Assemblée et du Sénat en Congrès pour écouter le chef de l'État. 

Lorsque Nicolas Sarkozy avait lui aussi réuni le Congrès en juin 2009, le discours avait coûté 400.000 € selon Bernard Accoyer, beaucoup plus selon les socialistes qui tablaient, quant à eux, sur 600.000 €. 

Quant à François Hollande, qui avait réuni les parlementaires à Versailles au lendemain des attentats de novembre 2015, il avait tenu un Congrès "low-cost", à 200.000 euros, en supprimant les collations pour les parlementaires et en optant pour de l'eau, plutôt que d'autres options plus coûteuses.

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18 juin 2017

Ouattara, président de Côte d'Ivoire, devant les députés européens

 Une semaine européenne du chef d'Etat le plus riche d'Afrique

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Alassane Dramane Ouattara (ADO pour les intimes) vient de faire le tour de l'Europe : Paris pour y rencontrer le nouveau président Macron, Berlin pour participer au G20, Strasbourg pour s'exhiber au Parlement Européen. On peut se demander ce qu'il est venu faire. Son discours devant les députés européens est explicite :

1) Une aide militaire renforcée. Son pays est menacé par le terrorisme, semble-t-il. En réalité, son pays est miné par les mutineries qui menacent son pouvoir. Il faut absolument que l'armée française, voire les armées européennes, l'aident pour éviter un éventuel coup d'Etat. Après tout, Sarkozy l'avait déjà aidé à conquérir le pouvoir en 2011.

2) Une coopération pour un meilleur développement économique. Oui mais pour le bénéfice de qui ? Des Bouygues, Bolloré, Vinci and co, ou de la population ivoirienne qui vit dans la misère et le chômage ? Cela reste à voir. Lui qui évoque les inondations et le réchauffement climatique uniquement pour toucher un plus gros pécule qu'il ira faire fructifier dans une banque suisse, ce qu'attestent ses nombreux déplacements à Zürich ou à Genève. Lui qui ignore ce que corruption veut dire ?

3) La lutte contre l'immigration clandestine. Il évoque les dangers de la traversée de la Méditerranée. Il oublie simplement que tous ceux qui vivent dans la misère le lui doivent, alors même qu'il promet "l'émergence" de son pays avant 2020. Et que tous ceux qui quittent son pays l'ont fait pour fuir la guerre et le font pour chercher un monde meilleur.

4) Et comme gages, il atteste depuis 2011 d'une réconciliation nationale réussie. Sans blagues ! Alors que les opposants sont régulièrement emprisonnés, que les droits de l'homme sont bafoués. Mais pourquoi donc de nombreux ivoiriens réfugiés au Sénégal et au Ghana refusent-ils de rentrer chez eux ?

Et justement, pendant qu'il prononce ses très conventionnés discours à Paris, Berlin et Strasbourg, son peuple manifeste dans plusieurs villes, notamment à Abidjan ! Les paroles sont une chose, les réalités une autre !

Film Complet

Les marches de la colère en Côte d'Ivoire

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14 juin 2017

Que devient l'ex-futur tramway de Bamako ?

Françafrique : quand c'est fini, ça recommence !

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A Strasbourg, tout le monde se souvient de l'affaire du tramway mort-né de Bamako qui devait être l'affaire du siècle pour Lohr et Alstom, grâce au maire Roland Ries conseillé par l'expert en affaires africaines Michel Rocard, aujourd'hui décédé. C'est donc son ami Alain Juppé, maire de Bordeaux, qui avait relancé l'affaire en présentant ce tramway sur pneumatique à son homologue abidjanais Beugré Mambè.

Oui, mais voilà ! Le président Alassane Ouattara a d'autres soucis : des mutineries dans les casernes ivoiriennes menacent de plus en plus le trône de ce petit potentat africain. Il vient en fait en ce jour d'élections législatives (meilleur jour pour que les journalistes français aient d'autres chats à fouetter) pour demander et obtenir (au nom de l'hypocrite motif de lutte contre le djihadisme) des renforts de troupes françaises susceptibles de l'aider à garder son pouvoir.

D'ailleurs Macron et Ouattara s'entendent bien et se promettent deux rendez-vous, l'un en juillet-août lorsque ce chef d'Etat africain, plus souvent en France qu'à Abidjan où les habitants vivent dans la misère et sous les inondations, recevra la famille Macron dans sa somptueuse propriété de Mougins (06), et l'autre fin novembre en Côte d'Ivoire dans la non moins somptueuse propriété d'Assinie par laquelle passe régulièrement l'ex-président Sarkozy pour fêter les réveillons de nouvel an, et où plus récemment un premier ministre nommé Manuel Valls a aussi passé quelques nuitées.

Et les bons comptes faisant les bons amis, Emmanuel Macron a proposé au président ivoirien d'acheter à Bouygues un métro pour sa capitale Abidjan. Au grand dam de Juppé et Beugré ? ou en complément, ce qui permettrait à Abidjan d'avoir un meilleur équipement en transports collectifs que Paris ou Londres ? On ne risque rien de dire que le tram d'Alstom/Lohr est proche d'un enterrement de première classe. Et en bon banquier rothschildien, Macron impose son prix !

Un article paru dans "l'Eléphant déchaîné" n° 552 du 13/06/2017, journal satirique de Côte d'Ivoire, équivalent de notre Canard national

beugreHistorique du tramway de Bamako selon "L'éléphant déchaîné"

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25 mai 2017

RN 59 : après l'enquête parcellaire, où en est-on ?

Maintenant, ce sont les élections qui bloquent !

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Il fallait s'y attendre : une enquête publique qui s''est mal passée, que pouvait-on faire ? Avant tout, les élections étant sacrées, il fallait calmer le mécontentement des usagers et des riverains. C'est donc après l'enquête, la DREAL qui a été chargée de calmer la situation en organisant discrètement une réunion avec les propriétaires des terrains et des bâtiments risquant l'expropriation. 

Tout le monde s'était rendu compte que les plans présentés au public étaient flous, voire inexacts. La DREAL a rassuré certains en affirmant qu'aucun bâtiment n'était impacté par l'emprise de la déviation. Quant à la question de donner une garantie écrite, il n'en a pas été question, tout comme il n'est pas à l'ordre du jour de relancer une enquête publique avec des plans précis et exacts. Autrement dit, les propriétaires vont rester très vigilants.

Evidemment, tous les candidats aux législatives vont être interrogés sur leur positionnement concernant ce dossier. Il est urgent de prévoir non seulement le contournement de Châtenois à 2x2 voies tel qu'il est inscrit à la D.U.P.(déclaration d'utilité publique) mais aussi une nouvelle route Val de Villé - Lièpvre, pour le développement des vallées et du Centre-Alsace et pour une sécurité optimale.

