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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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23 février 2020

Une vodka à l'apéro !

Lui, président ?

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Beaucoup de communes en sont encore à la liste unique (ou pas de liste du tout). Mais à la comcom, le président se fait déjà accompagner dans ses réceptions par son hypothétique successeur. Certains, comme Würtzel le facétieux, y voient un dieu romain. D'autres y voient un général polonais du nom de Jaruszelski (à ne pas confondre avec Januszelski). Les deux ont d'ailleurs un point commun : ce sont d'anciens militaires. Le "vrai général polonais" était d'ailleurs connu pour avoir fait mettre en prison un certain militant de Solidarnosc, Lec Walesa. Voilà qui va renforcer la démocratie dans la vallée.

A Thanvillé, la guerre des verts ?

Beaucoup de communes n'ont pas encore annoncé de listes ! Mais à Thanvillé, il y en a deux avec des volets écolo. Sur la liste dire "communale" on retrouve le délégué d'Alsace-Nature, où il n'a qu'une activité : empêcher la réalisation de la déviation de Châtenois. Il se pourrait qu'il soit élu si tous les papillons de la vallée votent pour lui. Quant à la tête de liste d'opposition, il est surtout connu dans la vallée pour avoir empêché de tourner rond dans les années 80 le marché bio des volontaires. Le tout pour ouvrir plus vite un magasin personnel qu'il espérait juteux. Les anciens du marché bio s'en souviendront. Alors, chers écolos, battez-vous mais ne vous tuez pas.

Bulletins de votes et certificats médicaux !

Dans la vallée, les élus absents pour raison de santé se  font souvent remarquer ! C'est le cas à Villé où la conseillère départementale est si souvent absente, que la pile de certificats médicaux dépasse largement en hauteur celle des bulletins de vote ! Sans oublier qu'à Fouchy, la même situation s'est présentée aux législatives : une candidate si malade (un AVC peut-être) que de nombreux citoyens l'ont aperçue à cette époque à papoter à l'entrée d'un supermarché villois. La maladie diplomatique a en tous cas permis à son ami Antoine Herth de se faire élire dans un fauteuil très lemairien. Et aujourd'hui elle annonce qu'elle n'est pas LaREM. Encore une qui a le courage de ses opinions.  

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25 janvier 2020

Macron isolé avec l'ECO pro-CFA

Cinq pays anglophones et la Guinée ont affiché leur opposition au projet de réforme du franc CFA qui doit devenir dès 2020 l’ECO annoncé par Alassane Ouattara à Abidjan. Avec à leur tête le Nigeria, ils ont affiché jeudi à Abuja leur désaccord sur une réforme qui semble dictée et soutenue par Paris.

fcfaLes six pays de la Zone monétaire ouest-africaine (WAMZ) ont « noté avec préoccupation la déclaration visant à renommer unilatéralement le franc CFA en ECO d’ici à 2020 », selon un communiqué publié à l’issue de cette rencontre entre les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales. La WAMZ est composée du Nigeria, du Ghana, du Liberia, de la Sierra Leone, de la Gambie ainsi que d’un pays francophone, la Guinée (Conakry), qui ne fait pas partie de la zone CFA.

Ces pays estiment que « cette action n’est pas conforme aux décisions » de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en vue de « l’adoption de l’ECO comme nom de la monnaie unique » de toute la région, dont l’idée est débattue depuis bientôt 30 ans et a été relancée il y a deux ans. Un sommet réunissant les chefs d’Etat de la WAMZ est prévu bientôt pour décider de la conduite à tenir, précise le communiqué final.

L’annonce surprise du passage du franc CFA à l’ECO avait été faite par le président ivoirien Alassane Ouattara lors d’une visite à Noël de son homologue français Emmanuel Macron, l’un de ses principaux alliés politiques dans la région, au lendemain d’un sommet de la CEDEAO qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d’ici à juillet. Les pays anglophones ont pu voir, derrière ce changement de nom, une simple réforme du franc CFA, bien loin des ambitions initiales de monnaie unique qui rassemblerait toute l’Afrique de l’Ouest.

Huit pays francophones d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé fin décembre leur décision de remplacer leur monnaie commune par l’ECO. Une manière de rompre symboliquement les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueille notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du CFA avec l’Euro. (Anderson Diédri, pour "Eburnie today")

24 janvier 2020

Des experts chinois au Mali ...

... pour opérer gratuitement des démunis de la cataracte

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Des experts de la République populaire de Chine ont démarré mardi à Bamako "l'Opération lumière" qui consiste à opérer gratuitement des malades de la cataracte, a annoncé jeudi le ministère malien de la Santé et des Affaire sociales.

Cette initiative permettra à des malades démunis souffrant de cataracte de se faire opérer gratuitement par des ophtalmologues chinois.

"Ces experts sont venus de la Chine pour renforcer la mission médicale chinoise présente à l'Hôpital du Mali", a précisé l'ambassadeur de Chine au Mali, M. Zhu Liying. Cet hôpital est le fruit de la coopération sino-malienne.

Le diplomate chinois était sur place mercredi avec le ministre malien de la Santé, Michel Hamala Sidibé. Ils ont profité de l'occasion pour mettre en exergue l'excellence de la coopération entre Bamako et Beijing, surtout dans le secteur clé de la santé.

L'année dernière, le chef de la mission médicale chinoise au Mali, Jiang Yihua, a initié une mission d'opération de cataracte qui a permis d'opérer 40 Maliens.

Selon le Programme national de lutte contre la Cécité au Mali (PNLC), chaque année environ 12 000 nouveaux cas de cataracte sont enregistrés au Mali.

Quand à la Chine, mène-t-elle une action humanitaire, d'autant plus généreuse qu'en Afrique de l'Ouest il n'existe aucune assurance maladie et que les soins restent à la charge du malade et de sa famille ? ou une action intéressée supplémentaire pour s'implanter en Afrique ?

3 février 2020

Piratage présumé de téléphone chez Amazon

Les Nations-Unies exigent une enquête !

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Deux experts indépendants des Nations Unies ont demandé mercredi une enquête sur les allégations selon lesquelles le Prince héritier d’Arabie saoudite aurait participé au piratage du téléphone de Jeff Bezos, le patron de la multinationale américaine Amazon.

« Le piratage présumé du téléphone de M. Bezos et de ceux d’autres personnes exige une enquête immédiate de la part des États-Unis et d’autres autorités compétentes, y compris une enquête sur l’implication continue, pluriannuelle, directe et personnelle du Prince héritier dans les efforts visant à cibler des opposants présumés », ont déclaré dans un communiqué de presse Agnès Callamard, Rapporteure spéciale des Nations Unies sur les exécutions sommaires et les exécutions extrajudiciaires, et David Kaye, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté d’expression.

Ces deux experts se sont dit très préoccupés par les informations qu’ils ont reçues suggérant qu’un compte WhatsApp appartenant au Prince héritier saoudien en 2018 a déployé un logiciel espion permettant de surveiller Jeff Bezos, propriétaire du quotidien américain Washington Post et PDG d’Amazon.

« Les informations que nous avons reçues suggèrent l’implication possible du Prince héritier dans la surveillance de M. Bezos, dans le but d’influencer, sinon de faire taire, les reportages du Washington Post sur l’Arabie saoudite », ont déclaré Mme Callamard et M. Kaye.

