Baisse du prix à la vente : pas d'équité, pas d'efficacité

Décidément, le lotissement "les Pommiers 2" à Villé n'a pas fini de faire parler de lui. Terminé depuis 2007, puis recogité en "éco-quartier avorté", les parcelles non vendues sont aujourd'hui à l'abandon. Les raisons sont nombreuses : terrains trop cher (7800 € TTC pour "Pommiers 1", 13200 € pour "Pommiers 2"). Pour des terrains plus pentus, proches d'une ancienne décharge, voire quasiment dessus. La liste des 30 candidats à l'achat en 2007 a ainsi littéralement fondu, si bien que seules trois parcelles de Pommiers 2 ont été vendues. Les autres attendent toujours "des pigeons" ?
Que peut-on attendre lorsque des parcelles sont recouvertes de friches servant de cache-misère aux défauts (même les déchets presque archéologiques découverts en 2006 sont bien enterrés). Quant à l'abornage et le piquetage, il faudra vraiment chercher pour trouver les limites de propriété.




Et voilà que j'ai eu le plaisir d'assister au dernier conseil ! Le maire propose de baisser les prix pour arriver à la vente. C'est vrai que l'entretien non effectué a permis des économies dans le budget du lotissement. Et la proposition a été adoptée bien que le vote soit très approximatif. La journaliste (dans son compte-rendu) et moi-même avons vu deux votes "contre", le maire n'en compte qu'un. Si dans cette affaire cela ne change rien au schmilblick, on peut se demander ce qu'il en est du nombre de signataires des propriétaires fonciers dans l'affaire des baux de chasse.
- Extrait de presse (DNA du 29/9/2016) :

- Extrait du PV du conseil municipal (signé par le maire) :
III ) Urbanisme
Point n° 7 : révision du prix de cession de l'are du lotissement Pommiers 2
Monsieur le Maire rappelle que par délibération du 25 mars 2013, le conseil municipal de Villé avait fixé le prix d'un are au lotissement les Pommiers II à 11 000 € HT.
Depuis cette date, la commune a concrétisé la vente de trois lots sur les neuf que compte le lotissement.
Elle a également ouvert la possibilité aux agences immobilières de commercialiser les parcelles, par délibération du 5 octobre 2015.
Les contacts établis avec d'éventuels acquéreurs font apparaître :
que le prix à l'are est trop élevé
que les parcelles sont trop grandes
D'où l'impossibilité pour les candidats à l'acquisition de concrétiser leur projet, le budget « terrain » s'avérant trop élevé.
La première possibilité est de modifier la division des terrains en créant des parcelles de taille plus réduite. Cette hypothèse présente l'inconvénient de nécessiter de coûteux travaux.
La deuxième possibilité est de revoir le prix des lots à la baisse, en modifiant le prix d'un are de terrain. L'idée est de réduire le poste budgétaire « terrain » pour les potentiels acquéreurs, afin de maximiser les chances pour la commune de céder les lots dans un délai raisonnable.
Il est proposé au conseil municipal de fixer un prix à l'are
de 9 500 € H.T. , soit 11 400 € TTC en commercialisation directe par la commune
de 9 025 € H.T. soit 10 830 € TTC en commercialisation par un tiers extérieur (agence immobilière), auxquels il faut ajouter 5% de commission, soit 475 € H.T. et 570 € TTC.
Monsieur Gérard CHAMLEY informe qu'en sa qualité d'agent immobilier, il renoncera à toute commission s'il était amené à trouver un client pour ces parcelles.
Monsieur Franck JEHL se demande pourquoi la commune baisse les prix maintenant, alors que peut-être le marché reprendra dans quelques mois.
Monsieur le Maire répond que la commune souhaite accueillir de nouveaux habitants.
Madame Catherine FILOUX se dit dérangée par cette décision, par rapport aux trois ménages qui ont déjà acquis un terrain à l'ancien tarif.
L'ensemble du conseil municipal réagit et rappelle à Madame Filoux que cet embarras est partagé, il a d'ailleurs été largement évoqué en commission réunie le 20 juin 2016, mais qu'il faut avancer et créer les conditions d'une commercialisation dans des délais raisonnables.
Le conseil municipal, après en avoir délibéré, décide par 18 voix pour et une voix contre (Monsieur Franck JEHL) de fixer un prix à l'are comme suit :
9 500 € H.T., soit 11 400 € TTC en commercialisation directe par la commune
9 025 € H.T. soit 10 830 € TTC en commercialisation par un tiers extérieur (agence immobilière), auxquels il faut ajouter 5% de commission, soit 475 € H.T. et 570 € TTC.