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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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10 novembre 2021

Abolition de la peine de mort en France

C’était il y a quarante ans. La loi abolissant la peine de mort en France a été promulguée le 9 octobre 1981, au terme d’un long combat incarné par Robert Badinter, l’ancien garde des Sceaux qui l’avait fait voter malgré une opinion publique défavorable.

abolition1Notre pays était le dernier membre de la Communauté économique européenne (ancêtre de l’Union européenne) à l’appliquer.

L’abolition de la peine de mort était une promesse de campagne du candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Mitterrand, élu en 1981.

C’est au tout début du son premier mandat de Mitterrand, et à l’initiative de Robert Badinter qui aura passé sa vie à se battre pour que la justice française ne soit plus une justice qui tue que cette ablation fut votée

Quel que soit le crime d’une femme ou d’un homme, il n’en va pas à un état démocratique comme le nôtre, de lui prendre la vie. Cela est contraire aux droits humains, c’est pratiquer la vengeance, la loi du Talion (« Œil pour œil, dent pour dent »). Ce n’est pas ça rendre justice.

Le combat pour l’abolition universelle continue. N’oublions jamais l’engagement de François Mitterrand, porté par Robert Badinter sans oublier Jacques Chirac qui l’inscrivit dans la Constitution.

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3 novembre 2021

La Toussaint au cimetière de Villé

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En ce premier novembre, jour de la Toussaint, une visite aux morts s'imposait. Outre le recueillement de rigueur, quelques constations s'imposaient :

cimeti_re31) Les allées ont été bien nettoyées. Félicitations au personnel communal.

2) Oui, mais voilà, les tombes à concession échue (portant même une plaque municipale invitant à une nouvelle concession) ont continué à voir pousser des mauvaises herbes de plus d'un demi-mètre de haut ! Il y en a quand même une, envahie par une très vieille végétation, qui s'est retrouvée garnie de deux magnifiques bouquets de chrysanthèmes. Une exception qui confirme la règle...

3) Enfin, une curiosité sur une très ancienne tombe : le locataire est né en 1865, alors qu'il est décédé selon l'inscription en 1848, donc à l'âge de "moins dix-sept ans". S'agirait-il d'une résurrection ? ou d'un défunt migrant,, le cimetière actuel de Villé n'existant que depuis 1920 ?

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11 novembre 2021

Une ministre malgache veut qu'on entende son peuple qui crie famine

Loin des yeux du monde, les Malgaches subissent la première famine officiellement due au réchauffement. A Glasgow pour la COP26, leur ministre de l'Environnement tente de faire entendre leur souffrance et de mettre en garde: ailleurs, "d'autres pourraient vivre" la même chose.

madagascarLa moitié Sud de l'île iconique de l'océan indien est frappée par une sécheresse inédite depuis 40 ans qui a précipité plus de 1,3 million de Malgaches dans une malnutrition aigüe. Et 30.000 d'entre eux souffrent désormais d'une véritable famine, la première provoquée par le changement climatique dû aux activités humaines, a récemment annoncé le Programme alimentaire mondial.

"La situation est critique et les prévisions en termes de pluviométrie ne sont pas bonnes", insiste la ministre de l'Environnement et du Développement durable Baomiavotse Vahinala Raharinirina lors d'un entretien avec l'AFP.

"La désertification, la température de 45°C tout au long de l’année, le manque d’eau, les femmes qui font maintenant 20 km pour aller chercher un bidon d’eau, ça c'est des réalités", poursuit-elle, évoquant la sous-nutrition, les risques de décès, et les maladies provoquées par l'impossibilité pour les habitants de boire suffisamment.

"Depuis une dizaine d’années cette famine est là régulièrement, et depuis quatre ans, c'est chaque année et ça s’intensifie".

Et si la hausse de la température mondiale n'est pas freinée par une réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre, "la situation vécue par le grand Sud de Madagascar actuellement va être la situation de trois-quarts du pays d’ici 2080 ou 2100: ça veut dire plus de 20 millions de personnes qui vont vivre cette situation chaotique".

Alors la ministre a fait le déplacement à la conférence climat de Glasgow, enchaînant rencontres diplomatiques et interviews avec les médias internationaux pour lancer l'alerte. Pour son pays et pour tous les autres également menacés par la multiplication des impacts dévastateurs du réchauffement.

"Il faut prendre leçon des autres, ce qu’on est en train de vivre maintenant, d’autres pourraient le vivre: la désertification, les îles sous l'eau. Une grande partie des territoires du Sud va disparaître, mais même des villes ici dans l’hémisphère nord", met-elle en garde.

 "Empathie climatique" 

Alors "nous devons prendre des décisions et agir pour éviter ce type de situation à d'autres pays".

"On est là pour ça. Si on a mis en place la COP c’est parce qu'on croit en cette capacité du monde de se réunir et de prendre des décisions intelligentes collectivement", insiste-t-elle, alors que les engagements actuels ne sont toujours pas compatibles avec l'espoir de limiter le réchauffement à +1,5°C, objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris.

Si Madagascar, comme le reste du monde en développement, n'est pas responsable du changement climatique, elle voit toutefois son pays comme une partie de la "solution", avec ses forêts tropicales, puits naturels de carbone qu'il faut préserver.

Grâce à la "solidarité climatique" qu'elle appelle de ses voeux, la ministre espère recevoir le soutien nécessaire "pour préserver ce qui reste, pour reforester, pour restaurer ce qui est abîmé".

Madagascar a longtemps renvoyé l'image de carte postale d'une île paradisiaque, avec ses baobabs, ses plages de rêve et ses lémuriens endémiques: "Nous sommes peut-être la seule génération à pouvoir sauver cette biodiversité unique au monde que nous devons léguer aux générations futures".

Au-delà d'un soutien financier, Madagascar, sa population et sa biodiversité, sont aussi dépendants du mode de vie des citoyens des pays riches, insiste-t-elle.

"L'élévation de température ne pourra être stoppée que s’il y a aussi un changement de mode de consommation et de production dans les pays dits pollueurs. Ce n’est pas qu’une question de financement, c'est aussi une question de comportements, d’habitudes à la fois des entreprises et des citoyens".

Un exemple ? "Les terrasses chauffées en plein hiver": "ce type de comportements doit être maintenant banni et chacun doit réfléchir à son empreinte carbone".

Pour elle, tout cela se résume en un mot, "empathie": "se dire que son propre acte d'achat, de consommation, peut impacter l'autre".

"Il nous faut une empathie climatique, c'est peut-être un terme nouveau mais c’est ce qu'il faut, l’empathie du Nord vers le Sud, et entre citoyens. Et l'empathie ne signifie pas pitié" mais faire en sorte que "l'autre puisse se projeter dans un avenir". (selon "Tahiti.infos")

27 octobre 2021

Déforestation amazonienne

Plainte pour "crime contre l'humanité" contre Bolsonaro

bolsonaroUne ONG autrichienne a déposé mardi une plainte à la Cour pénale internationale (CPI) pour "crimes contre l'humanité" contre le président brésilien Jair Bolsonaro pour son rôle dans la déforestation amazonienne et ses impacts attendus sur la vie et la santé humaine à travers le monde.

La plainte de l'ONG AllRise, à laquelle la CPI n'est pas tenue de donner suite, s'appuie notamment sur la science en pleine extension de "l'attribution" des conséquences du changement climatique. Selon des études, la déforestation en Amazonie brésilienne a transformé ce puits de carbone fondamental pour la planète en émetteur net de CO2 en 2020.

AllRise assure que l'administration du président brésilien est responsable de la déforestation de quelque 4.000 km2 de forêt amazonienne chaque année, et que le rythme de cette déforestation s'est accru de 88% depuis son arrivée au pouvoir.

Elle l'accuse également d'avoir "systématiquement" cherché à affaiblir ou se débarrasser des lois et organismes officiels encadrant ces pratique comme des militants de la protection de l'environnement.

"Alerte rouge" pour l'humanité

Toutes ces actions "sont directement liées aux impacts négatifs du changement climatique à travers le monde," poursuivent les plaignants, qui s'appuient notamment sur l'expertise de Friederike Otto, du Universiy College de Londres et auteure principale du récent rapport d'évaluation du Giec sur l'évolution du climat, qualifié "d'alerte rouge" pour l'humanité par le patron de l'ONU Antonio Guterres.

Et les experts ayant travaillé sur cette plainte estiment que les émissions attribuables à la déforestation sous l'actuelle administration brésilienne causeront plus de 180.000 décès supplémentaires dans le monde d'ici la fin du siècle.

"Nous voulons comprendre le lien de causalité avec le climat mondial de ce qui se passe au Brésil, de cette déforestation massive," a déclaré à l'AFP le fondateur autrichien d'AllRise, Johannes Wesemann. "C'est exactement (...) la définition du crime contre l'humanité: la destruction intentionnelle de l'environnement et de ses défenseurs". 

Le président Bolsonaro est déjà visé par plusieurs plaintes devant la CPI.

