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Différences : le blog de Jean-Louis BOEHLER
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24 avril 2021

La Côte d'Ivoire, nouvelle cible djihadiste ?

La Côte d'Ivoire, cible récemment de deux attaques jihadistes dans le nord, illustre les ambitions des groupes islamistes armés basés au Sahel d’étendre leur champ d’action aux pays du Golfe de Guinée.

kafolo

C’était dans la nuit du 28 au 29 mars. Ce soir-là, des hommes armés ont attaqué deux positions de l'armée ivoirienne situées à la frontière avec le Burkina Faso. C'était dans les localités de Kafolo et Kolobougou. Ces attaques opérées de manière simultanée ont occasionné six morts et plusieurs blessés. Parmi les personnes tuées : trois soldats et trois assaillants. Un peu moins d’un an auparavant, le 11 juin 2020, un assaut djihadiste, le premier survenu en Côte d’Ivoire, a fait une dizaine de morts chez les militaires ivoiriens déjà à.…Kafolo.

La première de ces nouvelles attaques jihadistes en territoire ivoirien, a eu lieu dans cette même localité de Kafolo, près de la ville de Kong, dans le Nord-Ouest. L’attaque a eu lieu entre minuit et 1 heure du matin. Une soixantaine d’hommes lourdement armés, venus du Burkina Faso, ont alors ouvert le feu sur un poste avancé de l'armée, faisant deux soldats tués et quatre blessés.

Dans les combats, les assaillants perdront trois hommes. Quatre autres seront interpellés, selon l'Etat-major général des armées de Côte d'Ivoire, qui affirme que du matériel (armement, radio, munitions et motos) a été saisi.

L'armée régulière a, au bout d'une heure de combat intense, repoussé les assaillants. Ensuite, s'en est suivie une opération militaire de ratissage sur le terrain pour rechercher les assaillants en fuite ainsi que leurs éventuels complices.

La deuxième attaque est survenue à Kolobougou, à 60 Km au nord-ouest du département de Téhini, faisant frontière avec le Burkina Faso où un poste de la gendarmerie a été pris d’assaut.

Selon une note de l'Etat-major des armées de Côte d'Ivoire, « un gendarme ivoirien a été tué et un autre blessé ». Aucune victime cependant n'a été enregistrée du côté des auteurs de l'attaque sur ce poste-frontière.

L'assaut contre ce poste de gendarmerie à Kolobougou a eu lieu entre « 2 h et 3h du matin », a indiqué à APA une source locale, rapportant que « les populations actuellement sont gagnées par la frayeur et ne peuvent pas sereinement aller dans leurs champs et vaquer à leurs occupations ».

Les postes sont sous surveillance de l'armée ivoirienne dans la localité et la présence des militaires venus en renfort fait que les riverains ont un peu peur, poursuit cet habitant de la région qui a requis l'anonymat.

La Côte d'Ivoire dans le viseur des djihadistes

 

ATTAQUE

« Ces attaques dénotent du fait que la Côte d'Ivoire est clairement dans le projet expansionniste des groupes terroristes », analyse Lacina Diarra, spécialiste des questions de sécurité dans la région Sahel-Sahara. Les jihadistes « veulent se créer un sanctuaire au niveau de la zone frontalière entre le Burkina-Faso, le Mali et la Côte d'Ivoire », explique cet expert ivoirien, confortant une thèse soutenue récemment par le chef du renseignement extérieur français, Bernard Emié.

Lors d’une réunion consacrée au contre-terrorisme tenue début février sur la base aérienne d'Orléans, en France, le patron des 7.000 espions et analystes français de la DGSE avait prévenu qu’il fallait se préparer à la fois des attentats des grande ampleur et l'expansion jihadiste vers les pays du golfe comme la Guinée, la Côte d'Ivoire ou le Bénin.

Pour une grande partie des experts en sécurité, pour mieux se préparer à contrer une telle éventualité, le gouvernement ivoirien doit s'atteler rapidement « à casser la chaîne de recrutement, développer des stratégies transnationales tout en impliquant les communautés et la société civile ».

Opération « frontières étanches »

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Suite à la première attaque survenue l’année dernière à Kafolo, le gouvernement ivoirien a adopté un décret portant création d'une « Zone opérationnelle Nord » qui s’étend dans les régions situées sur les frontières entre la Côte d'Ivoire, le Mali et le Burkina Faso.

Cette « Zone opérationnelle Nord » vise à passer de la phase de surveillance des frontières à une posture défensive avec une importante capacité de réversibilité en mission offensive en vue d'empêcher toute infiltration de ces groupes armés sur le sol ivoirien.

Avec un commandement unique pour les opérations militaires et celles relevant de la défense du territoire, l'Etat ivoirien veut permettre à l'ensemble des forces de défense et de sécurité d'avoir une rapide réactivité sur les missions au niveau des frontières.

 Visite aux troupes

Le chef d'Etat-major général des armées, le général de corps d'armée Lassina Doumbia, a d’ailleurs effectué, lundi 31 mars, une visite aux troupes, en compagnie du commandant supérieur de la gendarmerie, le général de corps d'armée Apalo Touré. « Je voudrais vous féliciter, vous dire nos encouragements, vous adresser nos condoléances et vous dire que vous avez été braves, au vu des circonstances et des efforts que vous avez faits, on ne peut que vous le reconnaître », a dit le général Lassina Doumbia à ses hommes, à Kafolo.

« À mon avis, de par mon expérience, en combat de nuit alors qu'on est surpris, perdre deux hommes, c'est que vous êtes bons (soldats), vous savez vous battre parce que la nuit, quand on voit quelqu'un passer, on ne sait pas si c'est son ami ou c'est son ennemi. Entre nous-mêmes, on peut s'allumer parce que c'est compliqué », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le commandement supérieur de la gendarmerie, a demandé aux soldats « d'avoir de la réaction », car « il faut être prêt à utiliser son arme », a-t-il martelé. (selon "Ivoire-soir")

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27 mars 2021

Congo-Brazzaville et le sentiment « anti-français »

Alimenté par Macron !

congoAlors que la diplomatie française ne se remet toujours pas de l’explosion du sentiment « anti-français » qui a embrasé le Sénégal, il y a quelques jours, Paris s’apprête-t-elle à avaliser des élections fantoches organisées par certains des régimes les plus caricaturaux de son ancien pré carré ? Tout l’indique pour les scrutins en préparation au Tchad et à Djibouti en avril, et dès ce dimanche au Congo Brazzaville. Survie rappelle que le soutien de l’État français à ces dictatures alimente le sentiment « anti-français » sur le continent africain. 

Ce dimanche 21 mars au Congo-Brazzaville, le dictateur-candidat Denis Sassou N’Guesso, au pouvoir depuis  1979 se présente à une élection présidentielle qui semble jouée d’avance. La campagne électorale a été une nouvelle fois rythmée par les arrestations d’opposants et de défenseurs des droits de l’Homme. Dernier en date, jeudi 11 mars dernier, Alexandre Ibacka Dzabana, coordonnateur de la Plateforme congolaise des ONG des droits humains et de la démocratie, membre de la coalition Tournons La Page Congo, qui a été arrêté à son domicile, à Brazzaville. Poil à gratter du régime congolais, cette coalition d’ONG milite pour la transparence du scrutin en sensibilisant les citoyens sur les enjeux du vote et en formant des  observateurs électoraux. Si la diplomatie française demeure discrète sur ce contexte électoral, c’est que le régime de Denis Sassou N’Guesso peut compter sur le soutien sans faille de Paris.

Celui-ci se matérialise notamment par une étroite coopération militaire, maintenue malgré la grossière modification de la Constitution permettant depuis 2015 à Sassou N’Guesso de rester au pouvoir sans limitation de mandats, et la répression sanglante des manifestations populaires s’opposant à ce projet. En 2017, la France se targuait par exemple de disposer d’un « conseiller spécial » auprès du ministre de la Défense. Pas plus tard que le mois dernier, les autorités françaises indiquaient fournir un « appui au commandement et à l’organisation interarmées, en fournissant conseil et ingénierie de formation aux plus hauts niveaux de l’état-major général (CEMG) » congolais, et  de former « plusieurs dizaines d’hommes et de femmes de la Force publique congolaise »

Par ailleurs, dans un pays quasiment en cessation de paiement, le soutien économique de la France reste déterminant pour le maintien au pouvoir de Sassou N’Guesso. La France est ainsi un des principaux investisseurs au Congo et se targue d’être le premier donateur d’aide publique au développement bilatérale. Dans le même temps, l’exploitation pétrolière bat son plein : il y a dix-huit mois, le pays annonçait la découverte d’un gisement onshore qui pourrait faire quadrupler la production nationale, assurer de juteux bénéfices à Total, déjà à la fête dans le pays, et fournir de nouvelles ressources à la présidence à vie de Sassou N’Guesso.