Selon eux, ces allégations renforcent d’autres informations signalant un schéma de surveillance ciblée d’opposants présumés et de ceux qui revêtent une importance stratégique plus large pour les autorités saoudiennes, y compris des nationaux et des non-nationaux. Ces allégations sont également pertinentes pour l’évaluation des allégations concernant l’implication du Prince héritier dans le meurtre en 2018 du journaliste saoudien du Washington Post, Jamal Khashoggi, ont-ils estimé.

« Les circonstances et le moment du piratage et de la surveillance de M. Bezos renforcent également le soutien à une enquête plus approfondie des États-Unis et d’autres autorités compétentes sur les allégations selon lesquelles le Prince héritier a ordonné, incité ou, au moins, était au courant de la planification mais n’a pas stoppé la mission qui a mortellement visé M. Khashoggi à Istanbul », ont-ils ajouté.

« À une période où l’Arabie saoudite était censée enquêter sur le meurtre de M. Khashoggi et poursuivre en justice ceux qu’elle jugeait responsables, elle menait clandestinement une campagne en ligne massive contre M. Bezos et Amazon le ciblant principalement en tant que propriétaire du Washington Post », ont dénoncé les experts.

Les deux Rapporteurs spéciaux notent que les allégations concernant le piratage du téléphone de Jeff Bezos sont également conformes au rôle qu’aurait eu le Prince héritier dans la conduite d’une campagne contre les dissidents et les opposants politiques.

Le piratage du téléphone du patron d’Amazon s’est produit de mai à juin 2018, une période au cours de laquelle les téléphones de deux proches collaborateurs de Jamal Khashoggi, Yahya Assiri et Omar Abdulaziz, ont également été piratés, en utilisant apparemment le logiciel malveillant Pegasus.

Mme Callamard et M. Kaye ont indiqué qu’ils comptaient poursuivre leurs enquêtes sur la responsabilité du meurtre de M. Khashoggi et sur le rôle croissant de l’industrie de la surveillance qui permet l’utilisation de logiciels espions « pour intimider les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et les propriétaires de médias ». (selon "Afriquinfos")

31 janvier 2020

Bien-être animal

Paris et Berlin s’engagent à mettre fin au broyage des poussins

poussinsLes ministres français et allemand de l’agriculture et de l’Alimentation ont participé au séminaire de Berlin, lundi 13 janvier. Lors de cette rencontre, Didier Guillaume et Julia Klöckner ont affiché leur volonté de mettre fin au broyage de poussins mâles. Ils s’étaient déjà engagés, le 16 octobre 2019 lors du Conseil des ministres franco-allemand à Toulouse, à mettre un terme à cette pratique inacceptable du point de vue de la protection animaled’ici fin 2021.

Lors de ce séminaire, les deux ministres ont réuni les organisations professionnelles avicoles, les organismes de recherche, les entreprises, qui mettent les procédés sur le marché, les instituts techniques, et les associations de protection animale des deux pays, est-il indiqué dans un communiqué de presse. Un partenariat bilatéral a été formalisé, avec un cadre de travail sur 2020 et 2021 portant à la fois sur la recherche appliquée et l’innovation, et sur les développements industriels.

Une plate-forme d’échanges

Un consortium franco-allemand a été lancé, avec comme mission le partage des connaissances scientifiques et la mise en œuvre de méthodes alternatives dans la pratique. Plus concrètement, les deux ministres ont annoncé la création d’une plate-forme d’échanges, avec des réunions organisées en Allemagne et en France qui permettront de piloter et de suivre les actions engagées

Chaque année, 90 millions de poussins mâles sont éliminés en France et en Allemagne, car ils ne pondent pas et donnent peu de viande. Pour mettre fin à cette pratique, des alternatives sont étudiées. L’une d’elles consiste à identifier le sexe du poussin avant éclosion de l’œuf. Cette technique permettrait alors de détruire ou utiliser à d’autres fins les œufs mâles avant l’éclosion des poussins, indique l'association UFC-Que choisir. 

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28 janvier 2020

Au Vietnam, des femmes désamorcent les bombes de la guerre

"Déminer pour reconstruire": dans un site isolé du centre du pays, une équipe de démineuses 100% féminine désamorce des bombes datant de la guerre du Vietnam, un fléau qui a fait des dizaines de milliers de victimes depuis la fin du conflit en 1975.

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"Mon mari a été blessé par des munitions non explosées en allant travailler", explique à l'AFP Tran Thi Hanh. "C'est ce qui me motive à faire ce métier (...) afin que personne ne se retrouve dans la même situation".

Elle a rejoint il y a 20 ans l'ONG Mines Advisory Group et dirige aujourd'hui l'équipe d'une dizaine de démineuses, une exception dans le métier en grande majorité masculin.

"Ce n'est pas une question d'argent, le but est d'offrir une terre plus sûre à la population", souligne-t-elle en désamorçant une bombe à fragmentation.

Elle trouve encore jusqu'à 12 engins non explosés par jour.

Plus de 40 ans après la fin du conflit, trois millions de bombes lancées par les Américains sur le Vietnam pendant la guerre sont toujours enfouies dans le sol vietnamien, d'après certaines estimations. Le centre du pays est particulièrement touché.

L'équipe de Le Thi Bich Ngoc opère dans la province centrale de Quang Tri, une région au coeur de la zone démilitarisée entre le Nord et le Sud pendant la guerre et qui fut le théâtre de très violents combats.

Chaque année, ces bombes non explosées font de nombreuses victimes.

Depuis 1975, plus de 40.000 personnes ont été tuées et 60.000 blessées, d'après les données du gouvernement vietnamien.

La plupart des bombes sont activées lors du labour de la terre où elles ont passé des décennies ensevelies, ou lors de leur désossage, le métal étant recyclé, les explosifs étant quant à eux utilisés pour la pêche.

Une fois que l'équipe a nettoyé un site, il peut être converti en surface agricole.

Une ONG, Roots of Peace, aide les populations locales à se réapproprier les terres une fois déminées.

"Déminer, replanter, reconstruire - nous œuvrons pour la paix", se félicite sa fondatrice Heidi Kuhn. Son association a déjà aidé quelque 3.000 personnes à cultiver du poivre noir dans d'anciens champs de mines.

Mais le défrichage de tout le pays n'est pas prêt d'être achevé. Il pourrait prendre jusqu'à 100 ans et coûter des milliards de dollars, d'après diverses estimations. (selon AFP et L'Obs)

26 janvier 2020

Vade retro Satanas !

Belle fête des seniors à Villé !

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Avec un mois de retard, la commune de Villé a offert un bel après-midi de distractions aux seniors de céans. Et honnêtement, les invités absents ont eu tort de ne pas venir. D'abord, le maire a prononcé le plus beau discours de son mandat pour annoncer son départ. Je n'ai pu m'empêcher par la suite de lui conseiller de continuer et de se présenter : ce serait indécent d'abandonner le poste maintenant qu'il arrive enfin à maturité. C'est alors que je me suis rendu compte, informé par un conseiller municipal sortant, qu'en fait le maire avait déjà élaboré sa liste pour mars prochain. Il avait anticipé mon conseil ! Dommage qu'un grand nombre de conseillers ait manqué à l'appel.