30 mai 2017

Mieux qu'une maladie diplomatique !

Un décès diplomatique !

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On connaît tous dans le Val de Villé, la subite maladie de la candidate "En Marche" Eliane Tomaszewski le jour où son parti lui a demandé de se retirer au profit du LR-lemairien Antoine Herth. Dans tout le Val de Villé et au-delà on avait bien ri ! Et voilà qu'on apprend qu'ailleurs, en Alpes-de-Haute-Provence, un candidat LR-UDI s'est retiré prétextant le décès de sa mère, pourtant retrouvée bien vivante.

Daniel Spagnou se retire de la campagne de Sébastien Ginet, candidat LR-UDI aux législatives dans la 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Raison invoquée par le maire de Sisteron : un mensonge du jeune homme de 29 ans. « Pour se dédouaner d’un rendez-vous manqué, Sébastien Ginet aurait prétexté le décès de sa mère à la suite d’une longue maladie. Il s’avère, après avoir vérifié auprès de sa famille, que cette information est totalement fausse. Elle est d’autant plus choquante que nous fêtions hier toutes les mamans de France » déplore l’ancien député.

L’intéressé ne dément pas les affirmations de Daniel Spagnou. « Dans une campagne malsaine où je ne cesse d'être attaqué personnellement ainsi que ma famille, je suis victime d'une grosse fatigue en même temps qu'une réelle déprime et j'ai commis un écart de langage en même temps qu'un mensonge pour me justifier et que j'ai aussitôt regretté mais il était trop tard » explique Sébastien Ginet dans un communiqué.

Ah décidément ! Elections, piège à cons !

1 juin 2017

Améliorations à Europa Park

La famille Mack investit des millions d'€ à Rust

rustEuropa-Park s'inscrit  manifestement sur la voie de la croissance, avec une zone d'activités supplémentaire de 120 hectares. En 2019, est prévue la mise en service d'un hôtel supplémentaire et un parc aquatique. L'ensemble hôtelier comprendra alors 1200 lits supplémentaires. "Les 4500 lits actuels sont remplis à 95%, nous devons refuser des demandes." déclare Mickael Kreft, représentant le comité exécutif. Le complexe hôtelier scandinave est déjà bien avancé.

La famille Mack a investi plusieurs centaines de millions, affirme sont représentant Thomas Mack. Le but du parc aquatique est de renforcer l'ouverture à l'année. Le premier hôtel de 512 lits avait été ouvert en 1995 et avait enregistré 150000 nuitées dès la première année.En 2016, les nuitées avaient dépassé le million. Depuis sa création, le parc a accueilli plus de 100 millions de visiteurs.Plus d'un quart des visiteurs est resté au moins pour une nuit. Les visiteurs à la journée ont passé en moyenne 8,5 heures dans le parc.

Le maire de Rust, Kreft de Byern, a souligné aussi les progrès réalisés grâce à internet. Il regrette que l'arrêt ICE à Ringsheim ait été demandé en vain. Il rappelle que grâce à une connexion TGV, 60% des visiteurs du parc Disney à Paris arrivent par le train. Les communautés régionales et locales continuent à démarcher pour obtenir cet arrêt à Ringsheim. 

28 mai 2017

L'inexpérience et la naïveté des militants de "En Marche"

2ème circonscription du Haut-Rhin (Ribeauvillé - Ste-Marie-aux-Mines) 

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Mathieu Dischinger est conseiller municipal à la mairie de Munster, en Alsace. C'est un "engagé de la première heure" auprès d'Emmanuel Macron. "Je l'ai suivi tout de suite en avril 2016", explique-t-il. Mathieu Dischinger s'attendait à être le candidat investi dans sa circonscription du Haut-Rhin (2e). Référent logistique "En Marche" de son département, membre du comité départemental, responsable de sa circonscription, puis désigné par Emmanuel Macron comme représentant En marche ! pour l'élection présidentielle.... : il avait tout pour être l'élu. Mais non. Le couperet est tombé jeudi soir. À sa place, c'est Hubert Ott, étiqueté du Modem, qui sera candidat aux législatives dans sa circonscription. A la même heure où la candidate de la circonscription voisine (Sélestat - Erstein - Villé) a dû jeter l'éponge face à un candidat LR-lemairien.

"Cherchez l'erreur..." lance Mathieu Dischinger, amer. L'accord passé entre François Bayrou et Emmanuel Macron ? Celui qui a parcouru plus de 5 000 kilomètres, passé des heures à tracter, à rencontrer les personnes sur le terrain, estime en être "une des victimes collatérales (...). C'est désolant, car nous avons l'impression d'avoir été des porteurs d'eau." "C'est paradoxal, on nous fait travailler à la base, au plus proche des gens. Puis on ne favorise pas la personne qui s'est fait connaître par les habitants, et on la remplace. On ne comprend pas bien la stratégie électorale... On espère qu'on ne s'est pas trompés", poursuit le conseiller municipal.

A "En marche", on n'écoute plus les comités

Les mots sont durs pour Emmanuel Macron. "Il nous a demandé d'être ses guerriers. Mais normalement, les guerriers, on les préserve, on ne les sacrifie pas. Nous avons été sacrifiés. Notre référent départemental nous a soutenus à 200 %, mais désormais, à En marche !, on n'écoute plus les comités. On nous impose les décisions par le haut." Le conseiller municipal de Munster est d'autant plus déçu que, à la suite de l'annonce du candidat investi dans sa circonscription, il n'a eu aucun retour d'Emmanuel Macron ou même d'un membre de La République en marche !.

Mathieu Dischinger épingle son remplaçant du MoDem, Hubert Ott : il "n'a jamais tracté un document, n'a jamais rien fait dans cette circonscription (...). J'avais beaucoup d'espoir, car je considérais qu'En marche ! représentait le nouveau monde politique. Mais, en fait, nous avons encore emmené quelques morceaux de l'ancien monde avec nous...". Comprendre le MoDem. D'après ses dires, Mathieu Dischinger n'est pas le seul dans ce cas. "Dans une autre circonscription, il s'est passé la même chose. Une personne a été parachutée de Paris", explique-t-il. Le militant est déçu. Mails il n'est pas allé jusqu'à rendre carte de La République en marche !, et ne compte pas le faire. L'espoir du changement malgré tout ? (Selon "Le Point")

Le changement ? Ce n'est pas maintenant, et "En Marche" n'est qu'une résurgence de la vieille droite conservatrice.

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Hubert Ott, un vieux de la vieille des batailles électorales; le néo-militant de base Dischinger n'a pas fait le poids.

16 mai 2017

Fourniture d'armes : ça suffit !