Pour Patrice Garesio, co-président de l’association Survie, « tant que la France apportera son soutien à de tels régimes, à travers une étroite coopération militaire, policière et économique, il ne faut pas s’étonner de voir fleurir un peu partout un « sentiment anti-français ». Il s’agit en réalité d’un rejet de la Françafrique, conforté par la politique actuelle d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. (selon "Afrik.com")

17 avril 2021

Algérie : manifester vous mène en prison

Ca craint pour les détenus du Hirak !

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Les nouveaux détenus du mouvement Hirak, arrêtés lors d’une marche de protestation, le vendredi 3 avril, en Algérie, sont à leur cinquième jour de grève de la faim, entamée depuis mercredi 7 avril, à la prison d’El Harrach (à Alger).

Vingt-trois détenus, écroués après une marche du mouvement anti-régime du Hirak, il y a une semaine à Alger, sont en grève de la faim depuis mercredi. c’est ce qu’a rapporté, samedi, une association de soutien aux prisonniers d’opinion. « Samedi 10 avril 2021, les 23 détenus sont au quatrième jour de grève de la faim à la prison d’El Harrach (à Alger), entamée depuis mercredi 7 avril », a précisé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page Facebook.

Ce dimanche, les détenus sont au cinquième jour de grève de la faim. Il s’agit selon le CNLD, d’une part, des détenus du tribunal de Bainem Bab El Oue, à savoir : Abdelhak Ben Rahmani dit « Merouane », Talhi Saïd dit « Zinou », Slimane Hocine, Abdelli Zouhir Abdeldjalil, Ahmed Betrouni, Walid Oudjit, Agoumadz Bachy, Menkhel Mohamed Lemine, Saleh Abdelhakim, Malek Abdelhalim.

Et d’autre part, des détenus du tribunal Sidi M’hamed, notamment Adel Bensaada, Ahmed Ouakli, Omar Lerari, Lotfi Bouguerra, Benameur Belkacem Rachid, Ali Senouci, Fatehi Diyaoui, Ahmed Lekhdari, Lounes Boutankikt, Zakaria Metidji, Taazibt Abdelkayoum, Aimad Guendoul, Mohamed Selmane. Ces détenus sont tous poursuivis pour « atteinte à l’unité nationale et attroupement non armé ». Une situation dénoncé pour les organisme de défense des droits de l’Homme.

Les autorités algériennes continuent de restreindre la liberté d’expression en Algérie en procédant à de multiples arrestations de journalistes, militants et voix critiques de régime algérien, relève l’ONG Amnesty International, dans son nouveau rapport annuel sur la situation des droits de l’Homme dans le monde. Dans son rapport 2020-2021, l’ONG a évoqué les arrestations et les poursuites judiciaires contre les manifestants et les journalistes.

« Cette année encore, les autorités ont arrêté et poursuivi en justice les manifestantes pacifiques, les journalistes, les militantes et les citoyennes qui n’avaient fait qu’exercer pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique, dans le cadre de mouvement de protestation de grande ampleur connu sous le nom du Hirak », a indiqué l’ONG dans son rapport. (selon "Afrik.com")

5 avril 2021

Raoult « banni » en France et honoré au Sénégal

Le médecin français Didier Raoult, en visite à Dakar, a été reçu par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et par le chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall, qui l’a l’élevé à la dignité de commandeur dans l’ordre national du Lion.

didier_raoult_decore_par_macky_sallBanni en France où il est traité de charlatan par nombre de ses pairs, le Professeur Didier Raoult a été honoré au Sénégal, où il séjourne depuis quelques jours. La blouse blanche a été reçue, mardi par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, et par le chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall, qui l’a honoré en l’élevant à la dignité de commandeur dans l’ordre national du Lion

Selon les autorités sénégalaises, la visite de Didier Raoult à Dakar s’inscrit dans le cadre de ses recherches sur l’émergence des variants du Covid-19. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a précisé que durant son séjour au Sénégal, le Professeur va « échanger avec les chercheurs sénégalais sur la riposte contre la pandémie » de Coronavirus.

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a ajouté que les échanges du Professeur de médecine né à Dakar au Sénégal, âgé de 69 ans, spécialiste des maladies infectieuses, qui dirige l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille, avec les autorités sénégalaises portent « également sur le transfert de technologies en matière de recherche ».

Il faut relever que l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille collabore, dans le domaine de la recherche sur le Covid-19, avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD), un organisme français représenté au Sénégal. C’est également un partenaire de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF), dirigé par le professeur Souleymane Mboup et basé à Diamniadio, (30km de Dakar).

Didier Raoult, qui enseigne à la faculté des sciences médicales et paramédicales de Marseille, a été mondialement connu, lorsque son équipe a proposé un traitement contre le dévastateur Covid-19, à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine, qui, même s’il a suscité la controverse dans le monde de la recherche, semble être le seul traitement qui, en Afrique, comme en Europe, est utilisé pour soigner les malades de Coronavirus qui guérissent dans le monde, par dizaines de milliers, chaque jour.

Il ne pouvait donc pas être à Villé pour l'inauguration du vaccinodrome jeudi dernier.

3 avril 2021

En réa à Saint-Denis

Des jeunes, des femmes enceintes et plus aucun lit

r_a"Les vagues se suivent et ne se ressemblent pas" : au service réanimation de l'hôpital de Saint-Denis, la moitié des patients Covid ont moins de 43 ans. Et deux sont des femmes enceintes. Du "jamais vu", s'alarment les soignants, épuisés.

Dans les vastes chambres entièrement vitrées, des respirateurs maintiennent en vie, parfois depuis plusieurs semaines, des malades aux visages gonflés. Une infirmière et une aide-soignante installent un trentenaire, regard vide, dans un fauteuil : "On l'a désintubé hier, c'est une belle histoire", sourit Daniel Da Silva, le chef de service.

A l'hôpital Delafontaine, situé au coeur du département le plus pauvre du pays, qui affiche aussi un taux d'incidence record, on est passé de 18 à 26 lits de réanimation sous la pression de ce qu'on appelle désormais "la troisième vague". 

Samedi, deux malades ont dû être transférés vers d'autres hôpitaux franciliens, faute de lits disponibles.

Alors que les plus hauts responsables médicaux parisiens ont alerté dimanche sur le risque grandissant de "débordement" des hôpitaux, où les médecins se préparent avec une certaine "colère" à "faire le tri" entre les patients, le docteur Da Silva est plus modéré.

"Même à l'acmé de la première vague, on n'a jamais été confronté à l'impossibilité de prendre en charge un patient", affirme-t-il, estimant que la "dynamique de la situation épidémique en Ile-de-France est proche de celle du premier épisode", "un tsunami" où son hôpital avait accueilli jusqu'à 259 malades infectés par le coronavirus, contre une centaine aujourd'hui.

Pour autant, le praticien s'alarme de voir "de plus en plus de jeunes avec des formes graves, et des évolutions rapides de la maladie". "On a dû intuber et faire une césarienne en urgence à une jeune femme de 23 ans", raconte-t-il, "frappé" de voir arriver des femmes enceintes, "du jamais vu pendant la première vague". 

Selon lui, l'âge des patients pose la question du "décalage" avec la cible actuelle de la campagne de vaccination, ouverte seulement aux plus de 70 ans. 



"Crises d'angoisse" 

"Si la pression continue à augmenter", six lits supplémentaires seront installés dans les blocs opératoires, au prix de nouvelles déprogrammations de "chirurgie non urgente". "Après, on sera au maximum", prévient le soignant.

Un conseil de Défense doit se tenir mercredi pour décider d'un éventuel durcissement des mesures sanitaires. 

"J'ai conscience des ravages d'un confinement strict et, en même temps, je vois ce qu'on vit ici. Ce qui est sûr, c'est qu'avec le confinement, on a sauvé un nombre incalculable de vies", souffle le médecin qui se dit plein de "doutes et d'interrogations", au regard notamment de la situation dramatique des étudiants. 

"Le sujet, maintenant, c'est surtout les ressources humaines", ajoute-t-il. "Les gens sont épuisés et le syndrome de stress post-traumatique de la première vague est loin d'être réglé. Quand les malades Covid ont réapparu, des soignants se sont mis en arrêt maladie, d'autres ont fait des crises d'angoisse". 

Alice Auroux, infirmière, "ne s'attendait pas à cette troisième vague". 

"On est fatigué moralement, on a l'impression qu'on ne s'en sort pas. Ca fait un an qu'on n'a pas eu de vraies vacances", souffle la jeune femme en nettoyant le cathéter d'une patiente placée dans le coma. 

Certaines de ses collègues sont en arrêt de travail pour sciatique et lombalgie : "C'est dur, on doit porter, tourner les malades", explique-t-elle. 