D'ailleurs, après le repas, la rigolade a continué. Les conseillers sortants, et l'un ou l'autre peut-être bientôt rentrant (ressentant le besoin de se faire connaître ?), m'ont invité à leur table. Ils pensaient que j'avais moi aussi élaboré une liste. J'ai expliqué que sur ma liste, il y avait encore quelques places vacantes, mais que je les leur réservais en priorité. L'un d'eux, que je ne nommerai pas, me semblait particulièrement intéressé. C'est sûr, il va se faire connaître sur mon blog.

Bel après-midi donc en cette période pré-électorale, où malgré les visages un peu crispés de certains, l'ambiance était à la bonne humeur. Les arguments électoraux qui fâchent étaient rangés au placard. Et celui qui les aurait sortis aurait été chassé comme un beau diable : "Vade retro Satanas".

Une pensée quand même pour l'ancienne première adjointe, conseillère municipale, intercommunale et départementale, malade et mise en quarantaine dans une maison de cure ariégeoise... atteinte à coup sûr par un coronavirus politicien chinois particulièrement résistant.

NB : le maire va finir son mandat sur les chapeaux de roues : un conseil municipal le 10 février (réservé aux comptes administratifs) et un autre le 9 mars (préparation des élections ?). A un tel rythme de réunions, c'est sûr, il va se présenter ! Son annonce de se retirer n'aura été qu'un leurre pour mieux se lancer, un moyen déjà éprouvé par ses amis le Marcel de Sélestat et le Gilbert de Colmar.

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14 janvier 2020

Les Verts et l'extrême-droite !

Dans un commentaire, un nouvel arrivant sur mon blog (pseudo Astro1) s'est un peu énervé et a exprimé sa colère à travers plusieurs posts si agressifs que j'ai supprimé l'un d'entre eux qui était particulièrement violent. L'un des commentateurs, qui semble être un citoyen de Thanvillé, s'était exprimé sur la dérive droitière voire extrême-droitière de certains écologistes. Astro1 a répondu en ces termes : "Tomber dans les griffes de l'extrême droite.... je connais pas d'écologiste qui passe à l'extrême droite, puisque cette formation représente tout l'inverse.A ce propos, je publie ci-dessous un article de presse paru le 5 janvier 2020 concernant la situation politique en Autriche où conservateurs et écologistes gouvernent avec le soutien de l'extrême-droite. On peut se poser des questions sur l'idéologie globale du programme de gouvernement : plutôt écologiste ? plutôt de droite ? ou même d'extrême-droite ?

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26 décembre 2019

Manifestations à Mayotte

"On ne va pas supporter ça longtemps" dit le préfet.

mayotteLe préfet de Mayotte Jean-François Colombet a promis lundi, sur la chaîne Mayotte la 1ère, de "s'occuper" des "meneurs", qui depuis plusieurs semaines, sont soupçonnés d'être les responsables des affrontements et violences qui secouent l'île, notamment à Koungou, commune limitrophe du chef-lieu  Mamoudzou.

"On ne va pas supporter ça plus longtemps", a déclaré le préfet, alors que des violences ont lieu quasiment toutes les nuits entre jeunes de bandes rivales de Koungou et Majicavo, mais aussi contre les forces de l'ordre et contre la population, qui se retrouve agressée et rackettée par ces jeunes, notamment lors de barrages improvisés sur la RN1, axe stratégique de Mayotte. 

"Cette situation que nous vivons est inacceptable. Les Mahorais (...) qui respectent la loi ne l'acceptent pas, et je ne l'accepte pas, nous allons donc y mettre un terme", a promis Jean-François Colombet.

Selon lui, "il faut distinguer deux publics parmi ceux qui aujourd'hui troublent l'ordre public". Il y a d'abord "les meneurs, les violents, souvent les plus âgés. Ils ne sont pas très nombreux, une cinquantaine, nous allons nous occuper d'eux", a-t-il assuré.

Sept ont déjà été interpellés "ce week-end", a-t-il précisé: "un Mahorais et six étrangers".

Selon lui, "les jeunes gens (en situation irrégulière, ndlr) qui ont été violents au cours des dernières journées n'ont plus d'avenir à Mayotte, je le dis solennellement. L'Etat gardera la mémoire de tout ce qui s'est passé", a affirmé le préfet.

"A côté, a-t-il poursuivi, il y a tout un tas de gamins, sans doute beaucoup plus fragiles, beaucoup plus manipulés. Il faut qu'on les traite comme ils sont, c'est-à-dire comme des enfants. Quand vous avez face à vous des enfants de 10 ans, vous pouvez pas les traiter comme un enfant de 17 ans ou un jeune majeur violent", a-t-il insisté.

Le préfet "appelle au sursaut les parents, pour qu'ils prennent leurs responsabilités. Un enfant de 10 ans n'a rien à faire avec un parpaing dans la main".

"J'appelle à une mobilisation générale sur le sujet", a encore dit le préfet.

Actuellement, près de la moitié de la population de Mayotte (256.000 habitants au dernier recensement INSEE en 2017) est étrangère, et la majorité est en situation irrégulière en provenance de l'Union des Comores.

(Publié dans "Tahiti.info", mais pas dans les journaux métropolitains. Mais pourquoi, Macron, au lieu d'aller en Côte d'Ivoire avant Noël, n'est-il pas allé à Mayotte ?)

8 janvier 2020

Au nom du droit des animaux ?

Protégés de la chasse, les sangliers prospèrent dans une ville d'Israël

Une demi-douzaine de sangliers sauvages broutent l'herbe sur un terre-plein. Un vieil homme s'approche et tente de les chasser d'un mouvement de bras. En vain. Les suidés trottinent quelques mètres plus loin et recommencent à paître. A Haïfa, dans le nord d'Israël, des dizaines de familles de phacochères viennent ainsi pique-niquer en ville depuis que la nouvelle mairesse élue en novembre 2018, Einat Kalisch-Rotem, a interdit de les chasser au nom du droit des animaux.

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Troisième ville d'Israël avec ses 300.000 habitants, Haïfa est implantée au pied du Mont Carmel où vivent sangliers, renards, chacals et autres animaux sauvages, tous protégés par les lois israéliennes. Adeptes de plantes et de baies sauvages mais aussi fouilleurs de poubelles, les sangliers descendent depuis longtemps de nuit dans les rues de Haïfa en quête d'eau et de nourriture.

Ces derniers mois, les citadins ont toutefois dit constater une recrudescence de ces omnivores, retournant la terre des jardins publics et renversant de larges poubelles pour y trouver des restes.

Cette présence accrue suscite un intense débat local entre les défenseurs de la cause animale et des habitants cherchant par tous les moyens à se débarrasser de ces bêtes urbaines, que l'on voit désormais traverser les rues en plein jour, voire se reproduire dans les parcs publics. "Ils ont fait de nos vies un enfer", crie une dame devant une petite horde de cochons sauvages. "Avant, ces cochons ne venaient que la nuit quand il n'y avait personne à l'extérieur, mais aujourd'hui ils se baladent en plein jour", renchérit Ilana Dihno, coorganisatrice d'une manifestation anti-sangliers en décembre. "Nous avons choisi de vivre dans une ville, pas dans une jungle", peste-t-elle.