En janvier 2021, le cacique Raoni Matuktire, défenseur emblématique de la forêt amazonienne, avait déjà demandé à la CPI d'enquêter pour "crimes contre l'humanité" contre M. Bolsonaro, accusé de "persécuter" les peuples autochtones en détruisant leur habitat et en bafouant leurs droits fondamentaux.

En juillet 2020, des membres du personnel de santé au Brésil ont aussi demandé une enquête à la CPI pour "crime contre l'humanité" contre Bolsonaro, cette fois pour sa gestion de la pandémie de Covid-19.

Mais la CPI, créée en 2002 pour juger les pires atrocités commises dans le monde et qui siège à La Haye (Pays-Bas), n'est pas contrainte de donner suite aux milliers de requêtes déposées auprès de sa procureure, qui décide indépendamment des affaires à soumettre aux juges.

La plainte vise également plusieurs hauts responsables de l’administration brésilienne, a précisé l'avocat Nigel Povoas. "Nous affirmons qu'en raison de la politique qu'ils mènent, ils sont complices en aidant ceux qui sur le terrain commettent des meurtres, persécutions et autres actes inhumains". (selon "Tahiti-infos")

19 octobre 2021

Conséquences de la crise sanitaire en Nouvelle-Calédonie

Dans les bidonvilles de Nouméa, le confinement aggrave la pauvreté

noum_aLes habitants des "squats", sortes de bidonvilles de Nouméa et sa périphérie, subissent de plein fouet les conséquences sociales et économiques du confinement strict mis en place depuis un mois en Nouvelle-Calédonie pour affronter la flambée brutale du Covid-19.

Muni d'un mégaphone, Marcel Toyon et une dizaine de bénévoles de l'association Action solidaire arpentent le squat de Fort Tereka tout au bout de la presqu'île de Nouville, à Nouméa.

Dans ce quartier isolé vivent habituellement 83 familles océaniennes dans des cabanes construites avec des tôles et des matériaux hétéroclites. Aujourd'hui, l'association, née en 2020 au tout début de la pandémie, distribue des masques et des attestations de déplacement.

"On a aussi beaucoup de demandes de nourriture, c'est le deuxième confinement cette année, il y a des familles qui commençaient à peine à se remettre, et patatras", confie le bénévole, en allusion au confinement de mars dernier, qui avait empêché la propagation du virus.

Cette fois, le très contagieux variant Delta s'est depuis le 6 septembre répandu comme une trainée de poudre sur le Caillou, qui traverse une crise sanitaire sans précédent. Plus de 8.500 cas recensés et 165 morts en un mois. Le confinement de la population a été prolongé vendredi jusqu'au 17 octobre.

Pour manger, on "se débrouille"

Selon le dernier recensement de 2019, 3.850 personnes résident dans la cinquantaine de squats de la capitale et de sa banlieue. Mais en cette période d'épidémie, ils sont nombreux à y avoir trouvé refuge. Des familles qui n'ont pu rejoindre leur domicile en Brousse ou dans les îles, faute de transport, et aussi des enfants, dont les parents occupent des appartements exigus et qui ont des proches en squat.

"Ici, on a plus d'espace, j'emmène les petits faire le champ, ils sont mieux que chez eux ", témoigne Norbert, un grand-père originaire d'Ouvéa, qui veille sur 5 de ses petits-enfants.

Environ 42% des occupants de ces cabanes déclarent une activité, mais il s'agit la plupart du temps d'emplois précaires, premiers à être supprimés en cette période de ralentissement de l'activité. Juliette travaille dans les espaces verts et n'a plus aucun contrat depuis le début du confinement. Elle "se débrouille avec le champ" qu'elle entretient derrière sa cabane et des colis alimentaires distribués par des associations.

Les problèmes récurrents d'électricité - la grande majorité des foyers étant alimentés par des générateurs - et d'eau, rarement disponible au robinet, ressortent. Le gouvernement a fait livrer en urgence cette semaine des cuves de 3.000 litres dans deux squats qui ne sont pas approvisionnés.

20% sous le seuil de pauvreté 

"On est en 2021, de l'autre côté de la route il y a un magasin, mais ici il n'y a pas d'eau, se désole Vaimua Muliava, membre du gouvernement chargé de la solidarité. On doit s'interroger sur la précarité et l'équité. Toutes ces questions ressurgissent et deviennent exponentielles pendant le confinement", reconnaît-il.

Alors que les écoles sont fermées, les enseignants ont imprimé la continuité pédagogique sur papier pour les familles qui ont difficilement accès au numérique. Mais toutes ne sont pas venues chercher les devoirs, notamment faute de transports. 

"Beaucoup de gens ici n'ont pas de véhicule. Or, il n'y a quasiment plus de bus qui circulent. On a recensé tous les enfants pour transmettre les besoins au vice-rectorat, mais c'est sûr que certains passeront entre les mailles du filet", s'inquiète Marcel Troyon. Selon une récente étude de l'ISEE, l'institut local de la statistique, un Calédonien sur 5, soit près de 50.000 personnes, vit sous le seuil de pauvreté. (selon "Tahiti-infos")

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30 septembre 2021

Validation de la dissolution du collectif contre l’islamophobie

Le 24 septembre, la plus haute instance administrative de France, le Conseil d’État, a validé la dissolution, décidée en décembre 2020 par les autorités françaises, du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), une importante organisation anti-discrimination. Cette décision du Conseil d’État endommage gravement la réputation auto-proclamée du pays de champion des libertés d’expression et de réunion. Une décision susceptible d’avoir un impact glaçant sur la société civile en France et au-delà.

ccif_696x392Au cours des années, le CCIF a joué un rôle essentiel en fournissant un soutien juridique à des personnes confrontées à des discriminations anti-musulmanes et en documentant l’impact discriminatoire à l’encontre des musulmans des mesures antiterroristes prises par la France, indique Human Rights Watch, dans un communiqué transmis à la rédaction.

Dans son jugement, le Conseil d’État a affirmé que la dénonciation par le CCIF de l’hostilité de la France vis-à-vis des musulmans dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme, ainsi que le fait que l’organisation se soit abstenue de « modérer » des commentaires antisémites et d’autres commentaires hostiles affichés par des tiers en réponse à des affichages du CCIF sur les réseaux sociaux, constituaient des incitations à la discrimination, à la haine et à la violence, justifiant la décision de la dissoudre. Le Conseil a également accepté des allégations controversées selon lesquelles le CCIF entretenait des liens étroits avec des partisans de l’islamisme radical, notamment par l’intermédiaire de son ancien directeur exécutif.

Aux termes du droit international et européen en matière de droits humains, les États ne peuvent intervenir dans les domaines des droits aux libertés de réunion, de religion et de culte, et d’expression que lorsqu’une telle intervention repose sur une base légale, et qu’elle est nécessaire et proportionnée. La dissolution d’une organisation indépendante devrait être une mesure de dernier ressort, à prendre dans les cas où elle se fait l’avocate d’une menace claire et imminente de violence ou a agi en grave violation de la loi. Le Conseil d’État a rejeté tous les autres arguments du gouvernement français selon lesquels le CCIF laissait percevoir une telle menace, et pourtant il a approuvé la décision de le dissoudre.

La dissolution du CCIF entre dans le cadre d’une répression plus large de la part des autorités françaises en réponse à des attentats imputés à des extrémistes islamistes. Une loi controversée visant à « lutter contre le séparatisme et les atteintes à la citoyenneté [française] » a été adoptée en août dernier, suscitant des préoccupations de la part de Commission nationale consultative des droits de l’Homme en France et de la Commission européenne.

La dissolution du CCIF et la décision du Conseil d’État la semaine dernière sont susceptibles d’avoir un effet glaçant sur les libertés d’expression et de réunion des personnes qui travaillent dans le domaine de la non-discrimination en France et ailleurs en Europe. Fermer le CCIF affaiblit la crédibilité du pays en tant que champion des droits et offre un dangereux exemple à d’autres gouvernements qui sont prompts à recourir à des lois vaguement formulées afin de réduire leurs détracteurs au silence. Les autorités françaises devraient cesser d’imposer une censure aux organisations de la société civile et démontrer à l’inverse leur attachement aux libertés d’expression et de réunion, ainsi que leur détermination à lutter contre la discrimination. (selon Afrik.com)

18 septembre 2021

Macron au Beauvau de la sécurité

Emmanuel Macron s'est exprimé cette semaine depuis Roubaix (Nord) pour présenter les conclusions du Beauvau de la sécurité. Le chef de l'Etat a détaillé l'ensemble des mesures destinées à améliorer le fonctionnement des forces de police et de gendarmerie, ainsi que celui de la justice. Le locataire de l'Elysée a dévoilé des mesures de simplification des procédures judiciaires et policières, l'augmentation du budget du ministère de l'Intérieur ainsi que la création d'une délégation parlementaire de contrôle des forces de l'ordre.

beauvauDevant un parterre de fonctionnaires de police, Emmanuel Macron a annoncé vouloir simplifier la procédure pénale. Le chef de l'Etat a également déclaré qu'il souhaitait une "simplification drastique" de la conduite des enquêtes, une réforme qui devra être précisée dans le cadre des Etats généraux de la justice, dont l'ouverture est prévue prochainement. Il faut "repenser les grands équilibres de la procédure pénale", a ajouté le chef de l'Etat, en demandant au Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti de lui proposer "d'ici trois mois", "des mesures très concrètes". Emmanuel Macron a également annoncé la mise en place d'une procédure pénale numérique. Le dépôt de plainte en ligne sera ainsi mis en place à partir de 2023.