Mathilde Azzi, jeune médecin réanimateur, vient elle d'annuler ses vacances pour "doubler ses gardes". 

"Ca va pouvoir se faire, mais c'est sûr qu'on va se sentir vite en difficulté", dit-elle. A ses yeux, "ce sont les patients non Covid qui vont en pâtir. Comme à la première vague, on voit déjà moins d'infarctus, certaines personnes renoncent à consulter ou sont prises en charge trop tardivement".   

Derrière une des vitres, un homme de 30 ans ouvre les yeux. Mathilde Azzi lui prend la main : "Vous vous réveillez là, ça fait trois semaines que vous êtes chez nous et là vous commencez à vous améliorer."

Il a 30 ans, et aucun antécédent. "Lui, il faut qu'il s'en sorte", lance une infirmière à sa collègue. Avant d'ajouter : "J'ai appris à ne plus trop espérer". (selon AFP)

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1 avril 2021

Le professeur Didier Raoult à Villé

Le premier vaccinodrome alsacien pour les blattaschlaker

raoult3C'est fait ! Pour une fois, les villois sont en avance et ils vont être les premiers alsaciens à bénéficier d'un vaccinodrome (la dernière idée géniale de notre président de la république).

Nos élus cherchaient un lieu utilisable 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Ils l'ont trouvé avec le stade municipal de Villé où l'on pourrait parquer tous les candidats à la piqûre salvatrice. Celle-ci sera administrée à l'abattoir voisin transformé en infirmerie et c'est là qu'exercera le sympathique et renommé professeur de Marseille. Pour les jours suivants, quelques vétérinaires prendront le relais.

Et pour ceux qui ne supportent pas le vaccin l'ancienne gendarmerie sera transformée en hôpital de séjour. L'ARS a déjà inspecté les lieux et donné son accord sous condition : une unité de réanimation devra aussi être prévue à l'ancienne maison de retraite. Deux hélicoptères seront également prévus pour le transport des malades.

Pour une fois, les Rottner, Klinkert et Bierry auraient rapidement trouvé un accord. Aux dernières infos, les volontaires de la vaccination pourront se présenter sur la place du stade ce jour même à 10h00. Le professeur Raoult signera des autographes et la comcom de la vallée offrira des boissons anti-covide : hé oui, c'est le moment de prouver que le kirsch et la mirabelle de la vallée sont plus efficaces que la chloroquinine et le savon de Marseille.

30 mars 2021

Turquie: 4 journalistes de Charlie Hebdo inculpés pour «insulte» à Erdogan

Un procureur turc a réclamé jusqu'à quatre ans d'emprisonnement contre quatre collaborateurs de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo qu'il accuse d'avoir « insulté » le président Recep Tayyip Erdogan dans une caricature publiée l'an dernier.

turquie1Selon l'agence de presse étatique turque Anadolu, les quatre collaborateurs de Charlie Hebdo inculpés sont la caricaturiste Alice Petit et trois responsables du célèbre hebdomadaire, Gérard Biard, Julien Sérignac et Laurent Sourisseau, dit Riss.

La publication de cette caricature, en octobre, avait suscité la colère de Erdogan dans un contexte de vives tensions diplomatiques entre Ankara et Paris. On y voyait l'autoritaire président turc dessiné en slip, bière à la main, soulevant la robe d'une femme voilée en s'écriant : « Ouuuh ! Le prophète ! ».

Dans son acte d'accusation, qui doit encore formellement être accepté par un tribunal pour que s'ouvre un procès, le procureur turc estime que cette caricature « n'entre d'aucune manière dans le cadre de la liberté d'expression ou de la presse », qualifiant le dessin de presse de « vulgaire, obscène et déshonorant ».

Des dizaines de journalistes arrêtés ces dernières années

Après la parution de cette caricature, Recep Tayyip Erdogan avait dénoncé une « attaque ignoble » commise par des « vauriens ». Cette affaire était intervenue dans un contexte de crise diplomatique entre la Turquie et la France, le chef de l'État turc accusant notamment le président français Emmanuel Macron d'« islamophobie » pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet.

L'annonce de l'inculpation des journalistes de Charlie Hebdo intervient par ailleurs quelques jours après qu'Emmanuel Macron a accusé la Turquie d'« ingérence » et en pleine polémique en France sur le financement d'une mosquée soutenue par une association pro-turque à Strasbourg (est).

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé ce vendredi les poursuites contre les collaborateurs de Charlie Hebdo, accusant Ankara de vouloir « élargir la censure au-delà de la Turquie ». Régulièrement épinglée par les ONG, la Turquie est classée à la 154e position sur 180 dans l'index de la liberté de la presse publié par RSF.  Des dizaines de journalistes ont été arrêtés et plusieurs médias d'opposition poursuivis ou fermés ces dernières années dans ce pays.(Avec AFP)

26 mars 2021

Villé hors concordat

Tous à l'école le vendredi-saint ?

bulletinDécidément à Villé, certaines lois seraient difficiles à appliquer ! Après la régie électrique qui empêche les habitants du bourg-centre d'adhérer à l'opérateur de leur choix, voilà que le bulletin municipal annonce l'ouverture de l'école ce vendredi-saint 2 avril.

Mais peut-être y a-t-il eu erreur sur la date de parution du Villé-info qui ne devair "sortir" que le 1er avril ? Raison d'une photo du Giessen en première page ?

Rappelons rapidement aux oublieux ce qu'est le Concordat : un accord signé entre le pape et Napoléon Ier en 1802, relancé par l'Etat allemand "par une ordonnance du 16 août 1892 , qui donne aux Alsaciens et aux Mosellans deux jours fériés supplémentaires (par rapport au reste de la France) : le jour de Saint Étienne, fêté le 26 décembre, et le Vendredi saint (qui précède le dimanche de Pâques)." Cette ordonnance est toujours en application.

Alors, cette annonce du bulletin municipal sera-t-elle maintenue ... ou devra-t-elle être considérée comme un gros poisson d'avril, avec un vin d'honneur servi aux parents arrivant ce jour-là ?

bulletin1

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8 mars 2021

Affaire Sonko : le Sénégal s'enflamme

En France, la population sénégalaise est en effervescence

s_n_galDepuis plusieurs jours, le Sénégal pays qualifié de démocratique aux yeux du monde a basculé dans un mouvement populaire, voir un embrasement. L’affaire dite « Sonko » qui, à la base, n’était juste qu’une affaire privée, a pris de l’ampleur à tel point que les Sénégalais ont décidé de descendre dans les rues. Que se passe-t-il réellement au Sénégal ? Affaire politique ou un mal plus profond qui ronge les Sénégalais. La diaspora sénégalaise qui se demande bien ce qui se passe réellement dans leur pays.

Entre manifestations près du consulat, interrogations et angoisse, la diaspora sénégalaise de France semble perplexe face à la situation dans laquelle se trouve leur pays d’origine. Entre action, angoisse et réflexion, les Sénégalais de France ont décidé de réagir et d’alerter l’opinion internationale.

Manifestation à Paris

Ce samedi 6 mars 2021, à Paris, Place de la République, la population sénégalaise de France a manifesté comme un seul homme contre le Président du Sénégal Macky Sall. Ils réclament la démission de Macky Sall en criant «  Macky démissionne, Macky assassin ». Un homme a visiblement pris la parole lors de cette manifestation « La Françafrique, c’est fini », d’autres sont en pleurs et expriment leurs doléances : « Les Sénégalais sont fatigués, les gens ont faim, ils n’ont rien ».

Les genoux à terre, les Sénégalais de France pointent un autre responsable de la situation au Sénégal. Il ne s’agit plus vraiment d’un affrontement entre pro-Macky et pro-Sonko, mais d’une crise profonde de la démocratie au Sénégal, d’une crise sociale. D’un coup l’hymne sénégalais retentit et les Sénégalais de France se mettent à le chanter. Une minute de silence a été observée afin de rendre hommage aux victimes des manifestations au Sénégal. L’image du Sénégal est en jeu aux yeux du monde entier, plus particulièrement en France.

Image du Sénégal dans le monde en question

Si la situation qui prévaut au Sénégal ne les empêche pas de vaquer à leurs occupations, les Sénégalais de France gardent un œil sur ce qui se passe dans leur cher pays, celui de la Teranga. Khadija, jeune journaliste martèle sans cesse : « Mais quelle image donne-t-on du Sénégal actuellement ? Notre pays a toujours été vu comme un pays démocratique ». Pour sa part, Adama, jeune comptable, se demande « pourquoi le Président Macky Sall ne s’exprime pas ».