"Bonjour aux sangliers"

Ces derniers mois, aucune attaque de sanglier sur des humains n'a été recensée à Haïfa. Mais la présence diurne de ces animaux, pouvant faire jusqu'à deux mètres de long, suscite néanmoins la crainte de certains habitants. "Lorsqu'ils approchent de nos maisons et de nos jardins, nous avons peur pour nos enfants", résume Avital, une habitante qui préfère ne pas donner son nom de famille. "Des enfants vont peut-être faire peur aux marcassins, et les sangliers adultes risquent alors de venir à leur secours en les attaquant", craint-elle, réclamant des actions musclées pour refouler ces fouisseurs.

Une peur évacuée par Sarit Shaï, une autre résidente qui ne cache pas nourrir les cochons. "Ils cherchent une place où vivre (...) Ils étaient ici bien avant nous", souligne-t-elle. Jusqu'à l'élection de Mme Kamisch-Rotem l'an dernier, la ville permettait à des périodes précises d'abattre les sangliers afin de contrôler leur population. En l'absence de prédateurs naturels à Haïfa, leur nombre peut s'accroître rapidement.

Mais la nouvelle mairesse, première femme à diriger l'une des trois plus grandes villes d'Israël, a mis fin à ces chasses au nom de leur droit à la vie.

Haïfa est à majorité juive, avec une forte minorité arabe en grande partie musulmane. Or ni les juifs ni les musulmans ne mangent en théorie de porcs et de sangliers, considérés comme impurs.

Mme Kamisch-Rotem a appelé à trouver des alternatives à la chasse pour maintenir les sangliers hors de la ville, en s'assurant notamment qu'ils aient assez de nourriture dans la nature.
La mairie incite aussi à la tolérance envers ces animaux sauvages de plus en plus urbains.

Sur sa page Facebook, on peut ainsi écouter des enfants chanter sur fond de musique rock leur amour --non gastronomique-- des sangliers: "Une fille de Haïfa n'a pas peur de deux défenses et de poils fins comme une brosse, elle dit bonjour aux sangliers".(selon AFP)

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23 décembre 2019

Macron en Côte d'Ivoire

Un meeting de l’opposition interdit pendant la présence du président français !

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Le meeting de l’opposition ivoirienne, qui devait se dérouler samedi, lors de la visite du président français Emmanuel Macron, a été interdit par les autorités ivoiriennes.

La mairie de Yopougon – quartier réputé acquis à la cause de l’opposition ivoirienne – a pris un arrêté « interdisant toutes manifestations publiques pouvant entraîner des mouvements de foule sur les espaces ouverts de la commune ». L’arrêté signé du maire Gilbert Koné Kafana (du parti au pouvoir) dont Ebunie Today a eu copie précise que cette interdiction s’étend « du 16 décembre 2019 au 5 janvier 2020 » ; période durant laquelle le président français séjournera en Côte d’Ivoire.

Emmanuel Macron doit se rendre en Côte d’Ivoire du 20 au 22 décembre, pour célébrer les fêtes de fin d’année en compagnie des forces françaises stationnées dans le pays et renforcer les relations bilatérales.

La décision du maire vient contrecarrer les plans des deux coalitions d’opposition, la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CRDP) et Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) qui avaient appelé à un meeting commun sur la grande place FICGAYO de Yopougon. La mairie avait déjà refusé une première date pour ce meeting, le 14 décembre, expliquant que la place était déjà prise par une autre manifestation.

Pour un cadre du Front populaire ivoirien le parti au pouvoir veut fermer la bouche à tout opposant à l’occasion de l’arrivée de M. Macron, réfutant la logique d’un quelconque trouble à l’ordre public mais évoquant bien plus une manœuvre politicienne visant à museler.

La CRDP a été lancé à l’initiative du premier parti d’opposition ivoirien, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dirigé par l’ex-président Henri Konan Bédié. EDS est proche du FPI, l’autre grand parti d’opposition de l’ex-président Laurent Gbagbo. (Anderson Diédri, blogueur à "Eburnie today")

9 décembre 2019

Conseil municipal de la Saint-Nicolas à Villé

Les élus présents au complet ?

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Il fallait s'y attendre ! Comme beaucoup de monde dans la vallée, le maire de Villé a dû croiser la conseillère départementale, encore toujours élue municipale, et s'est-il dit qu'il devait profiter de son passage dans la vallée pour organiser une réunion du conseil municipal, qui pour une fois pourrait siéger au grand complet, et sans se déplacer en Ariège. 

Alors, vite, un ordre du jour a été établi ! Même Saint-Nicolas y trouve son compte avec un programme de travaux forestiers (sur les chemins manquant d'entretien depuis des décennies ?) qui devraient à l'avenir lui permettre de se déplacer plus facilement ! Peut-être les propriétaires forestiers, qui ont laissé leur revenu de la chasse à la commune, s'y retrouveront-ils  enfin aussi. 

Une invitation a été envoyée aux conseillers, et publiée dans la presse, avec comme date et heure :

Lundi, 9 décembre 2019 à 20h00 à la mairie !

Evidemment la réunion est publique. Et peut-être un participant ou deux annonceront-ils leur candidature aux municipales de mars 2020 ?

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20 janvier 2020

Pièges à VTT

De véritables pièges sur les sentiers mettent en danger la vie des vététistes lors de leurs efforts en montagne. Un nouvel exemple vient d'en être donné en Isère. Mais que faire face à la malveillance pure ?

La montagne est un terrain de jeu dangereux toute l'année. En hiver bien évidemment pour les skieurs et snowboardeurs, mais aussi l'été pour les vététistes. Jeudi dernier, sur la commune de Plateau des Petites Roches, en Isère, l'un d'eux a été stoppé net en plein effort par un fil qui l'entaille à la gorge. « Un fil mince et solide » tendu « « à hauteur de visage par une perche planquée dans les buissons » expliquera le vététiste. Ce dernier a été fauché alors qu'il montait : dans le sens de la descente, on préfère ne pas imaginer les proportions effroyables qu'aurait prises cette simple « estafilade à la jugulaire ».

Outre un signalement effectué à la gendarmerie, la victime adressera son témoignage circonstancié à la "Mountain Bike Foundation". Depuis, l'histoire fait le tour des réseaux sociaux, ravivant de nombreux témoignages qui montrent que le cas n'est malheureusement pas isolé.

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Des pièges minutieusement intégrés au paysage

Même s'il ne faut pas noircir le tableau, les pièges « anti-vététistes » existent sous diverses formes, toutes plus abjectes les unes que les autres : fils et câbles tendus, planches à clous soigneusement enterrées (voire minutieusement dissimulées sous les feuilles), tessons de verre, rochers déplacés en sortie de virage. Ils ne sont pas seulement faits pour contrarier les vététistes en les détournant (comme il peut arriver avec la « simple » obstruction d'un sentier) mais bel et bien pour blesser. Les forums de pratiquants regorgent de témoignages édifiants.

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Ces actes de malveillance sont des infractions pénales qualifiables de délit et, potentiellement, de crime. Comme la haine et imbécillité, on ne peut espérer les voir disparaître totalement. Et si l'on peut espérer que les verdicts rendus par la justice aient quelque effet dissuasif, il faut les faire connaître. À l'image de ce retraité condamné en 2015 à neuf mois de prison dont un ferme, assorti d'une mise à l'épreuve et de l'interdiction de détenir une arme, et d'emprunter les chemins ruraux, forestiers et vicinaux de la commune, pour avoir installé herses et fers à béton préalablement meulés en pointe sur un sentier.