 

000Pour répondre aux critiques visant l'IGPN, Emmanuel Macron a également annoncé la création d'une délégation parlementaire chargée de contrôler de l'extérieur et de manière indépendante les actions de la police, confirmant une information dévoilée par Europe 1 lundi. Cette nouvelle délégation parlementaire sera constituée de députés et de sénateurs, spécialisés sur ces questions de manière permanente.  Le chef de l'Etat a par ailleurs confirmé l'élaboration d'une loi de programmation et d'orientation pour la sécurité intérieure (Lopsi), qui sera présentée début 2022. Le budget du ministère de l'Intérieur sera augmenté de 1,5 milliards d'euros en 2022. Sur ce total, 500 millions d'euros seront dédiés à la mise en place des mesures décidées à l'issue du Beauvau de la sécurité. Le président de la République a notamment annoncé vouloir "doubler en dix ans" la présence de policiers et gendarmes sur le terrain.se en place d'une procédure pénale numérique. Le dépôt de plainte en ligne sera ainsi mis en place à partir de 2023.Pour répondre aux critiques visant l'IGPN, Emmanuel Macron a également annoncé la création d'une délégation parlementaire chargée de contrôler de l'extérieur et

Les policiers auront par ailleurs un nouveau "polo modernisé" et un calot au lieu de la casquette à partir du premier trimestre 2022, a annoncé mardi le président à Roubaix. Ce nouvel uniforme de la police nationale, dont Europe 1 vous révèle à quoi il va ressembler, sera fabriqué en France et élaboré après un appel aux écoles de mode et de design. (selon "Le Placid")

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17 septembre 2021

Au Burkina Faso, le PS se saborde

Les rideaux sont tombés sur le premier congrès extraordinaire du Parti socialiste-Burkina le 5 septembre 2021. Des conclusions des travaux du PS-Burkina, il ressort la dissolution du parti. Les congressistes ont également décidé de liquider ses biens matériels et immatériels qui iront à un parti politique poursuivant les mêmes objectifs, c’est-à-dire, la social-démocratie.

burkinaTour à tour, les représentants des jeunes et des femmes du PS-Burkina se sont succédés sur le pupitre, à l’occasion de la clôture, le 5 septembre 2021, du premier congrès extraordinaire du parti.

D’une même voix, ils ont salué la tenue de ce congrès. Le leadership du président du parti, tout au long des travaux, a été évoqué.

Le fait marquant est que les congressistes, de façon unanime, ont décidé de la dissolution du parti. Et ce n’est pas tout. Les militants du PS-Burkina ont également décidé de la liquidation des biens matériels et immatériels du parti qui iront à un autre parti politique poursuivant les mêmes objectifs, c’est-à-dire la social-démocratie. Aussi, il a été décidé d’accompagner les militants et militantes vers une autre formation politique qui a pour idéologie la social-démocratie.

aboubacarDu reste, le désormais ex-président du PS-Burkina, Aboubacar Rimnondgo Balima, a félicité l’ensemble de ses militants venus de la région du Centre et des Hauts-Bassins.

A l’en croire, le premier congrès du PS-Burkina lui a permis d’amorcer un nouveau virage au regard de l’actualité politique nationale et internationale. « C’est seulement dans la concertation, le respect mutuel et la défense intransigeante des intérêts de PS-Burkina que nous travaillerons pour entamer cette nouvelle démarche », a-t-il soutenu.

Car, a-t-il dit, à un moment de la vie d’une organisation, il faut s’arrêter pour mener une analyse rétrospective, prospective et perspective afin de mieux s’orienter. « C’est ce que nous avons fait et cela mérite des félicitations pour la maturité d’esprit de chacun de nous », a-t-il lancé. (selon Obissa Juste Mien, journaliste)

16 septembre 2021

Bade-Wurtemberg et Stuttgart : l’opulence tranquille

Le Bade-Wurtemberg est l'un des grands partenaires économiques de la France. Les connections terrestres, la coopération universitaire et high tech avec l’Alsace, font du Land une destination affaires de prédilection. Et le projet Stuttgart 21 va renforcer le statut du Land en tant que plaque-tournante économique entre Est et Ouest.

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« Pandémie, quelle pandémie ? », serait-on tenté de dire lorsque l’on déambule dans les rues de Stuttgart. La métropole du sud-ouest de l’Allemagne semble de fait totalement ignorer la crise. Les terrasses des cafés et restaurants grouillent de monde en cette fin d’été, la vie culturelle bat son plein, tandis que Mercedes et autres voitures de luxe s’alignent le long des trottoirs de cette ville de plus de 600 000 habitants.

Tout ici respire l’opulence, mais une opulence que l’on souhaite de bon aloi. « Stuttgart est une des villes les plus riches d’Allemagne, avec une opulence que l’on veut discrète, solide. Ici, on n’étale pas ses richesses. C’est une force pour cette ville et un attrait pour les voyageurs d’affaires », explique Armin Dellnitz, Directeur Général de l’agence de promotion touristique Stuttgart Marketing GmbH. Transfuge du nord de l’Allemagne, Armin Dellnitz est directeur depuis plus de 12 ans de l’office de tourisme. « Stuttgart séduit en fait par son pragmatisme et son esprit d’ouverture à tous les courants, à toutes les cultures », décrit-il.

Une impression qui se retrouve d’ailleurs dans les autres grandes villes du Land. A Karlsruhe, Mannheim, Fribourg ou encore Heidelberg, la vie quotidienne a repris un cours quasi-normale après des mois de confinement dus au covid.

Avec ses 11 millions d’habitants – autant que la Belgique -, un PIB par habitant de 47 290 euros, un pouvoir d’achat de près de 40% supérieur à la moyenne de l’Union Européenne et un chômage qui ne touche que 2,4% de la population, le Bade-Wurtemberg est de fait un poids lourd économique en Allemagne. Il génère à lui seul 15,3 % du PIB de la République Fédérale. Le secret de cette réussite économique : des milieux politiques et économiques qui travaillent en bonne entente. Ainsi, les grands noms de l’industrie allemande – Bosch, Daimler Benz, Kärcher, Porsche – sont basés à Stuttgart. Mais ils ne sont pas les seuls : ABB, Hewlett-Packard, Michelin, Roche ou Samsung ont également élu le Bade-Wurtemberg pour leur présence allemande. A Karlsruhe, on trouve par exemple le siège local de L’Oréal.

Le dynamisme de la région se reflète aussi par la densité du tissu de PME. Beaucoup se regroupent au sein de « clusters » spécifiques. On en compte 110 à travers le Land et ils favorisent les contacts entre PME, centres de recherche et services. Les acteurs économiques et politiques du Land font donc preuve de pragmatisme face à une situation économique brillante, à peine entachée par l’épidémie de Covid. Si les élections de mars dernier ont apporté un changement politique notable, avec une coalition des plus hétéroclites entre conservateurs de la CDU et écologistes, la révolution n’a pas eu lieu.
« En France, une telle association serait un peu comme l’eau et le feu. Ici, on a peut-être plus qu’ailleurs le sens de ce qui est bon pour la région. La nouvelle coalition a signé un programme de gouvernance. Et il est appliqué à la lettre, comme le serait un contrat. Et cela toujours au nom de cette approche pragmatique », décrit Catherine Veber, Consule Générale de France à Stuttgart. Car, quelle que soit la tendance politique, les partis au pouvoir connaissent très bien les atouts de la région.

La première région d’Europe pour l’innovation

De fait, le Bade Wurtemberg est considéré comme la première région d’Europe pour l’innovation. Associés à la Bavière, les deux Länder génèrent près de 50 % de toutes les dépenses en Allemagne dans la recherche et le développement – dont 27 % pour le seul Bade Wurtemberg. Le Land consacre ainsi près de 6 % de son PIB à la recherche, presque le double de la moyenne allemande et très loin devant la Chine, le Japon ou les Etats-Unis. Fribourg, Heidelberg, Heilbronn ou Karlsruhe sont de fait d’importants pôles de recherche, notamment dans la mobilité durable et l’environnement, la santé ou les technologies d’information et de communication.

Karlsruhe abrite par exemple l’Institut de Technologie de Karlsruhe (KIT), l’un des premiers d’Allemagne avec plus de 9 000 chercheurs et 25 000 étudiants. Une institution qui a permis à la ville de s’affirmer comme la capitale allemande des technologies de l’information et de l’internet.