Les Sénégalais de France disent souhaiter que les autorités agissent au plus vite pour le bien de leur pays, surtout pour la jeunesse qui semble très touchée par la situation. C’est l’avis de Moustapha, jeune Sénégalais très inquiet de la situation qui prévaut dans son pays natal. Il se dit inquiet pour sa famille, mais aussi pour la jeunesse sénégalaise et même africaine. « Il faut agir », martèle-t-il sans cesse. (selon Afrik.com)

25 février 2021

Fourniture d'énergie : Strasbourg et Villé même combat

A Villé, depuis le changement de fournisseur d'électricité en date du 1er janvier 2020, la colère gronde : augmentation substancielle des factures, relevés fantaisistes des compteurs, impossibilité de changer de fournisseur, etc... Nous reviendrons d'ailleurs là-dessus !

Et le fait que nous ne soyons pas les seuls à ne pas profiter de la loi du 1er juillet 2007 ne console guère les villois. Et nous reviendrons aussi là-dessus. 

Sachons que l'agglomération de Strasbourg est dans le même cas : Electricité de Strasbourg et Gaz de Barr agissent comme des frères jumeaux, ce qui est loin d'être une excuse.

A lire l'article de "Rue89 Strasbourg", on se croirait à Villé.

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27 février 2021

Laissez les frontières ouvertes ! (Au moins, pour le virus…)

Les différentes stratégies du gouvernement français ne semblent pas fonctionner.

kehl Chaque semaine, lorsque les Castex, Macron ou Véran se présentent devant les médias, ils sont contents. Tout est encourageant, nous sommes les champions. Et puisque nous sommes tellement champions, on se fiche des chiffres catastrophiques et on se vante de mieux gérer la situation que « les autres ». Mais visiblement, on a du mal à lire et à comprendre les chiffres à Paris – les chiffres sont inquiétants et ce n’est pas le comportement auto-satisfait des gouvernants qui y changera quelque chose. Mais actuellement, tout le monde est fatigué de s’occuper de la santé publique : maintenant, on mise tout sur l’économie.

Deux informations du week-end retiennent l’attention. D’une part, la France et la Grande Bretagne allègent les mesures sanitaires à la frontière franco-britannique, histoire de fluidifier la circulation des camions qui s’entassent devant les postes de frontière britanniques, puisque les Britanniques, saouls de leur « libération du joug européen » avaient tout simplement « oublié » de se préparer au Brexit tant réclamé. Mais bon, ils n’avaient que 4,5 ans pour se préparer…

A partir de maintenant, la circulation entre la Grande Bretagne et la France, deux des pays européens présentant le plus fort taux d’incidence, sera facilitée. Une bonne nouvelle pour les chauffeurs de camions, pour les sociétés de transport et – pour le virus qui pourra ainsi continuer à circuler assez librement entre l’île britannique et le continent européen. Les routiers qui passeront moins de 48 heures en Grande Bretagne ne devront plus, à leur retour, présenter un test Covid-19. Une très bonne mesure pour assurer que le variant détecté en premier en Grande Bretagne, ne reste pas enfermé au Royaume Uni. Et puisqu’il est beaucoup plus virulent que d’autres variants, il fallait quand même en assurer une circulation plus juste aussi en France et ailleurs en Europe.

On préfère donc d’assurer la circulation du virus aux bouchons devant la frontière britannique. Dont acte. On y repensera lorsque nos gouvernants s’auto-féliciteront la prochaine fois pour leur gestion exemplaire, beaucoup plus performante qu’ailleurs.

Mais ailleurs, on suit également l’évolution en France, surtout dans le département Moselle où on atteint aujourd’hui un taux d’incidence de presque 300. Maintenant, on y craint que l’Institut Robert Koch puisse classer la Moselle au niveau 2 (« zone à risque à haute incidence ») ou au niveau 3 (« zone à risque à forte présence de variants »). Cela impliquerait des contrôles beaucoup plus sévères à la frontière et de nouvelles obligations pour les travailleurs et travailleuses frontaliers, notamment l’obligation de présenter un test actuel à chaque passage de la frontière. Mais là, une « conscience européenne » se réveille dans la Grande Région.

Mais il n’y a que peu de chances à ce que la France puisse trouver un accord avec l’Allemagne à l’instar de celui avec la Grande Bretagne. L’Allemagne où le taux d’incidence au niveau national se situe actuellement à 60 (!), n’aura pas trop envie de s’organiser pour permettre une circulation maximale du virus et de ses variants. Inquiet, le ministre des affaires étrangères luxembourgeois Jean Asselborn a lancé un appel émouvant – « Laissez la frontière ouverte ! ». Mais il ne faut pas se tromper – ce n’est pas l’Espace Schengen qui intéresse le Luxembourg, mais uniquement son économie.

« Nous devons tout faire pour que les travailleurs frontaliers puissent arriver à leur lieu de travail et ce, sans encombre », a martelé Asselborn, sans pour autant cacher son véritable intérêt. « 60% des salariés dans nos hôpitaux, EHPADs et autres structures de soins à la personne, sont des frontaliers. Si ces frontaliers ne pourront plus circuler librement, notre système de santé risque de collapser. » Tous les jours, 100 000 Français, 50 000 Allemands et 50 000 Belges vont travailler au Luxembourg. Pour sauver l’économie luxembourgeois, on accepte donc la circulation du virus.

En regardant les deux infos ensemble, on constate que désormais, la voie est libre entre la Grande Bretagne et le Luxembourg – puisque les routiers ayant séjourné moins de 48 en Grande Bretagne, ne seront même plus testés.

Nous sommes aujourd’hui à des années-lumière d’une stratégie européenne – mais ce « tricotage national » ne permettra pas de combattre ce virus. Au bout d’une année de vie avec ce virus, avec ses conséquences sociales, sanitaires et économiques, chaque état continue à ne regarder que son nombril. Avec de telles approches, une seule chose est certaine – ce virus avec ses variants restera encore très longtemps avec nous. Mais puisque nos responsables sont tellement contents de leur travail… (selon "Eurojournalis")

6 février 2021

Haut-Rhin : les chasseurs s'opposent à la prolongation ... de la chasse

La préfecture du Haut-Rhin a ordonné par arrêté l'organisation de tirs de destruction de l'espèce cerf et daim. La fédération des chasseurs du département refuse et dénonce dans un communiqué une "véritable déclaration de guerre".

chasseDes chasseurs qui refusent de chasser... Dans le Haut-Rhin, la préfecture a ordonné par arrêté l'organisation de tirs de destruction de l'espèce cerf et daim jusqu'au 28 février inclus. Selon cet arrêté, ces animaux sont trop nombreux et causent d'importants dégâts. Contre toute attente, la fédération des chasseurs du Haut-Rhin refuse et dénonce dans un communiqué "une véritable déclaration de guerre".

La fédération dénonce un véritable abattage de masse

"La chasse s'est terminée le 1er février", explique Gilles Kaszuk le président de la fédération à France Bleu Alsace "nous estimons avoir rempli nos obligations de tirs. Maintenant laissons ces animaux tranquilles!". Selon Gilles Kascuk, ces animaux ont été suffisamment mis à l'épreuve cet hiver entre la chasse, la neige et les inondations, ils ont droit au repos. La fédération explique n'avoir pas été consultée et entend s'opposer à "un véritable abattage de masse."

7 février 2021

Pourquoi le ciel a-t-il paru orange ce samedi ?

Sirocco : Une couleur jaune inhabituelle dans le ciel

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C'est un ciel d'une couleur inhabituelle qui a surpris les Alsaciens ce samedi matin, comme les habitants d'une large partie de la France. Ces tons jaune/orangé sont liés à un phénomène météo dû à une tempête de sable dans le Sahara couplé à une remontée de sud.

Comme l'indique Keraunos, l'observatoire des orages et des tornades, "le ciel peut paraître bien ocre dans le sud ce matin. L'advection de sable venue d'Afrique est assez significative dans un flux de sud qui plonge très bas en latitude à l'avant d'un front froid ondulant".

En résumé, c'est un coup du sirocco : il y du sable en suspension dans l'atmosphère à haute altitude et c'est ce qui donne cette étrange couleur au ciel. C'est un phénomène courant pour le sud de la France, mais plus rare pour le nord.

La tempête de sable au nord-est du Maroc, avec des vents soufflant à plus de 100 km/h en altitude, et des températures localement proches de 27°C remonte vers la France offrant un spectacle météo particulier aux observateurs.

Des pluies chargées de particules de sable sont tombées en fin de journée, ce qui a sali les voitures et le mobilier urbain. Même Sébastien Loeb, de passage chez lui, s'est cru sur le "Dakar".

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20 février 2021

Pas de vaccins pour la ruralité du Centre-Alsace

Comme le reprend la presse locale de mercredi dernier, il y aura un centre de vaccination unique à Sélestat (aux Tanzmatten), mais les habitants des environs, notamment de Marckolsheim, de Châtenois et de la vallée de Viillé ne pourront s'y inscrire !

Il est vrai que la vallée de Villé est protégée de la covide-19 par l'aborpsion journalière de petits verres de kirsch local.