Les relations entre les copains et coquins français et ivoiriens sont au beau fixe

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L’Armée française a offert du matériel militaire aux Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), d’une valeur de 40 millions de FCFA. Ce don a pour objectif d’accompagner la grande muette dans son processus de modernisation. Et bientôt, arriveront des hélicoptères.

De nombreuses questions se posent de part et d'autre. Qui était à la manoeuvre ? Côté ivoirien : le président Ouattara, plus souvent à Paris qu'à Abidjan ? ou Guillaume Soro, le président de l'assemblée nationale, propriétaire depuis la rébellion des 2/3 du matériel de l'armée ? Côté français : Le gouvernement Cazeneuve et son ministre des armées Le Drian, qui a rejoint Macron ? Ou Macron dès son élection ? Et cela augure-t-il de la prochaine Françafrique généreuse qui remplacerait la Françafrique affairiste ? En tous cas, voilà une générosité mal placée, surtout si l'on apprend que dans le matériel à arriver figurent des hélicoptères de combat.

Je  suis persuadé que le nouveau gouvernement se positionnera sur ces fournitures, à moins qu'on continue à nous cacher que d'importantes mutineries ont lieu dans les grandes villes de Côte d'Ivoire, qu'il y a eu des morts, et que la population, bloquée chez elle, meurt de faim.

14 mai 2017

Précisions !

Caroline s'embourbe dans les explications

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Un certain nombre d'internautes, visitant très régulièrement mon blog, n'y comprennent plus rien. Caroline Reys a-t-elle le soutien du PS ? A l'heure actuelle, c'est non. Cela ressort clairement de l'article de la rubrique "Esch's wohr" des DNA de ce jour. Il n'y a d'ailleurs que Caroline qui croit encore le contraire. Ses affirmations à la presse d'une hypothétique demande du 24 avril à un marcheur nommé Delevoye est contredit par l'accusé de réception qu'elle a obtenu le 10 mai (voir ci-dessous). Et le 5 mai, elle souhaitait déjà me rencontrer au titre du PS. Comprenne qui pourra ! Elle m'a demandé de l'aider à faire connaissance des dossiers de la vallée. Je lui ai donné celui des bus Macron dans le Centre-Alsace, qui vont mener à une moindre qualité du transport collectif, à moins de sécurité sur la D424 et le RN59, à la privatisation de la ligne TER Sélestat - Saint-Dié et à la remise en cause de son cadencement horaire, à une moindre qualité des transports scolaires, et à terme, à une plus grande désertification de nos vallées. Comment peut-on dans ces conditions, mettre dans le même panier, le PS, les écologistes et En Marche ?

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19 mai 2017

Herth, candidat LR ou "En marche" ?

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Décidément, on aura tour vu dans cette 5ème circonscription du Bas-Rhin (Sélestat - Erstein). Après la farandole de Caroline, qui pour s'être affichée avec les "Macron", s'est vue retirer le soutien du parti socialiste. Qui va donc lui porter des tracts ? coller des affiches ?

Et voilà que notre député sortant LR Antoine Herth est en train de tomber dans le même piège. En effet, son mentor Bruno Lemaire vient de rejoindre l'équipe ministérielle de Macron. Celui-ci va donc forcément faire campagne pour "En Marche" (LREM). Et Herth, son disciple ? Gardera-t-il l'étiquette LR ou suivra-t-il son maître à penser à LREM ? Ce qui permettrait d'avoir dans notre circonscription trois candidats se revendiquant de la même étiquette présidentielle ? Ce qui serait pour le moins original dans une vallée où les "sans étiquettes" sont souvent rois. Dans ce cas, un candidat LR en culottes courtes du Val de Villé serait prêt à se lancer.

NB : les étiquettes valsent ! Caroline Reys en est à sa quatrième, elle s'est d'abord présentée sans étiquette, puis parti socialiste (investiture refusée), puis "En marche" (investiture écartée), et aux dernières nouvelles EELV (selon France 3 Alsace). Un record battu !

Plus d'investis "en marche" ?

3278288236_1_2_IMGqX31MToujours dans la 5ème circonscription du Bas-Rhin, grande surprise ! La macroniste Eliane Tomaszewski retire sa candidature ! Officiellement, pour raison de santé ! Officieusement pour laisser le champ libre au lemairien-macroniste Herth ? On ne manque pas de courage à LREM !

Autre info de dernière minute : François Fillon aurait envoyé une de ses cravates à bas prix à Nicolas Hulot. Le colis aurait été livré avec un peu de retard pour le conseil des ministres.  

* LREM = Lemaire-République-En-Marche ?

18 mai 2017

Berlin : l'extrême-droite terrorise les militants venant en aide aux réfugiés

500 personnes blessées, dont 41 enfants

neukoelln_27_12_2016La France s'est engagée à accueillir 30.000 réfugiés, l'Allemagne un million. Une grande partie se retrouve à Berlin, ils sont aidés par des militants bénévoles d'associations caritatives. C'est à ceux-là en même temps qu'aux réfugiés que s'en prennent les voyous de l'extrême-droite. 

De nombreuses agressions, d'incendies des centres d'accueil ont changé l'ambiance. Dans la Beusselstrasse Moabit, un jeune homme se cache entre des blocs de béton, dans un passage qui mène à une église, où a été aménagé un centre de consultations médicales. Fares Naem, un Syrien qui a été passé à tabac, s'en est bien sorti. Les bleus sur tout son corps ont disparu, sa lèvre ensanglanté est guérie. Mais le traumatisme reste : "J'essaie de ne pas attirer l'attention, car j'ai peur." Un peu plus loin, trois personnes de Berlin. : une jeune femme blonde militante du SPD, un historien qui a fondé une association d'aide aux étrangers. Un ingénieur électricien originaire de Damas. Ce qui les unit, c'est la crainte des extrémistes de droite. Mais aucun ne se décourage. Le nombre de violences depuis 2015 a augmenté de plus de 80 en 2016.Et tous les cas ne sont pas signalés. Les auteurs de ces agressions sont la plupart du temps des néo-nazis. Souvent, les violences ne sont pas organisées, mais les auteurs ont des idées racistes à l'esprit.

Les preuves font souvent défaut

Malgré l'absence de preuves, les indices de la présence néo-nazie sont nombreux. Less personnes interpelées font partie de groupuscules tels "Forces Libres Neukölln", ou même du NPD et de l'AfD.

Le ton des politiques a changé. Le parti "die Linke" estime que l'augmentation des violences est dûe à la dérive droitière de la société, qui renforce l'extrême-droite. 431 agressions ont aussi eu lieu contre les hommes politiques, dont 141 contre les personnalités du SPD. Tout cela a amené à des manifestations de solidarité pour les victimes des attentats.