La région est idéale, donc, pour les voyageurs d’affaires français de par sa proximité comme son sens de l’innovation. Il existe ainsi une coopération très active pour le Rhin supérieur impliquant Alsace, Bade-Wurtemberg et Rhénanie Palatinat en Allemagne, ainsi que la région de Bâle en Suisse. Lutte contre le réchauffement climatique, infrastructures ferroviaires communes, parcs d’activités transfrontaliers et coopération universitaire et scientifique sont quelques- uns des sujets que traite cette entité supra-régionale. Et qui aide à positionner le Bade-Wurtemberg comme le partenaire incontournable des entreprises françaises en Allemagne. '(selon "Voyages d'affaires")

14 septembre 2021

Quand l’Etat invite à la délation…

Le Land Bade-Wurtemberg lance une plate-forme en ligne destinée à permettre aux citoyens de mettre le fisc sur les traces de prétendus fraudeurs fiscaux. Mais où va-t-on ?

d_lationQui eut cru qu’un ministre des finances vert puisse un jour inviter ses concitoyens à noircir leurs voisins auprès du fisc ? Danyal Bayaz, ministre des finances du Bade-Wurtemberg l’a fait. En ouvrant les vannes d’un système qui rappelle une autre époque. Désormais, les « bons citoyens » surveilleront leur entourage et en cas d’un soupçon (ou simplement pour embêter quelqu’un), ils peuvent donner une « petite information » aux autorités fiscales. De manière anonyme, bien sûr…

Il s’agit, heureusement, d’une première en Allemagne – du jamais vu depuis la fin de la IIe Guerre Mondiale. L’Etat invite à la délation anonyme, le meilleur moyen de se venger de son ex, de son chef, du voisin qu’on n’aime pas. Il suffit d’avoir un « soupçon fondé » pour mettre les contrôleurs du fisc en marche. Le tout, comme explique Danyal Bayaz, le ministre des finances du Bade-Wurtemberg, « pour mieux combattre la fraude fiscale et d’assurer ainsi, une plus grande justice fiscale ».

Vous pensez que la femme de ménage de votre voisin n’est pas correctement enregistrée ? Votre patron a fait réparer sa voiture par un copain en lui donnant quelques billets ? Vous avez l’impression que le voyage d’affaires de votre voisin était en réalité un voyage de loisirs ? Hop, un petit tour sur la plate-forme de délation et le tour est joué !

Lancer un tel projet à trois semaines de l’élection législative, est pour le moins très maladroit. Les réactions de l’opposition ne se sont pas fait attendre. Ainsi, la CDU et le FDP ont protesté contre cette mesure, le chef du FDP au Bade-Wurtemberg fustigeant une « mentalité de Blockwart ».

Mais pour Danyal Bayaz, tout cela ne pose aucun problème. « Déjà avant, il était possible d’alerter le fisc de manière anonyme, par exemple par courrier ». Mais là, il s’agit carrément d’une invitation à la délation et dans un climat sociétal déjà tendu. Il ne s’agit probablement ni de la meilleure idée que les Verts du Bade-Wurtemberg ont eu ces dernières années, ni du bon timing. On verra si d’autres Länder suivront cet exemple. (Selon "Eurojournaliste")

27 août 2021

Martinique: les médecins anti-vax passibles d'une sanction

Le conseil départemental de l'ordre des médecins de Martinique a décidé que les médecins exprimant publiquement une opinion anti-vaccins seraient passibles de santions disciplinaires, leur position publique ne respectant pas le code de déontologie.

martinique2"Les médecins qui continuent à prôner l'anti-vaccination sont passibles d'une sanction disciplinaire qui va de l'avertissement à la radiation", car "ils se mettent en tort avec le code de déontologie", a indiqué le président conseil de l'ordre Raymond Hélénon lundi lors d'une conférence de presse à Fort-de-France. 

L'ordre va donc s'appuyer sur les textes du code de la santé publique pour mener à bien sa démarche.

Le taux de vaccination reste encore faible en Martinique (à peine 20%), comme en Guadeloupe, même si les centres ont connu ces derniers jours une grosse affluence, face à la violence de la quatrième vague de l'épidémie aux Antilles.

"Il faudra accélérer la cadence", a assuré François Roch, le président du comité médical d'établissement au CHU. On est passé de 500 à 1.000 personnes vaccinées par jour "avec des patients qui ont manifesté une certaine inquiétude face au désastre sanitaire et aux nombreux décès enregistrés en Martinique". Mais la tendance a légèrement baissé alors qu'il n'y a pas d'autre solution qui a fait ses preuves, "à part se faire vacciner", ont encore insisté les médecins.

"Qu'ils laissent les gens choisir s'il le faut, mais il ne faut pas qu'ils viennent décrédibiliser la parole du médecin. Car on assiste à une guerre de pour et de contre. Et ce n'est pas sain. Il faut que les médecins aient une seule parole", a ajouté le président de l'ordre. 

L'intervention du conseil de l'ordre est venue conforter la déclaration de 600 médecins et scientifiques des Outre-mer qui ont signé une tribune appelant à se faire vacciner.

La majorité du personnel médical du CHU de Martinique, en première ligne face à cette épidémie, est déjà lui-même vacciné. 

Les autorités sanitaires ont enregistré 4.226 cas positifs la semaine dernière et le préfet a durci le 11 août le confinement mis en place le 30 juillet dernier.

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1 août 2021

Sélestat : les bizarreries d'une manifestation

Quelle organisation ?

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Il ne m'appartient pas de critiquer des positions des manifestants, dont j'en approuve certaines comme la dénonciation du flicage macronien de la population, sous prétexte de "guerre" par ailleurs très mal menée, avec ses nombreux ordres et contr'ordres, selon que ce soit un ministre ou l'autre qui s'exprime.

Mais plusieurs questions se posent !

1) Quelle organisation se cache derrière ce manifestant unique, venu des premiers contreforts du Frankenbourg ? Pour être efficace, il faudrait rassembler du monde ! Or, selon la presse, durant sa semaine de militantisme folklorique à l'entrée de l'hôpital de Sélestat, notre va-t'en--guerre ne semblait soutenu (ou manipulé ?) que par trois représentants syndicaux. Que n'ont-ils mobilisé leur syndicat ? Ou n'y seraient-ils que très minoritaires ? Dans ce cas peuvent-ils s'exprimer au nom de tous  ? Serait-ce la raison pour laquelle ils auraient fait appel à un pigeon villois ? Ou tout simplement, les syndicats refuseraient de sortir de leur rôle qui est de veiller aux conditions de travail  des salariées ? Pas très fûté, en tous cas. De telles stratégies ne peuvent hélas qu'afffaiblir les organisations syndicales et politiques.  Mais n'est-ce pas le but recherché par Macron ?

2) La manifestation était-elle autorisée  ? On peut en douter au vu des  récépissés divers publiés par notre militant solitaire érigé en grand stratège politique. En  effet, une première demande a été déposée le 21 juillet qui n'indiquait pas le nombre de participants et qui n'a donc pas donné lieu à une autorisation. Une deuxième datée du 26 juillet indique un nombre de participants de 40. La limite  en nombre serait de 50 par ces temps de crise sanitaire. Les deux récépissés ont été publiés sur les réseaux, mais jamais l'autorisation de manifester. Y aurait-il un hic ?  

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3) La presse de ce matin annonce 80 à 100 manifestants, alors que sur la ligne de départ il y  en avait à peine 40. La déclaration du boy organisateur était respectée, semble-t-il ...sauf, que le mot d'ordre était donné aux participants de s'installer au long du parcours et de se mêler au cortège lors de son passage. Une vraie bande de farceurs et d'amateurs. Mais sur les photos parues dans la presse, les 40 ne sont même pas atteints. Il fallait s'y attendre... Mais là,  on touche à l'éternelle guerre des chiffres. Et voilà que notre héraut des vallées annonce deux manifestations pour la semaine prochaine (vendredi et samedi). Il n'a pas peur.

passmanif3Un parti alsacien a-t-il appelé à la manif ?

9 août 2021

Covid-19 : couvre-feu à Saïgon (Ho Chi Minh Ville)

Le Vietnam prend une décision sans précédent

vietnamLes 10 millions d'habitants d'Ho Chi Minh-Ville sont soumis à un couvre-feu une décision sans précédent au Vietnam face à une vague de contaminations au Covid-19. Plus d'un tiers des 100 millions d'habitants que compte le Vietnam sont confinés, dont ceux de la capitale Hanoï (nord).