Et dans le canton d'Erstein, l'ARS conseille aux habitants de sucer régulièrement quelques morceaux de sucre, ou de manger des betteraves cultivées localement.

Et dire que pendant ce temps des parisiens viennent se faire vaccciner à Sainte-Marie-aux-Mines !

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26 février 2021

Joe Biden appelle à une réforme immédiate des ventes d'armes à feu

Le président américain Joe Biden a appelé dimanche le Congrès à agir "maintenant" pour limiter la circulation des armes à feu aux Etats-Unis, trois ans après la tuerie du lycée de Parkland, en Floride.

biden"Cette administration n'attendra pas la prochaine fusillade de masse" pour entendre les appels à agir, a affirmé le président démocrate dans une déclaration marquant la date anniversaire de cette attaque qui avait fait 17 morts, le 14 février 2018.

"J'appelle aujourd'hui le Congrès à promulguer des réformes de bon sens concernant les armes", a dit Joe Biden, demandant d'imposer la vérification des antécédents des acheteurs "pour toutes les ventes d'armes", d'interdire les fusils d'assaut et les chargeurs à haute capacité.

"Nous allons promulguer ces lois et d'autres lois qui sauveront des vies", a immédiatement indiqué Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre des représentants, promettant d'"amener les avancées qu'exigent et méritent les habitants de Parkland et le peuple américain".

Les démocrates détiennent désormais également une très courte majorité au Sénat, mais ils auront besoin d'au moins dix républicains pour faire adopter ces lois, ce qui semble actuellement difficile.  

Pour Joe Biden, il faut "mettre fin à l'immunité des fabricants d'armes qui mettent des armes de guerre dans nos rues en toute connaissance de cause".

En 2018, le jour de la Saint-Valentin, un jeune homme de 19 ans, Nikolas Cruz, avait ouvert le feu dans cet établissement du sud-est de la Floride, le lycée Marjory Stoneman Douglas, tuant 14 lycéens et 3 encadrants avant d'être arrêté.

Exclu de l'école l'année précédente pour "raisons disciplinaires", il avait pu se procurer légalement un fusil d'assaut semi-automatique malgré des antécédents psychiatriques.

En dépit d'une mobilisation inédite des lycéens de Parkland pour un contrôle plus sévère des ventes d'armes, le président Donald Trump avait alors refusé d'envisager l'interdiction des fusils d'assaut.

Les administrations américaines successives ont été impuissantes à endiguer la multiplication des tueries de masse qui frappent régulièrement les écoles américaines, les centres commerciaux, les entreprises ou les lieux de culte. 

2 février 2021

Coup d'État en Birmanie

L'armée a arrêté la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi et le président du pays Win Myint. L'état d'urgence a été déclaré pour un an. 

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Les militaires ont pris le pouvoir en Birmanie. Aux premières heures de la matinée ce lundi, l'armée a placé la cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kvi en détention ainsi que le président Win Myint, a confirmé un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti fondé par la lauréate du prix Nobel 1991. 

L'armée birmane a proclamé lundi l'état d'urgence pour une période d'un an et nommé un général président par intérim. Cette décision est nécessaire pour préserver la "stabilité" de l'État, ont fait savoir les militaires dans une déclaration sur la chaîne de télévision de l'armée NAME. 

Depuis la victoire de son parti en 2015, la "Dame de Rangoon" assumait le rôle de "Conseillère d'État", un poste crée sur mesure qui lui assurait la direction de facto du gouvernement. Aung San Suu Kyi, très critiquée à l'international pour sa gestion de la crise des musulmans rohingyas- des centaines de milliers d'entre eux ont fui en 2017 les exactions de l'armée et se sont réfugiés au Bangladesh voisin - reste toujours adulée par une majorité de Birmans. Après son arrestation, elle a exhorté la population à "ne pas accepter" ce putsch militaire, d'après une lettre diffusée sur les réseaux sociaux par son parti. 

  • Comment en est-on arrivé là ?

Dans leurs déclarations, les militaires ont accusé la commission électorale de ne pas avoir remédié aux "énormes irrégularités" qui ont eu lieu, selon eux, lors des législatives de novembre - les deuxièmes depuis la fin de la dictature militaire en 2011 - remportées massivement par le parti d'Aung San Suu Kyi. La LND a remporté 83% des 476 sièges au Parlement, mais l'armée affirme avoir découvert plus de 10 millions de cas de fraude et demandé à la commission électorale de publier les listes pour vérification, ce que cette dernière n'a pas fait. 

La tension est montée crescendo ces dernières semaines. Mardi, un porte-parole de l'armée n'a pas exclu la possibilité d'un coup d'État. Les craintes avaient encore grandi mercredi après que le chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing - sans doute l'homme le plus puissant de Birmanie - avait déclaré que la constitution pouvait être "révoquée" dans certaines circonstances. Ces mêmes craintes se sont concrétisées, tôt ce lundi, le jour même où les députés devaient revenir au Parlement pour la première fois depuis les élections générales de novembre.  

  • Que va-t-il se passer maintenant ?

L'armée a proclamé l'état d'urgence pour un an avec des généraux placés aux principaux postes. Myint Swe, qui dirigeait le puissant commandement militaire de Rangoon et actuel vice-président de Birmanie, devient président par intérim pour un an, un poste largement honorifique.  

Le contrôle "législatif, administratif et judiciaire" revient à Min Aung Hlaing, qui concentre désormais quasiment tous les pouvoirs.  

Une fois ce délai d'un an écoulé, l'armée a déjà promis de nouvelles élections. "Nous mettrons en place une véritable démocratie multipartite", ont déclaré les militaires dans un communiqué publié sur leur page Facebook, ajoutant que le pouvoir sera transféré après "la tenue d'élections générales libres et équitables". 

Ce lundi, les banques ont été temporairement fermées, après de grosses perturbations sur les télécommunications, portables et Internet, a relevé l'ONG spécialisée Netblocks.      

Ce putsch, vivement condamné par la communauté internationale, n'est pas une première : depuis son indépendance en 1948, la Birmanie a été gouvernée par des régimes militaires pendant près de cinquante ans. Deux coups d'État ont déjà eu lieu en 1962 et 1988. Débouchant, à deux reprises, sur l'abrogation de la constitution birmane. 

  • Que prévoit la Constitution de 2008, désormais menacée ?

La Constitution actuelle a été rédigée en 2008 par la junte, avant de céder progressivement le pouvoir aux civils trois ans plus tard. Elle accorde à l'armée le contrôle de trois grands ministères - l'Intérieur, la Défense et les Affaires frontalières - garantissant à l'institution d'avoir en partie la main sur la politique birmane. 

Ce texte est controversé, certains comme le politologue Khin Zaw Win la qualifiant même de "profondément impopulaire". Le gouvernement d'Aung San Suu Kyi a tenté de l'amender, sans grand succès. 

Les récents commentaires du général Min Aung Hlaing sur son abrogation seront suivis de près par les observateurs. Le texte contient également un article interdisant aux citoyens mariés à des étrangers de devenir président, ce qui, selon les analystes, a été écrit pour empêcher Aung San Suu Kyi, mariée à un Britannique aujourd'hui décédé, d'accéder au poste. 

L'armée avait tout fait pour empêcher la prix Nobel d'accéder au pouvoir, mais elle n'avait pas prévu cette faille, estime le politologue Soe Myint Aung. Les militaires étaient profondément mécontents d'avoir ainsi "perdu un contrôle significatif sur le processus politique", selon lui. 

  • Comment a réagi la communauté internationale ?

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné "fermement" l'arrestation d'Aung San Suu Kyi par l'armée, tandis que le Conseil de sécurité devrait se réunir dans les prochains jours. Avec l'arrestation d'autres dirigeants politiques et "la déclaration du transfert de tous les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires aux militaires", "ces développements portent un coup dur aux réformes démocratiques en Birmanie", a ajouté Antonio Guterres dans un communiqué. 

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a également condamné "fermement" le coup d'État et appelé les militaires à libérer tous ceux qui ont été illégalement détenus lors de raids à travers le pays. Le résultat des élections doit être respecté et le processus démocratique doit être rétabli", a-t-il écrit sur Twitter. 

Dans la même lignée, la France appelle à ce que "le vote des Birmans soit respecté", a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Atta. "Il y a eu des élections au mois de novembre dernier, Mme Aung San Suu Kyi a été élue et dans ces conditions nous appelons à ce que le résultat des urnes en Birmanie, le résultat du vote des Birmans, soit respecté", a-t-il déclaré sur Franceinfo, en précisant que Paris "discute avec ses partenaires dans le cadre des instances internationales" de la situation. 