8 mai 2017

Et maintenant, qu'allons-nous faire ?

Ce matin, rien n'a changé !

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Macron, le "ni gauche ni droite" a gagné, certes. Mais toutes les questions que les français se posent, restent en suspens.

- Les promesses de campagne seront-elles tenues ? Il n'y en a pas eu, du moins elles ont été occultées par les affaires au 1er tour, par les insultes au 2ème tour. Au moins, Macron n'aura pas à nous mentir.

- Qu'en est-il des acquis sociaux ? Aucune garantie sur les 35 h, sur l'âge de la retraite, sur la retraite.

- Qu'en est-il du fonctionnement démocratique ? L'extrême-droite, voie ouverte vers le fascisme, a été écartée... peut-être. Mais le fonctionnement démocratique de nos institutions, avec une majorité et une opposition, n'est en rien garanti. Il faudra ... peut-être, attendre les législatives, mais rien n'est moins sûr. Quant à la 6ème république, elle semble avoir vécu.

 

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- Comment continuer le combat pour des progrès sociaux ? Depuis toujours, la donne n'a pas changé. Même en 1936, lors de la victoire de la gauche unie avec le Front Populaire, les élections n'ont pas suffi. Même, "la volonté d'écraser les résidus du fascisme" n'a pas eu d'effet, puisque 3 ans plus tard la France a dû faire la guerre contre le fascisme, puis a eu un gouvernement soumis aux nazis. Et nous sommes dans la même situation : la victoire de Macron et des "ni-gauche ni-droite" friables à souhait, ne rassure en rien sur l'élimination politique du FN. En 1936, la victoire électorale seule n'a rien engendré. Il a fallu dans la fallu les mouvements sociaux, les manifestations, les occupations d'usines pour obtenir des  avancées : les congés payés, les 40 heures ! Et après la parenthèse de la guerre de 39/45, il a fallu reprendre ces mouvements à travers les grandes grèves des années 45/55. Il y a de fortes chances qu'il faille pour les mouvements ouvriers et paysans à la mobilisation de la rue pour progresser. Changer de président, fût-il jeune et new-look, ne suffira pas en soi.

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21 avril 2017

La « Marine Le Pen » allemande jette l’éponge

Frauke Petry subit exactement le sort qu’elle avait réservé au fondateur du parti « AfD » Bernd Lucke – elle s’est faite désavouer. Maintenant, elle déclare prendre sa retraite.

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Lorsque l’extrême-droite ne sait pas si elle doit adopter des positions d’extrême-droite ou d’ultra-droite, elle a un problème. Et ce genre de problème est généralement l’occasion pour les extrémistes parmi les extrémistes de tenter un « putsch ». Frauke Petry , la chef de l’AfD, avait réussi le sien lorsqu’elle avait éjecté de son parti, le fondateur de l’AfD, Bernd Lucke. Mais sa joie n’était pas de longue durée – maintenant, ce sont les ultra-extrémistes qui ont eu raison d’elle. Dans la course à la nomination pour les élections législatives au mois de septembre, Frauke Petry s’avoue vaincue et ne sera pas candidate, « ni à titre individuel, ni dans une équipe de candidats ». Comment doit-on comprendre cette évolution ?

Frauke Petry, c’était la « Marine Le Pen allemande ». Tristement célèbre pour des propositions comme celle de tirer sur des réfugiés qui tenteraient de franchir clandestinement la frontière allemande, le reste de son parti estimait qu’elle n’était pas assez radicalement à l’extrême-droite. Ce sont les vieux hommes du parti, souvent avec un passé dans le parti NPD, qui prennent maintenant les commandes.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, mais l‘extrême-droite allemande glisse encore davantage vers la droite, se rapprochant ainsi de mouvements comme la « Pegida » qui porte la violence xénophobe dans les rues allemandes. Si Frauke Perty avait récemment essayé d’imiter sa collègue française en tentant de dédiaboliser son parti, cette nouvelle orientation n’était pas du goût des vieux hommes du parti qui eux, défendent des positions ouvertement antisémites, xénophobes et « völkisch », utilisant sciemment une terminologie des nazis, cherchant des votes parmi cette frange de la population qui rêve toujours d’un « Reich » de 1000 ans.

Au niveau électoral, le retrait frustré de Frauke Petry risque d’affaiblir davantage ce parti qui, après un essor fulgurant, commence déjà à s’effriter. Désormais, ce ne seront plus que les électeurs à tendance néo-nazi qui voteront pour l’AfD et les « électeurs de protestation », nombreux, se rabattront certainement sur des partis de la droite bourgeoise.

Dès qu’il faut discuter contenus, l’extrême-droite a un vrai problème. Fort en slogans, l’AfD peine à présenter un programme politique digne de ce nom – mais pour les électeurs, il ne suffit plus d’être simplement contre tout. L’AfD, c’est le parti qui est contre le monde politique, contre les étrangers, contre les médias, contre l’Europe, mais comme dans d’autres pays, ces extrémistes n’ont aucune idée comment diriger un pays.

Après le mauvais score de l’ami néerlandais de Frauke Petry, Geerd Wilders, et après le mauvais score aux élections régionales en Sarre, l’AfD a perdu sa dynamique. C’est rassurant que ce parti s’auto-dévore, car les électeurs n’apprécient pas ce genre de manque d’orientation politique. Maintenant que les vieux qui rêvent d’un 4e Reich prennent les commandes, l’AfD s’auto-disqualifie aux yeux des électeurs et ceci est donc une bonne nouvelle. Il faut croire que sur l’échiquier politique en Allemagne, il n’y a pas vraiment de la place pour des formations qui défendent des idées proche des néonazis. Tant mieux ! (selon "Eurojournalist")

14 avril 2017

14 avril 1917 : bombardement aérien au dessus de Fribourg-en-Brisgau

En 27 minutes, 64 bombes ont été larguées. 

La défense au sol n'a rien pu faire.

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Le 14 avril, marquera le 100ème anniversaire de la pire des attaques aériennes sur Fribourg. L'attaque s'est faite en deux vagues. Elle a entraîné 12 morts, dont neuf dans la société industrielle Gebrüder Himmelsbach AG, et un tiers de la ville détruite. La défense au sol n'a été d'aucune utilité car ses tirs ne montaient qu'à 3500 mètres alors que les avions volaient à 4000 mètres. Quant à l'escadron de chasse allemand, alerté trop tard, il n'a même pas pu décoller. Au cours de la première guerre mondiale, Fribourg a subi 25 raids aériens, plus que toute autre ville allemande, entraînant en tout la mort de 31 personnes. Sur la photo, l'Institut d'Anatomie qui fut sérieusement endommagé et qui fut entièrement détruit lors des bombardements alliés de la deuxième guerre mondiale en 1944.  L'institut a été reconstruit, avec un pavillon ouest plus grand, et fut terminé en 1949. 