Face à la pandémie de Covid-19, le Vietnam décide d'un couvre feu à Saïgon, sa capitale économique, aussi peuplée que l'Ile-de-France. De même que le nord industriel, Ho Chi Minh-Ville située dans le sud, est particulièrement frappée : on y a compté 62.000 des 101.000 cas de Covid-19 recensés depuis avril sur l'ensemble du territoire vietnamien, principalement attribués au variant Delta. Depuis plus de deux mois, les déplacements dans cette agglomération, habituellement bouillonnante, sont restreints par les autorités. Confinés depuis début juillet, ses habitants ne sont autorisés à sortir de chez eux que pour les urgences médicales et les achats de produits alimentaires.

Mais à partir de lundi, un couvre-feu entre en vigueur de 18h à 6h du matin, sans qu'on sache pour le moment jusqu'à quelle date il sera maintenu. Presque tous les transports publics y sont déjà suspendus et une quarantaine de deux semaines est obligatoire pour les personnes quittant Ho Chi Minh Ville. Plus d'un tiers des 100 millions d'habitants que compte le Vietnam sont confinés, dont ceux de la capitale Hanoï (nord), où les militaires ont pulvérisé lundi du désinfectant le long des grandes artères.

Ce pays a été un des rares à avoir connu une croissance économique l'an dernier grâce à sa capacité à contenir le virus pendant les premières vagues de la pandémie.

Mais il a été lent à se procurer et à administrer des vaccins, seules près de 4,7 millions de doses ayant été injectées jusqu'à présent. Le Vietnam s'emploie aussi à mettre au point ses propres vaccins et les autorités disent espérer atteindre l'immunité collective d'ici au début de l'année prochaine.

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15 juillet 2021

Haïti : impasse politique après l'assassinat du président

Les besoins humanitaires augmentent à l'approche d'élections cruciales

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Face à la détérioration des conditions socio-économiques, à l'augmentation de la violence des gangs criminels et à la résurgence de la Covid-19, les dirigeants haïtiens doivent s'engager dans un dialogue de bonne foi visant à mettre fin à une impasse politique prolongée et préjudiciable, a déclaré jeudi devant le Conseil de sécurité la principale responsable de l'ONU dans le pays.

 

Helen La Lime, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour Haïti et cheffe du Bureau intégré de l'ONU dans le pays (BINUH), a également exprimé sa profonde inquiétude face à la « polarisation croissante de la politique haïtienne » et à la tendance croissante de certains acteurs à recourir à la violence.

Des conditions qui se détériorent

Notant les efforts d'Haïti pour se préparer à une série d'élections plus tard en 2021, y compris au niveau présidentiel, Mme La Lime a déclaré que les conditions dans le pays se sont détériorées au cours des dernières semaines.

Une recrudescence des cas de Covid-19 a incité les autorités à déclarer un nouvel état d'urgence sanitaire et a par conséquent conduit le Conseil électoral provisoire à reporter le référendum constitutionnel proposé, qui devait avoir lieu à la fin du mois de juin.

Ces derniers mois ont également été marqués par plusieurs incidents sécuritaires inquiétants et de graves violations des droits de l'homme perpétrées par des gangs contre des civils.

Entre-temps, une recrudescence de la violence entre gangs a provoqué le déplacement de centaines de familles dans plusieurs quartiers pauvres de Port-au-Prince et a renforcé le sentiment d'insécurité qui imprègne la société haïtienne, a expliqué l'envoyée de l'ONU.

Malgré plusieurs efforts de médiation menés par les Haïtiens, « la crise politique profonde qui a secoué le pays pendant la majeure partie des quatre dernières années ne montre aucun signe d'apaisement » et la rhétorique utilisée par certains dirigeants politiques est de plus en plus acrimonieuse.

Débat sur les changements constitutionnels

Parmi les autres défis politiques majeurs, Mme La Lime a cité le débat en cours sur un projet de référendum qui introduirait des changements importants dans la Constitution actuelle d'Haïti, adoptée en 1987. Ceux-ci incluraient une clause permettant à un président de se présenter pour deux mandats consécutifs de cinq ans, sans la pause de cinq ans actuellement requise.

Soulignant que ces débats ne doivent pas nuire à l'organisation et à la tenue en temps voulu des scrutins parlementaires et locaux, ainsi que de l'élection présidentielle, Mme La Lime a plaidé en faveur d'un consensus politique, qui constitue la meilleure voie possible.

« Alors qu'Haïti se prépare à entrer dans un nouveau cycle électoral, un processus inclusif et participatif sera essentiel pour consolider la voie vers la bonne gouvernance et la stabilité politique dans le pays », a-t-elle souligné.

Manque de financement

Malgré la complexité de la situation, l'équipe des Nations Unies en Haïti - dirigée par le BINUH - continue de travailler main dans la main pour aider les autorités à relever les défis immédiats ainsi que les moteurs structurels de l'instabilité.

Mme La Lime a indiqué aux membres du Conseil que les priorités de son équipe comprennent plusieurs initiatives conjointes visant à mettre en œuvre la politique nationale de protection sociale, à catalyser la lutte contre l'impunité et la corruption et à rendre opérationnel le lien entre l'humanitaire, le développement et la paix.

Soulignant que le Plan de réponse humanitaire d'Haïti pour 2021-2022 est toujours confronté à un manque à gagner de 198 millions de dollars, elle a déclaré que 1,5 million de personnes dans le pays ont actuellement besoin d'un soutien humanitaire - dont 1,3 million sont en situation d'insécurité alimentaire grave.

Dans ce contexte, elle a lancé un appel au Conseil de sécurité et à tous les donateurs pour qu'ils renforcent leur soutien. (selon ONU.info)

11 juillet 2021

Quand Gaz de Barr coupe l'électricité aux Villois

Aucune règle n'est respectée !

coupure4Décidément, avec le nouveau fournisseur d'électricité, on aura tout vu ! Ces  messieurs sont sans gêne, nous l'avons déjà vu dans leur originale façon de facturer. Et maintenant, les voilà à couper l'électricité à tous les "mauvais payeurs" qui refusent de faire grossir les poches de ces valeureux actionnaires.

Avant de pouvoir procéder à la coupure pour défaut de paiement, le fournisseur doit respecter les formalités prévues par la réglementation.

Selon le médiateur aux énergies, le déroulement de la procédure en cas d’impayés des factures d’électricité ou de gaz se trouve pourtant au décret n° 2008-780 du 13 août 2008, complété par l'article L224-11 du code de consommation créé par ordonnance du 14 mars 2016. et il s’applique également aux factures de chaleur et d’eau. En effet, un consommateur doit avoir 50 jours pour payer sa facture avant d’avoir l’électricité coupée dans son logement.

1. Dans le cas où vous ne réglez pas votre facture dans un délai de quatorze jours après sa date d’émission (ou après la date limite de paiement si votre fournisseur prévoit une date postérieure), votre fournisseur vous envoie une première lettre de relance, qui vous informe qu’un délai de quinze jours vous est octroyé pour régler votre facture. Ce délai est porté à trente jours si vous bénéficiez du tarif social, du chèque énergie ou si vous avez déjà bénéficié d’une aide du FSL.

Le fournisseur doit également vous informer que votre fourniture d’électricité pourra être réduite ou suspendue et que votre fourniture de gaz pourra être suspendue. En électricité, la puissance réduite permet de faire fonctionner les appareils électriques de base, comme l’éclairage et le réfrigérateur.

2. Si la facture n’est toujours pas réglée, le fournisseur a la possibilité de réduire ou couper votre fourniture en énergie. Il doit cependant vous en avertir par un deuxième courrier au moins vingt jours avant l’intervention de coupure de la fourniture en énergie. Il doit également vous informer de la possibilité de bénéficier des aides du FSL, si vous y êtes éligibles.

Oui mais voilà ! A Gaz de Barr, on est pressé, et la démarche légale qui prend plus d'un mois semble trop longue, surtout qu'il faut encore tenir ses engagements face à Hydrocop, Alsen et autres sociétés plus ou moins actionnaires ! Alors, allons-y gaiement, surtout que le "client" n'est pas censé connaître la procédure. Au point d'agir en toute illégalité ? en réalisant les coupures par ses propres services, sans passer par le gestionnaire Enedis ? Coupure avec des frais d'intervention (d'un montant de 53,34€) qui seront à la charge de l'abonné et viendront se cumuler au montant de la facture impayée ?

Et que dire des résiliations des anciens contrats Vonderscheer proposés pour les remplacer par un nouveau contrat Gaz de Barr ? On croyait que Centrale Electrique Vonderscheer et Gaz de Barr avaient fusionné ? La fusion dans la confusion, encore un point à éclaircir. Le Médiateur des Energies aura du travail les prochains temps.

Et comble, l'un ou l'autre des "coupés" fournissant de l'électricité à Gaz de Barr grâce aux panneaux photovoltaïques n'a pas été payé depuis début 2020 ! Gaz de Barr serait-il aux bords de la faillite ?

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Rappel de l'article publié sur ce blog le 14/05/2021

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24 juillet 2021

En direct de l'Assemblée Nationale ...

... en passant par Tahiti

assembl_e1Déjà partiellement en vigueur depuis la veille, le pass sanitaire patinait pourtant encore jeudi à l'Assemblée, où les députés peinent à s'accorder sur cet outil présenté comme la meilleure arme face au rebond de l'épidémie du Covid-19.