Les États-Unis et l'Australie avaient été les premiers à réagir, appelant eux aussi à la libération immédiate des dirigeants de la LND et au rétablissement de la démocratie. "Les États-Unis s'opposent à toute tentative de modifier le résultat des récentes élections (...) et prendront des mesures contre les responsables", a averti la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, dans un communiqué. "Nous appelons les militaires à respecter l'État de droit, à résoudre les différends par des mécanismes légaux et à libérer immédiatement tous les dirigeants civils et autres personnes détenues illégalement", a fait valoir de son côté la ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne. 

Pékin, par la voix de Wang Wenbin, un porte-parole de la diplomatie chinoise, appelle pour sa part les acteurs politiques en Birmanie à "régler leurs différends" dans un cadre légal et constitutionnel.  

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9 février 2021

Attaques pirates dans le Golfe de Guinée

Le Golfe de Guinée est depuis quelques années le théâtre de spectaculaires attaques de pirates sur des navires marchands, attaques soldées par des enlèvements pour demande de rançon et parfois des meurtres. Face à la recrudescence du phénomène, le gouvernement libérien dont l’un des navires a récemment subi une attaque, appelle à une coopération plus forte et à des actions plus percutantes pour  mettre un terme à l’action de ces flibustiers modernes.  

liberiaCes dernières années, les cas de pirateries, d’enlèvements de marins aux larges des côtes d‘Afrique de l’Ouest connaissent une hausse vertigineuse. Selon le Bureau International maritime (BIM), rien que dans le Golfe de Guinée, ces enlèvements ont grimpé de 50% en 2019, et représentent plus de 90% du total des cas signalés dans le monde. En effet, le Golfe de Guinée, qui s’étend sur 5.700 kilomètres, des côtes du Sénégal au nord à celles de l’Angola au sud, en passant par celles du Nigeria – deux pays pétroliers –, est devenu ces dernières années le nouvel épicentre de la piraterie mondiale. Devant le golfe d’Aden, au large de la Somalie.

Outre la perturbation des routes maritimes internationales, ces attaques coûtent des milliards de dollars annuellement à l’économie mondiale.

Ces actes de piraterie qui continuent de plus belle, inquiètent au plus haut point les autorités de la région. Celles du Libéria sont montées au créneau après l’attaque meurtrière contre le porte-conteneurs sous pavillon libérien, le MOZART. Attaque qui a entraîné la mort d’un marin et l’enlèvement de 15 autres le samedi 23 janvier, à environ 100 miles nautiques, aux larges de Sao Tomé et Principe.

Le Bureau International Maritime (BIM) appelle de tout temps à une coopération plus accrue contre la piraterie. Un appel réitéré par Monrovia qui indique que «ce problème de piraterie dans le Golfe de Guinée ne fait que s’aggraver. En tant que pays africain et État maritime de premier plan, nous devons prendre des mesures plus importantes pour faire face à cette menace de manière pratique et efficace.

La vie des gens de mer qui font du commerce dans nos eaux et qui font notre commerce en dépend, a plaidé le commissaire Lenn Eugene Nagbe, Chef de la direction de l’Autorité maritime du Libéria (LiMA). Il appelle à cet effet à une étroite collaboration entre les Etats côtiers et portuaires, les armateurs et toutes les parties prenantes afin d’adopter une approche plus forte pour réduire l’escalade du problème de la piraterie dans le Golfe de Guinée. (selon "Afriquinfo")

31 janvier 2021

Fêtes illégales dans des chambres d'hôtel à Karlsruhe

Après avoir été informée d'une fête dans un hôtel du centre-ville de Karlsruhe, la police est arrivée et a immédiatement découvert quatre autres réunions non autorisées dans d'autres salles.

karlsruheSamedi soir, la police a interrompu plusieurs fêtes dans les chambres d'un hôtel du centre-ville de Karlsruhe. Dans un premier temps, la police a été informée vers 21h20 qu'une fête bruyante était organisée dans une chambre de l'hôtel.

Une patrouille y a trouvé au total quatre personnes qui buvaient de l'alcool et faisaient la fête bruyamment. La fête a été arrêtée par la police. Les fêtards doivent s'attendre à une plainte pour infraction au règlement anti-corona.

Après la fin de l'opération, les policiers ont remarqué une forte odeur de marijuana provenant d'une autre pièce. Après avoir frappé, la porte a été ouverte. Après avoir reconnu les agents, un jeune de 24 ans a jeté par la fenêtre un sachet contenant de petites quantités de drogue.

Lorsque la connaissance de l'homme, également âgée de 24 ans, a été fouillée, de petites quantités de marijuana ont également été trouvées. La drogue a été saisie. Les deux hommes ont dû accompagner les policiers au poste de police.

Vers 22h15, d'autres fêtes ont ensuite été signalées à l'hôtel. Plusieurs équipes de patrouilleurs ont trouvé au total trois fêtes dans des chambres d'hôtel, où jusqu'à huit personnes faisaient la fête. Ces partis ont également été dissous et des expulsions ont été prononcées.

Des poursuites ont été engagées contre tous les partisans de la loi pour violation des ordonnances anti-corona. Selon la police, les chambres d'hôtel avaient été correctement réservées. Les résidents de l'hôtel avaient alors secrètement fait entrer leurs clients par l'entrée arrière.

Les fans de football se sont rencontrés dans un pub

Une autre violation de l'ordonnance anti-corona s'est également produite dans un restaurant à Linkenheim-Hochstetten. Comme la police vient seulement de l'annoncer, des fans de football s'y sont retrouvés samedi après-midi pour regarder ensemble à la télévision quelques matches de la Bundesliga. Des boissons étaient apparemment également servies contre rémunération.

Un citoyen attentif a signalé cette infraction à une patrouille de police de passage. Les agents ont établi les infractions susmentionnées et ont mis fin à l'action télévisée.

Les cinq personnes présentes appartenaient à des ménages différents et ne portaient pas de masque de protection. Les personnes impliquées - tant les supporters de football que l'exploitant du pub - seront poursuivies.


Le nombre d'infractions est en hausse

Il y a sans cesse des violations du règlement anti-corona. Début décembre, une fête échangiste illégale dans le quartier de Hagsfeld à Karlsruhe a fait beaucoup de bruit. La police a interrompu l'événement qui rassemblait plus de 40 participants.

Au total, le bureau de police de Karlsruhe a enregistré plus de 3 500 procédures pour violation du règlement anti-corona l'année dernière. Après une baisse significative à la fin de l'été, le nombre de plaintes a récemment augmenté à nouveau.

3 janvier 2021

Val de Villé et collectivité européenne d'Alsace

Le Val de Villé existe-t-il encore ?

bihlEt voilà, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin ont disparu, administrativement ! Bel avantage pour les ex-haut-rhinois qui ne subiront ainsi pas le couvre-feu dès 18 heures, pour cause de covide-19. Pourtant le Landgraben était le seul obstacle capable d'arrêter le coronavirus. Et bien tant pis, la gloire des Rottner, Klinkert et Bierry passe avant l'état sanitaire des Alsaciens.

Quant au Val de Villé, qui n'était déjà plus représenté dans l'instance bas-rhinoise depuis la fugue dans les Pyrénées ariégeoises de notre ex-conseillère départementale villoise Mozziconacci, ont aurait pu penser que notre cher ami président Bierry allait profiter de l'occasion pour intégrer la vallée dans un ensemble plus cohérent que l'ex-canton de Mutzig.

Et bien, il n'en est rien. Voilà que Villé et sa vallée, avec le Centre-Alsace, vont se retrouver avec un responsable vice-président, le vétéran maire de Bergheim, ex-vice-président du Haut-Rhin, Pierre Biehl. Très certainement il viendra collecter les voix de quelques élus et maires à l'approche des sénatoriales, où ce haut responsable compte peut-être bien trouver un siège bien mérité pour s'y reposer.

Même le vaillant sélestadien Marcel Bauer ("Sella" pour les intimes) n'a pu s'imposer au duo Klinkert-Bierry qui avait tout régencé à l'avance ! En tous cas, merci Fredo,  les électeurs du Val de Villé t'attendent ... en juin  2021. En attendant, Villé et sa vallée, c'est le Brexit alsacien !

8 février 2021

Après la Grande Guerre ...

Martinique et Guadeloupe ont failli être cédées aux Etats-Unis

guadeloupeA la fin de la Grande Guerre, la France a envisagé de céder les Antilles aux Etats-Unis contre l’effacement partiel de ses dettes contractées durant le conflit. Un épisode resté tabou.

Ce dimanche 9 février 1919, le théâtre municipal de Fort-de-France est bondé. Ils sont plusieurs centaines à assister à la réunion publique organisée par le Comité de défense de la population française de la Martinique. L’heure est grave. Depuis l’ouverture, le 18 janvier à Paris, de la conférence de la Paix au Quai d’Orsay, la plus ancienne des colonies françaises vit au rythme de l’arrivée de rumeurs insistantes selon lesquelles la France serait prête à vendre les Antilles aux Etats-Unis. Une transaction qui permettrait d’éponger une partie des énormes dettes contractées durant le conflit mondial et de venir en aide aux régions dévastées du nord et de l’est de la métropole.