Le soldat de Fribourg Willi Junge : sa dernière lettre.
15 avril 2017

Cameroun : des milliers de faux centres de santé découverts

Le Cameroun, pendant des décennies, a bien joué avec la santé des Camerounais soit, par ignorance ou tout simplement, par mauvaise foi. Récemment, des milliers de centres de santé ont été déclarés faux, parce qu’opérant dans l’illégalité totale.

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Des milliers de faux centres de santé, précisément plus de 2000 centres, viennent d’être pris la main dans le sac par le Ministère de la Santé Publique camerounais, qui a reproché à ces centres d’opérer dans l’illégalité totale. Le Ministre André Mama Fouda, de la Santé publique, les invite hâtivement à «régulariser leur situation administrative dans un délai de 90 jours ». Il précise dans son communiqué ceci: « Sur 3 343 formations sanitaires privées, laïques et confessionnelles exerçant au Cameroun, 1 055 disposent d’au moins un arrêté, 2 288 fonctionnent dans l’illégalité et 75 autres sont identifiées sans région d’implantation », a t-il dit.

Ce qui irrite l’envoyé de l’Etat , est que dans ces centres illégaux de santé, tout le personnel soignant n’est pas qualifié, c’est-à-dire même formé dans les règles de l’art aux métiers de la Médecine. On y trouve des apprenants sur place qui se prennent parfois faussement pour des médecins reconnus et confirmer. Pour le Ministère, c’est un risque majeur que prennent malheureusement les propriétaires de ces centres de santé qui eux-mêmes, pour la plupart, n’ont jamais mis les pieds dans un Amphi de Médecine ou dans une école d’Infirmerie…

Face à ce danger et à la vie des Camerounais ainsi exposée au quotidien, le Gouvernement par le truchement du Ministère de la santé a lancé cet ultimatum de 90 jours aux centres de santé concernés pour rejoindre la République dans les normes instituées et en vigueur. Les accusés tentent en vain de se défendre en brandissant le chômage trop élevé comme étant la cause de leurs agissements gauches: « Un homme qui a été formé pour une profession doit exercer le métier pour lequel il a été formé. En outre, on doit faciliter la procédure pour l’obtention d’agréement et des autorisations nécessaires à l’ouverture ou la création des Centres de Santé », fait savoir Kamtchueng Gérard promoteur d’un centre de santé à Mvog-Ada, un quartier populaire de Yaoundé.

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Et pendant ce temps, le président camerounais Paul Biya se soigne en Europe : à Baden-Baden, en Allemagne, il peut soigner son diabète dans sa clinique privée, et à Genève, en Suisse, son hôtel particulier lui permet d'être proche de ses comptes en banque. Et dans son pays, son peuple ne saurait imaginer les soins qui lui sont prodigués, même dans les rêves les plus fous.

cliniqueBaden-Baden : au fond, la clinique privée si chère au président camerounais Paul Biya

20 mars 2017

Médicaments de rue en Afrique

Le règne de Roxy-Adjamé

En Afrique, pas de sécurité sociale, pas de remboursement des soins. Alors on se soigne quand on peut, au moindre coût, ou on ne se soigne pas.

medicament_de_rue_1Roxy, le marché de médicaments de rue d’Abidjan ne désemplit pas. La plus grande pharmacie de rue d’Abidjan est ce lieu où depuis plusieurs années le trafic et la vente de médicaments de rue se lègue comme un héritage de mère en fille. En ces lieux, le secret du ravitaillement en médicaments est bien gardé d’une vendeuse à l’autre. En effet, 80% des petites mains qui rapportent chaque année des millions de francs CFA aux réseaux de trafiquants sont des femmes. Après plusieurs minutes d’échange, une jeune dame qui affirme se prénommer Fatou accepte de parler.

« Tout le monde sait que nous sommes ici. Même vos collègues blancs viennent souvent avec leurs caméras pour nous poser des questions. Ils nous demandent où on trouve nos médicaments, qui nous donne les médicaments ou bien si on va les acheter à la pharmacie… » indique-t-elle.

Fatou semble être une des doyennes des lieux. Elle propose des médicaments depuis plus de 15 ans ! Elle a commencé son activité dans les rues du quartier marchant d’Adjamé avec sa mère avant même l’adolescence. Avec son expérience dans le domaine de la vente de médicament de rue, Fatou ne fait aucune difficulté pour nous révéler l’origine des molécules vendues sur le marché sous une chaleur écrasante, avec la poussière qui recouvre les boites de médicaments et la proximité d’une décharge qui attire les mouches et autres rongeurs.

« Les médicaments que nous proposons sur le marché viennent principalement du Ghana, du Nigeria, de la Guinée et certains produits viennent de la Côte d’Ivoire. Maintenant il y a des médicaments chinois : ce qu’on utilise pour les massages, pour éclaircir la peau (dépigmentation) ou grossir les seins et les fesses… », affirme la vendeuse.

Chine, Ghana, Guinée, Nigeria et Côte d’Ivoire, les révélations de Fatou nous font prendre conscience de l’existence d’un lucratif business organisé à l’échelle ouest-africaine voire mondiale par des mains obscures. A voir les médicaments disposés dans les bassines à même le sol, plusieurs d’entre eux vendus sont effectivement des produits qui sont loin d’être autorisés par les services sanitaires Ivoiriens. Mais au fond, cela n’inquiète en rien certains Ivoiriens qui préfèrent se ravitailler auprès de ces doctoresses du bitume qui sans jamais avoir mis les pieds dans une faculté de médecine indiquent aux patients la posologie des médicaments qu’elles proposent. Pour les acheteurs qui ne se laissent pas décourager par les conditions de conservation des médicaments, les arguments ne manquent également pour défendre le choix de Roxy.

« Vous savez, c’est la situation économique du pays qui nous pousse à venir vers ces vendeuses. Nous sommes conscients qu’il y a des dangers liés à l’automédication : c’est bien comme ça qu’on appelle ce que nous faisons. Mais faute de moyens nous sommes obligés de nous ravitailler ici. En plus, il y a plusieurs produits de la pharmacie qui se retrouvent ici. Il y a seulement un problème de conservation sinon il y a de bons médicaments dans la rue », affirme Bah Edouard un client venu chercher un médicament contre le rhume.