Très pressé, le gouvernement veut faire adopter le projet de loi d'ici la fin du week-end après quatre jours de débat parlementaire.

Mais, en se quittant en milieu de nuit, les députés avaient encore 900 amendements à examiner sur le millier qui avaient été déposés. 

Les débats ont repris à 09H00 sur un rythme légèrement accéléré, dans un hémicycle moins rempli que la veille. L'ambiance restait houleuse, les oppositions mitraillant l'extension du pass sanitaire.

L'examen "va prendre un petit peu plus de temps que prévu (...) Il y a beaucoup de débats, beaucoup d'amendements. C'est la démocratie", a relativisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

"Nous sommes dans une course contre la montre. Il ne faut pas que le débat parlementaire soit mis de côté, mais il ne faut pas non plus qu'il freine par une obstruction systématique la nécessité d'aller vite dans notre combat contre la Covid", a fait valoir le patron des députés LREM Christophe Castaner à BFMTV-RMC, pointant le "paradoxe permanent" des oppositions qui accusent sans cesse l'exécutif d'en faire "trop" ou "pas assez". 

Si l'obligation vaccinale étendue aux soignants, sapeurs pompiers ou encore professionnels auprès des personnes âgées est largement soutenue, ce n'est pas le cas de l'extension du pass sanitaire, objet de vives critiques de la gauche à l'extrême droite.

"Vous gâchez cette période estivale pour un certain nombre de Français" qui n'auraient le temps de faire qu'une injection du vaccin, a accusé la députée LR Véronique Louwagie jeudi matin dans l'hémicycle. "On a droit soit à un contrôle autoritaire soit à des mesures technocratiques débiles", a renchéri Sébastien Chenu (RN).

"On n'en veut pas"

La gauche n'était pas en reste: le pass sanitaire, "on n'en veut pas, les citoyens n'en veulent pas et on a un gouvernement qui dit +c'est comme ça, pas autrement+. A quoi on sert ici?", s'est exclamé le communiste Alain Bruneel.

Ces députés ont cherché en vain à exempter les mineurs ou les activités en extérieur, évoquant les difficultés ou "absurdités" pour le tennis ou l'accrobranche. Christophe Blanchet (MoDem) a fait voter un amendement imposant l'inscription sur un cahier de rappel pour l'accès aux établissements ou événements, afin d'alléger la responsabilité des gestionnaires de ces lieux et de sanctionner plutôt les clients contrevenants. 

"Nous avons deux choix: réussir le pass, vite, très vite (...) ou nous exposer au risque de devoir reconfiner notre pays", a de nouveau justifié Olivier Véran devant la Commission des lois du Sénat. "Ne voyez pas ça comme un un chantage ou une épée de Damoclès (...) mais il n'y a pas d'autre option".

Devant les sénateurs, Jean-François Delfraissy, le président du conseil scientifique, a dit craindre "une situation complexe, très complexe" à l'hôpital fin août, le moment où le variant Delta aura "un impact sur le système de soin".

Avec plus de 21.000 cas de contamination au Covid recensés en 24 heures mercredi, c'est la première fois depuis début mai que le seuil de 20.000 contaminations par jour est dépassé, contre 9.000 il y a une semaine. Les personnes en soins critiques continuent pour l'heure de baisser (859 contre 931 le 14 juillet). 

Au point que de nouvelles mesures comme le retour au masque obligatoire en extérieur ont été prises pour certaines communes de Meurthe-et-Moselle, de l'Hérault et de Vendée.

"Défi collectif"

Le taux d'incidence progresse surtout chez les 12-17 ans et les 18-29 ans, deux tranches d'âge où le nombre de vaccinés reste très faible.

Mais Gabriel Attal a assuré jeudi ne pas vouloir "stigmatiser les jeunes qui en ont bavé pendant un an et demi" et "font du mieux qu'ils peuvent". "On va avoir des campagnes de vaccination spécifiques, notamment dans les établissements scolaires à la rentrée pour précisément vacciner le plus de jeunes possibles qui le souhaitent", a-t-il rappelé.

Mercredi, le Premier ministre Jean Castex avait lancé "un défi collectif" à la population pour qu'"on atteigne huit millions de vaccins" administrés dans les deux prochaines semaines. Avec l'objectif de 50 millions de primo-vaccinés fin août et non plus 40 millions, grâce à l'ouverture de 5 millions de nouveaux rendez-vous dans les 15 jours.

Jean Castex a par ailleurs envoyé un message de fermeté aux opposants au pass sanitaire ou à la vaccination qui "en viennent à des actes de violence".

Plusieurs centaines de personnes ont participé à une nouvelle manifestation mercredi, tandis que des dizaines d'autres se sont introduits dans l'hôtel de ville de Chambéry (Savoie), pour y décrocher symboliquement le portrait officiel du président Emmanuel Macron.

Une autre manifestation est prévue jeudi à Paris à l'appel de l'UPR avant un nouveau rassemblement des opposants samedi. (selon "Tahiti.info")

13 juillet 2021

Colombie : Ingrid Betancourt face à ses ravisseurs des Farc

Otage pendant six ans, la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a été confrontée pour la première fois à d'anciens membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Elle intervenait dans le cadre de la Commission de la vérité mise en place à l'issue des accords de paix de 2016. 

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La Colombie continue son travail pour apaiser les plaies du plus long conflit armé des Amériques. Ingrid, otage des Farc pendant six ans dans la jungle colombienne, a été confrontée mercredi 23 juin, pour la première fois, à d'anciens membres de la guérilla marxiste devant la Commission de la vérité.

"Nous sommes là, nous qui portons nos blessures et nos morts avec la difficulté de nous regarder en face. Avec la douleur de nous écouter et avec la pudeur de nos émotions, mais avec la décision partagée de briser le cercle vicieux de la violence", a déclaré, émue, l'ancienne candidate à la présidence, symbole international du fléau des enlèvements en Colombie.

Ingrid Betancourt, 59 ans et qui ne vit plus en Colombie, avait été libérée en 2008 lors d'une opération militaire après six ans d'une éprouvante détention aux mains des Farc.

L'accord de paix de 2016, qui a mis fin à plus de cinq décennies de conflit armé entre les Farc et le gouvernement, a prévu la mise en place d'une juridiction spéciale pour la paix (JEP), mais aussi une Commission de la vérité, entité non judiciaire. 

Enlevée alors qu'elle était en campagne électorale, l'ex-candidate a critiqué devant la Commission les déclarations faites par d'anciens guérilleros qui n'ont pas parlé "avec leur cœur" mais pour "la politique".

"J'ai entendu avec émotion les histoires de mes frères de douleur (...) mais je dois vous avouer que je suis surprise que de ce côté de la scène nous pleurions tous et que de l'autre côté il n'y ait pas eu une seule larme", a-t-elle déclaré.

Huit hauts commandants des ex-Farc, dont Rodrigo Londoño, ont été inculpés en janvier de crimes contre l'humanité pour les enlèvements de 21 396 personnes entre 1990 et 2016.

"Tant que notre cauchemar n'appartient qu'à nous (...) nous serons toujours éloignés, incapables d'expliquer à la Colombie ce qui s'est réellement passé", a ajouté l'ex-otage.

"Une très grave erreur"

"À ceux qui ne sont jamais revenus de leur enlèvement, à ceux qui ont perdu la vie entre nos mains, à leurs proches accablés pendant des années par leur absence (...) nous demandons pardon pour la terrible souffrance que nous avons causée. Nous parlons avec un sentiment de honte", a répondu Rodrigo Londoño, dernier commandant de la guérilla.

En septembre, la direction de ce qui est maintenant un parti politique avait déclaré que les enlèvements avaient été "une très grave erreur". L'organisation utilisait les enlèvements comme un levier de pression politique et se finançait avec les rançons.

Les ex-rebelles qui admettent leur responsabilité devant la JEP peuvent bénéficier d'une peine alternative à la prison. Autrement, ils seront jugés par un tribunal pénal et risquent jusqu'à vingt ans de prison.  (Selon AFP)

2 juillet 2021

Le plus grand dinosaure découvert en Australie

Ce dinosaure, l’un des plus grands animaux à avoir foulé la surface du globe, appartient au groupe des titanosaures, qui a vécu il y a près de cent millions d’années.

australieLes os fossilisés d’un énorme dinosaure avaient été découverts en 2006 dans une ferme australienne, à un millier de kilomètres à l’ouest de Brisbane, dans le bassin d’Eromanga, et le squelette avait été baptisé « Cooper », du nom d’une rivière de l’Etat du Queensland.

Le squelette a été formellement été identifié comme le spécimen d’une nouvelle espèce, nommée Australotitan cooperensis, et l’un des plus grands animaux connus à avoir foulé la surface terrestre. Ce dinosaure appartient au groupe des titanosaures, qui a vécu il y a près de cent millions d’années. Des spécimens de ce groupe de dinosaures herbivores au long cou ont été découverts sur tous les continents.