Prévenir et signaler

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Ces faits sont vieux comme l'histoire d'une cohabitation difficile, entre vététiste et marcheurs, et surtout entre vététistes et chasseurs. Ces conflits d'usage furent à l'origine de diverses associations défendant les intérêts des cyclistes : Collectif des Vététistes en Colère, ou Moutain Bike Foundation (MBF). Aplanir par le dialogue des dissensions somme toute « naturelles » fut une des premières missions de la MBF, dont diverses initiatives ont découlé de cette volonté d'entente. « Nous avons vite compris que de réactifs, il nous fallait devenir pro-actifs » nous expliquait son président, M. Kostia Charra. Il fallait prendre les devants, prévenir les conflits avant qu'ils n'adviennent, et montrer patte blanche au nom de la communauté du VTT. Ainsi s'est bâtie une politique d'aménagement concertée des sentiers et, plus largement, la promotion d'une éthique vététiste « durable et responsable ».

Quant aux événements fâcheux toujours susceptibles d'intervenir, il faut rappeler l'existence de "l'application Suricate", créé pour faire remonter « les problèmes que vous rencontrez lors de vos loisirs et activités sportives de nature. Une erreur de balisage, un panneau défectueux, un problème de pollution, un besoin de sécurisation, un conflit avec un propriétaire ou d'autres pratiquants... » (selon "Vélo Magazine")

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7 décembre 2019

La conseillère est de retour ?

Incroyable, mais vrai !

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La conseillère aurait-elle abandonné l'Ariège pour revenir quelques jours dans son cher Val de Villé ? Elle aurait été reconnue à plusieurs reprises ces derniers jours, et hier soir le voile a été définitivement levé : elle a défilé à travers le bourg-centre en tête du cortège des enfants, déguisée en Saint-Nicolas. Mais elle n'était visiblement pas seule. Elle était accompagnée d'une personne déguisée en père fouettard. Certains spectateurs auraient reconnu le maire de Villé, d'autres plus perspicaces sont persuadés que c'était le président du conseil départemental Frédéric Bierry. Pour moi, je pencherai pour Fredo le schirmeckois, car la promenade aurait été précédée dans la nuit du 5 au 6 décembre d'une distribution à deux de la "lettre du canton de Mutzig". Le plan de distribution était d'ailleurs plus ou moins bien au point, puisque certains destinataires n'ont pas reçu cet intéressant courrier, alors que d'autres l'auraient trouvé deux fois dans leur boîte aux lettres. 

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8 décembre 2019

Les Polonais défendent leurs juges

Un interminable bras de fer

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Dimanche dernier, les Polonais des villes sont descendus nombreux dans les rues pour défendre leurs juges, effectivement de plus en plus menacés par les tentatives obstinées du pouvoir national-populiste de les mettre au pas de l’exécutif, et d’en faire autant que se peut un instrument malléable. 4 années que cela dure, avec aujourd’hui une belle mobilisation des citoyens. En Pologne, les juges et le droit sont marqués au corps, comme on dit au rugby.

C’est une vieille histoire, déjà. Le gouvernement PiS avance ses pions, avec obstination, depuis presque 5 ans maintenant. Et il se heurte à une opposition consciente et résolue – bien que minoritaire : la société polonaise est clivée, toujours davantage, semble-t-il. Ville versus campagne, et dans les grandes villes mêmes, bourgeoisie branchée relativement europhile versus classes inférieures/moyennes… Mais le PiS demeure largement majoritaire, à cause de de cela précisément. La situation est donc plutôt bloquée.

Les juges polonais, en tout cas, font toujours davantage l’objet de contrôles serrés, y compris de contrôles fiscaux impromptus et arbitraires. Plus encore, le parti populiste au pouvoir, le PiS (« Droit et Justice »!) a concocté d’ingénieuses procédures disciplinaires qui peuvent aboutir à des suspensions, et même à des radiations. Le but n’est nullement d’atteindre à davantage de rigueur dans l’exercice de leur profession par les juges ; globalement, on ne voit pas ce qu’on pourrait reprocher aux magistrats polonais – pas davantage qu’à ceux de certains pays plus à l’ouest, par exemple… Non, leur but, c’est bel et bien d’articuler le législatif avec l’exécutif, national-conservateur, pour en faire un instrument de ce dernier.

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Dimanche dernier, des milliers de personnes (environ 2000 à Varsovie) sont descendues dans les rues pour défendre leurs juges, et avec eux, le droit lui-même. Ils savent bien que la soumission des magistrats aurait pour conséquence l’effacement et peut-être, la disparition des droits et de l’Etat de droit. On est d’ailleurs frappé par la différence avec les manifestations qui ont marqué les esprits en 2017, sur le même thème et avec les même revendications de défense de la justice : il y a 2 ans, les Polonais étaient beaucoup plus nombreux dans les rues, peut-être 35 000 au total, et tenaient des chandelles qui formaient symboliquement une route de lumière en ces temps de menaces et de ténèbres.

Le motto de ce dernier weekend était en somme : « Nous sommes la nation, et nous soutenons les juges ! » et comme depuis que les menaces sur l’État de droit se sont précisées (à partir du moment où le PiS s’est senti solide, hélas, sur sa base populaire et électorale), le mot Konstitucja (Constitution) ! pouvait se lire partout.

Les Polonais  plus si jeunes et ceux d’entre eux qui bénéficient de la meilleure mémoire se souviennent des combats contre le stalinisme et pour la liberté ; ils se souviennent des temps héroïques de Solidarność (qui hélas, a beaucoup changé depuis 1989!). Actuellement, ils ont la puissante impression de revenir à la case départ… Désespérant ? Non, il en faudrait plus que cela. Et la pression des institutions de l’Union européenne ne faiblit pas. C’est bien heureux pour ce pays qui, malgré ce que projettent les expectorations ultra-nationalistes qu’on y inflige sans cesse aux citoyens d’esprit ouvert, a fait un bond en avant impressionnant après son adhésion à l’UE, en 2010.

Comme dans d’autres pays d’Europe Centrale, la tâche est rude pour l’UE  : il s’agit de séduire derechef les Polonais, tout en restant intransigeant quant aux principes du droit.Quitte a parâtre arrogant ou méprisant. Rude tâche, oui. (Marc Chaudeur, "Euro-journalist")

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10 décembre 2019

Deux ans après Irma...

... Saint-Barth connaît une reprise économique éclair

Saint_BarthDévastée par l'ouragan Irma en septembre 2017, la petite île antillaise de Saint-Barthélemy, haut-lieu de la jet set internationale, connaît une reprise économique éclair, et s'attend à une saison touristique record.