Edouard la quarantaine passée, présente même l’activité des vendeuses de Roxy comme étant « d’utilité publique ». En effet, ce ne sont pas seulement les personnes démunies qui se ravitaillent à Roxy. Il passe en ce lieu plus d’ordonnances que dans les officines conventionnelles. Sur la cinquantaine de clients (56 ndlr) avec lesquels nous échangeons, 80% affirment connaitre les médicaments pour lesquels ils viennent à Roxy. 75% lisent avec intérêt la date de péremption des médicaments ; les 25% restant (probablement analphabètes) se confient à la sagesse et au savoir-faire des vendeuses. Leurs prescriptions ne sont pas loin d’égaler celles des pharmaciens et des médecins. Les 27 vendeuses que nous avons côtoyées ont une excellente maitrise des médicaments qu’elles vendent ! Ces acquis sont-ils le fruit de la pratique ? Les vendeuses sont-elles formées par leur circuit de ravitaillement ou des médecins ? Autant de questions pour lesquelles il va falloir creuser davantage.

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Du poison vendu à bas prix

Côté prix, la différence entre la pharmacie et la rue est plutôt tentante pour le consommateur. Une célèbre boite de vitamine vendue à 4185 f CFA en pharmacie est proposée à 2800 voire 2600 après un petit marchandage avec les vendeuses de Roxy. Le patient peut même s’offrir les ampoules buvables pour 75 ou 100 f CFA. Un autre sirop vendu en pharmacie pour les insuffisances en fer et proposé à 3200 f CFA est vendu à Roxy à 1750 f CFA et ce prix peut chuter jusqu’à 1400 CFA. En ce qui concerne les différents types de médicaments, un tour rapide dans les bassines nous permet de voir que les antalgiques arrivent en première position suivies des anti-inflammatoires, les antipaludiques et les antibiotiques. Ces médicaments se retrouvent sous toutes les formes: injectables, comprimés, solutions buvables… Pour les ARV et les anti-tuberculeux, il faut passer commande et les vendeuses garantissent la livraison de médicaments « plus bons et efficaces que ceux qui sont distribués gratuitement dans les hôpitaux ». 

En apparence les médicaments vendus à Roxy sont bons et moins chers mais pour les professionnels de la santé ces produits font plus de mal que de bien et c’est le docteur Sery qui le démontre.

« Il y a le problème de la conservation qui fait que le principe actif de ces produits n’agit plus vraiment sur le mal et au lieu de guérir la maladie, le médicament peut aggraver le mal ».

Le docteur Sery souligne également que dans la rue les médicaments ne sont pas aussi abordables qu’on le pense. Les vendeuses fixent le prix à la tête du client et font même de la surenchère en fonction du produit. Il y a aussi de véritables problèmes de santé liés à ces médicaments de rue : les organes vitaux des patients sont en danger ! Les reins, les poumons, le pancréas, le foie ou la vésicule biliaire sont des zones qui peuvent être sérieusement endommagées par ces médicaments de rue.

Au-delà, la résistance de certaines pathologies face aux antibiotiques est en grande partie liée à ces médicaments à faible action ou ces placébos vendus par des femmes qui en ignorent les dosages. C’est la raison pourquoi laquelle, les médecins invitent surtout les grands malades tels que les diabétiques, les cardiopathes et les personnes qui sont des terrains favorables au rhumatisme ou aux maladies héréditaires d’éviter l’auto-médication et de fuir les médicaments de rue.

Qui ravitaille le marché de Roxy ?

En ce qui concerne le ravitaillement des vendeuses de Roxy, une véritable omerta existe dans le milieu. Cependant, une question taraude forcément l’esprit du visiteur d’un jour qui découvre les bassines de médicaments à Roxy. Comment des médicaments officiellement autorisés peuvent-ils se retrouver dans la rue ? Des professionnels de la santé sont-ils de mèche avec la mafia du bitume ? Il n’y a pas de doute : des mains obscures font sortir des médicaments du circuit officiel pour les reverser dans le circuit officieux.

« Nous avons écho de telles pratiques vu les médicaments autorisés que ces femmes revendent, il est clair que certains docteurs ou grossistes font sortir des médicaments du circuit officiel pour alimenter le circuit officieux. Et les raisons qui l’explique sont différentes : contourner les taxes, liquider rapidement les médicaments pour se faire plus d’argent, vendre des médicaments qui ne sont plus autorisés mais qui sont restés en stocks… » explique le docteur Sery.

 Dans ce contexte de fraude et de trafic si bien organisés, la lutte contre les médicaments de rue devient difficile. Le consommateur se posera sans doute la question suivante : si de bons médicaments se retrouvent sur le marché à même le sol avec la bénédiction de certains grossistes et docteurs, pourquoi donc s’approvisionner dans les officines conventionnelles ? A cette question, certains ivoiriens ont déjà leur élément de réponse. Grâce aux campagnes de sensibilisation du Ministère de la santé publique sur les dangers des médicaments de rue, de nombreux ivoiriens ont décidé de tourner le dos aux médicaments de rue.

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« Je choisis la pharmacie parce que je veux protéger ma vie et celle de mes proches », affirme Beugré Richard un père de famille croisé dans une pharmacie des II Plateaux.

Pourtant Beugré Richard ne condamne pas ses concitoyens qui se ravitaillent dans la rue. Il estime que c’est faute de moyens que l’Ivoirien se rabat sur les médicaments de rue. Il interpelle les autorités pour que le prix des médicaments soit revu à la baisse pour soulager les populations appauvries par 10 ans de crise. Il indique que l’option des médicaments génériques est une bonne idée pour freiner le trafic des médicaments de rue. Cependant, il faut sensibiliser les ivoiriens sur la présence de ces médicaments génériques et surtout penser à afficher leurs listes dans les pharmacies.

Omerta totale sur le trafic

Le trafic de faux médicaments est aujourd’hui considéré par les experts internationaux comme une activité plus lucrative que certains secteurs clés du crime organisé. En ce qui concerne le financement et la rentabilité des faux médicaments, l’IRACM (Institut de recherche contre les médicaments contrefaits) indique que pour 1.000 $ US investis, le trafic d’héroïne rapporte environ 20.000 $ US tandis que la même somme investie dans le trafic de faux médicaments peut rapporter entre 200.000 et 450.000 $ US, soit 20 à 45 fois plus rentable que le trafic de drogue !

Ces montants représentent à l’échelle mondiale plusieurs milliards de $ US puisque 123 pays sont directement touchés par les médicaments de la rue. La preuve avec l’opération Pangea VII menée par Interpol en mai 2014 et qui a permis la saisie de faux médicaments pour une valeur totale de 22 millions d’euros ! L’opération a conduit à la fermeture de plus de 10.000 sites Internet servant d’interface à la vente des faux médicaments. Le fléau est réel mais le caractère du produit au cœur de ce trafic (le médicament ndlr) fait que l’appareil répressif des Etats affectés peine à entrer en action. Un laisser-faire qui pousse les vendeuses sur les marchés à considérer leur activité comme à la limite légale.