Les scientifiques estiment qu’il mesurait de 5 à 6,5 mètres de haut et de 25 à 30 mètres de long, ce qui en fait le plus grand dinosaure australien connu. « Si on se fie aux comparaisons de taille des membres, ce nouveau titanosaure fait partie des cinq plus grands du monde », a déclaré Robyn Mackenzie, de l’Eromanga Natural History Museum, dans le sud-ouest de l’Etat du Queensland.

« Processus très long »

Cette découverte avait été initialement tenue secrète alors que les chercheurs effectuaient patiemment le chantier de fouilles. Le squelette fut pour la première fois exposé au public en 2007. Scott Hocknull, paléontologue au Queensland Museum, a expliqué que la confirmation du fait que Cooper appartenait bien à une nouvelle espèce était le résultat d’un « processus très long et fastidieux ». Ces recherches, qui ont impliqué des comparaisons en 3D des os de Cooper avec ceux de ses cousins les plus proches, ont été publiées lundi 7 juin dans la revue scientifique PeerJ.

Nombre d’autres ossements de dinosaures ont été découverts dans la même zone, a expliqué M. Hocknull, ajoutant que davantage de fouilles étaient nécessaires. « Des découvertes comme celles-ci ne sont que la pointe émergée de l’iceberg », a-t-il dit. Le plus grand dinosaure connu à ce jour est Patagotitan mayorum, le « titan de Patagonie », découvert en Argentine et décrit en 2017. Les paléontologues ont estimé qu’il pouvait peser environ 70 tonnes, soit l’équivalent d’environ dix éléphants d’Afrique, et mesurer environ 37 mètres de long et 8 mètres au garrot. (selon AFP)

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30 avril 2021

Les pratiques du confinement chez des élus

Lu dans la presse locale

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À la communauté de communes des Portes de Rosheim, on tient à conserver les traditions, contre vents et marées. Alors que bon nombre d’intercommunalités ont purement et simplement annulé les pots qui clôturent les conseils communautaires en raison de la crise sanitaire et des consignes de prudence des autorités, les élus de cette comcom – ils sont 31 au total - continuent de partager le verre de l’amitié et quelques encas à l’issue des assemblées, comme si de rien n’était.

Ce fut le cas (pour ne parler que de l'année 2021), le 9 mars à l’Espace du Vallon à Griesheim mais aussi le 13 avril, au complexe sportif et culturel de Bischoffsheim, quelques jours après le début du troisième confinement.

Des citoyens ayant eu vent de ces agapes se demandent si les élus montrent vraiment le bon exemple. 

12 mai 2021

Covid et Jeux Olympiques

Annuler les JO de Tokyo reste une option, selon un responsable japonais

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Le numéro deux du principal parti au pouvoir au Japon a estimé que les Jeux olympiques de Tokyo pourraient être annulés en dernier recours, alors que l'archipel nippon subit actuellement une recrudescence de l'épidémie, ont rapporté jeudi des médias locaux.

"Nous devrons annuler (les Jeux, NDLR) sans hésiter si ce n'est plus possible" de les organiser, a déclaré Toshihiro Nikai dans un entretien à la chaîne de télévision japonaise TBS. 

Comme on lui demandait si l'annulation était une option, il a répondu: "Oui, bien sûr".  

"Si les infections se répandent à cause des Jeux olympiques, je ne sais pas à quoi ils servent", a ajouté le secrétaire général du Parti libéral-démocrate (PLD, conservateur). 

Il a toutefois nuancé ses propos en soulignant "l'importance pour le Japon de susciter l'enthousiasme avec l'adhésion du public". 

"Nous voulons définitivement faire (des Jeux, NDLR) un succès. Pour y parvenir, il y a différentes questions à régler. C'est important de les régler l'une après l'autre". 

Un peu plus tard, un responsable du PLD anonyme était cité par l'agence Jiji affirmant: "les Jeux ne seront pas annulés". 

- Quatrième vague - 

Ces commentaires interviennent à 99 jours de la cérémonie d'ouverture des JO de Tokyo (23 juillet-8 août), qui avaient été reportés d'un an en 2020 à cause de la pandémie. 

Alors que la vaccination progresse à un rythme d'escargot au Japon (1,1 million d'habitants ont reçu une dose sur 126 millions), le pays subit une quatrième vague d'infections ayant récemment forcé les autorités à réimposer des restrictions dans plusieurs départements, y compris à Tokyo. 

Le pays a recensé plus de 4.000 nouveaux cas de Covid-19 mercredi, un niveau qui n'avait plus été observé depuis fin janvier sur son territoire. 

Cette nouvelle poussée du coronavirus perturbe le calendrier de certaines épreuves qualificatives pour les JO, ainsi que le relais de la flamme olympique, qui a démarré le 25 mars. 

Mercredi la ville de Matsuyama, dans l'ouest du Japon, a annoncé qu'elle annulait la partie du relais sur sa commune. Le département d'Osaka (ouest) avait aussi préféré relocaliser la semaine dernière le relais dans un parc fermé au public. 

Les Japonais restent en majorité opposés à la tenue des JO de Tokyo cet été en raison des risques sanitaires, selon plusieurs sondages ces derniers mois. 

Par précaution, l'événement n'accueillera pas de spectateurs venant de l'étranger, ont décidé le mois dernier les autorités et les organisateurs japonais, en accord avec le Comité international olympique (CIO), une première dans l'histoire des JO. 

Des professionnels de la santé ont toutefois mis en garde contre les risques liés à l'organisation des Jeux. Cette semaine, quatre experts ont écrit dans le British Medical Journal pour demander un réexamen de l'événement "de toute urgence".  

"Les événements internationaux de rassemblement de masse tels que Tokyo-2020 ne sont toujours ni sûrs ni sécurisés", ont-ils écrit.  

Malgré ces réticences et les obstacles, le vice-président du CIO, John Coates, a déclaré mercredi que les organisateurs n'envisageaient "certainement pas" une annulation. "Bien sûr, nous sommes inquiets, bien sûr la sécurité reste notre priorité, mais nous pensons que nous sommes préparés aux pires situations", a-t-il déclaré. (selon AFP)

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8 mai 2021

Covid-19 et trafic

De faux vaccins Pfizer circulaient en Pologne et au Mexique

fauxLe laboratoire américain Pfizer a confirmé mercredi que des doses suspectes de son vaccin anti-covid saisies au Mexique et en Pologne et vendues jusqu’à 1000 dollars l’unité, étaient des contrefaçons. 

Elles coûtaient jusqu’à un millier de dollars l’unité (plus de 800 euros), mais la valeur de leur sérum était nulle. Le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer a confirmé mercredi que des doses suspectes de son vaccin anti-covid saisies au Mexique et en Pologne étaient en fait de faux vaccins, selon des médias américains.

Quelque 80 personnes se sont vues administrer ces doses factices, apparemment sans effet néfaste sur la santé mais inopérantes face au Covid-19, dans une clinique mexicaine, rapporte le Wall Street Journal. Les fioles ont été retrouvées dans des glacières destinées à garder les boissons fraîches et portaient de faux numéros de lots et des dates d’expiration non moins véritables, selon des responsables mexicains.

En Pologne, le liquide confisqué était un produit cosmétique, probablement une crème antirides, a indiqué le laboratoire. Dans les deux pays, Pfizer a effectué des tests sur les fioles et constaté qu’elles ne contiennent pas le vaccin qu'il a développé avec BioNTech.

« Nous sommes conscients que dans le climat actuel, favorisé par la facilité et la commodité du commerce électronique et l’anonymat accordés par Internet, il va y avoir une augmentation de la fraude, de la contrefaçon et d’autres activités illégales en relation aux vaccins et traitements du Covid-19 », a déclaré un porte-parole de Pfizer sur la chaîne ABC News.

« Il y a une opportunité parfaite pour les criminels »

En février, les autorités sanitaires de l’Etat mexicain de Nuevo Leon avaient mis en garde contre des ventes « clandestines » de « prétendus vaccins pour le Covid » et appelé la population à ne pas les acheter. En mars, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est également inquiétée que des vaccins Pfizer « falsifiés » aient été découverts au Mexique et que le produit « puisse toujours être en circulation dans la région ».

 

« Nous avons une offre très limitée, qui va augmenter à mesure que nous montons en puissance et que d’autres entreprises entrent sur le marché du vaccin. Entre-temps, il y a une opportunité parfaite pour les criminels », a déclaré au Wall Street Journal le responsable général pour la sécurité de Pfizer, Lev Kubiak.

Le Mexique est également en train de contrôler une livraison de ce qui est présenté comme 6 000 doses du vaccin russe Spoutnik V, saisis le mois dernier à bord d’un avion privé en partance pour le Honduras, selon le journal. (selon AFP)

1 mai 2021

Navalny oui, Assange non

On comprend les officiels européens qui ne cessent de réclamer la libération immédiate et inconditionnelle d’Alexis Navalny, l’opposant russe. Mais pourquoi se taire en ce qui concerne Julian Assange ?