Rumeur ou simple hypothèse ?

Le scénario d’une vente a bel et bien été étudié au plus haut niveau même si très peu de documents en font état. Seule, ou presque, la presse de l’époque a conservé la trace de ce qui fait figure de tabou de l’Histoire. Le secret est de mise car la question est extrêmement sensible : l’impôt du sang versé par les Antillais durant la Grande Guerre a considérablement renforcé l’attachement à la «mère patrie». Abandonner des anciens combattants serait aussi très mal vu en France…

En 1919, sur l’estrade du théâtre de Fort-de-France, les propos que tient Victor Sévère à la foule ulcérée ne sont guère rassurants. Le maire radical-socialiste de Fort-de-France énumère «les justes raisons que les Martiniquais peuvent avoir de craindre la cession aux Etats-Unis de leur île de cœur, de langue et de mœurs» (cité par Jacques Adélaïde-Merlande, Bulletin de la société d’histoire de la Guadeloupe, mai 2014).

A la tribune, un ancien combattant bardé de décorations rapportées des champs de bataille promet de renvoyer toutes ses médailles à Paris si le projet devenait un jour réalité. Très vite, le meeting tourne à la manifestation anti-américaine. Dans la salle, certains se souviennent qu’en mars 1916, les Etats-Unis n’avaient pas caché leur désir de profiter du contexte pour rafler leurs îles aux Français et aux Anglais. «A bas les Etats-Unis !» hurlent des participants, indignés par la perspective d’être un jour vendus comme du bétail.

Les protestations et les défilés de rues se multiplient

Le gouverneur de la Martinique, Camille Guy, tout comme le président du Conseil général, Gabriel Hayot, ont bien senti la panique s’emparer de la population et monter au fur et à mesure de la multiplication des articles de presse faisant état du possible abandon de l’île. Le 20 janvier 1919, le gouverneur a même alerté Paris, réclamant une déclaration officielle propre à calmer les esprits. En vain. Cette absence de réponse n’a fait que renforcer l’inquiétude… Des semaines durant – malgré le démenti gouvernemental qui finit par tomber sur le bureau de Camille Guy –, les protestations et les défilés de rues se multiplient. Une Ligue de défense de la nationalité française de la Martinique est constituée à la hâte. Elle adresse une lettre au président des Etats-Unis. La Ligue réclame que Woodrow Wilson, qui porte si haut le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, repousse «tout débat tendant à modifier l’état national de la Martinique en vertu du nouveau droit international» (cité par Léo Elisabeth, dans La Caraïbe et son histoire, éd. Ibis rouge, 2001).

Dans la foulée, une association patriotique voit le jour et se fixe pour mission de «montrer à la métropole notre degré de civilisation et d’assimilation avec la mère patrie». En coulisse, les francs-maçons, si puissants en Martinique, s’activent aussi. La loge Droit et Justice, qui milite pour l’assimilation (c’est-à-dire l’égalité totale entre colonisés et colonisateurs), alerte le très influent Grand Orient de France, dont les frères peuplent à Paris les allées du pouvoir tout autant que le gouvernement.

Une excellente affaire commerciale

 Aux Etats-Unis, la presse soutient bec et ongles l’idée d’un achat. Elle s’inscrit parfaitement dans la fameuse doctrine Monroe qui, depuis 1823, entend assurer la sécurité militaire tout autant que commerciale du pays. Washington, qui a déjà fait main basse sur Porto Rico et occupe Haïti, lorgne sur Fort-de-France, la ville portuaire la mieux équipée des Caraïbes. Les Américains savent aussi que l’acquisition des Antilles serait une excellente affaire. Grâce aux exportations exponentielles de sucre et de rhum durant toute la guerre, les îles connaissent en 1919 une santé économique florissante. En février 1920, un article du Chicago Tribune avance un nouvel argument : la vente des Antilles permettrait à la France, en pleine crise financière, de redresser la situation du franc face au dollar.

Dans les îles, l’émotion reprend de plus belle. Henry Bérenger, sénateur radical-socialiste de la Guadeloupe et président du Comité de défense des anciennes colonies, adresse une protestation au président du Conseil Alexandre Millerand. Alcide Delmont, le secrétaire général du Comité de défense des intérêts généraux de la Martinique, et Henry Lémery, un sénateur radical, ne sont pas en reste. Le 29 février, Millerand sort enfin de son silence et jure que «le gouvernement de la République n’a jamais envisagé pareille cession».

Face à la colère des Antillais, Poincaré doit démentir tout projet de cession

Pendant des mois, l’affaire connaît son lot de développements dans la presse américaine. Immanquablement, ils déclenchent des vagues d’indignation aux Antilles. En juin 1922, le gouvernement de Raymond Poincaré doit démentir avec vigueur tout projet de cession. Rien n’y fait. En janvier 1923, le Chicago Tribune – encore lui – révèle que le sénateur démocrate du Missouri James Reed travaille sur une proposition de rachat.

Le ministre des Colonies, le radical-socialiste Albert Sarraut, proteste officiellement. Le New York American réplique avec une arrogance inouïe : «Nous ne réclamons pas les vieux bouts de territoire de la France, mais nous voulons qu’elle cesse de dépenser notre argent pour se livrer à des diversions impérialistes.» La crise se prolonge jusqu’à fin août 1923.

Entre-temps, le sénateur Lémery tente le tout pour le tout. Il dépose une proposition de loi «tendant à transformer en départements français les colonies de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion». Une façon de sanctuariser les Antilles en les rendant inaliénables. Son initiative est un échec mais elle inspirera la loi de départementalisation qui sera finalement votée en 1946.

Aux Etats-Unis, l’achat des Antilles ne fait toutefois pas l’unanimité

Chez les républicains comme chez les démocrates, les élus sont divisés. Ceux qui sont favorables à l’opération ont néanmoins un soutien de poids, les prohibitionnistes, qui y voient surtout le moyen de mettre un terme à la contrebande d’alcool alimentée par les îles françaises ! En France, si les milieux d’affaires, la droite conservatrice ou encore l’écrivain Claude Farrère soutiennent la vente, le Cartel des gauches, au pouvoir à partir de 1924, s’y oppose. Le ministre Albert Sarraut multiplie les mesures de rétorsion symboliques : ainsi, en 1925, il interdit aux bâtiments de la marine américaine de mouiller aux Antilles. De même, une croisière aérienne organisée par le Chicago Tribune se voit notifier un refus de survol.

L’intérêt américain pour les Antilles s’atténue à partir de 1926. A cette date, les Etats-Unis reçoivent, en effet, l’assurance formelle du négociateur français sur les dettes de guerre – celui-ci n’est autre que le sénateur de la Guadeloupe Henry Bérenger – que la France honorera les 6,8 milliards de dollars de créances, étalées sur soixante-deux ans, prévues par le plan Dawes. Avec le krach boursier de 1929, l’achat des îles ne préoccupe plus l’Amérique. La République peut dès lors se préparer à célébrer, en 1935, le tricentenaire du rattachement des Antilles à la France. (selon "GEO")

11 février 2021

La première guerre mondiale dans l'Outremer

22 septembre 1914 : le bombardement de Papeete

PapeeteDifficile d’imaginer que c’est à Papeete, bien loin du front européen de la Grande Guerre, qu’une des premières escarmouches navales s’est produite. Pour éviter un ravitaillement aux ennemis et protéger les Etablissements français d’Océanie, Papeete a subi le feu ennemi durant près de deux heures.

Quand on pense à la guerre de 14-18, on pense aux Poilus, aux tranchées. Aux grandes batailles en Europe. Mais la guerre a été mondiale et a même eu brièvement un écho ravageur jusqu’à Tahiti. La Polynésie française n’existait même pas alors, administrativement le territoire se dénommait alors les Etablissements Français d’Océanie (EFO). La Grande Guerre aurait pu épargner complètement ce coin de paradis, mais ce ne fut pas le cas. Dès août 1914, lorsque la guerre entre l’Allemagne et la France était déclarée, le commandant Maxime Destremau qui commandait les troupes locales à la tête de la canonnière La Zélée, basée à Papeete, entame des préparatifs pour défendre Tahiti. Il sait lui qu’une partie de la puissante flotte allemande est basée en Asie et que ces navires de guerre peuvent à tout moment passer dans les eaux françaises voire même menacer les EFO.

destremeauEn quelques semaines seulement, le commandant Destremau et ses hommes de La Zélée vont organiser avec le soutien de civils, la défense de Papeete contre une éventuelle attaque de la marine allemande basée dans le Pacifique. En stratège averti, il pense immédiatement que les navires allemands vont être tentés par une escale technique par besoin de ravitaillement en charbon à Papeete. Il faut à tout prix empêcher cela.