In fine, les commerçantes de Roxy estiment qu’elles font plus de bien que de mal. Dans cette mafia où elles sont les petites mains, rien ne semble les inquiéter. Elles affirment jouir de la protection d’hommes politiques influents aussi bien dans la commune d’Adjamé qu’à l’échelle nationale. Quant aux unités anti-drogue et de lutte contre les stupéfiants, les 27 vendeuses que nous avons côtoyées indiquent « verser de l’argent pour leur silence ». Cette pratique de corruption est quasi quotidienne !

Nous quittons les pharmacies et leurs climatisations apaisantes pour la chaleur étouffante du marché de Roxy. La peur d’être délogée un matin avec les faux médicaments qui tapissent les bassines n’habite plus vraiment les vendeuses. Nous essayons tout de même de savoir qui sont les têtes pensantes du réseau de ravitaillement des pharmacies de rue. Nos tentatives pour avoir un nom ou un numéro téléphone se sont heurtées à une véritable omerta partagé par toutes les vendeuses.

« Nous avons des sœurs qui livrent sur le marché, elles disent recevoir les médicaments de certaines personnes…c’est une chaîne mais je ne peux pas vous dire qui sont ces hommes » explique Biba une autre vendeuse.

« C’est notre secret » renchérit d’un air amusé Fatou ! Un secret très bien gardé mais que nous allons percer en partie alors que nous quittions le marché la nuit tombée. Une fourgonnette appartenant à un important distributeur de produits pharmaceutiques stationne à Roxy, livre sous nos yeux des cartons et repart. Demain tous ces médicaments inonderont Abidjan car Roxy approvisionne en faux médicaments la quasi-totalité de la capitale économique ivoirienne. (selon "eburnietoday.com", enquête de Suy Kahofi).

1 mars 2017

"Je ne me retirerai pas !"

Discours du général De Gaulle le 30 mai 1968 

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Françaises, Français.

Étant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j'ai envisagé, depuis vingt quatre heures, toutes les éventualités, sans exception, qui me permettraient de la maintenir. J'ai pris mes résolutions.

Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. J'ai un mandat du peuple, je le remplirai.

C'était à la suite des événements de mai 1968, où il s'est maintenu, mais a chuté un an plus tard suite au referendum où le peuple français lui a dit "non".

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François Fillon, quant à lui, avait annoncé son retrait en cas de mise en examen. Il avait même lancé : "Qui aurait imaginé le général De Gaulle mis en examen ?". Et voilà qu'il remet en cause sa parole. C'est du De Gaulle à l'envers ! Et il se veut gaulliste.

Comment croire en un candidat qui n'a pas de parole ? Certes, le "gaulliste corse" Charles Pasqua avait prononcé en son temps cette phrase historique : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient." Mais il l'a prononcée après les élections. Fillon n'a même pas cette décence, il revient sur ses promesses déjà avant l'élection. Un avantage cependant, les français pourront apprécier sa crédibilité à sa juste valeur.

13 mars 2017

La politique. La vraie.

Ce que les médias allemands appellent « l’effet Schulz » perdure. L’arrivée du nouveau candidat du SPD a bouleversé le paysage politique allemand.

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Pas de campagne en dessous de la ceinture. Pas de scandales personnels. Pas de casseroles. La campagne pour les législatives en Allemagne prend une tournure surprenante – on y parle de politique en opposant des approches différentes. Et Angela Merkel est de plus en plus sous pression.

Les sondages montrent clairement une tendance en Allemagne – la CDU/CSU d’Angela Merkel n’arrive plus à convaincre les Allemands et Martin Schulz est considéré comme une vraie alternative. Actuellement, le SPD se situe à son plus haut niveau depuis 2006, et talonne avec ses 32% d’intentions de vote la CDU/CSU qui reste inchangée à 33%. Et pendant que le SPD grimpe dans les sondages, ce sont les extrémistes qui en font les frais. L’extrême-droite de l’AfD perd à nouveau un point et obtiendrait 8% des votes, les Verts se situent également à 8% et Die Linke obtiendrait 7%, tandis que les libéraux du FDP pourraient retrouver le Bundestag avec 6%.

Considérant qu’avant la nomination de Martin Schulz comme candidat du SPD, on s’apprêtait à une campagne des plus ennuyeuses avec une CDU/CSU qui menait de 17% dans les sondages, l’évolution est spectaculaire. Refaire ce retard en l’espace de 6 semaines – le SPD a le vent en poupe et en vue des difficultés d’Angela Merkel dans presque tous les dossiers qu’elle doit traiter actuellement, « l’effet Schulz » risque de durer. Jusqu’au 23 septembre ?

Et il est surprenant de constater que le nouveau positionnement du SPD comme « parti de la justice sociale » constitue la meilleure réponse à une extrême-droite qui, en Allemagne comme en France, se plaît dans un discours de haine. Dès qu’une alternative crédible se présente, les électeurs et électrices se détournent de ces « porteurs d’espoir ». Car un candidat et un programme crédible, cela change la donne lors d’une campagne électorale…

Si les chiffres devaient se confirmer, une nouvelle majorité à gauche d’Angela Merkel pourrait voir le jour. Mathématiquement, il y aurait déjà une courte majorité pour une coalition « rouge-rouge-verte », donc pour le SPD, Die Linke et les Verts. Toutefois, l’Allemagne a connu exactement cette situation après les dernières élections en 2013 – mais le SPD refusait alors de se lancer dans une coopération avec Die Linke, préférant le rôle du « partenaire junior » dans la « Grande Coalition » sous Angela Merkel. Mais ce qui passait encore en 2013, ne passerait plus en 2017 – les militants du SPD s’attendent à ce que Schulz vise la gagne.

La campagne pour les législatives du 23 septembre 2017 portera sur plusieurs vecteurs principaux – la justice sociale, la gestion des réfugiés et le rôle de l’Allemagne dans une Europe en pleine mutation.

Ce qui est carrément agréable dans cette campagne en Allemagne, c’est le débat politique. Le SPD oppose une politique sociale à la politique austère de la CDU. Et les électeurs auront un véritable choix à faire. Comme quoi, une élection ne doit pas forcément ressembler à un feuilleton télévisé… (selon Eurojournalist).

11 mars 2017

Les Hongrois oublient leur histoire

En 1956, de centaines de milliers d’Hongrois ont du fuir leur pays et ont été accueillis sans problème dans les pays occidentaux. Maintenant, la Hongrie de Viktor Orban va créer des camps d'internement. Honteux.