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Selon des témoins, l’état d’Alexis Navalny, détenu dans un camp en Russie, se dégrade de jour en jour. Son épouse qui avait l’occasion de lui rendre visite, a dit qu’il avait perdu 10 kg en l’espace de quelques semaines et un porte-parole de son comité de soutien a fait savoir que ses jours étaient en danger. Par conséquent, les institutions européennes réitèrent leurs appels au gouvernement russe de libérer Alexis Navalny. Etonnamment, les mêmes institutions européennes ne se sont jamais exprimées avec la même clarté auprès du gouvernement britannique en ce qui concerne Julian Assange.

Une prise de position très claire venait de la part de Dunja Mijatović, la Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil d’Europe : « Je réitère mon appel de libérer Alexis Navalny et je demande aux autorités russes de lui accorder immédiatement le plein accès aux soins médicaux en vue de la dégradation de son état de santé. Le commissariat des Droits de l’Homme estime que sa condamnation était arbitraire et déraisonnable, Navalny doit être libéré. »

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Très bien. On ne peut que souscrire à cet appel. Mais pourquoi est-ce que les institutions européennes n’affichent un tel courage uniquement lorsqu’il donne l’occasion de critiquer la Russie de Poutine ? En ce qui concerne le traitement infligé à Julian Assange, traitement qualifié par les Nations Unis de « torture », les mêmes institutions européennes ne se sont pas prononcées. Aucune déclaration adressée aux gouvernements britanniques successifs de libérer immédiatement Julian Assange dont l’état de santé s’est dramatiquement détérioré pendant 9 ans de captivité totalement injuste et injustifiée. Mais puisque le régime responsable pour cette torture est un gouvernement occidental, on se tait.

L’absence de toute intervention en faveur de Julian Assange décrédibilise en partie les démarches en faveur d’Alexis Navalny. Ce « deux poids, deux mesures » jette un doute sur le côté « humaniste » de la démarche des institutions européennes en faveur d’Alexis Navalny. Un appel aux deux gouvernements britannique et russe, aurait été crédible. Là, l’Europe institutionnelle ne fait que profiter d’une occasion de faire des reproches à la Russie. Dommage. (selon "Eurojournalkist")

13 avril 2021

Villé : un héritage laissé par l'ancien maire au nouveau

Pommiers 2 : l'écho d'un "éco-quartier"

lotiissement2Nous sommes en 2021, et le conseil municipal en est encore à gérer une affaire lancée en 2001 par l'ancien maire ! Un lotissement qui n'a pas trouvé preneur au bout de 20 ans, quel beau fiasco monsieur l'ex-maire Frantz ! Et à l'époque, ce n'est pas faute de vous avoir prévenu ! Et le fait de l'avoir qualifié d'éco-quartier n'a trompé personne.

J'avais, lors de mon mandat de conseiller municipal, voté contre ce projet : les terrains sont trop en pente et se situent pour la moitié sur l'ancienne décharge de Villé (où un bulldozer a même déterré des milliers de bouteilles vides, ce qui a même placé notre bourg sur la route du vin dans un article humoristique de la presse locale).  D'où la difficulté (et un gros surcoût pour l'acheteur) de réaliser des fondations solides. A relire les articles de mon blog en tapant dans la case "rechercher" (colonne de gauche) "lotissement pommiers 2".

Ci-dessous les liens de deux de ces articles, sur la dizaine qui en parle :

"Pommiers 2" à Villé : à tomber dans les... pommes ! - Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER (canalblog.com)

Pas encore à la case "prison" - Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER (canalblog.com)

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Et pendant ce temps le conseil municipal ne parle pas des problèmes actuels des villois : éventuelle fermeture de classe à l'école primaire ? Dysfonctionnements chez le nouveau fournisseur d'énergie électrique (qui a pu s'installer grâce à l'accord de l'ancien conseil municipal) ? Il est vrai que le "gros morceau" de la réunion a été consacré au budget. Pour le reste, on en reparlera bientôt.

7 avril 2021

Non au monopole "Gaz de Barr" à Villé

Un communiqué du collectif "électricité" 

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Suite à de nombreux dysfonctionnements, notamment dans la facturation de l'unique fournisseur d'électricité « Gaz de Barr » dans la commune de Villé, un collectif « électricité » s'est mis en place. En effet, il semblerait que la « fusion absorption » dont parlent les dirigeants barrois tourne à la grosse confusion auprès des clients.

Ainsi, alors que la direction annonce que les tarifs n'ont pas bougé, les consommateurs constatent des hausses conséquentes de leurs factures pouvant aller jusqu'au doublement, au triplement et même au quadruplement, alors même que les prix sont encadrés par l'Etat. La dernière hausse, soumise par la Commission de Régulation de l'Energie, a été fixée au 1er février à 1,6 %. Rien à voir avec des hausses de 100, 200 ou 300 % qui déstabilisent les budgets familiaux dans le bourg-centre. Ces augmentations intempestives sont encore plus importantes chez les consommateurs abonnés à un tarif « heures creuses » et à ceux qui ont opté pour la mensualisation.

Le collectif constate de plus que le relevé des compteurs n'est plus effectué de façon bimestrielle, mais de façon aléatoire deux fois dans l'année. Cette manière estimative et très approximative explique aussi pour une grande partie les différences de facturation très déstabilisantes. Il exige donc un retour à un relevé bimestriel de toute urgence.

Il apparaît que « Gaz de Barr » encaisse par avance des sommes non justifiées. Le collectif souhaite que ces montants soient remboursés immédiatement aux clients concernés, surtout qu'il apparaît que les mêmes dirigeants n'ont encore que peu assuré la rémunération due aux habitants cédant leur énergie grâce aux panneaux solaires. Les habitants villois n'ont pas à servir de banquiers aux différents actionnaires d'une société qui a des intérêts dans la France entière.

Le collectif constate aussi avec regret que la libre adhésion des habitants au fournisseur de leur choix (loi du 1er août 2007) n'est pas appliquée à Villé. Il a donc décidé de consulter les instances  compétentes pour faire valoir les droits à la libre concurrence.

Pour le collectif : Jean-Louis Boehler, Lyvia Depp, Christophe Gondret

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12 avril 2021

Mise en place en urgence d’un pont aérien !

Depuis le Brexit, nous savons que l’Ecosse souhaite rester (ou devenir) membre de l’Union Européenne. Privée d’une liaison directe avec le vieux continent, la ville de Strasbourg a trouvé une solution pour les écossais.

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Une folie ? Non, une nécessité ! Aujourd’hui, comme la rédaction a appris d’une source proche de l’exécutif strasbourgeois, un accord sera signé entre l’Eurométropole et l’Ecosse portant sur la mise en œuvre d’une liaison aérienne entre Glasgow et la capitale européenne, opérée par une filiale d’Air France, « Cigogne Air ». Ainsi, les écossais pro-européens pourront déjouer les frontières et profiter, enfin !, des bienfaits de l’Espace Schengen.

Cet accord aura un double effet. D’une part, il redore le blason de l’aérodrome de Strasbourg-Entzheim qui bat de l’aile depuis l’arrivée du TGV à Strasbourg. Face à la désertification de l’aérodrome Strasbourg-Entzheim, l’afflux d’écossais dans la capitale de Noël redynamisera le tourisme en Alsace et permettra aux écossais de ne pas se sentir trop coupés du reste de l’Europe.

Toutefois, tout n’est pas encore parfait et comme souvent, le financement de cette liaison aérienne pose problème. C’est pour cela que la ville de Strasbourg fait appel aux pilotes bénévoles pour assurer les vols Strasbourg – Glasgow – Strasbourg. Le but de cet « escadron héroïque » : permettre aux écossais pro-européens de prendre la fuite du royaume de Boris et de venir se réfugier en Alsace suite au Brexit.

La décision suscite déjà la stupéfaction chez les Strasbourgeois. Robert Stück, riverain du Jardin des Deux Rives, grommelle : « En espérant que ça ne vide pas les caisses parce que leurs vaches rousses, ce n’est pas vraiment de la cigogne à embarquer ! ». «Je trouve cela scandaleux, on aurait dû le faire bien plus tôt. Toutes ces occasions manquées de voir des kilts devant la cathédrale ! », peste Anne Richter.

En Ecosse, l’enthousiasme est palpable. John McCain, habitant d’Inverness, prépare déjà ses bagages. « Rester sujet britannique, hors de question », dit-il, « la Reine, on aime bien, mais Boris Johnson, ce n’est pas ma tasse de thé… ».

Il y a de fortes chances que les écossais n’aient pas besoin d’un nouveau référendum pour rester européens. Désormais, il leur suffit d’embarquer sur le pont aérien avec « Cigogne Air » et l’Europe les accueillera les bras ouverts.

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