Deux ans après le passage de l'ouragan, "le redressement est assez remarquable", apprécie Gilles Genre-Grandpierre, directeur de l'Iedom (Institut d'émission des départements d'outre-mer, filiale de la Banque de France).
Quasiment tous les hôtels de luxe ont rouvert leurs portes et le taux de réservations est au beau fixe. "On attend 20% de plus que pour 2016 qui était un record de fréquentation", se félicite Nils Dufau, président du Comité du tourisme. "Et la saison a commencé plus tôt que d’habitude, dès début novembre". Aux Antilles, la saison touristique s'étend de décembre à avril.
Le taux de chômage, qui avait connu un pic après l'ouragan, est redescendu autour de 4%. 
La Collectivité d'outre-mer, qui n'a ni dette ni emprunt en cours, a terminé l'année 2018 avec 72 millions d'euros de recettes réelles, une baisse de seulement 6% par rapport à l'exercice précédent.
Une performance alors que l'ouragan Irma, de catégorie 5, qui a tué 11 personnes à Saint-Martin, île voisine de Saint-Barth, et endommagé 95% du bâti des deux territoires, est la catastrophe naturelle la plus chère de l'histoire de France. A Saint-Barth, -24 km2 et moins de 10.000 habitants-, les assurances ont versé plus de 830 millions d'euros d'indemnités.
Si l'île, prisée par les célébrités et les grandes fortunes, s'est vite redressée -on ne voit quasiment plus de traces du passage d'Irma-, c'est parce que la Collectivité, les entreprises et nombre de particuliers ont pu engager des fonds pour réparer, sans attendre les assurances.
"Nous avions un excédent de trésorerie qui a été bénéfique. Nous avons repoussé les projets prévus et mobilisé les fonds sur les réparations", explique le président de la Collectivité, Bruno Magras (Les Républicains). 
La chance de Saint-Barth a aussi été la remise en route rapide des usines de traitement des déchets, de production d'eau et de la centrale EDF. "Nos principales infrastructures ont tenu. Ce n'est pas dû au Saint-Esprit mais à la qualité du bâti", dit-il.
La perte de recettes publiques sur la taxe de séjour (-66% en 2018) a été compensée par le boum du BTP dû à la reconstruction. Tout ce qui entre sur l'île, via le port, est taxé à hauteur de 5% de sa valeur ; ces droits de quai ont rapporté plus de 18 millions d'euros à la Collectivité. 
 

"Pas de miracle"

Les taxes sur l'immobilier, principale manne financière de la Collectivité, n'ont été que peu impactées et la crise post cyclonique n'a pas freiné l'enthousiasme des investisseurs.
"Il n'y a pas de miracle. C'est le résultat d'une gestion rigoureuse depuis 25 ans, et le bénéfice des choix de développement touristique effectués il y a des années", commente Bruno Magras.
Depuis onze ans, Saint-Barth est passée de commune de Guadeloupe à Collectivité d'Outre-mer, ce qui lui a permis de récupérer de nombreuses compétences (urbanisme, fiscalité, social, énergie, etc.), et d'améliorer la réactivité administrative. 
Après Irma, les projets de reconstruction à l'identique ont pu se passer de permis de construire. "J'ai fait face à un tollé, mais nous n'avons pas eu de désagréable surprise", assure M. Magras. 
La pression démographique a encore augmenté depuis l'ouragan, mais elle est limitée par une profonde crise du logement. Le prix locatif est estimé à 2.000 euros mensuels… par chambre. Même les bons salaires ont du mal à se loger, et beaucoup de familles qui vivaient sur l'île depuis des années ont dû partir. 
"On perd des gens utiles", reconnaît Bruno Magras. "Mais le coût élevé de la vie et l'absence de logements permettent à Saint-Barth de maintenir un équilibre démographique. C'est égoïste, mais la charité bien ordonnée commence par soi-même".  
La Collectivité prévoit tout de même de construire de nouveaux logements pour les enseignants et le personnel de santé, indispensables pour l'île. (selon AFP)

11 novembre 2019

Novembre 1918 : les comités de soldats et d'ouvriers (soviets)

Armistice : 11 novembre - arrivée des troupes françaises : 25 novembre

armistice_1918L'histoire nous apprend que le 11 novembre 1918 l'armistice fut signé avec le maintien des troupes sur les lignes de front (en Alsace sur la ligne bleue des Vosges). On peut donc se demander ce que le 25 novembre suivant les troupes françaises venaient faire à Villé.

C'est tout simple : les troupes allemandes stationnées à Sélestat, dans l'importante caserne Schweisguth, s'étaient révoltées contre leurs officiers, et avaient instauré des "comités de soldats et ouvriers" (soviets), comme dans toutes les villes de garnison alsaciennes et allemandes. Le gouvernement allemand a donc appelé à l'aide les troupes françaises, qui ont encerclé et réduit à l'état de ruines la caserne occupée par les soldats révoltés. L'intérêt commun d'empêcher l'Allemagne de tomber dans le camp soviétique avait prévalu.

La caserne Schweisguth est restée en l'état jusque dans les années 1980. Elle fut transformée en lycée en 1990.

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Images du "soviet" à Strasbourg

Affiche révolutionnaire

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Manifestation à Strasbourg, le 22 novembre 1918

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Réunion du Comité de soldats

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Le drapeau rouge sur la cathédrale

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27 octobre 2019

Fantastique Haut-Koenigsbourg

La conseillère revenue pour Halloween ? 

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Après l'échec manifeste des battues dans la vallée, les élus à la recherche de notre conseillère, ont dû se retourner vers la piste de l'Ariège et du village de Teilhet, cette petite localité au pied du château de Montségur. Car c'est dans cette célèbre forteresse cathare qu'elle se serait entraînée et aurait préparé son retour en Alsace, pour les fêtes de Halloween au Haut-Koenigsbourg, organisées sous l'égide du CD67.

Et ce serait elle qui jouerait le rôle de sorcière-fantôme dans les animations. En fait, elle se serait préparée en cachette depuis plus d'un an loin de ses bases et seul le président Fredo était au courant de l'affaire. C'est certainement la raison de son hilarité lors des battues citoyennes. Farceur, va !

En tous cas voici ce qui paraît ce jour dans la newsletter du CD67 (photo comprise) : "Du 23 octobre au 2 novembre, le château se pare de ses habits les plus obscurs et mystérieux. L'automne est la saison idéale pour les elfes, sorcières, dames blanches, loups garous, vampires, … qui sortent de leurs cachettes pour mieux surprendre petits et grands.

Au programme : atelier famille sur les origines d'Halloween, visite sur le médiéval fantastique, balade elfique, contes sur le bestiaire et surtout 2 soirées où l'étrange se mêle au maléfique.

Vous avez dit fantastique ? Fantastique HK !" et un peu plus loin : "Dans le cadre d'une semaine fantastique, les animations vont se succéder du 23 octobre  au 2 novembre inclus : retrouvez ici toute la programmation !"

Voici pour rappel les titres de ces animations

  • Jack'O Lantern et les betteraves grimaçantes
  • Bestiaire bavard
  • Eleneth, l'alliance retrouvée
  • Quand la nuit tombe…
  • Le côté obscur...
  • Médiéval et fantastique !

 

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Et un an d'entraînement secret à tout cela pour la conseillère, c'était très éreintant. Et les quelques milliers d'€ obtenus sont une indemnité bien méritée mais très insuffisante.

Fredo lui aurait aussi promis une place bien au chaud ? Reste à savoir laquelle.

1 novembre 2019

Poubelles à Villé : rien ne va plus

A la mairie, aucune promesse tenue !

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Depuis 2010, le même problème revient régulièrement : les poubelles de la montée de la croix ne sont pas toujours ramassées. Et pour cause : la rue est bloquée par des voitures en stationnement qui empêchent les camions-poubelles du SMICTOM de passer.