OK_Fl_chtlinge_Rebecca_Harms_from_Wendland_Germany_Wiki_ccbysa20_620x310Le parlement hongrois vient de voter pour l’internement des réfugiés. Ces derniers seront désormais internés, le temps que leur demande d’asile soit traitée, dans des camps, enfermés, comme des criminels. La Hongrie de Viktor Orban, pays des barbelés, nie son histoire, fait preuve d’un manque de solidarité et viole les valeurs européennes. En principe, il faudra commencer à songer à des sanctions contre ce pays qui semble s’orienter plus vers la politique de la Turquie que vers les valeurs d’une Europe qui se veut humaniste.

Mars 2017. Ce sera le mois où on établit à nouveau des camps de concentration en Europe. Pour y enfermer des gens qui n’ont commis aucun crime autre que celui de courir avec leurs familles pour sauver leurs vies. Exactement ce que 250 000 Hongrois ont fait lorsque Moscou prenait le pouvoir à Budapest. Est-ce que les réfugiés hongrois ont été internés et séquestrés en arrivant dans les pays européens ? Non. A-t-on tout oublié en Hongrie ? Les 600 000 juifs hongrois assassinés dans des camps de concentration nazis ? Qu’est-ce qu’il motive la Hongrie aujourd’hui de priver des êtres humains de leur dignité et de leur liberté ?

La décision du parlement hongrois concerne femmes, hommes, enfants. L’idée que des enfants soient enfermés dans des camps en Europe, est insupportable. Et cette décision frappe une population déjà traumatisée par les événements ayant motivé leur fuite, pour leur infliger de nouveaux traumatismes liés à cette incarcération.

Le populisme conduit à nouveau à des camps. Avec un raisonnement proche de celui des Nazis. « Les réfugiés représentent un danger pour ‚l’identité chrétienne‘ », dit Viktor Orban. Remplacez le terme « réfugiés » par « Juifs », et vous y êtes. Et Viktor Orban ne fait que stimuler des peurs irrationnelles – par exemple en martelant que « nous sommes assiégés par les réfugiés ». Assiégés ? Par les 1248 réfugiés que la Hongrie est censée accueillir ? Ou par les 600 réfugiés qui moisissent déjà dans des campements le long de la frontière hongroise ?

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’UNESCO, l’UNHCR, est formel – « La nouvelle loi viole les obligations hongroises selon le droit international et européen », disent les experts. « Elle aura un effet terrible sur la santé physique et psychologique de ces femmes, enfants et hommes ayant déjà vécu des choses horribles. » Quelles seront alors les réactions à cette politique indigne d’un état-membre de l’Union Européenne ?

Il est temps que l’UE réagisse face aux agissements xénophobes, racistes et discriminatoires dont font preuve les « états de Visegrad ». L’Union Européenne ne peut pas se permettre de laisser passer ce genre d’évolution – au risque de perdre le peu de crédibilité qui lui reste. De nouveaux camps de concentration en Europe, ce n’est tout simplement pas possible. (selon "Eurojournalist")

6 mars 2017

Déviation de Châtenois : Enquête parcellaire

Enfin une avancée ?

Le préfet du Bas-Rhin vient de lancer l'enquête parcellaire concernant l'achat des terrains pour la réalisation du projet de contourner Châtenois. Ceux qui croyaient que tout était réglé pour commencer les travaux en sont encore pour leurs frais ! Si les viticulteurs avaient été avertis depuis de longues années, d'autres terrains et immeubles, où les propriétaires n'avaient été en rien informés, sont aussi menacés. Pourquoi ? Qu'est-ce que cela cache-t-il ? La suite du feuilleton qui dure depuis des décennies, dans de prochains messages !

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20 février 2017

Donald Trump invente un attentat terroriste en Suède

N'importe quoi pour justifier sa politique

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"Il est dangereux d'accueillir des réfugiés : la preuve, la Suède, pays particullièrement accueillant, vient de subir un attentat", a annoncé Trump à ses supporters samedi soir lors d'un meeting en Floride. Oui, mais cet attentat n'a jamais eu lieu.

Exalté, il a comme à l’accoutumée revendiqué sa politique anti-réfugiés, quitte à inventer un attentat imaginaire pour asseoir son propos. “Regardez ce qui se passe en Allemagne, regardez ce qui s’est passé hier soir en Suède. La Suède, qui l’aurait cru? La Suède. Ils ont accueilli beaucoup de réfugiés, et maintenant ils ont des problèmes comme ils ne l’auraient jamais pensé” a-t-il lancé, devant ses supporters. Il a également cité les attentats, bien réels ceux-là, de Bruxelles, Nice et Paris.

Une porte-parole du président Trump n’a pas donné suite à une demande de clarification de l’Agence France-Presse (AFP). Et rapidement, la fausse information a fait le tour de Twitter, sous les hashtags #lastnightinSweden (hier soir en Suède) et #SwedenIncident (incident en Suède).

La Suède ? un attentat ? Qu'est-ce qu'il a encore fumé ?

C’est l’ex-Premier ministre suédois Carl Bildt a qui ouvert le feu des moqueries le premier : “La Suède? Un attentat? Qu’est-ce qu’il a fumé?”.

Gunnar Hokmark, un eurodéputé suédois, a retwitté un message d’un compatriote disant : “Hier soir en Suède, mon fils a laissé tomber son hot-dog dans le feu de camp. C’est tellement triste”. “Mais comment (Trump) a-t-il pu le savoir?” se demande le député dans son commentaire.

D’autres tweets se moquent du président américain, publiant sous l’appellation de “plan secret pour un attentat en Suède”… des instructions de montage de meubles Ikea.

Le site officiel national @sweden, qui est tenu chaque semaine par un citoyen suédois différent, a reçu quelque 800 questions en quatre heures. “Non. Rien de ce genre ne s’est passé en Suède. Il n’y a pas eu d’attaque terroriste. Du tout”, a répondu la responsable de la semaine, une bibliothécaire mère de famille.

Les attaques terroristes fantaisistes de l'administration Trump

Ce n’est pas la première fois que des membres de l’administration Trump font référence à des attaques terroristes inexistantes, justifiées ensuite par des lapsus.  Ainsi la conseillère de Donald Trump, Kellyanne Conway, à qui on doit la notion de “faits alternatifs” (fake news), a fait allusion au “massacre de Bowling Green” lors d’une interview. Elle a expliqué ensuite qu’elle voulait parler des “terroristes de Bowling Green”, deux Irakiens inculpés en 2011 pour avoir tenté d’envoyer de l’argent et des armes à al-Qaïda.

Et le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a parlé trois fois en une semaine de l’attentat d’Atlanta (Géorgie), avant de se souvenir que celui-ci avait en réalité eu lieu à Orlando, en Floride.(selon Huffington.Post)

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