La suite de l’histoire lui donne raison. Le 22 septembre 1914, au petit matin, deux navires de guerre allemands se présentent à l’entrée du port : tout est prêt sur place pour saborder La Zélée de manière à bloquer la passe. Le scénario de défense mis au point par le commandant Maxime Destremau, incluant la mise à feu du stock de charbon, sur les quais fonctionne. Les navires allemands finissent par s’éloigner de l’île mais ouvrent le feu sur la ville. Les obus de canon pleuvent sur le centre ville. Le quartier du marché et les alentours de la cathédrale sont dévastés par les obus et les incendies qu’ils provoquent. On dénombre deux morts et plusieurs blessés. Ce bombardement presque inédit pour les habitants de Papeete sert de révélateur : de nombreux habitants vont ensuite s’engager dans cette guerre mondiale qui aurait pu leur rester étrangère.

16 janvier 2021

Vaccin Covid-19

Non, le vaccin Covid-19 n’a pas pour effet secondaire le grossissement du pénis

vaccinA peine lancée, la campagne de vaccination contre la Covid19 doit faire face à des rumeurs et fausses informations en tout genre. La dernière en date, une capture provenant d’un site satirique et qui indique un grossissement du pénis comme effet secondaire du vaccin.

Elle circule tant dans les groupes WhatsApp que ceux sur Facebook. Comme on peut lire sur cette capture, le titre est captivant, « un grossissement du pénis parmi les effets secondaires du vaccin Covid-19 ». Un titre accrocheur qui n’a pas manqué d’attirer les curieux de tous bords. Plus de trente mille vues en sept jours.

Mais d’où vient cette information ?

Dans les réactions à ce post facebook, un internaute s’intérroge sur la source de l’information. En réponse, un autre lui partage ce lien. L’information vient donc du site science info. Avec ce slogan : Toute l’info scientifique qu’il vous faut, le site présente toutes les caractéristiques d’un site d’information normale avec différentes rubriques.

Voilà, le où les auteurs du site l’on si bien dit, « il suffit d’être un peu curieux […]. Tout est faux sur ce site ». Le vaccin contre la Covid-19 n’a donc pas d’effets secondaires entraînant le grossissement du pénis.

D’autant qu’il n’y a pas qu’un seul vaccin. A ce jour, il y a au moins cinq vaccins contre la Covid-19 disponibles. Le Pfizer/BioNTech des laboratoires Pfizer et BioNTech, le vaccin du laboratoire Moderna, le vaccin développé par le laboratoire chinois Sinopharm, celui développé grâce à la collaboration entre le groupe pharmaceutique AstraZeneca et l’Université d’Oxford. Il y a aussi Sputnik V, le vaccin annoncé par la Russie.

S’il est vrai qu’il y a pour l’instant très peu d’informations disponibles sur les effets secondaires de tous ces vaccins, quelques informations sont disponibles sur les effets secondaires du vaccin Pfizer/BioNTech. Les laboratoires ont même rendu l'information publique ainsi que les détails concernant les effets secondaires connus de leur vaccin.

Autorisé par l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) ce vaccin Pfizer/BioNTech semble prendre le pas sur les autres. Il est en cours de déploiement dans plusieurs pays d’Europe et devrait être le vaccin déployé bientôt dans les pays d’Afrique. (selon "Science-info")

17 décembre 2020

Détournement de fonds publics

Gaston Flosse condamné à cinq ans d'inéligibilité

flosseL'ancien président de Polynésie française était accusé d'avoir fait supporter durant vingt ans aux administrés de sa commune les factures d'eau de son domicile, situé dans une autre municipalité.

L'ancien président de la Polynésie française, Gaston Flosse, a été condamné par la cour d'appel de Papeete, jeudi 10 décembre, à deux ans de prison avec sursis, environ 83.000 euros d'amende, ainsi qu'à cinq années d'inéligibilité pour détournement de fonds publics. Prévenu dans le même dossier, l'actuel président de cette collectivité française du Pacifique, Edouard Fritch, écope d'une amende d'environ 8.300 euros.

Ancien maire de Pirae, Gaston Flosse était accusé d'avoir fait supporter durant près de vingt ans aux administrés de sa commune les frais d'alimentation en eau de son domicile, situé à Arue, une municipalité limitrophe. A la sortie de l'audience, l'ancien homme fort de Polynésie a dénoncé un jugement «scandaleux». «C'est une affaire montée de toutes pièces contre moi. Cinq ans d'inéligibilité... c'est fou», a-t-il dit à l'AFP.

683.000 euros d'impayés

Son avocat a immédiatement annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation. «Il y a matière à s'indigner au regard du fond du dossier et de son ancienneté», a déclaré Me François Quinquis. «Ce sont des faits qui remontent au début des années 80. C'est quand même extraordinaire, 40 ans après, d'être condamné comme monsieur Flosse l'a été.» Car pour son conseil, «la prescription s'imposait».

L'actuel président de la Polynésie française et maire de Pirae, Édouard Fritch, figurait lui aussi sur le banc des prévenus pour ne pas être intervenu lorsqu'il avait pris les rênes de la commune. Il a été condamné par la cour d'appel à une amende d'environ 8.300 euros. «Je ne peux pas être satisfait», a réagi son avocat Me Yves Piriou au sortir de l'audience. Celui-ci, qui avait plaidé la relaxe, doit s'entretenir avec son client sur l'éventualité d'un pourvoi en cassation.

Gaston Flosse et Édouard Fritch devront enfin rembourser solidairement environ 683.000 euros à la commune de Pirae, soit le montant total des factures d'eau impayées.

Gaston Flosse, 89 ans aujourd'hui, avait vainement tenté un retour sur les devants de la scène politique polynésienne en annonçant sa candidature aux dernières élections municipales sur la commune de Papeete. Mais son inscription sur les listes électorales avait été refusée au motif qu'il ne pouvait justifier de sa résidence dans la «capitale» de l'île de Tahiti.

25 décembre 2020

Breitenbach : parenthèse dans une cabane

Dotées de saunas et de jacuzzis privatifs, les hyttes sont plantées sur un site classé Natura 2000 à 500 mètres d'altitude.

breitenbachÀ 10 minutes de la station Le Champ du feu, entre les Vosges et la plaine d'Alsace, 14 hyttes (la cabine de montagne norvégienne) en bois de châtaignier sont réparties dans une belle clairière. Bienvenue au 48° Nord Landscape Høtel. Conçues comme de petits perchoirs dans la nature, ces cabanes au design épuré peuvent accueillir de 2 à 4 personnes avec tout le confort moderne. Dotées de saunas et de jacuzzis privatifs pour certaines, ces habitations sont plantées sur un site classé Natura 2000 à 500 mètres d'altitude.

Au restaurant, la cuisine est brute et pioche son inspiration chez les producteurs locaux (tous situés à moins de 150 km). Beaucoup de balades et d'activités plein air à proximité (chien de traîneau, VTT, randonnée avec un guide). Pratique : dans les conditions actuelles, les repas sont livrés dans les hyttes. Possibilité de commander également son pique-nique !

48° Nord . 1048, route du Mont Sainte-Odile 67220 Breitenbach. Tél. : 03 67 50 00 05, contact@hotel48nord.com (selon "Le Figaro")

7 décembre 2020

Poissons migrateurs au Pays de Bade

Le retour des saumons dans les rivières de la Forêt-Noire

saumonIls sont de retour, et par centaines : les saumons. 200 d'entre eux ont été dénombrés près d'Iffezheim dans le Rhin, en route pour frayer dans leur rivière natale de la Forêt-Noire.

Plusieurs centaines de saumons sont de retour dans les rivières de la Forêt-Noire pour y frayer. Jusqu'au 1er novembre, 200 animaux nageant en amont de plusieurs rivières avaient été recensés, a annoncé vendredi à Stuttgart le ministre de l'agriculture Peter Hauk (CDU). C'est l'un des meilleurs résultats depuis que les enregistrements vidéo ont commencé à la passe à poissons de la centrale électrique du Rhin d'Iffezheim (district de Rastatt) il y a 20 ans.

Depuis 2001, le Baden-Württemberg soutient le développement des stocks de cette espèce de poisson particulièrement exigeante avec un "programme saumon". À cette fin, les saumons sont éclos et élevés dans des stations de reproduction, puis relâchés dans les affluents du Rhin supérieur. De là, les jeunes poissons doivent migrer vers l'Atlantique Nord. Ils reviennent pour frayer.

Selon M. Hauk, le retour des saumons dans leurs eaux d'origine est un signe "que nos mesures élaborées dans le cadre du programme sur les poissons migrateurs portent de plus en plus leurs fruits". Ainsi, le saumon du Rhin pourrait un jour être retrouvé en nombre impressionnant dans les eaux locales.

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