Le 2 juin 2017, les riverains apprennent que face à cette situation le SMICTOM envisage même de supprimer la tournée dans cette rue. Excédés, ils demandent une réunion avec le maire et les services du SMICTOM. Réunion qui a lieu le 11 juin. Le maire s'engage :

  •  à prendre un arrêté municipal d'interdiction de stationner à l'endroit posant problème.
  •  à faire poser un panneau fixe réglementaire signifiant l'interdiction.
  • à informer par courrier tous les habitants du quartier.

Hélas, au courant de l'été 2019, à plusieurs reprises, la rue est restée obstruée. Et pour cause : le maire n'a tenu aucune de ses promesses !

Certains riverains ont tenté de contacter la mairie en ce jeudi 31 octobre : ils se sont heurtés à une mairie fermée ! Quant au maire et à l'adjoint compétent appelés téléphoniquement, en cette veille de Toussaint, ils font les morts et ne décrochent pas.

De guerre lasse, les riverains sont partis déposer leurs sacs poubelles devant la porte d'entrée de la mairie. Histoire de rappeler ses engagements au premier magistrat.

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* Alerte générale : des voleurs auraient été vus lors de la soirée Halloween et ont dérobé des sacs devant la mairie. La municipalité appelle les témoins à se faire connaître auprès des autorités compétentes !

30 octobre 2019

A la comcom de Villé, on parle de bornes

En ce mois d'octobre, grande réunion du conseil communautaire de la vallée de Villé. Avec des histoires de bornes : d'abord celles que dépassent  la délégation du bourg-centre, avec seulement 50% de présence de ses délégués. Les éternels absents : la conseillère départementale et le spécialiste de l'urbanisme ! A l'heure où le conseil municipal de cette commune obtient un cinquième siège de délégué à partir de 2020, ça ne fait pas très sérieux.

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La deuxième affaire de bornes concerne pourtant directement Villé qui réclamait... une borne de réparations de vélos, place de la gare, et qui l'a obtenue. Si les délégués avaient été au complet, peut-être en obtenaient-ils deux ? 

Une telle borne existe déjà à hauteur de la comcom, route de Bassemberg ... à un endroit où ne passe aucune piste cyclable. Belle logique ! Mais enfin, c'est mieux que rien, admettons. Et place de la gare de Villé, où il n'arrive plus ni trains ni pistes cyclables, ce n'est pas plus illogique.

  • Extrait du PV de la réunion plénière de la comcom :

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4 novembre 2019

Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz

Le vrai visage de la firme Bayer qui s'est payée Monsanto pour 59 milliards d’euros !

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Sous le régime nazi, Bayer, alors filiale du consortium chimique IG Farben, procéda à de nombreuses expériences médicales sur des déportés qu’elle se procurait dans les camps de concentration.

Voici des extraits de cinq lettres adressées par la Maison Bayer au commandant du camp d’Auschwitz, publiées dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant.

Les lettres, trouvées à la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge, datent d’avril-mai 1943.

Première lettre : » En vue d’expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous. »

Deuxième lettre : » Nous accusons réception de votre lettre. Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. « 

Troisième lettre : » D’accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très prochainement. « 

Quatrième lettre : » Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. « 

Cinquième lettre : » Les expériences n’ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. « 

IG Farben, le consortium de Bayer, a également fourni aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz, et a massivement exploité la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines.

Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg, puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique, malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

(selon Yannis Youlountas - "Antifa")

Video : extrait de "Nuit & brouillard"

Jean Ferrat - Nuit et Brouillard

9 octobre 2019

Usines à bébés au Nigeria

La police libère 19 femmes enceintes

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Dix-neuf jeunes filles enceintes âgées de 15 à 28 ans ont été secourues dans une « usine à bébés », a annoncé ce lundi la police de Lagos, alors que le pays est confronté à d’importants réseaux de trafic d’êtres humains.

« Nous avons été informés des activités de certains individus qui gardaient des femmes enceintes et des bébés pour les vendre après accouchement », a déclaré le porte-parole de la police, Bala Elkana, indiquant aussi que quatre nourrissons ont pu être sauvés.

Deux suspects arrêtés

L’opération de police a été menée le 19 septembre dernier et concernait quatre sites, trois maisons résidentielles et un hôtel à Isheri Osun, en périphérie de la capitale économique du pays. Le porte-parole de la police a précisé que deux suspects avaient déjà été arrêtés. Un troisième a pris la fuite.

Selon Bala Elkana, certaines femmes secourues « ont été trompées, elles pensaient venir à Lagos pour trouver un emploi et se sont retrouvées piégées ». Il a également affirmé que d’autres « savaient parfaitement ce qu’elles venaient faire » et espéraient gagner de l’argent. Les enfants étaient vendus 300.000 nairas (760 euros) pour les filles, et 500.000 (1.265 euros) les garçons a-t-il assuré.

Un crime répandu au Nigeria

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Le trafic humain est le troisième crime le plus répandu au Nigeria, derrière la fraude et le trafic de drogue, selon les Nations unies. Le sud-est du pays est particulièrement touché par le trafic d'enfants. Plusieurs maternités illégales ont été découvertes dans cette partie du pays ces dernières années.

Dans certains cas, des jeunes femmes s’y étaient réfugiées volontairement pour échapper aux vives critiques liées aux grossesses hors mariage dans la société nigériane. Ces femmes touchent une part de l’argent obtenu avec la vente de leur bébé. Des informations ont également fait état de cas de jeunes femmes enlevées et forcées à tomber enceintes par des trafiquants d’êtres humains. Les personnes qui achètent les bébés sont le plus souvent des couples généralement issus de milieux aisés qui ne peuvent pas concevoir d’enfants. (selon AFP)

8 octobre 2019

Steige : où étaient les élus bas-rhinois de la montagne ?

La fête de la montagne vosgienne se tient tous les ans ! Cette année c'est le Bas-Rhin qui avait le bonheur de l'accueillir à Steige. On aurait pu s'attendre à voir la visite d'un élu départemental ! Hélas, pas un ne s'est déplacé !

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On savait que la Frédérique de Villé (bourg-centre qui n'est pas classé "zone de montagne") vice-présidente du comité de Massif s'occupait des premiers contreforts pyrénéens, et ne pouvait donc être présente. L'aérodrome de montagne du VVF d'Albé n'est pas encore opérationnel pour accueillir son avion personnel au cas où elle aurait voulu venir pour une visite éclair. 

On aurait pu s'attendre que le président du CD67 la remplace, surtout qu'il est l'élu de Schirmeck (bourg-centre de la vallée de la Bruche classé en "zone de montagne"). Va savoir pourquoi une telle différence entre ces deux bourgs-centres.

La vraie question, c'est de savoir où a passé le président Bierry. Et ce n'est pas difficile à trouver : à Schiltigheim ! avec son "ami" de la Chambre des Métiers Bernard Stalter (autrefois voyageur accompagnateur en Afrique de Guido Kennel, le président précédent du CG67) ! Déguster une bière industrielle plutôt qu'une bière artisanale de  la vallée ? Et pour refuser une médaille, comme l'attestent "Les chuchotements" de la presse régionale !

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Le lundi, c'est le jour des Chuchotements, la rubrique des indiscrétions politiques des DNA et de L'Alsace.

Coup de théâtre dimanche matin à la cérémonie de remise de diplômes et de distinctions de l’artisanat organisée par la Chambre de métiers d’Alsace (CMA), à Schiltigheim. Frédéric Bierry a refusé la médaille d’honneur en or de la CMA que le président Bernard Stalter souhaitait lui remettre. Contrairement à leur collègue, Brigitte Klinkert et Jean Rottner l’ont acceptée.

Le refus du président du Conseil départemental du Bas-Rhin « n’a pas été compris » par les 500 artisans présents, explique-t-on à la CMA. « Les artisans sont choqués et s’interrogent sur les raisons qui ont poussé à cette attitude. »

Frédéric Bierry a expliqué être « mal à l’aise avec les médailles » en proposant de décerner la médaille qui lui était destinée aux épouses et époux des artisans qui ont été honorés par la médaille de 50 années de brevet de maîtrise. « Je fais mon travail d’élu, c’est seulement normal », insiste le président du Bas-Rhin en estimant ne pas avoir besoin de médaille pour cela. À la CMA, on parle de « maladresse ». Frédéric Bierry invoque « une ligne de conduite ».

On pourrait cependant imaginer un autre scénario : ce sympathique Fredo risque en 2021 d'être immolé sur l'autel de la Collectivité Européenne d'Alsace. La solution de repli pourrait être le Sénat. Et il y a plus de grands électeurs du côté de Strasbourg et Schiltigheim qu'au fond d'une petite vallée vosgienne en voie de désertification. Ah la com avant tout et au service des intérêts politiciens, au détriment des intérêts collectifs !

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  • A noter quand même parmi les personnalités présentes à Steige, le président de la comcom Jean Marc Riebel qui ne s'est jamais offusqué du fait que seule une moitié des communes de la vallée figurait en "zone de montagne". C'est vrai qu'il n'a pas l'ambition de devenir sénateur. Il a quand même publié deux photos sur sa page facebook : saluons ce courage politique de celui qui lors d'une réunion publique du PLUi a expliqué la différence entre "zone de montagne" et "zone de massif". Il fallait l'oser.

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7 octobre 2019

En Martinique, un port de plaisance construit en toute illégalité

Les dirigeants d'une société de carénage, le maire de la commune du Marin et l'ancien directeur de la mer ont été mis en examen par le parquet de Fort-de-France.

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Ce devait être à la base une aire de carénage par délégation de service public confiée à l’entreprise Carenantilles. La mairie du Marin, sous-préfecture du sud de la Martinique, avait en effet confié en 2014 à Jean-Louis Lucy de Fossarieu et son fils Arthur, patrons de Carenantilles, l’exploitation du centre de carénage local. Mais les Lucy de Fossarieu l’auraient transformé en rutilant port de plaisance, y ajoutant des pontons capables d’accueillir deux méga yachts et 70 bateaux, le tout… pour leur usage personnel. Le 20 septembre, Jean-Louis et Arthur Lucy de Fossarieu, le maire du Marin et ancien sénateur (Parti progressiste martiniquais, gauche) Rodolphe Désiré, ainsi que l’ancien directeur de la mer de Martinique, Michel Pelletier, ont été mis en examen.

«Favoritisme», «recel de favoritisme», «corruption active et passive», «concussion», «abus de biens sociaux», «travail dissimulé», «blanchiment de fraude fiscale», «exercice sans autorisation d’une activité nuisible à l’eau»…, pas moins de onze chefs d’accusation sont égrenés par le procureur de la République, Renaud Gaudeul, dans un communiqué diffusé le 23 septembre. Rodolphe Désiré et Arthur Lucy de Fossarieu ont été placés sous contrôle judiciaire, tandis que Jean-Louis Lucy de Fossarieu a été placé de détention provisoire.

Dénonciation anonyme

L’affaire débute en décembre 2018 par un courrier anonyme envoyé au parquet de Fort-de-France, dénonçant la construction illégale d’un port de plaisance sur la commune du Marin, au profit de l’entreprise Carenantilles. La missive pointe du doigt l’attribution de la délégation de service public, «obtenue dans des conditions illicites», précise le procureur de la République, «car ne respectant pas le principe d’égalité qui doit prévaloir entre les candidats». Puis, en 2017, la mairie aurait attribué un droit d’exploitation pour de nouveaux pontons, dont deux «servant de véritable port de plaisance sans aucun lien avec l’objet initial de la délégation de service public», le tout sans «aucune contrepartie fiscale». Jean-Louis Lucy de Fossarieu aurait obtenu des avantages «grâce à des contreparties offertes à diverses personnes».

Pour les magistrats, le chef d’entreprise aurait également régulièrement utilisé les fonds de ses deux sociétés à des fins personnelles, et notamment au profit de son fils Arthur, 30 ans, cogérant de la société Carenantilles. Ce dernier serait également «complice des faits de travail dissimulé», commis au sein de l’entreprise : les Lucy de Fossarieu auraient mis en place un système de travail occulte, puisque toutes les heures de travail des salariés n’étaient pas déclarées.

Direction de la mer corrompue?

Quant à l’ancien directeur de la mer, Michel Pelletier, il aurait été prévenu par un fonctionnaire des affaires maritimes, et «n’aurait pas réagi», selon nos confrères de Martinique 1re. Vivant désormais en Guyane, il est également soupçonné de corruption passive et de violation du secret de l’enquête. Militaire, il dépend d’une juridiction spécialisée : le parquet de Fort-de-France s’est donc dessaisi de son cas, au profit de celui de Cayenne.

Mercredi 25 septembre, les édiles martiniquais réunis par l’association des maires de Martinique ont exprimé leur soutien à Rodolphe Désiré, indiquant qu’il «avait fait de sa ville l’un des ports de plaisance les plus renommés et plus développés de la Caraïbe». Mais à quel prix? (De Léa Mormin-Chauvac dans "Libération")

3 octobre 2019

Sécurité routière au Burkina-Faso

 Destruction des ralentisseurs sauvages

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Le ministère des Transports du Burkina-Faso a lancé le 27 septembre 2019 à Ouagadougou un plan de démolition des ralentisseurs hors normes et de construction de bandes rugueuses. Les ralentisseurs sauvages, installés par les riverains, sont une pratique courante et dangereuse dans toute l'Afrique. Ouvrages aménagés sur la chaussée pour contraindre physiquement le conducteur à réduire sa vitesse, les ralentisseurs, appelés par le commun des Burkinabè « gendarmes couchés », sont souvent érigés en violation des normes de conception et de construction prévues par les textes en vigueur. Cette situation entrave la fluidité du trafic routier et provoque de nombreux accidents mortels, l’amortissement précoce des véhicules et l’augmentation des temps de trajet.

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L'opération va aussi permettre d’installer des panneaux de limitation de vitesse et des radars fixes interconnectés à des postes de surveillance. En plus, des équipes de contrôle de la vitesse seront déployées sur les axes afin de réprimer les contrevenants. 1 061 ralentisseurs hors-normes ont été identifiés sur l’ensemble des routes bitumées du pays, dont 125 sur les routes nationales RN1 et RN7. En 2018, les routes nationales N°1 et N°7 ont enregistré 188 accidents qui ont fait 261 personnes blessées et 47 tuées.  Le lancement de ces travaux a aussi été l’occasion pour le gouvernement d’interpeller une fois de plus les conducteurs et les usagers de la route au respect du code de la route, afin de permettre au Burkina de retrouver ses lettres de noblesse en matière de sécurité routière. 

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